China, US slash sweeping tariffs in trade war climbdown

The United States and China slashed sweeping tariffs on each others’ goods for 90 days on Wednesday, marking a temporary de-escalation in a brutal trade war that roiled global markets and international supply chains.Washington and Beijing agreed to drastically lower sky-high tariffs in a deal that emerged from pivotal talks at the weekend in Geneva.US President Donald Trump said Washington now had the blueprint for a “very, very strong” trade deal with China that would see Beijing’s economy “open up” to US businesses, in an interview broadcast Tuesday on Fox News.”We have the confines of a very, very strong deal with China. But the most exciting part of the deal … that’s the opening up of China to US business,” he told the US broadcaster while aboard Air Force One on the way to the start of his Gulf tour.”One of the things I think that could be most exciting for us and also for China, is that we’re trying to open up China,” he added, without elaborating.Trump had upended international commerce with his sweeping tariffs across economies, and China has been especially hard hit. Unwilling to budge, Beijing responded with retaliatory levies that brought new tariffs on both sides well over 100 percent.After billions were wiped off equities and with businesses ailing, negotiations finally got underway at the weekend in Geneva between the world’s trade superpowers to find a way out of the impasse. Under the deal, the United States agreed to lower its new tariffs on Chinese goods to 30 percent while China will reduce its own to 10 percent — down by over 100 percentage points.- ‘No winners’ -The reductions came into effect just after midnight Washington time (0401 GMT) on Wednesday, a major de-escalation in trade tensions that saw US tariffs on Chinese imports soar to up to 145 percent and even as high as 245 percent on some products.Washington also lowered duties on low-value imports from China that hit e-commerce platforms like Shein and Temu.Under Trump’s order, such small parcels would be hit by duties of 54 percent of their value — down from 120 percent — or a $100 payment.China said Wednesday it was suspending certain non-tariff countermeasures too.Beijing’s commerce ministry said it was halting for 90 days measures that put 28 US entities on an “export control list” that bars firms from receiving items that could be used for both civilian and military purposes.The ministry added in a separate statement that it was pausing measures which added 17 US entities to an “unreliable entity list”. Companies on the list are prohibited from import and export activities or making new investments in China.The suspension for 11 entities added on April 4 applies for 90 days, while the ministry did not specify the length of suspension for six others added on April 9.Markets have rallied in the glow of the China-US tariff suspension.Chinese officials have pitched themselves at a summit in Beijing with Latin American leaders this week as a stable partner and defender of globalisation.”There are no winners in tariff wars or trade wars,” Chinese President Xi Jinping told leaders including Brazil’s Luiz Inacio Lula da Silva. His top diplomat Wang Yi swiped at a “major power” that believed “might makes right”.- ‘Risk of renewed escalation’ -Deep sources of tension remain — the US additional tariff rate is higher than China’s because it includes a 20 percent levy over Trump’s complaints about Chinese exports of chemicals used to make fentanyl.Washington has long accused Beijing of turning a blind eye to the fentanyl trade, something China denies.Analysts warn that the possibility of tariffs returning after 90 days simply piles on more uncertainty.”Further tariff reductions will be difficult and the risk of renewed escalation persists,” Yue Su, principal economist at The Economist Intelligence Unit, told AFP.Trump’s rollercoaster tariff row with Beijing has wreaked havoc on US companies that rely on Chinese manufacturing, with the temporary de-escalation only expected to partially calm the storm.And Beijing officials have admitted that China’s economy — already ailing from a protracted property crisis and sluggish consumer spending — is likewise being affected by trade uncertainty.bur-oho-mya-bys/st

Ubisoft termine son année dans le rouge malgré le succès d'”Assassin’s Creed”

L’éditeur de jeux vidéo Ubisoft a basculé de nouveau dans le rouge sur son année fiscale 2024-2025 malgré le succès du dernier “Assassin’s Creed” en fin d’exercice.Le géant français du secteur, qui a dévoilé fin mars la création d’une nouvelle filiale, termine ainsi son année sur une perte nette de 159 millions d’euros, plombée par le lancement en demi-teinte de “Star Wars Outlaws” l’été dernier, l’arrêt prématuré de son jeu de tir en ligne “XDefiant” et une dégringolade boursière.”Ubisoft a fait face à des défis cette année, avec des dynamiques contrastées au sein de notre portefeuille dans un environnement fortement concurrentiel”, a indiqué le PDG d’Ubisoft Yves Guillemot.Habitué à des résultats en dents de scie ces dernières années, l’éditeur français a toutefois sorti la tête de l’eau au dernier trimestre grâce au succès d'”Assassin’s Creed Shadows”.Sorti le 20 mars, cet nouvel opus de sa saga phare a comptabilisé plus de trois millions de joueurs en une semaine et s’est placé à la deuxième place des jeux les plus vendus de l’année aux Etats-Unis, selon le cabinet Circana.Sur l’année, le chiffre d’affaires d’Ubisoft s’établit à 1,9 milliard d’euros, en baisse de 17,5% sur un an.- Nouvelle organisation -Indicateur privilégié par l’entreprise, les réservations nettes (net bookings, soit les ventes hors revenus différés), reculent nettement de 20,5% sur l’année, à 1,8 milliard d’euros.Celles-ci sont annoncées stables pour 2025-2026 par le groupe, qui anticipe un résultat opérationel non-IFRS proche de l’équilibre.D’ici fin mars, le groupe prévoit la sortie du remake “Prince of Persia: Les Sables du temps”, l’un de ses plus gros succès, du jeu de gestion “Anno 117: Pax Romana” et de deux titres pour mobiles: “Rainbow Six Mobile” et “The Division Resurgence”.D’autres jeux seront annoncés ultérieurement, et le groupe promet “l’arrivée de contenus significatifs provenant de ses principales franchises” d’ici 2028.Ubisoft a églement annoncé une nouvelle organisation de son modèle opérationnel pour “assurer une qualité supérieure” de ses jeux et “une allocation disciplinée du capital”, dont les détails devraient être connus d’ici la fin de l’année. Le groupe compte poursuivre son plan de réduction des coûts, initié début 2023, d’au moins 100 millions d’euros supplémentaires sur les deux prochaines années.Ubisoft, qui a fermé plusieurs de ses studios à l’étranger ces derniers mois, ne procède plus qu’à un remplacement sur trois en cas de départ.Près de 3.000 salariés ont quitté le groupe depuis septembre 2022, pour un effectif total de 17.782 employés à fin mars 2025.- “Garder la main” -Surtout, le groupe a lancé fin mars la création d’une nouvelle filiale – qui n’a pas encore de nom – regroupant ses trois sagas phares: “Assassin’s Creed”, “Far Cry” et “Rainbow Six”.Selon Yves Guillemot, elle réunira environ 3.000 salariés du groupe dans le monde. Elle ne détiendra pas directement ces marques mais paiera des royalties à sa maison mère Ubisoft pour leur exploitation.Valorisée à plus de 4 milliards d’euros (plus de deux fois la valorisation boursière actuelle d’Ubisoft), cette nouvelle entité sera détenue à environ 25% par le géant chinois Tencent, qui apportera 1,16 milliard d’euros d’argent frais.Pour Martin Szumski, analyste chez Morningstar, “c’était la solution la moins engageante possible, sans pour autant retourner les mains vides devant les actionnaires”, alors qu’un fonds d’investissement minoritaire tente de fédérer une partie d’entre eux pour demander un virage stratégique.Cette transaction permettra aussi à Tencent, entré au capital d’Ubisoft en 2018, d’affirmer encore un peu plus sa position au sein de l’entreprise française, même si le PDG du groupe a assuré devant les sénateurs qu’il comptait bien “garder la main” sur cette filiale.Mais, “si Ubisoft n’utilise pas l’argent investi par Tencent de manière significative”, le groupe chinois pourrait “chercher à racheter l’entreprise directement”, avertit l’analyste de Morningstar, malgré l’opposition affichée des frères Guillemot, qui en tiennent les rênes.

Ubisoft termine son année dans le rouge malgré le succès d'”Assassin’s Creed”

L’éditeur de jeux vidéo Ubisoft a basculé de nouveau dans le rouge sur son année fiscale 2024-2025 malgré le succès du dernier “Assassin’s Creed” en fin d’exercice.Le géant français du secteur, qui a dévoilé fin mars la création d’une nouvelle filiale, termine ainsi son année sur une perte nette de 159 millions d’euros, plombée par le lancement en demi-teinte de “Star Wars Outlaws” l’été dernier, l’arrêt prématuré de son jeu de tir en ligne “XDefiant” et une dégringolade boursière.”Ubisoft a fait face à des défis cette année, avec des dynamiques contrastées au sein de notre portefeuille dans un environnement fortement concurrentiel”, a indiqué le PDG d’Ubisoft Yves Guillemot.Habitué à des résultats en dents de scie ces dernières années, l’éditeur français a toutefois sorti la tête de l’eau au dernier trimestre grâce au succès d'”Assassin’s Creed Shadows”.Sorti le 20 mars, cet nouvel opus de sa saga phare a comptabilisé plus de trois millions de joueurs en une semaine et s’est placé à la deuxième place des jeux les plus vendus de l’année aux Etats-Unis, selon le cabinet Circana.Sur l’année, le chiffre d’affaires d’Ubisoft s’établit à 1,9 milliard d’euros, en baisse de 17,5% sur un an.- Nouvelle organisation -Indicateur privilégié par l’entreprise, les réservations nettes (net bookings, soit les ventes hors revenus différés), reculent nettement de 20,5% sur l’année, à 1,8 milliard d’euros.Celles-ci sont annoncées stables pour 2025-2026 par le groupe, qui anticipe un résultat opérationel non-IFRS proche de l’équilibre.D’ici fin mars, le groupe prévoit la sortie du remake “Prince of Persia: Les Sables du temps”, l’un de ses plus gros succès, du jeu de gestion “Anno 117: Pax Romana” et de deux titres pour mobiles: “Rainbow Six Mobile” et “The Division Resurgence”.D’autres jeux seront annoncés ultérieurement, et le groupe promet “l’arrivée de contenus significatifs provenant de ses principales franchises” d’ici 2028.Ubisoft a églement annoncé une nouvelle organisation de son modèle opérationnel pour “assurer une qualité supérieure” de ses jeux et “une allocation disciplinée du capital”, dont les détails devraient être connus d’ici la fin de l’année. Le groupe compte poursuivre son plan de réduction des coûts, initié début 2023, d’au moins 100 millions d’euros supplémentaires sur les deux prochaines années.Ubisoft, qui a fermé plusieurs de ses studios à l’étranger ces derniers mois, ne procède plus qu’à un remplacement sur trois en cas de départ.Près de 3.000 salariés ont quitté le groupe depuis septembre 2022, pour un effectif total de 17.782 employés à fin mars 2025.- “Garder la main” -Surtout, le groupe a lancé fin mars la création d’une nouvelle filiale – qui n’a pas encore de nom – regroupant ses trois sagas phares: “Assassin’s Creed”, “Far Cry” et “Rainbow Six”.Selon Yves Guillemot, elle réunira environ 3.000 salariés du groupe dans le monde. Elle ne détiendra pas directement ces marques mais paiera des royalties à sa maison mère Ubisoft pour leur exploitation.Valorisée à plus de 4 milliards d’euros (plus de deux fois la valorisation boursière actuelle d’Ubisoft), cette nouvelle entité sera détenue à environ 25% par le géant chinois Tencent, qui apportera 1,16 milliard d’euros d’argent frais.Pour Martin Szumski, analyste chez Morningstar, “c’était la solution la moins engageante possible, sans pour autant retourner les mains vides devant les actionnaires”, alors qu’un fonds d’investissement minoritaire tente de fédérer une partie d’entre eux pour demander un virage stratégique.Cette transaction permettra aussi à Tencent, entré au capital d’Ubisoft en 2018, d’affirmer encore un peu plus sa position au sein de l’entreprise française, même si le PDG du groupe a assuré devant les sénateurs qu’il comptait bien “garder la main” sur cette filiale.Mais, “si Ubisoft n’utilise pas l’argent investi par Tencent de manière significative”, le groupe chinois pourrait “chercher à racheter l’entreprise directement”, avertit l’analyste de Morningstar, malgré l’opposition affichée des frères Guillemot, qui en tiennent les rênes.

La banque HSBC va supprimer 348 postes en France

La banque britannique HSBC va supprimer 348 postes en France, soit 10% de ses effectifs dans le pays, a-t-elle indiqué mercredi, confirmant une information du quotidien Les Échos.HSBC vient “de présenter un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi, NDLR) d’envergure aux représentants du personnel, portant sur plus de 10% de ses effectifs en France”, écrit le journal, ce qu’a confirmé un porte-parole de la banque à l’AFP.Au total, 348 postes sont concernés par ce plan sur les “quelque 3.000 que compte la banque encore aujourd’hui. Des fonctions supports mais aussi commerciales sont concernées”, ajoute l’article.Devenu en septembre le directeur général de HSBC, Georges Elhedery, un ancien directeur financier, a engagé dès octobre une refonte de la structure internationale pour la “simplifier”, mais aussi séparer ses marchés “orientaux” et “occidentaux”, pour se concentrer sur les marchés “qui ont un avantage concurrentiel clair et les plus grandes opportunités de croissance”.Le géant bancaire avait ajouté en février que le plan de réorganisation engagé par son nouveau directeur général devait permettre d’économiser 1,5 milliard de dollars par an d’ici fin 2026.”HSBC reste pleinement engagé sur l’Europe”, a cependant assuré aux Échos une source au sein de la banque. “Nous souhaitons toujours être la banque internationale de nos clients.”La banque britannique a cédé sa banque de détail en France en 2024 à la société My Money Group (MMG), contrôlée par le fonds américain Cerberus, qui exploite maintenant le réseau sous le nom Crédit commercial de France (CCF). La direction a annoncé début décembre le départ de centaines de salariés et la fermeture de plus de 80 agences (sur un total de 234 agences aujourd’hui).HSBC va également vendre ses activités d’assurance vie en France à l’assureur mutualiste Matmut, après un accord conclu fin 2024.Le groupe bancaire a annoncé avoir réalisé en 2024 un bénéfice net de 22,9 milliards de dollars, en hausse de 2%.

Cassie continue son témoignage accablant au procès de P. Diddy

La chanteuse Cassie poursuit mercredi son témoignage-choc au procès de la star du hip-hop P. Diddy après avoir raconté la veille son “humiliation” sous l’emprise d’un homme l’ayant forcé selon elle à des pratiques sexuelles qui la “dégoûtaient”.La chanteuse américaine de R&B est la pièce centrale de l’accusation au procès ultra médiatisé du rappeur et producteur de 55 ans, tombé de son piédestal depuis que les accusations de violences sexuelles se sont multipliées contre lui en 2023.Cassie avait commencé mardi à raconter au tribunal de Manhattan son calvaire, malgré une grossesse proche du terme, issue de son union avec son actuel époux Alex Fine, qui l’a obligée à faire des pauses dans son récit.La chanteuse a poursuivi mercredi matin son témoignage. Peu après le début de sa relation avec le rappeur, avec lequel elle est restée dix ans, Cassie dit avoir été contrainte de participer à des “freak-offs”: des marathons sexuels que P. Diddy dirigeait et dont elle était le centre de l’attention mais aussi, selon elle, l’objet.Sur des écrans au tribunal ont défilé mercredi les visages d’une douzaine d’hommes, des “escorts” soupçonnés d’avoir été recrutés et rémunérés pour ces “freak-offs”. Cassie les a reconnus et pour la majorité d’entre eux s’est souvenue de leur prénom ou surnom. “Ce sont des escorts que nous avons utilisés par des +freak-offs+”, à New York, Los Angeles, Miami et à une occasion à Ibiza, en Espagne, a-t-elle dit d’une voix posée. Elle a confirmé avoir eu des relations sexuelles avec chacun d’entre eux, en présence de Sean Combs, le vrai nom de P. Diddy.Ces “escorts” étaient payés avec “l’argent de Sean” mais c’est elle qui avait pour tâche de les recruter, a-t-elle précisé. “C’était mon boulot (…). C’est ce qui était attendu de moi” par “Sean”, a-t-elle assuré.   Interrogée par la procureure Emily Johnson à savoir si elle voulait participer à ces “freak-offs”, la chanteuse a répondu: “non”. Sean Combs la forçait aussi à avoir des relations sexuelles avec des travailleurs du sexe pendant qu’il regardait et se masturbait, a-t-elle témoigné mardi. Elle a précisé qu’elle ne voulait pas non plus embrasser ces hommes mais que “Sean” ne lui laissait pas le choix.- “C’était dégoûtant” -Si elle ne répondait pas à ses ordres, il envoyait sa garde rapprochée la chercher. Si elle ne se pliait pas à ses désirs, il la frappait, avait-elle indiqué mardi. Les hommes étaient payés en cash, plusieurs milliers de dollars, ce qu’a confirmé l’un d’eux lundi à la barre. “C’était dégoûtant, c’était trop, j’étais accablée”, a-t-elle dit mardi aux jurés, à propos de ces actes sexuels scénarisés et dirigés par son compagnon de l’époque dans des chambres d’hôtel. Une vidéo datée de 2016, publiée par CNN l’an dernier et diffusée cette semaine aux jurés, montre P. Diddy se déchaîner contre Cassie dans un couloir d’hôtel de Los Angeles, l’attrapant brutalement par la nuque, la projetant violemment au sol et lui assénant un lourd coup de pied alors qu’elle était à terre.Mercredi, la procureure a montré des photos de Cassie dans un Uber alors qu’elle rentrait chez elle après l’épisode de l’hôtel. Sur ces photos, sa lèvre est enflée, et elle porte de grosses lunettes noires.”C’est moi sur ce selfie (…), je portais des lunettes noires car j’avais un oeil au beurre noir et que j’essayais de le dissimuler”, a-t-elle déclaré au tribunal. Une de ses amies a appelé la police mais Cassie a dit ne pas souhaiter alors identifier son agresseur: “je n’étais pas prête”.   P. Diddy est aujourd’hui accusé d’avoir profité de sa notoriété et de ses moyens financiers pour forcer des femmes à participer à ces longues séances sexuelles avec des hommes prostitués, qu’il regardait, filmait, et dont il menaçait de diffuser les vidéos si les victimes parlaient. D’autres femmes sont attendues pour témoigner à ce procès qui secoue l’industrie musicale américaine et au terme duquel P. Diddy, figure incontournable du hip-hop des trois dernières décennies, pourrait être condamné à la prison à vie.

Corse: trois ans d’inéligibilité pour Valérie Bozzi, maire de Grossetto-Prugna

Valérie Bozzi, maire divers droite de Grosseto-Prugna (Corse-du-Sud), a été condamnée mercredi à un an de prison avec sursis, 10.000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité assortis d’une exécution provisoire, pour favoritisme et prise illégale d’intérêt, par le tribunal correctionnel de Bastia.L’élue corse a été reconnue coupable pour la passation du marché public de la vidéosurveillance sur sa commune.Dans ce même dossier, les magistrats du tribunal correctionnel de Bastia ont condamné Sylvestre Ceccaldi, le compagnon de Valérie Bozzi, à six mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende, pour recel de prise illégale d’intérêt. La même peine a été infligée à Farid Zouari, le chef d’entreprise qui avait emporté le marché, pour recel de favoritisme.Entre 2019 et 2020, un marché public de 330.000 euros avait été passé par la municipalité pour l’installation de 70 caméras de vidéosurveillance à Porticcio. Il est reproché à Mme Bozzi d’avoir attribué ce marché à l’entreprise de Farid Zouari alors qu’il avait, notamment, déjà connaissance du diagnostic sécurité, un document censé être confidentiel.La conseillère territoriale est aussi poursuivie pour avoir validé, dans le cadre de ce marché, l’installation d’une caméra destinée à surveiller la route menant à l’établissement de plage de Sylvestre Ceccaldi. Au moment des faits, sa paillote, l’Alta Rocca, avait fait l’objet d’un incendie criminel. Pour sa défense, Valérie Bozzi avait évoqué à l’audience un marché visant à “assurer la sécurité”: “Si je ne peux pas attribuer un marché parce que je connais la personne, je ne peux plus attribuer aucun marché en Corse”, avait plaidé cette avocate de profession, selon qui la commune n’a “pas payé la facture” pour la caméra en lien avec son compagnon.Le procureur, qui avait requis deux ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité contre Valérie Bozzi, avait lui pointé “une proximité marquée par une réunion d’intérêts anciens” et “des relations douteuses”.Les avocats des trois prévenus avaient plaidé la relaxe de leur client.Lundi, dans un autre dossier, Valérie Bozzi avait déjà été condamnée définitivement pour prise illégale d’intérêts par la cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), à six mois de prison avec sursis, 15.000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité.Dans cette affaire, passée par la Cour de cassation, elle a été reconnue définitivement coupable d’avoir signé des concessions de plage, le 27 novembre 2018, au bénéfice de la SAS Alta Rocca de son compagnon.Dans un communiqué de presse mardi, l’élue a annoncé qu’elle allait former un nouveau pourvoi en cassation dans ce dossier, cette fois pour contester le quantum de la peine prononcée.Dans un autre volet de cette affaire, où il lui était reproché d’avoir présidé un conseil municipal, le 28 octobre 2016, lors duquel le bail commercial sur un terrain privé communal avait été vendu à la même SAS Alta Rocca, Mme Bozzi a par contre été relaxée lundi.Dans son communiqué de mardi, l’élue a affirmé avoir “toujours travaillé dans le seul et unique intérêt de Grosseto-Prugna et de ses habitants”.

Corse: trois ans d’inéligibilité pour Valérie Bozzi, maire de Grossetto-Prugna

Valérie Bozzi, maire divers droite de Grosseto-Prugna (Corse-du-Sud), a été condamnée mercredi à un an de prison avec sursis, 10.000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité assortis d’une exécution provisoire, pour favoritisme et prise illégale d’intérêt, par le tribunal correctionnel de Bastia.L’élue corse a été reconnue coupable pour la passation du marché public de la vidéosurveillance sur sa commune.Dans ce même dossier, les magistrats du tribunal correctionnel de Bastia ont condamné Sylvestre Ceccaldi, le compagnon de Valérie Bozzi, à six mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende, pour recel de prise illégale d’intérêt. La même peine a été infligée à Farid Zouari, le chef d’entreprise qui avait emporté le marché, pour recel de favoritisme.Entre 2019 et 2020, un marché public de 330.000 euros avait été passé par la municipalité pour l’installation de 70 caméras de vidéosurveillance à Porticcio. Il est reproché à Mme Bozzi d’avoir attribué ce marché à l’entreprise de Farid Zouari alors qu’il avait, notamment, déjà connaissance du diagnostic sécurité, un document censé être confidentiel.La conseillère territoriale est aussi poursuivie pour avoir validé, dans le cadre de ce marché, l’installation d’une caméra destinée à surveiller la route menant à l’établissement de plage de Sylvestre Ceccaldi. Au moment des faits, sa paillote, l’Alta Rocca, avait fait l’objet d’un incendie criminel. Pour sa défense, Valérie Bozzi avait évoqué à l’audience un marché visant à “assurer la sécurité”: “Si je ne peux pas attribuer un marché parce que je connais la personne, je ne peux plus attribuer aucun marché en Corse”, avait plaidé cette avocate de profession, selon qui la commune n’a “pas payé la facture” pour la caméra en lien avec son compagnon.Le procureur, qui avait requis deux ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité contre Valérie Bozzi, avait lui pointé “une proximité marquée par une réunion d’intérêts anciens” et “des relations douteuses”.Les avocats des trois prévenus avaient plaidé la relaxe de leur client.Lundi, dans un autre dossier, Valérie Bozzi avait déjà été condamnée définitivement pour prise illégale d’intérêts par la cour d’appel d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), à six mois de prison avec sursis, 15.000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité.Dans cette affaire, passée par la Cour de cassation, elle a été reconnue définitivement coupable d’avoir signé des concessions de plage, le 27 novembre 2018, au bénéfice de la SAS Alta Rocca de son compagnon.Dans un communiqué de presse mardi, l’élue a annoncé qu’elle allait former un nouveau pourvoi en cassation dans ce dossier, cette fois pour contester le quantum de la peine prononcée.Dans un autre volet de cette affaire, où il lui était reproché d’avoir présidé un conseil municipal, le 28 octobre 2016, lors duquel le bail commercial sur un terrain privé communal avait été vendu à la même SAS Alta Rocca, Mme Bozzi a par contre été relaxée lundi.Dans son communiqué de mardi, l’élue a affirmé avoir “toujours travaillé dans le seul et unique intérêt de Grosseto-Prugna et de ses habitants”.