Les Bourses européennes terminent en petite baisse

Les Bourses européennes ont terminé majoritairement dans le rouge mercredi, marquant une pause, l’enthousiasme provoqué par la trêve commerciale entre la Chine et les Etats-Unis retombant quelque peu.Les Bourses de Paris et Francfort ont terminé en petite baisse de 0,47%, Londres a cédé 0,21%. Seule la place de Milan s’est démarquée, gagnant 0,70%.

L’Uruguay commence à dire adieu à son charismatique ex-président “Pepe” Mujica

Des milliers d’Uruguayens ont commencé mercredi à dire adieu à leur populaire ancien président José Mujica (2010-2015), figure de la gauche latino-américaine, décédé la veille d’un cancer à l’âge de 89 ans.Ancien guérillero et adepte d’un mode de vie austère, José Mujica, dit “Pepe”, est mort mardi dans sa modeste ferme de la périphérie de Montevideo, en présence de son épouse, l’ancienne vice-présidente Lucia Topolansky.Mercredi à 10H00 locales (13H00 GMT), le cortège funèbre s’est élancé dans la capitale Montevideo depuis le siège de la Présidence en direction du Palais législatif où se tiendra une veillée funèbre. Le gouvernement du petit pays sud-américain a décrété trois jours de deuil national.Postés de chaque côté de l’avenue 18 de Julio, artère principale de Montevideo, des milliers Uruguayens sont venus saluer le charismatique ancien dirigeant au passage du cercueil placé sur un affût tiré par des chevaux.”Merci, Pepe !”, criaient certains, tandis que d’autres laissaient échapper des larmes.Surnommé le “président le plus pauvre du monde” pour avoir reversé la quasi-totalité de ses revenus de dirigeant à un programme de logement social, “Pepe” Mujica avait révélé en début d’année que son cancer de l’œsophage diagnostiqué en mai 2024 s’était propagé et que son corps ne supportait plus les traitements.Son décès a suscité mardi de nombreuses réactions de dirigeants, notamment au sein de la gauche latino-américaine.Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a loué une “grandeur humaine (qui) a dépassé les frontières” et son homologue mexicaine Claudia Sheinbaum un “exemple pour l’Amérique latine et le monde entier”, par sa sagesse et sa simplicité.En Colombie, le président de gauche Gustavo Petro, lui aussi ex-guérillero, a évoqué un “grand révolutionnaire”.José Mujica a cru “en un monde meilleur”, a également salué le Premier ministre espagnol socialiste Pedro Sanchez.M. Mujica a atteint une popularité inédite pour un dirigeant de ce pays de 3,4 millions d’habitants, coincé entre les géants brésilien et argentin.Dans les années 1960, il fut l’un des fondateurs de la guérilla urbaine d’extrême gauche Mouvement de libération nationale Tupamaros (MLN). Blessé par balles en 1970, il fut emprisonné pendant toute la dictature (1973-1985) et torturé.Après sa libération en 1985, il se lance dans la politique et fonde en 1989 le Mouvement de participation populaire (MPP), pilier de la coalition de gauche du Frente Amplio.Le dirigeant, qui occupa aussi les fonctions de député, sénateur et ministre, a durant son mandat présidentiel bousculé les conventions, promouvant des mesures progressistes pour l’Amérique latine, comme la légalisation du cannabis, une première mondiale en 2013, ainsi que l’avortement et le mariage homosexuel.

Après les athlètes, le public pourra piquer une tête dans la Seine cet été

Héritage promis des Jeux olympiques, la baignade dans la Seine va s’ouvrir au public cet été à Paris après un siècle d’interdiction, ainsi que dans la Marne, dans sept sites surveillés avec, assurent les autorités, une eau dépolluée.Rendez-vous le 5 juillet au matin sur les rives du bras Marie face à l’île Saint-Louis, là où la maire de la capitale Anne Hidalgo avait plongé un an plus tôt avec Tony Estanguet, le patron du comité d’organisation des JO, devant les caméras du monde entier.Une séquence historique au bout d’un siècle d’interdiction et la promesse jamais tenue de l’édile de Paris et futur président Jacques Chirac en 1988.”C’était un moment extraordinaire mais la baignade pour les Jeux n’était pas une fin en soi. Rendre la Seine baignable, c’est répondre d’abord à un objectif d’adaptation au changement climatique mais aussi de qualité de vie”, a expliqué Anne Hidalgo mercredi lors d’une conférence de presse.Outre le site du bras Marie, le public pourra piquer une tête gratuitement au bras de Grenelle (ouest) en face de l’île aux Cygnes, non loin de la tour Eiffel, et à Bercy, à l’est.Les baignades seront encadrées et surveillées, a précisé Pierre Rabadan, adjoint à la maire de Paris chargé des sports. Avec une capacité d’accueil de 150 à 300 personnes en simultané. “On a voulu des infrastructures légères pour éprouver la nage en eau libre, parce que les gens n’ont pas envie de se retrouver dans une piscine”, a commenté Anne Hidalgo.- Le préfet “optimiste” -“Il n’y a pas de requin en vue, peut-être quelques silures qui ne sont pas bien méchantes”, a plaisanté l’édile socialiste.Le site de Grenelle sera le plus propice aux familles car il disposera d’un fond, contrairement aux deux autres où la Seine fait trois à quatre mètres de profondeur. Toilettes, douches, vestiaires seront à disposition, ainsi qu’une petite base nautique pour faire du kayak, à Grenelle. Le bras Marie bénéficiera lui de la proximité de Paris Plages.  Des drapeaux – verts, jaunes et rouges – permettront de connaître le débit de la Seine et la qualité de l’eau, rendue impropre à la baignade par les pluies et orages estivaux pendant une partie des JO. Le préfet de la région Ile-de-France et de Paris, Marc Guillaume, s’est néanmoins montré “encore plus optimiste” que l’été dernier sur la qualité de l’eau de la Seine et de la Marne, au vu des travaux de dépollution, pour lesquels l’Etat et les collectivités ont injecté 1,4 milliard d’euros. “Depuis cet été, 2.000 nouveaux branchements (aux réseaux d’assainissement, NDLR) ont été opérés. On a dépollué la Seine à 80% de ce qui était attendu. Pour les JO, il fallait en dépolluer les deux tiers afin d’atteindre les niveaux de normes de bactéries compatibles avec la baignade”, a expliqué le préfet.Des contrôles seront effectués quotidiennement par l’Agence régionale de santé (ARS) et, en cas d’incidents pluvieux, la baignade pourra être suspendue, “comme à la plage”, a fait valoir Anne Hidalgo.- “Efforts” des bateliers -Après des négociations avec les bateliers concernant le bras Marie, point névralgique de la circulation fluviale, mairie et préfecture ont accepté de restreindre la baignade au matin – sauf le dimanche.Et d’autres sites alternatifs “pérennes” sont à l’étude pour l’été 2026.”On a trouvé un point d’équilibre”, a réagi auprès de l’AFP Olivier Jamey, président de la Communauté portuaire de Paris qui regroupe 130 entreprises.Pour des raisons de sécurité, les bateaux de croisière ne pourront pas circuler dans le bras Marie pendant les horaires de baignade comme ils le font habituellement. Ils devront naviguer dans le bras principal, de l’autre côté de l’île Saint-Louis, essentiellement dédié au fret et moins fluide. Le système de circulation alternée sera adapté pour éviter trop d’encombrements, a détaillé Olivier Jamey, estimant que les navigants consentaient à “des efforts importants”.Les Franciliens pourront aussi faire un plouf dans la Marne, où la baignade est interdite depuis 1970. Quatre sites ouvriront dès la fin juin dans le Val-de-Marne, dont celui historique de la plage du Banc de sable de Joinville-le-Pont, haut lieu des guinguettes.

Trump presses Syria leader on Israel ties after lifting sanctions

US President Donald Trump landed in Doha Wednesday after visiting Riyadh, where he urged Syria’s president to normalise with Israel after offering a major boost to the war-ravaged country by vowing to lift sanctions.Trump became the first US president in 25 years to meet a Syrian leader — Ahmed al-Sharaa, an erstwhile Islamist guerrilla and onetime jihadist who had been on a US wanted list and led the overthrow of Bashar al-Assad in December.The interim Syrian president and Trump, wearing matching suits, shook hands as they met jointly in Riyadh with Saudi Arabia’s de facto leader, Crown Prince Mohammed bin Salman and, by video link, with Turkish President Recep Tayyip Erdogan — the key supporter of the new government in Damascus.While aboard Air Force One en route to Qatar, Trump poured praise on Sharaa, saying the meeting went “great” and describing the leader as a “young, attractive guy. Tough guy. Strong past. Very strong past. Fighter.”Turkey and Saudi Arabia had both advocated reconciliation with Syria, but the move is the latest to put Trump at odds with Israel, which has expressed deep scepticism of Sharaa and ramped up its military strikes against Syria to degrade its longtime adversary’s military capabilities.When asked if Sharaa said he’d join the Abraham Accords and normalise relations with Israel, Trump said: “I told him, I hope you’re going to join once you’re straightened out and he said yes. But they have a lot of work to do.”Trump also asked Sharaa to deport Palestinian militants and tell foreign fighters to leave the country, as well as to take control of camps for captured Islamic State group fighters, currently run by Kurdish forces opposed by Turkey, the White House said.- Biggest applause -Syria’s foreign ministry hailed the meeting as “historic”, but did not mention the Abraham Accords. State media also did not mention normalisation.The ministry said the leaders discussed “avenues for Syrian-American partnership in counterterrorism efforts” and the importance of lifting sanctions and supporting reconstruction.After the longer-than-expected half-hour meeting, Trump said the Assad-era sanctions had been “really crippling”.”It’s not going to be easy anyway, so it gives them a good, strong chance, and it was my honour to do so,” Trump said, addressing Gulf Arab leaders.The former reality television host, always attuned to crowd sizes, took note of the rapturous reception when he announced the decision at a Riyadh investment forum Tuesday.”That was the thing that got the biggest applause from the room. We had a very crowded room with thousands of people,” Trump said.After the announcement, Syrians celebrated in cities across the country overnight.”These sanctions were imposed on Assad, but… now that Syria has been liberated, there will be a positive impact on industry, it’ll boost the economy and encourage people to return,” said soap factory owner Zain al-Jabali, 54, in Aleppo.Washington imposed sweeping restrictions on financial transactions with Syria during the brutal civil war and made clear it would use sanctions to punish anyone involved in reconstruction so long as Assad remained in power without accountability for atrocities.Trump gave no indication that the United States would remove Syria from its blacklist of state sponsors of terrorism — a designation dating back to 1979 over support to Palestinian militants that severely impedes investment.- Qatar plane controversy -A senior envoy of the Joe Biden administration met Sharaa in Damascus in December and called for commitments, including on the protection of minorities.In recent weeks, Syria has seen a series of bloody attacks on minority groups, including Alawites — the sect of the largely secular Assad family — and the Druze.Rabha Seif Allam of the Al-Ahram Center for Political and Strategic Studies in Cairo said easing US sanctions would help reintegrate Syria with the global economy by allowing bank transfers from investors and from millions of Syrians who fled during the civil war.”Lifting sanctions will give Syria a real opportunity to receive the funding needed to revive the economy, impose central state authority and launch reconstruction projects with clear Gulf support,” she said.Trump touched down at Hamad International Airport in Doha on Wednesday afternoon, where he was met by Qatar’s Emir Sheikh Tamim bin Hamad Al-Thani.The president later boasted that Qatar Airways had placed a “record” order worth more than $200 billion in jet sales as he signed a raft of deals. “It’s over $200 billion but 160 in terms of the jets. That’s fantastic. So that’s a record,” Trump said, adding: “It’s the largest order of jets in the history of Boeing. That’s pretty good.”Qatar has stirred controversy by offering a $400 million luxury aircraft to serve as a new Air Force One and then go to Trump’s personal use.The move raises major constitutional and ethical questions — as well as security concerns about a foreign power donating the ultra-sensitive presidential jet.

Trump presses Syria leader on Israel ties after lifting sanctions

US President Donald Trump landed in Doha Wednesday after visiting Riyadh, where he urged Syria’s president to normalise with Israel after offering a major boost to the war-ravaged country by vowing to lift sanctions.Trump became the first US president in 25 years to meet a Syrian leader — Ahmed al-Sharaa, an erstwhile Islamist guerrilla and onetime jihadist who had been on a US wanted list and led the overthrow of Bashar al-Assad in December.The interim Syrian president and Trump, wearing matching suits, shook hands as they met jointly in Riyadh with Saudi Arabia’s de facto leader, Crown Prince Mohammed bin Salman and, by video link, with Turkish President Recep Tayyip Erdogan — the key supporter of the new government in Damascus.While aboard Air Force One en route to Qatar, Trump poured praise on Sharaa, saying the meeting went “great” and describing the leader as a “young, attractive guy. Tough guy. Strong past. Very strong past. Fighter.”Turkey and Saudi Arabia had both advocated reconciliation with Syria, but the move is the latest to put Trump at odds with Israel, which has expressed deep scepticism of Sharaa and ramped up its military strikes against Syria to degrade its longtime adversary’s military capabilities.When asked if Sharaa said he’d join the Abraham Accords and normalise relations with Israel, Trump said: “I told him, I hope you’re going to join once you’re straightened out and he said yes. But they have a lot of work to do.”Trump also asked Sharaa to deport Palestinian militants and tell foreign fighters to leave the country, as well as to take control of camps for captured Islamic State group fighters, currently run by Kurdish forces opposed by Turkey, the White House said.- Biggest applause -Syria’s foreign ministry hailed the meeting as “historic”, but did not mention the Abraham Accords. State media also did not mention normalisation.The ministry said the leaders discussed “avenues for Syrian-American partnership in counterterrorism efforts” and the importance of lifting sanctions and supporting reconstruction.After the longer-than-expected half-hour meeting, Trump said the Assad-era sanctions had been “really crippling”.”It’s not going to be easy anyway, so it gives them a good, strong chance, and it was my honour to do so,” Trump said, addressing Gulf Arab leaders.The former reality television host, always attuned to crowd sizes, took note of the rapturous reception when he announced the decision at a Riyadh investment forum Tuesday.”That was the thing that got the biggest applause from the room. We had a very crowded room with thousands of people,” Trump said.After the announcement, Syrians celebrated in cities across the country overnight.”These sanctions were imposed on Assad, but… now that Syria has been liberated, there will be a positive impact on industry, it’ll boost the economy and encourage people to return,” said soap factory owner Zain al-Jabali, 54, in Aleppo.Washington imposed sweeping restrictions on financial transactions with Syria during the brutal civil war and made clear it would use sanctions to punish anyone involved in reconstruction so long as Assad remained in power without accountability for atrocities.Trump gave no indication that the United States would remove Syria from its blacklist of state sponsors of terrorism — a designation dating back to 1979 over support to Palestinian militants that severely impedes investment.- Qatar plane controversy -A senior envoy of the Joe Biden administration met Sharaa in Damascus in December and called for commitments, including on the protection of minorities.In recent weeks, Syria has seen a series of bloody attacks on minority groups, including Alawites — the sect of the largely secular Assad family — and the Druze.Rabha Seif Allam of the Al-Ahram Center for Political and Strategic Studies in Cairo said easing US sanctions would help reintegrate Syria with the global economy by allowing bank transfers from investors and from millions of Syrians who fled during the civil war.”Lifting sanctions will give Syria a real opportunity to receive the funding needed to revive the economy, impose central state authority and launch reconstruction projects with clear Gulf support,” she said.Trump touched down at Hamad International Airport in Doha on Wednesday afternoon, where he was met by Qatar’s Emir Sheikh Tamim bin Hamad Al-Thani.The president later boasted that Qatar Airways had placed a “record” order worth more than $200 billion in jet sales as he signed a raft of deals. “It’s over $200 billion but 160 in terms of the jets. That’s fantastic. So that’s a record,” Trump said, adding: “It’s the largest order of jets in the history of Boeing. That’s pretty good.”Qatar has stirred controversy by offering a $400 million luxury aircraft to serve as a new Air Force One and then go to Trump’s personal use.The move raises major constitutional and ethical questions — as well as security concerns about a foreign power donating the ultra-sensitive presidential jet.

Trump demande à la Syrie une normalisation avec Israël après l’annonce d’une levée des sanctions

Donald Trump a rencontré mercredi à Doha le président syrien islamiste Ahmad al-Chareh, lui réclamant de normaliser ses relations avec Israël, après avoir annoncé une levée des sanctions contre son pays, dans un changement de cap majeur.Sitôt arrivé au Qatar après une visite en Arabie saoudite, le président américain a par ailleurs annoncé que la compagnie aérienne Qatar Airways avait passé une commande de 160 avions pour une valeur de 200 milliards de dollars à Boeing.Il doit se rendre jeudi aux Emirats arabes unis, étape finale de sa tournée dans le Golfe, sauf s’il décide à la dernière minute d’aller en Turquie pour des pourparlers russo-ukrainiens, une “possibilité” qu’il a évoquée.La rencontre avec le président par intérim syrien s’est “très bien passée”, a confié Donald Trump aux journalistes dans l’avion, parlant d’un “homme jeune et séduisant. Un gars costaud”.Le portrait élogieux est frappant, pour un homme qui a figuré un temps sur une liste des jihadistes recherchés par les Etats-Unis, devenu président par intérim après avoir renversé en décembre Bachar al-Assad à la tête d’une coalition de forces islamistes.Donald Trump a assuré que le dirigeant syrien était prêt à accéder à sa demande d’une normalisation des relations avec Israël, avec qui la Syrie est officiellement en guerre depuis 1948.Interrogé à ce sujet, le président américain a dit: “Je lui ai dit, j’espère que vous rejoindrez (les accords d’Abraham, ndlr) une fois que vous aurez réglé votre situation et il m’a dit +oui+. Mais ils ont beaucoup de travail à faire”, en référence aux accords par lesquels plusieurs pays arabes ont reconnu Israël en 2020.En Syrie, la perspective d’une levée des sanctions qui étranglent le pays a suscité des manifestations spontanées de joie. “Cela stimulera l’économie et encouragera les gens à revenir”, s’est réjouie Zain al-Jabali, 54 ans, propriétaire d’une fabrique de savon à Alep (nord).- “Une chance de grandeur” -L’entrevue, la première du genre en 25 ans, a duré près d’une trentaine de minutes, en présence du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s’y est joint virtuellement.Le président américain a aussi demandé à Damas d’expulser les membres de groupes armés palestiniens et de prendre “la responsabilité” des prisons détenant des membres du groupe jihadiste Etat islamique en Syrie, actuellement prises en charge par les forces kurdes. La diplomatie syrienne a évoqué une “rencontre historique”, sans mentionner les relations avec Israël. Donald Trump avait créé la surprise mardi en annonçant qu’il allait “ordonner l’arrêt des sanctions” pour donner “une chance de grandeur” à la Syrie.Le pays fait l’objet de sanctions internationales depuis 1979, renforcées après la répression par le pouvoir de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie en 2011. La rencontre Trump-Chareh a eu lieu malgré les réticences d’Israël, allié indéfectible des Etats-Unis. Israël mène régulièrement des frappes en Syrie, pour empêcher selon lui que les armes du pouvoir déchu ne tombent entre les mains des nouvelles autorités, considérées comme hostiles. Concernant les discussions indirectes sur le nucléaire iranien entre Téhéran et Washington, Donald Trump a dit avoir “le sentiment que ça va bien tourner”. Il avait appelé mercredi à une application stricte des sanctions américaines visant l’Iran.- “Homme de paix” -A Doha, Donald Trump a reçu un accueil tout aussi rutilant qu’à Ryad.L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, s’est déplacé à l’aéroport pour l’accueillir, et l’avion présidentiel américain a eu droit à une escorte d’avions de combat qataris.Le convoi de Donald Trump a été ensuite précédé de Cybertrucks du constructeur Tesla aux couleurs des forces de sécurité qataries, un clin d’oeil au propriétaire de la marque et grand allié du président, Elon Musk.Dans un premier échange avec le dirigeant qatari, le président républicain a vanté le “marbre parfait” du palais où il était reçu, et loué “l’amitié” avec son hôte.Ce dernier l’a qualifié d'”homme de paix”.Mais ce passage à Doha a pour arrière-plan un scandale politique.L’opposition démocrate aux Etats-Unis reproche au milliardaire d’avoir accepté “le plus gros pot-de-vin étranger de l’histoire récente”.En cause: un Boeing 747-8 offert à Donald Trump par la famille royale qatarie pour remplacer au moins provisoirement son avion officiel, et pour l’utiliser après son mandat.

Afrique du Sud: des mamies “rajeunissent” sur le podium

A 17 ans, Joyce Malindi a remporté son premier concours de beauté dans le carcan étouffant de l’Afrique du Sud de l’apartheid. Cinquante-cinq ans plus tard, elle est de retour sur le podium, à l’occasion d’un concours réservé aux grands-mères.L’événement, qui s’est déroulé dans le township de Tokoza, dans la banlieue de Johannesburg, a été précédé de prières, de discours et d’un spectacle contre la violence domestique, fléau national.Mais l’attraction principale était sur le tapis rouge déroulé dans la salle communautaire, où de sémillantes grands-mères ont fièrement défilé.”Cela me rajeunit” déclare à l’AFP Malindi, arrière-grand-mère de cinq enfants, avant d’amorcer quelques pas de danse sur l’air “d’Happy Mama” du légendaire musicien de jazz Hugh Masekela.Dans cette version argentée du concours de beauté, pas de catégories maillot de bain ou tenue de soirée. Les belles ont défilé dans leurs habits du dimanche, de la robe d’été sans manches au bandeau orange audacieux, du collier de perles à la tenue traditionnelle.Le public, pour la plupart des femmes du groupe de soutien Sukuma Mbokodo qui a organisé le spectacle, applaudit, encourage et filme avec ses téléphones.- “Jeune à nouveau”Dans le stand du maquillage, priorité aux rouges à lèvres aux tons de baies, mais la plupart des candidates ont choisi d’exposer leurs visages nus et leurs sourires éclatants. la plus jeune participante a 63 ans, la plus âgée 81. C’est la septuagénaire Margaret Fatyela qui a remporté la couronne argentée.  “Maintenant, nous sommes comme des écolières”, dit-elle, assise près de son premier prix, un service à thé et un sac d’articles de toilette.C’est la première fois que cette ancienne employée de maison et mère de huit enfants participe à un concours de beauté. “J’ai l’impression d’être à nouveau jeune, capable de tout faire”, dit-elle en regardant la première dauphine, Lidia Mokoena. Pour les organisateurs, l’événement visait à célébrer les grands-mères et arrière-grands-mères si importantes dans la société sud-africaine, largement appauvrie, même si elles restent le plus souvent dans l’ombre.Selon les données officielles, près de quatre enfants sur dix sont élevés dans des foyers dirigés par des grands-parents.De nombreux parents sont contraints de déménager pour trouver du travail. Avec le taux élevé de grossesses chez les adolescentes et les décès liés au sida, ce sont autant de facteurs qui contribuent à cette situation.”Souvent, dès qu’ils prennent leur retraite, elles deviennent des citoyennes oubliées. Tout ce qu’elles font, c’est s’occuper de leurs arrière-petits-enfants et de leurs petits-enfants”, explique à l’AFP Bridget Thusi, une fonctionnaire locale.”Voir des programmes comme celui-ci où elles sont célébrées et où elles oublient un temps les problèmes domestiques est vraiment une chose étonnante”, ajoute-t-elle. “A notre âge, nous pensions peut-être que comme nos maris ne sont plus là, c’est la fin du monde” dit Joyce Malindi, qui a perdu son mari il y a quatre ans. Mais cet événement “nous remonte le moral (…) Nous sommes toujours en vivantes et la vie continue”. 

Turkey eyes legal steps after Kurdish militant group PKK disbands

After the decision by the Kurdish militant group PKK to disband, Turkey was eyeing Wednesday a raft of legal and technical measures to ensure its full implementation and finally end a four-decade insurgency.Monday’s announcement sought to draw a line under a bloody chapter that began in 1984 when the Kurdistan Workers’ Party (PKK) took up arms, triggering a conflict that cost more than 40,000 lives.”What matters most is the implementation,” President Recep Tayyip Erdogan said Wednesday, pledging to “meticulously monitor whether the promises are kept”. The pro-Kurdish DEM party, a key player that facilitated contact between jailed PKK founder Abdullah Ocalan and the political establishment, urged Ankara on Tuesday to take “confidence-building steps” such as freeing political prisoners. So far, Turkish officials have said little but the government is working on a proposal that could ease prison sentences in general. The text, which should be submitted to parliament by June at the latest, provides for the conditional release of all those in pre-trial detention for offences committed before July 31, 2023.  There are also plans to release to house arrest those who are sick, or women with children, if they are serving sentences of less than five years. The moves could affect more than 60,000 people, Turkish media reports say. – No general amnesty -But the authorities are reportedly being careful not to frame it as an “amnesty”. “Sick prisoners should not die in prison… These measures should not be interpreted as a general amnesty, which is not on the agenda,” Justice Minister Yilmaz Tunc said.But DEM co-chair Tulay Hatimogullari said a move to free prisoners was essential.”There are nearly 10,000 political prisoners in this country… If a peace process is ever to get under way, they must be released as soon as possible,” she said Monday. For DEM, that must include prisoners like Selahattin Demirtas, the charismatic former leader of a former pro-Kurdish party who has been jailed since 2016.”With the complete elimination of terror and violence, the door to a new era will open,” Erdogan said Monday.Some prisoners, such as Demirtas or the philanthropist Osman Kavala, who is serving life on charges of “trying to overthrow the government”, could in theory be quickly freed if Turkey heeded rulings by the European Court of Human Rights, which has repeatedly demanded their release. – Proof of disarming -But before that, Ankara is awaiting concrete proof that the PKK has actually laid down its weapons, Abdulkadir Selvi, a columnist close to the government, wrote in the Hurriyet newspaper. “The democratic changes will start after the head of the MIT (intelligence services) has submitted his report to President Erdogan,” he wrote. According to Turkish media reports, the MIT will supervise the weapons handover at locations in Turkey, Syria and Iraq. It will register the weapons handed in and the identity of the fighters in coordination with the Syrian and Iraqi authorities. “Our intelligence service will follow the process meticulously to ensure the promises are kept,” Erdogan said Wednesday. Most of the PKK’s fighters have spent the past decade in the mountains of northern Iraq. Those who have committed no crime in Turkey will be allowed to return without fear of prosecution. But the PKK’s leaders will be forced into exile in third-party states such as Norway or South Africa, media reports suggest. – Deposed mayors -Duran Kalkan, a member of the PKK’s executive committee, said Tuesday that renouncing armed struggle “can only be implemented under (Ocalan’s) leadership” and when he is guaranteed “free living and working conditions”. Experts say prison conditions for Ocalan, 76, will be “eased” but he is unlikely to leave the Imrali prison island where he has been held since 1999, largely because his life would be threatened.  “Naming trustees (to replace deposed mayors) will become an exceptional measure… after the terrorist organisation is dissolved,” Erdogan said, suggesting that Kurdish mayors removed from office over alleged ties to the PKK would be reinstated. In total, 16 opposition mayors from the DEM and the main opposition CHP have been removed since local elections in March 2024. 

Top chef Georgiana Viou: blending cuisine across continentsWed, 14 May 2025 14:58:57 GMT

Georgiana Viou calls herself a “UFO”, championing free and daring cuisine straddling two continents, from Cotonou’s lively street markets to the kitchens of her Michelin-starred restaurant in Nimes, southern France.In the alleys of the historic Saint-Michel market in Benin’s bustling economic capital, unchanged since her childhood, Viou goes from stallholder to stallholder.At one she buys …

Top chef Georgiana Viou: blending cuisine across continentsWed, 14 May 2025 14:58:57 GMT Read More »