Top chef Georgiana Viou: blending cuisine across continentsWed, 14 May 2025 14:58:57 GMT

Georgiana Viou calls herself a “UFO”, championing free and daring cuisine straddling two continents, from Cotonou’s lively street markets to the kitchens of her Michelin-starred restaurant in Nimes, southern France.In the alleys of the historic Saint-Michel market in Benin’s bustling economic capital, unchanged since her childhood, Viou goes from stallholder to stallholder.At one she buys …

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Ethiopia bans historic Tigrayan opposition partyWed, 14 May 2025 14:44:31 GMT

A leading opposition party that dominated Ethiopian politics for decades has been banned from any political activity, the Election Commission said Wednesday, ahead of national elections due next year.The Tigray People’s Liberation Front (TPLF) has roots that go back a long way in national politics. It led the 1991 revolution that toppled the authoritarian Derg regime …

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Foot: les travaux d’Hercule d’Ancelotti pour relancer le Brésil

“Un défi très important”: c’est ainsi que Carlo Ancelotti voit sa mission de sélectionneur du Brésil. Un joli euphémisme, alors qu’il doit remettre sur pied dans l’urgence une Seleçao en pleine déliquescence, à un peu plus d’un an du Mondial-2026.Le temps presse et une montagne de chantiers attend l’Italien de 65 ans, qui va quitter le Real Madrid comme le coach le plus titré de son histoire avec 15 trophées dont trois succès en Ligue des champions (2014, 2022 et 2024).Il deviendra le 26 mai officiellement sélectionneur du Brésil, le quatrième en trois ans, et annoncera sa liste de joueurs pour les matches contre l’Equateur et le Paraguay, les 5 et 10 juin.”Carletto” est attendu comme le messie dans un pays fou de foot, mais affligé par une équipe nationale qui n’est plus que l’ombre d’elle-même après avoir fait rêver en décrochant cinq Coupes du monde, un record.”Le seul fait d’avoir annoncé qu’Ancelotti est le nouveau sélectionneur a redonné de l’espoir aux gens (…) Mais il a une énorme responsabilité: mener le Brésil vers son sixième titre mondial”, déclare à l’AFP Cafu, dernier capitaine de la Seleçao à avoir soulevé le trophée suprême, en 2002.Dunga, qui fut capitaine du Brésil champion du monde en 1994 puis sélectionneur, se montre également optimiste, même s’il ne croit pas au retour du “jogo bonito” avec Ancelotti, surtout réputé pour son pragmatisme à toute épreuve.”Je crois que sa façon de penser le football peut apporter de bons résultats, mais je ne sais pas si la presse va aimer le jeu de la Seleçao. Les supporters vont apprécier, car il va gagner”, dit-il à l’AFP.- Retrouver un collectif “Le principal défi, c’est de faire en sorte que le Brésil retrouve une force collective”, estime le journaliste brésilien Gustavo Hofman, de la chaîne sportive ESPN, qui a suivi Ancelotti au quotidien à Madrid ces dernières années, après avoir longtemps couvert les matches de la Seleçao.”Et pour ce faire, il aura très peu de temps d’entraînement”, ajoute-t-il, rappelant que l’Italien va vivre sa première expérience en tant que sélectionneur, sans pouvoir être au contact de ses joueurs au quotidien comme en club.Il devra notamment tirer le meilleur d’attaquants comme Vinicius ou Raphinha, qui jouent les premiers rôles au Real Madrid et au FC Barcelone, mais sont méconnaissables en sélection.”Ancelotti sait bien gérer un vestiaire, il sait faire comprendre aux joueurs ce qu’il attend d’eux (…). Il va devoir faire jouer la Seleçao en équipe, mettant l’ego de côté, suivant un seul objectif”, affirme Cafu, qui a joué les dernières saisons de sa carrière sous les ordres d’Ancelotti, de 2003 à 2008, au Milan AC.- Régler les problèmes défensifsLe Brésil est actuellement quatrième des qualifications de la zone Amsud pour le Mondial-2026. Sa qualification ne semble pas compromise (six places sont en jeu, plus une de barragiste), mais une statistique interpelle: la Seleçao a encaissé 16 buts en 14 matches et concédé cinq défaites, dont deux face à sa rivale historique, l’Argentine.À titre de comparaison, le Brésil de Tite avait terminé les qualifications pour le Mondial-2022 invaincu, avec seulement cinq buts encaissés.Gustavo Hofman pointe notamment “des carences au niveau des latéraux”, où des joueurs comme le Monégasque Vanderson peinent à s’imposer. Certains des plus grands latéraux de l’histoire étaient pourtant brésiliens, comme Cafu, Roberto Carlos ou plus récemment Marcelo.Mais la clé de l’équilibre défensif pourrait venir du milieu de terrain, et du retour de Casemiro, très apprécié par Ancelotti quand il évoluait à Madrid, et dont la dernière cape remonte à octobre 2023.Après une longue traversée du désert depuis son départ à Manchester United en 2022, “il est parvenu à hausser son niveau de jeu ces dernières semaines”, constate Gustavo Hofman, qui voit la Seleçao d’Ancelotti évoluer en 4-4-2, comme le Real cette saison.- Gérer le cas NeymarAutre sujet épineux: décider si la Seleçao doit se passer ou non du meilleur buteur de son histoire, Neymar, 33 ans, plombé par les blessures à répétition.De retour à Santos, son club formateur, le numéro 10 devait faire son grand retour en équipe nationale en mars, mais un énième problème à la cuisse l’a tenu à nouveau à l’écart.”S’il est en forme et joue régulièrement, sa présence au sein de la Seleçao est indiscutable”, assure le spécialiste d’ESPN. “Mais contrairement à (son prédécesseur) Dorival Junior, Ancelotti ne va pas passer son temps à attendre Neymar”.

Plateforme porno French Bukkake: des femmes torturées ? La Cour de cassation délibère

La Cour de cassation délibère mercredi après-midi dans l’affaire de la plateforme French Bukkake, qui a fait l’objet de multiples recours de parties civiles, en particulier sur trois points: les viols dénoncés ont-ils été commis avec torture, sexisme et racisme ?Dans cette information judiciaire, 16 hommes, présumés innocents, ont été renvoyés en procès pour viols en réunion ou trafic d’êtres humains, de 2015 à 2020. De nombreuses plaignantes ont demandé que soient ajoutées les circonstances aggravantes de torture, sexisme et racisme, qui feraient encourir aux suspects une peine plus lourde aux assises.Début février, la cour d’appel de Paris avait rejeté leurs requêtes. Une trentaine de parties civiles ont formé un pourvoi, examiné mercredi matin par la plus haute juridiction française.- “On va l’achever” – Dans ce dossier d’envergure, “on reconnait l’existence de viols, y compris aggravés par la sérialité, par des auteurs qui agissent en même temps sur plusieurs personnes, avec des propos insultants, humiliants”, a rappelé l’avocat général à l’audience.Mais pas la torture. “Le législateur n’a pas précisément défini les actes de torture et de barbarie”, a relevé l’avocat général.Or, selon “la jurisprudence de la Cour de cassation”, de tels actes sont “caractérisés par leur nature, leur durée, leur répétition, par une gravité exceptionnelle dépassant les simples violences et provoquant de souffrances aigües”.Sur le volet intentionnel, il faut aussi “un dol spécial”, mettant au jour “un comportement pervers”. Le dol concerne des agissements trompeurs dans le but de manipuler une victime.Dans French Bukkake, les blessures des plaignantes, comme “des plaies” engendrées par des pénétrations, ne résultent pas d’une violence d'”intensité encore supérieure”, a estimé l’avocat général, reprenant le raisonnement de la cour d’appel.Cette dernière avait écarté la torture car il n’y avait pas eu de “blessure distincte (aux viols) délibérément infligée”.Cette lecture s’oppose au ressenti de nombreuses plaignantes. Fanny avait raconté sa version des faits fin mars à l’AFP, requérant son prénom soit modifié pour garantir son anonymat.”J’ai subi une double pénétration vaginale sans en être informée” et “j’ai saigné”, se souvenait Fanny. “J’ai repoussé, pleuré. J’ai bien dit +Non+ (…) mais on m’a tenue plus fort”.”Je n’ai pas été une actrice”, affirmait Fanny. “On ne m’a pas fait signer de contrat, et surtout, une actrice joue un rôle. Tout ce qui a été montré à l’écran, la violence, les viols, je les ai vécus, il n’y a pas eu de simulation”.D’après des éléments d’enquête consultés par l’AFP, les gendarmes ont constaté, lors du visionnage du film, que l’un des dirigeants de la plateforme, surnommé “Pascal OP”, enjoignait “d’user complètement” de Fanny. “On va l’achever”, lui répondait une voix d’homme.- “Œuvres de l’esprit” – Concernant le sexisme et le racisme, la cour d’appel avait estimé que les propos des acteurs – “salope, pute, vide-couilles”… – étaient “délibérément outrés, joués” et non réellement destinés aux “jeunes actrices, mais au spectateur”.Pour la chambre de l’instruction, “les actes commis sur les actrices participent de la réalisation d’oeuvres de l’esprit”.”La chambre de l’instruction a qualifié, peut-être maladroitement, d’œuvres de l’esprit” ces tournages, a observé mercredi l’avocat général. “On cherche l’esprit… mais il y a quand même des acteurs”.Selon lui, il ne revient pas à la Cour de “faire la distinction entre la bonne ou la mauvaise pornographie”, et de trancher “un débat sociétal”, mais au législateur, “s’il le souhaite”, lors d’un débat ultérieur.La cour d’appel avait aussi écarté les accusations de proxénétisme au sujet des acteurs, qui n’avaient pas participé aux tournages pour “obtenir une jouissance sexuelle” mais pour “réaliser une oeuvre cinématographique”. Ce que contestent les parties civiles, s’appuyant sur des échanges entre accusés.L’avocat général, là encore, est d’accord avec la cour d’appel. Il rappelle que la prostitution est une “industrie légale”, avec un “droit du travail”, qui ne peut donc être assimilée à de la prostitution, illégale.Selon lui, le proxénétisme ne doit être retenu qu’à l’encontre du dirigeant de la plateforme, qui est accusé d’avoir permis à des abonnés du site de participer “pour satisfaire leurs envies sexuelles”.

Wall Street continue de profiter de la détente commerciale

La Bourse de New York évolue dans le vert mercredi, cherchant à profiter de l’accalmie sur le plan des droits de douane, les différents accords commerciaux laissant présager un impact moindre de la guerre commerciale sur l’économie américaine qu’initialement anticipé par les investisseurs.Vers 13H50 GMT, le Dow Jones grappillait 0,05%, l’indice Nasdaq prenait 0,27% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,03%. Ce dernier a effacé toutes ses pertes de l’année 2025.”Nous avons assisté à un changement de paradigme massif ce week-end” sur la place américaine, assure auprès de l’AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.Le fort recul de Wall Street observé en début d’année jusque fin avril “était basé sur le fait que nous aurions des droits de douane plus élevés pendant une longue période et sur la possibilité que la guerre commerciale pourrait complètement déstabiliser l’ensemble de l’économie mondiale”, souligne l’analyste.Face à l’annonce d’accords avec le Royaume-Uni, et surtout la Chine, cible principale de Donald Trump, “la peur s’estompe considérablement car le scénario catastrophe qui avait fait chuter les marchés n’est plus d’actualité”, selon M. Sarhan.La Chine et les États-Unis ont levé mercredi pour 90 jours l’essentiel des lourdes surtaxes douanières qu’ils s’imposent, une trêve dans leur éprouvante guerre commerciale, qui a bouleversé les chaînes d’approvisionnement et les marchés mondiaux.Quelques heures avant cette levée partielle des droits de douane, le président américain Donald Trump a déclaré à la presse entrevoir un accord “très solide” avec le géant asiatique.Cette baisse des surtaxes a été formellement mise en œuvre mercredi à 04H01 GMT.Les investisseurs “s’adaptent à un nouvel environnement (avec) un chemin vers la croissance qui pourrait comporter quelques droits de douane, mais pas beaucoup”, estime Adam Sarhan.Dans le cadre du compromis entre Washington et Pékin, les États-Unis ont accepté d’abaisser leurs surtaxes douanières sur les produits chinois à 30%, tandis que la Chine a réduit les siennes à 10% sur les biens américains.La Chine a également levé l’interdiction qu’elle avait faite à ses compagnies aériennes d’accepter les avions du constructeur américain Boeing, a affirmé l’agence de presse Bloomberg.”La hausse des marchés boursiers retient toute l’attention, mais soyez assurés que le marché des bons du Trésor aura son mot à dire sur la poursuite de cette hausse”, écrit Patrick O’Hare, de Briefing.com.Sur le marché obligataire, vers 13H50 GMT, le taux d’intérêt des emprunts d’Etat américains à dix ans était quasi stable par rapport à la veille, à 4,48%.Au tableau des valeurs, les géants du secteur des semiconducteurs Nvidia et Advanced Micro Devices (AMD) avançaient respectivement de 2,14% et 7,73% après avoir décroché d’importants contrats auprès de l’Arabie saoudite.Donald Trump s’est rapproché de Ryad mardi, signant un “partenariat économique stratégique”, avec un montant des investissements saoudiens aux États-Unis qui s’élèverait à 600 milliards de dollars selon l’exécutif américain. AMD profitait également de l’annonce d’un programme de rachats d’actions à hauteur de 6 milliards de dollars.La marque d’habillement American Eagle Outfitters plongeait (-5,35%) après avoir suspendu ses prévisions 2025 en raison de “l’incertitude macroéconomique”. Microsoft progressait de 0,58% après avoir annoncé mardi à l’AFP procéder à une nouvelle vague de licenciements, dans le but notamment de simplifier sa structure hiérarchique.Le groupe n’a pas précisé le nombre d’employés affectés. Une source proche du dossier a indiqué que ce plan social portait sur “moins de 3%” des effectifs du groupe, soit environ 6.000 personnes.

Le rendez-vous raté de Macron sur le référendum et la fin du quinquennat

“Ce n’est pas le président qui fait les choses” : Emmanuel Macron a surtout fait aveu de faiblesse mardi lors d’une émission fleuve sur TF1 en décevant les attentes sur un référendum et en n’ouvrant pas de perspectives claires pour la fin de son quinquennat.”Je ne sais pas pourquoi il a été se mettre dans un truc comme ça. C’était long, il n’y avait pas d’annonce. Je l’ai trouvé en défensive”, estime, sans ambages, un cadre du camp présidentiel.Durant cette émission XXL à l’intitulé prometteur “Emmanuel Macron – Les défis de la France”, le chef de l’Etat entendait pourtant se remettre au centre du jeu intérieur après les soubresauts de la dissolution.Dans un paysage politique morcelé, marqué par un désamour croissant pour l’exécutif et la chose publique, il était surtout très attendu sur sa promesse de redonner la parole aux Français pour “trancher” des sujets déterminants.Au final, il n’a fait qu’en agiter la possibilité, sans plus de précisions, si ce n’est pour exclure les thèmes qui étaient les plus plébiscités dans l’opinion, retraites, immigration ou déficits publics. De quoi alimenter la machine aux frustrations alors que le président reste très impopulaire malgré un petit regain à la faveur de son action à l’international. – “Dissuasion référendaire” -La séquence sur le référendum, intervenue de surcroît en fin d’émission, après déjà plus de deux heures passées à défendre son bilan, a eu un “effet incroyablement déceptif”, résume Bruno Cautrès, politologue, à l’AFP.Au final il a presque donné l’impression de “ne pas être “convaincu” lui-même de la nécessité de dégainer un tel outil, dit-il, sauf à vouloir contourner un blocage des débats au Parlement, notamment sur l’aide à mourir.”Il a inventé l’arme de dissuasion référendaire”, a ironisé le député Modem Olivier Falorni, auteur de la proposition de loi sur le suicide assisté, qui divise jusqu’au sein du gouvernement, devant l’Association des journalistes parlementaires (AJP).La fenêtre de tir pour un tel exercice s’annonce en outre très étroite. “C’est septembre”, esquisse Bruno Cautrès, avant les municipales de 2026 qui risquent de virer au vote-sanction.”En octobre, on sera déjà dans le dur des discussions budgétaires 2026 avec toutes les mauvaises nouvelles qu’il va falloir annoncer au pays. C’est pas là qu’on va nous expliquer qu’on fait un référendum sur les écrans et les réseaux sociaux”, relève le politologue.Emmanuel Macron s’est surtout longuement échiné à défendre son bilan avant de le ponctuer par un aveu inédit depuis le pari raté de la dissolution, ponctué par l’échec de son camp.- “Indémerdable” -“Je ne suis pas un homme-orchestre. Ce n’est pas le président de la République – et heureusement – qui fait les choses. Et encore moins depuis juillet dernier”, a-t-il lâché. De quoi rappeler “l’Etat ne peut pas tout” de Lionel Jospin ou “Contre le chômage on a tout essayé” de François Mitterrand, au risque de casser l’incarnation de la fonction présidentielle.”Tout ca pour ca”, renchérit le directeur de l’Ifop, Frédéric Dabi, jugeant que le chef de l’Etat est trop “resté en réaction” et qu’il a donné le spectacle “d’un président et d’un Premier ministre empêchés”.”On reste dans cette période d’éclipse du politique où les Français ont le sentiment que le président et le Premier ministre ne changent plus la vie, ne parviennent pas à résoudre les grands problèmes”, souligne-t-il.Face à une telle volatilité politique, il aurait “mieux fait de rester dans le couloir international” qui commençait “à payer” en termes d’image face aux outrances et au caractère imprévisible de Donald Trump, estime Bruno Cautrès.Emmanuel Macron s’est alors posé en chef de file des Européens devant une administration américaine prompte à négocier avec Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre en l’Ukraine.”On est dans une situation +indémerdable+. Il essaye de trouver une ouverture. Mais s’il veut retrouver de la mobilité, il reste la dissolution”, considère le cadre de la majorité cité plus haut, sans illusion toutefois sur le score de son camp en cas de nouvelles législatives.

Le rendez-vous raté de Macron sur le référendum et la fin du quinquennat

“Ce n’est pas le président qui fait les choses” : Emmanuel Macron a surtout fait aveu de faiblesse mardi lors d’une émission fleuve sur TF1 en décevant les attentes sur un référendum et en n’ouvrant pas de perspectives claires pour la fin de son quinquennat.”Je ne sais pas pourquoi il a été se mettre dans un truc comme ça. C’était long, il n’y avait pas d’annonce. Je l’ai trouvé en défensive”, estime, sans ambages, un cadre du camp présidentiel.Durant cette émission XXL à l’intitulé prometteur “Emmanuel Macron – Les défis de la France”, le chef de l’Etat entendait pourtant se remettre au centre du jeu intérieur après les soubresauts de la dissolution.Dans un paysage politique morcelé, marqué par un désamour croissant pour l’exécutif et la chose publique, il était surtout très attendu sur sa promesse de redonner la parole aux Français pour “trancher” des sujets déterminants.Au final, il n’a fait qu’en agiter la possibilité, sans plus de précisions, si ce n’est pour exclure les thèmes qui étaient les plus plébiscités dans l’opinion, retraites, immigration ou déficits publics. De quoi alimenter la machine aux frustrations alors que le président reste très impopulaire malgré un petit regain à la faveur de son action à l’international. – “Dissuasion référendaire” -La séquence sur le référendum, intervenue de surcroît en fin d’émission, après déjà plus de deux heures passées à défendre son bilan, a eu un “effet incroyablement déceptif”, résume Bruno Cautrès, politologue, à l’AFP.Au final il a presque donné l’impression de “ne pas être “convaincu” lui-même de la nécessité de dégainer un tel outil, dit-il, sauf à vouloir contourner un blocage des débats au Parlement, notamment sur l’aide à mourir.”Il a inventé l’arme de dissuasion référendaire”, a ironisé le député Modem Olivier Falorni, auteur de la proposition de loi sur le suicide assisté, qui divise jusqu’au sein du gouvernement, devant l’Association des journalistes parlementaires (AJP).La fenêtre de tir pour un tel exercice s’annonce en outre très étroite. “C’est septembre”, esquisse Bruno Cautrès, avant les municipales de 2026 qui risquent de virer au vote-sanction.”En octobre, on sera déjà dans le dur des discussions budgétaires 2026 avec toutes les mauvaises nouvelles qu’il va falloir annoncer au pays. C’est pas là qu’on va nous expliquer qu’on fait un référendum sur les écrans et les réseaux sociaux”, relève le politologue.Emmanuel Macron s’est surtout longuement échiné à défendre son bilan avant de le ponctuer par un aveu inédit depuis le pari raté de la dissolution, ponctué par l’échec de son camp.- “Indémerdable” -“Je ne suis pas un homme-orchestre. Ce n’est pas le président de la République – et heureusement – qui fait les choses. Et encore moins depuis juillet dernier”, a-t-il lâché. De quoi rappeler “l’Etat ne peut pas tout” de Lionel Jospin ou “Contre le chômage on a tout essayé” de François Mitterrand, au risque de casser l’incarnation de la fonction présidentielle.”Tout ca pour ca”, renchérit le directeur de l’Ifop, Frédéric Dabi, jugeant que le chef de l’Etat est trop “resté en réaction” et qu’il a donné le spectacle “d’un président et d’un Premier ministre empêchés”.”On reste dans cette période d’éclipse du politique où les Français ont le sentiment que le président et le Premier ministre ne changent plus la vie, ne parviennent pas à résoudre les grands problèmes”, souligne-t-il.Face à une telle volatilité politique, il aurait “mieux fait de rester dans le couloir international” qui commençait “à payer” en termes d’image face aux outrances et au caractère imprévisible de Donald Trump, estime Bruno Cautrès.Emmanuel Macron s’est alors posé en chef de file des Européens devant une administration américaine prompte à négocier avec Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre en l’Ukraine.”On est dans une situation +indémerdable+. Il essaye de trouver une ouverture. Mais s’il veut retrouver de la mobilité, il reste la dissolution”, considère le cadre de la majorité cité plus haut, sans illusion toutefois sur le score de son camp en cas de nouvelles législatives.

Parcoursup: une nouvelle labellisation pour faire le tri dans les formations privées

Face aux dérives constatées dans l’enseignement supérieur privé, le gouvernement va mettre en place une nouvelle labellisation des formations à destination des étudiants et des familles pour plus de “lisibilité” et de garanties de qualité sur la plateforme d’orientation Parcoursup.Le nouveau système de labellisation, fondé sur les établissements et non les formations, comprendra deux niveaux et se veut plus clair, promeut l’entourage du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste. Le premier niveau inclura les établissements relevant d’un “service public de l’enseignement supérieur”. Il s’agit d’universités et établissements privés à but non lucratif et répondant à des critères “de mixité sociale et d’adossement de leurs formations à la recherche”, a argumenté le ministre mardi lors d’un discours.Les écoles dites EESPIG (établissements d’enseignement supérieur privé d’intérêt général) trouveront leur place dans ce premier cercle. Il s’agit d’instituts catholiques, de certaines écoles de commerce ou d’ingénieurs. Des écoles de commerce relevant des chambres de commerce, auront vocation à y appartenir également si toutefois elles se soumettent aux conditions d’agrément.Ce premier cercle a vocation à recevoir des financements de l’Etat contre le respect d’un cahier des charges.Un second degré de labellisation de ce nouveau système comprendra les établissements privés dits “agréés”, à but lucratif ou non, qui ne répondent pas aux mêmes critères stricts mais qui dispensent une formation dont la qualité aura été certifiée par l’Etat.- “Zone de confiance” -Parcoursup, plateforme de candidature aux cursus du supérieur, doit être vue comme une “zone de confiance” pour les familles, indique le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.Les établissements qui n’auront pas reçu d’agrément dans le cadre de ce nouveau dispositif n’y seront donc à terme plus présents. “Au-delà de ces deux cercles se trouvent les établissements qui n’auront aucune reconnaissance spécifique du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Ils sont néanmoins soumis à la régulation par Qualiopi pour l’accès aux fonds de l’apprentissage, garantissant ainsi un niveau minimal de qualité”, a par ailleurs souligné M. Baptiste.Une période de transition est prévue jusqu’en 2027.Deux propositions de loi pour mieux encadrer l’enseignement supérieur privé n’ont pas été mises au calendrier parlementaire avant la coupure estivale, mais M. Baptiste souhaite que son projet fasse l’objet d’un texte législatif d’ici septembre. La réforme en vue, qui donnera lieu à une concertation dans les semaines à venir avec les représentants de l’enseignement supérieur, nécessite en effet des ajustements du code de l’Education, indique-t-on au ministère.Mardi soir, le ministre a souligné que la croissance rapide de l’enseignement supérieur privé ces dernières années – il accueille désormais plus d’un quart des étudiants du pays – a été nécessaire pour faire face à une forte hausse de la population étudiante, mais a été “parfois insuffisamment encadrée”.Ce qui a généré certaines “difficultés”: “coûts parfois excessifs, manque de transparence des programmes, information insuffisante sur les débouchés, et surtout une qualité inégale”, a détaillé M. Baptiste.Des dérives comme des frais de réservation non remboursables, des classes bondées, des heures de cours érodées et une course aux rendements au détriment de la qualité ont aussi été mises en lumière dans l’enseignement supérieur à but lucratif dans le livre “Le Cube” de la journaliste Claire Marchal, qui porte sur le géant du secteur Galileo.Un resserrement des critères pour recevoir le label Qualiopi devrait être dévoilé rapidement, en collaboration avec le ministère du Travail.Ce travail avait été lancé dans la foulée des remous suscités par la parution du livre de Claire Marchal.Hors Parcoursup et hors formations professionnelles estampillées Qualiopi, le ministère estime que les établissements et cursus relèvent de la liberté d’entreprendre, de celle de choisir pour les jeunes et leurs familles, et non plus de sa responsabilité.La ministre de l’Education Elisabeth Borne avait indiqué avec M. Baptiste en mars à la suite de ces révélations qu’une inspection interministérielle serait missionnée pour “une plus grande transparence du fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur privé à but lucratif”.Elle pourrait l’être dans les jours à venir, indique-t-on au gouvernement.

Cassie doit continuer son témoignage accablant au procès de P. Diddy

La chanteuse Cassie doit poursuivre mercredi son témoignage-choc au procès de la star du hip-hop P. Diddy après avoir raconté la veille son “humiliation” sous l’emprise d’un homme l’ayant forcé selon elle à des pratiques sexuelles qui la “dégoûtaient”.La chanteuse américaine de R&B est la pièce centrale de l’accusation au procès ultra médiatisé du rappeur et producteur de 55 ans, tombé de son piédestal depuis que les accusations de violences sexuelles se sont multipliées contre lui en 2023.Mardi, Cassie a raconté au tribunal de Manhattan son calvaire, malgré une grossesse proche du terme qui l’a obligée à faire des pauses dans son récit.Peu après le début de sa relation avec le rappeur, avec lequel elle est restée dix ans, Cassie dit avoir été contrainte de participer à des “freak-offs”: de longs marathons sexuels que P. Diddy dirigeait, dont elle était le centre de l’attention mais aussi, assure-t-elle, l’objet.P. Diddy la forçait aussi à avoir des relations sexuelles avec des travailleurs du sexe pendant qu’il regardait et se masturbait, a-t-elle témoigné mardi. – “C’était dégoûtant” -Si elle ne répondait pas à ses ordres, il envoyait sa garde rapprochée la chercher. Si elle ne se pliait pas à ses désirs, il la frappait. Les hommes étaient payés en cash, plusieurs milliers de dollars, ce qu’a confirmé l’un d’eux lundi à la barre. “C’était dégoûtant, c’était trop, j’étais accablée”, a-t-elle dit aux jurés, à propos de ces actes sexuels scénarisés et dirigés par son compagnon de l’époque dans des chambres d’hôtel. “J’étais humiliée (…). Je ne pouvais en parler à personne (…). J’avais l’impression de n’être bonne qu’à ça pour lui”, a-t-elle raconté mardi, la voix brisée par les larmes. De son vrai nom Sean Combs, P. Diddy est accusé d’avoir profité de sa notoriété et de ses moyens financiers pour forcer des femmes à participer à ces longues séances sexuelles avec des hommes prostitués, qu’il regardait, filmait, et dont il menaçait de diffuser les vidéos si les victimes parlaient. L’une des premières à sortir du silence avait justement été Casandra “Cassie” Ventura, chanteuse R&B signée par le label de Diddy, Bad Boy Records.La chanteuse avait rencontré P. Diddy quand elle avait 19 ans, lui était déjà au faîte de sa gloire. “J’étais simplement amoureuse, je voulais le rendre heureux”, décrit-elle pour parler du début de leur relation.Lundi, les jurés ont revu plusieurs fois une vidéo révélée par CNN en 2024, des images de vidéo-surveillance de 2016 dans un hôtel de Los Angeles, où l’on voit Sean Combs se déchaîner violemment contre elle, lui donnant coups de pieds et la traînant par terre. Or ces épisodes de violence se répétaient “trop de fois pour pouvoir les compter”, a déclaré mardi aux jurés Cassie, en évoquant des “lèvres gonflées” et des “ecchymoses sur tout le corps”.D’autres femmes sont attendues pour témoigner à ce procès qui secoue l’industrie musicale américaine et au terme duquel P. Diddy, figure incontournable du hip-hop des trois dernières décennies, pourrait être condamné à la prison à vie.A l’exception de la vedette déchue du R&B R. Kelly, condamné à 30 ans de prison pour crimes sexuels en 2022, l’industrie musicale avait échappé à la vague #MeToo, contrairement à l’univers d’Hollywood.  

‘No more empty statements:’ Iran ex-detainees press Sweden over death row academic

Over 20 foreign nationals who themselves endured years of captivity in Iran on Wednesday urged Sweden to step up efforts to free a Swedish-Iranian citizen sentenced to death in the country, after he had a heart attack last week.Ahmadreza Djalali, an academic who was sentenced to death in 2017 on espionage charges he denies, suffered a heart attack in Tehran’s Evin prison, his wife said Friday.Djalali, 53, is among a number of Europeans held by Iran in what some countries including France call a deliberate hostage-taking strategy to extract concessions from the West at a time of tension over Tehran’s nuclear programme.Djalali’s condition, “worsened by years of medical neglect and psychological torment, is now dire,” said the 21 former detainees including British-Iranian Nazanin Zaghari-Ratcliffe, Australian Kylie Moore-Gilbert and US-Iranian Siamak Namazi, who were freed only after years-long ordeals in prison.”While the Islamic Republic and its heinous practice of hostage diplomacy is the clear culprit here, we are deeply troubled by your government’s failure to use the means at its disposal to rescue Dr Djalali,” they said in the letter addressed to Swedish Prime Minister Ulf Kristersson via Stockholm’s embassy in Washington.”No more empty statements. Sweden must act with the same urgency and resolve it has shown in securing the freedom of other citizens,” they added in the letter seen by AFP.Djalali was granted Swedish nationality while in jail.- ‘A path home’ -The letter said Iranian Foreign Minister Abbas Araghchi had offered a possible way forward in a recent social media post that it said “implicitly linked” the case to Iran’s inability to access treatment for epidermolysis bullosa (EB), a disease that affects hundreds of Iranian children and can be fatal without proper care.”The specialised wound dressings required to treat EB, produced by a Swedish company, have long been blocked due to over-compliance with sanctions,” the letter said.In a post on X last week that lamented a “regrettable shift” in bilateral relations, Araghchi said “Sweden ceased non-sanctionable exports of medicines, including specialised and unique gear for children afflicted with EB”.In June 2024, Tehran freed two Swedes held in Iran in exchange for Hamid Noury, a former Iranian prisons official serving a life sentence in Sweden. To the disappointment of his family, Djalali was not included in the swap.In the letter, the ex-detainees told Kristersson: “A path to bring Dr Djalali home — alive, not in a coffin — appears within reach. “If Sweden fails to pursue it seriously and this Swedish citizen dies in captivity, history will record that your government had more than one chance to save him — but chose not to. That responsibility will rest squarely with you.”