Etats-Unis: une juge fédérale limite les pouvoirs de la police de l’immigration dans le Minnesota
Une juge fédérale américaine a imposé vendredi des restrictions à la police de l’immigration dans l’Etat du Minnesota, peu après que Donald Trump a estimé qu’il ne voyait “pas de raison pour le moment” d’invoquer l’Insurrection Act, qui lui permettrait d’utiliser l’armée comme force de police, face à des manifestations dans cet Etat.La mort d’une Américaine, tuée dans sa voiture par un agent de la police de l’immigration (ICE) la semaine dernière, cristallise les tensions entre le gouvernement et les autorités locales démocrates, qui s’affrontent sur la version des faits. Dans sa décision, la juge fédérale Kate Menendez ordonne notamment aux agents de ne pas arrêter ou détenir des manifestants dans leur véhicule qui “ne font pas obstruction” à leur action, ainsi que de ne pas utiliser de spray au poivre. Le ministère de la Sécurité intérieure a 72 heures pour s’y conformer.En parallèle, les médias américains ont rapporté vendredi que le ministère de la Justice enquêtait sur plusieurs élus de l’Etat, dont le gouverneur Tim Walz et le maire Jacob Frey, pour entrave à l’action de l’ICE.MM. Walz et Frey martèlent que les agents fédéraux ne sont pas les bienvenus dans l’Etat et contestent la thèse officielle selon laquelle le policier qui a tiré sur Renee Good était en état de légitime défense, en se basant sur des vidéos.Ils réclament que les responsabilités soient établies dans la mort de cette mère de 37 ans, craignant que l’enquête du FBI ne soit biaisée.”Détourner le système judiciaire contre ses opposants est une stratégie autoritaire”, a dénoncé vendredi Tim Walz sur X, tandis que Jacob Frey a critiqué “une tentative d’intimidation évidente” sur le même réseau social.La principale ville de l’Etat, Minneapolis, est sous tension depuis la mort de Renee Good.Des centaines de policiers ont depuis rejoint les quelque 2.000 policiers déjà déployés dans le Minnesota. Et un ressortissant vénézuélien a été blessé par un nouveau tir policier mercredi.Les opérations, auxquelles tentent toujours de s’opposer des civils, se poursuivaient sous la neige vendredi, selon des photos de l’AFP. “Si j’en avais besoin (de l’Insurrection Act, NDLR), je l’utiliserais. Je pense qu’il n’y a pas de raison pour le moment de le faire”, a déclaré le président américain face à la presse à la Maison Blanche vendredi.La veille, il avait pourtant menacé sur Truth Social d’invoquer cette législation d’exception si “les politiciens corrompus du Minnesota ne respectent pas la loi et ne s’emploient pas à empêcher les agitateurs professionnels et les insurgés d’attaquer” les agents de l’ICE.- “Incitation à la violence” -Compilation de lois des XVIIIe et XIXe siècles que Donald Trump a plusieurs fois parlé d’utiliser, l’Insurrection Act instaure une forme d’état d’urgence qui permet à l’Etat fédéral d’utiliser l’armée à des fins de maintien de l’ordre sur le territoire américain.Il a été invoqué pour la dernière fois en 1992 par le président George Bush père, à la demande du gouverneur républicain de Californie, confronté à des émeutes à Los Angeles après l’acquittement des policiers qui avaient passé à tabac Rodney King, un automobiliste noir.Dans le Minnesota, “le débat s’intensifie au sein du mouvement de protestation sur la fermeté à adopter en résistance à l’ICE”, a rapporté vendredi un journal local, le Star Tribune. De leur côté, les agents fédéraux ont tiré à deux reprises, blessant un homme vénézuélien mercredi et tuant Renee Good la semaine dernière.Le ministère de la Sécurité intérieure a par ailleurs confirmé vendredi la mort deux jours plus tôt d’un homme mexicain de 34 ans, Heber Sanchez Dominguez, alors qu’il était détenu par l’ICE.Au moins quatre personnes sont décédées au cours de leur détention par l’ICE cette année, selon l’institution.- Mort “injustifiée” -Mercredi, les avocats de la famille de Renee Good ont annoncé l’ouverture d’une enquête civile, une première étape pour une éventuelle action contre l’Etat fédéral.Plusieurs sondages publiés jeudi montrent qu’une majorité d’Américains jugent “injustifiée” la mort de Renee Good. Ces enquêtes, notamment une de CNN, établissent également que les Américains sont largement en désaccord avec les explications données par l’administration Trump.Sur le front judiciaire, la section locale de l’organisation de défense des droits civiques ACLU a intenté mercredi une action contre l’administration fédérale, reprochant à ses agents sur place d’avoir “bafoué les droits humains fondamentaux (…), visant tout particulièrement les communautés somaliennes et latinos”.
Large crowds expected for ‘Hands off Greenland’ protests
Large demonstrations are planned across Denmark and Greenland on Saturday to protest against US President Donald Trump’s designs to take over the Arctic island. Thousands of people have indicated on social media that they intend to take part in marches and rallies organised by Greenlandic associations in Copenhagen, Aarhus, Aalborg, Odense and the Greenlandic capital Nuuk.”The aim is to send a clear and unified message of respect for Greenland’s democracy and fundamental human rights,” Uagut, an association of Greenlanders in Denmark, said on its website.The protests follow Trump’s warning on Friday that he “may put a tariff” on countries that oppose his plans to take over Greenland, which is an autonomous territory of Denmark.The demonstration in Nuuk is scheduled to begin at 4:00 pm (1500 GMT), to protest “against the United States’ illegal plans to take control of Greenland”, organisers said. Demonstrators would march to the US consulate carrying Greenlandic flags.The Copenhagen rally was due to begin at 12:00 pm (1100 GMT), and make a stop outside the US embassy in the Danish capital around an hour later.”Recent events have put Greenland and Greenlanders in both Greenland and Denmark under pressure,” Uagut chairwoman Julie Rademacher said in a statement sent to AFP, calling for “unity”.”When tensions rise and people go into a state of alarm, we risk creating more problems than solutions for ourselves and for each other. We appeal to Greenlanders in both Greenland and Denmark to stand together,” she said. – ‘Demand respect’ -Uagut, along with the citizens’ movement “Hands Off Greenland”, and Inuit, an umbrella group of Greenlandic associations, were staging the demonstrations to coincide with a visit to Copenhagen by a bipartisan delegation of US lawmakers.On the event’s Facebook page, at least 900 people in Greenland said they planned to take part in the territory, which has a total population of about 57,000.”With this demonstration, we want to show that we are taking action, that we stand together and that we support our politicians, diplomats and partners,” Kristian Johansen, one of the organisers, said in a statement.”We demand respect for our country’s right to self-determination and for us as a people,” added Avijaja Rosing-Olsen, another organiser. “We demand respect for international law and international legal principles. This is not only our struggle, it is a struggle that concerns the entire world.”According to the latest poll published in January 2025, 85 percent of Greenlanders oppose the territory joining the United States. Only six percent were in favour.
Pour le fils du chah, le pouvoir iranien finira par “tomber”
Le fils de l’ancien chah d’Iran, qui se dit prêt à mener une transition démocratique dans son pays, a déclaré vendredi être convaincu que la République islamique allait tomber face aux manifestations de masse et a appelé à des frappes “chirurgicales” contre les Gardiens de la révolution.”La République islamique va tomber, ce n’est pas une …
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A Rio, Lula et von der Leyen célèbrent l’accord commercial UE-Mercosur
Le président brésilien Lula et la présidente de la Commision européenne Ursula von der Leyen ont célébré vendredi à Rio de Janeiro l’accord commercial entre UE et Mercosur, y voyant un succès du multilatéralisme malgré les inquiétudes persistantes.Après plus de 25 ans de négociations, les pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) signeront …
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La vague de protestation en Iran étouffée par la répression
La vague de protestation en Iran a pour l’instant été étouffée par une violente répression qui a fait des milliers de morts, ont estimé vendredi des experts et des ONG, près de trois semaines après le début du mouvement de contestation.Si le mouvement semble marquer le pas, le fils de l’ancien chah d’Iran s’est dit …
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L’UE et le Mercosur réunis au Paraguay pour signer un accord commercial historique
Les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne doivent signer samedi au Paraguay un traité créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, après plus de 25 ans de négociations et malgré les inquiétudes du monde agricole dans de nombreux pays européens.Ensemble, les deux blocs représentent 30% du PIB mondial et comptent plus de 700 millions de consommateurs. La Commission européenne négocie cet accord depuis 1999 avec les membres fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay). A Bruxelles, une majorité d’Etats européens a récemment soutenu le traité, malgré l’opposition de plusieurs pays dont la France. La signature de l’accord aura lieu à 12H00 heure locale (15H00 GMT) à Asuncion, la capitale du Paraguay, qui exerce la présidence tournante du bloc sud-américain auquel appartient également la Bolivie.En supprimant une large part des droits de douane, l’accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Dans le sens inverse, il facilite l’entrée en Europe de bœuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées.Pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants. Pour ses partisans, il permettra au contraire de relancer une économie européenne à la peine et de soigner les relations diplomatiques avec l’Amérique latine.- “Au-delà de l’économique” -La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa assisteront à la cérémonie de signature à Asuncion. Le président du Paraguay, Santiago Peña, et celui de l’Uruguay, Yamandu Orsi, seront également de la partie. La présence du dirigeant argentin Javier Milei n’est pas confirmée. A la tête de la première économie d’Amérique latine, géant agricole d’envergure mondiale, Luiz Inacio Lula da Silva a joué un rôle crucial dans l’avancée du traité UE-Mercosur. Mais le président brésilien n’assistera pas à la signature.Une source au sein de la présidence brésilienne a expliqué qu’initialement, l’événement était prévu au niveau ministériel côté latino-américain, et que les présidents ont été invités par le Paraguay “à la dernière minute”.Mme von der Leyen a fait escale à Rio de Janeiro vendredi pour rencontrer Lula avant de se rendre à Asuncion. Elle a salué le rôle de ce dernier dans l’avancée des négociations et mis en avant “le pouvoir du partenariat et de l’ouverture”. “C’est ainsi que nous créons une vraie prospérité”, a-t-elle ajouté.Cet accord est “très bon, surtout pour le monde démocratique et pour le multilatéralisme”, a loué Lula, en soulignant que le partenariat avec l’UE allait “au-delà de la dimension économique”. “L’Union européenne et le Mercosur partagent des valeurs telles que le respect de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits humains”, a-t-il insisté.La signature du traité survient en effet dans un monde très incertain, bousculé par le protectionnisme et les droits de douane de Donald Trump.Le président américain a menacé vendredi de surtaxes les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland, territoire autonome du Danemark, un pays membre de l’Otan. La signature intervient également à un moment où l’Amérique du Sud tente de jauger les effets de la capture le 3 janvier du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro lors d’une opération militaire américaine spectaculaire. M. Maduro est désormais détenu aux Etats-Unis.Avec le Mercosur, les deux blocs envoient “un message très fort à un moment où le droit international est menacé, où des pays comme la Chine pratiquent une concurrence déloyale dans le commerce international, où des pays comme les Etats-Unis augmentent leurs droits de douane”, a estimé Antonio Costa à Rio.- Contestation -L’accord se heurte par ailleurs à la résistance d’agriculteurs et d’éleveurs de certains pays européens, qui se sont mobilisés dans de fortes manifestations contre sa signature, en France, Pologne, Irlande ou Belgique. Pour apaiser la colère du secteur, la Commission européenne a élaboré une série de clauses et de concessions ces derniers mois, dont des garanties renforcées pour les produits les plus sensibles.Un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu devant le siège strasbourgeois du Parlement européen le 20 janvier.Certains en Amérique du Sud sont également méfiants quant aux effets du traité. En Argentine, l’impact sur l’industrie automobile pourrait se traduire par la perte de 200.000 emplois selon les estimations, rappelle Luciana Ghiotto, docteure en sciences sociales de l’Université de Buenos Aires.






