Russie: Poutine se félicite de gains territoriaux en Ukraine

Le président russe Vladimir Poutine s’est félicité vendredi de récents gains territoriaux de son armée en Ukraine, assurant que les forces de Moscou “avancent sur tout le front”, alors que d’intenses efforts diplomatiques sont déployés pour mettre fin à près de quatre ans de guerre.”Nos troupes avancent sur toute la ligne de contact (…), l’ennemi recule dans toutes les directions”, a déclaré M. Poutine au début de sa grande conférence de presse annuelle retransmise à la télévision. “Je suis sûr qu’avant la fin de cette année, nous assisterons encore à de nouveaux succès”, a-t-il ajouté.M. Poutine, 73 ans et au pouvoir depuis un quart de siècle, est rompu à cet exercice médiatique qui dure généralement plusieurs heures. Dans la salle bondée, des journalistes de toutes les régions de Russie, certains en habits et coiffes traditionnels, et des médias étrangers, a constaté l’AFP.Le président russe s’exprime à cette occasion sur un vaste spectre de sujets allant de la géopolitique et l’économie aux préoccupations concrètes de la population et problèmes locaux.Comme les années précédentes, il était très attendu sur l’offensive russe en Ukraine, débutée en février 2022, mais aussi sur ses relations avec le président américain Donald Trump, ou encore l’escalade des tensions avec les Européens.Mercredi, M. Poutine a une nouvelle fois martelé que les objectifs de la Russie en Ukraine seraient “sans aucun doute atteints”, que ce soit par la voie diplomatique ou par des moyens militaires. Il a aussi eu un ton très dur envers les dirigeants européens, qu’il a qualifiés de “porcelets” qui ambitionnent de provoquer “l’effondrement” de la Russie.Le président français Emmanuel Macron a estimé vendredi qu’il allait “redevenir utile” pour lui et les Européens de parler à Vladimir Poutine, à l’issue des efforts menés par les Etats-Unis pour faire cesser la guerre.Les forces russes ont accéléré cette année leurs conquêtes en Ukraine, dont elles contrôlent environ 19% du territoire.- “Quand arrivera la paix?” -Le conflit reste une préoccupation majeure des Russes. Selon une enquête d’opinion du centre indépendant Levada de mi-décembre, 21% des sondés souhaitent demander vendredi à Vladimir Poutine quand “l’opération militaire spéciale” en Ukraine, selon les termes en vigueur en Russie, prendra fin.Selon cet institut, déclaré “agent de l’étranger” par les autorités, 16% des sondés aimeraient savoir quand leurs conditions de vie vont s’améliorer, alors que la Russie est visée par des sanctions occidentales massives et confrontée à une forte inflation.”Si j’avais la possibilité de poser une question au président, je lui demanderais quand la paix arrivera pour tous. Ce serait le bonheur !”, a déclaré à l’AFP Anna, une retraité de 65 ans, interrogée dans les rues de Moscou.Grigori, logisticien de 62 ans, voudrait lui aussi “entendre des nouvelles positives sur la fin du conflit”, mais aussi sur “une baisse des taux d’intérêt des prêts hypothécaires”, dont les niveaux records en Russie freinent les investissements.Si l’économie russe a résisté jusqu’ici face aux restrictions visant notamment ses exportations d’hydrocarbures, les difficultés qu’elle traverse s’expriment via des pénuries de main d’oeuvre, un coût prohibitif des crédits bancaires et l’inflation.Après deux années de croissance portées par l’effort de guerre, elle donne des signes de ralentissement: la Banque centrale table sur une croissance du PIB comprise entre 0,5% et 1% pour 2025, contre 4,3% en 2024 et 4,1% en 2023.- Doléances -Cette conférence est aussi l’occasion pour Vladimir Poutine d’écouter pléthore de doléances locales de la population à travers les régions du plus vaste pays au monde, comme la vétusté des hôpitaux, le manque d’écoles ou l’état des routes. Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, M. Poutine s’est préparé mercredi “jusque tard dans la nuit” en épluchant les questions des citoyens, ainsi que toute la journée de jeudi.Selon M. Peskov, plus de deux millions de questions ont été posées au président, triées avec l’aide de l’intelligence artificielle. Les questions sociales “occupent la première place”, a-t-il affirmé au journal Izvestia.Ce programme était autrefois divisé en deux parties: la grande conférence de presse annuelle avec la participation de médias occidentaux et la “Ligne directe” de questions-réponses avec les citoyens. Depuis 2023, les deux émissions ont été fusionnées.Le face-à-face de Vladimir Poutine avec la presse porte généralement sur la politique et les grands dossiers internationaux.La session de questions-réponses avec la population offre, elle, à Vladimir Poutine l’occasion de promettre de régler des problèmes de particuliers, de réprimander des responsables régionaux et parfois, de faire des confidences sur sa vie privée.Ces deux évènements, organisés quasi chaque année depuis 2001, sont les deux grand-messes télévisées annuelles du président russe. En 2022, elles n’avaient pas eu lieu, alors que l’armée russe venait d’essuyer des revers importants en Ukraine.

Jour J pour la publication du dossier Epstein par l’administration Trump

En 2024, Donald Trump avait fait campagne avec pour promesse de publier le dossier Epstein. De retour à la Maison Blanche, il a exhorté sa base à tourner la page mais le président américain, acculé par le Congrès, doit finalement tenir son engagement vendredi.Après avoir renâclé à s’exécuter jusqu’à l’ultime délai prévu par la loi, le gouvernement du milliardaire républicain est censé publier dans la journée les documents en sa possession dans cette affaire, qui agite les Etats-Unis depuis de nombreuses années.”Nous espérons que le gouvernement respectera cet engagement”, a déclaré Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants. “Mais si le ministère de la Justice ne se conforme pas à ce qui est désormais une loi fédérale, il y aura une forte réaction” aussi bien démocrate que républicaine, a-t-il averti.Pour le public et les victimes, la publication du dossier constitue la meilleure occasion de faire la lumière sur ce scandale.La mort du financier Jeffrey Epstein, retrouvé pendu dans sa cellule à New York le 10 août 2019 avant son procès pour crimes sexuels, a alimenté d’innombrables théories du complot selon lesquelles il aurait été assassiné pour étouffer un scandale éclaboussant des personnalités de premier plan.S’il avait promis des révélations fracassantes en campagne, Donald Trump avait ensuite pris à contre-pied ses partisans en les sommant de passer à autre chose, qualifiant l’affaire de “canular” instrumentalisé par l’opposition démocrate.Le président américain n’a cependant pas pu empêcher le Congrès d’adopter une loi visant à apporter la plus grande transparence dans ce dossier et dû la promulguer le 19 novembre. Le texte donnait 30 jours au gouvernement pour s’exécuter. Un délai qui expire vendredi.- “Faire diversion” -Cette loi fait obligation au ministère de la Justice de publier l’intégralité des documents non classifiés en sa possession sur Jeffrey Epstein, sa complice Ghislaine Maxwell, qui purge une peine de vingt ans de prison, et toutes les personnes impliquées dans les procédures judiciaires.L’inconnue persiste sur la portée des révélations à attendre.”La vérité c’est que nous ne savons pas ce que le ministère de la Justice fera demain”, a déclaré jeudi à la chaîne CNN l’élu démocrate Robert Garcia.”Ce que nous savons, c’est ce qu’ils ont fait par le passé: ils ont essayé de dissimuler, ils ont essayé de faire diversion”.En juillet, le ministère de la Justice et le FBI avaient annoncé dans un memorandum n’avoir découvert aucun élément nouveau qui justifierait la publication de documents supplémentaires ou de nouvelles poursuites. L’annonce avait enflammé la base “MAGA” de Donald Trump.Les documents attendus pourraient embarrasser nombre de personnalités, notamment du monde des affaires, de la politique ou du spectacle, qui gravitaient dans l’orbite du financier. Y compris Donald Trump, longtemps proche de Jeffrey Epstein jusqu’à leur brouille dans les années 2000.- “Amis démocrates d’Epstein” -Le milliardaire, alors lui aussi une figure de la jet-set new-yorkaise, a toujours démenti avoir eu connaissance du comportement criminel d’Epstein et assure avoir rompu avec lui bien avant qu’il ne soit inquiété par la justice.La semaine dernière, des élus de l’opposition avaient publié une nouvelle série de photos sur lesquelles on voit notamment Jeffrey Epstein en compagnie de l’ex-président démocrate Bill Clinton, d’entrepreneurs à succès comme Bill Gates ou Richard Branson, ou encore du cinéaste Woody Allen.Donald Trump y apparaît également, en compagnie de femmes au visage occulté.”Il est temps pour le ministère de la Justice de publier le dossier”, ont lancé jeudi ces élus, après avoir rendu publiques 68 nouvelles photos obtenues des légataires de Jeffrey Epstein.La Maison Blanche avait soutenu la semaine dernière que “l’administration Trump (avait) fait plus pour les victimes d’Epstein que les démocrates n’ont jamais fait, en publiant des milliers de pages de documents et en appelant à de nouvelles enquêtes sur les amis démocrates d’Epstein”.L’opposition s’inquiète pour sa part d’une possible manipulation du dossier avant sa publication.Deux sénateurs démocrates ont réclamé dans une lettre ouverte à l’inspecteur général du ministère de la Justice un “audit indépendant” pour garantir que rien n’ait été “ni manipulé ni dissimulé”.

Hong Kong: une foule d’habitants pour le dernier hommage au pompier mort dans l’incendie

Une foule de Hongkongais s’est rassemblée vendredi pour un dernier adieu au pompier mort en intervention lors de l’incendie qui a fait au moins 160 morts fin novembre dans des tours, le plus meurtrier dans un immeuble résidentiel dans le monde depuis 1980.Ho Wai-ho avait 37 ans. Un hommage lui a été rendu dans un …

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Asian markets rise as US inflation eases, Micron soothes tech fears

Asian markets rose Friday as a below-forecast read on US inflation boosted hopes for another interest rate cut next month, while blockbuster earnings from chip firm Micron helped soothe nerves over a tech bubble.The yen fell against the dollar after the Bank of Japan (BoJ) hiked its own borrowing costs to a three-decade high, hours after data showed prices continued to rise more than preferred.A tough week for global equities looked to be heading for a positive end after figures showed US inflation slowed last month to its lowest level since July and was well below forecasts.The reading provided a sliver of light for rate cuts, after traders pared their bets on a fourth successive reduction in January following the Federal Reserve’s policy decision last week.Markets see a 20 percent chance of a cut next month, though they see two by the end of 2026, according to Bloomberg News.However, analysts said disruptions to data collection during the longest-ever US government shutdown, which ended in mid-November, had likely distorted the figures.Economists at Bank of America warned that “we recommend taking (the) report with a large grain of salt”, citing “shutdown-related distortions”.Still, the news helped lift all three main indexes on Wall Street, which has come under pressure in recent weeks amid questions about when, if ever, investors will see returns on the colossal amounts of cash that have been pumped into artificial intelligence (AI).That has led to speculation about a bubble in the tech sector — which has led the equity surge to record highs this year — that could pop soon.Those concerns, though, were tempered Thursday after blowout earnings from chip company Micron Technology, which said quarterly profits nearly tripled to $5.2 billion as it benefits from the AI boom. It also gave an upbeat outlook for the current three months.The positive lead from Wall Street was picked up by Asia, where Tokyo added one percent while Hong Kong, Shanghai, Sydney, Seoul, Singapore, Taipei, Mumbai, Bangkok and Wellington were all up.London and Paris fell at the open, while Frankfrurt was flat.  The BoJ lifted borrowing costs to their highest level since 1995, hours after news that inflation held steady at three percent in November, well above its target of two percent.The yen retreated to as much as 156.71 per dollar — from 155.86 late Thursday — before recovering to around 155.90.Yields on 10-year Japanese government bonds hit a 26-year high. They have been on the rise in recent weeks on worries about Prime Minister Sanae Takaichi’s budget discipline, while the yen has weakened. Takaichi, who took power in October, has promised to fight inflation as a major priority.While the Japanese currency remains under pressure, observers see it strengthening as the Fed cuts rates at the same time the BoJ lifts them.”As the BoJ proceeds with measured rate increases while Fed implements one to two cuts, the yield gap that has long supported dollar strength will continue tightening,” wrote IG market analyst Fabien Yip.”This convergence should exert sustained downward pressure on (the dollar against the yen) throughout the year.”- Key figures at around 0815 GMT – Tokyo – Nikkei 225: UP 1.0 percent at 49,507.21 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.8 percent at 25,690.53 (close)Shanghai – Composite: UP 0.4 percent at 3,890.45 (close)London – FTSE 100: DOWN 0.2 percent at 9,822.64Dollar/yen: UP at 156.68 yen from 155.63 yen on ThursdayEuro/dollar: DOWN at $1.1720 from $1.1721Pound/dollar: DOWN at $1.3364 from $1.3378Euro/pound: DOWN at 87.58 pence from 87.62 penceWest Texas Intermediate: DOWN 0.3 percent at $55.99 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 0.3 percent at $59.67 per barrelNew York – Dow: UP 0.1 percent at 47,951.85 (close)

TikTok signs joint venture deal to end US ban threat

TikTok said Thursday it has signed a joint venture deal with investors that would allow the company to maintain operations in the United States and avoid a ban over its Chinese ownership.The move caps a lengthy tussle over the hugely successful video-sharing app in the world’s largest economy, where TikTok says it has more than 170 million users.According to an internal memo seen by AFP, TikTok CEO Shou Chew told employees that the social media company and its Chinese owner ByteDance had agreed to the new entity.Oracle, Silver Lake and Abu Dhabi-based MGX are on board as major investors, the memo said. Oracle’s executive chairman Larry Ellison is a longtime ally of US President Donald Trump.”The US joint venture will be responsible for US data protection, algorithm security, content moderation, and software assurance,” Chew said in the memo.”It will also have the exclusive right and authority to provide assurances that content, software, and data for American users is secure.”Chew told staff that half the US venture will be held by a consortium of new investors including Oracle, Silver Lake and MGX — which will have 15 percent each.Affiliates of existing ByteDance investors will own a touch over 30 percent of the venture, with Bytedance retaining just shy of 20 percent, the maximum ownership allowed for a Chinese company under the terms of the law.TikTok Global’s US entities will manage global product interoperability, and certain commercial activities, including e-commerce, advertising, and marketing, according to the memo.Chew noted that there is more work to be done ahead of the January 22 closing date for the deal.- Ellison amassing media? -The new set-up is in response to a law passed under Trump’s predecessor, Joe Biden, that forced ByteDance to sell TikTok’s US operations or face a ban in its biggest market.US policymakers, including Trump in his first presidency, warned that China could use TikTok to mine data from Americans or exert influence through its state-of-the-art algorithm.Trump has delayed enforcement through successive executive orders, most recently extending the deadline into January.The deal largely confirms a September announcement by the White House that said a new venture had been agreed with China and would meet the requirements of the 2024 law.”If I could make it 100 percent MAGA I would, but it’s not going to work out that way unfortunately,” Trump told reporters after the TikTok announcement in September.Trump in September had specifically named Oracle boss Ellison, one of the world’s richest men, as a major player in the arrangement.Ellison has returned to the spotlight through his dealings with Trump, who has brought his old friend into major AI partnerships with OpenAI.Ellison has also financed his son David’s recent takeover of Paramount and is involved in his son’s bidding war with Netflix to take over Warner Bros.- Bytedance impact -Beijing’s foreign ministry spokesman Guo Jiakun did not directly address reports of the deal, reiterating Friday that “China’s position on the TikTok issue is consistent and clear”.Bytedance did not immediately comment, but experts said it was a compromise that had averted the blow of losing access to the lucrative US market.”Keeping the US operation live is itself a victory” for Bytedance, Li Chengdong, founder of Chinese technology consultancy Dolphin, told AFP.Settling the issue allows Bytedance to focus on new ventures including artificial intelligence projects, and could help it move towards an initial public offering (IPO), Li said.Zhang Yi of technology research firm iiMedia said the US market was of “paramount importance to TikTok” but warned the deal did not guarantee smooth sailing going forward.”The US side could still leverage its regulatory power… to impose unfair demands on TikTok,” Zhang said.