Le marché immobilier à nouveau équilibré en 2025, mais pas encore sorti de la crise

Un retour à la normale après deux ans de crise ? En 2025, le marché immobilier ancien a retrouvé du rythme et une évolution des prix modérée, selon les professionnels, qui restent prudents et ne parlent pas de sortie de crise.”La bonne nouvelle, c’est la remontée du volume de transactions. On en avait besoin, on a traversé une vraie tempête”, estime Charles Marinakis, président de Century 21 France. A fin septembre 2025, 921.000 ventes de logements anciens ont été comptabilisées. Pour l’année complète, le Conseil supérieur du notariat table sur 945.000 transactions réalisées, ce qui représenterait une hausse d’environ 12% par rapport à 2024. Pour les réseaux d’agences immobilières, la reprise des ventes a été de 11,6% chez Century 21, 11% pour Orpi et 16% au sein de Laforêt.Un cru 2025 plutôt bon puisqu’en moyenne entre 2014 et 2024, près de 980.000 transactions ont été enregistrées annuellement. Sur les vingt dernières années, cette moyenne se situe juste au-dessus de 867.000 ventes.  Quant aux prix au mètre carré, ils ont augmenté de 1,6% selon le baromètre SeLoger-Meilleurs Agents, de 1,4% d’après Century 21 et de 1,8% pour Laforêt. Une hausse que Charles Marinakis qualifie de “modérée” et espère ne pas voir s’emballer.Le marché immobilier “a retrouvé une forme de normalité avec des volumes de vente, des taux de crédit dans une fourchette normale et aussi une hiérarchie des prix” entre les différents territoires, commente auprès de l’AFP Yann Jéhanno, président du réseau Laforêt France. “Un marché normal, équilibré, qui s’est auto-régulé” après les secousses connues depuis la crise du Covid, confirme le président de Century 21.- Marché locatif toujours tendu -Pour Guillaume Martinaud, président d’Orpi, les raisons de cette dynamique retrouvée sont “claires”: “la baisse progressive des taux qui a rouvert l’accès au crédit, l’ajustement des prix qui a redonné du pouvoir d’achat immobilier et l’engagement des banques auprès des primo‑accédants”.Le taux d’intérêt moyen des crédits immobiliers est en effet redescendu autour de 3,1% après avoir dépassé les 4% en 2023. Les prix des logements avaient quant à eux baissé de 2,1% en 2024 et de 3,9% en 2023.Les ménages qui achètent leur premier bien immobilier avaient été les premiers touchés par la hausse des taux d’intérêt à partir de 2022. En 2025, “ils ont pu profiter de la baisse des prix” immobiliers, se réjouit Yann Jéhanno. Leur part parmi les clients acquéreurs de Laforêt est passée de 30% en 2024 à 35% en 2025.”Cela va dans le bons sens mais il reste des primo-accédants sur le bord de la route avec des difficultés à constituer un apport”, nuance le président de Laforêt. “Avant la crise, les primo-accédants représentaient 50% du marché”. Autre nuage dans la reprise: la désertion des investisseurs particuliers, ceux qui achètent un logement pour le louer. Ils représentent un quart des clients acquéreurs de Century 21, moins qu’en 2019, avant la crise. Mais 1,5 fois plus qu’en 2015, relativise Charles Marinakis.Principale conséquence de ce retrait des investisseurs: des tensions sur le marché locatif qui restent “très fortes, notamment dans les zones tendues”, constate le baromètre SeLoger-Meilleurs Agents.”À Paris, par exemple, le nombre de biens disponibles à la location reste 30% à 40% en dessous de son niveau avant crise sanitaire”, est-il ajouté. “Tant qu’on ne relancera pas l’investissement locatif”, le marché locatif restera tendu, estime Yann Jéhanno. Un dispositif fiscal incitatif pour les bailleurs privés figurait au projet de loi de finances pour 2026, dont l’examen n’a pas pu être achevé avant le 31 décembre. Le texte doit revenir à l’Assemblée nationale à partir du 8 janvier en commission des finances et pourra faire l’objet de nouvelles modifications.”Rien n’est gagné” pour l’immobilier, résume Guillaume Martinaud. “L’instabilité politique et la situation géopolitique que nous connaissons depuis septembre 2025 commencent déjà à peser sur le marché et se lisent dans les chiffres de fin d’année”, prévient-il. 

Laure Lavalette à la conquête de Toulon où le RN nourrit des ambitions fortes

La très médiatique députée du Rassemblement national Laure Lavalette se lance à la conquête de la mairie de Toulon, où la succession d’Hubert Falco ouvre une fenêtre pour l’extrême droite, qui enregistre des scores très importants dans le Var.”Je m’appelle Laure, mère de famille de 49 ans et je me présente pour vous servir comme prochain maire de Toulon”, commence-t-elle dans une “lettre aux Toulonnais” transmise mardi à l’AFP.Sous le slogan “Un avenir pour Toulon” rehaussé d’un soleil, elle se présente en veste blanche sans aucune mention ni référence visible à son parti.Laure Lavalette, qui officialise également cette candidature attendue sur BFM Toulon Var et Ici Matin Provence, part donc sans étiquette mais “soutenue par le RN”, souligne son entourage qui explique que sur 59 colistiers, 30 ne sont pas encartés. Exit donc la photo de Jordan Bardella qui ornait les tracts des dernières législatives.Le parti d’extrême droite, qui a déjà conquis Perpignan et Fréjus sur le pourtour méditerranéen, nourrit dans ce port militaire une forte ambition pour les municipales de mars, depuis qu’Hubert Falco, maire de droite pendant 22 ans, a été démis de ses mandats par la justice après une affaire de détournement de fonds. D’autant que sa succession s’avère compliquée.”On a des grandes chances de victoires. Le Var est patriote”, estimait Laure Lavalette il y a quelques semaines, dans un entretien avec l’AFP.Aux dernières législatives, le parti à la flamme a de nouveau réalisé un quasi grand chelem dans le département, remportant sept des huit circonscriptions. Seul raté: la circonscription de Toulon justement, remportée par un proche de Falco, rallié comme lui au macronisme.Pour Mme Lavalette, Falco a fait “de bonnes choses”, notamment en termes de rénovation. Mais “le centre-ville a été +surgâté+ au détriment d’autres quartiers”. Comme le Pont du Las, “quartier complètement abandonné”. Elle en veut pour preuve les “23 kebabs et barbiers à moitié vides” qu’elle explique y avoir recensés.Sur son premier tract, elle souhaite donc “que chaque quartier soit considéré avec le même intérêt et les mêmes moyens”, “rétablir la sécurité” dans cette ville réputée calme de 180.000 habitants, avec une “véritable police de proximité”, lancer un plan de réfection des trottoirs ou créer des îlots de verdure.- “Proximité” -Toulon fut une des premières grandes villes gagnées en 1995 par l’alors Front National, le temps d’un unique mandat de Jean-Marie Le Chevallier, qui a laissé le souvenir vivace d’une gestion calamiteuse.Mme Lavalette, elle, promet “la bonne tenue des finances”.Mère de cinq enfants, elle a commencé à s’imposer sur les plateaux des chaînes d’info en 2022, porte-parole de Marine Le Pen à la présidentielle.Le Monde l’a décrite comme “lepéniste tendance sudiste”, qualificatif qui convient bien à celle qui revendique une “vraie proximité avec, à la fois, Jordan et Marine. Je suis amie avec les deux”.Originaire de la région bordelaise, elle n’aime pas qu’on lui rappelle le passé militant de son père au groupuscule nationaliste Ordre Nouveau. “J’ai le droit d’avoir une pensée propre… j’étais déjà déléguée de classe en 4e, j’aimais la ramener, défendre la veuve et l’orphelin”.Catholique pratiquante qui assume préférer la messe en latin et être opposée au mariage pour tous, elle commence à militer à l’université de droit de Bordeaux, puis se présente, en 1998, aux cantonales à Bègles, fief de l’écologiste Noël Mamère. “J’ai fait 10,33%. A l’époque, c’était fou”.Elle se marie à un Toulonnais, se consacre à sa vie familiale. En 1999, elle suit Bruno Mégret lors de son départ du Front National puis y revient au début des années 2010 et connaît ses premiers mandats de conseillère régionale et municipale. Elue députée de la 2e circonscription du Var en 2022, elle est réélue en 2024 au premier tour.Pour conquérir la mairie de Toulon, elle affrontera notamment le sénateur Les Républicains Michel Bonnus, adoubé par Hubert Falco, qui conserve une influence notable malgré ses déboires judiciaires.Josée Massi, ancienne première adjointe qui a pris la succession à la mairie, a été plus que contrariée par ce choix et clarifiera ses intentions mi-janvier, selon son entourage. “Falco s’est beaucoup sali en traitant très mal Mme Massi… le Var est très sexiste et macho mais là, quand même”, commente Laure Lavalette.A gauche, l’universitaire Magali Brunel mènera une liste “Toulon en commun”.

Nigeria’s ‘Kannywood’ tiptoes between censor boards and modernityTue, 06 Jan 2026 06:44:47 GMT

Long overshadowed by south Nigeria’s Nollywood, filmmakers in the north of Africa’s cinema powerhouse are pushing boundaries in search of international eyeballs — all while navigating the Muslim-majority region’s social conservatism. Young creatives — influenced not just by their peers in the wealthier Christian south of the country, but even as far as India — are …

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Après sa capture, Maduro dit au tribunal à New York être un “prisonnier de guerre”

Confronté pour la première fois à la justice américaine depuis sa capture, le chef de l’Etat vénézuélien déchu Nicolas Maduro a déclaré lundi qu’il était un “prisonnier de guerre”, en plaidant non coupable à New York d’accusations de trafic de drogue.”Je suis innocent”, a-t-il lancé, s’exprimant en espagnol avec l’aide d’un traducteur devant le juge d’un tribunal fédéral de Manhattan, qui lui a signifié officiellement son inculpation pour quatre chefs d’accusation, dont narcoterrorisme.Deux jours après la capture de Nicolas Maduro par l’armée américaine dans une opération militaire aussi spectaculaire que décriée à travers le monde, des drones non identifiés ont volé lundi soir près du palais présidentiel à Caracas. La police a répliqué en tirant “de façon dissuasive”, selon une source officielle, précisant qu’il n’y avait eu “aucun affrontement”.Le président déchu de 63 ans, capturé après des mois d’une intense campagne militaire américaine dans la région, a comparu à New York avec son épouse Cilia Flores, 69 ans, qui a également plaidé non coupable. Il a démarré en déclarant: “Je suis le président de la République du Venezuela et je suis ici kidnappé depuis samedi 3 janvier. J’ai été arrêté à mon domicile à Caracas, au Venezuela…”, avant d’être interrompu par le juge Alvin Hellerstein. “Il y aura un moment et un lieu pour aborder tout cela”, lui a-t-il dit, lui demandant de simplement confirmer son identité. “Je suis Nicolas Maduro.”- “Merci Trump!” -Souriant à son entrée dans la salle, celui qui a dirigé le Venezuela d’une main de fer pendant plus de 12 ans a pris des notes et suivi les débats à l’aide d’une traduction simultanée.Après lui avoir notamment signifié les charges retenues contre lui et entendu qu’il plaidait non coupable, le juge a ordonné qu’il soit maintenu en détention à New York et comparaisse de nouveau le 17 mars.Depuis son arrivée sur le sol américain, Nicolas Maduro est incarcéré à Brooklyn, dans l’un des plus importants centres de détention des Etats-Unis, connu pour son insalubrité et sa gestion défaillante.A Caracas, des milliers de partisans du chef de l’Etat ont défilé à l’appel du pouvoir. De son côté, la cheffe de l’opposition et prix Nobel de la paix Maria Corina Machado a dit vouloir retourner “le plus vite possible” dans son pays et en faire le “centre énergétique” des Amériques, lors d’une interview sur la chaîne Fox News. Mme Machado est connue pour ses positions en faveur de Donald Trump, mais le président américain a affirmé samedi qu’elle ne “bénéficiait ni du soutien ni du respect” nécessaires pour gouverner son pays.Nicolas Maduro et son épouse sont visés aux Etats-Unis par un acte d’accusation publié samedi, aux côtés de quatre autres personnes – qui n’ont pas été arrêtées – dont le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, et le fils de M. Maduro. Le leader vénézuélien était “à la tête d’un gouvernement corrompu et illégitime qui, depuis des décennies, a utilisé le pouvoir de l’Etat pour protéger et promouvoir des activités illégales, notamment le trafic de drogue. Ce trafic a enrichi et solidifié l’emprise de l’élite politique et militaire vénézuélienne”, écrit l’acte d’accusation.Il lui est reproché de s’être allié avec des mouvements de guérilla et des cartels criminels pour “acheminer des tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis”.- Critiques internationales -Delcy Rodriguez, officiellement investie lundi présidente par intérim du Venezuela, a affiché sa volonté de coopérer avec les Etats-Unis dans le cadre de relations “équilibrées et respectueuses (…), fondées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence”.Celle qui était la vice-présidente de Nicolas Maduro montre ainsi un premier signe d’ouverture envers Donald Trump, qui l’a mise en garde: “si elle ne fait pas ce qu’il faut”, elle subira un sort pire que celui réservé au président déchu.Le président républicain de la Chambre américaine des représentants Mike Johnson s’est dit lundi favorable à la tenue d’élections au Venezuela dans un “court délai”.Donald Trump a de son côté écarté toute élection au Venezuela dans les 30 prochains jours, estimant lors d’une interview à la chaîne américaine NBC que les Etats-Unis devaient “d’abord remettre le pays sur pied”.De nombreux pays contestent la légalité de l’intervention américaine, présentée par les Etats-Unis comme une “opération de police”. Tout en affirmant ne pas vouloir s’impliquer dans les affaires politiques d’autres pays, comme les Etats-Unis l’ont fait en Irak ou en Afghanistan dans les années 2000, Donald Trump a clairement exprimé son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, premières réserves de brut prouvées au monde.

Colère agricole: les autorités craignent l’escalade et poursuivent leurs consultations

Le gouvernement poursuit mardi ses consultations avec les agriculteurs, dont ceux de la puissante FNSEA, espérant calmer la contestation, alors que sur le terrain les autorités interdisent les déplacements de tracteurs, des dispositions que les agriculteurs promettent d’outrepasser.Après les Jeunes agriculteurs et la Coordination rurale, c’est au tour de la FNSEA et de la Confédération paysanne d’être reçues mardi, respectivement à 17H30 et 19H00, par le Premier ministre Sébastien Lecornu à Matignon.Epizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) pour les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur, entre autres, les motifs de grogne s’amoncellent, alimentant une colère que les dernières propositions de l’exécutif ne parviennent pas à calmer.Selon plusieurs arrêtés préfectoraux consultés lundi par l’AFP, les mouvements et convois de tracteurs sont interdits dans la majeure partie de la France jusqu’à jeudi, visiblement pour tenter de juguler les projets de blocage avec les engins de la capitale, déjà aux prises avec la neige et le verglas.Mais la Coordination rurale a promis lundi soir de passer outre: “on montera” porter les “doléances” des agriculteurs à Paris, de façon “pacifique” et “même si la moitié doit finir en garde à vue”, a ainsi clamé à la sortie de Matignon, Bertrand Venteau, président du deuxième syndicat agricole.La CR espère l’arrivée de ses cortèges pacifiques aux abords de Paris à compter de jeudi, a-t-elle précisé à l’AFP.La FNSEA, reçue mardi à 17H30 à Matignon, a sonné la “mobilisation nationale” dimanche. Mais ses actions semblent pour le moment locales et ne pas se diriger vers de grands déplacements.Plusieurs actions ou blocages routiers ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Lozère), A64 (Haute-Garonne), A51 (Isère), A84 (Manche) et sur l’A7 à différents niveaux, notamment aux abords de Lyon.Dimanche, le Premier ministre a tenté de reprendre la main, appelant l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs.Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont annoncé dimanche leur volonté de suspendre par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe.Pour l’heure, les syndicats jugent “insuffisantes” ces promesses de l’exécutif.