Weekend of US protests after woman killed by immigration agent

Hundreds of rallies were planned for Saturday and Sunday across the United States to protest actions of the federal immigration agency after the fatal shooting of a 37-year-old woman in Minneapolis.Organizers said more than 1,000 events were planned under the slogan “ICE, Out for Good” — referring to the Immigration and Customs Enforcement agency that is drawing growing opposition over its execution of President Donald Trump’s crackdown on illegal immigration.The slogan is also a reference to Renee Good, the motorist shot dead by an ICE agent in the midwestern US city of Minneapolis on Wednesday. Her death has sparked strong emotions in this Democratic stronghold, and further afield. Protests are planned across the country, including around Washington, D.C., Philadelphia and Los Angeles. The calls to protest are being amplified by the “No Kings” movement, a network of left-wing organizations that mounted nationwide demonstrations against Trump last year.The Trump administration has sought to paint Good as a “domestic terrorist,” insisting that the agent who fatally shot her was acting in self-defense. This narrative is strongly disputed by local officials, who say footage of the shooting shows Good’s vehicle was turning away from the agent and did not pose a threat to him. Cell phone footage apparently taken by the officer who fired the fatal shots shows him interacting with Good as he approaches and circles her car, and her saying, “I’m not mad at you.”After he passes in front of the car, another agent can be heard ordering Good to exit the vehicle before she tries to drive off and shots ring out.The agent filming the video can be heard saying “fucking bitch” at the end of the clip.The White House insisted the video gave weight to the officer’s claim of self-defense — even though the clip does not show the moment the car moved away, or him opening fire. On Friday evening, hundreds of people gathered noisily in front of Minneapolis hotels believed to be housing ICE agents, equipped with whistles, loudspeakers, and musical instruments.Several people were arrested and then quickly released, according to city police. Officials and residents in Minnesota have expressed concern that local law enforcement agencies have been shut out of the FBI investigation into Minneapolis shooting.”When the FBI, when the federal agencies, say they won’t share evidence with the local authorities, the public can’t trust that it’s going to be a true, transparent investigation,” Patrick O’Shaughnessy, a 43-year-old unemployed resident interviewed by AFP on Friday.According to The Trace, a media outlet focusing on gun violence, reported that Good was the fourth person killed by federal immigration agents since the launch of the Trump administration’s deportation policy, and seven others have been injured. In a separate incident, two people were injured on Thursday in Portland, Oregon, by shots fired by federal border police during a traffic stop.

Coupe de France: Monaco évite la crise en écartant Orléans

A la peine en championnat, Monaco s’est offert un peu de répit en allant s’imposer 3-1 à Orléans, club de National, samedi en 16e finale de la Coupe de France.Bousculés par une valeureuse équipe orléanaise, les Monégasques se sont imposés non sans difficultés, pourtant bien lancés par une de leurs rares opportunités, convertie par Folarin Balogun, servi par Denis Zakaria (27e).Cette victoire, qui permet au moins à Monaco d’éviter de plonger encore un peu plus dans la crise, n’a toutefois pas levé toutes leurs difficultés dans le jeu, symbolisées par leur apathique situation en championnat, où ils ont perdu à six reprises lors des sept dernières journées.Fébriles, les joueurs de Sébastien Pocognoli auraient pu céder à plusieurs reprises dès la première période, notamment sur un centre dangereux (13e), une frappe dangereuse du gauche de Fahd El Khoumisti (26e), ou une autre d’Arthur Lallias (26e).Ils ont pourtant joué toute la deuxième période à dix contre onze, après l’exclusion de Stanis Idumbo (44e) pour un deuxième jaune juste avant la pause, se contentant de résister en s’appuyant sur leur gardien, Philipp Köhn.Privés de dix joueurs majeurs, les Monégasques ont alors reculé, laissant la possession de balle et les occasions franches à leurs adversaires de National, qui ont longtemps cru pouvoir leur jouer un bien mauvais tour.Sur un corner, El Khoumisti n’a pas été loin de permettre aux siens de revenir au score (64e), mais la réussite a fui l’USO, pourtant bien en place et portée par sa supériorité numérique et ses quelque 7.000 supporters du stade de la Source.Sans parvenir à convertir leurs nombreuses situations, les Orléanais ont même fini par céder en toute fin de match, crucifiés par le jeune George Ilenikhena (88e), entré à la place de Balogun et auteur d’un libérateur but du break.Agé de 19 ans, le Nigérian a récidivé quelques minutes plus tard pour s’offrir un doublé et aggraver le score (90e+4).Les Orléanais ont réduit l’écart dans la foulée, avec une réalisation inscrite pour l’honneur par El Khoumisti (90e+6).”Orléans a fait ce qu’ils devaient faire, venir nous chercher haut à domicile, ils ont été agressifs. On s’est exposés”, a estimé Sébastien Pocognoli à l’issue de la rencontre.”Le principal c’est de se qualifier, l’état d’esprit à dix contre onze a été remarquable”, a aussi salué l’entraineur monégasque.Pour les Monégasques, l’objectif est maintenant de relever la tête en Ligue 1, englués à une décevante neuvième place, avec la réception de Lorient (12e) vendredi prochain.

Iran: la mobilisation ne faiblit pas, craintes d’une répression brutale

Les craintes montent samedi d’une brutale répression en Iran, coupé du monde par un blocage d’internet, après de nouvelles manifestations dans la nuit dans le cadre d’une mobilisation inédite depuis trois ans.Des ONG ont signalé des dizaines de morts depuis le début du mouvement fin décembre, alors que la République islamique fait face à l’un de ses plus grands défis depuis sa mise en place en 1979. Les Iraniens sont désormais privés d’internet depuis 36 heures à la suite d’une coupure imposée par les autorités sur l’ensemble du territoire, selon l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. Dans ces conditions, peu d’informations filtrent. La coupure d’internet vise “à dissimuler les violences infligées lors de la répression”, ont mis en garde les cinéastes iraniens dissidents, Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof, appelant la communauté internationale à “mettre en place des moyens de communication” pour surveiller la situation. – Corps entassés -La lauréate du prix Nobel de la Paix 2003, l’avocate iranienne en exil Shirin Ebadi, a aussi dit redouter un “massacre sous le couvert d’un black-out total”, de nombreuses capitales occidentales condamnant l’usage de la force contre des manifestations “pacifiques”.”C’est le prix à payer pour la victoire du peuple”, a déclaré samedi un habitant de Téhéran au sujet de la coupure d’internet.Depuis le début le 28 décembre de la contestation, initialement liée au coût de la vie, au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés, a dénombré vendredi l’organisation Iran Human Rights, basée en Norvège.Elle a diffusé des images montrant, selon elle, des cadavres de manifestants empilés sur le sol d’un hôpital de Téhéran.L’ONG Amnesty International a dit analyser des éléments “inquiétants” semblant montrer une intensification de la répression ces derniers jours.Après une forte mobilisation jeudi, de nouveaux rassemblements ont secoué Téhéran et d’autres grandes villes dans la nuit de vendredi à samedi, selon des images vérifiées par l’AFP, diffusées sur les réseaux sociaux via des moyens satellitaires. Dans le quartier de Saadatabad à Téhéran, des Iraniens ont scandé des slogans anti-gouvernementaux, notamment “Mort à Khamenei”, du nom du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Des chaînes de télévision en persan basées à l’étranger ont aussi diffusé des vidéos de nombreux protestataires à Machhad, dans l’est, à Tabriz, dans le nord, et dans la ville sainte de Qom.Une autre vidéo montre un homme brandissant un drapeau iranien de l’époque du chah au milieu de feux et d’une foule dansant à Hamedan (ouest), alors que des slogans appellent au retour de la dynastie chassée par la Révolution islamique en 1979.  L’ancien prince héritier Reza Pahlavi, figure de l’opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, a appelé samedi les Iraniens à “se préparer à prendre” les centres-villes. “Il me semble que le peuple est en train de prendre le contrôle de certaines villes, ce que personne n’aurait cru possible il y a encore quelques semaines”, a lancé vendredi Donald Trump, estimant que l’Iran avait “de gros problèmes”. La veille, le président américain avait réitéré ses menaces de “frapper très fort” le pays en cas de vague de répression meurtrière. – “En pleine guerre” -Rues désertes et plongées dans l’obscurité, un journaliste de l’AFP a décrit jeudi et vendredi une capitale inhabituellement peu animée, avant le début des manifestations en soirée. Il a aussi vu des vitrines de magasins brisées et des forces de sécurité se déployer.Sur l’avenue Valiasr, l’une des principales artères de Téhéran, les commerces ont fermé exceptionnellement tôt. “Le quartier n’est pas sûr”, a expliqué le gérant d’un café.Dans un discours offensif, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a fustigé des “vandales” et “saboteurs” à la botte de Donald Trump.”Nous sommes en pleine guerre”, a ensuite lancé Ali Larijani, un de ses proches conseillers qui dirige la plus haute instance de sécurité, dénonçant “des incidents orchestrés de l’extérieur”. Le chef de la diplomatie Abbas Araghchi a lui accusé les Etats-Unis et Israël d’ingérence dans le mouvement. L’armée iranienne a de son côté assuré qu’elle “protégerait et sauvegarderait vigoureusement les intérêts nationaux” contre un “ennemi cherchant à perturber l’ordre et la paix”. La télévision d’Etat a diffusé samedi des images des funérailles, devant une vaste foule à Chiraz (sud), de membres des forces de sécurité tués lors des manifestations. Le pouvoir iranien n’avait pas été confronté à une telle contestation depuis celle provoquée par la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.Elle survient dans un pays affaibli par sa guerre de juin avec Israël et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire rétablies en septembre par l’ONU.