US congress members visit Denmark to support Greenland

A bipartisan US Congress delegation began a visit to Copenhagen on Friday to voice support for Denmark and Greenland after US President Donald Trump threatened to take over the Arctic island, an autonomous Danish territory.The two-day visit comes alongside a European show of support in the form of a military reconnaissance mission to Greenland.The 11 congressmen and women were to hold talks with Danish Prime Minister Mette Frederiksen and her Greenlandic counterpart Jens-Frederik Nielsen.The group arrived at the Danish employers’ association Dansk Industri around midday for discussions with business leaders.They were due later to meet members of the Danish parliament, over which the Greenlandic flag was raised on Friday in a show of unity.”We are showing bipartisan solidarity with the people of this country and with Greenland. They’ve been our friends and allies for decades,” Democratic Senator Dick Durbin told reporters.”We want them to know we appreciate that very much. And the statements being made by the president do not reflect what the American people feel,” he added of Trump.An AFP reporter in Copenhagen saw a large black van leave Frederiksen’s office shortly before noon (1100 GMT) on Friday but her office declined to confirm whether the meeting had taken place.The delegation’s visit follows a meeting in Washington on Wednesday at which Danish representatives said Copenhagen and Washington were in “fundamental disagreement” over the future of Greenland.In Greenland’s capital Nuuk, residents welcomed the show of support.”(US) Congress would never approve of a military action in Greenland. It’s just one idiot speaking,” a 39-year-old union representative told AFP.”If he does it, he’ll get impeached or kicked out. If people in Congress want to save their own democracy, they have to step up,” said the union rep, speaking on condition of anonymity.- Demonstrations -Trump claims the United States needs mineral-rich Greenland and has criticised Denmark for, he says, not doing enough to ensure its security.The US president has pursued that argument, despite strategically located Greenland — as part of Denmark — being covered by NATO’s security umbrella.Military personnel were more visible in Nuuk on Friday, according to an AFP journalist, days after Denmark said it was beefing up its defence on the island. “I don’t think troops in Europe impact the president’s decision-making process, nor does it impact his goal of the acquisition of Greenland at all,” White House press secretary Karoline Leavitt told a briefing.Danish Foreign Minister Lars Lokke Rasmussen retorted that a US acquisition of Greenland was “out of the question”.The European troop deployment in Greenland for a military exercise is aimed at “sending a signal” to “everyone”, including the United States, that European countries are determined to “defend (their) sovereignty”, French armed forces minister Alice Rufo said.Britain, Finland, France, Germany, the Netherlands, Norway and Sweden have announced the deployment of small numbers of military personnel to prepare for future exercises in the Arctic. “A first team of French service members is already on site and will be reinforced in the coming days with land, air and maritime assets,” French President Emmanuel Macron said on Thursday.Large demonstrations are planned across Denmark and Greenland on Saturday to protest against Trump’s territorial ambitions.Thousands of people have taken to social networks to say they intend to take part in the protests organised by Greenlandic associations in Nuuk and Copenhagen, Aarhus, Aalborg and Odense.In addition to Durbin, the US delegation included Democratic senators Chris Coons, Jeanne Shaheen and Peter Welch, as well as Republicans Lisa Murkowski and Thom Tillis.Democrats from the House of Representatives in the delegation are Madeleine Dean, Steny Hoyer, Sara Jacobs, Sarah McBride and Gregory Meeks.

Procès de Mahdieh Esfandiari: quatre ans de prison dont trois avec sursis requis contre l’Iranienne

Une peine de quatre ans de prison dont trois avec sursis a été requise vendredi à Paris contre l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, jugée notamment pour apologie du terrorisme et possible monnaie d’échange avec Téhéran contre Cécile Kohler et Jacques Paris.Le parquet a aussi requis une interdiction définitive du territoire français contre la prévenue de 39 ans, jugée depuis mardi  par le tribunal correctionnel, en pleine vague de protestation étouffée en Iran par la répression.Elle est aussi accusée de provocation directe en ligne à un acte de terrorisme (des délits passibles de sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende), injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs.La justice française la soupçonne d’avoir alimenté en publications les comptes de l’organisation Axe de la Résistance en 2023 et 2024, notamment sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube et le site Egalité et Réconciliation de l’essayiste d’extrême droite multicondamné Alain Soral.En particulier, le compte Telegram de cette organisation a fait l’apologie de l’attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive, ce qui a mené le ministère de l’Intérieur à faire un signalement à la justice.Dans ses réquisitions, la procureure a estimé qu’il n’était pas nécessaire de réincarcérer Mahdieh Esfandiari, qui a déjà effectué huit mois de détention provisoire avant d’être libérée sous contrôle judiciaire en octobre dernier. Contre les quatre autres prévenus de ce dossier, le ministère public a réclamé jusqu’à trois ans de prison ferme, la peine la plus lourde étant demandée pour Alain Soral, absent. Une amende de 30.000 euros et un mandat d’arrêt ont aussi été requis contre celui qui cumule 30 mentions à son casier judiciaire.Contre Maurizio Busson, “animateur de la chaîne”, la représentante du parquet a aussi requis quatre ans de prison dont trois avec sursis.A la barre, Mahdieh Esfandiari avait reconnu être à l’origine de la chaîne Axe de la Résistance mais contesté être l’autrice des publications.- “Ingérence étrangère” -“Elle se présente devant nous sous un jour parfaitement lisse”, mais “elle est au centre du dispositif”, a soutenu la magistrate, qui a appelé le tribunal à prendre en compte le contexte d'”ingérence étrangère” dans ce dossier, bien que cet aspect-là ne fasse pas l’objet de poursuites.”Ce dossier est un dossier bien plus iranien que palestinien”, a-t-elle souligné, prenant soin par ailleurs d’indiquer qu’il ne signifiait “pas la criminalisation du soutien à la cause palestinienne, qui est un débat d’intérêt général” et “mérite bien mieux que cela”.Un aspect soulevé par les avocats des parties civiles dans leurs plaidoiries.Me Ilana Soskin, conseil de la Licra, a observé que Mahdieh Esfandiari, qui avait notamment témoigné pendant les débats son admiration pour les Gardiens de la révolution, prenait “ses instructions directement auprès du bureau du Guide” de la Révolution iranienne afin d'”importer en France le narratif de (d’Ali) Khamenei, pour diffuser le discours islamique des mollahs”.Les protagonistes d’Axe de la Résistance “sont structurés, organisés, financés et déterminés à partager sur notre territoire la propagande du régime iranien, la propagande du Hezbollah et la propagande du Hamas”, a déclaré de son côté Me Sacha Ghozlan, qui défend l’Union des étudiants juifs de France (UEJF).L’avocat a dénoncé un “système soralo-iranien, un système d’extrême droite qui s’est allié à un régime dictatorial qui propage des idées contraires” à celles de la France.Pour lui, “c’est la raison pour laquelle le régime iranien met la pression” pour échanger la prévenue contre les deux Français, incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés respectivement à 20 et 17 ans de prison, notamment pour espionnage au profit d’Israël, puis libérés début novembre 2025 avec interdiction de quitter le pays. Ils restent pour l’heure bloqués à l’ambassade de France à Téhéran.”C’est un arrangement, une négociation entre nos deux Etats”, a déclaré jeudi soir sur BFMTV l’ambassadeur d’Iran en France, Mohammad Amin Nejad. “Mon souhait est leur retour dès que possible après la réalisation des arrangements entre les deux Etats”.

Le meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti, résolu 36 ans après sa disparition, est prescrit

Le meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti, résolu 36 ans après sa disparition, est prescrit, a statué vendredi la Cour de cassation, plus haute juridiction judiciaire française, ce qui fera jurisprudence dans les cas similaires. Cette décision ferme la porte aux poursuites contre Yves Chatain, qui avait finalement avoué en 2022 avoir étranglé Mme Bonfanti, portée disparue à l’âge de 25 ans le 22 mai 1986 en Isère. La position de la Cour de cassation, très attendue, rejaillira sur tout “cold case” similaire, notamment dans certains dossiers du pôle de Nanterre spécialisé dans les crimes non élucidés.”Dans cette affaire, il n’y a pas eu d’obstacle insurmontable de nature à suspendre le cours de la prescription”, a estimé la Cour de cassation. “En effet, dès la disparition de la victime, la commission d’une infraction a été suspectée. Des investigations pouvaient donc être réalisées”, ajoute la plus haute juridiction française. “L’action publique est donc prescrite”, conclut la Cour de cassation.Elle n’a donc pas suivi l’avis de Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation, qui avait insisté lors de l’audience du 28 novembre pour une évolution de la jurisprudence dans un tel cas. Rémy Heitz avait soutenu qu’un crime comme celui-ci “ne peut commencer à se prescrire tant qu’il est ignoré de tous, sauf de son auteur”.Le procureur général avait aussi invoqué les attentes de la société aujourd’hui, notamment en terme d’impunité. “La mémoire du crime ne s’efface jamais pour les victimes et leurs familles”, avait-il martelé à l’audience.Rémy Heitz avait aussi élargi la focale: parmi les 22 procédures qualifiées fin 2025 d’enlèvement et séquestration dans le périmètre du pôle “cold cases” de Nanterre, sept pourraient être remises en cause si la prescription avait été établie dans cette affaire.Cette question centrale dans le dossier Bonfanti avait déjà été examinée précédemment par les cours d’appel de Grenoble et Lyon, avant de revenir devant la Cour de cassation.Cette fois, cette juridiction s’est réunie en assemblée plénière, sa formation la plus solennelle, preuve de l’importance de sa décision.Le pourvoi en cassation tranché ce vendredi avait été formé par Yves Chatain, mis en examen après ses aveux il y a quatre ans pour enlèvement, séquestration et meurtre. Le mis en cause, aujourd’hui sexagénaire, demandait qu’il soit mis fin à la procédure judiciaire, estimant que l’action publique était prescrite.  Le délai de prescription de meurtre, qui court à compter du jour où le crime a été commis, était de 10 ans avant 2017 et est de 20 ans depuis (cet allongement du délai de prescription ne s’applique pas aux crimes prescrits avant 2017).

French prosecutor seeks year in jail for Iranian over comments online

A French prosecutor Friday sought a one-year jail term for an Iranian woman accused of promoting “terrorism” online in a case linked to a possible prisoner swap with two French citizens.Mahdieh Esfandiari, a 39-year-old Iranian, was arrested in France in February on charges of promoting and inciting “terrorism” on social media over comments she is said to have made, including on Palestinian militant group Hamas attacking Israel on October 7, 2023, according to French authorities. She is accused of writing posts for a channel called “Axis of the Resistance” in 2023 and 2024 on platforms including Telegram, X, Twitch and YouTube.She was released after some eight months in pre-trial detention in October pending her hearing in court, whose start date on Tuesday was scheduled long before protests erupted in Iran in recent weeks.The prosecutor requested a four-year jail term, including three years suspended, for Esfandiari, but said it would not be necessary for her to be re-incarcerated.The verdict is expected at a later date.Esfandiari, who has translated into French works from a publisher linked to the Iranian authorities, in court said she was involved with the “Axis of the Resistance” project, but did not write its posts.She however said the Hamas attacks in 2023 did not amount to “terrorism”.”It’s not an act of terrorism, it’s an act of resistance,” she said.- French pair held -French citizens Cecile Kohler and Jacques Paris were arrested in Iran in May 2022, but they were freed in November after more than three years in prison on espionage charges their families vehemently denied.They were immediately taken by French diplomats to France’s mission in Tehran, but are still waiting to leave Iran.Tehran’s Foreign Minister Abbas Araghchi said in November that Iran would allow Kohler and Paris to return home in “exchange” for France freeing Esfandiari.Iran’s ambassador to France, Mohammad Amin Nejad, late Thursday said he hoped the French pair could go home.”My wish is for their return as soon as possible after arrangements have been made between the two states,” he said.France has described Kohler and Paris as “state hostages” taken by Tehran in a bid to extract concessions. They were convicted on espionage charges their families have always condemned as fabricated.Dozens of Europeans, North Americans and other Western citizens have been arrested in the last few years in similar circumstances.Iran has previously carried out exchanges of Westerners for Iranians held by the West, but insists foreigners are convicted fully in line with the law.