L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal élu à l’Académie française

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est devenu jeudi un “immortel” en étant facilement élu à l’Académie française, près de trois mois après être sorti de prison en Algérie.Les membres de la prestigieuse institution de défense de la langue française ont adoubé Boualem Sansal au premier tour, avec 25 voix “pour” et un bulletin blanc pour 26 votants, a annoncé l’Académie.L’auteur de “2084” prendra, à une date encore indéterminée, le fauteuil laissé vacant par l’avocat et historien Jean-Denis Bredin, décédé en 2021.Il sera intronisé lors d’une cérémonie à huis clos, au cours de laquelle il recevra un habit vert brodé de rameaux d’olivier et une épée. Six prétendants étaient en lice mais Boualem Sansal était de loin le plus connu d’entre eux.Plusieurs personnalités politiques, surtout à droite, ont salué son intronisation comme Marine Le Pen, qui a rendu hommage sur X à “une figure emblématique du combat pour la vérité”.Le président des Républicains Bruno Retailleau a lui félicité son “ami”, tandis que la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a qualifié cette élection de “message fort en France et à l’international”. Le Franco-algérien rejoint parmi les “immortels” – surnom donné aux académiciens – la philosophe Sylviane Agacinski, l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf, l’écrivain Erik Orsenna – ancienne plume du président François Mitterrand -, le médecin, écrivain et diplomate Jean-Christophe Rufin, ou encore la romancière et essayiste Chantal Thomas.L’écrivain – qui a obtenu la nationalité française en 2024 – avait eu un avant-goût de la coupole le 4 décembre lorsqu’il a été honoré par l’Académie, qui lui a remis le prix mondial Cino del Duca trois semaines après sa libération, le 12 novembre.- Goûter “les petites choses” -“Je suis un peu euphorique parce que je goûte à la liberté, des petites choses. Je ne parle pas des grandes. Des petites choses. Des bons petits repas, des petits trucs. Vous n’imaginez pas comme les petites choses sont de grands plaisirs”, a-t-il déclaré lundi en recevant la médaille de la ville à Strasbourg (est).La vie de cet ancien fonctionnaire algérien bascule le 16 novembre 2024 quand il est arrêté à son arrivée à Alger en provenance de Paris, avant d’être emprisonné.Son sort émeut aussitôt en France, où une campagne est lancée en faveur de cet athée revendiqué, adversaire acharné des jihadistes et critique féroce du pouvoir d’Alger.Il est condamné à cinq ans de prison, accusé d'”atteinte à l’unité nationale” après des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières sur l’Algérie et le Maroc. Avant de bénéficier d’une grâce accordée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.Boualem Sansal est l’auteur d’une trentaine de romans, recueils de nouvelles et essais depuis 1999.- Sa vision du français -Il a reçu le grand prix du roman de l’Académie française en 2015 pour “2084. La fin du monde” (Gallimard), inspiré du chef-d’oeuvre de George Orwell “1984”, ex æquo avec l’écrivain franco-tunisien Hédi Kaddour.Il est également l’auteur de “Rue Darwin”, du “Village de l’Allemand” et de “Vivre”.Lundi à Strasbourg, il a précisé avoir détaillé sa vision de la langue française dans “Le français, parlons-en!” (Cerf), publié en 2024. “Je crois qu’il faut redéfinir beaucoup, beaucoup de termes”, a-t-il estimé.Fondée en 1635 par Richelieu, le principal ministre du roi Louis XIII, l’Académie française a comme mission de “donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences”. Elle rédige un dictionnaire et se prononce sur des règles orthographiques.En novembre, l’Académie avait élu deux nouveaux entrants, les écrivains Florian Zeller et Eric Neuhoff. 

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal élu à l’Académie française

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est devenu jeudi un “immortel” en étant facilement élu à l’Académie française, près de trois mois après être sorti de prison en Algérie.Les membres de la prestigieuse institution de défense de la langue française ont adoubé Boualem Sansal au premier tour, avec 25 voix “pour” et un bulletin blanc pour 26 votants, a annoncé l’Académie.L’auteur de “2084” prendra, à une date encore indéterminée, le fauteuil laissé vacant par l’avocat et historien Jean-Denis Bredin, décédé en 2021.Il sera intronisé lors d’une cérémonie à huis clos, au cours de laquelle il recevra un habit vert brodé de rameaux d’olivier et une épée. Six prétendants étaient en lice mais Boualem Sansal était de loin le plus connu d’entre eux.Plusieurs personnalités politiques, surtout à droite, ont salué son intronisation comme Marine Le Pen, qui a rendu hommage sur X à “une figure emblématique du combat pour la vérité”.Le président des Républicains Bruno Retailleau a lui félicité son “ami”, tandis que la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a qualifié cette élection de “message fort en France et à l’international”. Le Franco-algérien rejoint parmi les “immortels” – surnom donné aux académiciens – la philosophe Sylviane Agacinski, l’écrivain franco-libanais Amin Maalouf, l’écrivain Erik Orsenna – ancienne plume du président François Mitterrand -, le médecin, écrivain et diplomate Jean-Christophe Rufin, ou encore la romancière et essayiste Chantal Thomas.L’écrivain – qui a obtenu la nationalité française en 2024 – avait eu un avant-goût de la coupole le 4 décembre lorsqu’il a été honoré par l’Académie, qui lui a remis le prix mondial Cino del Duca trois semaines après sa libération, le 12 novembre.- Goûter “les petites choses” -“Je suis un peu euphorique parce que je goûte à la liberté, des petites choses. Je ne parle pas des grandes. Des petites choses. Des bons petits repas, des petits trucs. Vous n’imaginez pas comme les petites choses sont de grands plaisirs”, a-t-il déclaré lundi en recevant la médaille de la ville à Strasbourg (est).La vie de cet ancien fonctionnaire algérien bascule le 16 novembre 2024 quand il est arrêté à son arrivée à Alger en provenance de Paris, avant d’être emprisonné.Son sort émeut aussitôt en France, où une campagne est lancée en faveur de cet athée revendiqué, adversaire acharné des jihadistes et critique féroce du pouvoir d’Alger.Il est condamné à cinq ans de prison, accusé d'”atteinte à l’unité nationale” après des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières sur l’Algérie et le Maroc. Avant de bénéficier d’une grâce accordée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.Boualem Sansal est l’auteur d’une trentaine de romans, recueils de nouvelles et essais depuis 1999.- Sa vision du français -Il a reçu le grand prix du roman de l’Académie française en 2015 pour “2084. La fin du monde” (Gallimard), inspiré du chef-d’oeuvre de George Orwell “1984”, ex æquo avec l’écrivain franco-tunisien Hédi Kaddour.Il est également l’auteur de “Rue Darwin”, du “Village de l’Allemand” et de “Vivre”.Lundi à Strasbourg, il a précisé avoir détaillé sa vision de la langue française dans “Le français, parlons-en!” (Cerf), publié en 2024. “Je crois qu’il faut redéfinir beaucoup, beaucoup de termes”, a-t-il estimé.Fondée en 1635 par Richelieu, le principal ministre du roi Louis XIII, l’Académie française a comme mission de “donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences”. Elle rédige un dictionnaire et se prononce sur des règles orthographiques.En novembre, l’Académie avait élu deux nouveaux entrants, les écrivains Florian Zeller et Eric Neuhoff. 

Georgia official denounces FBI vote center search as ‘intimidation’

Officials in the US state of Georgia on Thursday slammed the FBI’s search of a local election center at the heart of President Donald Trump’s unfounded allegations of election fraud in 2020, saying it amounted to intimidation.The FBI on Wednesday searched the main election facility in Fulton County, which includes the state capital Atlanta, seeking records related to the 2020 vote. Ballot boxes were seized.”As you all know by now, yesterday, shortly after noon, until around nine o’clock last night, the FBI made a surprise execution of a criminal search warrant at the Fulton County Elections hub,” County Chairman Rob Pitts told a press conference.”Fulton County has been targeted for years because I stood up to Donald Trump’s big lie, refused to bend to pressure,” Pitts said.”Every audit, every recount, every court ruling has confirmed what we the people of Fulton County already knew: our elections were fair and accurate, and every legal vote was counted,” the official added. “These ongoing efforts are about intimidation and distraction, not facts.”- 700 boxes -During the search, federal agents seized a total of 700 boxes, with officials unable to make copies, according to Sherry Allen, chairperson of Fulton County Elections Board.She said election officials themselves had been planning to provide the documents in the coming weeks as part of ongoing legal proceedings and thus saw no need for the raid.”I was allowed in to discuss with them and trying to negotiate a reasonable way to transfer documents and for us to maintain copies, but that wasn’t allowed,” she added.Both Allen and Pitts voiced concerns that the documents could expose personal information and leave election workers vulnerable to pressure.In 2020, Trump’s personal lawyer Rudy Giuliani accused two Fulton County election workers of rigging the vote, citing a video that showed them passing an object between them — later revealed to be a mint.Giuliani claimed the women, Ruby Freeman and her daughter Wandrea “Shaye” Moss, were exchanging a USB drive “as if they’re vials of heroin or cocaine.”In December 2023, a court ordered him to pay $148 million in damages for defamation.Trump narrowly lost to Biden in Georgia in 2020 and he urged a state election official in a phone call before the tallies were finalized to help him “find 11,780 votes” he needed to win.Trump and 18 codefendants were charged with racketeering and other offenses in Georgia in 2023 over their alleged efforts to subvert the results of the vote in the southern state.A Georgia judge dismissed the election interference case in November 2025.Since taking office a year ago, Trump has taken several punitive measures against perceived enemies, purging government officials deemed to be disloyal, targeting law firms involved in past cases against him and pulling federal funding from universities.Speaking in Davos last week, Trump said the 2020 vote was “a rigged election” and “people will soon be prosecuted for what they did.”

Délinquance: la majorité des crimes et délits en augmentation en 2025

Violences physiques ou sexuelles, trafic de stupéfiants, escroqueries: en 2025, la majorité des crimes et délits enregistrés en France ont augmenté, avec une hausse marquée des viols et tentatives de viol (+9%), selon un bilan annuel du service statistique du ministère de l’Intérieur (SSMSI) publié jeudi.Afin d’établir un premier état des lieux (un bilan complet sera publié en juillet), le service statistique s’appuie sur 18 indicateurs, dont 13 sont en hausse par rapport à 2024.L’augmentation des violences sexuelles (+8%) se poursuit, tout comme les violences physiques (+5%) – des hausses qui s’expliquent par “un changement dans la société et la libération de la parole” incitant les victimes à davantage porter plainte, selon le SSMSI.Ainsi, “ce n’est pas parce que la délinquance et les violences enregistrées augmentent que la violence (réelle, NDLR) augmente”, a expliqué l’un de ses membres, Gwennaël Solard, lors d’un point presse.Les dépôts de plainte restent pourtant encore faibles: seules 6% des victimes de violences sexuelles physiques (viol, tentative de viol, autre agression sexuelle) ont déposé plainte en 2023 – soit le même taux qu’en 2022 -, d’après la dernière enquête “Vécu et ressenti en matière de sécurité”.Autres augmentations notables sur un an: celles des escroqueries et des fraudes aux moyens de paiement (+8%), notamment liées au numérique, et les tentatives d’homicides (+5%).L’usage et le trafic de stupéfiants sont aussi en hausse – respectivement de 6% et 8% – en raison de “la priorité donnée depuis plusieurs années à la lutte contre le narcotrafic”, explique le SSMSI.Pour la première fois dans le cadre de son bilan annuel, le service a publié jeudi une estimation du nombre de refus d’obtempérer routiers. Les forces de sécurité ont fait face à 28.200 refus lors de contrôles routiers l’an dernier – dont 6.200 refus d’obtempérer aggravés -, soit une hausse de 11% sur un an.Quant aux baisses enregistrées, elles sont à regarder exclusivement du côté des vols, dont les plus marquées concernent les vols de véhicules (-9%), les vols dans les véhicules (-9%) et les vols avec armes (-7%). En revanche, les vols sans arme et ceux sans violence sont en légère hausse (+2%).Alors qu’ils représentent 14% des Français, les 18‑29 ans sont “ surreprésentés dans l’ensemble des infractions suivies ”, relève le service statistique, constituant près ou plus de la moitié des mis en cause pour la plupart des atteintes aux biens et des infractions à la législation sur les stupéfiants.Les étrangers, qui comptent pour 9% de la population résidant en France, sont surreprésentés dans les vols dans les véhicules (37%), les cambriolages (36%) et les vols violents sans arme (33%).Les mineurs de 13 à 17 ans (6% de la population) sont, quant à eux, plus fortement représentés parmi les auteurs présumés de vols violents sans arme (33%), de vols avec armes (32%) et de vols de véhicule (29%).

Iran threatens to hit US bases and carriers in event of attack

Iran threatened Thursday to instantly strike US bases and aircraft carriers in response to any attack, after US President Donald Trump warned time was running out for Tehran and the EU blacklisted its Revolutionary Guards as a terror group.  As Brussels and Washington dialled up their own rhetoric and Iran issued stark threats, UN chief Antonio Guterres called for nuclear negotiations to “avoid a crisis that could have devastating consequences in the region”.  An Iranian military spokesman warned Tehran’s response to any US action would not be limited — as it was in June last year when American planes and missiles briefly joined Israel’s short air war against Iran — but would be a decisive response “delivered instantly”.  Brigadier General Mohammad Akraminia told state television US aircraft carriers have “serious vulnerabilities” and that numerous American bases in the Gulf region are “within the range of our medium-range missiles”.”If such a miscalculation is made by the Americans, it will certainly not unfold the way Trump imagines — carrying out a quick operation and then, two hours later, tweeting that the operation is over,” he said.An official in the Gulf, where states host US military sites, told AFP that fears of a US strike on Iran are “very clear”. “It would bring the region into chaos, it would hurt the economy not just in the region but in the US and cause oil and gas prices to skyrocket,” the official added. – ‘Protests crushed in blood’ -Qatar’s leader Sheikh Tamim bin Hamad Al Thani and Iran’s President Masoud Pezeshkian held a call to discuss “efforts being made to de-escalate tensions and establish stability,” the Qatar News Agency (QNA) reported.The European Union, meanwhile, piled on the pressure by designating the Islamic Revolutionary Guard Corps (IRGC) a “terrorist organisation” over a deadly crackdown on recent mass protests.”‘Terrorist’ is indeed how you call a regime that crushes its own people’s protests in blood,” said EU chief Ursula von der Leyen, welcoming the “overdue” decision. Though largely symbolic, the EU decision has already drawn a warning from Tehran.Iran’s military slammed “the illogical, irresponsible and spite-driven action of the European Union”, alleging the bloc was acting out of “obedience” to Tehran’s arch-foes the United States and Israel. Iranian officials have blamed the recent protest wave on the two countries, claiming their agents spurred “riots” and a “terrorist operation” that hijacked peaceful rallies sparked over economic grievances. Rights groups have said thousands of people were killed during the protests by security forces, including the IRGC — the ideological arm of Tehran’s military. In Tehran on Thursday, citizens expressed grim resignation.”I think the war is inevitable and a change must happen. It can be for worse, or better. I am not sure,” said a 29-year-old waitress, speaking on condition of anonymity for fear of reprisals. “I am not in favour of war. I just want something to happen that would result in something better.”Another 29-year-old woman, an unemployed resident of an upscale neighbourhood in northern Tehran, told AFP: “I believe that life has highs and lows and we are now at the lowest point. “Neither the economic situation, nor our livelihood is good. It is the lowest for me.”Trump had threatened military action if protesters were killed in the anti-government demonstrations that erupted in late December and peaked on January 8 and 9. But his recent statements have turned to Iran’s nuclear programme, which the West believes is aimed at making an atomic bomb.On Wednesday he said “time is running out” for Tehran to make a deal, warning a US naval strike group that arrived in Middle East waters on Monday was “ready, willing and able” to hit Iran. – Conflicting tolls -The US-based Human Rights Activists News Agency (HRANA) said it has confirmed 6,373 people were killed in the protests, as internet restrictions imposed on January 8 continue to slow verification. But rights groups warn the toll is likely far higher, with estimates in the tens of thousands. Iranian authorities acknowledge that thousands were killed during the protests, giving a toll of more than 3,000 deaths, but say the majority were members of the security forces or bystanders killed by “rioters”. Billboards and banners have gone up in the capital Tehran to bolster the authorities’ messages. One massive poster appears to show an American aircraft carrier being destroyed.burs-sw-sjw/dc/amj

L’émissaire de Trump promet “bientôt” une baisse des effectifs de police à Minneapolis

L’envoyé spécial de Donald Trump à Minneapolis a promis jeudi de “bientôt” réduire les effectifs de la police de l’immigration déployés dans la ville, tout en répétant la volonté du président américain d’y poursuivre les opérations anti-migrants qui ont provoqué une vague d’émotion aux Etats-Unis.Tom Homan, arrivé sur place en début de semaine, faisait sa première intervention publique alors que la métropole du nord des Etats-Unis, devenue l’emblème de la politique anti-immigration du gouvernement Trump, reste sous le choc du décès de deux Américains abattus par des agents fédéraux. Alex Pretti, infirmier de 37 ans, a été tué samedi par des membres de la police aux frontières (CBP). Renee Good, mère de famille du même âge, avait été tuée moins de trois semaines plus tôt, le 7 janvier, par un agent de la police de l’immigration (ICE).Quelque 3.000 agents chargés de la lutte contre l’immigration illégale ont été dépêchés dans cette ville démocrate du Midwest, mais l’administration Trump va “bientôt” réduire la voilure, a promis Tom Homan en conférence de presse, sans donner d’autres détails.”Nous allons nous assurer de mener des opérations de contrôle ciblées et je le répète: nous ne renonçons en aucun cas à notre mission. Nous la menons simplement de manière plus intelligente”, a-t-il néanmoins insisté.- “Améliorations” nécessaires -“Nous y croirons quand nous le verrons. Cette administration a prouvé à maintes reprises qu’elle ne fait que nous mentir”, a réagi auprès de l’AFP Steven Gagner, créateur de bijoux âgé de 41 ans, membre d’un réseau citoyen qui signale et filme les interventions d’ICE dans son quartier.Son expérience sur le terrain lui fait dire qu’elles “se sont intensifiées dans les trois derniers jours par rapport aux trois précédents”.La présence de ces agents fédéraux masqués relève d’une “invasion contre notre démocratie”, a fustigé jeudi le maire de Minneapolis Jacob Frey, que Donald Trump avait accusé la veille de “jouer avec le feu”.”La sécurité de la population est primordiale”, a martelé plus tôt Tom Homan, relevant que le président américain admettait la nécessité de “certaines améliorations” dans les opérations. Si des agents n’agissent pas de façon professionnelle, “ils seront traités comme n’importe quelle autre agence fédérale. Nous avons des normes de conduite”, a-t-il ajouté, tranchant avec les promesses d’impunité répétées au début des opérations. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a lui appelé jeudi les autorités américaines à la “retenue” pour “éviter que des manifestants ne paient de leur vie leur engagement”, lors d’une conférence de presse à New York. Les deux agents impliqués dans la mort d’Alex Pretti ont déjà été suspendus dans la foulée du drame. Une procédure “standard”, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la CBP.Donald Trump, lui, ne montre aucun signe d’infléchissement sur son projet d’expulsions massives. Son émissaire a promis de poursuivre le “dialogue” avec les responsables locaux, mais a vanté dans le même temps “la frontière la plus sécurisée” de l’histoire des Etats-Unis.- “Plus jamais les mêmes” -A Washington, les événements de Minneapolis pourraient déclencher en fin de semaine une paralysie budgétaire fédérale. Le camp démocrate veut imposer davantage de restrictions au gouvernement Trump et à sa politique anti-immigration, quitte à aller jusqu’à un blocage (“shutdown”) partiel des finances publiques.Le bras de fer se poursuit aussi en justice. Un juge fédéral a interdit mercredi la détention de réfugiés dépourvus du statut de résident permanent, mais habitant légalement dans l’Etat du Minnesota.Dans un dossier distinct, un autre magistrat fédéral a jugé “probable que l’ICE ait violé davantage d’ordonnances judiciaires en janvier 2026 que certaines agences fédérales durant toute leur existence”.La sénatrice du Maine Susan Collins a assuré jeudi sur X que l’ICE, qui avait lancé une opération il y a quelques jours dans cet Etat du nord-est, y avait suspendu ses activités. Concernant la mort d’Alex Pretti, une nouvelle vidéo diffusée par plusieurs chaînes américaines et qui n’a pu être authentifiée dans l’immédiat par l’AFP, a émergé mercredi. On le voit lors d’une violente altercation avec des agents fédéraux dont il dégrade notamment un véhicule à coups de pied. C’était plus d’une semaine avant sa mort. burs-dla-sha/vla

Acier: ArcelorMittal envisage une nouvelle délocalisation de ses fonctions support

Nouvelle vague de départs potentiels d’Europe dans les métiers tertiaires au sein du sidérurgiste ArcelorMittal: le groupe envisage une nouvelle délocalisation de ses fonctions support vers l’Inde, qui pourrait concerner à terme plusieurs milliers d’emplois.Lors d’un conseil d’entreprise européen extraordinaire organisé jeudi à distance, “la direction européenne d’ArcelorMittal a annoncé le lancement d’une nouvelle phase d’analyse visant la délocalisation massive des fonctions support (informatique, logistique, maintenance, etc.) dans l’ensemble des entités européennes du groupe” vers l’Inde, a annoncé le comité d’entreprise européen dans un communiqué.ArcelorMittal Europe, qui avait déjà annoncé au printemps dernier une première vague de délocalisations, “étudie la possibilité d’étendre son projet de transformation des fonctions support afin d’optimiser et de standardiser les activités actuellement dispersées sur de nombreux sites en Europe”, a indiqué le groupe dans une déclaration transmise à l’AFP.Cette nouvelle vague va affecter “potentiellement (…) 20 pays européens et plus de 5.600 salariés, dont 1.650 pour la France”, le périmètre concerné, a indiqué à l’AFP Jean-Luc Ruffin, secrétaire du CEE, qui souligne que cela ne signifie pas qu'”il n’y aura pas obligatoirement 1.650 suppressions d’emplois en France”.”Sur la première vague, le périmètre, c’était un peu plus de 4.000 emplois et il y a eu 1.400 suppressions d’emplois” effectivement délocalisés, a-t-il rappelé, indiquant que ce premier plan était “toujours en cours”.Jeudi, devant les représentants des salariés de toute l’Europe, la direction a fait “une belle présentation pour nous dire qu’ils avaient déjà embauché près de 900 salariés en Inde pour occuper ces fonctions”, a ironisé M. Ruffin.- “Aligner les performances” -Ce nouveau projet concerne notamment “le personnel informatique (maintenance des systèmes, cybersécurité, support applicatif, infrastructures) et “les prestataires en ingénierie, services, logistique, consultance et maintenance”, a précisé le CEE dans un communiqué.Il demande “l’arrêt immédiat de toute nouvelle délocalisation tant que les plans en cours ne sont pas clôturés et évalués”.”La création d’un pôle de services aux entreprises en Inde et l’expansion de son centre d’excellence en Pologne contribueront à l’élaboration d’un modèle économique durable pour ArcelorMittal Europe”, a ajouté le groupe, qui souhaite “aligner les performances de l’entreprise sur celles des autres grands groupes”, notamment en ayant recours à l’intelligence artificielle.La demande d’acier, historiquement portée par l’automobile et le bâtiment, s’est émoussée en Europe et le continent fait face à l’énorme concurrence de la production asiatique et surtout chinoise, vendue beaucoup moins chère.”Cette décision constitue une nouvelle attaque frontale contre les travailleurs européens, sans bilan, sans évaluation et sans considération pour les conséquences humaines, sociales et industrielles”, a déploré le CEE d’ArcerlorMittal.En France, le groupe a supprimé dans le nord du pays 608 postes l’an passé (260 emplois du fait de postes déjà vacants et en raison de réorganisations et reclassements anticipés), dans les fonctions support mais aussi la production.Lors de cette deuxième phase touchant les fonctions support, “ce sont les sites d’ArcelorMittal Méditerranée et d’autres sites français”, qui sont potentiellement concernés, selon M. Ruffin.”C’est juste scandaleux”, a réagi Jean-Marc Vecrin, coordinateur CFDT pour l’ensemble du groupe : “on met un plan acier sur mesure, on fait avec EDF, un contrat sur 18 ans” de fourniture d’électricité “et puis derrière on vous annonce comme ça, sans aucun remords, qu’on continue notre plan de délocalisation des fonctions support en Inde”.”On ne va pas se laisser faire”, a-t-il assuré.Une prochaine réunion est prévue le 26 février prochain, au siège européen du groupe à Luxembourg.