Pourquoi des centaines d’oiseaux morts sont découvert chaque année sur la côte Atlantique

Au milieu des rochers et des algues gît un oiseau. Intact, il semble endormi. Mais comme des centaines d’autres chaque hiver, ce guillemot a fini sa vie échoué sur les plages de l’Atlantique. Un phénomène aux causes multiples qui interroge défenseurs de l’environnement et scientifiques.L’an dernier, plus de 800 oiseaux, principalement des guillemots de Troïl mais aussi des fous de Bassan et des mouettes tridactyles ont été retrouvés morts sur les plages françaises. Et cet hiver, 167 découvertes macabres ont été faites sur la façade ouest de l’Hexagone.Ces chiffres sont loin des 42.000 cadavres retrouvés sur l’ensemble du littoral européen en 2014, année exceptionnelle, mais la récurrence du phénomène inquiète.”C’est très variable d’une année sur l’autre, mais chaque fois, ça se compte en centaines, et pour certaines espèces déjà fragilisées, cette répétition n’est pas négligeable”, explique Elisa Daviaud, chargée de mission à la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Poitou-Charentes. C’est le cas pour le guillemot, classé “vulnérable” en France, avec moins de 1.000 couples.- Hydrocarbures -Comme tous les 15 jours de mi-décembre à la mi-mars, elle et plusieurs bénévoles arpentent la plage des Grenettes sur la commune de Sainte-Marie-de-Ré, dans le cadre du programme européen Life SeaBil, destiné à comprendre cette mortalité et évaluer la santé des littoraux français, espagnols et portugais.”Les oiseaux sont pour ça de bons indicateurs, car ils sont particulièrement sensibles aux pollutions”, explique la naturaliste.Déterminer la cause de leur décès nécessite toutefois souvent une autopsie. C’est pourquoi chaque cadavre fait l’objet d’un protocole, avec plusieurs paramètres à renseigner dans une application (lieu de la découverte, état de décomposition, traces sur le plumage…), et doit être congelé dans les 24 heures avant de partir au laboratoire.”L’an dernier, au niveau européen, 90% des oiseaux étaient contaminés par du plastique. Ca se retrouve dans leur muscle, leur sang, leur estomac”, explique Cédric Marteau, directeur du pôle Protection de la nature de la LPO.Sur l’île de Ré, le plastique représente “moins de 10%, mais presque la moitié des oiseaux présentent des traces d’hydrocarbures”, responsables d’une perte d’imperméabilité, explique Elisa Daviaud.”A partir d’un certain pourcentage de plumage contaminé, ils sont condamnés et meurent d’hypothermie”, explique la jeune femme.- “Coup de grâce” -Une autre explication avancée pour ces décès, et leur grande variabilité, est lié aux tempêtes. Elles étaient la principale cause de l’hécatombe de 2014.”Les forts vents ou pluies, ce n’est pas ça qui tuent les oiseaux, ils savent résister aux intempéries. Mais pour un animal fragilisé par d’autres facteurs, ça peut être le coup de grâce”, indique M. Marteau.La houle, les vents contraires et le brassage des eaux rendent plus difficile l’accès à la nourriture et réduisent les possibilités de se poser pour l’avifaune marine.”En Vendée et en Charente, beaucoup des oiseaux retrouvés apparaissent très amaigris. La plupart sont jeunes, âgés de 6 à 8 mois. A ce stade, ce sont souvent des oiseaux qui ne savent pas trop se nourrir”, souligne Elisa Daviaud.L’an dernier, l’ONG Sea Shepherd, en patrouillant de son côté sur les plages vendéennes, avait constaté que les oiseaux décédés avaient tous un poids plus de 25% inférieur à la normale. L’ONG l’attribuait à une “conjonction” de la surpêche, privant les oiseaux de leurs proies, et du changement climatique, qui accentue la violence des tempêtes.Autres hypothèses: les épidémies de grippe aviaire, qui frappent durement les fous de Bassan, les filets de pêche mais aussi les éoliennes. “Ici on n’en a pas, mais il a été prouvé qu’en plus des risques de collision, ça perturbe les couloirs de migration contribuant à détourner les oiseaux de leur trajet initial et donc avec un risque de les épuiser davantage”, explique Mme Daviaud. Une perspective pour elle inquiétante alors que cinq parcs offshore pourraient émerger au large de la Charente-Maritime d’ici 2050.

Pourquoi des centaines d’oiseaux morts sont découvert chaque année sur la côte Atlantique

Au milieu des rochers et des algues gît un oiseau. Intact, il semble endormi. Mais comme des centaines d’autres chaque hiver, ce guillemot a fini sa vie échoué sur les plages de l’Atlantique. Un phénomène aux causes multiples qui interroge défenseurs de l’environnement et scientifiques.L’an dernier, plus de 800 oiseaux, principalement des guillemots de Troïl mais aussi des fous de Bassan et des mouettes tridactyles ont été retrouvés morts sur les plages françaises. Et cet hiver, 167 découvertes macabres ont été faites sur la façade ouest de l’Hexagone.Ces chiffres sont loin des 42.000 cadavres retrouvés sur l’ensemble du littoral européen en 2014, année exceptionnelle, mais la récurrence du phénomène inquiète.”C’est très variable d’une année sur l’autre, mais chaque fois, ça se compte en centaines, et pour certaines espèces déjà fragilisées, cette répétition n’est pas négligeable”, explique Elisa Daviaud, chargée de mission à la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Poitou-Charentes. C’est le cas pour le guillemot, classé “vulnérable” en France, avec moins de 1.000 couples.- Hydrocarbures -Comme tous les 15 jours de mi-décembre à la mi-mars, elle et plusieurs bénévoles arpentent la plage des Grenettes sur la commune de Sainte-Marie-de-Ré, dans le cadre du programme européen Life SeaBil, destiné à comprendre cette mortalité et évaluer la santé des littoraux français, espagnols et portugais.”Les oiseaux sont pour ça de bons indicateurs, car ils sont particulièrement sensibles aux pollutions”, explique la naturaliste.Déterminer la cause de leur décès nécessite toutefois souvent une autopsie. C’est pourquoi chaque cadavre fait l’objet d’un protocole, avec plusieurs paramètres à renseigner dans une application (lieu de la découverte, état de décomposition, traces sur le plumage…), et doit être congelé dans les 24 heures avant de partir au laboratoire.”L’an dernier, au niveau européen, 90% des oiseaux étaient contaminés par du plastique. Ca se retrouve dans leur muscle, leur sang, leur estomac”, explique Cédric Marteau, directeur du pôle Protection de la nature de la LPO.Sur l’île de Ré, le plastique représente “moins de 10%, mais presque la moitié des oiseaux présentent des traces d’hydrocarbures”, responsables d’une perte d’imperméabilité, explique Elisa Daviaud.”A partir d’un certain pourcentage de plumage contaminé, ils sont condamnés et meurent d’hypothermie”, explique la jeune femme.- “Coup de grâce” -Une autre explication avancée pour ces décès, et leur grande variabilité, est lié aux tempêtes. Elles étaient la principale cause de l’hécatombe de 2014.”Les forts vents ou pluies, ce n’est pas ça qui tuent les oiseaux, ils savent résister aux intempéries. Mais pour un animal fragilisé par d’autres facteurs, ça peut être le coup de grâce”, indique M. Marteau.La houle, les vents contraires et le brassage des eaux rendent plus difficile l’accès à la nourriture et réduisent les possibilités de se poser pour l’avifaune marine.”En Vendée et en Charente, beaucoup des oiseaux retrouvés apparaissent très amaigris. La plupart sont jeunes, âgés de 6 à 8 mois. A ce stade, ce sont souvent des oiseaux qui ne savent pas trop se nourrir”, souligne Elisa Daviaud.L’an dernier, l’ONG Sea Shepherd, en patrouillant de son côté sur les plages vendéennes, avait constaté que les oiseaux décédés avaient tous un poids plus de 25% inférieur à la normale. L’ONG l’attribuait à une “conjonction” de la surpêche, privant les oiseaux de leurs proies, et du changement climatique, qui accentue la violence des tempêtes.Autres hypothèses: les épidémies de grippe aviaire, qui frappent durement les fous de Bassan, les filets de pêche mais aussi les éoliennes. “Ici on n’en a pas, mais il a été prouvé qu’en plus des risques de collision, ça perturbe les couloirs de migration contribuant à détourner les oiseaux de leur trajet initial et donc avec un risque de les épuiser davantage”, explique Mme Daviaud. Une perspective pour elle inquiétante alors que cinq parcs offshore pourraient émerger au large de la Charente-Maritime d’ici 2050.

Jeux vidéo: la console Switch 2 de Nintendo divise les joueurs japonais

Manettes magnétiques, écran plus large et micro intégré: la console de Nintendo, la  Switch 2, disponible à partir du 5 juin, a suscité des réactions mitigées jeudi chez les amateurs de jeux vidéo à Tokyo.”Les nouvelles fonctionnalités de la console ont été un véritable choc…J’ai été agréablement surpris”, a déclaré jeudi à l’AFP Rio Narita, un étudiant de 21 ans, au lendemain de la présentation par le géant japonais de sa nouvelle console.Cette nouvelle machine, qui succède à la première Switch lancée en 2017 et écoulée à plus de 150 millions d’exemplaires dans le monde, conserve son concept de console hybride utilisable aussi bien en déplacement que connectée à une télévision.A Akihabara, quartier tokyoïte connu pour ses boutiques spécialisées, les fans de jeux vidéo s’enthousiasment pour le “Game Chat”, une nouvelle fonction permettant, grâce à un micro intégré, de discuter avec d’autres joueurs en simultané.”Le chat vocal, c’est vraiment quelque chose. Car ça va rendre les jeux en ligne beaucoup plus amusants”, a déclaré Shiori Takase, une joueuse de 34 ans.Mais “cela pourrait aussi être dangereux pour les enfants, car ils pourraient se retrouver à parler à des gens bizarres”, s’inquiète Sayaka Motoya.- Prix et droits de douane -Un autre paramètre divise les joueurs: son prix, 469,99 euros en Europe (449,99 dollars aux États-Unis), alors que sa devancière avait été lancée à 329,99 euros. Les exemplaires physiques des jeux coûteront entre 80 et 90 euros, soit 10 euros de plus que leur version numérique. Le prix pourrait être un frein à l’achat “pour les jeunes ou ceux qui n’ont pas les moyens”, affirme Sayaka Motoya, une étudiante de 18 ans.Mais cette tarification élevée ne décourage par certains, comme Daigo, étudiant de 20 ans: “le prix est plus bas que ce à quoi je m’attendais (…)”, a-t-il souligné.Rio Narita est du même avis: “Compte tenu de l’écran plus grand et des fonctionnalités, je pense que (le prix) est inévitable”, ajoute-t-il.”Des jeux à 80 dollars, c’est un choix (…) Les jeux Nintendo sont fabriqués au Japon et les droits de douane ne s’appliquent pas aux biens numériques”, a affirmé sur X, Daniel Ahmad, analyste de la firme Niko Partners.En revanche, la Switch 2 elle-même pourrait durement pâtir de l’offensive douanière lancée mercredi par le président américain Donald Trump.Nintendo fait fabriquer une partie de ses consoles au Vietnam et au Cambodge, deux pays qui se verront désormais imposés par Washington des taxes douanières de respectivement 46% et 49%.Ces inquiétudes sur le prix de vente élevé et sur l’impact de la guerre commerciale ont fait dévisser l’action Nintendo de 6% jeudi matin à la Bourse de Tokyo, avant qu’elle ne modère ses pertes (-3,74% à 05H41 GMT).- Incertitudes sur l’offre –  Cette nouvelle console ne constitue pas une révolution pour Nintendo, comme ce fut le cas en 2006 avec la reconnaissance des mouvements introduite par la Wii, mais selon Hideki Yasuda, analyste du cabinet japonais Toyo Securities, ce que les joueurs ” désirent avant tout, c’est simplement une meilleure performance”. L’expert estime que 6 millions de consoles seront disponibles dès le lancement. A terme, Nintendo pourrait écouler 19 millions d’unités sur l’exercice fiscal 2025 et 21 millions l’année suivante, selon Toyo Securities.Mat Piscatella, analyste du cabinet spécialisé Circana, parie lui sur 4,3 millions de consoles disponibles pour le marché américain tout en s’interrogeant sur la capacité de production du géant japonais. “Etant donné les incertitudes du marché autour des droits de douane, et tout ce qui se passe aux Etats-Unis, nous verrons combien d’unités seront disponibles… La demande sera là, mais quid de l’offre ?”, a-t-il commenté sur le réseau social Bluesky.-“Mario Kart World”-Parmi les jeux disponibles à son lancement, on trouvera “Mario Kart World”, volet développé exclusivement pour la Switch 2 d’une des séries les plus populaires du groupe.Ont également été présentés “Donkey Kong Bananza”, jeu d’aventure en 3D avec le singe de l’univers Nintendo prévu pour le 17 juillet, “Kirby Air Riders”, par le créateur de la série “Smash Bros”, un nouveau “Hyrule Warriors”, série annexe à la saga Zelda, ou “The Duskbloods”, jeu exclusif à la Switch 2, prévu en 2026, du studio japonais auteur de “Elden Ring”Alors que l’industrie du jeu vidéo connaît une crise de croissance à travers le monde, marquée par des vagues de licenciement, l’arrivée de la Switch 2 devrait redonner un coup de fouet aux ventes de consoles, en perte de vitesse.Dès vendredi, de premiers joueurs tirés au sort pourront tester la nouvelle console au Grand Palais à Paris, dans le cadre d’une série d’événements organisés dans plusieurs villes, comme New York et Tokyo.kf-dax-cg-jug/ep/eb

Bébé tué avec du Destop: verdict attendu jeudi pour l’ex-employée de crèche

Après trois jours d’audience éprouvants, les jurés rendent jeudi leur verdict dans le procès d’une ancienne employée de crèche qui, en 2022 à Lyon, a empoisonné un bébé dont elle avait la garde avec un produit caustique.Myriam Jaouen, 30 ans, est jugée depuis mardi pour meurtre sur mineur par la cour d’assises du Rhône. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité.La jeune femme reconnaît les faits mais nie avoir voulu tuer la petite Lisa, 11 mois, à qui elle a fait avaler du Destop en 2022.”Je ne me suis pas rendue compte sur le coup”, a-t-elle assuré mercredi. “Même encore aujourd’hui, j’ai du mal à croire ce que j’ai fait”, a-t-elle ajouté en présentant de courtes excuses aux proches de sa victime. Les débats ont mis en lumière la personnalité fragile de l’accusée qui, à l’époque du drame, vivait encore chez ses parents après une scolarité difficile et des expériences intermittentes dans le secteur de la petite enfance.Malgré son manque d’expérience, elle avait été embauchée par le groupe People & Baby qui gérait la micro-crèche Danton Rêve où s’est joué le drame.Même si la responsabilité de la structure n’est pas engagée, son ancienne directrice a été questionnée avec vigueur sur ce choix. Elle a reconnu avoir commis une “erreur de recrutement”, en embauchant une jeune femme qui s’est vite montrée “mal à l’aise” avec les bébés et impatiente.- “Pas un bébé Destop” -Le 22 juin 2022, malgré ses failles apparentes, Myriam Jaouen était seule à l’ouverture de la micro-crèche Danton Rêve, quand le père de Lisa est venu déposer le nourrisson.Au moment où il est parti, juste avant 08H00, sa fille “ne pleurait pas”, a-t-il assuré dans un témoignage poignant.Quelques minutes plus tard, deux femmes venues déposer leurs fils ont trouvé l’employée en panique, et l’enfant en train de vomir.La fillette, grièvement brûlée, est décédée en fin de matinée à l’hôpital où elle avait été transportée.Myriam Jaouen a été arrêtée vers 17H30 dans un parc, après avoir fait du shopping. Après de premières dénégations, elle a reconnu les faits en garde à vue. Le drame a immédiatement suscité un vif émoi et déclenché une série d’enquêtes administratives, parlementaires et journalistiques qui ont épinglé la course au rendement dans le secteur des crèches privées.Très éprouvés, les parents de Lisa ont souhaité ramener le débat sur la responsabilité pénale du “monstre” qui a tué leur fille.”On est là pour débattre d’un acte monstrueux, commis par un monstre. Parler des crèches c’est un mauvais sujet”, a lancé mercredi la mère, vibrante d’émotion. Lisa, “c’était pas un bébé Destop”, “ce n’est pas le bébé assassiné dans une crèche, c’était une fille, une petite fille…”

Bébé tué avec du Destop: verdict attendu jeudi pour l’ex-employée de crèche

Après trois jours d’audience éprouvants, les jurés rendent jeudi leur verdict dans le procès d’une ancienne employée de crèche qui, en 2022 à Lyon, a empoisonné un bébé dont elle avait la garde avec un produit caustique.Myriam Jaouen, 30 ans, est jugée depuis mardi pour meurtre sur mineur par la cour d’assises du Rhône. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité.La jeune femme reconnaît les faits mais nie avoir voulu tuer la petite Lisa, 11 mois, à qui elle a fait avaler du Destop en 2022.”Je ne me suis pas rendue compte sur le coup”, a-t-elle assuré mercredi. “Même encore aujourd’hui, j’ai du mal à croire ce que j’ai fait”, a-t-elle ajouté en présentant de courtes excuses aux proches de sa victime. Les débats ont mis en lumière la personnalité fragile de l’accusée qui, à l’époque du drame, vivait encore chez ses parents après une scolarité difficile et des expériences intermittentes dans le secteur de la petite enfance.Malgré son manque d’expérience, elle avait été embauchée par le groupe People & Baby qui gérait la micro-crèche Danton Rêve où s’est joué le drame.Même si la responsabilité de la structure n’est pas engagée, son ancienne directrice a été questionnée avec vigueur sur ce choix. Elle a reconnu avoir commis une “erreur de recrutement”, en embauchant une jeune femme qui s’est vite montrée “mal à l’aise” avec les bébés et impatiente.- “Pas un bébé Destop” -Le 22 juin 2022, malgré ses failles apparentes, Myriam Jaouen était seule à l’ouverture de la micro-crèche Danton Rêve, quand le père de Lisa est venu déposer le nourrisson.Au moment où il est parti, juste avant 08H00, sa fille “ne pleurait pas”, a-t-il assuré dans un témoignage poignant.Quelques minutes plus tard, deux femmes venues déposer leurs fils ont trouvé l’employée en panique, et l’enfant en train de vomir.La fillette, grièvement brûlée, est décédée en fin de matinée à l’hôpital où elle avait été transportée.Myriam Jaouen a été arrêtée vers 17H30 dans un parc, après avoir fait du shopping. Après de premières dénégations, elle a reconnu les faits en garde à vue. Le drame a immédiatement suscité un vif émoi et déclenché une série d’enquêtes administratives, parlementaires et journalistiques qui ont épinglé la course au rendement dans le secteur des crèches privées.Très éprouvés, les parents de Lisa ont souhaité ramener le débat sur la responsabilité pénale du “monstre” qui a tué leur fille.”On est là pour débattre d’un acte monstrueux, commis par un monstre. Parler des crèches c’est un mauvais sujet”, a lancé mercredi la mère, vibrante d’émotion. Lisa, “c’était pas un bébé Destop”, “ce n’est pas le bébé assassiné dans une crèche, c’était une fille, une petite fille…”

Les marchés asiatiques secoués par l’offensive douanière de Trump

Glissade des Bourses, chute du dollar et du pétrole, record de l’or… les marchés asiatisques ont été sonnés jeudi par la brutale offensive douanière de Donald Trump, propre à plomber les économies de la région, très dépendantes des exportations.Les Bourses sous le choc, les exportateurs souffrent Dans le sillage d’un décrochage de Wall Street dans les échanges électroniques, la Bourse de Tokyo a chuté de plus de 4% peu après l’ouverture. Vers 05H00 GMT, l’indice vedette Nikkei perdait encore 3,14% à 34.601 points et l’indice élargi Topix 3,57% à 2.555 points.La Bourse de Séoul reculait de 0,8% après avoir lâché presque 3% dans les premiers échanges. Sydney cédait 0,9% et Bombay 0,5%.Les marchés boursiers, dans l’ensemble, limitaient leurs pertes, accusant le coup après l’onde de choc de l’offensive protectionniste de Washington, sans équivalent depuis les années 1930.Outre un droit de douane plancher supplémentaire de 10% sur toutes les importations, les économies asiatiques sont touchées par des majorations ciblant certains pays: surtaxes à 24% pour le Japon, 26% pour l’Inde, 25% pour la Corée du Sud, 36% pour la Thaïlande, 32% pour Taïwan, et même 46% pour le Vietnam.A Tokyo, les groupes exportateurs buvaient la tasse, y compris le géant des jeux vidéo Nintendo, qui s’est momentanément effondré de 6%, avec des inquiétudes sur sa nouvelle console Switch 2 produite notamment au Vietnam et au Cambodge.Alors que des surtaxes américaines de 25% ciblant les importations automobiles sont entrées en vigueur dès mercredi, les constructeurs nippons souffraient toujours, à l’image de Toyota (-6,08%).L’addition est astronomique pour la Chine, dont les produits feront l’objet d’une nouvelle taxe à l’importation de 34% s’ajoutant aux 20% de droits de douane additionnels déjà en place.Vers 05H00 GMT, à Hong Kong, l’indice Hang Seng chutait de 2,10%. L’indice composite de Shanghai cédait 0,42% et celui de Shenzhen 1,39%.”Le point positif pour les investisseurs pourrait être qu’il ne s’agit que d’un point de départ pour les négociations avec d’autres pays”, a commenté Chris Zaccarelli, de Northlight Asset Management.Mais dans l’immédiat, “cela prouve aux marchés que (Trump) ne bluffait pas”, prévient Stephen Innes, de SPI Asset Management.”Il s’agit d’une frappe coordonnée sur la majeure partie de l’économie mondiale, et la réaction des marchés est justifiée. Les États-Unis ont mis à mal ce qui restait du multilatéralisme et ouvert la voie à des représailles”, souligne-t-il.L’e-commerce chinois trébucheDonald Trump a signé mercredi un décret annulant l’exemption de droits de douane dont bénéficiaient les petits colis envoyés depuis la Chine.Dans la foulée, les géants chinois de l’e-commerce trébuchaient lourdement à Hong Kong, à l’image d’Alibaba (-5,15%) et JD.com (-4,8%). PDD Holdings (Temu) a chuté de 6,05% dans les échanges électroniques à New York.Hanoï dévisse, chute des fournisseurs de Nike et AppleA la mi-journée, la Bourse de Hanoï dévissait de plus de 6%, plombée par la dégringolade des sous-traitants du textile ou de l’électronique.”Environ la moitié des chaussures Nike et 39% des chaussures Adidas sont fabriquées au Vietnam” selon Bloomberg, et seraient donc soumises aux surtaxes de 46%. Grand fournisseur de Nike, le chinois Shenzhou International a perdu jusqu’à 18% à Hong Kong. Les marques dont une partie des habits sont fabriqués en Chine ou au Vietnam ont chuté dans les échanges électroniques new-yorkais à l’instar de Gap (-8,49%), Ralph Lauren (-7,13%) ou encore Nike (-7,05%).Idem pour Apple (-7,30%), qui assemble ses smartphones en Asie.Parmi ses fournisseurs, le sud-coréen SK Hynix a perdu jusqu’à presque 5%, et le fabricant d’électronique AAC Technologies coté à Hong Kong a dégringolé de 14%.Record de l’or, plongeon du dollar, le yen brilleLes investisseurs se sont rués sur l’or, valeur refuge par excellence, qui a battu son record historique, à 3.167,83 dollars l’once.Après avoir décroché par rapport à l’euro, le dollar plongeait de 1,31% vis-à-vis de la devise japonaise, à 147,32 yens pour un dollar. Devise réputée sûre, “le yen est un refuge privilégié face aux incertitudes sur un ralentissement économique américain”, soulignait Standard Chartered.A l’inverse, actifs particulièrement spéculatifs, les cryptomonnaies souffraient du regain d’aversion pour le risque: le bitcoin dégringolait de 2,44% à 83.562 dollars.Le pétrole trébucheLes cours du pétrole ont glissé de plus de 3% en début d’échanges asiatiques, la guerre douanière étant susceptible de plomber la demande énergétique.Vers 05H00 GMT, le cours du baril de WTI américain reculait encore de 2,51% à 69,91 dollars et celui de Brent de la mer du Nord de 2,36% à 73,18 dollars.burs-jug/ep/eb

Les marchés asiatiques secoués par l’offensive douanière de Trump

Glissade des Bourses, chute du dollar et du pétrole, record de l’or… les marchés asiatisques ont été sonnés jeudi par la brutale offensive douanière de Donald Trump, propre à plomber les économies de la région, très dépendantes des exportations.Les Bourses sous le choc, les exportateurs souffrent Dans le sillage d’un décrochage de Wall Street dans les échanges électroniques, la Bourse de Tokyo a chuté de plus de 4% peu après l’ouverture. Vers 05H00 GMT, l’indice vedette Nikkei perdait encore 3,14% à 34.601 points et l’indice élargi Topix 3,57% à 2.555 points.La Bourse de Séoul reculait de 0,8% après avoir lâché presque 3% dans les premiers échanges. Sydney cédait 0,9% et Bombay 0,5%.Les marchés boursiers, dans l’ensemble, limitaient leurs pertes, accusant le coup après l’onde de choc de l’offensive protectionniste de Washington, sans équivalent depuis les années 1930.Outre un droit de douane plancher supplémentaire de 10% sur toutes les importations, les économies asiatiques sont touchées par des majorations ciblant certains pays: surtaxes à 24% pour le Japon, 26% pour l’Inde, 25% pour la Corée du Sud, 36% pour la Thaïlande, 32% pour Taïwan, et même 46% pour le Vietnam.A Tokyo, les groupes exportateurs buvaient la tasse, y compris le géant des jeux vidéo Nintendo, qui s’est momentanément effondré de 6%, avec des inquiétudes sur sa nouvelle console Switch 2 produite notamment au Vietnam et au Cambodge.Alors que des surtaxes américaines de 25% ciblant les importations automobiles sont entrées en vigueur dès mercredi, les constructeurs nippons souffraient toujours, à l’image de Toyota (-6,08%).L’addition est astronomique pour la Chine, dont les produits feront l’objet d’une nouvelle taxe à l’importation de 34% s’ajoutant aux 20% de droits de douane additionnels déjà en place.Vers 05H00 GMT, à Hong Kong, l’indice Hang Seng chutait de 2,10%. L’indice composite de Shanghai cédait 0,42% et celui de Shenzhen 1,39%.”Le point positif pour les investisseurs pourrait être qu’il ne s’agit que d’un point de départ pour les négociations avec d’autres pays”, a commenté Chris Zaccarelli, de Northlight Asset Management.Mais dans l’immédiat, “cela prouve aux marchés que (Trump) ne bluffait pas”, prévient Stephen Innes, de SPI Asset Management.”Il s’agit d’une frappe coordonnée sur la majeure partie de l’économie mondiale, et la réaction des marchés est justifiée. Les États-Unis ont mis à mal ce qui restait du multilatéralisme et ouvert la voie à des représailles”, souligne-t-il.L’e-commerce chinois trébucheDonald Trump a signé mercredi un décret annulant l’exemption de droits de douane dont bénéficiaient les petits colis envoyés depuis la Chine.Dans la foulée, les géants chinois de l’e-commerce trébuchaient lourdement à Hong Kong, à l’image d’Alibaba (-5,15%) et JD.com (-4,8%). PDD Holdings (Temu) a chuté de 6,05% dans les échanges électroniques à New York.Hanoï dévisse, chute des fournisseurs de Nike et AppleA la mi-journée, la Bourse de Hanoï dévissait de plus de 6%, plombée par la dégringolade des sous-traitants du textile ou de l’électronique.”Environ la moitié des chaussures Nike et 39% des chaussures Adidas sont fabriquées au Vietnam” selon Bloomberg, et seraient donc soumises aux surtaxes de 46%. Grand fournisseur de Nike, le chinois Shenzhou International a perdu jusqu’à 18% à Hong Kong. Les marques dont une partie des habits sont fabriqués en Chine ou au Vietnam ont chuté dans les échanges électroniques new-yorkais à l’instar de Gap (-8,49%), Ralph Lauren (-7,13%) ou encore Nike (-7,05%).Idem pour Apple (-7,30%), qui assemble ses smartphones en Asie.Parmi ses fournisseurs, le sud-coréen SK Hynix a perdu jusqu’à presque 5%, et le fabricant d’électronique AAC Technologies coté à Hong Kong a dégringolé de 14%.Record de l’or, plongeon du dollar, le yen brilleLes investisseurs se sont rués sur l’or, valeur refuge par excellence, qui a battu son record historique, à 3.167,83 dollars l’once.Après avoir décroché par rapport à l’euro, le dollar plongeait de 1,31% vis-à-vis de la devise japonaise, à 147,32 yens pour un dollar. Devise réputée sûre, “le yen est un refuge privilégié face aux incertitudes sur un ralentissement économique américain”, soulignait Standard Chartered.A l’inverse, actifs particulièrement spéculatifs, les cryptomonnaies souffraient du regain d’aversion pour le risque: le bitcoin dégringolait de 2,44% à 83.562 dollars.Le pétrole trébucheLes cours du pétrole ont glissé de plus de 3% en début d’échanges asiatiques, la guerre douanière étant susceptible de plomber la demande énergétique.Vers 05H00 GMT, le cours du baril de WTI américain reculait encore de 2,51% à 69,91 dollars et celui de Brent de la mer du Nord de 2,36% à 73,18 dollars.burs-jug/ep/eb

Livestock theft is central to jihadist economy in west AfricaThu, 03 Apr 2025 05:29:51 GMT

Musa was asleep in the village of Dusuman in northeast Nigeria when he was awoken by a sharp burst of gunfire and Boko Haram stole his main source of livelihood — his livestock.”They came at about one in the morning and started firing in the air,” said the Fulani herdsman, whose name AFP has changed …

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South African artist champions hyenas in ‘eco-queer’ questThu, 03 Apr 2025 05:23:04 GMT

They are often disparaged as ugly, sly and cruel scavengers but for South African artist Hannelie Coetzee, hyenas are symbols of female power and the normalisation of queerness.The walls of her studio in the university district of downtown Johannesburg are covered in drawings in ink and rooibos tea of the sloped-back carnivores, her heroines of …

South African artist champions hyenas in ‘eco-queer’ questThu, 03 Apr 2025 05:23:04 GMT Read More »