L’Espagne entame trois jours de deuil après la catastrophe ferroviaire en Andalousie

L’Espagne observe à partir de mardi trois jours de deuil national après l’accident ferroviaire qui a fait au moins 40 morts en fin de week-end dans le sud du pays, le Premier ministre Pedro Sanchez ayant promis une “transparence absolue” sur cette catastrophe.Le bilan de la collision, survenue dimanche soir en Andalousie, s’établit à ce stade à 40 morts et 41 personnes hospitalisées, dont 12 en soins intensifs, selon les derniers chiffres communiqués à la presse par les autorités locales.Mais ce bilan, qui inclut quatre enfants hospitalisés, pourrait s’alourdir à mesure que les recherches continuent dans les carcasses des deux trains qui se sont entrechoqués près d’Adamuz, à environ 35 kilomètres de Cordoue. Les secouristes sur place tentent notamment d’extraire d’éventuels corps restés coincés dans la ferraille.L’entité publique chargée du suivi de la catastrophe (CID) a précisé dans un communiqué dans la soirée que les autorités avaient reçu 43 signalements pour disparition de la part de proches de victimes. Cinq personnes mortes ont déjà été identifiées au cours d’autopsies, a ajouté cette source.Le président régional andalou, Juan Manuel Moreno, a estimé lundi soir que les autorités pourront déterminer “avec certitude” le nombre de victimes dans les “prochaines 24 à 48 heures”.- Un déraillement puis un choc violent -Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), les deux trains à grande vitesse circulant sur deux voies parallèles dans des directions opposées sont entrés en collision, avec à leur bord près de 500 passagers au total.En cause: un train Iryo – un opérateur de train privé, filiale à 51% du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) -, dont des voitures ont déraillé et se sont déportées sur l’autre voie, heurtant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l’autre sens en direction de Huelva (sud).Complètement sorties des rails, les quatre voitures du train de la Renfe se sont retournées, et deux d’entre elles semblent même avoir été écrasés par l’impact, selon des images aériennes diffusées par la Garde civile espagnole.Plusieurs centaines de mètres plus loin se trouve le train Iryo rouge, la plupart de ses voitures encore sur les rails et les deux dernières couchées sur le flanc. – “Transparence absolue” -A Adamuz, le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a promis face aux journalistes que les conclusions de l’enquête sur les circonstances de l’accident seraient diffusées avec une “transparence absolue” pour établir “la vérité”.A ce stade, le ministre des Transports Oscar Puente a évoqué un accident “extrêmement étrange”, survenu dans une ligne droite, sur une portion de voie rénovée.”L’erreur humaine est pratiquement écartée”, a balayé le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia, sur la radio publique RNE. “Cela doit être lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure”.Sur cette portion de voie ferrée limitée à 250 km/h, la vitesse n’était pas en cause dans l’accident, a-t-il aussi assuré, soulignant qu’un des trains circulait à 205 km/h, et l’autre à 210 km/h.Le pays tout entier a passé la journée de lundi sous le choc, à commencer par la petite ville d’Adamuz, où un élan de solidarité s’est rapidement mis en place.Manuel Muñoz, un de ses habitants âgé de 60 ans, s’est empressé d’apporter “de l’eau, des couvertures, tout ce que nous avons pu” au centre municipal d’accueil.”On n’arrive pas à y croire…”, souffle pour sa part Sonia, 49 ans.Dans la commune, l’AFP a notamment vu en fin de journée un homme en larmes au téléphone, avant d’être serré dans ses bras par plusieurs personnes. La Garde civile était présente également non loin, près des arènes, pour accueillir les familles des victimes.La famille royale espagnole doit se rendre mardi midi à proximité des lieux de l’accident.La reprise des liaisons ferroviaires entre Madrid et les grandes villes d’Andalousie pourrait n’être effective qu'”autour du 2 février” au vu des dégâts sur les rails, selon le ministre des Transports Oscar Puente.

Tourists hit record in Japan, despite plunge from China

A record number of tourists flocked to Japan in 2025, officials said Tuesday, despite a steep fall in Chinese visitors in December as a diplomatic row between Beijing and Tokyo rumbled on.Japan logged 42.7 million arrivals last year, according to the transport ministry, topping 2024’s record of nearly 37 million as the weak yen boosted the appeal of the “bucket list” destination.However, the number of tourists from China last month dropped about 45 percent from a year earlier to around 330,000.Prime Minister Sanae Takaichi’s suggestion in November that Tokyo could intervene militarily in any attack on Taiwan triggered a sharp diplomatic backlash from China, which urged its citizens to avoid travelling to Japan.Tuesday’s announcement showed the warning has had an impact on visitor numbers.China has been the biggest source of tourists to the Japanese archipelago, with almost 7.5 million visitors in the first nine months of 2025 — a quarter of all foreign tourists, according to official figures.Attracted by a weak yen, Chinese tourists splashed out the equivalent of $3.7 billion in the third quarter.However, Transport Minister Yasushi Kaneko said it was a “significant achievement” that overall visitors numbers had topped 40 million people for the first time. “While the number of Chinese tourists in December decreased, we attracted a sufficient number of people from many other countries and regions to offset that,” he said, adding that there had been a “steep” increase in tourists from Europe, the United States and Australia.”We also hope and want to make sure that Chinese visitors will return to us as soon as possible.”  The overall increase is partly due to government policies to promote attractions from Mount Fuji’s majestic slopes to shrines and sushi bars in more far-flung parts of the archipelago.The government has set an ambitious target of reaching 60 million tourists annually by 2030.- Overtourism -However Japan’s biggest travel agency JTB forecasted that overall tourist numbers this year would be “slightly lower” compared to 2025 due to a decrease in demand from China and Hong Kong.Nevertheless tourism income was expected to increase due to rising prices of items such as lodging and strong spending among visitors. It added that due to an uptick in repeat visitors to Japan, the places people want to visit are shifting from large cities to rural areas.Authorities say they want to spread sightseers more evenly around the country, as complaints of overcrowding in hotspots like Kyoto grow. As in other global tourist magnets like Venice in Italy, there has been growing pushback from residents in the ancient capital.The tradition-steeped city, just a couple of hours from Tokyo on the bullet train, is famed for its kimono-clad geisha performers and increasingly crowded Buddhist temples.Locals have complained of disrespectful tourists harassing the geisha in a frenzy for photos, as well as causing traffic congestion and littering.Elsewhere, exasperated officials have taken steps to improve visitors, including introducing an entry fee and a daily cap on the number of hikers climbing Mount Fuji.A barrier was briefly erected outside a convenience store in 2024 to stop people standing in the road to photograph a view of the snow-capped volcano that had gone viral.

Loi fin de vie: très réservé, le Sénat se penche sur l’aide à mourir

Maintes fois reportée, la réforme de la fin de vie revient mardi au Parlement avec l’examen au Sénat d’une proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Le dispositif suscite de grandes réserves à la chambre haute, dominée par la droite.Les sénateurs s’empareront du texte en milieu d’après-midi et débattront pendant une semaine de ce dossier sensible, avant un vote solennel prévu le mercredi 28 janvier à 16H30.Deux textes sont en réalité examinés en parallèle au Palais du Luxembourg: l’un, plutôt consensuel, sur le développement des soins palliatifs; et l’autre, nettement plus délicat, qui légalise un dispositif de suicide assisté et d’euthanasie même si ces mots ne sont pas écrits noir sur blanc.Nourris de nombreuses réflexions et travaux, ils ont été adoptés très largement à l’Assemblée nationale au printemps 2025, mais l’instabilité politique des derniers mois a reporté leur examen au Palais du Luxembourg.Si elle aboutissait, la réforme sur l’aide à mourir serait la plus importante dans le champ sociétal depuis l’instauration du mariage pour tous en 2012. La France rejoindrait d’autres pays à avoir légiféré sur la question, comme les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Canada.Contraint de prendre du recul sur la vie parlementaire et la politique intérieure depuis la dissolution, Emmanuel Macron compte sur ce débat pour tenir l’une des promesses de son deuxième quinquennat. – Long chemin parlementaire -Il a promis d’aller “au bout du travail législatif” sur cette réforme dès cette année, ce qui nécessitera encore plusieurs aller-retours entre Sénat et Assemblée nationale, au sortir d’un interminable marathon budgétaire.L’examen du texte au Sénat n’est donc qu’une étape préliminaire, mais elle permettra de mesurer le fossé qui sépare les deux chambres parlementaires. Les divergences risquent d’être importantes, car le Sénat, dominé par une alliance entre la droite et les centristes, est plus que réservée.”On veut nous faire avaler une des lois les plus permissives du monde sur l’euthanasie, un changement anthropologique majeur, au détriment de ce qui existe déjà, à savoir les soins palliatifs”, s’agace la sénatrice Christine Bonfanti-Dossat (Les Républicains), qui s’est chargée de piloter l’examen du texte en commission des Affaires sociales.Très remontée, la droite sénatoriale est pourtant sur un fil: d’une part, son groupe est plutôt divisé sur ces sujets relevant de l’intime; d’autre part, elle pourrait être totalement inutile au débat si le gouvernement finissait par donner le dernier mot à l’Assemblée nationale.A ce stade, sa stratégie consiste à plaider pour une refonte profonde du dispositif avec des critères très restrictifs et de nombreux garde-fous. En commission, le Sénat a donc transformé le droit à l’aide à mourir en une “assistance médicale à mourir” réservée aux malades dont le pronostic vital est engagé “à court terme”. Cela réduirait considérablement le spectre des personnes éligibles par rapport à la version votée à l’Assemblée.”Si on ne s’exprime pas, si on rejette le texte, on n’existe plus. Il fallait que le Sénat s’exprime”, assure le sénateur Alain Milon (LR). “Je crois que nous avons trouvé le bon chemin”, martèle-t-il.- Débats imprévisibles -Les divisions internes au sein des groupes politiques rendent néanmoins assez imprévisible le sort de ce texte dans l’hémicycle, d’autant que la gauche tentera très majoritairement de rétablir la version des députés.”La droite a vidé le texte de sa substance”, regrette la sénatrice socialiste Annie Le Houérou, estimant que les sénateurs LR ont “fait semblant d’avancer” sur ce débat. Les débats dépasseront largement les murs du Palais du Luxembourg, ravivant l’opposition entre associations et militants d’un camp et de l’autre, mais aussi les exigences des syndicats de soignants et autres représentants des cultes, ces derniers ayant publiquement rappelé leur hostilité.Plusieurs milliers d’opposants ont aussi manifesté dimanche à Paris dans le cadre de la “marche pour la vie”. L’association Les Eligibles, rassemblant des personnes handicapées, a elle craint des “dérives” en raison de critères d’accès jugés “flous et extensibles”.

Loi fin de vie: très réservé, le Sénat se penche sur l’aide à mourir

Maintes fois reportée, la réforme de la fin de vie revient mardi au Parlement avec l’examen au Sénat d’une proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Le dispositif suscite de grandes réserves à la chambre haute, dominée par la droite.Les sénateurs s’empareront du texte en milieu d’après-midi et débattront pendant une semaine de ce dossier sensible, avant un vote solennel prévu le mercredi 28 janvier à 16H30.Deux textes sont en réalité examinés en parallèle au Palais du Luxembourg: l’un, plutôt consensuel, sur le développement des soins palliatifs; et l’autre, nettement plus délicat, qui légalise un dispositif de suicide assisté et d’euthanasie même si ces mots ne sont pas écrits noir sur blanc.Nourris de nombreuses réflexions et travaux, ils ont été adoptés très largement à l’Assemblée nationale au printemps 2025, mais l’instabilité politique des derniers mois a reporté leur examen au Palais du Luxembourg.Si elle aboutissait, la réforme sur l’aide à mourir serait la plus importante dans le champ sociétal depuis l’instauration du mariage pour tous en 2012. La France rejoindrait d’autres pays à avoir légiféré sur la question, comme les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse, le Canada.Contraint de prendre du recul sur la vie parlementaire et la politique intérieure depuis la dissolution, Emmanuel Macron compte sur ce débat pour tenir l’une des promesses de son deuxième quinquennat. – Long chemin parlementaire -Il a promis d’aller “au bout du travail législatif” sur cette réforme dès cette année, ce qui nécessitera encore plusieurs aller-retours entre Sénat et Assemblée nationale, au sortir d’un interminable marathon budgétaire.L’examen du texte au Sénat n’est donc qu’une étape préliminaire, mais elle permettra de mesurer le fossé qui sépare les deux chambres parlementaires. Les divergences risquent d’être importantes, car le Sénat, dominé par une alliance entre la droite et les centristes, est plus que réservée.”On veut nous faire avaler une des lois les plus permissives du monde sur l’euthanasie, un changement anthropologique majeur, au détriment de ce qui existe déjà, à savoir les soins palliatifs”, s’agace la sénatrice Christine Bonfanti-Dossat (Les Républicains), qui s’est chargée de piloter l’examen du texte en commission des Affaires sociales.Très remontée, la droite sénatoriale est pourtant sur un fil: d’une part, son groupe est plutôt divisé sur ces sujets relevant de l’intime; d’autre part, elle pourrait être totalement inutile au débat si le gouvernement finissait par donner le dernier mot à l’Assemblée nationale.A ce stade, sa stratégie consiste à plaider pour une refonte profonde du dispositif avec des critères très restrictifs et de nombreux garde-fous. En commission, le Sénat a donc transformé le droit à l’aide à mourir en une “assistance médicale à mourir” réservée aux malades dont le pronostic vital est engagé “à court terme”. Cela réduirait considérablement le spectre des personnes éligibles par rapport à la version votée à l’Assemblée.”Si on ne s’exprime pas, si on rejette le texte, on n’existe plus. Il fallait que le Sénat s’exprime”, assure le sénateur Alain Milon (LR). “Je crois que nous avons trouvé le bon chemin”, martèle-t-il.- Débats imprévisibles -Les divisions internes au sein des groupes politiques rendent néanmoins assez imprévisible le sort de ce texte dans l’hémicycle, d’autant que la gauche tentera très majoritairement de rétablir la version des députés.”La droite a vidé le texte de sa substance”, regrette la sénatrice socialiste Annie Le Houérou, estimant que les sénateurs LR ont “fait semblant d’avancer” sur ce débat. Les débats dépasseront largement les murs du Palais du Luxembourg, ravivant l’opposition entre associations et militants d’un camp et de l’autre, mais aussi les exigences des syndicats de soignants et autres représentants des cultes, ces derniers ayant publiquement rappelé leur hostilité.Plusieurs milliers d’opposants ont aussi manifesté dimanche à Paris dans le cadre de la “marche pour la vie”. L’association Les Eligibles, rassemblant des personnes handicapées, a elle craint des “dérives” en raison de critères d’accès jugés “flous et extensibles”.

Davos: les Européens à la tribune mardi, Trump s’impose à l’ordre du jour

Le Forum économique de Davos va offrir mardi une tribune aux dirigeants européens à la veille de l’arrivée dans la station suisse de Donald Trump, qui les menace au Groenland.Le président américain domine déjà, dans les Alpes suisses, l’ordre du jour de cette grand-messe annuelle d’un multilatéralisme qu’il ne cesse de malmener depuis son retour au pouvoir.La réunion intervient en plein bras de fer sur le Groenland, territoire autonome danois dont Donald Trump veut prendre le contrôle en invoquant des motifs de sécurité nationale. Il a menacé de surtaxes douanières les pays qui s’y opposeraient, dont la France, l’Allemagne ou le Royaume-Uni.A l’heure où l’UE réfléchit à son tour à des mesures de rétorsion commerciales, les déclarations à la tribune de Davos des dirigeants européens mardi seront particulièrement scrutées.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit notamment prononcer mardi l’un des discours d’ouverture, avant le vice-Premier ministre chinois He Lifeng. Elle a encore insisté lundi sur “la nécessité de respecter sans équivoque” la souveraineté du Groenland et du Danemark, lors d’une rencontre à Davos avec une délégation bipartite du Congrès américain.Le président français Emmanuel Macron, qui a dénoncé récemment “le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme” dans les relations internationales, et qui figure parmi les défenseurs d’une réponse ferme de l’UE, doit également faire un discours à Davos en début d’après-midi.- “Cercle vicieux” – Donald Trump, dont la dernière participation en personne au forum de Davos remonte à 2020, doit intervenir à la tribune mercredi.La présence américaine est très visible cette année à Davos, avec de nombreux commerces de la rue principale privatisés par des entreprises américaines et même une “USA House” installée dans une église où les membres du gouvernement multiplient les interventions.Car la délégation américaine, qui est cette année l’une des plus importantes jamais enregistrée à Davos d’après les organisateurs, n’a pas attendu l’arrivée de son commandant en chef pour occuper le terrain.Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a prévenu dès lundi devant la presse qu’il “serait très mal avisé” pour l’UE de prendre des mesures de rétorsion commerciales contre les Etats-Unis à cause du Groenland. Il a encore prévu plusieurs interventions mardi.Emmanuel Macron doit repartir de Davos dès mardi soir, sans croiser Donald Trump. Le chancelier allemand Friedrich Merz a en revanche affirmé vouloir y rencontrer le président américain, disant vouloir “éviter une escalade douanière”.”Des menaces douanières entre alliés sont inacceptables; elles affaiblissent notre relation transatlantique et, dans le pire des cas, peuvent conduire à un cercle vicieux”, a prévenu de son côté le président finlandais Alexander Stubb.Interrogé sur un possible recours à la force des Américains, il a cependant assuré: “Je ne crois pas que les Américains prendront militairement le contrôle du Groenland.”Parmi les autres dirigeants attendus mardi à Davos figure notamment le Premier ministre canadien Mark Carney, qui cherche à réduire la dépendance de son pays aux Etats-Unis et a récemment conclu un nouveau partenariat avec Pékin. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, ne viendra en revanche pas, ont annoncé lundi les organisateurs, en faisant savoir qu’ils estimaient sa présence “inappropriée” après la répression des manifestations en Iran.Le sommet, placé cette année sous le thème “Un esprit de dialogue” se tient jusqu’à vendredi dans la huppée station de ski des Grisons. 

Trump tariff threat ‘poison’ for Germany’s fragile recovery

US President Donald Trump’s latest tariff threat against Europe over Greenland has hit its top economy Germany just as hopes are growing for a modest recovery after years of stagnation.Germany’s government and its export-reliant businesses were blindsided when Trump again wielded the tariffs axe at the weekend — this time sparked by his anger over a geopolitical rather than an economic dispute.”For Germany, these new tariffs would be absolute poison,” ING economist Carsten Brzeski told AFP, adding that the heightened uncertainties “clearly jeopardise the fragile recovery underway”.Germany — long ailing from high energy prices, falling demand in China and stiff competition from the Asian giant, and last year’s US tariffs blitz — achieved just 0.2 percent GDP growth in 2025 after two years of recession.Huge public spending to rebuild Germany’s armed forces and ageing infrastructure have boosted hopes for a stronger rebound this year, and the government has predicted GDP will expand by 1.3 percent in 2026.That was before Trump — angered by pushback against his desire to seize Denmark’s autonomous territory of Greenland — threatened additional tariffs of up to 25 percent on products from eight European countries, including Germany.The news — which drove down stocks and saw safe-haven assets like gold rise — rattled German companies and provoked a mix of puzzlement and anger.”Greenland is taking this madness to extremes,” Thorsten Bauer, co-head of laser maker Xiton Photonics, told AFP while on a business trip in the United States, expressing a sentiment shared by many business leaders. The Federation of German Industries denounced “an inappropriate and damaging escalation for all parties,” which it said “is putting enormous pressure on transatlantic relations”.And the German Association of Wholesalers, Exporters and Service Providers slammed Trump’s latest threat as “grotesque” and stressed defiantly that “we continue to stand by Denmark: democracy and freedom cannot be wiped out by punitive tariffs”.- ‘Out of the blue’ -Trump’s latest salvo comes after the EU and the United States last July agreed to cap tariffs on most EU exports at 15 percent, with most goods in the other direction being tariff-free.Though some criticised the deal as one-sided, many German businesses cautiously welcomed the deal for the certainty it seemed to bring.”Our members largely kept a cool head during last summer’s tariffs debate and waited patiently. But waiting patiently cannot go on forever,” the German Association of Small and Medium-sized Businesses told AFP. “Donald Trump’s erratic policies are poison for the global economy and free trade -– and they damage trust that has been built up over years in rules-based systems.”The group said new tariffs would particularly hurt German SMEs but nonetheless insisted that “Europe must not allow itself to be blackmailed. If the US does indeed impose tariffs, Europe needs to respond quickly and decisively”.European diplomats have promised a firm response if Trump makes good on his threat and powerful conservative German Member of the European Parliament, Manfred Weber, said final ratification of the July deal was now “on ice”.Some experts have voiced hope that all sides will step back from an escalation of a dispute that would hurt everyone involved, and threaten US-German trade worth over 250 billion euros ($290 billion), according to the latest data.If implemented and sustained for a long period, the new tariffs “could cost the eurozone economy something between 0.2 percent and 0.5 percent of GDP, with a bigger hit for Germany,” wrote Andrew Kenningham of Capital Economics.”In practice though, we doubt that they will be implemented as advertised. We also think the EU will be cautious in any retaliation in an effort to avoid further escalation.”The new uncertainty comes at a tough time for Germany’s crucial auto sector, which is now bracing for resurgent transatlantic trade tensions it had hoped had been put to bed.Automotive analyst Pal Skirta of Metzler Bank told AFP that Trump’s latest threat is worse news than last year’s.”The Liberation Day tariffs were maybe not very reasonable, but you could justify them,” he said. “With Greenland, it comes out of the blue, you can’t justify it by macroeconomic logic.”He added: “This is the last and most evident proof point that the tariffs are completely driven by politics, not by economics. Uncertainty has spiked to a much greater level.”