Lecornu met la pression pour disposer d’un budget face aux crises

Sébastien Lecornu a fait sa rentrée lundi en mettant la pression sur les parlementaires pour qu’ils s’entendent sur un budget d’ici la fin du mois qui puisse répondre aux colères de plusieurs secteurs, en même temps qu’aux tensions internationales accrues.Le Premier ministre avait exposé sa ligne le 23 décembre: “repousser le désordre”, qui guette sur le plan du budget, toujours pas voté, chez les agriculteurs et les médecins, en colère. Sur le plan international aussi, après le récent coup de force de Donald Trump au Venezuela qui inquiète les chancelleries occidentales. En emmenant ses ministres place Beauvau pour le traditionnel petit-déjeuner du Nouvel an -avant de rejoindre l’Elysée pour le premier Conseil des ministres de l’année- Sébastien Lecornu s’est entouré justement des ministres Catherine Vautrin (Armées), Annie Genevard (Agriculture) et Stéphanie Rist (Santé).”Il faut un budget en janvier, il y aura un budget en janvier”, a promis lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV-RMC.Pour aboutir, le gouvernement fait valoir que le budget peut répondre en partie à la grogne des agriculteurs, très remontés contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse et le traité UE-Mercosur. Leur voix pèse dans les circonscriptions et pourrait convaincre les députés d’avancer. Sébastien Lecornu a prévu de prendre des mesures en janvier en leur faveur mais a prévenu qu’il faudrait un budget pour les mettre en oeuvre. “Le monde agricole ne peut pas attendre le mois de février”, a insisté dimanche son entourage.- “Calculs politiques” -Dans l’intervalle, le gouvernement entend appliquer certaines mesures fiscales agricoles dès le début de l’année, malgré l’absence de budget, a indiqué mardi le ministère de l’Economie. Car la loi spéciale adoptée pour assurer la continuité de l’Etat ne permet pas d’intégrer de nouvelles décisions.Autre dossier en suspens, la hausse prévue des crédits aux armées (+6,7 mds) dans un contexte international tendu.”Le monde s’est durci et la France doit se préparer” avec un “réarmement militaire” et “l’augmentation des moyens de la défense”, a fait valoir Mme Bregeon à l’issue du Conseil des ministres. Catherine Vautrin s’était dite dimanche “préoccupée” par l’absence de budget pour la défense.Le Premier ministre juge pour sa part “possible” d’aboutir “si les calculs politiques sont mis de côté”.Dimanche, il a mis en garde le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel. Ce dernier serait tenté selon lui de remettre en cause le principe de “l’entonnoir”, selon lequel des sujets nouveaux ne peuvent plus être versés au débat budgétaire. Il a aussi intimé à la droite sénatoriale de “dire si elle souhaite participer à une solution de compromis ou non”, même si la procédure permet au gouvernement de donner le dernier mot à l’Assemblée, où il compte toujours sur les socialistes pour faire passer le budget. – “Avancer sur le fond” -Si l’exécutif et le PS trouvaient un compromis, le Premier ministre pourrait alors faire adopter le budget par ordonnances ou par l’article 49.3 de la Constitution sans être censuré par la suite.Le PS avait certes fait du renoncement au 49.3 une de ses conditions pour voter le budget de la Sécurité sociale -adopté fin décembre-, et Sébastien Lecornu s’était engagé à ne plus y recourir. Or leurs positions semblent avoir évolué depuis.Le patron du PS Olivier Faure menace de censurer le Premier ministre s’il utilise cette arme “sans compromis préalable”. “Le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, avait ensuite glissé M. Lecornu dans la cour de Matignon.Le PS renvoyait lundi la balle dans le camp du gouvernement. “Il va falloir maintenant qu’il accepte des compromis”, a dit à l’AFP Arthur Delaporte, porte-parole des députés socialistes.Pour l’heure, les ministres des Finances et des Comptes publics Roland Lescure et Amélie de Montchalin vont recevoir ensemble, mardi à 17H, les groupes parlementaires, hors LFI et RN, pour tenter de trouver un terrain d’entente, tout en restant en dessous de 5% de déficit public. Avant le retour jeudi du projet de budget devant la commission des finances de l’Assemblée.”Que ce soit 49.3 ou autre, si le texte n’est pas potable, on a ni gouvernement, ni budget. Le gouvernement tombe et on se retrouve à la case départ. Donc il faut d’abord avancer sur le fond”, a prévenu M. Lescure, qui a dit avoir “pas mal échangé” avec les socialistes pendant les congés de fin d’année. Tout comme Sébastien Lecornu.

Lecornu met la pression pour disposer d’un budget face aux crises

Sébastien Lecornu a fait sa rentrée lundi en mettant la pression sur les parlementaires pour qu’ils s’entendent sur un budget d’ici la fin du mois qui puisse répondre aux colères de plusieurs secteurs, en même temps qu’aux tensions internationales accrues.Le Premier ministre avait exposé sa ligne le 23 décembre: “repousser le désordre”, qui guette sur le plan du budget, toujours pas voté, chez les agriculteurs et les médecins, en colère. Sur le plan international aussi, après le récent coup de force de Donald Trump au Venezuela qui inquiète les chancelleries occidentales. En emmenant ses ministres place Beauvau pour le traditionnel petit-déjeuner du Nouvel an -avant de rejoindre l’Elysée pour le premier Conseil des ministres de l’année- Sébastien Lecornu s’est entouré justement des ministres Catherine Vautrin (Armées), Annie Genevard (Agriculture) et Stéphanie Rist (Santé).”Il faut un budget en janvier, il y aura un budget en janvier”, a promis lundi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV-RMC.Pour aboutir, le gouvernement fait valoir que le budget peut répondre en partie à la grogne des agriculteurs, très remontés contre la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse et le traité UE-Mercosur. Leur voix pèse dans les circonscriptions et pourrait convaincre les députés d’avancer. Sébastien Lecornu a prévu de prendre des mesures en janvier en leur faveur mais a prévenu qu’il faudrait un budget pour les mettre en oeuvre. “Le monde agricole ne peut pas attendre le mois de février”, a insisté dimanche son entourage.- “Calculs politiques” -Dans l’intervalle, le gouvernement entend appliquer certaines mesures fiscales agricoles dès le début de l’année, malgré l’absence de budget, a indiqué mardi le ministère de l’Economie. Car la loi spéciale adoptée pour assurer la continuité de l’Etat ne permet pas d’intégrer de nouvelles décisions.Autre dossier en suspens, la hausse prévue des crédits aux armées (+6,7 mds) dans un contexte international tendu.”Le monde s’est durci et la France doit se préparer” avec un “réarmement militaire” et “l’augmentation des moyens de la défense”, a fait valoir Mme Bregeon à l’issue du Conseil des ministres. Catherine Vautrin s’était dite dimanche “préoccupée” par l’absence de budget pour la défense.Le Premier ministre juge pour sa part “possible” d’aboutir “si les calculs politiques sont mis de côté”.Dimanche, il a mis en garde le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel. Ce dernier serait tenté selon lui de remettre en cause le principe de “l’entonnoir”, selon lequel des sujets nouveaux ne peuvent plus être versés au débat budgétaire. Il a aussi intimé à la droite sénatoriale de “dire si elle souhaite participer à une solution de compromis ou non”, même si la procédure permet au gouvernement de donner le dernier mot à l’Assemblée, où il compte toujours sur les socialistes pour faire passer le budget. – “Avancer sur le fond” -Si l’exécutif et le PS trouvaient un compromis, le Premier ministre pourrait alors faire adopter le budget par ordonnances ou par l’article 49.3 de la Constitution sans être censuré par la suite.Le PS avait certes fait du renoncement au 49.3 une de ses conditions pour voter le budget de la Sécurité sociale -adopté fin décembre-, et Sébastien Lecornu s’était engagé à ne plus y recourir. Or leurs positions semblent avoir évolué depuis.Le patron du PS Olivier Faure menace de censurer le Premier ministre s’il utilise cette arme “sans compromis préalable”. “Le Parlement prendra ses responsabilités, le gouvernement aussi”, avait ensuite glissé M. Lecornu dans la cour de Matignon.Le PS renvoyait lundi la balle dans le camp du gouvernement. “Il va falloir maintenant qu’il accepte des compromis”, a dit à l’AFP Arthur Delaporte, porte-parole des députés socialistes.Pour l’heure, les ministres des Finances et des Comptes publics Roland Lescure et Amélie de Montchalin vont recevoir ensemble, mardi à 17H, les groupes parlementaires, hors LFI et RN, pour tenter de trouver un terrain d’entente, tout en restant en dessous de 5% de déficit public. Avant le retour jeudi du projet de budget devant la commission des finances de l’Assemblée.”Que ce soit 49.3 ou autre, si le texte n’est pas potable, on a ni gouvernement, ni budget. Le gouvernement tombe et on se retrouve à la case départ. Donc il faut d’abord avancer sur le fond”, a prévenu M. Lescure, qui a dit avoir “pas mal échangé” avec les socialistes pendant les congés de fin d’année. Tout comme Sébastien Lecornu.

Eyeing its own security, Europe muted as Trump ousts Maduro

European leaders have given a low-key response to US President Donald Trump’s military intervention in Venezuela as they seek to avoid riling him on other critical issues — from Ukraine to Greenland. After American troops captured strongman Nicolas Maduro in a jaw-dropping blitz on Caracas, leaders across the Atlantic largely refused to condemn a move seen by critics as trampling on Venezuela’s sovereignty.German Chancellor Friedrich Merz called the operation legally “complex”, and British premier Keir Starmer said it was a “fast-moving situation”.All stressed the need to uphold “international law” — but no one was shedding tears for the toppling of Maduro, an ally of Russia who the EU viewed as illegitimate after disputed elections in 2024.”These events create the opportunity for a democratic transition in Venezuela,” EU spokeswoman Paula Pinho said on Monday, sidestepping commenting on Trump’s insistence Washington will now run Venezuela.Spanish Premier Pedro Sanchez — whose country has deep ties to Latin America — sounded a rare harsh note by saying the intervention “violates international law”. But that was as far as anyone was willing to go as Europe frets about keeping Trump onside in fraught negotiations over Ukraine.”We have our problems elsewhere and like it or not, realistically we need the US involvement,” one EU diplomat told AFP, talking as others on condition of anonymity.  “Having a tough statement to defend Maduro is not in our collective interest.”The intervention in Venezuela comes as Europe has desperately been trying to mould Trump’s efforts to end Russia’s war in Ukraine.Kyiv’s backers are hoping Trump will give solid security guarantees to Ukraine as he pressures the country to give up territory for a deal. European leaders are set to hold a summit in Paris on Tuesday to try to firm up the plans and could meet with Trump later this month.”No US, no security guarantees,” said one EU official. – Greenland fears -While European diplomats concede they don’t have much sway over Washington’s push to dominate Latin America, far more worrying would be if an emboldened Trump goes after another prize: Greenland.As he basked in the successful operation to capture Maduro the mercurial leader repeated his desire to take control of the autonomous territory of EU and NATO member Denmark. “We need Greenland from the standpoint of national security, and Denmark is not going to be able to do it,” Trump told journalists.That came despite Danish Prime Minister Mette Frederiksen calling on Washington to stop “threatening” its territory.The EU and Britain insisted they stood by Denmark and Greenland.But even on this issue Europe appeared keen to avoid a confrontation.”We must appease Trump, not poke the beast,” said another EU diplomat. “There’s nothing we can do, and Trump knows it.”While few expect Trump to repeat the aggressive tactics in Greenland, analysts said the US powerplay in Venezuela already boded ill for Europe’s efforts to cling to a rules-based world order.”One of the byproducts of action of this kind is a legitimising effect on the ability of great powers to reshape things in ways they want in their neighbourhood,” said Ian Lesser of the German Marshall Fund think tank.”That could apply for Taiwan. It could apply in Ukraine or Moldova. Basically, it creates a systemic problem.”Meanwhile experts from the European Council on Foreign Relations insisted that Europe would eventually face a decision on standing up to Trump. “Europeans face a choice: accommodate or resist Washington’s ambitions. Either path carries costs,” the think tank said. “The question is not whether Europe can avoid friction with the US, but whether it is willing to defend its own interests when the challenge comes from its most powerful ally.”

Groenland: une attaque américaine sur un pays de l’Otan serait “la fin de tout”, prévient le Danemark

La réaffirmation par Donald Trump de son intention de faire passer le Groenland, territoire autonome danois, sous drapeau américain suscitait lundi une condamnation internationale, la Première ministre danoise soulignant que l’attaque par les Etats-Unis d’un pays de l’Otan serait “la fin de tout”.”Si les États-Unis choisissent d’attaquer militairement un autre pays de l’Otan, alors c’est la fin de tout. Y compris notre Otan et donc la sécurité mise en place depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale”, a dit Mette Frederiksen à la télévision TV2.La cheffe du gouvernement, qui juge la situation “sérieuse”, a affirmé faire “tout (s)on possible pour que ce ne soit pas le cas”.”Ca suffit maintenant”, avait réagi la veille le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen.Interrogé par le magazine américain The Atlantic sur les implications pour le Groenland de l’opération militaire menée par les forces spéciales américaines au Venezuela, Donald Trump venait de déclarer que c’était à ses partenaires de les évaluer : “Ils vont devoir se faire leur propre opinion”.”Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper”, a ensuite réaffirmé le président américain devant des journalistes à bord d’Air Force One dimanche soir.Le président américain a dit qu’il allait s’occuper “du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours”. “Je ne suis pas d’accord pour dire que la sécurité dans l’Arctique n’est pas assurée”, a réagi Mme Frederiksen. En 2025, le Danemark a alloué quelque 90 milliards de couronnes (1,2 milliard d’euros) à la sécurité dans la région, a-t-elle rappelé.Pour la députée Aaja Chemnitz, qui représente le Groenland au Parlement danois, il faut “être prêt pour tous les scénarios”.”Que ce soit la rupture d’un câble de communication ou les menaces de Trump, le peuple groenlandais doit se préparer”, a-t-elle dit à l’AFP.Immense île arctique peuplée de 57.000 habitants, le Groenland dispose d’importantes ressources minières, majoritairement non exploitées, et est considéré comme un emplacement stratégique. Les Etats-Unis y ont déjà une base militaire et en exploitaient une dizaine pendant la guerre froide.- “Très inquiétant” -Le mois dernier, le président américain s’était plaint que des navires russes et chinois soient “partout” le long des côtes du Groenland.”Il répand des mensonges sur la présence de ces navires. C’est très inquiétant”, a souligné Mme Chemnitz.Lundi dans un communiqué, le ministère chinois des Affaires étrangères a exhorté les États-Unis de “cesser d’utiliser la prétendue menace chinoise comme prétexte pour chercher des gains personnels”.Dimanche soir, Mette Frederiksen s’était déjà élevée avec fermeté contre les propos du président américain: “Je demande instamment aux Etats-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre”.”(…) Il est tout à fait absurde de dire que les États-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Les dirigeants européens se rangeaient lundi derrière le Danemark et le Groenland, le Premier ministre britannique Keir Starmer déclarant lui aussi soutenir son homologue danoise.L’Union européenne attend de ses partenaires qu’ils respectent les principes de la souveraineté et de l’intégrité d’un territoire, a souligné la Commission.Samedi, une publication sur X de l’épouse du directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller, avait déjà semé le trouble. Alors que les Etats-Unis intervenaient militairement à Caracas, Katie Miller publiait sur son compte X une carte du Groenland colorée aux couleurs du drapeau américain, assortie d’une courte légende en capitales: “SOON” (“bientôt”).Le Danemark est un allié historique et traditionnel des Etats-Unis, se fournissant largement auprès de Washington pour son armement. Le royaume, qui inclut les îles Féroé et le Groenland, fait partie de l’Otan depuis sa creéation.”On a l’Otan donc je ne pense pas qu’il va faire quoique ce soit ici (au Danemark). J’espère !”, se rassurait une retraitée danoise, Marianne Larsen, interrogée par l’AFP.L’annonce fin décembre par Donald Trump de la nomination d’un envoyé spécial pour le Groenland avait déjà provoqué un accès de fièvre entre les deux pays.Le Groenland répète ne pas être à vendre et vouloir décider seul de son avenir.En janvier 2025, 85% des Groenlandais s’étaient dits opposés à leur rattachement aux Etats-Unis, selon un sondage publié dans la presse danoise et groenlandaise. Seuls 6% y étaient favorables.Fin mars 2025, le vice-président américain, JD Vance, avait provoqué un tollé en prévoyant de se rendre au Groenland sans y avoir été invité. Il y avait finalement renoncé pour se contenter de visiter la seule base militaire américaine du territoire.

Maduro arrives for first US court appearance after capture

Deposed Venezuelan president Nicolas Maduro arrived at a New York court on Monday just over 48 hours after being seized in Caracas in a stunning US military operation that paves the way for Washington’s plans to control the oil-rich country.Maduro, 63, and his wife, Cilia Flores, were brought to the Manhattan courthouse under heavy guard to face narcotrafficking charges.Outside, around 40 people protested against the US intervention, while a smaller group expressed support.The pair were snatched by US commandos in the early hours of Saturday in an assault backed by warplanes and a heavy naval deployment.In a series of shock announcements over the weekend, President Donald Trump declared that the United States is now running Venezuela with an eye to rebuilding and controling its huge but decrepit oil industry.Amid international alarm, UN Secretary-General Antonio Guterres told an emergency UN Security Council meeting that there should be “respect for the principles of sovereignty, political independence and territorial integrity.”There was sharp criticism Monday from Mexico, where President Claudia Sheinbaum said the Americas “do not belong” to anyone.Colombian President Gustavo Petro issued a fiery statement saying that as a former guerrilla fighter he was ready to “take up arms” against Trump.Maduro became president in 2013, taking over from his equally hardline socialist predecessor Hugo Chavez.The United States and European Union say he stayed in power by rigging elections and imprisoning opponents, while overseeing rampant corruption.The end to a quarter century of leftist rule leaves Venezuela’s approximately 30 million people facing uncertainty.Some 2,000 Maduro supporters, including rifle-wielding men on motorcycles, rallied Sunday in Caracas, waving Venezuelan flags.On Monday, deputies in the Venezuelan parliament shouted “let’s go Nico!” in support for the ousted leader.For now, though, the Trump administration is indicating it wants continuity with the remainder of Maduro’s entourage — provided they submit to US demands.Interim president Delcy Rodriguez, who was Maduro’s vice president, dropped an initially defiant posture on Sunday, saying she was ready for “cooperation.”Trump has made clear there is no appetite for helping opposition candidates previously seen as the rightful winners of rigged elections to take power.- ‘Need access to oil’ -When asked what he needs from interim leader Rodriguez, Trump said: “We need total access. We need access to the oil and other things in their country that allow us to rebuild their country.”Venezuela has the world’s largest proven oil reserves. However the oil is difficult and expensive to produce and after years of international sanctions and mismanagement, the infrastructure is in poor shape.Shares in US oil majors Chevron, ExxonMobil and ConocoPhillips shares surged on Wall Street early Monday.Trump, who has shocked many Americans with his unprecedented moves to accumulate domestic power, also now appears increasingly emboldened in foreign policy.On Sunday, he said communist Cuba was “ready to fall” and he repeated that Greenland, which is part of US ally Denmark, should be controlled by the United States.He has lashed out at Colombia’s Petro, saying he should “watch his ass.”Although there are no known US troops in Venezuela now, the Trump administration says it retains powerful economic leverage through an oil blockade. Trump has also threatened additional military attacks.A huge US naval presence, including an aircraft carrier, is deployed in the Caribbean.Details of the US operation in Caracas were still emerging Monday, with Havana saying 32 Cubans were killed in the attack. No US service members were killed but some were wounded, according to US officials.Protesting outside the New York court, leftist activist Sydney Loving, 31, said she stood “with the people of Venezuela.””We say no to US wars. We say no to US intervention. It’s not in our benefit. It does not make the US safer, it makes it makes the people on Wall Street richer,” she told AFP.However, Angel Montero, who moved to the United States from Venezuela, described the downfall of Maduro as “the best gift I ever received.””I’m going to thank Donald Trump,” Montero, 36, said.burs-sms/bgs

L’astronaute Sophie Adenot veut “repousser” ses “limites” pendant sa mission sur l’ISS

A 40 jours de son envol pour l’espace, Sophie Adenot, la deuxième astronaute féminine française de l’histoire après Claudie Haigneré, s’est dit impatiente lundi de “repousser” ses “limites” pendant ses huit mois de mission sur la Station spatiale internationale (ISS).Si tout se passe comme prévu, le 15 février elle décollera à bord d’un véhicule Crew Dragon de SpaceX avec deux collègues américains et un russe vers l’ISS, trente ans après le premier vol dans l’espace de Claudie Haigneré en 1996.A l’issue d’une préparation qui aura duré deux ans et neuf mois, Sophie Adenot a donné sa dernière conférence de presse européenne avant son grand voyage au Centre européen de formation des astronautes (ESA) à Cologne, dans l’ouest de l’Allemagne.Sur le point de réaliser un rêve qu’elle a depuis ses dix ans, elle s’est dit à la fois “sereine”, “concentrée” et “curieuse, car il y aura beaucoup d’incertitudes, comme pour toute mission”.”Devenir astronaute, c’est repousser les limites”, a-t-elle souligné. “Les missions spatiales ont vraiment repoussé les frontières de ce que l’on sait faire sur Terre”.Expériences scientifiques, activités de maintenance en plomberie et en électricité, opérations de robotique pour amarrer un vaisseau cargo, et peut-être même une sortie à l’extérieur du véhicule spatial, devraient rythmer son quotidien pendant huit mois.Parmi les expériences qu’elle va réaliser sur l’ISS, Sophie Adenot a cité l’une d’entre elles dans le domaine médical.”Il s’agit d’apprendre à gérer un système d’échographie avec de la réalité augmentée. Plus tard, quand cette technologie va être validée et testée sur Terre, elle va permettre à des opérateurs (…) de directement faire l’échographie et de trouver l’organe grâce à l’intelligence artificielle”. Un tel progrès, “aura un impact direct dans les futurs déserts médicaux”, veut-elle croire.- Un regard suffit -Elle a souligné “adorer” les trois autres membres de son équipage, les Américains Jessica Meir (la commandante) et Jack Hathaway ainsi que le Russe Andreï Fediaïe. “On ne s’est pas seulement entrainé ensemble, on a appris à se faire confiance”, a-t-elle dit.Selon elle, ils maîtrisent désormais un langage non verbal “qui permet de répondre aux besoins de l’autre par un regard”.Les missions spatiales sont “le symbole de la coopération pacifique”, a-t-elle aussi souligné. Le cap récemment passé des 25 ans de présence continue dans l’espace des nations partenaires de l’ISS – Etats-Unis, Russie, onze pays européens, Japon, Canada – montre selon elle que cette coopération “perdure avec une grande résilience à toutes les crises internationales”.Si elle l’a fragilisée, l’invasion de l’Ukraine n’a en effet pas interrompue la participation des astronautes russes sur l’ISS.Comme le veut la tradition pour chaque astronaute avant une mission, l’astronaute a planté un arbre à Cologne. Symbole d’une exploration européenne au service de “la science” et des “futures générations”, cet arbre, toujours un copalme ou liquidambar, rappelle aux astronautes “d’où nous venons et ce que nous avons la responsabilité de protéger”, a-t-elle dit.- Exemple féminin -A 43 ans, Sophie Adenot suit les traces de son compatriote Thomas Pesquet sur la station spatiale placée en orbite basse autour de la Terre, où le Français, formé en 2009 comme elle partiellement à Cologne, a déjà effectué deux séjours.Cette ingénieure et pilote d’essai d’hélicoptères a encouragé toutes les petites filles à poursuivre leur rêve si elles veulent devenir astronautes.”Les femmes représentent 50% de la population, il n’y a pas de raison que l’on ne soit pas astronaute (…) Tout au long de ma formation, je n’ai jamais senti de différence (entre les hommes et les femmes)”, a-t-elle dit, rejetant les “limites” en la matière.”Les choses ont beaucoup changé en trente ans”, a-t-elle ajouté en référence à la pionnière Claudie Haigneré, avec qui elle a été en contact tout au long de sa formation.

Ukraine : une clinique touchée par des frappes russes à Kiev

Une clinique à Kiev a été touchée lundi par des frappes russes, qui ont au total causé la mort de deux personnes, à la veille d’une réunion des alliés de l’Ukraine destinée à poursuivre les efforts diplomatiques pour régler le conflit.Des alertes antiaériennes ont retenti au cours de la nuit sur tout le territoire ukrainien, visé par 165 drones selon le président Volodymyr Zelensky, qui a signalé de nouvelles coupures d’électricité.Dans la capitale ukrainienne, un incendie a été provoqué dans une clinique privée par ces attaques, y faisant un mort et trois blessés, selon les services de secours qui ont diffusé des images de l’évacuation en pleine nuit de patients sur des brancards.Margaryta Maliovana, la directrice de l’établissement, a témoigné auprès de l’AFP d’une “nuit terrible”. Selon elle, 26 patients se trouvaient sur place au moment de l’impact et un homme de 30 ans a péri.”Il y a des blessés légers mais ils ont été soignés à la clinique – quelques égratignures ici et là, quelques personnes étaient stressées”, a-t-elle ajouté.”Nous dormions, comme d’habitude. Et soudain, il y a eu une explosion. Nous nous sommes réveillés, sans comprendre. (…) Puis nous avons vu de la fumée”, a raconté Vitaly Chliaïev, un retraité 81 ans qui habite à proximité.Dans la périphérie de Kiev, plusieurs habitations et infrastructures essentielles ont souffert des bombardements, qui ont fait un mort, un homme, dans la localité de Fastiv, a expliqué le gouverneur Mykola Kalachnyk sur Telegram.Les frappes ont entraîné des coupures de courant, rendant nécessaire le déclenchement de systèmes de secours pour maintenir l’approvisionnement en eau et chauffage, a précisé ce responsable, alors que les températures nocturnes sont tombées à -8°C.- Guerre ou diplomatie -Ces attaques sont survenues à la veille d’une réunion à Paris de pays soutenant Kiev pour tenter d’avancer en vue d’un règlement du conflit qui entrera bientôt dans sa cinquième année.Les Etats-Unis seront représentés mardi dans la capitale française par l’émissaire Steve Witkoff et par le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, a déclaré lundi à l’AFP un responsable de la Maison Blanche.Pour préparer la rencontre, des conseillers à la sécurité de 15 pays, dont la France, l’Allemagne et le Canada, ainsi que des représentants de l’UE et de l’Otan, se sont retrouvés à Kiev samedi.Steve Witkoff a participé à distance aux discussions, consacrées aux détails de la dernière mouture du plan pour arrêter les hostilités présenté par les Etats-Unis et négocié avec l’Ukraine.Une autre rencontre, préparatoire, de chefs d’état-major, était prévue pour lundi.Cette série de discussions a pour but d'”apporter une contribution supplémentaire à la défense (ukrainienne) et à accélérer la fin de la guerre”, a lancé dimanche soir le président Volodymyr Zelensky.- “Défense active” -“L’Ukraine sera prête pour les deux voies possibles : la diplomatie, que nous recherchons, ou la poursuite d’une défense active si la pression exercée par nos partenaires sur la Russie s’avère insuffisante”, a-t-il ajouté.Son homologue russe Vladimir Poutine a lui aussi répété ces dernières semaines que Moscou atteindrait ses objectifs en Ukraine, soit par la voie des négociations, soit par celle des armes.Le Kremlin a fait connaître son intention de “durcir” sa position dans les pourparlers après avoir accusé l’Ukraine d’avoir voulu viser avec des drones une résidence de Vladimir Poutine, ce que Kiev dément.Donald Trump, qui s’était dans un premier temps dit choqué par l’annonce de cette attaque présumée, a finalement déclaré dimanche ne pas croire “que cette frappe ait eu lieu”.Face aux doutes exprimés par les Européens sur la véracité de cette opération, la Russie avait diffusé une vidéo montrant les débris d’un drone, une carte montrant la trajectoire des engins et le témoignage d’un homme présenté comme un habitant d’un village situé près de cette résidence.Sur le terrain, les forces russes ont poursuivi leur avancée lundi, revendiquant la prise de la localité de Grabovské dans la région de Soumy, dans le nord-est de l’Ukraine, où M. Poutine avait ordonné à ses troupes de conquérir une “zone tampon” à la frontière.L’armée russe a réalisé sa plus forte progression sur le front en 2025 depuis la première année -en 2022- de l’invasion de l’Ukraine, s’emparant de plus de 5.600 km2 de territoires ukrainiens, selon l’analyse par l’AFP de l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW), qui travaille avec le Critical Threats Project (CTP), deux centres de réflexion américains spécialisés dans l’étude des conflits.

Maduro est arrivé au tribunal de New York pour sa première comparution après sa capture

Le président vénézuélien déchu Nicolas Maduro et son épouse sont arrivés lundi pour comparaître devant un tribunal de New York, deux jours après avoir été enlevés à Caracas lors d’une opération militaire ouvrant la voie au projet de Washington de contrôler le pays riche en pétrole.Détenu depuis samedi soir à Brooklyn, dans l’un des centres de détention les plus gros des Etats-Unis, connu pour son insalubrité et sa gestion défaillante, Nicolas Maduro, 63 ans doit répondre de quatre chefs d’accusation, principalement pour des faits de trafic de drogue. Son épouse Cilia Flores, 69 ans, répondra de trois chefs.Des images diffusées par les médias américains ont montré le couple menotté et escorté par des agents des forces de l’ordre lourdement armés. Leur comparution est prévue à partir de midi (17H00 GMT).Devant le tribunal de Manhattan du Southern District, où ils ont été conduits, des dizaines de journalistes ont patienté depuis l’aube pour assurer leur place dans l’enceinte judiciaire.Quelques dizaines de partisans et opposants du président se sont massés aux abords, se faisant face.  – “merci Trump!” -“Aujourd’hui, c’est mon anniversaire, et c’est le plus beau cadeau que j’aie jamais reçu de toute ma vie”, dit Angel Montero, Vénézuélien de 36 ans, qui “tient à remercier Donald Trump”.”Je suis là pour m’opposer aux guerres américaines (…) Ca ne rendra pas l’Amérique plus sûre, ça rendra les gens de Wall Street plus riches”, croit au contraire Sydney Loving, 31 ans, venue de Minneapolis pour protester contre la capture de l’homme qui a dirigé le Venezuela d’une main de fer pendant une décennie.Le couple est visé par un nouvel acte d’accusation publié samedi, aux côtés de quatre autres personnes  – qui n’ont pas été arrêtées – dont le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, considéré comme l’un des hommes les plus puissants du pays, et le fils de Nicolas Maduro. Le leader vénézuélien était “à la tête d’un gouvernement corrompu et illégitime qui, depuis des décennies, a utilisé le pouvoir de l’Etat pour protéger et promouvoir des activités illégales, notamment le trafic de drogue. Ce trafic a enrichi et solidifié l’emprise de l’élite politique et militaire vénézuélienne”, écrit l’acte d’accusation.Il est notamment accusé de s’être allié avec la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), que Washington considère comme “terroriste”, ainsi qu’à des cartels criminels pour “acheminer des tonnes de cocaïne vers les Etats-Unis”.Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez, nommée dirigeante vénézuélienne par intérim à l’issue de la spectaculaire opération menée samedi par les forces spéciales américaines, a affiché sa volonté de coopérer avec les Etats-Unis dans le cadre de relations “équilibrées et respectueuses (…) fondées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence”.Celle qui était la vice-présidente de Nicolas Maduro montre ainsi un premier signe d’ouverture envers Donald Trump qui ne cache pas ses intentions de diriger la transition ni ses ambitions pour les immenses ressources pétrolières vénézuéliennes.- “Cuba prêt à tomber -Donald Trump aussi a mis en garde la présidente par intérim: “si elle ne fait pas ce qu’il faut”, elle subira un sort pire que celui réservé au président déchu.De nombreux pays contestent la légalité de l’intervention américaine, présentée par les Etats-Unis comme une “opération de police”. Lors d’une réunion d’urgence lundi matin du Conseil de sécurité de l’ONU, à la demande du Venezuela et relayée par la Colombie, le secrétaire général Antonio Guterres a appelé au respect de l'”indépendance politique” des Etats, dans un texte lu par une adjointe.Certains alliés des États-Unis, dont l’Union européenne, ont exprimé leur inquiétude. A Paris, Emmanuel Macron a affirmé que la “méthode utilisée” par les Etats-Unis pour capturer Nicolas Maduro, n’était “ni soutenue ni approuvée” par la France. Lors de l’opération, minutieusement préparée, 32 membres des services de sécurité cubains ont été tués, a précisé le gouvernement de ce pays allié de Caracas.”Cuba est prêt à tomber”, a déclaré M. Trump à bord d’Air Force One, estimant qu’il serait difficile pour ce pays de “tenir le coup” sans les revenus issus du pétrole vénézuélien. Le président américain a affirmé dimanche soir qu’une opération en Colombie similaire à celle menée au Venezuela lui paraissait “une bonne idée”.Si les Etats-Unis assurent ne plus vouloir s’impliquer dans les affaires politiques d’autres pays comme en Irak ou en Afghanistan dans les années 2000, Donald Trump a clairement exprimé son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, premières réserves de brut prouvées au monde.Il a affirmé qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à exploiter l’or noir du Venezuela, qui vend son pétrole de mauvaise qualité sur le marché noir à destination notamment de la Chine.Bien qu’aucune force américaine connue ne soit restée à l’intérieur du Venezuela, une présence navale massive, incluant un porte-avions, demeure au large des côtes.