Seb envisage “jusqu’à 2.100” suppressions de postes dont 500 en France, pour retrouver la croissance

Jusqu’à 2.100 suppressions de postes dans le monde, dont 500 en France sur la base du volontariat: le groupe d’électroménager Seb (Moulinex, Tefal, Rowenta) lance un plan d’économies draconien, afin de renouer avec la croissance et de s’adapter à un marché de plus en plus concurrentiel.En marge de la présentation de ses résultats pour 2025, Seb a commencé à présenter mercredi aux organisations syndicales un plan qui vise à “retrouver” une “trajectoire de croissance rentable” et à s’adapter à une concurrence, notamment asiatique, “plus rapide et plus intense”, a précisé à l’AFP son directeur général, Stanislas de Gramont. En ce qui concerne la France, la production “n’est pas concernée” par ces suppressions et “il n’y aura pas de départs contraints”, a assuré le directeur général.”Lors d’un rendez-vous récent avec le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, le groupe s’est engagé clairement à préserver les emplois industriels en France, en particulier sur les sites de production”, a réagi auprès de l’AFP l’entourage du ministre.”Le gouvernement sera particulièrement attentif au respect de ces engagements”, a-t-on ajouté de même source, indiquant avoir reçu l’assurance qu’il s’agirait, en France, “exclusivement de départs volontaires, et non de licenciements contraints”.”On attend de voir”, a réagi Aurélien Verger, délégué FO pour la SAS Seb, qui regroupe 500 employés de trois sites, deux en Côte d’Or et un à Lourdes. Mais il lui semble “difficile” de trouver jusqu’à 500 employés prêts à partir volontairement.Pour Arnaud Lesueur (UNSA), secrétaire du Comité central de la SAS Seb, il faut “surtout” savoir “comment rebondir face aux difficultés économiques et retrouver une bonne performance”.”Notre première priorité, c’est de redresser la rentabilité (…), parce que nous avons connu un accident en 2025″ dans ce domaine, a expliqué M. de Gramont.Le groupe français a vu son chiffre d’affaires reculer en 2025 de 1,2% à 8,17 milliards d’euros. Le bénéfice net part du groupe augmente de 5,6% à 245 millions d’euros.Il s’agit d’une progression en trompe-l’oeil, Seb ayant écopé en 2024 d’une amende de près de 190 millions d’euros pour entente avec d’autres fabricants d’électroménager, sans laquelle l’évolution en 2025 aurait été moins flatteuse.Le résultat opérationnel, qui ne prend pas en compte cette sanction, a chuté de 25%: si une large part de cette chute est due à des difficultés aux Etats-Unis, et à un environnement perturbé par les droits de douane, “au delà de ça, on voit une transformation forte de la relation entre les marques et les consommateurs”, souligne Stanislas de Gramont. On voit une accélération des cycles d’innovation, le marché accélère”, a indiqué le dirigeant, qui souhaite “réduire de 30% le temps de mise en marché” des innovations du groupe. Le groupe veut également “tripler” sa présence sur les réseaux sociaux.- L’Europe, principalement touchée -En France, les “activités support”, comme “la finance et les ressources humaines”, seront principalement touchées, ainsi que la logistique, le marketing, ou le développement produit, selon M. de Gramont, qui précise que “l’intelligence artificielle jouera un rôle dans ces rationalisations”.Dans le pays, sept entités juridiques sont potentiellement concernées par ce plan, dont les sites de Pont-Evêque (Isère), Mayenne (Mayenne) ou Rumilly (Haute-Savoie), et le siège social à Ecully, en périphérie lyonnaise.Vers 11H35 heure de Paris, l’action du groupe flambait de 12,44% à 57,40 euros, alors que l’indice élargi SBF 120 était en petite hausse, après la publication de résultats supérieurs aux attentes et la présentation du plan.Dans le reste de l’Europe, où jusqu’à 900 postes pourraient être concernés, Seb a également démarré mercredi une discussion avec les partenaires sociaux, notamment en Allemagne, “concernant l’avenir de la production sur trois usines”, mais également des points de vente.Quelque 700 postes sont susceptibles d’être supprimés hors d’Europe, dans l’ensemble du groupe, notamment en Egypte, Turquie et au Brésil.Ces plans d’action, qui comprennent également des économies sur les achats, l’amélioration de l’efficacité industrielle et “l’optimisation des frais de structure”, “seront réalisés au plus tard en 2027, et 2028 sera la première année où le groupe bénéficiera pleinement de ces 200 millions d’euros” d’économies attendues, a indiqué M. de Gramont.Le groupe qui “anticipe une croissance” de son résultat opérationnel en 2026, espère à moyen terme, avec ce plan, “renouer avec sa trajectoire historique en visant une croissance organique annuelle des ventes de 5% et une marge opérationnelle de 10%, pour ensuite tendre vers 11%”, contre 7,4% en 2025. 

Seb envisage “jusqu’à 2.100” suppressions de postes dont 500 en France, pour retrouver la croissance

Jusqu’à 2.100 suppressions de postes dans le monde, dont 500 en France sur la base du volontariat: le groupe d’électroménager Seb (Moulinex, Tefal, Rowenta) lance un plan d’économies draconien, afin de renouer avec la croissance et de s’adapter à un marché de plus en plus concurrentiel.En marge de la présentation de ses résultats pour 2025, Seb a commencé à présenter mercredi aux organisations syndicales un plan qui vise à “retrouver” une “trajectoire de croissance rentable” et à s’adapter à une concurrence, notamment asiatique, “plus rapide et plus intense”, a précisé à l’AFP son directeur général, Stanislas de Gramont. En ce qui concerne la France, la production “n’est pas concernée” par ces suppressions et “il n’y aura pas de départs contraints”, a assuré le directeur général.”Lors d’un rendez-vous récent avec le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, le groupe s’est engagé clairement à préserver les emplois industriels en France, en particulier sur les sites de production”, a réagi auprès de l’AFP l’entourage du ministre.”Le gouvernement sera particulièrement attentif au respect de ces engagements”, a-t-on ajouté de même source, indiquant avoir reçu l’assurance qu’il s’agirait, en France, “exclusivement de départs volontaires, et non de licenciements contraints”.”On attend de voir”, a réagi Aurélien Verger, délégué FO pour la SAS Seb, qui regroupe 500 employés de trois sites, deux en Côte d’Or et un à Lourdes. Mais il lui semble “difficile” de trouver jusqu’à 500 employés prêts à partir volontairement.Pour Arnaud Lesueur (UNSA), secrétaire du Comité central de la SAS Seb, il faut “surtout” savoir “comment rebondir face aux difficultés économiques et retrouver une bonne performance”.”Notre première priorité, c’est de redresser la rentabilité (…), parce que nous avons connu un accident en 2025″ dans ce domaine, a expliqué M. de Gramont.Le groupe français a vu son chiffre d’affaires reculer en 2025 de 1,2% à 8,17 milliards d’euros. Le bénéfice net part du groupe augmente de 5,6% à 245 millions d’euros.Il s’agit d’une progression en trompe-l’oeil, Seb ayant écopé en 2024 d’une amende de près de 190 millions d’euros pour entente avec d’autres fabricants d’électroménager, sans laquelle l’évolution en 2025 aurait été moins flatteuse.Le résultat opérationnel, qui ne prend pas en compte cette sanction, a chuté de 25%: si une large part de cette chute est due à des difficultés aux Etats-Unis, et à un environnement perturbé par les droits de douane, “au delà de ça, on voit une transformation forte de la relation entre les marques et les consommateurs”, souligne Stanislas de Gramont. On voit une accélération des cycles d’innovation, le marché accélère”, a indiqué le dirigeant, qui souhaite “réduire de 30% le temps de mise en marché” des innovations du groupe. Le groupe veut également “tripler” sa présence sur les réseaux sociaux.- L’Europe, principalement touchée -En France, les “activités support”, comme “la finance et les ressources humaines”, seront principalement touchées, ainsi que la logistique, le marketing, ou le développement produit, selon M. de Gramont, qui précise que “l’intelligence artificielle jouera un rôle dans ces rationalisations”.Dans le pays, sept entités juridiques sont potentiellement concernées par ce plan, dont les sites de Pont-Evêque (Isère), Mayenne (Mayenne) ou Rumilly (Haute-Savoie), et le siège social à Ecully, en périphérie lyonnaise.Vers 11H35 heure de Paris, l’action du groupe flambait de 12,44% à 57,40 euros, alors que l’indice élargi SBF 120 était en petite hausse, après la publication de résultats supérieurs aux attentes et la présentation du plan.Dans le reste de l’Europe, où jusqu’à 900 postes pourraient être concernés, Seb a également démarré mercredi une discussion avec les partenaires sociaux, notamment en Allemagne, “concernant l’avenir de la production sur trois usines”, mais également des points de vente.Quelque 700 postes sont susceptibles d’être supprimés hors d’Europe, dans l’ensemble du groupe, notamment en Egypte, Turquie et au Brésil.Ces plans d’action, qui comprennent également des économies sur les achats, l’amélioration de l’efficacité industrielle et “l’optimisation des frais de structure”, “seront réalisés au plus tard en 2027, et 2028 sera la première année où le groupe bénéficiera pleinement de ces 200 millions d’euros” d’économies attendues, a indiqué M. de Gramont.Le groupe qui “anticipe une croissance” de son résultat opérationnel en 2026, espère à moyen terme, avec ce plan, “renouer avec sa trajectoire historique en visant une croissance organique annuelle des ventes de 5% et une marge opérationnelle de 10%, pour ensuite tendre vers 11%”, contre 7,4% en 2025. 

Samson in India’s mix for high-stakes clash against Zimbabwe

Defending champions India are looking to bolster their faltering opening combination ahead of a dare-not-lose T20 World Cup clash against Zimbabwe to keep hopes of making the semi-finals alive.Wicketkeeper-batter Sanju Samson is an option at the top of the order, in India’s second Super Eights clash in Chennai on Thursday.Opener Abhishek Sharma’s batting slump — including three consecutive ducks — has dented India’s campaign.The team suffered a 76-run defeat to South Africa in their Super Eights opener.India now face a straightforward equation — win their remaining two matches to keep qualification for the semi-finals largely in their own hands, or risk depending on other results.Batting coach Sitanshu Kotak acknowledged that team combinations are under discussion for the high-stakes match.”There can be changes, yes,” Kotak told reporters. “And obviously, it goes without saying that we discuss, because there are two leftie openers, number three is left-handed.”- ‘Expect to win’ -While Kotak downplayed the imbalance, he admitted early setbacks had forced the team to reassess.”I personally don’t think that there is any problem there but because we lost a wicket in the first over in three games, obviously, any team would think,” he said.India’s top and middle order is dominated by left-handers, offering opponents a clear tactical approach.Teams including Pakistan, the Netherlands and South Africa have targeted the vulnerability by opening the bowling with off-spin, dismissing one of the two openers in the first over with an off-spinner.In the loss to South Africa, Abhishek’s opening partner Ishan Kishan fell for a fourth-ball duck after skipper Aiden Markram opened the bowling with off-spin.Samson, a right-hander who played in the tournament with Abhishek unwell, could break the left-handed grip on the top of the order.”People ask about Sanju as right-hander up front,” said Kotak. “Or you think of playing three spinners,” he added.Zimbabwe, led by Sikandar Raza, have emerged as one of the surprise packages of the tournament, having stunned Australia and co-hosts Sri Lanka to reach the Super Eights.The West Indies top the Super Eights Group 1 after defeating Zimbabwe, with South Africa second. Both India and Zimbabwe head into Thursday’s clash in urgent need of a victory.”For us, every match is a must-win from here,” said Kotak. “If you want to go and win the World Cup, you expect to beat all the sides you play.”Indian middle-order batter Rinku Singh has left the team to attend to his ailing father, and missed training ahead of the key match. But Kotak said Rinku will rejoin the team Wednesday evening.

La porte-parole du gouvernement qualifie de “totalitaire et complotiste” le rapport de LFI à la presse

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a qualifié mercredi de “totalitaire et complotiste” le rapport de La France insoumise avec “tout ou partie de la presse”, après notamment l’organisation d’une conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon excluant les médias traditionnels. Lors du compte rendu du Conseil des ministres, Mme Bregeon a également vivement dénoncé comme “une honte absolue” les propos selon elle “absolument ignobles” de la candidate LFI à la mairie de Paris Sophia Chikirou. L’Insoumise qualifiait certains journalistes de “nazis aux petits pieds”, selon une vidéo publiée récemment sur les réseaux sociaux. Jean-Luc Mélenchon a critiqué lundi avec virulence le traitement médiatique réservé à la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque et les mises en cause de La France insoumise qui ont suivi, lors d’une conférence de presse à laquelle seuls les “médias numériques alternatifs” ont été invités. “Je n’ai pas de problème avec les médias, ce sont les médias qui ont un problème avec moi”, a martelé le fondateur de LFI devant plusieurs influenceurs, médias en ligne et médias alternatifs, souvent marqués à gauche. Plusieurs médias dont l’AFPTV, Libération et TF1 n’ont pas obtenu d’accréditation pour cet événement.”Quant Jean-Luc Mélenchon assume de trier les médias, de trier les journalistes et d’exclure sciemment la presse que je qualifierais de traditionnelle d’une conférence de presse, en expliquant que la ligne éditoriale qui serait tenue (…) ne leur correspond pas, c’est extrêmement grave”, a déclaré Maud Bregeon. Quant aux propos de la très proche du leader LFI, elle a estimé qu’ils devraient “provoquer un tollé au sein même de leur parti”. “Qu’en démocratie on puisse à ce point piétiner le travail des journalistes, ostraciser une large partie de la presse et tenir de tels propos, c’est profondément inquiétant”, a-t-elle asséné.

Crise au Louvre: le président du château de Versailles remplace Laurence des Cars

Le Louvre change de tête: au lendemain de la démission de Laurence des Cars, Christophe Leribault, président du château de Versailles, a pris mercredi la tête du musée le plus visité au monde, dans la tourmente depuis le cambriolage du 19 octobre.Président du château de Versailles depuis mars 2024, ce conservateur général du patrimoine de 62 ans a été nommé à la présidence du Louvre en Conseil des ministres.Cet ancien président du Petit Palais et du musée d’Orsay “aura à conduire des chantiers majeurs pour l’avenir de l’institution” comme  “la sécurisation et la modernisation”, a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Il devra également “restaurer un climat de confiance”, a ajouté le ministère de la Culture, son autorité de tutelle. Christophe Leribault arrive au Louvre dans un climat très lourd. Sa présidente depuis fin 2021, Laurence des Cars, a démissionné mardi, emportée par les dysfonctionnements mis au jour par le vol de joyaux de la Couronne et la grève perlée des personnels qui grippe le musée parisien depuis mi-décembre.”Tenir la barre ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir avancer. Et les conditions pour avancer ne sont plus réunies”, a déclaré mardi dans le Figaro Mme des Cars, à qui M. Leribault avait déjà succédé à la tête d’Orsay fin 2021.La pression était devenue trop forte pour la dirigeante, mise en très grande difficulté par une série de rapports ayant pointé la “sous-estimation chronique” des risques de vol au Louvre, l’obsolescence des dispositifs de sûreté et la priorisation donnée à des “opérations visibles et attractives” au détriment de la sécurité. Laurence des Cars avait également dû admettre n’avoir découvert qu’après le cambriolage l’existence d’un audit alarmant sur la vulnérabilité de la galerie Apollon, dans laquelle les cambrioleurs se sont introduits en plein jour le 19 octobre pour s’emparer de huit bijoux d’une valeur de 88 millions d’euros.La dirigeante semblait aussi avoir été lâchée par sa ministre de tutelle, Rachida Dati, elle-même en partance du gouvernement pour briguer la mairie de Paris.- “Nouveau chapitre” -Dans son communiqué, le ministère de la Culture se dit convaincu que le nouveau patron du Louvre “saura s’appuyer sur l’ensemble des forces vives du musée, et de leurs savoir-faire, pour écrire collectivement une nouvelle page de l’histoire” de l’établissement. Miné par la surfréquentation (quelque neuf millions de visiteurs par an) et des équipements vieillissants, le musée est par ailleurs confronté depuis la mi-décembre au plus long conflit social de son histoire. Dénonçant leurs conditions de travail et l’absence de dialogue social, les personnels mènent une grève perlée qui a contraint le musée à rester fermé à quatre reprises, occasionnant quelque deux millions d’euros de pertes de recettes.”On a besoin d’un apaisement social”, a déclaré à l’AFP la déléguée CFDT au Louvre Valérie Baud, assurant que les discussions avec l’ancienne direction étaient dans “l’impasse”.Son homologue de la CGT Gary Guillaud est dans l’expectative mais dit à l’AFP espérer que M. Leribault maintiendra au Louvre “la qualité du dialogue social” instaurée au château de Versailles. Interrogé par l’AFP, le maire de Versailles a loué les qualités “humaines et professionnelles” de M. Leribault, qu’il voit partir du château “avec regrets”. “Il arrive dans une situation difficile mais il a les qualités pour faire face”, a déclaré François de Mazières (DvD).Le nouveau patron du Louvre devra notamment s’attaquer à la gouvernance du Louvre, devenu un “Etat dans l’Etat” selon le député Alexandre Portier, qui préside une commission d’enquête sur la sécurité des musées. Auditionnée lundi à huis clos à l’Assemblée, Rachida Dati a évoqué “17 mesures” de réforme, mais leur détail n’est pas connu à ce jour.L’exécutif continue de défendre “Louvre Nouvelle Renaissance”, colossal projet annoncé par Emmanuel Macron début janvier 2025, mais ce chantier à plus d’un milliard d’euros suscite les réserves des syndicats et des doutes de la Cour des comptes sur son financement.

Crise au Louvre: le président du château de Versailles remplace Laurence des Cars

Le Louvre change de tête: au lendemain de la démission de Laurence des Cars, Christophe Leribault, président du château de Versailles, a pris mercredi la tête du musée le plus visité au monde, dans la tourmente depuis le cambriolage du 19 octobre.Président du château de Versailles depuis mars 2024, ce conservateur général du patrimoine de 62 ans a été nommé à la présidence du Louvre en Conseil des ministres.Cet ancien président du Petit Palais et du musée d’Orsay “aura à conduire des chantiers majeurs pour l’avenir de l’institution” comme  “la sécurisation et la modernisation”, a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Il devra également “restaurer un climat de confiance”, a ajouté le ministère de la Culture, son autorité de tutelle. Christophe Leribault arrive au Louvre dans un climat très lourd. Sa présidente depuis fin 2021, Laurence des Cars, a démissionné mardi, emportée par les dysfonctionnements mis au jour par le vol de joyaux de la Couronne et la grève perlée des personnels qui grippe le musée parisien depuis mi-décembre.”Tenir la barre ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir avancer. Et les conditions pour avancer ne sont plus réunies”, a déclaré mardi dans le Figaro Mme des Cars, à qui M. Leribault avait déjà succédé à la tête d’Orsay fin 2021.La pression était devenue trop forte pour la dirigeante, mise en très grande difficulté par une série de rapports ayant pointé la “sous-estimation chronique” des risques de vol au Louvre, l’obsolescence des dispositifs de sûreté et la priorisation donnée à des “opérations visibles et attractives” au détriment de la sécurité. Laurence des Cars avait également dû admettre n’avoir découvert qu’après le cambriolage l’existence d’un audit alarmant sur la vulnérabilité de la galerie Apollon, dans laquelle les cambrioleurs se sont introduits en plein jour le 19 octobre pour s’emparer de huit bijoux d’une valeur de 88 millions d’euros.La dirigeante semblait aussi avoir été lâchée par sa ministre de tutelle, Rachida Dati, elle-même en partance du gouvernement pour briguer la mairie de Paris.- “Nouveau chapitre” -Dans son communiqué, le ministère de la Culture se dit convaincu que le nouveau patron du Louvre “saura s’appuyer sur l’ensemble des forces vives du musée, et de leurs savoir-faire, pour écrire collectivement une nouvelle page de l’histoire” de l’établissement. Miné par la surfréquentation (quelque neuf millions de visiteurs par an) et des équipements vieillissants, le musée est par ailleurs confronté depuis la mi-décembre au plus long conflit social de son histoire. Dénonçant leurs conditions de travail et l’absence de dialogue social, les personnels mènent une grève perlée qui a contraint le musée à rester fermé à quatre reprises, occasionnant quelque deux millions d’euros de pertes de recettes.”On a besoin d’un apaisement social”, a déclaré à l’AFP la déléguée CFDT au Louvre Valérie Baud, assurant que les discussions avec l’ancienne direction étaient dans “l’impasse”.Son homologue de la CGT Gary Guillaud est dans l’expectative mais dit à l’AFP espérer que M. Leribault maintiendra au Louvre “la qualité du dialogue social” instaurée au château de Versailles. Interrogé par l’AFP, le maire de Versailles a loué les qualités “humaines et professionnelles” de M. Leribault, qu’il voit partir du château “avec regrets”. “Il arrive dans une situation difficile mais il a les qualités pour faire face”, a déclaré François de Mazières (DvD).Le nouveau patron du Louvre devra notamment s’attaquer à la gouvernance du Louvre, devenu un “Etat dans l’Etat” selon le député Alexandre Portier, qui préside une commission d’enquête sur la sécurité des musées. Auditionnée lundi à huis clos à l’Assemblée, Rachida Dati a évoqué “17 mesures” de réforme, mais leur détail n’est pas connu à ce jour.L’exécutif continue de défendre “Louvre Nouvelle Renaissance”, colossal projet annoncé par Emmanuel Macron début janvier 2025, mais ce chantier à plus d’un milliard d’euros suscite les réserves des syndicats et des doutes de la Cour des comptes sur son financement.

Sri Lanka arrests ex-spy chief over 2019 Easter bombings

Sri Lankan investigators arrested a former intelligence chief on Wednesday, the most high-profile official netted in the long-running investigation into the 2019 Easter Sunday bombings.Police said retired Major General Suresh Sallay was taken into custody at dawn in a suburb of the capital, Colombo. “He was arrested for conspiracy and aiding and abetting the Easter Sunday attacks,” an investigating officer told AFP.”He has been in touch with people involved in the attacks, even recently.”The coordinated bombings targeted three upmarket hotels in the capital, two Roman Catholic churches and an evangelical Protestant church outside Colombo. The attacks killed 279 people, including 45 foreigners, and were blamed on a homegrown jihadist group.Police, in a statement, said that Sallay was arrested under the Prevention of Terrorism Act and would be detained for at least three days for questioning.His arrest was welcomed by the Catholic church, and criticised by his still powerful supporters.”What we need is the truth behind the Easter attacks,” church spokesman Father Cyril Gamini Fernando told AFP. “We want to see justice for all the victims.”The church has accused successive governments of failing to identify the masterminds.The April 21, 2019 attacks were the worst to target civilians in the country, where at least 100,000 people were killed in nearly four decades of civil war.Sallay, who was promoted to State Intelligence Service (SIS) chief in 2019 after Gotabaya Rajapaksa became president, is accused of involvement in organising the suicide bombings, a charge he denies.His long-expected arrest came ahead of the seventh anniversary of the bombings.British broadcaster Channel 4 reported in 2023 that Sallay was linked to the Islamist bombers and had met them prior to the attack.A whistleblower told the network that Sallay had permitted the attack to proceed with the intention of influencing that year’s presidential election in favour of Rajapaksa.Two days after the bombings, Rajapaksa declared his candidacy and went on to win the November vote in a landslide after promising to stamp out Islamist extremism.Rajapaksa’s then-justice minister Ali Sabry defended Sallay, saying he had contributed to the dismantling of the Tamil Tiger guerrilla network in 2009.”Undermining officers who once safeguarded the country may offer temporary political advantage, but it weakens morale within the armed forces,” Sabry posted on social media.- Funding fanatics -A former member of the jihadist group told reporters in 2019 that they were originally funded by a military intelligence unit to propagate a fundamentalist ideology in Sri Lanka’s multi-ethnic eastern province.Sallay was employed in the intelligence unit that funded the jihadists, and the government at the time admitted the military was behind the radical group.Critics said the jihadist were funded as a means to create an enemy — and so justify their far larger backing of a radical Buddhist group.Sallay was promoted to head the SIS, Sri Lanka’s main intelligence agency, following Rajapaksa’s victory, but was dismissed after Anura Kumara Dissanayake won the presidency in 2024, promising prosecutions of those behind the attacks.While local jihadists were held responsible, Sallay was also accused of orchestrating the attack.Two days after the bombings, ISIS claimed responsibility, but investigators said they had no evidence to establish a foreign link.Other investigations faulted the authorities for failing to act on warnings from an Indian intelligence agency.More than 500 people were wounded in the bombings, which also crippled the island nation’s lucrative tourism industry.US authorities in 2021 charged three Sri Lankans for supporting the Easter attacks, in which five Americans were killed.The three are among 25 suspects indicted in Sri Lanka’s High Court.The Supreme Court fined then-president Maithripala Sirisena and four senior officials more than $1.03 million in a civil case for their failure to prevent the attacks.

Faire barrage à LFI ? Maud Bregeon n’appelle “le RN à rien”

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a affirmé mercredi n’appeler “le RN à rien” pour les élections municipales, contrairement à sa collègue ministre Aurore Bergé qui avait demandé au parti à la flamme de se désister dans les villes “où LFI peut gagner”.”Nous n’appelons le RN à rien. Nous ne demandons rien au Rassemblement national, de même que nous n’appelons la France insoumise à rien”, a déclaré Mme Bregeon sur franceinfo.La porte-parole du gouvernement a pris ainsi le contre-pied de la ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes Aurore Bergé, qui avait appelé dimanche le RN à retirer ses candidats pour empêcher la victoire des Insoumis dans certaines villes, à trois semaines du premier tour du scrutin.”Pourquoi maintiendrait-il des candidats dans des villes où ils savent que le RN n’a aucune chance de gagner et où LFI peut gagner ?”, s’était interrogée Mme Bergé.Mme Bregeon a préféré renvoyer LFI et RN dos à dos, les qualifiant de “lignes rouges extrêmement claires”. “Je les combats pour des raisons différentes mais pour des raisons majeures dans les deux cas.””Il ne peut y avoir aucun accord électoral, qu’il soit affiché ou implicite, avec des formations d’extrême droite ou d’extrême gauche”, a-t-elle insisté. “Nous disons une chose simple et c’est la position du gouvernement et c’est d’ailleurs la position d’Aurore Bergé, qu’elle a rappelée à plusieurs reprises: ni le RN, ni LFI”, a ensuite déclaré Mme Bregeon, interrogée sur ce point lors du compte-rendu du Conseil des ministres.”Nous n’appelons ni le RN à procéder à des décisions électorales ni la France insoumise, de même. Notre position là-dessus est extrêmement claire”, a-t-elle insisté. La porte-parole du gouvernement avait un peu plus tôt appelé “le reste de la gauche à avoir une position on ne peut plus lisible, ferme et définitive” vis-à-vis de LFI, et “à faire preuve de courage”.Dans son département des Hauts-de-Seine, assure-t-elle, “il y a des villes où dès le premier tour, il y a sur les mêmes tracts de campagne, les logos EELV, La France insoumise, Parti communiste et Parti socialiste”, a-t-elle déploré.