Jour J pour un accord entre syndicats et patronat sur les règles des ruptures conventionnelles

Il sera peut-être bientôt moins avantageux de conclure une rupture conventionnelle: patronat et syndicats tentent mercredi de trouver un accord pour faire économiser au moins 400 millions d’euros à l’assurance chômage sur ces fins de contrat à l’amiable, que le gouvernement juge trop coûteuses.Il reste aux partenaires sociaux une journée – et peut-être une partie de la nuit – pour montrer que le paritarisme fonctionne encore et éviter que le gouvernement prenne ce dossier en main.  Durée maximale d’indemnisation réduite, dégressivité des allocations chômage… Des discussions du jour peuvent émerger des conditions d’indemnisation moins favorables pour les salariés rompant leur CDI d’un commun accord avec leur employeur, aujourd’hui soumis quasiment aux mêmes règles que les autres chômeurs. En 2024, 515.000 ruptures conventionnelles individuelles ont été conclues, notamment dans de petites entreprises. Avec des dépenses d’allocations chômage atteignant 9,4 milliards d’euros, soit 26% du total, le dispositif, créé en 2008, est trop cher aux yeux du gouvernement, qui dénonce des “abus”. Plus jeunes et plus diplômés que la moyenne des demandeurs d’emploi, les chômeurs issus de ces ruptures touchent en moyenne des allocations plus élevées, ouvrant des droits plus longtemps, selon l’Unédic.La négociation a été ouverte à la demande du gouvernement Lecornu, qui a écarté une réforme de l’assurance chômage plus large avec un objectif d’économies dix fois supérieur demandée en août par son prédécesseur François Bayrou: la mission confiée aux partenaires sociaux est d’économiser au moins 400 millions d’euros par an. Après une politique de la chaise vide du Medef, la négociation a connu un nouveau départ en sa présence, avec la volonté affichée des trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) d’économiser au moins un milliard et de négocier sur l’assurance chômage au-delà des seules ruptures conventionnelles. Irrecevable pour les syndicats, qui dénoncent le grignotage des droits des demandeurs d’emploi depuis 2017.- “Voie de passage” –  En début de semaine, la possibilité d’un accord commençait toutefois à se dessiner.Lundi, les chefs de file des cinq syndicats représentatifs ont appelé le patronat à se montrer “raisonnable”, plusieurs se disant optimistes sur un possible accord. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a évoqué une “voie de passage”.”Depuis toujours on nous dit que c’est dans la philosophie du gouvernement de vouloir reprendre la main sur l’assurance chômage mais à chaque fois, on lui a démontré qu’on était capable de trouver des accords”, selon son homologue de FO, Frédéric Souillot. La CGT, qui désigne les employeurs comme responsables des abus de ruptures conventionnelles et propose un “malus” pour ceux y ayant beaucoup recours, est moins accommodante. “Le patronat nous demande de faire encore des économies sur le dos des privés d’emploi” alors qu'”il n’y a jamais eu des réformes d’une telle violence sur le dos des privés d’emploi” que depuis 2017, a déclaré Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT mercredi sur TF1. “On a du mal à voir où va être le point d’atterrissage”. Lundi, les organisations patronales ont soumis aux syndicats un projet d’accord prévoyant de réduire à 15 mois la durée d’indemnisation maximale pour les chômeurs de moins de 55 ans ayant signé une rupture conventionnelle.Après un accord à l’amiable, la grande majorité des demandeurs d’emploi verraient en outre leur indemnisation diminuer de 30% au-delà de six mois d’indemnisation. La CFDT a proposé la semaine dernière qu’une dégressivité ne soit appliquée qu'”en cas d’absence de démarche de mise en œuvre du projet professionnel”, à l’issue d’un accompagnement renforcé.  “La CFE-CGC se bat depuis des années contre la dégressivité, qui ne sert à rien”, s’agace pour sa part le négociateur du syndicat des cadres, Jean-François Foucard. Le patronat veut aussi durcir les conditions d’accès des intermittents du spectacle à l’assurance chômage, ce qui leur vaudra un comité d’accueil de la CGT Spectacle devant le siège de l’Unédic dès 09H00, en présence de Sophie Binet.De l’issue de cette journée incertaine dépendra aussi la possibilité d’avancer dans l’autre négociation en cours, sur les contrats courts.

Ligue des champions: le capitaine Marquinhos doit montrer la voie au PSG

Parfois fébrile et passif lors du barrage aller de Ligue des champions à Monaco, le capitaine du PSG Marquinhos est attendu mercredi (21h00) en leader d’une défense parisienne qui ne rassure pas totalement.Au Parc des princes, le PSG aura besoin de lui à son meilleur niveau physique et mental pour voir les huitièmes de finale et espérer un printemps aussi heureux que celui de 2025.Quand le PSG a sombré mardi dernier pendant les 20 premières minutes, le défenseur brésilien n’a pas montré son meilleur visage.Souvent en retard et pas assez agressif dans les duels, il n’a pas été totalement irréprochable sur les occasions qui ont mené aux deux buts de Folarin Balogun. En seconde période, il a aussi fait une main hasardeuse dans sa surface mais qui, heureusement pour le PSG, n’a pas été sifflée.Ce match décevant de la part du joueur de 31 ans ne reflète pas son niveau depuis plusieurs mois.A l’image de ses coéquipiers, il a été solide toute la seconde partie de saison dernière et a connu très peu de trous d’air depuis septembre – même s’il est un peu plus lent. Il est souvent très bien aidé par son alter ego en défense centrale, Willian Pacho. Le Marquinhos friable mentalement lors de ses premières années parisiennes semblait derrière lui.- Franc-parler -Potentiellement mis sous pression cet été par l’arrivée à son poste d’un concurrent, Ilya Zabarnyi, le Brésilien n’a pas montré d’états d’âme et a gardé la même attitude de leader (réélu capitaine cette saison par ses coéquipiers).Rien n’a changé sur le terrain et dans le vestiaire, où il reste l’un des joueurs qui parlent le plus à ses coéquipiers. Devant les médias, il fait preuve d’un certain franc-parler, ce qui n’a pas toujours été le cas lors de ses 12 saisons à Paris.La semaine dernière après la victoire renversante du PSG (3-2), le Brésilien a reconnu les soucis dans son secteur de jeu: “On a mal commencé le match, on a fait quelques erreurs dans les duels, dans le positionnement défensif et les couvertures, ce qui nous fait prendre le but (…) On a fait quelques erreurs, dont on a parlé après et qu’on a corrigées”.”On a réussi à régler ça et après ils n’ont quasiment pas eu d’occasions (…) c’est important quand on fait des erreurs de réussir à se parler, d’être sincères avec nous-mêmes et c’est ça qu’on a fait”, a souligné le joueur le plus capé de l’histoire du club (512 matches).- “Notre plus grand leader” -Marquinhos a aussi soutenu son coéquipier Désiré Doué qui était en dedans depuis plusieurs semaines mais qui a fait taire les critiques à Monaco avec un doublé: “c’est un super gamin, c’est un super joueur. On connaît sa qualité. C’est normal d’avoir des moments difficiles”.Une semaine avant ce match aller délicat à Monaco, Luis Enrique avait encensé son défenseur brésilien: “c’est un capitaine, le leader du vestiaire. Quand il n’est pas dans l’équipe, je ne sais pas qui va parler, qui va motiver l’équipe. Je suis très content de l’avoir, il a toujours été performant depuis que je suis ici”.”C’est notre plus grand leader, il nous donne de la confiance, il ne laisse jamais l’équipe se relâcher”, a aussi confié Joao Neves.Sous contrat jusqu’en 2028, le Brésilien – qui va jouer la Coupe du monde cet été – va bientôt voir revenir le sujet de son avenir à Paris, comme cela a été le cas en fin de saison dernière alors qu’il venait enfin de remporter la Ligue des champions avec son club de coeur.

Ligue des champions: le Real Madrid privé de Mbappé retrouve Benfica, sans Prestianni ni Mourinho

Une semaine après avoir dénoncé des insultes racistes de la part de l’Argentin Gianluca Prestianni, suspendu provisoirement par l’UEFA, le Real Madrid et sa star brésilienne Vinicius Jr retrouvent Benfica mercredi pour une place en huitièmes de finale de la Ligue des champions.Le football reprendra-t-il ses droits mercredi sur la pelouse du stade Santiago Bernabéu, où les Madrilènes, vainqueurs à l’aller 1-0, seront privés de Kylian Mbappé, touché au genou gauche et forfait, selon une source proche du vestiaire ?   La suspension provisoire de Gianluca Prestianni, accusé par plusieurs joueurs du Real d’avoir traité Vinicius Junior de “singe” — ce qu’il nie — et celle de José Mourinho, exclu en fin de match, auraient pu y contribuer. Mais l’affaire, dont l’UEFA s’est immédiatement saisie, a logiquement monopolisé la majeure partie de l’avant-match mardi, et la tension n’est pas redescendue.Interrogé à plusieurs reprises sur le sujet, l’entraîneur du Real Alvaro Arbeloa a ainsi estimé que l’UEFA avait l’opportunité d’envoyer un message fort en sanctionnant durement Prestianni, pour “ne pas en rester seulement à un slogan et à une jolie pancarte avant les matches”.”Rien ne peut justifier un acte raciste”, et encore moins la célébration de Vinicius Junior après son superbe but vainqueur (1-0), comme l’avait sous-entendu José Mourinho, ont martelé Arbeloa et le gardien belge Thibaut Courtois, “déçu” des paroles du “Special One”.- Prestianni soutenu -Malgré sa suspension, dont Benfica a assuré faire appel sans grand espoir d’obtenir gain de cause, Prestianni nie toujours avoir lancé une insulte raciste à l’attaquant brésilien et a tout de même effectué le déplacement avec ses coéquipiers, signe du soutien du club portugais envers son joueur.Avant son départ pour Madrid, le président lisboète Rui Costa a maintenu que le géant portugais “croyait” la version de l’Argentin, qui serait selon lui “tout sauf raciste”.Selon la presse portugaise, l’ailier de 20 ans aurait affirmé aux enquêteurs de l’UEFA qu’il avait bien insulté Vinicius, mais avec un terme homophobe, et non raciste. “Eh bien cela me paraît tout aussi grave. Nous ne pouvons pas accepter ce genre de choses” a réagi Courtois.Même si Benfica tente de faire durer le suspense, la présence de l’international argentin sur la pelouse au coup d’envoi paraît presque impossible, car elle risquerait de faire basculer la rencontre dans le chaos et exposerait le club à de lourdes sanctions. “Je crois que le club a déjà pris position. L’UEFA a pris une décision, le club a fait appel. Nous, en tant qu’entraîneurs, nous devons nous préparer à tous les scenarios”, a déclaré Joao Tralhao, l’adjoint de José Mourinho.Dans ce contexte brûlant, Thibaut Courtois a appelé son équipe à “tourner la page”, tout en assurant que le vestiaire madrilène était “à 100%” derrière Vinicius Junior.”Nous sommes des professionnels, et nous essayons de faire abstraction du bruit ambiant et de tout ce qui se dit, pour se concentrer sur ce que nous devons améliorer par rapport au match contre Osasuna (défaite 2-1)”, a expliqué le portier des Diables Rouges.”Je ne veux pas dire que ce sera une finale, mais cela y ressemblera”, a avoué Arbeloa, qui a loué “le courage” et “le caractère” de son attaquant brésilien face à ce nouvel incident raciste, dont il a été la cible à de trop nombreuses reprises depuis son arrivée en Espagne en 2018.”Vini est un battant. Et demain (mercredi) il va continuer à lutter, et démontrer que c’est un des meilleurs joueurs de la planète”, a prédit le coach merengue.

Somaliland pins hopes on critical mineral gold rushWed, 25 Feb 2026 06:37:24 GMT

Armed with nothing but a crowbar and shovel in the hills of Somaliland, Ahmed Ibrahim hacks away at rocks where he and fellow miners have already found tonnes of lithium. Officials in the breakaway territory of northern Somalia say there is an abundance of critical minerals in its ground, and potentially billions of barrels of oil, …

Somaliland pins hopes on critical mineral gold rushWed, 25 Feb 2026 06:37:24 GMT Read More »

Germany’s Merz arrives in China for talks on trade, security

German Chancellor Friedrich Merz touched down in China on Wednesday, beginning his inaugural visit to his country’s largest trade partner and a high-tech rival as Europe’s biggest economy struggles.Berlin and Beijing want to build on their decades-old economic ties at a time when US President Donald Trump has sparked global chaos with his tariffs blitz and other erratic foreign policy moves.But Merz is also expected to stress German and European interests in his talks on Wednesday with President Xi Jinping, including by urging him to put pressure on China’s ally Russia to end the war in Ukraine.China, the world’s number two economy, overtook the United States last year to become Germany’s biggest trade partner, but Berlin also regards the Communist Party-run state as a systemic rival to the West.Merz is the latest in a string of Western leaders courting Beijing in recent months, including Britain’s Keir Starmer, France’s Emmanuel Macron and Canada’s Mark Carney, as they recoil from the mercurial policies of Trump, who is also expected from March 31.Merz said on Friday he was going to Beijing, with a large business delegation in tow, in part because export-dependent Germany needs “economic relations all over the world”.”But we should be under no illusions,” he added, pointing out that China, as a rival to the United States, now “claims the right to define a new multilateral order according to its own rules”.Soon after landing, Merz met with Premier Li Qiang in Beijing’s opulent Great Hall of the People, where representatives from both sides signed agreements and memorandums including on climate change and food security.Merz stressed the importance of deepening relations, but added “we have very specific concerns regarding our cooperation, which we want to improve and make fair”.In an apparent allusion to the United States, Li noted that “unilateralism and protectionism have gained ground, and even become prevalent, in some countries and regions”.”Against such a backdrop, China and Germany, as two major economies in the world with significant influence, should… jointly safeguard multilateralism and free trade,” Li said.China under Xi has grown far more assertive on the world stage, built up its military, stressed its claim to self-ruled Taiwan, and pushed back strongly against criticism of its human rights record.Flexing its muscle at times of tension, Beijing has restricted exports of critical minerals used in products from microchips and wind turbines to electric-car batteries and weapons systems.Last year, Beijing temporarily halted the export of Nexperia chips to Europe following a dispute with the Dutch government.More broadly, European businesses complain that China, with its low domestic demand, is flooding Europe with goods made cheap through state subsidies and an undervalued currency.Germany’s trade deficit with China hit a record 89 billion euros ($105 billion) last year.- ‘Systemic competition’ -As Trump has unsettled allies and rivals alike, China has nonetheless also sought to present itself as a reliable partner and defender of the multilateral order.China’s top diplomat Wang Yi told Merz at the Munich Security Conference this month that Beijing hoped to bring ties “to a new level” and wanted Germany to be a “stabilising anchor for strategic relations” in the European Union.Merz, like his predecessors Angela Merkel and Olaf Scholz, is joined by business leaders including executives of auto giants Volkswagen, BMW and Mercedes.On Thursday, Merz is to visit Beijing’s Forbidden City, then a Mercedes plant where autonomous driving vehicles will be presented.The chancellor then travels to AI hub Hangzhou to visit the robotics group Unitree and German turbine maker Siemens Energy.German businesses have given Merz a to-do list on his trip.”We expect the chancellor to clearly address problems such as overcapacity, distortions of competition, and export controls on critical raw materials,” said Wolfgang Niedermark of the Federation of German Industries.German and European companies in China are not only “competing with highly innovative Chinese firms” but are also players in a “state-driven systemic competition”.Merz should advocate for “structural reforms to strengthen domestic demand and fairer competitive conditions” in China, he said, warning that without change there will be “new trade conflicts with the EU”.