Autour de Toulouse, les agriculteurs érigent des barrages, malgré l’interdiction

A l’appel des syndicats agricoles, des dizaines d’agriculteurs ont érigé des barrages de tracteurs mercredi matin sur des axes autour de Toulouse, malgré un déploiement important des forces de l’ordre, dans le but de “paralyser” la Ville rose pour défendre leur métier en pleine crise, ont constaté des journalistes de l’AFP.”C’est une guerre d’usure. On est déterminés à faire le nécessaire pour avoir des réponses et être entendus”, a déclaré Pierre Solana, 37 ans, éleveur du Gers sur un cortège d’une centaine de véhicules, dont une quarantaine de tracteurs et de bennes, bloqués en rase campagne par les forces de l’ordre à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Toulouse.”Il faut vraiment qu’on trouve une solution pour sauver l’agriculture française”, explique l’agriculteur parti vers minuit d’Auch dans le Gers dans un cortège de la Coordination rurale, “bloqué à plusieurs reprises dans son avancée” en raison d’arrêtés préfectoraux d’interdiction de circulation. Au nord-est de l’agglomération toulousaine, l’A68 a été coupée dans le Tarn, provoquant d’importants bouchons vers Toulouse, a constaté une journaliste de l’AFP. Des barrages ont également été érigés sur l’A64 au sud ainsi que sur le périphérique de Toulouse, pararalysant la circulation sur l’A61 au sud-est.”L’idée, c’est de converger vers Toulouse et d’être dans une action de perturbation, qu’on déplore”, a déclaré à l’AFP, Luc Mesbah, secrétaire général de la FDSEA de Haute-Garonne.”On ne voulait pas en arriver là, mais c’est la responsabilité du gouvernement et on voit que les choses n’avancent pas”, a-t-il ajouté.Dans le département, son organisation, tout comme les Jeunes Agriculteurs (JA), la Coordination rurale (CR) et la Confédération paysanne appellent à “une mobilisation massive et déterminée” à Toulouse.”Le but, c’est de prendre d’assaut la ville, de la bloquer entièrement et tant qu’on n’a pas de réponse, de paralyser toute la ville de Toulouse”, a précisé à l’AFP Lionel Candelon, membre de la direction nationale de la CR et président de la chambre d’agriculture du Gers, qui doit être rejoint par des membres de la CR du Tarn-et-Garonne, pour se diriger ensuite vers la Ville rose.Le préfet de la région Occitanie et de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand, a pris plusieurs arrêtés d’interdiction, en réponse aux projets de mobilisation, en raison du “risque de troubles à l’ordre public”, des “potentielles perturbations de la circulation des services de secours ainsi que de la vie économique régionale”.Le préfet a d’abord interdit jusqu’à jeudi la circulation des engins agricoles et des poids lourds pouvant les transporter “sur les axes structurants du réseau routier de l’ensemble des départements de la zone de défense et sécurité Sud”, qui comprend l’Occitanie, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Corse, selon un arrêté pris lundi.Il a étendu mardi cette interdiction à “l’ensemble du réseau routier” de Haute-Garonne, “hors motif légitime lié à des travaux agricoles”, une mesure également prise par les préfets du Tarn-à-Garonne et du Gers, dans leurs départements, tandis que le préfet des Hautes-Pyrénées a interdit aux engins agricoles de circuler sur les axes menant à la Haute-Garonne et au Gers.Enfin, le représentant de l’Etat a également interdit “la manifestation revendicative” prévue mercredi à Toulouse, au motif qu’elle a été déclarée trop tardivement.

Bangladesh in talks with ICC over fate of cricket World Cup games

Bangladesh cricket said Wednesday it was in talks with governing body the ICC seeking a “practical” solution to its request to move its T20 World Cup matches out of India.India forced Bangladesh fast bowler Mustafizur Rahman to quit the Indian Premier League (IPL) on Saturday, prompting anger in Dhaka.With ties tense between the two countries, Bangladesh wants the ICC to shift their World Cup games from India to co-hosts Sri Lanka, citing security concerns. The World Cup begins on February 7 and Bangladesh are scheduled to play their four group matches in India.Senior Bangladesh Cricket Board (BCB) official Nazmul Abedeen Fahim told AFP on Wednesday that talks were ongoing with the ICC “regarding security issues”.A BCB statement said it would “continue constructive engagement with the ICC and relevant event authorities”, seeking an “affable and practical solution that ensures the smooth and successful participation of the team”.The ICC have not commented.Bangladesh international Mustafizur was snapped up at IPL auction in December by the Kolkata Knight Riders for more than $1 million.But he was let go on the Indian cricket board’s “advice” after what it called “recent developments”.Political relations between India and Bangladesh soured after a mass uprising in Dhaka in 2024 toppled then-prime minister Sheikh Hasina, a close ally of New Delhi.India’s foreign ministry last month condemned what it called “unremitting hostility against minorities” in Muslim-majority Bangladesh.Bangladesh’s interim leader, Nobel Peace Prize winner Muhammad Yunus, has accused India of exaggerating the scale of the violence.The BCB on Wednesday said it was “firmly committed to placing the highest priority on the safety, security and well-being” of the team.

L’Ukraine et les Américains poursuivent leurs discussions à Paris

Kiev va poursuivre ses discussions avec les émissaires américains à Paris mercredi en vue d’un cessez-le-feu encore lointain avec la Russie, après s’être accordée la veille, aux côtés des Européens, sur un ensemble de garanties de sécurité pour l’Ukraine.Dans une “Déclaration de Paris”, les 35 pays membres de la “Coalition des Volontaires”, essentiellement européens, se sont accordés mardi pour déployer une force multinationale en Ukraine et participer à une surveillance de ce potentiel cessez-le-feu sous “leadership” américain, une fois un accord de paix, toujours très hypothétique, trouvé avec la Russie.Cette déclaration “reconnaît pour la première fois” une “convergence opérationnelle” entre la Coalition, l’Ukraine et les Etats-Unis, avec des garanties de sécurité “robustes” pour éviter une “reddition ukrainienne” et une “menace nouvelle” pour le pays, a salué le président français, Emmanuel Macron.Il a annoncé dans la foulée sur la chaîne France 2 que “plusieurs milliers” de soldats français pourraient être déployés pour maintenir la paix en Ukraine, après la signature d’un cessez-le-feu.S’ils ont affiché leur volonté d’être en “soutien”, les Etats-Unis ne sont pas signataires de la déclaration et les contours de leur engagement militaire demeurent flous.Le président Donald Trump “soutient fortement ces protocoles de sécurité”, qui visent à “dissuader toute attaque” future en Ukraine, a en tout cas affirmé l’émissaire du président américain, Steve Witkoff.MM. Zelensky et Witkoff ont indiqué que des responsables ukrainiens et américains poursuivraient leurs discussions mercredi.- “Pas seulement des paroles” -La force multinationale, à l’étude depuis des mois, sera formée par les pays volontaires de la Coalition, menée par les Européens et “soutenue” par les Etats-Unis, selon la déclaration finale publiée par la présidence française.La contribution des Etats-Unis en matière “de renseignement et de logistique” et surtout leur engagement à apporter un “soutien” à la force en “cas d’attaque”, qui figuraient dans le projet de déclaration consulté par l’AFP, ne sont pas mentionnés dans le texte final.”Il est important que la coalition dispose aujourd’hui de documents substantiels, et pas seulement de paroles”, s’est néanmoins félicité le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, même si plusieurs questions “restent ouvertes” selon lui, comme celle, ultrasensible, des concessions territoriales exigées par Moscou.La balle est désormais dans le camp de la Russie, ont insisté les Européens. Tout cela “requiert de toute évidence de la bonne volonté du côté de l’agresseur russe également”, avait souligné, un peu plus tôt mardi, le Premier ministre polonais, Donald Tusk, alors que le Kremlin s’est systématiquement opposé à tout déploiement militaire occidental en Ukraine.Moscou continue aussi de marteler ses exigences sur la totalité de la région minière et industrielle du Donbass, dans l’est de l’Ukraine, y compris les territoires encore contrôlés par l’armée de Kiev.Le président ukrainien a rappelé que certaines “idées”, notamment une démilitarisation de territoires contestés, étaient sur la table, et suggéré d’en discuter “au niveau des dirigeants”.Espérant de futurs “compromis”, Steve Witkoff a fait état de “progrès significatifs”.- L’ombre du Groenland et du Venezuela -Les contours opérationnels de la force multinationale restent eux aussi imprécis, d’autant que certains pays ont maintenu une certaine prudence sur leur contribution.L’Italie a réitéré son refus d’envoyer des soldats en Ukraine, quand le chancelier allemand, Friedrich Merz, a expliqué que des troupes de Berlin pourraient participer, mais seulement dans un pays membre de l’Otan voisin de l’Ukraine.Même si les Etats-Unis ne font pas partie de la Coalition, leur soutien à Kiev est crucial, notamment pour convaincre les autres alliés de s’engager.Car tout cessez-le-feu demeure hypothétique: une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre et des appels entre le président américain et son homologue russe, Vladimir Poutine, n’ont pas permis d’avancer sur les concessions territoriales exigées par Moscou.L’opération américaine au Venezuela et les déclarations de Donald Trump appelant à une mainmise de Washington sur le Groenland, territoire autonome du Danemark, ont aussi été au menu mardi, même si les dirigeants européens ont évité de répondre aux questions des journalistes sur le sujet en présence des émissaires des Etats-Unis.Plusieurs pays du Vieux Continent parmi lesquels la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie, ont cependant publié une déclaration commune de soutien au Groenland et au Danemark.”Il n’y a pas pour moi de scénario où les Etats-Unis d’Amérique seraient mis dans une situation de violer la souveraineté danoise” au Groenland, a assuré Emmanuel Macron sur France 2.Plus tard dans la soirée, la porte-parole de la Maison Blanche a pourtant indiqué à l’AFP que Donald Trump étudiait “plusieurs options” pour acquérir le Groenland, y compris “utiliser l’armée”.

L’interdiction de la pilule abortive au Wyoming jugée illégale

La plus haute juridiction de l’État américain du Wyoming a statué mardi que l’interdiction de la pilule abortive est illégale, car le texte de loi porte atteinte au droit des femmes à prendre des décisions concernant leur santé.Cette décision constitue un revers pour les militants anti-avortement aux États-Unis, qui ont fait pression pour réduire l’accès …

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Un agent de la CIA condamné pour espionnage au profit de l’URSS meurt en prison

Aldrich Ames, un ancien agent de la CIA condamné pour avoir espionné au profit de Moscou, est mort lundi en prison à l’âge de 84 ans, selon les autorités américaines.Analyste dans le contre-espionnage pour la CIA, les services secrets des Etats-Unis, pendant 31 ans, il avait été condamné en 1994 à la prison à vie …

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Les écouteurs, nouvelle frontière de l’IA intégrée, ces start-up y croient

De jeunes entreprises veulent utiliser l’intelligence artificielle (IA) générative pour transformer nos écouteurs du quotidien en instruments IA à tout faire, du contrôle à distance à la lecture des pensées.Il y a près de dix ans déjà, les PME tech Waverly Labs ou Mymanu ajoutaient la traduction en temps réel aux deux fonctionnalités de base …

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Robots: des “immigrants IA” pour pallier la pénurie de main d’oeuvre, prédit le patron de Nvidia

Le patron du géant des puces Nvidia, Jensen Huang, a assuré mardi que la révolution robotique allait créer plus d’emplois qu’en détruire, estimant que le monde avait besoin de robots qu’il a qualifiés d’”immigrants IA” destinés à une pénurie mondiale de main-d’œuvre.Interrogé sur les inquiétudes récurrentes autour du remplacement des travailleurs humains par des machines, le …

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Lenovo déploie son propre agent IA sur l’ensemble de ses produits, des PC aux smartphones

Le premier acteur mondial du marché des PC, le chinois Lenovo, a présenté mardi en marge du salon technologique CES son propre agent d’intelligence artificielle (IA), qui suivra l’utilisateur d’un produit à l’autre, ordinateurs, smartphones, ou objets connectés.S’il fait rarement la Une dans le milieu de la tech, le groupe de Pékin n’en pesait pas …

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