Foot: Benzema ne ferme pas la porte à un retour en équipe de France

L’attaquant Karim Benzema, qui avait annoncé sa retraite internationale après le Mondial-2022, n’a pas fermé la porte à un retour en équipe de France dans un entretien accordé à L’Equipe publié jeudi.”Si tu me dis d’aller en équipe de France pour jouer une Coupe du monde et que je te dis non, je suis un menteur. Moi, je suis un joueur de foot. Donc, je joue au foot. Quand on m’appelle, je viens, je joue (…) J’aime le foot et j’aime gagner. J’aime les trophées. C’est ce qui m’importe le plus. Si on m’appelle en équipe nationale, je viens pour jouer au foot. Et ça s’arrête là”, explique le joueur d’Al Ittihad (Arabie saoudite) âgé de 37 ans, à sept mois du Mondial 2026 organisé aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada (11 juin – 19 juillet).”Là, on parle d’une Coupe du monde. Forcément, ce ne sont pas des choses où il faut dire: +Non, je n’ai pas envie+ Parce que c’est mentir de dire +Non, je n’ai pas envie de jouer une Coupe du monde+”, a ajouté le Ballon d’Or 2022. La carrière internationale de Benzema a connu de nombreux soubresauts sous l’ère Deschamps. Ecarté de l’Euro-2016 en raison de son implication dans l’affaire de la sextape de Mathieu Valbuena, pour laquelle il a été condamné à un an de prison avec sursis en 2021 pour complicité de tentative de chantage, il avait été rappelé par le sélectionneur pour disputer l’Euro-2021. L’ex-star du Real Madrid avait ensuite dû renoncer in extremis à la Coupe du monde au Qatar en 2022 et avait quitté le groupe juste avant l’entrée en lice des Bleus en raison d’une blessure musculaire lors d’une séance d’entrainement à Doha. Au lendemain de la défaite des Français en finale face à l’Argentine, il avait annoncé mettre à un terme à son aventure en bleu et avait repris rapidement l’entraînement, n’hésitant pas à s’en prendre à Didier Deschamps sur les réseaux sociaux dans des termes énigmatiques, déclenchant une controverse sur les causes de son éviction. Interrogé par L’Equipe sur cette fin brutale, Benzema n’a pas souhaité alimenter la polémique avec Deschamps.”Moi, je ne suis pas là pour parler de ces choses-là. Et je ne suis pas là pour revenir sur ça… Ça y est, c’est terminé. On va parler de cette histoire pendant trente ans ? Je ne suis pas là pour alimenter encore la polémique. C’est du passé pour moi. On passe à autre chose”, a-t-il indiqué. kn/ali/jld      

Democrats grill homeland security chief over immigration crackdown

Democratic lawmakers called for US Homeland Security chief Kristi Noem’s resignation Thursday as she defended the Trump administration’s mass deportation program at a fiery congressional hearing.”You promised America that you would go after the worst of the worst,” Democratic Representative Seth Magaziner said.But the vast immigration crackdown launched under Republican President Donald Trump has swept up veterans of the US military, their relatives, pregnant women, children and even some American citizens, Magaziner said.”There are many problems with your leadership but the biggest problem is this: You don’t seem to know how to tell the difference between the good guys and the bad guys,” he told the House Homeland Security Committee hearing, which was interrupted by demonstrators on several occasions.The panel’s ranking Democrat Bennie Thompson said Noem has “diverted resources from critical Homeland Security agencies and programs to carry out an extreme immigration agenda.””Black and brown Americans in particular, have been racially profiled, detained and locked up,” Thompson said.”So rather than sitting here and wasting your time and ours with more corruption, lies and lawlessness, I call on you to resign,” he said.While Democrats on the committee lambasted Noem and the Trump administration, Republicans praised her department for securing the US-Mexico border and rounding up undocumented migrants for deportation.Noem defended the tactics of Immigration and Customs Enforcement (ICE) agents and accused the administration of Democrat Joe Biden of allowing “millions of people to come into our country illegally.”She denied US citizens have been detained although she said there have been occasions when they were held until their identity could be confirmed.”We have never once detained or deported an American citizen,” Noem said.”(When) we are doing our targeted enforcement operations against criminal illegal aliens, individuals that are in that area may be detained until we verify who they are, and then they are released.”Trump ran for the White House promising to deport millions of undocumented migrants and Noem, as head of the Department of Homeland Security, oversees the operation.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Une course effrénée vers les grands requins blancs d’Australie

Les grands requins blancs sont de ces animaux que l’on préfère fuir à tout prix, mais en Australie, des irréductibles sont payés pour se lancer à leurs trousses avec pour objectif : placer un mouchard sur leur nageoire dorsale.Ce travail est la pièce essentielle d’un dispositif de protection sophistiqué, qui permet aux nageurs, surfeurs et pêcheurs de vérifier en temps réel la présence de requins avant de s’aventurer dans l’eau.Chaque jour, des spécialistes posent 305 bouées reliées par satellite dans les eaux les plus fréquentées, pouvant atteindre 15 mètres de profondeur, dans le cadre d’un programme de Nouvelle-Galles-du-Sud, Etat du sud-est de l’Australie.Ces bouées connectées sont équipées d’hameçons. Lorsqu’un requin y mord, un signal est envoyé aux équipes, qui se lancent à sa poursuite en bateau. Le protocole se veut le moins invasif possible. “Le processus a peu d’impact sur ces requins”, tempère Paul Butcher, principal chercheur pour le programme de marquage et de suivi des squales du gouvernement local depuis 10 ans.Dans les 16 minutes suivant l’alerte, un bateau se lance à la recherche du poisson. S’il fait partie des trois espèces potentiellement dangereuses (grand requin blanc, requin-bouledogue, requin-tigre), il doit être pucé.Les membres de l’équipe enroulent alors deux cordes autour de l’animal: la première près de sa queue et une autre devant sa nageoire pectorale pour soutenir son corps.- Dociles -Une fois le prédateur ramené tout près du bateau, il est retourné délicatement sur le côté. Les équipes veillent à ce que ses branchies restent immergées.Cette position place naturellement le requin dans un état proche d’une transe qui minimise les risques, pour les humains comme pour l’animal. Les équipes mesurent le requin, prélèvent des échantillons de tissus et fixent une balise acoustique à sa nageoire dorsale. Enfin, l’animal est relâché à au moins un kilomètre au large, avant de disparaitre d’un coup de queue dans l’océan. L’ensemble du processus n’aura duré que 15 minutes environ.”Certains animaux ont leur propre personnalité”, explique Paul Butcher. “Les grands blancs sont facile à manipuler à côté du bateau lorsque nous les capturons. Les requins-tigres, pas tellement. Les requins-bouledogues sont eux aussi très dociles”, détaille le chercheur.Au cours des dix dernières années, le programme de l’État, géré par le ministère des Industries primaires, a pucé 1.547 requins blancs, 756 requins-tigres et 240 requins-bouledogues.Une fois marqués, les prédateurs sont détectés lorsqu’ils passent devant l’une des 37 stations disséminées le long du littoral. Leur passage déclenche une alarme sur l’application SharkSmart, envoyant une notification instantanée au public sur les téléphones portables et montres connectées.Cette technique fait partie de mesures de sécurité à plusieurs niveaux adoptées par les autorités, avec des drones de surveillance et des filets. – Hausse des attaques mortelles -Plus de 1.280 incidents impliquant des requins ont été enregistrés autour de l’Australie depuis 1791, dont environ 260 mortels, selon une base de données nationale. Bien qu’elles restent rares, les attaques mortelles semblent augmenter, avec 57 décès signalés au cours des 25 années précédant 2025, contre 27 au cours du quart de siècle précédent.En novembre, un requin-bouledogue de trois mètres a tué une touriste suisse et a blessé son petit ami au large d’une plage isolée au nord de Sydney. Les scientifiques estiment que l’augmentation du nombre de décès pourrait être liée à la hausse du nombre de baigneurs. La hausse des températures océaniques semble également influencer les habitudes migratoires des requins. Les chercheurs soulignent que les requins, eux aussi, doivent être protégés, alors que la surpêche décime certaines espèces. À l’échelle mondiale, environ 37% des espèces océaniques de requins et de raies sont désormais classées comme menacées ou en danger critique d’extinction par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN).

Amnesty accuse le Hamas d’avoir commis des crimes contre l’humanité le 7-Octobre et par la suite

Amnesty International a accusé jeudi pour la première fois le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens d’avoir commis des crimes contre l’humanité, dont celui d'”extermination”, lors de l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël et après cette date, ce que le mouvement islamiste a rejeté.Mais pour le ministère israélien des Affaires étrangères, “il a fallu plus de deux ans à Amnesty International pour se pencher sur les crimes odieux du Hamas et même maintenant son rapport est bien loin de refléter toute l’ampleur des horribles atrocités”  perpétrées par le mouvement islamiste palestinien. “Des groupes armés palestiniens ont commis des violations du droit international humanitaire, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité lors de leurs attaques dans le sud d’Israël ayant commencé le 7 octobre 2023”, écrit l’organisation de défense des droits humains dans un nouveau rapport de plus de 170 pages.Amnesty juge que le massacre de civils le 7-Octobre relève du “crime contre l’humanité d’extermination”.  Et elle recense d’autres crimes contre l’humanité commis par des groupes palestiniens: l’emprisonnement, la torture, la disparition forcée, le viol et “d’autres formes de violences sexuelles”.Les groupes palestiniens mis en cause, en premier lieu le Hamas, “ont continué de commettre des violations et des crimes relevant du droit international” après le 7-Octobre, notamment des crimes contre l’humanité, en “détenant et maltraitant des otages ainsi qu’en retenant des corps”, ajoute Amnesty. “La détention d’otages s’inscrivait dans un plan explicitement formulé par la direction du Hamas et d’autres groupes armés palestiniens”, écrit-elle.L’ONG internationale avait déjà conclu que le Hamas et d’autres groupes avaient commis des crimes de guerre lors de l’attaque du 7-Octobre, qui a déclenché la guerre de Gaza. Le Hamas a rejeté fermement le rapport, jugeant “malveillantes” les motivations derrière sa publication.”Le fait que le rapport reprenne les mensonges et les allégations (israéliennes) concernant le viol, la violence sexuelle et les mauvais traitements infligés aux prisonniers, prouve sans laisser place au doute que l’objectif de ce rapport est l’incitation et la diffamation de la résistance”, a réagi le Hamas.Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Oren Marmorstein, a pour sa part également accusé sur X l’organisation internationale d’être “biaisée”.- Le Hamas “principalement responsable” -L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.221 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP. Ce jour-là, 251 personnes avaient été prises en otage, dont 44 déjà mortes.Sur les 207 otages emmenés vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité. A ce jour, tous les captifs sont rentrés, à l’exception d’un Israélien, dont la dépouille se trouve encore dans la bande de Gaza.A propos des violences sexuelles commises le 7 octobre en Israël et plus tard sur des otages dans le territoire palestinien, Amnesty précise n’avoir pu interroger qu’une seule victime – un homme qui dit avoir été violé le jour de l’attaque – et indique par conséquent ne pas être en mesure de déterminer leur ampleur. Le rapport conclut que le Hamas – notamment sa branche armée, les Brigades Ezzedine Al-Qassam –  est “principalement responsable” des crimes commis, imputant aussi une responsabilité, mais moindre, au Jihad islamique, aux Brigades des martyrs d’Al-Aqsa et à des “civils palestiniens” non affiliés à ces organisations. Amnesty, qui accuse Israël de commettre un génocide à Gaza, avait estimé fin novembre que celui-ci “se poursuit sans relâche malgré le cessez-le-feu” fragile en vigueur depuis le 10 octobre. Israël rejette avec force les accusations de génocide le visant, qu’il qualifie de “mensongères” et “antisémites”.Les crimes de guerre qualifient des violations graves du droit international commises à l’encontre de civils ou de combattants à l’occasion d’un conflit armé.Selon le statut de Rome ayant institué la Cour pénale internationale (CPI), les crimes contre l’humanité qualifient des actes commis “dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque”.Plus de 70.369 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza dans la campagne militaire israélienne de représailles au 7-Octobre, selon le ministère de la Santé local, placé sous l’autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.

Pluies diluviennes et vents puissants ajoutent au chaos qui frappe Gaza

Pelle à la main, des Palestiniens portant des sandales en plastique et des pulls fins creusent des tranchées autour de leurs tentes dans le quartier de Zeitoun, à Gaza-ville, rempart dérisoire face aux pluies torrentielles qui s’abattent depuis des heures.Dès mercredi soir, la tempête Byron a balayé le territoire palestinien, bordé par la mer Méditerranée, inondant les campements de fortune et ajoutant à la détresse de la population, déplacée en masse depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, le 7 octobre 2023.A Zeitoun, le campement planté au milieu des décombres a des allures cauchemardesques, sous un ciel chargé de gros nuages gris et blancs.Sous des trombes d’eau, l’océan de toile et de bâches s’est transformé en marécage. Tous les auvents dégoulinent à grosses gouttes.Accroupis sur des briques posées dans la boue, un groupe d’enfants mangent à même des faitouts en métal devant l’ouverture d’un petit abri en plastique, en regardant le ciel s’abattre sur le quartier.  – “Nous ne savions pas où aller” –A al-Zawaida, dans le centre de la bande de Gaza, des mares forcent les gens à marcher dans l’eau stagnante, qui leur arrive aux chevilles, ou à sauter d’un îlot de sable émergé à un autre.”La nuit dernière a été terrible pour nous et pour nos enfants à cause des fortes pluies et du froid, les enfants ont été trempés, les couvertures et les matelas aussi. Nous ne savions pas où aller”, raconte à l’AFP Souad Mouslim, qui vit sous une tente avec sa famille.”Donnez-nous une tente décente, des couvertures pour nos enfants, des vêtements à porter, je le jure, ils ont les pieds nus, ils n’ont pas de chaussures”, implore-t-elle.”Jusqu’à quand allons-nous rester comme ça? C’est injuste”, dit-elle en élevant la voix pour couvrir le bruit des gouttes frappant la toile.Selon un rapport de l’ONU, 761 sites, abritant environ 850.000 déplacés, présentent un risque élevé d’inondation dans la bande de Gaza.Le territoire connait généralement un épisode de fortes pluies en fin d’automne et en hiver, mais la dévastation massive due à la guerre l’a rendu plus vulnérable.”La situation est désespérée”, résume Chourouk Mouslim, une déplacée originaire de Beit Lahia, dans le nord de Gaza, elle aussi sous une tente à al-Zawaida.”Nous ne pouvons même pas sortir pour allumer un feu” pour cuisiner ou se chauffer, déplore-t-elle, avant d’ajouter qu’elle n’a de toutes les manières ni bois, ni gaz.Dans ce territoire dont les frontières sont fermées, où l’aide humanitaire arrive en quantité insuffisante selon l’ONU, malgré l’entrée en vigueur d’une trêve le 10 octobre, les pénuries empêchent une population déjà démunie de faire face à ce nouveau problème.– Lointaine reconstruction –Sous les tentes, les plus chanceux bâchent le sol ou le recouvrent de briques pour empêcher que le sable humide ne détrempe leurs affaires. Dans les zones où le bitume n’a pas été arraché, des bulldozers continuent de déblayer les décombres des bâtiments détruits.Beaucoup de gens restent debout, à l’entrée des abris, plutôt que de s’asseoir une surface mouillée.”La tempête a eu un impact grave sur la population, des bâtiments se sont effondrés et une grande partie des infrastructures étant détruite, elles ne permettent plus d’absorber cet important volume de pluie”, note Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile de Gaza.Cette organisation, qui dispense des premiers secours sous l’autorité du Hamas, a affirmé que la tempête avait causé la mort d’une personne, écrasée par un mur ayant cédé. Elle a ajouté que ses équipes étaient intervenues après l’effondrement partiel de trois maisons durant les fortes pluies.La Défense civile a averti les habitants restés dans des logements partiellement détruits ou fragilisés par les bombardements qu’ils se mettaient en danger.”Les tentes, c’est inacceptable”, estime M. Bassal, “ce qui doit être fourni maintenant, ce sont des abris qu’on peut déplacer, équipés de panneaux solaires, avec deux pièces, une salle de bain et toutes les installations nécessaires pour les habitants. Seulement à ce moment-là, la reconstruction pourra commencer”.

Déjà poursuivi pour viols, le comédien Philippe Caubère mis en examen pour proxénétisme

Le comédien Philippe Caubère a été mis en examen pour proxénétisme fin novembre, une nouvelle procédure judiciaire visant cette figure majeure de la scène théâtrale française, déjà poursuivie pour viols, agressions sexuelles et corruption de mineurs sur trois mineures.L’homme de 75 ans est soupçonné d’avoir contraint une plaignante à se prostituer pendant des années en postant des photos d’elle sur des sites de rencontres tarifées, selon BFMTV, qui a révélé sa mise en examen le 24 novembre, confirmée à l’AFP jeudi par le parquet de Créteil.Sollicitée par l’AFP, l’avocate du comédien, Me Fanny Colin, n’a pas souhaité faire de commentaire.Dans une interview au quotidien Libération en janvier, la comédienne Agathe Pujol, à l’origine d’une des plaintes, avait affirmé avoir été victime de viols “organisés plusieurs fois par semaine” entre 2011 et 2018 par M. Caubère au cours desquels ce dernier “regarde et prend des photos”.Agathe Pujol estime avoir été “violée par des centaines d’hommes”, écrivait Libération.Ex-pilier du Théâtre du Soleil, récompensé de trois Molières, Philippe Caubère a été mis en examen en février 2024 pour des faits s’étant déroulés, selon les victimes, en 2012 pour une première, et entre 2010 et 2019 pour une deuxième. M. Caubère a reconnu avoir eu une relation intime pendant quatre mois en 2012 avec une mineure âgée de 16 ans, une relation selon lui consentie.Il est aussi mis en examen pour corruption de mineure de plus de 15 ans sur une troisième victime, des faits ayant eu lieu entre 2019 et 2021.En mars, les procès-verbaux d’audition du comédien ont été annulés par la justice, en raison d’un “comportement déloyal” des enquêteurs qui l’avaient interrogé. – Son ancienne avocate mise en examen -Son ancienne avocate, Me Marie Dosé, a elle-même été mise en examen en octobre pour soustraction ou altération de document dans une enquête visant son ex-client suite à une première plainte pour viols déposée en 2018.Le parquet avait classé cette plainte sans suite en 2019, “aucun élément” ne permettant “de corroborer les déclarations de la plaignante sur l’absence de consentement”. Cette plaignante avait été condamnée en septembre 2021 pour diffamation.Selon le quotidien Le Monde, Me Dosé est soupçonnée d’avoir fait disparaître un ordinateur personnel de M. Caubère, dont les contenus auraient pu se révéler compromettants pour le septuagénaire.L’avocate avait indiqué, dans un communiqué envoyé à l’AFP, n’avoir fait “qu’exercer (son) métier comme (elle) le fai(t) depuis vingt-cinq ans: en respectant (son) serment”. Elle s’était par ailleurs alarmée d’une “violation du secret de l’instruction”. Auteur-interprète au style burlesque, Philippe Caubère s’est fait connaître du grand public au cinéma avec les films d’Yves Robert (“La gloire de mon père”, “Le château de ma mère) et “Molière” d’Ariane Mnouchkine en 1978.Ce Marseillais est connu pour ses pièces autobiographiques, notamment “Le roman d’un acteur”, œuvre monumentale de 11 spectacles qui racontent la vie du jeune Ferdinand Faure, son alter ego.C’est avec Ariane Mnouchkine, fondatrice du Théâtre du Soleil, que sa carrière décolle (1970-1977) avant de se lancer seul sur les planches, ce qu’elle ne lui pardonnera jamais.La rupture a été “violente, sentimentale, passionnelle”, confiait l’acteur à l’AFP en 2014.Compagnie fondée en 1964, le Théâtre du Soleil est installé depuis 1970 à la Cartoucherie de Vincennes, et s’est imposé comme une institution théâtrale majeure en France.En mars, devant la Commission de l’Assemblée nationale sur les violences dans les secteurs artistiques, Agathe Pujol avait déclaré sous serment avoir été victime d’une tentative de viol commise fin 2010 par un comédien de la troupe, devant plusieurs témoins, alors qu’elle était mineure. Elle avait plus généralement décrit une “pression sexuelle constante” que les hommes de la troupe y faisaient, selon elle, peser sur les femmes.Après ces accusations, le Théâtre du Soleil avait annoncé lancer une enquête interne.Philippe Caubère a fait polémique en prenant la défense, dès 2011, du droit de recourir aux prostituées.

Déjà poursuivi pour viols, le comédien Philippe Caubère mis en examen pour proxénétisme

Le comédien Philippe Caubère a été mis en examen pour proxénétisme fin novembre, une nouvelle procédure judiciaire visant cette figure majeure de la scène théâtrale française, déjà poursuivie pour viols, agressions sexuelles et corruption de mineurs sur trois mineures.L’homme de 75 ans est soupçonné d’avoir contraint une plaignante à se prostituer pendant des années en postant des photos d’elle sur des sites de rencontres tarifées, selon BFMTV, qui a révélé sa mise en examen le 24 novembre, confirmée à l’AFP jeudi par le parquet de Créteil.Sollicitée par l’AFP, l’avocate du comédien, Me Fanny Colin, n’a pas souhaité faire de commentaire.Dans une interview au quotidien Libération en janvier, la comédienne Agathe Pujol, à l’origine d’une des plaintes, avait affirmé avoir été victime de viols “organisés plusieurs fois par semaine” entre 2011 et 2018 par M. Caubère au cours desquels ce dernier “regarde et prend des photos”.Agathe Pujol estime avoir été “violée par des centaines d’hommes”, écrivait Libération.Ex-pilier du Théâtre du Soleil, récompensé de trois Molières, Philippe Caubère a été mis en examen en février 2024 pour des faits s’étant déroulés, selon les victimes, en 2012 pour une première, et entre 2010 et 2019 pour une deuxième. M. Caubère a reconnu avoir eu une relation intime pendant quatre mois en 2012 avec une mineure âgée de 16 ans, une relation selon lui consentie.Il est aussi mis en examen pour corruption de mineure de plus de 15 ans sur une troisième victime, des faits ayant eu lieu entre 2019 et 2021.En mars, les procès-verbaux d’audition du comédien ont été annulés par la justice, en raison d’un “comportement déloyal” des enquêteurs qui l’avaient interrogé. – Son ancienne avocate mise en examen -Son ancienne avocate, Me Marie Dosé, a elle-même été mise en examen en octobre pour soustraction ou altération de document dans une enquête visant son ex-client suite à une première plainte pour viols déposée en 2018.Le parquet avait classé cette plainte sans suite en 2019, “aucun élément” ne permettant “de corroborer les déclarations de la plaignante sur l’absence de consentement”. Cette plaignante avait été condamnée en septembre 2021 pour diffamation.Selon le quotidien Le Monde, Me Dosé est soupçonnée d’avoir fait disparaître un ordinateur personnel de M. Caubère, dont les contenus auraient pu se révéler compromettants pour le septuagénaire.L’avocate avait indiqué, dans un communiqué envoyé à l’AFP, n’avoir fait “qu’exercer (son) métier comme (elle) le fai(t) depuis vingt-cinq ans: en respectant (son) serment”. Elle s’était par ailleurs alarmée d’une “violation du secret de l’instruction”. Auteur-interprète au style burlesque, Philippe Caubère s’est fait connaître du grand public au cinéma avec les films d’Yves Robert (“La gloire de mon père”, “Le château de ma mère) et “Molière” d’Ariane Mnouchkine en 1978.Ce Marseillais est connu pour ses pièces autobiographiques, notamment “Le roman d’un acteur”, œuvre monumentale de 11 spectacles qui racontent la vie du jeune Ferdinand Faure, son alter ego.C’est avec Ariane Mnouchkine, fondatrice du Théâtre du Soleil, que sa carrière décolle (1970-1977) avant de se lancer seul sur les planches, ce qu’elle ne lui pardonnera jamais.La rupture a été “violente, sentimentale, passionnelle”, confiait l’acteur à l’AFP en 2014.Compagnie fondée en 1964, le Théâtre du Soleil est installé depuis 1970 à la Cartoucherie de Vincennes, et s’est imposé comme une institution théâtrale majeure en France.En mars, devant la Commission de l’Assemblée nationale sur les violences dans les secteurs artistiques, Agathe Pujol avait déclaré sous serment avoir été victime d’une tentative de viol commise fin 2010 par un comédien de la troupe, devant plusieurs témoins, alors qu’elle était mineure. Elle avait plus généralement décrit une “pression sexuelle constante” que les hommes de la troupe y faisaient, selon elle, peser sur les femmes.Après ces accusations, le Théâtre du Soleil avait annoncé lancer une enquête interne.Philippe Caubère a fait polémique en prenant la défense, dès 2011, du droit de recourir aux prostituées.

US Senate sinks twin health plans as insurance time bomb ticks

Millions of Americans are bracing for soaring health care costs after the US Senate on Thursday rejected rival Republican and Democratic plans to avert the expiry of key insurance subsidies — a fight set to dominate next year’s midterm elections.President Donald Trump has remained largely disengaged from Capitol Hill negotiations, according to lawmakers in both parties, reluctant to spearhead a major health care push and declining to endorse any credible proposal to address the crisis.Without action in the next three weeks, insurance payments for more than 20 million low- and middle-income Americans are projected to more than double, raising the political stakes as Washington edges into a campaign season defined by cost-of-living pressures.Democrats were promised a vote on a three-year extension of enhanced Affordable Care Act (ACA) subsidies as part of a deal that ended a record 43-day government shutdown last month. While Republican Majority Leader John Thune agreed to hold the vote, he had not promised its success, and Republicans were almost unified in opposition.Under pressure from moderates and senators up for reelection, Thune had also agreed to bring forward a Republican alternative for a vote alongside the Democratic bill. This plan would have replaced subsidies with contributions to Health Savings Accounts to help cover out-of-pocket expenses. But reaching the 60-vote threshold in the 100-seat Senate always looked like a longshot, with only 53 Republicans making up the majority — and Democrats duly blocked the bill.The average payment is expected to rise by roughly 114 percent — an extra $1,000 to $1,500 in annual premiums for a typical family, according to health policy research group KFF. – ‘Life and death vote’ -Up to seven million ACA enrollees could lose their coverage altogether, statistical modeling indicates, and most are expected to become uninsured rather than switching to other plans. Thune, however, has signaled that Thursday’s defeats might open the way for talks in 2026. “When we get through this exercise this week the question is, ‘Are there enough Democrats who want to fix the problem?'” he told reporters on Wednesday, adding that he believed there was “a path forward.””Obviously we don’t have a lot of time to do this, but I think there are ways in which you could, where there’s a will.”Republicans say they are unwilling to back a clean extension but believe the broader issue of rising health costs can be addressed early next year, potentially as part of negotiations over government funding due to expire on January 30. They are hoping to use special Senate procedures to circumvent the 60-vote rule and go it alone, arguing that Democrats have little incentive to compromise in an election year — a calculation the minority party denies.In the House, the landscape is even more fractured. Multiple Republicans — including the leadership — unveiled a plethora of ideas aimed at lowering costs, though none includes extending ACA subsidies or looks to have sufficient backing.With competing petitions, no unified House strategy and little sign of leadership buy-in, the chances of a bipartisan compromise emerging before year’s end now appear extremely slim.Senate Minority Leader Chuck Schumer gave an impassioned floor speech ahead of the vote on the Democratic bill, setting out what he saw as the stakes. “This is not a political fight. This is not a symbolic vote,” he said. “This is a life and death vote, because people who will lose their health care could face that horrible, horrible end.”

Dermatose: des agriculteurs s’opposent aux abattages en Ariège, tensions avec les gendarmes

Malgré l’annonce d’une intervention des gendarmes, environ 300 agriculteurs restaient mobilisés jeudi soir pour empêcher l’abattage de 200 bovins dans une ferme d’Ariège, après la découverte mardi d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans cet élevage au pied des Pyrénées.En début de soirée, les forces de l’ordre s’approchaient de la ferme. Des jets de pierre de la part des protestataires et de grenades lacrymogènes par les forces de l’ordre ont duré quelques minutes.Les manifestants, notamment de la Coordination rurale mais aussi de la Confédération paysanne et des sympathisants du mouvement, occupent depuis mercredi matin les abords d’une ferme située dans le village des Bordes-sur-Arize.Le préfet de l’Ariège a assuré que les deux frères propriétaires du troupeau lui avaient donné leur accord pour l’abattage des 207 blondes d’Aquitaine, conformément au protocole sanitaire de lutte contre cette maladie, et dénoncé la poursuite de l’action des protestataires.”Il reste ce soir un noyau de personnes qui veulent en découdre, je lance un appel à la raison. On ne doit pas être dans l’affrontement”, a déclaré lors d’une conférence de presse le préfet Hervé Brabant.Il a demandé en début de soirée “à tous les manifestants de respecter cette volonté des éleveurs et de quitter les lieux dans le calme”.- Vaccinations -L’abattage, seule méthode efficace pour éviter que “la maladie se diffuse dans l’ensemble du cheptel français”, se fera “dès que possible” puis une campagne de vaccination sera lancée dans le département, a annoncé le représentant de l’Etat. Sur les 33.000 bovins d’Ariège, 3.000 ont déjà été vaccinés le mois dernier, dans les zones proches des Pyrénées-Orientales, où des foyers ont été détectés.”Notre intention est d’empêcher (l’abattage)”, dit Jérôme Bayle, figure régionale du mouvement de protestation agricole.”C’est vraiment une place de résistance et j’espère qu’elle va tenir le plus longtemps possible”, a pour sa part assuré Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale (CR).- Protocole expérimental -Les syndicats agricoles locaux et la chambre d’agriculture de l’Ariège ont proposé en vain un protocole expérimental au ministère de l’Agriculture, demandant notamment que seules les vaches contaminées soient abattues et qu’une campagne de vaccination massive soit lancée. Jusqu’ici, la règlementation visant à stopper la propagation de la maladie prévoit que l’ensemble du troupeau concerné soit abattu et l’instauration de “zones règlementées” dans un rayon de 50 km autour du foyer de DNC, un périmètre dans lequel les déplacements de bovins sont interdits ou restreints et où les bêtes sont vaccinées.Dans les Hautes-Pyrénées, un autre troupeau d’une vingtaine de bovins doit être abattu vendredi, a annoncé le préfet du département Jean Salomon. Dans cette exploitation située dans le village de Luby-Betmont, quelques dizaine d’éleveurs sont également mobilisés pour empêcher l’intervention des services vétérinaires.”Les tentatives de blocage ou les regroupements observés en proximité des exploitations font courir à tous les éleveurs un risque de propagation supplémentaire de la maladie”, s’est inquiété le préfet des Hautes-Pyrénées.- “Changer de politique” -“La mobilisation paye, ça a retardé l’échéance”, considère Bertrand Venteau, appelant également à une vaccination massive et à “une grande unité du monde agricole”.La ministre de l’Agriculture “Annie Genevard doit changer sa politique, sinon elle va nous foutre le feu dans les campagnes”, a-t-il poursuivi, estimant que la maladie “n’est pas sous contrôle”. Apparue en juin en France et non transmissible à l’humain mais pouvant entraîner la mort de bovins, la DNC est “sous contrôle” assure de son côté le ministère de l’Agriculture, qui a ouvert mardi “des réflexions” sur la vaccination préventive du cheptel français.Contrairement à la CR et à la Confédération paysanne, la FNSEA y est plus réticente en raison du “risque d’effondrement des exportations et des prix” qu’elle pourrait entraîner, a expliqué mardi à l’AFP son président, Arnaud Rousseau.Les cas détectés de DNC dans l’Ariège et les Hautes-Pyrénées sont les premiers recensés dans ces départements depuis la détection du premier foyer en Savoie le 29 juin 2025. En Occitanie, une centaine de manifestants avaient tenté de s’opposer début novembre à l’abattage de 80 bovins dans un élevage touché par la DNC à Thuès-Entre-Valls, dans les Pyrénées-Orientales. Ils avaient été délogés par les gendarmes avant que les services vétérinaires ne procèdent aux euthanasies.