“On est perdu”: à Levallois, des habitants perplexes face au retour en coulisse de Balkany
Un premier candidat estampillé Balkany, puis un deuxième, des élus exclus du conseil municipal: à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), les rebondissements autour du retour en coulisse de Patrick Balkany, 77 ans, ex-édile de la ville sous le coup d’une peine d’inéligibilité, laissent des habitants perplexes.”On est perdu, ça devient une guerre d’ego”, résume Marianne, 36 ans, qui comme plusieurs habitants rencontrés par l’AFP exprime, sous couvert d’anonymat, une lassitude face aux frasques de l’ancien maire.Jeudi soir, les élus de Levallois ont convoqué une réunion extraordinaire dans la luxueuse salle du conseil municipal d’une des villes les plus cossues d’Ile-de-France. Objectif pour la maire actuelle, Agnès Pottier-Dumas: évincer deux adjoints vus en train de prendre un café avec Patrick Balkany.”Quand vous êtes une majorité et qu’il y a une ambiance de déloyauté, il faut prendre une décision”, a-t-elle tranché lors du conseil municipal, où sa très large majorité lui a permis d’écarter les deux élus.”Un café devient une faute politique, une rencontre devient une trahison”, s’est exclamé un des deux adjoints, par ailleurs impliqué dans une autre affaire: il a porté plainte contre un YouTubeur qui l’a qualifié d'”arnaqueur” dans une de ses vidéos.- Générations successives -Patrick Balkany, qui avait cédé sa place en 2020 en raison d’une peine d’inéligibilité après sa condamnation pour blanchiment de fraude fiscale, avait rapidement retiré son soutien à son ancienne directrice de cabinet.Alors que Mme Pottier-Dumas (LR) est candidate à sa réélection, M. Balkany compte présenter une liste, sur laquelle il ne figurera donc pas.”Je ne peux pas faire 10 mètres dans la rue sans qu’on m’arrête pour me demander de revenir”, assure à l’AFP Patrick Balkany, qui compte présenter “une liste, Générations Balkany, comme ça on saura de quoi on parle”.Le nom suffit-il encore pour être élu à Levallois ? Habitante de la ville depuis sa naissance, Marianne dit avoir “grandi dans la ville de Balkany” et ne pas vouloir “cracher sur lui, qui a tant fait” quand il était maire de cette ville au nord-ouest de Paris, de 1983 à 1995 puis de 2001 à 2020.”Mes clients l’aiment bien, Balkany, mais Jérôme Gauliard, Mounia Inoughi, on ne sait pas qui c’est”, abonde un commerçant de la ville.La liste de Générations Balkany a en effet déjà changé de tête : le candidat qui la menait initialement, Jérôme Gauliard, a connu un début de campagne difficile, des articles de presse évoquant des impayés de ses sociétés.Lâché par M. Balkany, il a annoncé se retirer de la course mardi, selon le Parisien.- Nouveau procès -Alors que les listes officielles seront déposées entre les 12 et 26 février, Patrick Balkany défend désormais la candidature de Mounia Inoughi, “une fille formidable” selon lui.”On ne sait même pas ce qu’elle a à dire, et lui il continue de se pavaner, c’est une honte, tout simplement”, s’énerve Christine, 74 ans, habitante de Levallois depuis 22 ans.”Aujourd’hui, quand on me parle de Balkany, c’est en mal, on ne veut plus de ça à Levallois”, assure à l’AFP la maire actuelle, Mme Pottier-Dumas.A quelques mois des élections, Patrick Balkany a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nanterre, qui doit le juger pour détournement de fonds publics, dans un dossier où il est soupçonné d’avoir utilisé des policiers municipaux comme chauffeur et des véhicules à des fins privées.”C’est un mauvais procès qui comme par hasard tombe juste avant les élections”, évacue Patrick Balkany, qui se focalise sur le scrutin: selon lui, “tout se fera au deuxième tour”.
“On est perdu”: à Levallois, des habitants perplexes face au retour en coulisse de Balkany
Un premier candidat estampillé Balkany, puis un deuxième, des élus exclus du conseil municipal: à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), les rebondissements autour du retour en coulisse de Patrick Balkany, 77 ans, ex-édile de la ville sous le coup d’une peine d’inéligibilité, laissent des habitants perplexes.”On est perdu, ça devient une guerre d’ego”, résume Marianne, 36 ans, qui comme plusieurs habitants rencontrés par l’AFP exprime, sous couvert d’anonymat, une lassitude face aux frasques de l’ancien maire.Jeudi soir, les élus de Levallois ont convoqué une réunion extraordinaire dans la luxueuse salle du conseil municipal d’une des villes les plus cossues d’Ile-de-France. Objectif pour la maire actuelle, Agnès Pottier-Dumas: évincer deux adjoints vus en train de prendre un café avec Patrick Balkany.”Quand vous êtes une majorité et qu’il y a une ambiance de déloyauté, il faut prendre une décision”, a-t-elle tranché lors du conseil municipal, où sa très large majorité lui a permis d’écarter les deux élus.”Un café devient une faute politique, une rencontre devient une trahison”, s’est exclamé un des deux adjoints, par ailleurs impliqué dans une autre affaire: il a porté plainte contre un YouTubeur qui l’a qualifié d'”arnaqueur” dans une de ses vidéos.- Générations successives -Patrick Balkany, qui avait cédé sa place en 2020 en raison d’une peine d’inéligibilité après sa condamnation pour blanchiment de fraude fiscale, avait rapidement retiré son soutien à son ancienne directrice de cabinet.Alors que Mme Pottier-Dumas (LR) est candidate à sa réélection, M. Balkany compte présenter une liste, sur laquelle il ne figurera donc pas.”Je ne peux pas faire 10 mètres dans la rue sans qu’on m’arrête pour me demander de revenir”, assure à l’AFP Patrick Balkany, qui compte présenter “une liste, Générations Balkany, comme ça on saura de quoi on parle”.Le nom suffit-il encore pour être élu à Levallois ? Habitante de la ville depuis sa naissance, Marianne dit avoir “grandi dans la ville de Balkany” et ne pas vouloir “cracher sur lui, qui a tant fait” quand il était maire de cette ville au nord-ouest de Paris, de 1983 à 1995 puis de 2001 à 2020.”Mes clients l’aiment bien, Balkany, mais Jérôme Gauliard, Mounia Inoughi, on ne sait pas qui c’est”, abonde un commerçant de la ville.La liste de Générations Balkany a en effet déjà changé de tête : le candidat qui la menait initialement, Jérôme Gauliard, a connu un début de campagne difficile, des articles de presse évoquant des impayés de ses sociétés.Lâché par M. Balkany, il a annoncé se retirer de la course mardi, selon le Parisien.- Nouveau procès -Alors que les listes officielles seront déposées entre les 12 et 26 février, Patrick Balkany défend désormais la candidature de Mounia Inoughi, “une fille formidable” selon lui.”On ne sait même pas ce qu’elle a à dire, et lui il continue de se pavaner, c’est une honte, tout simplement”, s’énerve Christine, 74 ans, habitante de Levallois depuis 22 ans.”Aujourd’hui, quand on me parle de Balkany, c’est en mal, on ne veut plus de ça à Levallois”, assure à l’AFP la maire actuelle, Mme Pottier-Dumas.A quelques mois des élections, Patrick Balkany a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nanterre, qui doit le juger pour détournement de fonds publics, dans un dossier où il est soupçonné d’avoir utilisé des policiers municipaux comme chauffeur et des véhicules à des fins privées.”C’est un mauvais procès qui comme par hasard tombe juste avant les élections”, évacue Patrick Balkany, qui se focalise sur le scrutin: selon lui, “tout se fera au deuxième tour”.
“Pack nouveau départ” destiné aux victimes de violences: 2.000 femmes accompagnées
Deux mille femmes ont été accompagnées dans le cadre du “Pack nouveau départ”, dispositif destiné à aider les femmes victimes de violences à quitter leur conjoint, depuis son lancement en décembre 2023, annonce vendredi la ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes Aurore Bergé.”Aujourd’hui, sur ces 2.000 femmes, 300 sont sorties du Pack nouveau départ, ce qui signifie qu’elles ont bénéficié de l’accompagnement nécessaire, qu’elles ont pu quitter le conjoint qui leur faisait subir des violences, qu’elles ne sont pas revenues en arrière sur leurs décisions et qu’elles ont repris une nouvelle vie”, déclare-t-elle à l’AFP.Lancé en décembre 2023 et déployé progressivement depuis dans douze départements, ce dispositif s’adresse à toute personne qui se déclare victime de violences conjugales et qui manifeste le souhait d’être accompagnée pour quitter son conjoint violent. Il mobilise des services publics (caisse d’allocations familiales, France Travail..) et des associations autour d’elles pour leur ouvrir des droits et les accompagner vers l’autonomie.L’objectif est d’étendre ce dispositif à “au moins dix nouveaux départements au mois de mars”, précise la ministre, en déplacement sur ce thème vendredi dans l’Oise.La durée moyenne d’accompagnement constatée est de quatre à six mois par femme, précise-t-elle.”Cent pour cent des femmes aujourd’hui accompagnées en dispositif ont été détectées” par les services publics et les associations, ce qui est le signe d’une “meilleure formation” des professionnels, souligne-t-elle.”Dans chaque département, c’est entre 30 à 60 associations, opérateurs, collectivités qui collaborent et se complètent sur les différents aspects de prise en charge” (travail, logement, scolarisation des enfants, aide juridictionnelle, santé mentale…), souligne-t-elle.
Open d’Australie: Alcaraz et Sabalenka au rendez-vous des 8es
Les N.1 mondiaux Carlos Alcaraz et Aryna Sabalenka se sont qualifiés vendredi pour les huitièmes de finale de l’Open d’Australie mais si l’Espagnol n’a pas tremblé, la Bélarusse a vu dans sa victoire quelque chose de “magique”.En attendant en soirée le troisième tour du finaliste sortant Alexander Zverev, le triple finaliste Daniil Medvedev s’est lui aussi qualifié pour la deuxième semaine mais en ayant remonté un déficit de deux sets.. Alcaraz dans un fauteilCarlos Alcaraz et Corentin Moutet ne s’étaient jamais affrontés et Cette opposition entre deux excellents manieurs de balle promettait du grand spectacle. Mais il n’a fallu que deux heures à l’Espagnol pour se débarrasser du 37e mondial.Comme il l’avait promis, Moutet – dernier en lice des 18 Français, hommes et femmes confondus, engagés dans le tournoi – a multiplié les coups en touché. Mais il a été débordé par la puissance de l’Espagnol qui vise un septième titre en Majeurs.Lorsque ce dernier a accepté de jouer au chat et à la souris, les joueurs ont régalé le public de quelques points spectaculaires.”Je suis heureux d’avoir joué contre lui, je me suis fait plaisir”, a d’ailleurs déclaré Alcaraz, en quête d’un premier titre à Melbourne.A un moment, “j’ai dit à mon box que j’en avais marre de courir sur ses amorties”, a-t-il souligné, lui même étant grand adepte de ce coup.”Mais aujourd’hui, c’est lui qui a gagné la bataille (du nombre) d’amorties”, s’est amusé l’Espagnol à l’issue de sa 100e victoire en Grand Chelem.Pour se faire une place en quarts, il devra battre dimanche l’Américain Tommy Paul (20e) qui a bénéficié de l’abandon d’Alejandro Davidovich à 6-1, 6-1 pour l’Américain.. Sabalenka et Medvedev ont eu très chaudAu contraire de son alter ego masculin, Sabalenka a été fortement bousculée par l’Autrichienne Anastasia Potapova (55e) avant de s’imposer 7-6 (7/4), 7-6 (9/7).”Elle a joué incroyablement bien, j’étais en permanence sur les talons. Je ne sais pas ce qui a fait basculer le match… c’est magique”, a commenté la Bélarusse, visiblement très soulagée d’avoir gagné.La triple finaliste sortante à Melbourne, où elle a remporté deux de ses quatre titres du Grand Chelem (2023, 2024), affrontera dimanche la Canadienne Victoria Mboko (16e) pour tenter de se hisser en quarts de finale.Celle-ci n’avait encore jamais atteint, à 19 ans, ce stade en Majeur.Vendredi, elle s’est défait de la Danoise Clara Tauson (14e) 7-6 (7/5), 5-7, 6-3.”J’ai eu tellement d’opportunités dans le deuxième set… tout s’est joué sur la confiance”, a commenté Mboko qui a surmonté psychologiquement les échecs sur trois balles de match dans la deuxième manche.Quant à Medvedev, il s’est retrouvé dos au mur, mené deux sets à zéro et 5-5 dans la manche décisive face au Hongrois Fabian Marozsan.”C’est là que je me suis dit qu’il fallait que je me lâche un peu plus, que si je perdais, je perdais. Mais j’ai joué mieux et je m’en suis sorti”, a déclaré le Russe sans avoir l’air particulièrement émoussé après sa victoire 6-7 (5/7), 4-6, 7-5, 6-0, 6-3 en 3h43.Triple finaliste à Melbourne (2021, 2022, 2024) et vainqueur de l’US Open 2021, Medvedev n’avait plus passé le deuxième tour en Grand Chelem depuis son quart à Flushing Meadows en 2024. Il tentera dimanche de retrouver les quarts d’un Majeur en affrontant l’Américain Learner Tien, celui-là même qui l’avait stoppé au deuxième tour l’an dernier après être sorti des qualifications.Car si son parcours jusqu’en huitièmes en 2025 était inattendu, le fait que Tien y soit encore cette année l’est beaucoup moins: il est 29e mondial et bien plus redouté.Il s’est toutefois déclaré “super heureux” de sa qualification aux dépens du Portugais Nuno Borges (46e) 7-6 (11/9), 6-4, 6-2.”Le match a été très dur physiquement, en particulier le très long premier set. Gagner en trois sets va m’aider à être prêt pour le tour suivant”, a déclaré le joueur de 20 ans.
Sandrine Josso, “en mission malgré elle” contre la soumission chimique
A 50 ans, la députée Sandrine Josso est devenue “malgré elle” la porte-voix politique de la lutte contre la soumission chimique, une “mission” qu’elle entend bien poursuivre au nom de toutes les “victimes silenciées”. A quelques jours de l’ouverture du procès, lundi, de l’ancien sénateur Joël Guerriau, accusé de l’avoir droguée en vue de l’agresser sexuellement en novembre 2023, l’élue MoDem de Loire-Atlantique se dit “ravagée à l’intérieur” mais “déterminée”.”Depuis cette histoire, j’ai des problèmes de santé, notamment de dos et de dents, parce que je suis tout le temps contractée et crispée, tout le temps sur le qui-vive”, déclare-t-elle à l’AFP. “Je me serais bien passée de tout ça. Mais je prends ça comme une mission, je me dis +si ça m’est arrivé et que j’ai trouvé l’énergie nécessaire pour m’échapper, je dois en faire quelque chose+”.En novembre 2023, sa plainte contre son collègue parlementaire, qui a toujours nié avoir agi volontairement, invoquant une “erreur de manipulation” de la MDMA ce soir-là, fait l’effet d’une déflagration. Son récit braque les projecteurs sur la soumission chimique, phénomène jusque-là cantonné dans l’imaginaire collectif à l’espace festif, loin des couloirs feutrés du Parlement.Elle aussi tombe des nues – “c’était une telle trahison de la part d’une personne que je connaissais depuis 10 ans” – et découvre alors “la réalité des victimes de soumission chimique, les problèmes d’accès aux preuves, les problèmes d’empathie, le manque de connaissance sur ce sujet dans la société”.Quelques semaines après sa plainte, elle devient marraine de l’association M’endors pas, cofondée par Caroline Darian, la fille de Gisèle Pelicot, droguée et livrée par son époux à des dizaines d’inconnus pendant près de 10 ans. Elle se voit parallèlement confier par Gabriel Attal, alors Premier ministre, une mission sur “la soumission chimique comme forme de violence faite aux femmes”. Mission qui débouchera fin 2025 sur un rapport coécrit avec la sénatrice socialiste Véronique Guillotin et exhortant l’exécutif à passer à la vitesse supérieure. “En brisant le silence”, Sandrine Josso a “permis de faire de ce fléau un combat politique”, estime la ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes hommes, Aurore Bergé, saluant un “courage et un engagement sans limite”. – “Money time” -Mère de trois enfants, nutritionniste de formation, Sandrine Josso n’en est pas à son premier “combat”. En 2012, lorsque les médecins détectent une leucémie chez sa fille de 4 ans, elle promet à cette dernière qu’elle ira porter la voix des victimes de cancers pédiatriques au Parlement.Cinq ans plus tard, en 2017, elle est élue députée sous les couleurs de la République en marche, face au candidat LR, l’ancien directeur de communication de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier.En revanche, elle ne parvient pas à être élue maire de la Baule lors des élections municipales de 2020, scrutin pour lequel elle sera par ailleurs condamnée à un an d’inéligibilité pour avoir tardé à rendre ses comptes de campagne.A l’Assemblée, elle “tien(t) parole” et devient notamment rapporteuse d’une commission d’enquête sur les politiques de santé environnementale, dont un volet insiste sur l’importance d’agir contre les cancers pédiatriques.Ses autres combats, menés depuis 2021 sous les couleurs du MoDem, seront au service des droits des femmes. Sa proposition de loi visant à mieux prendre en charge les femmes après une fausse couche est adoptée en 2023, tout comme deux ans plus tard son amendement sur le contrôle coercitif. “Même si on me dit que je suis devenue +Madame sujet politique sociétale+, en réalité c’est arrivé malgré moi, mais ça me va bien parce qu’il y a énormément d’attentes là-dessus”, déclare-t-elle. “Il y a encore trop de victimes de violences sexuelles qui sont silenciées dans ce pays”, déplore la députée. “Tout ce que j’ai vu me fait dire qu’on n’a aucunement une politique d’État à la hauteur. Le procès Mazan, ce qui s’est passé quand moi j’ai lancé l’alerte, c’était le money-time (moment décisif au basket, ndlr) et en fait rien ne se passe”.
Sandrine Josso, “en mission malgré elle” contre la soumission chimique
A 50 ans, la députée Sandrine Josso est devenue “malgré elle” la porte-voix politique de la lutte contre la soumission chimique, une “mission” qu’elle entend bien poursuivre au nom de toutes les “victimes silenciées”. A quelques jours de l’ouverture du procès, lundi, de l’ancien sénateur Joël Guerriau, accusé de l’avoir droguée en vue de l’agresser sexuellement en novembre 2023, l’élue MoDem de Loire-Atlantique se dit “ravagée à l’intérieur” mais “déterminée”.”Depuis cette histoire, j’ai des problèmes de santé, notamment de dos et de dents, parce que je suis tout le temps contractée et crispée, tout le temps sur le qui-vive”, déclare-t-elle à l’AFP. “Je me serais bien passée de tout ça. Mais je prends ça comme une mission, je me dis +si ça m’est arrivé et que j’ai trouvé l’énergie nécessaire pour m’échapper, je dois en faire quelque chose+”.En novembre 2023, sa plainte contre son collègue parlementaire, qui a toujours nié avoir agi volontairement, invoquant une “erreur de manipulation” de la MDMA ce soir-là, fait l’effet d’une déflagration. Son récit braque les projecteurs sur la soumission chimique, phénomène jusque-là cantonné dans l’imaginaire collectif à l’espace festif, loin des couloirs feutrés du Parlement.Elle aussi tombe des nues – “c’était une telle trahison de la part d’une personne que je connaissais depuis 10 ans” – et découvre alors “la réalité des victimes de soumission chimique, les problèmes d’accès aux preuves, les problèmes d’empathie, le manque de connaissance sur ce sujet dans la société”.Quelques semaines après sa plainte, elle devient marraine de l’association M’endors pas, cofondée par Caroline Darian, la fille de Gisèle Pelicot, droguée et livrée par son époux à des dizaines d’inconnus pendant près de 10 ans. Elle se voit parallèlement confier par Gabriel Attal, alors Premier ministre, une mission sur “la soumission chimique comme forme de violence faite aux femmes”. Mission qui débouchera fin 2025 sur un rapport coécrit avec la sénatrice socialiste Véronique Guillotin et exhortant l’exécutif à passer à la vitesse supérieure. “En brisant le silence”, Sandrine Josso a “permis de faire de ce fléau un combat politique”, estime la ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes hommes, Aurore Bergé, saluant un “courage et un engagement sans limite”. – “Money time” -Mère de trois enfants, nutritionniste de formation, Sandrine Josso n’en est pas à son premier “combat”. En 2012, lorsque les médecins détectent une leucémie chez sa fille de 4 ans, elle promet à cette dernière qu’elle ira porter la voix des victimes de cancers pédiatriques au Parlement.Cinq ans plus tard, en 2017, elle est élue députée sous les couleurs de la République en marche, face au candidat LR, l’ancien directeur de communication de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier.En revanche, elle ne parvient pas à être élue maire de la Baule lors des élections municipales de 2020, scrutin pour lequel elle sera par ailleurs condamnée à un an d’inéligibilité pour avoir tardé à rendre ses comptes de campagne.A l’Assemblée, elle “tien(t) parole” et devient notamment rapporteuse d’une commission d’enquête sur les politiques de santé environnementale, dont un volet insiste sur l’importance d’agir contre les cancers pédiatriques.Ses autres combats, menés depuis 2021 sous les couleurs du MoDem, seront au service des droits des femmes. Sa proposition de loi visant à mieux prendre en charge les femmes après une fausse couche est adoptée en 2023, tout comme deux ans plus tard son amendement sur le contrôle coercitif. “Même si on me dit que je suis devenue +Madame sujet politique sociétale+, en réalité c’est arrivé malgré moi, mais ça me va bien parce qu’il y a énormément d’attentes là-dessus”, déclare-t-elle. “Il y a encore trop de victimes de violences sexuelles qui sont silenciées dans ce pays”, déplore la députée. “Tout ce que j’ai vu me fait dire qu’on n’a aucunement une politique d’État à la hauteur. Le procès Mazan, ce qui s’est passé quand moi j’ai lancé l’alerte, c’était le money-time (moment décisif au basket, ndlr) et en fait rien ne se passe”.
Trump says US ‘armada’ headed toward Gulf
President Donald Trump said a US “armada” was heading toward the Gulf and that Washington was watching Iran closely, even after downplaying the prospect of imminent military action and saying Tehran appeared interested in talks.Trump has repeatedly left open the option of new military action against Iran after Washington backed and joined Israel’s 12-day war in June aimed at degrading Iranian nuclear and ballistic missile programmes.The prospect of immediate American action seemed to recede in recent days, with both sides insisting on giving diplomacy a chance.On his way back from the World Economic Forum in Davos, the president told reporters on Air Force One the United States was sending a “massive fleet” toward Iran “just in case.””We’re watching Iran,” he said. “I’d rather not see anything happen but we’re watching them very closely.”Addressing the WEF on Thursday, Trump said the United States attacked Iranian uranium enrichment sites last year to prevent Tehran from making a nuclear weapon. Iran denies its nuclear programme is aimed at seeking the bomb.”Can’t let that happen,” Trump said, adding: “And Iran does want to talk, and we’ll talk.”The commander of Iran’s Revolutionary Guards had also warned Washington Thursday that the force had its “finger on the trigger.”A fortnight of protests starting in late December shook Iran’s clerical leadership under supreme leader Ayatollah Ali Khamenei, but the movement has petered out in the face of a crackdown that activists say killed thousands, accompanied by an unprecedented internet blackout.Last week, Trump pulled back from a threat to strike Iran over its deadly crackdown on the protests after the White House said Tehran had halted planned executions of demonstrators.In a standoff marked by seesawing rhetoric, Trump had on Tuesday warned Iran’s leaders the United States would “wipe them off the face of this Earth” if there was any attack on his life in response to a strike targeting Khamenei.Iranian President Masoud Pezeshkian in a speech Thursday accused the United States and Israel of stoking the protests as a “cowardly revenge… for the defeat in the 12-Day War”.- ‘Legitimate targets’ -Guards commander General Mohammad Pakpour warned Israel and the United States “to avoid any miscalculations” and learn from “what they learned in the 12-day imposed war, so that they do not face a more painful and regrettable fate”.”The Islamic Revolutionary Guard Corps and dear Iran have their finger on the trigger, more prepared than ever, ready to carry out the orders and measures of the supreme commander-in-chief,” he was quoted by state television on the IRGC’s national day.Activists accuse the Guards of playing a frontline role in the deadly crackdown on protests.The group is sanctioned as a terrorist entity by countries including Australia, Canada and the United States, and campaigners have long urged similar moves from the EU and Britain.General Ali Abdollahi Aliabadi, head of Iran’s joint command headquarters, meanwhile warned that if America attacked, “all US interests, bases and centres of influence” would be “legitimate targets” for Iranian forces.- Real toll? -Giving their first official toll from the protests, Iranian authorities on Wednesday said 3,117 people were killed.The statement from Iran’s foundation for martyrs and veterans distinguished between “martyrs”, members of security forces or innocent bystanders, and what it called US-backed “rioters”.It said 2,427 of the dead were “martyrs”.Pezeshkian said Thursday that protest was “the natural right of citizens” but a distinction had to be drawn between protesters whose “hands are stained with the blood of innocent people”.Rights groups say the heavy toll stems from security forces firing directly on protesters and that the actual number of dead could be far higher, even more than 20,000.Efforts to confirm the scale of the toll have been hampered by a national internet shutdown, with monitor NetBlocks saying Thursday the blackout had surpassed “two full weeks”.”All the evidence gradually emerging from inside Iran shows that the real number of people killed in the protests is far higher than the official figure,” said the director of the Iran Human Rights NGO Mahmood Amiry-Moghaddam, saying the authorities’ toll has “no credibility whatsoever”.IHR says it has verified at least 3,428 deaths. Another NGO, US-based Human Rights Activists News Agency (HRANA), has documented 4,902 deaths.HRANA says at least 26,541 people have been arrested. On Thursday, state TV announced more than 200 more arrests in provinces including Kermanshah in the west and Isfahan in central Iran.







