Le traitement judiciaire de l’inceste parental en question en France
Ya-t-il un problème dans le traitement judiciaire de l’inceste parental? Soulevée par des associations et des collectifs de mères depuis plusieurs années, cette question pourrait bientôt faire l’objet d’une commission d’enquête parlementaire. Portée par le député apparenté au groupe socialiste Christian Baptiste, cette initiative est au coeur d’une proposition de résolution (PPR) qui devrait être examinée mardi ou mercredi à l’Assemblée nationale. Si elle voit le jour, la commission d’enquête sera notamment chargée d’examiner les causes des classements sans suite, d’évaluer la prise en compte de la parole de l’enfant et de “formuler des recommandations législatives et réglementaires garantissant une protection réelle des enfants victimes d’inceste et une sécurité juridique des parents protecteurs”.Car à l’heure actuelle, “les outils juridiques existants ne protègent pas les enfants”, estime Christian Baptiste, qui cite les chiffres de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise). Selon cette dernière, seule une plainte pour inceste sur dix aboutit à une condamnation.Les enfants victimes demeurent par ailleurs “encore trop souvent exposés à leur agresseur, et les parents qui tentent de les protéger – le plus souvent des mères – se retrouvent eux-mêmes poursuivis”, ajoute le député. Ces critiques et ces inquiétudes rejoignent les cris d’alerte lancés depuis le début des années 2020 par la Ciivise et notamment l’emblématique juge des enfants Edouard Durand. Le magistrat s’est notamment à plusieurs reprises ému de voir le parent protecteur être condamné pour non représentation d’enfant, dénonçant une inversion de culpabilité. Longtemps menée dans l’ombre, la lutte de ces mères dites “protectrices”, en particulier celle menée par le collectif Incesticide, a reçu ces dernières années le soutien médiatique de l’ancienne Première dame Carla Bruni ou de la comédienne Isabelle Carré. – “Folles” -Au sein de la classe politique et du gouvernement, les lignes commencent à bouger. La ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes Aurore Bergé s’est à plusieurs reprises inquiétée du manque de protection des mères lançant l’alerte dans les affaires d’inceste paternel. “Il y a une présomption de culpabilité qui pèse sur elles”, a-t-elle déploré fin novembre auprès de l’AFP, “elles seraient donc toutes folles et elles prendraient tout un malin plaisir à dénoncer les violences sexuelles que leurs enfants subiraient”. “Si on veut une société vigilante, où les gens osent signaler, il faut aussi protéger ceux qui dénoncent, on doit avoir une présomption de protection qui doit bénéficier à nos enfants”, ajoutait-elle. Sollicité par l’AFP, l’entourage du ministre de la Justice Gérald Darmanin reconnaît qu’il “y a un certain nombre de dysfonctionnements dans la prise en charge des enfants” et qu’il convient de “pallier ces manquements”.La loi a déjà évolué. Suivant les préconisations de la Ciivise, le code pénal a été modifié en mars 2024. Désormais, le retrait total de l’autorité parentale en cas de condamnation pour inceste est rendu plus systématique. – Réserves -Evoquée par Gérald Darmanin en août, une “ordonnance de sûreté” visant à “protéger sans délai un enfant face à un parent agresseur” est, elle, soumise à un calendrier parlementaire bousculé par la crise budgétaire.”Il doit y avoir une ordonnance de protection immédiate” et ce dès le dépôt de plainte de l’enfant, insiste la présidente de l’association Face à l’inceste Solène Podevin-Favre.”Un enfant qui a le courage de déposer une plainte va devoir rester chez son parent potentiellement agresseur pendant toute la durée de l’enquête et l’enquête en moyenne c’est 5 ans. Cette situation est intenable”, insiste Solène Podevin-Favre. L’avocate Marie Dosé émet, elle, certaines réserves. “Une interdiction générale absolue de tout contact entre l’enfant et le parent mis en cause est susceptible de porter atteinte à l’intérêt supérieur de certains enfants concernés.””Ériger de telles interdictions en principe irréfragable et intangible me paraît dangereux”, ajoute-t-elle. “Ce qu’il faut, surtout, c’est donner les moyens aux juges d’agir le plus rapidement possible en ayant le maximum d’informations”.
Cuba defends military drills as deterrent against US aggression
Cuban President Miguel Diaz-Canel defended his country’s military preparedness exercises on Saturday as a deterrent against potential aggression from the United States.US President Donald Trump this month warned that Cuba “is ready to fall” and told Havana to “make a deal” or pay a price similar to Venezuela, whose ousted leader Nicolas Maduro was taken to America by US forces in a January 3 bombing raid that killed dozens of people.Venezuela was a key ally of Cuba and a critical supplier of oil and money, which Trump has vowed to cut off.Diaz-Canel on Saturday supervised military exercises that included a tank unit from Cuba’s armed forces. He was accompanied by Cuban General Alvaro Lopez Miera, who is the minister of the armed forces, and other high-ranking military officials.”The best way to prevent aggression is for imperialism to have to calculate the price of attacking our country,” Diaz-Canel said in remarks broadcast on Cuban television.”And that has a lot to do with our preparation for this type of military action… This takes on significant importance in the current circumstances,” he added.Cuba’s National Defense Council, which is led by Diaz-Canel, recently met “with the objective of increasing and improving the level of preparedness and cohesion” among the country’s leadership, according to an official government statement.The council met to “analyze and approve the plans and measures for transitioning to a State of War,” the statement added, without providing further details.These military exercises are part of the country’s preparation “under the strategic concept of the War of the Entire People,” a term used by authorities for the mobilization of civilians in the event of armed conflict.
Cinéma: “De la Comédie-Française” triomphe au Festival de l’Alpe d’Huez
“De la Comédie-Française”, de Martin Darondeau et Bertrand Usclat, a remporté un record de quatre prix au Festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez, qui a également récompensé Laurent Lafitte et Laure Calamy.Le Grand prix a été accordé par le jury du festival, dirigé par Audrey Lamy, à “C’est quoi l’amour ?”, de Fabien Gorgeart. Cette comédie retrace avec humour les efforts d’un couple afin de faire reconnaître la nullité de leur mariage auprès de l’Église.Pour son rôle dans le film, Laure Calamy a reçu le prix d’interprétation féminine.De manière inédite dans le festival, clos ce dimanche, quatre autres prix ont été accordés à une seule œuvre: “De la Comédie-Française”. Premier film de Martin Darondeau et Bertrand Usclat, il est consacré par les prix du jury, du public, de la Région Auvergne-Rhône-Alpez et des abonnés Canal +.L’opus se déroule entièrement au sein même de la Comédie Française et narre l’histoire d’une metteuse en scène de la célèbre institution.Cette dernière était d’autant plus à l’honneur du festival que c’est un de ses anciens pensionnaires, Laurent Lafitte, qui a reçu le Prix d’interprétation masculine pour ses rôles dans “Alter Ego”, des réalisateurs Nicolas Charlet et Bruno Lavaine.Dans cette comédie décalée attendue en salles en mars, le comédien de 53 ans incarne Alex, un quinquagénaire dégarni dont la vie bascule avec l’arrivée d’un nouveau voisin, Axel – également campé par Lafitte – son sosie parfait et chevelu à qui tout semble réussir.Dans une récente interview à l’AFP, l’acteur avait confié s’être senti “porté” par ce projet et, “du coup, j’ose faire plein de choses”, avait-il dit. Le postulat absurde d'”Alter Ego” repose sur la performance de l’acteur, déjà trois fois nominé dans la catégorie meilleur acteur dans un second rôle aux César – “Elle” (2017), “Au revoir là-haut” (2018), “Le comte de Monte-Cristo” (2024) -, crédible ici dans ces deux personnages opposés.
Gabriel Attal, Édouard Philippe: la drôle de primaire
L’un est candidat déclaré à l’élection présidentielle. L’autre s’en cache à peine. Ces deux anciens Premiers ministres ont en commun de s’être éloignés d’Emmanuel Macron. Chacun dirige son parti, tourné vers l’Élysée. Mais ni Édouard Philippe, ni Gabriel Attal ne sont – encore – décidés à céder.Humour froid d’Élisabeth Borne. Gabriel Attal, candidat naturel de Renaissance ? “Il y a beaucoup de candidats naturels. Donc à un moment, il va falloir que tous ces candidats naturels se parlent”.Édouard Philippe et Gabriel Attal ont justement rendez-vous le 10 février au Cirque d’Hiver pour un meeting de Pierre-Yves Bournazel. Ce proche du patron d’Horizons, candidat à la mairie de Paris, a reçu le soutien du parti attaliste, au grand dam de Rachida Dati. Preuve que les deux rivaux savent s’entendre. “Leur relation est assez fluide, malgré leurs ambitions respectives”, affirme un proche de M. Philippe. “Une alliance de revers contre Macron”, brocarde un dirigeant du bloc central.Si Paris vaut bien une entente, pour l’Élysée, la messe n’est pas dite. “Ils sont tous les deux candidats, sur un ton qui n’appelle pas la discussion”, s’inquiète un allié. A seize mois du départ du président, et alors que le Rassemblement national domine les sondages, son camp est divisé. Et pour ne rien arranger, ses frontières sont mal définies. Faut-il un candidat commun avec la droite, qui gouverne avec le camp macroniste depuis la dissolution ? Les Républicains, déjà, ne manquent pas de prétendants (Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, David Lisnard…). Mais ce scénario “socle commun” a ses adeptes chez LR (Michel Barnier) comme chez Renaissance (Gérald Darmanin). Certains plaident pour une primaire, mais personne ne s’accorde sur le périmètre. Et surtout, Édouard Philippe n’en veut pas.Pour le fondateur d’Horizons, la route de l’Élysée passe d’abord par une nouvelle victoire au Havre en mars. En attendant, un jeune proche, le conseiller d’État Clément Tonon, coordonne le programme “massif” promis après cette échéance municipale. Le parti réfléchit à un rassemblement au printemps. La campagne n’est pas encore pleinement lancée. Et les sondages se sont tassés. Dans le camp présidentiel, sa sortie sur une démission “ordonnée” d’Emmanuel Macron est mal passée.”Édouard Philippe est candidat depuis 18 mois. Quand vous perdez en dynamique, vous n’avez plus beaucoup de cartouches pour vous relancer. Il reste, effectivement, la présentation du programme…”, glisse-t-on chez Renaissance.-“Faire durer le suspense”-“On observe un très grand ralentissement chez Édouard Philippe. Si j’étais Attal, je ferais durer le suspense”, abonde une députée macroniste.Jeudi, Gabriel Attal a expliqué “beaucoup réfléchir à la manière d’exercer cette fonction de président de la République”. L’ancien Premier ministre, qui s’est emparé de Renaissance comme du groupe à l’Assemblée après la dissolution, a façonné les équipes du parti, multiplié les initiatives et opté pour des propositions “en continu” dont certaines – interdiction du voile aux moins de 15 ans, nouveau système de retraites – ont “structuré le débat public autour de nous”, juge son entourage.Nouveau chapitre: la “nuit de la Nouvelle République” – prochain nom du parti ? – mardi au Palais Brongniart. Des invités de marque (le futur Premier ministre néerlandais Rob Jetten, Alain Finkielkraut, la syndicaliste Marilyse Léon ou le représentant des PME Amir Reza-Tofighi) pour des débats aux intitulés décapants: “faut-il tout péter pour refonder la France ?” ou encore “Ecologie, économie, autorité: tout est foutu ?”.Gabriel Attal publiera un livre au printemps. Et prépare son entrée en scène. “Il peut y avoir des candidatures différentes, y compris au sein du bloc central et du socle commun. Parce qu’il faut exprimer des lignes politiques, des idées, des propositions. Et il peut y avoir un moment de rassemblement et de responsabilité d’ici à l’élection présidentielle, sous une forme ou sous une autre”, entend-on chez Renaissance.Horizons reste de marbre. “Que Bruno Retailleau et Gabriel Attal tentent de jouer leur partition après les municipales, on ne peut pas le leur reprocher. Comment faire vivre un parti comme Renaissance ou comme Les Républicains sans dire qu’on a un projet pour la présidentielle, et éventuellement un candidat ?”, déroule un dirigeant.Mais “est-ce qu’Attal peut soutenir Retailleau au premier tour ? Est-ce que Retailleau peut soutenir Attal au premier tour?”, poursuit cette source, sceptique. Qui voit en Édouard Philippe “le bon point de convergence” du centre et de la droite.
Gabriel Attal, Édouard Philippe: la drôle de primaire
L’un est candidat déclaré à l’élection présidentielle. L’autre s’en cache à peine. Ces deux anciens Premiers ministres ont en commun de s’être éloignés d’Emmanuel Macron. Chacun dirige son parti, tourné vers l’Élysée. Mais ni Édouard Philippe, ni Gabriel Attal ne sont – encore – décidés à céder.Humour froid d’Élisabeth Borne. Gabriel Attal, candidat naturel de Renaissance ? “Il y a beaucoup de candidats naturels. Donc à un moment, il va falloir que tous ces candidats naturels se parlent”.Édouard Philippe et Gabriel Attal ont justement rendez-vous le 10 février au Cirque d’Hiver pour un meeting de Pierre-Yves Bournazel. Ce proche du patron d’Horizons, candidat à la mairie de Paris, a reçu le soutien du parti attaliste, au grand dam de Rachida Dati. Preuve que les deux rivaux savent s’entendre. “Leur relation est assez fluide, malgré leurs ambitions respectives”, affirme un proche de M. Philippe. “Une alliance de revers contre Macron”, brocarde un dirigeant du bloc central.Si Paris vaut bien une entente, pour l’Élysée, la messe n’est pas dite. “Ils sont tous les deux candidats, sur un ton qui n’appelle pas la discussion”, s’inquiète un allié. A seize mois du départ du président, et alors que le Rassemblement national domine les sondages, son camp est divisé. Et pour ne rien arranger, ses frontières sont mal définies. Faut-il un candidat commun avec la droite, qui gouverne avec le camp macroniste depuis la dissolution ? Les Républicains, déjà, ne manquent pas de prétendants (Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, David Lisnard…). Mais ce scénario “socle commun” a ses adeptes chez LR (Michel Barnier) comme chez Renaissance (Gérald Darmanin). Certains plaident pour une primaire, mais personne ne s’accorde sur le périmètre. Et surtout, Édouard Philippe n’en veut pas.Pour le fondateur d’Horizons, la route de l’Élysée passe d’abord par une nouvelle victoire au Havre en mars. En attendant, un jeune proche, le conseiller d’État Clément Tonon, coordonne le programme “massif” promis après cette échéance municipale. Le parti réfléchit à un rassemblement au printemps. La campagne n’est pas encore pleinement lancée. Et les sondages se sont tassés. Dans le camp présidentiel, sa sortie sur une démission “ordonnée” d’Emmanuel Macron est mal passée.”Édouard Philippe est candidat depuis 18 mois. Quand vous perdez en dynamique, vous n’avez plus beaucoup de cartouches pour vous relancer. Il reste, effectivement, la présentation du programme…”, glisse-t-on chez Renaissance.-“Faire durer le suspense”-“On observe un très grand ralentissement chez Édouard Philippe. Si j’étais Attal, je ferais durer le suspense”, abonde une députée macroniste.Jeudi, Gabriel Attal a expliqué “beaucoup réfléchir à la manière d’exercer cette fonction de président de la République”. L’ancien Premier ministre, qui s’est emparé de Renaissance comme du groupe à l’Assemblée après la dissolution, a façonné les équipes du parti, multiplié les initiatives et opté pour des propositions “en continu” dont certaines – interdiction du voile aux moins de 15 ans, nouveau système de retraites – ont “structuré le débat public autour de nous”, juge son entourage.Nouveau chapitre: la “nuit de la Nouvelle République” – prochain nom du parti ? – mardi au Palais Brongniart. Des invités de marque (le futur Premier ministre néerlandais Rob Jetten, Alain Finkielkraut, la syndicaliste Marilyse Léon ou le représentant des PME Amir Reza-Tofighi) pour des débats aux intitulés décapants: “faut-il tout péter pour refonder la France ?” ou encore “Ecologie, économie, autorité: tout est foutu ?”.Gabriel Attal publiera un livre au printemps. Et prépare son entrée en scène. “Il peut y avoir des candidatures différentes, y compris au sein du bloc central et du socle commun. Parce qu’il faut exprimer des lignes politiques, des idées, des propositions. Et il peut y avoir un moment de rassemblement et de responsabilité d’ici à l’élection présidentielle, sous une forme ou sous une autre”, entend-on chez Renaissance.Horizons reste de marbre. “Que Bruno Retailleau et Gabriel Attal tentent de jouer leur partition après les municipales, on ne peut pas le leur reprocher. Comment faire vivre un parti comme Renaissance ou comme Les Républicains sans dire qu’on a un projet pour la présidentielle, et éventuellement un candidat ?”, déroule un dirigeant.Mais “est-ce qu’Attal peut soutenir Retailleau au premier tour ? Est-ce que Retailleau peut soutenir Attal au premier tour?”, poursuit cette source, sceptique. Qui voit en Édouard Philippe “le bon point de convergence” du centre et de la droite.





