Cacophonie dans l’enseignement catholique au sujet d’une fermeture de Bétharram

Fermera, fermera pas ? La structure associative qui fédère la gestion des établissements scolaires catholiques a annoncé jeudi la fin prochaine du site de Bétharram, au cœur d’un scandale de violences physiques et sexuelles, avant d’être démentie par le secrétariat général du secteur, rattaché à l’Église.”Le mot Bétharram doit être envoyé aux oubliettes de l’Histoire”, a déclaré sur la radio RTL, à la mi-journée, Pierre-Vincent Guéret, président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec), qui chapeaute le fonctionnement des établissements.Depuis deux ans, près de 250 plaintes ont été déposées par d’anciens élèves de Notre-Dame-de-Bétharram auprès du parquet de Pau, mettant en cause des prêtres et des laïcs pour des faits commis entre la fin des années 1950 et le début des années 2000.”Le symbole doit disparaître”, a ajouté le responsable, précisant que l’ensemble scolaire fondé en 1837 à Lestelle-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), rebaptisé Le Beau Rameau depuis 2009, aurait fermé ses portes “à l’été” et que ses élèves actuels poursuivraient leur scolarité dans l’établissement catholique d’une commune voisine, Igon.Son annonce a rapidement été saluée par le principal porte-parole des victimes, Alain Esquerre, et les députés Violette Spillebout (Renaissance) et Paul Vannier (LFI), co-rapporteurs d’une commission d’enquête parlementaire – née du scandale – sur le contrôle par l’État des établissements scolaires, publics et privés.Mais les propos de M. Guéret ont été démentis, dans l’après-midi, par le Secrétariat général de l’Enseignement catholique (Sgec), chargé de “mettre en œuvre la politique” du secteur en accord avec la Conférence des évêques de France.”Il n’est pas question de fermeture de l’établissement à ce stade”, a assuré cette instance dans un communiqué, saluant le travail engagé par la direction du Beau Rameau pour “rétablir la confiance et la sérénité”, ce qui “demande temps et discernement”.Une mission visant à “renouveler en profondeur la gouvernance de l’Enseignement catholique” doit par ailleurs être lancée lundi, selon le Sgec.- “Dissonance” -“Querelle de chefs”, balaie Alain Esquerre, ancien élève de Bétharram qui fut à l’origine de la révélation du scandale, auquel il a consacré un livre. Selon lui, l’établissement est dans une situation financière “catastrophique” et sa fermeture est bien actée, les parents d’élèves en étant informés.”Sans Ogec, il n’y a pas de financement public et le fonctionnement ne peut perdurer dans son cadre actuel”, abonde le député Paul Vannier, interrogé par l’AFP.”Cette dissonance démontre que l’enseignement catholique est mal à l’aise dans les mesures à prendre”, juge de son côté Violette Spillebout, qui appelait “depuis longtemps”, avec son collègue co-rapporteur, à la fermeture de ce “lieu de terribles souffrances”. Quinze prêtres, presque tous décédés, et quatre laïcs ont été mis en cause. Mais seules deux plaintes ont échappé à la prescription, conduisant à la mise en examen, pour viol et agression sexuelle, d’un ex-surveillant placé en détention.Des violences avaient déjà été dénoncées dans les années 1990 mais la parole des anciens élèves ne s’est libérée qu’à partir de l’automne 2023, dénonçant fellations et masturbations forcées, passages à tabac, humiliations et supplices.Des faits pour lesquels la congrégation des pères de Bétharram a reconnu sa responsabilité, l’an dernier après que le scandale eut éclaté, et compte indemniser toutes les victimes.Selon le président de la Fnogec, fermer l’établissement nécessite l’accord de cette communauté religieuse, dont le siège est à Rome. “Si celle-ci ne s’engage pas, on les attaquera en justice”, a lancé M. Guéret au micro de RTL.Dans un communiqué, la congrégation de Bétharram a rappelé qu’elle n’avait plus, depuis juillet, la tutelle sur l’établissement béarnais, exercée désormais par celle des Filles de la Croix, implantée à Igon.Elle reste cependant propriétaire des murs, a précisé à l’AFP son vicaire régional, Jean-Marie Ruspil.slb-cg-cas-ppy/tsq/asm

Le Crédit Agricole en grève pour la rémunération et l’emploi

La colère sociale monte au sein des caisses régionales du Crédit Agricole: plusieurs syndicats ont appelé à un débrayage jeudi, regrettant des augmentations de salaires insuffisantes l’an dernier et la mise en place d’un plan de transformation menaçant l’emploi.Les quelque 78.000 salariés de la fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA), qui regroupe les 39 caisses régionales et plusieurs filiales associées (spécialisées dans l’informatique ou la formation par exemple) ont été invités à arrêter le travail deux heures jeudi, voire une demi-journée ou une journée pour ceux qui le souhaitent.Le taux de grévistes varie fortement en fonction des caisses, ont indiqué deux syndicats à l’AFP, et allait jusqu’à 40 à 50% en Normandie Seine.”Ce sont des milliers de salariés qui ont manifesté leur mécontentement, du jamais vu”, a déclaré à l’AFP Samuel Mathieu, président du Sneca, lié à la la CFE-CGC.La direction fait quant à elle état d’une “participation très faible”, inférieure à 5% à la mi-journée.A Paris, une vingtaine de salariés de la caisse régionale d’Ile-de-France se sont rassemblés devant le siège, a constaté une journaliste de l’AFP.”Les augmentations générales de salaires sont bloquées à 0,5% (…) c’est insatisfaisant. Et le Crédit Agricole a les moyens d’augmenter nos salaires”, a déploré Corinne Kazmierczak, porte-parole du Sneca CFE-CGC Ile-de-France.Elle dénonce également des restructurations qui n’ont pour objectif, selon elle, que la rentabilité.La grève est rare dans le secteur bancaire, d’autant plus dans une banque mutualiste comme le Crédit Agricole.Contacté par l’AFP, le secrétaire national Sud-Crédit agricole Mutuel (Sud-Cam) Jean-Yves Salvat dénonce de son côté un “manque de respect” de la direction dans les négociations salariales menées en fin d’année dernière, et souhaite leur réouverture.Les syndicats n’ont pas digéré l’échec de ces négociations, qui se sont soldées par une augmentation générale d’environ 0,5%.”La négociation a été forcément une négociation difficile”, concède auprès de l’AFP François-Xavier Heulle, directeur général adjoint de la FNCA en charge des ressources humaines, mettant en avant la part supplémentaire d’augmentations individuelles à la discrétion des caisses régionales, qui sont des banques coopératives autonomes.- “Efficacité” -Les syndicats se mobilisent également contre les potentiels effets d’un plan de mutualisation de certains métiers porté par la direction, baptisé “efficacité”.Ce programme vise à “être un peu plus +industriel+ dans la façon de traiter les opérations” parmi les caisses régionales du Crédit Agricole, explique de son côté le directeur adjoint de la FNCA en charge de la transformation et de la performance, Eric Gonce.Le Crédit Agricole “travaille depuis toujours et en continu sur l’amélioration et l’optimisation de ses offres, ses process, ses parcours clients et collaborateurs. Cette démarche n’implique pas de plan de réduction d’effectifs”, écrit jeudi la banque dans un communiqué.L’objectif du plan se limite à “essayer de baisser la masse salariale en regroupant des services partout en France”, balaye M. Salvat, qui cite en exemple une menace sur 150 postes dans la caisse régionale du Centre Ouest, qui regroupe les départements de la Haute-Vienne et de l’Indre.Le responsable syndical souhaite être davantage “associé” au projet “efficacité”, en négociant réellement les mesures d’accompagnement pour les salariés.Les syndicats sont également attentifs au nombre d’agences, dont la baisse s’est amorcée au tournant des années 2010, selon un décompte tenu par Sud-cam.Le syndicat constate une accélération du phénomène, avec 112 agences fermées l’an dernier, deux fois plus que les années précédentes.Le Crédit Agricole ne fait pas face à des problèmes de rentabilité: le bénéfice net part du groupe des caisses régionales approche des 3,2 milliards d’euros pour les trois premiers trimestres de 2025.La banque a vu l’arrivée en mai 2025 d’un nouveau directeur général au sein de l’entité cotée du groupe (Casa), Olivier Gavalda.Les craintes sur l’emploi dans l’industrie bancaire se matérialisent en outre jeudi pour deux concurrents du Crédit Agricole.Société Générale a ainsi annoncé un projet de réorganisation qui prévoit la suppression de 1.800 postes en France d’ici à fin 2027, sans procéder à un plan de départs, quand BNP Paribas envisage une réorganisation de sa filiale de gestion d’actifs.

Que vaut la parole de Trump sur le Groenland? Les Européens très prudents

Et maintenant? La reculade de Trump sur le Groenland a profondément soulagé les Européens, qui appellent toutefois à ne pas être dupes de l’état des relations transatlantiques, dont ils discuteront jeudi soir lors d’un sommet extraordinaire.Rudoyés par le président américain depuis son retour au pouvoir, les Vingt-Sept ont entamé l’année dans un état de sidération, …

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A Vienne, un ex-agent autrichien jugé pour espionnage pour la Russie

Un ancien agent autrichien est jugé depuis jeudi pour avoir notamment vendu des informations à la Russie, au risque d’entacher la réputation de son pays auprès de ses partenaires européens.Le procès de Egisto Ott, 63 ans, s’est ouvert au tribunal de Vienne, devant des dizaines de journalistes autrichiens et internationaux. L’ex-employé de l’Office de la sûreté …

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Trump a inauguré son “Conseil de paix” et appelé la Russie à mettre fin à la guerre en Ukraine

Donald Trump a inauguré jeudi à Davos son nouveau “Conseil de paix”, en présence d’une vingtaine de dirigeants de pays ayant rallié cette instance placée sous sa coupe, avant d’appeler la Russie à mettre fin au conflit en Ukraine à l’issue d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky.”La guerre doit prendre fin”, a lancé en marge du Forum …

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L’Allemagne expulse un diplomate russe dans une affaire d’espionnage

L’Allemagne a annoncé jeudi à la Russie l’expulsion d’un de ses diplomates en poste à Berlin qu’elle accuse d’espionnage, une “provocation ridicule” pour l’ambassade russe.Le ministère allemand des Affaires étrangères a annoncé avoir convoqué l’ambassadeur russe, Sergueï Netchaïev, pour lui signifier l’expulsion d’un diplomate “qui a espionné pour le compte de la Russie”.Dans une réaction …

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Mercosur: le Parlement européen rejette une motion de censure contre von der Leyen

Le Parlement européen a largement rejeté jeudi une motion de censure visant Ursula von der Leyen, à l’initiative du groupe d’extrême droite Patriotes pour l’Europe, sur fond de critiques ciblant l’accord commercial avec les pays du Mercosur.Cette motion de censure contre la présidente de la Commission européenne a recueilli 390 voix contre, 165 pour et dix abstentions.Pour …

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In Greenland, locals fed up with deals done over their heads

A day after US President Donald Trump and NATO’s chief purportedly struck a deal on Greenland, residents expressed anger and frustration that the Danish territory was again being sidelined in talks about its future.Carrying two steaming cappuccinos from a popular American coffee chain on Thursday, Niels Berthelsen took the time to stop despite the icy cold winds whipping the streets of Nuuk, the Greenlandic capital.”If they want to make deals about Greenland, they have to invite Greenland to the negotiating table,” the 49-year-old skipper told AFP.”Nothing about Greenland without Greenland,” he insisted repeatedly.Trump backed down on threats to seize Greenland by force after meeting NATO Secretary-General Mark Rutte on Wednesday, saying they had reached a “framework” deal on the Danish autonomous territory.While details of the agreement made at the World Economic Forum in the Swiss ski resort of Davos remained scant, many Greenlanders, who fiercely defend their right to self-determination, were disappointed.”It’s obviously a good thing that the military threat has gone down,” Berthelsen said.”But they could just as easily have reached an agreement by inviting Greenland to the table, rather than having Mark Rutte negotiate a deal with Trump by himself. I find that very disrespectful on Mark Rutte’s part.”Fellow Nuuk resident Esther Jensen agreed.”I’m very disappointed, because Rutte cannot make any kind of agreement with Trump without Denmark or Greenland, and Denmark cannot make any decision without Greenland either. So we are very disappointed,” said Jensen.Greenland’s prime minister said he was not aware of the contents of the framework agreement, but stressed no deal could be made without involving the island.”Nobody else than Greenland and the Kingdom of Denmark have the mandate to make deals or agreements about Greenland and the Kingdom of Denmark without us,” Jens-Frederik Nielsen told a press conference.”We have some red lines… We have to respect our territorial integrity. We have to respect international law, sovereignty.”Danish Prime Minister Mette Frederiksen said Rutte had coordinated with her and the Greenlandic government — though Defence Minister Troels Lund Poulsen said on social media that Rutte “cannot negotiate an agreement on behalf of Denmark or Greenland”.- Longing for quieter times -A Danish colony for three centuries, Greenland, which today has around 57,000 inhabitants, gradually gained autonomy in the second half of the 20th century.But Denmark’s assimilation policies — including de facto bans on the Inuit language and forced sterilisations — have left Greenlanders bitter and angry.”Our country will neither be given away, nor will our future be gambled with,” Greenland’s Deputy Prime Minister Mute Egede said in a post on Facebook.”It is unacceptable to attempt to hand our land to others. This is our land — we are the ones who shape its future.”In Nuuk, some residents wondered what really went down in Davos.”We know all too well that Trump has a tendency to read too much into some things,” said 80-year-old pensioner Arkalo Abelsen.”When Rutte… says that they’ve spoken about some possible solutions, in Trump’s mind, that becomes a deal,” Abelsen said, leaning on a crutch.”That’s not a deal. There’s no agreement.”The unwelcome surge of interest in Greenland, and the turbulence caused by recent events, has tested locals’ tranquil temperament.”Ever since Trump was re-elected president, we never know what’s going to happen from one day to the next,” said Abelsen.”Especially when he goes after our country like it’s a piece of ice drifting in the sea. It’s very destabilising. We feel powerless.”My wife and I speak about it every day. We say, ‘If only we could go back to the days before Trump.’ Back then, we knew what was going to happen.”Susan Gudmundsdottir Johnsen, a 52-year-old travel agency employee, also said she longed for quieter times.”From now on, we need peace and quiet.”

Le député LFI Bilongo porte plainte après un “déchaînement de haine raciste”

“Retourne dans ton pays avant de recevoir une balle dans la tête, il faut te tuer sale nègre de merde”, “député babouin”… Le député LFI Carlos Martens Bilongo a déposé plainte à Paris, après avoir reçu une série de lettres anonymes de menaces de mort racistes.Confronté à un “déchaînement de haine raciste”, le parlementaire a déposé plainte contre X pour “menaces de mort” à caractère raciste, et “injures non publiques”, ont annoncé ses avocats, Mes Vincent Brengarth et Chirinne Ardakani à l’AFP.”Ce déchaînement de haine raciste à l’encontre du député est loin d’être isolé et s’inscrit dans un procédé désormais systémique impliquant, pour une large part, des influenceurs, certains médias et personnalités politiques se revendiquant de mouvances identitaires”, expliquent-ils dans un communiqué.En cause, une série de neuf lettres anonymes d’une violence extrême (dont l’une signée “Maréchal Pétain” et l’autre “GUD”, un syndicat étudiant d’extrême droite dissous) reçues début janvier par le député du Val-d’Oise.”Tu vas l’avoir dans le cul espèce de sale nègre pourri, retourne dans ton pays avant de recevoir une balle dans la tête”, “je vais m’occuper de toi et ta famille”, “résidu de fausse couche”, “député hominoïde”, peut-on lire entre autres, sur ces courriers, dactylographiés ou écrits de plusieurs mains différentes.”Depuis son élection, M. Carlos Bilongo est régulièrement la cible de propos injurieux et haineux à caractère indiscutablement raciste en raison de ses origines congolaises et angolaises et de la couleur noire de sa peau”, soulignent les avocats dans leur plainte, dénonçant un “harcèlement généralisé”.M. Bilongo avait déjà dénoncé des attaques racistes, notamment après un incident dans l’hémicycle, en 2022, lorsque Grégoire de Fournas, alors député Rassemblement national, avait lancé “qu’il retourne en Afrique”.En janvier, son dépôt de plainte contre notamment la chaîne Cnews, accusée d’avoir tronqué et falsifié certains de ses propos “à des fins d’instrumentalisation grossière”, s’est accompagné d’une nouvelle “vague de haine raciste” en ligne, ont noté ses avocats, puis la réception des lettres anonymes.”La classe politique, tous partis confondus, doit condamner ces propos racistes et négrophobes”, a déclaré à l’AFP Carlos Martens Bilongo, qui compte rendre publics ces courriers sur ses réseaux pour que “tout le monde puisse les voir”. “Je ne peux pas rester silencieux”, ajoute-t-il, dénonçant la responsabilité de la chaîne CNews, du JDD et de Radio Courtoisie dans les vagues de haine à son encontre.D’autres élus, la ministre Naïma Moutchou, la vice-présidente de l’Assemblée Nadège Abomangoli ou le député Aly Diouara, ont engagé ces derniers mois des procédures judiciaires après avoir été victimes d’injures ou de harcèlement racistes.

‘Sinners’ breaks all-time Oscars record with 16 nominations

Vampire period horror film “Sinners” smashed the all-time Oscars record with 16 nominations, the Academy announced Thursday.The blues-inflected race allegory from director Ryan Coogler scored nominations in nearly every category possible, including best picture.In doing so, “Sinners” blasted past the previous record of 14, jointly held by “Titanic,” “La La Land” and “All About Eve.”Coogler told industry website Deadline that the “pretty crazy” record haul of nominations was “so rewarding.” A rare original Hollywood film that is not based on any existing franchise, “Sinners” was viewed with skepticism by many in the business before its April release, but became a $360 million global hit.Coogler said he “did not have any expectations” for awards, adding that “people just showing up to the movies and having a good time, that would’ve been enough.”But its huge tally included a best actor nomination for Michael B. Jordan — who plays twins returning home to the 1930s segregated US South — plus nods for everything from screenplay to score.There was also a nomination for best casting, the first new category to be added to Hollywood’s most prestigious awards in more than two decades.”One Battle After Another” came in second place with 13 nods including best picture, best actor for Leonardo DiCaprio and best director for Paul Thomas Anderson.But its female lead, 25-year-old newcomer Chase Infiniti, was surprisingly snubbed by Academy of Motion Picture Arts and Sciences voters.Both of the top two nomination getters came from Warner Bros, the movie studio that is currently the target of a bidding war between Netflix and Paramount.Guillermo del Toro’s monster epic “Frankenstein,” Timothee Chalamet’s ping-pong drama “Marty Supreme” and Norwegian arthouse favorite “Sentimental Value” each bagged nine nominations.”Hamnet,” a period drama in which William Shakespeare and his wife struggle to cope with the loss of their son in plague-ravaged Elizabethan England, secured eight.Jessie Buckley was nominated for playing the Bard’s long-suffering wife Agnes, though the film’s male lead Paul Mescal missed out.”There’s no part of Agnes that exists without Paul… and what he poured into this story,” Buckley told The Hollywood Reporter after the announcement.- Acting races -The nominations set the stage for the 98th Oscars ceremony on March 15.While “Sinners” tops the nominations, “One Battle” remains the frontrunner to win best picture, having won almost every precursor prize going so far this awards season.The zany thriller about a retired revolutionary looking for his teen daughter against a wild backdrop of radical violence, immigration raids and white supremacists broke the all-time record for nominations by Hollywood’s Screen Actors Guild.DiCaprio, Chalamet and Jordan will do battle for the best actor Oscar, along with Ethan Hawke for Broadway period drama “Blue Moon,” and Wagner Moura from Brazilian political thriller “The Secret Agent.”For best actress, Buckley will compete with Emma Stone playing an alien — or is she? — in conspiracy theorist drama “Bugonia,” Renate Reinsve in “Sentimental Value,” Kate Hudson in quirky music biopic “Song Sung Blue,” and Rose Byrne as a struggling mom in indie hit “If I Had Legs I’d Kick You.”- International voters -With the Academy’s overseas voter base rapidly expanding, both “Sentimental Value” and “The Secret Agent” were nominated for best picture.But Persian-language Palme d’Or winner “It Was Just An Accident” missed out in the top category, and will compete for best international film, along with Spain’s nomadic hippie odyssey “Sirat” and heart-wrenching Palestinian docudrama “The Voice of Hind Rajab.”Pop megastar Ariana Grande surprisingly missed out on a best supporting actress nomination for her portrayal of Glinda in “Wicked: For Good,” which failed to pick up any nods.Recently appointed Academy president Lynette Howell Taylor opened the early-morning announcement in Los Angeles with a warning about the threat of artificial intelligence.”We live in a time of limitless technology that enables us to push the boundaries of our cinematic experience,” she said.”And our profound belief is that the heartbeat of film is and will always remain unmistakably human.”