Brésil: au moins 23 morts en raison de fortes pluies dans le sud-est

Au moins 23 personnes sont mortes et 47 sont portées disparues, tandis que plus de 400 autres ont dû évacuer leurs logements, en raison de fortes pluies dans le sud-est du Brésil, selon les services de secours et les autorités locales.Seize personnes sont mortes, 43 sont portées disparues dans la municipalité de Juiz de Fora, et on dénombre sept morts et quatre disparus à Uba, à la suite des précipitations qui ont entraîné le débordement d’une rivière, des inondations et des glissements de terrain, selon un bilan officiel des autorités locales mardi.Les pompiers de l’Etat du Minas Gerais (sud-est) recherchent “des dizaines” de personnes, a déclaré un porte-parole à l’AFP.”Nous sommes ici depuis hier soir pour voir s’ils ont survécu sous terre… L’espoir est la dernière chose que l’on perd”, a dit à l’AFP Livia Rosa, une couturière de 44 ans dont plusieurs proches sont ensevelis sous la boue.Dans l’un des quartiers les plus touchés de Juiz de Fora, la banlieue de Parque Burnier, douze maisons ont été emportées par un important glissement de terrain, a indiqué à l’AFP le commandant Demetrius Goulart, des pompiers. “Beaucoup de gens étaient chez eux la nuit, alors qu’il pleuvait”, a-t-il précisé.- “Nous avons de l’espoir” -“Nous avons de l’espoir”, a-t-il ajouté. “Nous avons trouvé un garçon ce matin. Il était à l’intérieur d’une maison, sous les décombres. Il a fallu deux heures de travail à l’équipe pour le sortir vivant et il a été emmené à l’hôpital.”La maire de Juiz de Fora, Margarida Salomao, a décrété à l’aube l’état de catastrophe naturelle face à la “situation gravissime” provoquée par les précipitations “intenses et persistantes”.Il s’agit du mois de février le plus pluvieux de l’histoire de cette ville, où vivent quelque 540.000 personnes, selon les données officielles. Sont tombés 584 milimètres d’eau, soit le double de ce qui était attendu pour le mois entier.”Des quartiers sont isolés” et la situation est “extrême”, a déclaré Mme Salomao, ajoutant que les pluies avaient provoqué au moins 20 glissements de terrain.”La Défense civile estime par ailleurs à 440″ le nombre de personnes sinistrées qui reçoivent “le soutien de la mairie pour leur accueil et leur hébergement provisoire”, ont ajouté les autorités sur X.Les pompiers luttent à la fois contre des inondations, des glissements de terrain et des risques structurels sur les berges et dans les zones proches de la rivière Paraibuna, qui est sortie de son lit, a précisé le lieutenant Henrique Barcellos, des pompiers du Minas Gerais.Les autorités ont suspendu les cours dans toutes les écoles municipales. Certains habitants ont filmé des bâtiments s’effondrant en quelques secondes. Des images postées sur les réseaux sociaux montrent des secouristes travaillant avec des excavatrices dans des zones ensevelies sous la terre et des habitations entièrement détruites. Des pompiers utilisent du matériel spécialisé pour évacuer des personnes sur le point de se noyer.Sur les images, on peut également voir des rues et des avenues inondées et des torrents d’eau et de boue. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a annoncé avoir placé le système de Défense civile en état d’alerte.”Notre priorité est de garantir une assistance humanitaire, la remise en route des services de base, une aide aux personnes déplacées, et un soutien à la reconstruction”, a-t-il écrit sur X.Le Brésil a connu plusieurs drames ces dernières années liés à des phénomènes climatiques extrêmes: inondations, sécheresse ou fortes vagues de chaleur.En 2024, des inondations avaient frappé le sud du pays et fait plus de 200 morts en affectant 2 millions d’habitants, l’une des pires catastrophes naturelles de l’histoire moderne du Brésil.En 2022, une violente tempête avait fait 241 morts dans la ville de Petropolis, dans l’État de Rio de Janeiro.Des experts ont lié la plupart de ces événements meurtriers aux effets du changement climatique. 

Le footballeur star du PSG Achraf Hakimi renvoyé en procès pour viol

L’international marocain et joueur du PSG Achraf Hakimi est renvoyé en procès pour viol sur une jeune femme en février 2023, a appris mardi l’AFP auprès de l’avocate du joueur et du parquet de Nanterre.”Aujourd’hui, une accusation de viol suffit à justifier un procès alors même que je la conteste et que tout démontre qu’elle est fausse”, a réagi le joueur sur X.”J’attends avec calme ce procès qui permettra que la vérité éclate publiquement”, a ajouté l’international marocain de 27 ans.Fin février 2023, la jeune femme, âgée alors de 24 ans comme le joueur, s’était d’abord rendue dans un commissariat du Val-de-Marne, où elle avait déclaré avoir été violée, sans porter plainte.Elle avait alors raconté avoir fait connaissance avec Achraf Hakimi en janvier 2023 sur le réseau social Instagram et s’être rendue chez lui dans un VTC (voiture de transport avec chauffeur) commandé par le joueur, avait indiqué à l’époque une source policière.Elle affirmait qu’Achraf Hakimi l’avait embrassée et avait commis des attouchements sans son consentement, avant de la violer, selon cette même source. Elle ajoutait qu’elle était parvenue à le repousser et précisait qu’une amie, contactée par SMS, était venue la récupérer.Achraf Hakimi avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire quelques jours après, en mars. “Un procès est ordonné en présence d’une accusation qui repose sur la seule parole d’une femme qui a fait obstacle à toutes les investigations, qui a refusé tous les examens médicaux et recherches ADN, qui a refusé l’exploitation de son téléphone portable, qui a refusé de donner le nom d’un témoin-clé”, a réagi auprès de l’AFP l’avocate du joueur, Me Fanny Colin. Elle a indiqué faire appel de cette ordonnance de renvoi.Si cet appel est rejeté, le footballeur sera jugé par la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, à une date qui n’est pas connue à ce stade.- Attentes de “justice” -“Après trois ans de combat judiciaire, ma cliente accueille avec soulagement l’ordonnance de mise en accusation d’Achraf Hakimi”, a réagi dans un communiqué envoyé à l’AFP Me Rachel-Flore Pardo, qui défend la partie civile.Elle estime que cette ordonnance “est parfaitement cohérente avec les éléments du dossier et les réquisitions du procureur”, qui avait demandé en août la mise en accusation du footballeur devant la cour criminelle départementale.”Deux expertises psychologiques successives ont révélé le manque de lucidité sur les faits (que la victime) prétend dénoncer, et encore l’absence de tout symptôme post-traumatique”, répond Me Colin, selon qui “elle a tenté de dissimuler à l’autorité judiciaire plusieurs messages échangés avec l’une de ses amies projetant de +dépouiller+ (sic) Monsieur Hakimi”.Pour Me Pardo, la justice a au contraire été “exemplaire” dans le traitement de ce dossier. “Il reste des milieux où le mouvement MeToo n’a pas franchi le mur du son, avec, en première ligne, le monde du football masculin”, a-t-elle conclu.”C’est déterminés et combatifs que nous attendons ce procès pour que justice soit rendue”, a assuré de son côté Me Colin.Formé au Real Madrid et cadre de l’équipe du Maroc demi-finaliste du Mondial-2022 au Qatar, l’international marocain est arrivé au PSG en 2021, où il est désormais vice-capitaine, après un passage au Borussia Dortmund et à l’Inter Milan.Fils d’une femme de ménage et d’un vendeur ambulant, tous deux Marocains et installés en Espagne depuis les années 1980, le joueur est né à Getafe, dans la banlieue sud de Madrid, dans le quartier de Las Margaritas. Il a débuté le football à Ofigevi, puis rejoint le centre de formation du Real Madrid, où il a fait toutes ses classes.Réputé pour sa vitesse, il est considéré comme l’un des meilleurs arrière-droits au monde. Star du Maroc, il est allé avec son pays jusqu’à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 remportée par le Sénégal.Présent mardi à l’entraînement où il a été aperçu, ce cadre du vestiaire qui fait partie des plus anciens joueurs du groupe devrait être aligné comme latéral droit mercredi au Parc des princes en barrage retour de Ligue des champions contre Monaco.”C’est entre les mains de la justice”, a simplement indiqué l’entraîneur du club Luis Enrique à l’occasion d’une conférence de presse en amont de ce match.S’il n’a pas fait de commentaire officiel, le club parisien entend en privé protéger son joueur, se reposant sur la présomption d’innocence.

Le footballeur star du PSG Achraf Hakimi renvoyé en procès pour viol

L’international marocain et joueur du PSG Achraf Hakimi est renvoyé en procès pour viol sur une jeune femme en février 2023, a appris mardi l’AFP auprès de l’avocate du joueur et du parquet de Nanterre.”Aujourd’hui, une accusation de viol suffit à justifier un procès alors même que je la conteste et que tout démontre qu’elle est fausse”, a réagi le joueur sur X.”J’attends avec calme ce procès qui permettra que la vérité éclate publiquement”, a ajouté l’international marocain de 27 ans.Fin février 2023, la jeune femme, âgée alors de 24 ans comme le joueur, s’était d’abord rendue dans un commissariat du Val-de-Marne, où elle avait déclaré avoir été violée, sans porter plainte.Elle avait alors raconté avoir fait connaissance avec Achraf Hakimi en janvier 2023 sur le réseau social Instagram et s’être rendue chez lui dans un VTC (voiture de transport avec chauffeur) commandé par le joueur, avait indiqué à l’époque une source policière.Elle affirmait qu’Achraf Hakimi l’avait embrassée et avait commis des attouchements sans son consentement, avant de la violer, selon cette même source. Elle ajoutait qu’elle était parvenue à le repousser et précisait qu’une amie, contactée par SMS, était venue la récupérer.Achraf Hakimi avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire quelques jours après, en mars. “Un procès est ordonné en présence d’une accusation qui repose sur la seule parole d’une femme qui a fait obstacle à toutes les investigations, qui a refusé tous les examens médicaux et recherches ADN, qui a refusé l’exploitation de son téléphone portable, qui a refusé de donner le nom d’un témoin-clé”, a réagi auprès de l’AFP l’avocate du joueur, Me Fanny Colin. Elle a indiqué faire appel de cette ordonnance de renvoi.Si cet appel est rejeté, le footballeur sera jugé par la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, à une date qui n’est pas connue à ce stade.- Attentes de “justice” -“Après trois ans de combat judiciaire, ma cliente accueille avec soulagement l’ordonnance de mise en accusation d’Achraf Hakimi”, a réagi dans un communiqué envoyé à l’AFP Me Rachel-Flore Pardo, qui défend la partie civile.Elle estime que cette ordonnance “est parfaitement cohérente avec les éléments du dossier et les réquisitions du procureur”, qui avait demandé en août la mise en accusation du footballeur devant la cour criminelle départementale.”Deux expertises psychologiques successives ont révélé le manque de lucidité sur les faits (que la victime) prétend dénoncer, et encore l’absence de tout symptôme post-traumatique”, répond Me Colin, selon qui “elle a tenté de dissimuler à l’autorité judiciaire plusieurs messages échangés avec l’une de ses amies projetant de +dépouiller+ (sic) Monsieur Hakimi”.Pour Me Pardo, la justice a au contraire été “exemplaire” dans le traitement de ce dossier. “Il reste des milieux où le mouvement MeToo n’a pas franchi le mur du son, avec, en première ligne, le monde du football masculin”, a-t-elle conclu.”C’est déterminés et combatifs que nous attendons ce procès pour que justice soit rendue”, a assuré de son côté Me Colin.Formé au Real Madrid et cadre de l’équipe du Maroc demi-finaliste du Mondial-2022 au Qatar, l’international marocain est arrivé au PSG en 2021, où il est désormais vice-capitaine, après un passage au Borussia Dortmund et à l’Inter Milan.Fils d’une femme de ménage et d’un vendeur ambulant, tous deux Marocains et installés en Espagne depuis les années 1980, le joueur est né à Getafe, dans la banlieue sud de Madrid, dans le quartier de Las Margaritas. Il a débuté le football à Ofigevi, puis rejoint le centre de formation du Real Madrid, où il a fait toutes ses classes.Réputé pour sa vitesse, il est considéré comme l’un des meilleurs arrière-droits au monde. Star du Maroc, il est allé avec son pays jusqu’à la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 remportée par le Sénégal.Présent mardi à l’entraînement où il a été aperçu, ce cadre du vestiaire qui fait partie des plus anciens joueurs du groupe devrait être aligné comme latéral droit mercredi au Parc des princes en barrage retour de Ligue des champions contre Monaco.”C’est entre les mains de la justice”, a simplement indiqué l’entraîneur du club Luis Enrique à l’occasion d’une conférence de presse en amont de ce match.S’il n’a pas fait de commentaire officiel, le club parisien entend en privé protéger son joueur, se reposant sur la présomption d’innocence.

Lebanon fears Israeli strikes if Iran situation escalates

Lebanon’s foreign minister said Tuesday his country fears its infrastructure could be hit by Israeli strikes if the situation with Iran escalates, after Israel intensified its attacks on Tehran-backed Hezbollah.With tensions high, Lebanon’s army accused the Israeli military of firing near a position it was setting up in the country’s south, saying it had instructed troops to return fire.”There are signs that the Israelis could strike very hard in the event of an escalation, potentially including strategic infrastructure such as the airport,” foreign minister Youssef Raggi told reporters in Geneva.His comments came against the backdrop of a massive US military buildup in the Middle East that suggests Washington is prepared to wage a sustained campaign against Iran.On Monday, Iran vowed to retaliate “ferociously” against any attack from the United States, and repeated its warning of a regional conflagration in response to President Donald Trump’s latest threat of strikes.”We are currently conducting diplomatic efforts to request that, even in the event of retaliation, Lebanese civilian infrastructure not be targeted,” Raggi said.The Lebanese minister stressed that his country’s leadership had been very clear: “This war does not concern us.”A Lebanese official who requested anonymity said “what the Lebanese fear is a chain reaction: an American strike against Iran, a Hezbollah retaliatory strike against Israel, followed by a massive Israeli response.”In a post on X, Raggi said he hoped “Hezbollah refrains from entering any new adventure and spares Lebanon further destruction”.”We have received warnings indicating that any intervention on its part could prompt Israel to strike infrastructure, and we are working through all means to prevent that,” he added.- Israeli strikes -Israel has kept up regular strikes on Lebanon despite a November 2024 ceasefire that sought to halt more than a year of hostilities with Iran-backed Hezbollah, usually saying it was targeting the group.Last Friday, Israel carried out deadly strikes on what it called Hezbollah positions in eastern Lebanon and targets linked to the Palestinian group Hamas in the south.Hezbollah said Saturday that eight of its fighters had been killed, and vowed “resistance”.Its leader Naim Qassem stated last month that any attack on Tehran would also be an attack on Hezbollah.On Monday, Washington ordered non-emergency personnel to leave its embassy in Lebanon’s capital Beirut, as anticipation rose of a possible conflict with Iran.On Tuesday, Lebanon’s army said it was “establishing a new observation post on the southern border” when “the area surrounding the post was subjected to gunfire from the Israeli side”.”The army command issued orders to reinforce the post, remain there, and return fire.”Israel’s military said it had spotted Lebanese soldiers establishing the post adjacent to Israeli troops “without prior coordination,” and requested they stop.”After the request went unanswered, the troops conducted warning fire in order to halt the work,” the military said in a statement.- Cairo meeting -Also on Tuesday, a preparatory meeting was held in Cairo ahead of a conference in Paris next month to back Lebanon’s army, which is facing heavy pressure from Washington and Israel to disarm Hezbollah.At the meeting, Egyptian Foreign Minister Badr Abdelatty called for the international community to better support Lebanon’s armed forces.The meeting aimed “to enable the Lebanese state to ensure that all weapons are held exclusively by the state,” Abdelatty added.Last year, Lebanon’s government committed to disarming Hezbollah, which was badly weakened in a recent war with Israel, and tasked the army with drawing up a plan to do so.The army, which has limited capabilities, declared in January the completion of the first phase of its plan near the border with Israel.It said last week it would need at least four months to complete the second phase.Israel, which accuses Hezbollah of trying to rearm, has criticised the army’s progress as insufficient. 

Les nouveaux droits de douane mondiaux voulus par Trump entrent en vigueur

Annoncés dans la foulée du camouflet infligé vendredi par la Cour suprême, les nouveaux droits de douane mondiaux de 10% voulus par le président américain Donald Trump, qui a menacé de les faire passer à 15%, sont entrés en vigueur mardi.Cette nouvelle surtaxe, dont le décret avait été signé dès vendredi, vise à remplacer les droits de douane indiscriminés existants jusqu’ici ainsi que ceux prévus par les différents accords commerciaux signés depuis leur entrée en vigueur avec la plupart des gros partenaires du pays.Elle ne remplace pas, en revanche, les droits de douane dits sectoriels, allant de 10% à 50% sur un certain nombre de secteurs d’activité, tels que le cuivre, l’automobile ou le bois de construction, qui n’étaient pas concernés par la décision vendredi de la haute juridiction d’invalider une bonne partie des surtaxes imposées par le dirigeant républicain depuis son retour au pouvoir.Elle ne s’applique pas non plus aux produits canadiens et mexicains importés aux États-Unis dans le cadre du traité nord-américain de libre-échange (ACEUM).Les services douaniers ont annoncé que la collecte des droits de douane retoqués par la Cour suprême n’était plus effective à compter de mardi à minuit heure de Washington (05H00 GMT), au moment de l’entrée en vigueur de la nouvelle surtaxe. Ils ont par ailleurs affirmé qu’ils collecteront les nouveaux droits de douane de 10% dès cet instant.Pour ce nouveau taux, le président américain a pris pour base légale une loi de 1974 lui permettant de rééquilibrer les échanges entre les États-Unis et leurs partenaires économiques dès lors qu’un déséquilibre marqué de la balance des transactions courantes est démontré.Ces droits de douane devraient abaisser à 13,7% le taux effectif moyen appliqué aux produits entrants aux États-Unis, contre 16% avant la décision de la Cour suprême, selon le Budget Lab de l’Université Yale.Au bout de 150 jours, le gouvernement devra toutefois obtenir un vote du Congrès s’il veut maintenir ces droits de douane sur la durée.Selon une note d’Oxford Economics, l’Inde et le Brésil sont les plus favorisés par les nouveaux taux, alors qu’ils étaient jusqu’ici visés par des droits de douane de 50% sur un certain nombre de produits.Mais “nous n’anticipons pas d’impact particulier sur les précisions économiques des pays gagnants comme perdants”, relève la note, “les changements ne vont pas modifier significativement les volumes commerciaux ni les réorienter”.- Autres limites -Le décret sur les droits de 10% court jusqu’au 24 juillet, soit à peine plus de trois mois avant les élections de mi-mandat de novembre. Celles-ci pourraient voir les démocrates reprendre le contrôle de la Chambre des représentants au Congrès.Ces droits de douane ne sont possibles qu’en cas de grave déséquilibre de la balance des transactions courantes, qui regroupe l’ensemble des mouvements financiers entre deux pays, soit les échanges commerciaux mais aussi les flux financiers ou les investissements croisés, notamment.Mardi le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic a assuré devant les députés européens que les États-Unis “restaient engagés en faveur de l’accord avec l’Union européenne”, alors que les questions se posent à Bruxelles sur la validité de ce dernier depuis la décision de la Cour suprême.Les droits de douane retoqués vendredi par la Cour suprême des États-Unis s’appuyaient sur un texte de 1977 (l’IEEPA) autorisant l’exécutif à agir dans le domaine économique sans aval préalable du Congrès en cas d'”urgence économique”, laquelle n’a pas été démontrée, selon les magistrats.Les droits de douane concernés ont dépassé 130 milliards de dollars en 2025, selon des analystes.Cette décision ouvre la voie à de possibles remboursements des surtaxes déjà payées par les entreprises. Le groupe de livraison de colis FedEx a porté plainte dès lundi contre le gouvernement.Annoncés en avril, les nouveaux droits de douane visaient les pays avec lesquels les États-Unis affichaient un déficit commercial dans les échanges de biens, le président américain les voyant comme un outil pour les rééquilibrer.L’objectif de Donald Trump était aussi de fournir des ressources supplémentaires à l’État fédéral pour compenser des baisses d’impôts.Il était cependant en partie revenu en arrière en ajoutant des exceptions pour un certain nombre de produits, en particulier ceux qui ne peuvent pas être fabriqués ou cultivés aux États-Unis.Ces surtaxes avaient également servi de base de négociations pour la signature d’accords commerciaux avec les principaux partenaires de Washington.

Démission de la présidente du Louvre, sur la sellette depuis le cambriolage du musée

La présidente du Louvre jette l’éponge: sur la sellette depuis le cambriolage du 19 octobre, Laurence des Cars a démissionné mardi de la tête du musée le plus visité au monde qui a besoin, selon Emmanuel Macron, d’une “nouvelle impulsion”.Sous le feu des critiques depuis le vol de joyaux de la Couronne, Mme des Cars, 59 ans, a remis sa démission au chef de l’État qui l’avait nommée fin 2021. Le président a accepté son départ en saluant un “acte de responsabilité”, a indiqué l’Élysée dans un communiqué, sans préciser le nom de son ou sa successeur.”Le plus grand musée du monde a besoin d’apaisement et d’une nouvelle impulsion forte pour mener à bien des grands chantiers de sécurisation, de modernisation et le projet +Louvre – Nouvelle Renaissance+”, vaste projet annoncé par Emmanuel Macron début 2025, poursuit le communiqué. Ancienne présidente du musée d’Orsay, Mme des Cars était plombée par le cambriolage du Louvre qui a soulevé une onde de choc mondiale et a mis au jour d’importantes failles de sécurité du musée, qui accueille chaque année quelque 9 millions de visiteurs. Le butin, dont s’est emparé le commando de cambrioleurs en plein jour, a été estimé à 88 millions d’euros et reste introuvable. Laurence des Cars avait d’abord défendu son action mais avait été rapidement déstabilisée par la révélation d’audits de sécurité alarmants sur la sécurisation du Louvre, dont elle n’avait appris l’existence qu’après le cambriolage. “Avec le recul, on mesure que des fragilités structurelles subsistaient. Je comprends que cela interroge”, avait-elle concédé le 1er décembre dans une interview au Parisien.- Failles -Au lendemain du braquage, elle avait remis sa démission à la ministre de la Culture Rachida Dati qui l’avait refusée mais avait ordonné une enquête administrative aux conclusions alarmantes. Selon Mme Dati, ce rapport avait notamment mis en lumière une “sous-estimation chronique, structurelle, du risque intrusion et vol” et “un sous-équipement des dispositifs de sécurité”.Dans un autre rapport accablant publié début novembre, la Cour des comptes avait assuré que le Louvre avait “privilégié des opérations visibles et attractives” et négligé les investissements dans la sécurité.L’institution avait également pointé l’existence d’un audit officiel datant de 2017 qui alertait sur les risques d’une “atteinte” sécuritaire contre le musée aux conséquences potentiellement “dramatiques”. Plusieurs parlementaires avaient pris le relais en s’inquiétant de la vétusté du PC de sécurité du musée.Sous la pression, Mme des Cars s’était montrée combative mais avait reconnu des failles. “Il ne s’agit nullement pour moi de me dérober ou d’adopter une position de déni. Malgré nos efforts, malgré notre travail acharné au quotidien, nous avons été mis en échec”, a-t-elle déclaré au Sénat fin octobre.Plusieurs mesures d’urgence avaient été prises, dont le remplacement de la grille empruntée par les cambrioleurs, et Mme des Cars tentait de se projeter sur le projet colossal “Louvre – Nouvelle Renaissance”, qui prévoit une rénovation du bâtiment et la construction d’une nouvelle entrée et d’une nouvelle salle pour la Joconde. Son message a toutefois été affaibli par une avalanche de revers qui ont frappé Le Louvre depuis le cambriolage, contraint de fermer une galerie en raison de la vétusté des locaux et victime d’une vaste fraude à la billetterie portant sur une dizaine de millions d’euros.En interne, son action était également vivement contestée par les personnels engagés depuis mi-décembre dans le plus long conflit social de l’histoire du musée pour dénoncer leurs conditions de travail. Cette mobilisation, toujours en cours, a conduit le musée à fermer ses portes à plusieurs reprises et a mis au jour des problèmes de dialogue social dont certains syndicats tiennent Mme des Cars pour principale responsable. Le mandat de Mme des Cars courait jusqu’à la fin 2026. Selon le communiqué de l’Élysée mardi, Emmanuel Macron lui confié a une mission sur la coopération entre les grands musées des pays du G7.

Trump seeks to strike back in crucial State of the Union

US President Donald Trump will try to sell voters on the economy during his State of the Union address Tuesday, despite suffering a series of stinging blows ahead of crucial midterm elections this year.After a breakneck first year back in power, Trump is suffering from low approval ratings while the Supreme Court last week struck down the global tariffs at the heart of the Republican’s economic agenda.But Trump will declare to Congress that America is “strong, prosperous and respected” as it prepares to celebrate its 250th anniversary, White House Press Secretary Karoline Leavitt said.Trump will “proudly tout his administration’s many record-breaking accomplishments” and lay out an “ambitious agenda to continue bringing the American Dream back for working people,” she added.The 79-year-old president himself warned on Monday that the first official State of the Union of his second term was “going to be a long speech because we have so much to talk about.”The world will meanwhile be watching for hints from Trump about possible military action against Iran, with a huge US military build-up pressing Tehran to make a deal on its nuclear program.US media reported that Trump would devote part of the speech to foreign policy, insisting on what his administration calls a “peace through strength” strategy following a series of military interventions including in Venezuela.Secretary of State Marco Rubio was due to brief House and Senate leaders at the White House ahead of the speech.- ‘Fools and lapdogs’ -The speech comes at a politically fraught moment for Trump, whose poll ratings are a worry for Republicans and the White House ahead of November’s midterm elections. If they lose their wafer-thin majority in the House it could paralyze the rest of Trump’s second term — and put him at the risk of a possible third impeachment.Speaking in front of the very same Supreme Court justices he branded “fools and lapdogs” for striking down his tariffs last Friday, Trump is expected to issue a strong defense of his levies.Trump’s economic message will meanwhile focus on what he claims is success in cutting inflation, boosting jobs and manufacturing, and restoring what he calls a “Golden Age” of America.But the billionaire president has yet to convince many voters who are still worried about the cost of living — something he has repeatedly dismissed as an “affordability hoax.”A Washington Post-ABC News-Ipsos poll published on Sunday showed his approval rating at 39 percent. Only 41 percent approved of his handling of the economy overall, and just 32 percent on inflation.- Guest list -Trump’s other signature policy, his promise to deport undocumented migrants, is more popular. But polls show most Americans think the crackdowns in which two US citizens were shot dead last month in Minneapolis have gone too far.Democrats are lining up responses including boycotts and silent protests for the address — mandated by the US Constitution, which says that the president shall “from time to time give to the Congress information of the State of the Union.” Adding to the interest will be the guests that both Republicans and Democrats bring to watch the address from the gallery, part of a long tradition.Trump has invited the US men’s ice hockey team after they won Olympic gold. But the women’s team said they were declining Trump’s invitation, US media reported.The president was also inviting Erika Kirk, the widow of assassinated right-wing activist Charlie Kirk, and a trans teen whose mother sued a high school over claims officials hid the fact that the child’s was transitioning.Two Democratic members of the House of Representatives said they were bringing as guests the family members of a victim of disgraced late financier Jeffrey Epstein.Trump has denied any links to sex offender Epstein but the scandal continues to nag at his presidency.

Indonesia deports US man convicted in Bali ‘suitcase murder’

An American convicted of killing the mother of his then-pregnant teenage girlfriend at an Indonesian luxury hotel was deported Tuesday after his early release from prison, immigration authorities said.Tommy Schaefer, 32, was released last week from prison on the island of Bali and moved to an immigration detention facility there on Friday. He boarded a flight late Tuesday bound for the United States, a local immigration official confirmed to AFP.A Bali court sentenced Schaefer in 2015 to 18 years in prison for the murder of Sheila von Wiese Mack. He was released seven years early for good behaviour.”After TS completed his sentence, our duty is to ensure that he is not within our sovereign territory, considering that the serious crime he committed has disturbed public order and prevailing legal norms,” local immigration agency head Felucia Sengky Ratna said, referring to Schaefer by his initials.Heather Mack, Schaefer’s then-girlfriend, was given 10 years on a lesser charge of assisting what was dubbed the “suitcase murder.” She was deported in 2021, and according to the US Justice Department, is currently serving a 26-year sentence in the United States for conspiracy to murder her mother.Schaefer, the father of Mack’s child, beat the 62-year-old victim to death with a fruit bowl during an argument at the five-star St. Regis resort on Bali.The couple then stuffed the woman’s body into a suitcase and tried to flee with it in a taxi but quickly abandoned the blood-soaked luggage.Speaking ahead of his deportation late Tuesday, Schaefer apologized to the family of von Wiese Mack.”I’m sorry. I’ve always been sorry. I’ve always been apologetic,” he told AFP.”I was pushed into the situation but I do take full responsibility for everything that I’ve done and I wish the family of Sheila peace.” The 2014 murder shook the usually sedate holiday island, with details of the grisly killing emerging during the closely followed trial.Schaefer confessed to the killing but claimed he was defending himself during an argument with von Wiese Mack, who was unhappy that her daughter was pregnant.Prosecutors alleged that Schaefer, who is Black, “blindly hit” von Wiese Mack with the fruit bowl in a fit of rage after she hurled a racial slur at him.