Ligue 1: Lille fait tomber Marseille et tient sa série

Lille s’est imposé face à Marseille (1-0) pour recoller à son adversaire du soir en Ligue 1 et s’offrir cette série de succès qu’il attendait tant depuis le début de la saison, vendredi soir lors de la quinzième journée.En apparence, cette victoire ne change rien au classement puisque le Losc est toujours quatrième et l’Olympique de Marseille un rang au-dessus, mais en réalité elle permet au club nordiste, avec 29 points, soit autant que l’OM, de combler l’écart qui le séparait d’un de ses adversaires dans la course aux tickets européens.Elle marque aussi la concrétisation d’un des vœux les plus chers à son entraîneur Bruno Genesio: enfin enchaîner les victoires. En l’occurrence quatre à la suite après celles contre le Paris FC (4-2), le Dinamo Zagreb (4-0) en Ligue Europa et au Havre (1-0) le week-end dernier.A l’inverse, il s’agit d’un coup d’arrêt pour le club phocéen, déjà freiné à Toulouse (2-2) la semaine dernière, qui donne à Lens (1er) et Paris (2e) la possibilité de créer un écart lors de la suite de cette quinzième journée.- Ethan Mbappé décisif -Ce match, globalement terne, s’est finalement joué lors de la première occasion franche, quand Ethan Mbappé, lancé en profondeur par Nabil Bentaleb, a profité d’une sortie peu inspirée de Géronimo Rulli pour ouvrir le score (10e).Surprise au coup d’envoi, le petit frère de Kylian Mbappé a confirmé sa capacité à se montrer décisif avec peu d’occasions. S’il a été plus discret par la suite, il a aussi montré une belle pointe de vitesse en débordant Nayef Aguerd (45e+1). Charge à lui désormais de ne plus laisser les blessures entraver son ascension vers le plus haut niveau.Dans la foulée de l’ouverture du score, les Nordistes ont dominé les débats, se procurant une autre occasion par Romain Perraud après un joli mouvement à trois avec Hakon Haraldsson et Hamza Igamane (13e). Puis Marseille est monté en intensité au milieu de terrain, gênant considérablement la construction du jeu lillois, sans pour autant se procurer d’occasions de but.En première période, les joueurs de Roberto De Zerbi ont dû attendre la 45e minute pour tenter leur première frappe par Emerson après un débordement de Timothy Weah.- Marseille inoffensif -Ce ne fut pas mieux avant le dernier quart d’heure, où les Marseillais ont obtenu deux occasions d’égaliser, mais Berke Özer a d’abord réussi un arrêt superbe pour stopper une chevauchée fantastique de Mason Greenwood (76e), puis un autre pour détourner une frappe de Geoffrey Kondogbia (78e).L’OM a laissé passer sa chance, plombé par une performance décevante d’Igor Paixao, et c’est ensuite Lille qui a eu des opportunités pour enfoncer le clou, sans y parvenir. Qu’importe, Lille a eu ce qu’il souhaitait. Ce match aura aussi donné à voir, une vingtaine de minutes durant, ce que pourrait être l’attaque lilloise avec Hamza Igamane plutôt qu’Olivier Giroud pour l’emmener: un jeu plus direct, avec davantage de ballons en profondeur – dont un qui a amené le but – et de situations de un contre un qui correspondent aux feux follets lillois.Mais le buteur marocain s’est blessé, semble-t-il à un adducteur, et a dû céder sa place (26e) au meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France (57 buts en 137 sélections).Parmi les satisfactions lilloises du soir, la belle performance, une nouvelle fois, du jeune défenseur central Nathan Ngoy (22 ans), qui a retrouvé son meilleur niveau après plusieurs semaines compliquées, et incarne le présent et le futur des Dogues, tout comme Ayyoub Bouaddi, dont la prolongation jusqu’en 2029 a été annoncée en amont du coup d’envoi. Signe prémonitoire d’une belle soirée pour Lille.

Mondial-2026: les Bleus de Deschamps pas gâtés par le tirage

L’équipe de France a hérité vendredi d’un groupe I assez corsé lors du tirage au sort du Mondial-2026 avec le Sénégal, son bourreau en 2002, la Norvège d’Erling Haaland et un barragiste intercontinental, compliquant la tâche de Didier Deschamps pour sa 7e et dernière phase finale à la tête des Bleus.Têtes de série en vertu de leur 3e place au classement Fifa, les finalistes de la dernière édition n’ont pas été spécialement gâtés au cours de la cérémonie organisée au Kennedy Center de Washington et croiseront toutes les nations pièges disséminées dans les autres chapeaux.Contrairement à sa veine légendaire, Deschamps voit se dresser devant lui un parcours semé d’embûches dans sa quête d’un troisième titre mondial après ceux de 1998 comme joueur et de 2018 comme sélectionneur.”C’est un groupe, solide, dense, il fait partie des plus difficiles”, a réagi le technicien français qui passera la main à l’issue du Mondial après 14 ans de présence à son poste. “Il faudra avoir de l’ambition mais aussi l’humilité nécessaire et être performant dès le départ. Avant de penser à voir le sommet de la montagne, il faudra gravir des étapes et les premières sont difficiles”, a-t-il ajouté.Avec le Sénégal, c’est le souvenir douloureux de la Coupe du monde 2002 qui va resurgir avec cette défaite inaugurale contre les Lions de la Teranga (1-0), prélude au fiasco des héros de 1998, éliminés au premier tour. “Il y a toujours un rapport fraternel avec le Sénégal avec des joueurs bi-nationaux ou passés par la France. Il y aura donc une motivation supplémentaire. C’est une équipe compétitive”, a noté Deschamps. La Norvège était la principale formation à éviter dans le chapeau 3 et les Bleus sont tombés dessus. Les Scandinaves, qui ont devancé l’Italie au cours des qualifications, peuvent s’appuyer sur le serial buteur de Manchester City Erling Haaland et le meneur d’Arsenal Martin Odegaard.Le duel entre Kylian Mbappé et Haaland sera à n’en pas douter l’un des temps forts du premier tour du Mondial.”Ils sont en feu en ce moment, ils sont peut-être les deux meilleurs joueurs en Europe. J’espère qu’Erling va rester dans cette forme. Mbappé est à son meilleur niveau, donc on espère qu’il va un peu baisser de régime”, a déclaré avec le sourire le sélectionneur norvégien Ståle Solbakken.  – Groupe resserré -Le dernier adversaire de la France devrait être plus aisé (Irak, Bolivie ou Suriname) et son identité sera déterminée à l’issue des barrages du mois de mars.  Il faudra de toutes façons terminer premier du groupe pour éviter avant les demi-finales les champions d’Europe espagnols, les tenants du titre argentins et l’Angleterre de Jude Bellingham et Harry Kane, à condition que ceux-ci bouclent aussi le premier tour en tête. Un potentiel huitième de finale face à l’Allemagne se dessine en revanche pour les Bleus.Si Deschamps ne connaîtra que samedi l’horaire et les stades qui accueilleront les rencontres des Bleus, il sait déjà dans quelle zone il pourra choisir son camp de base pour la compétition puisque les Tricolores évolueront sur la côte Est des Etats-Unis (Boston, Philadelphie, New York/New Jersey).Plutôt une bonne nouvelle pour le sélectionneur et ses joueurs qui n’auront pas de trop longues distances à parcourir. Les températures risquent d’y être en revanche assez élevées.   “On avait déjà repéré ce groupe I dans lequel on voulait tomber”, a expliqué le président de la Fédération française de football Philippe Diallo. “C’est un groupe resserré en terme de distances donc c’est intéressant pour l’équipe et les fans, même s’il fera très chaud et que les organismes seront mis à contribution. On va se déterminer dans les prochains jours. Nous avons jusqu’au 9 janvier pour décider mais nous aurons sans doute un camp de base entre New York et Boston.”Avec toutes les informations sur le tournoi en leur possession, Deschamps et son staff vont aussi pouvoir finaliser leur programme de préparation.Une tournée aux Etats-Unis est d’ores et déjà prévue avec deux matches amicaux les 26 et 29 mars face au Brésil et à la Colombie. “On avait bien anticipé et on devrait jouer à Washington et à Boston. Tout est en train d’être calé”, a précisé le président de la FFF.   Les Bleus disputeront ensuite deux autres rencontres en juin sur le sol français avant de traverser l’Atlantique pour tenter de ramener une 3e étoile et de finir l’ère Deschamps en apothéose. 

Trump présente une vision résolument nationaliste pour l’Amérique dans le monde

L’administration Trump a publié vendredi un document présentant une “Stratégie de sécurité nationale” résolument nationaliste, anticipant l'”effacement civilisationnel” de l’Europe et prônant la lutte contre les “migrations de masse” ainsi que la “suprématie américaine” en Amérique latine.”Dans tout ce que nous faisons, nous mettons l’Amérique d’abord”, résume Donald Trump dans une préface au document de 33 pages, qui exhorte à “protéger le pays contre les invasions”.Mais il entend aussi en finir avec “l’époque où les États-Unis soutenaient l’ordre mondial tout entier, tel Atlas” et revendique de tourner la page aux décennies de l’après Seconde Guerre mondiale.”Si les tendances actuelles se poursuivent, le continent (européen) sera méconnaissable dans 20 ans ou moins”, affirme-t-il, alors que les relations entre les Etats-Unis et l’Union européenne se tendent, sur fond de négociations pour mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine sans que le Vieux continent ne soit impliqué.Le texte confirme les grandes lignes de la politique étrangère américaine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier.Les présidents américains publient généralement une présentation stratégique de ce type à chaque mandat. La dernière, publiée par Joe Biden en 2022, avait mis l’accent sur l’acquisition d’un avantage compétitif sur la Chine tout en limitant une Russie jugée “dangereuse”.La nouvelle, disponible sur le site de la Maison Blanche, ne donne à l’inverse “aucune évaluation” de la menace russe, souligne auprès de l’AFP Kristine Berzina, du cercle de réflexion German Marshall Fund, basé à Washington. Le document évoque “l’anxiété européenne vis-à-vis de la Russie” mais “ne précise pas si les Etats-Unis s’inquiètent d’une éventuelle agression russe, alors que cela devrait être une préoccupation pour les Etats-Unis, non seulement en Europe, mais aussi dans l’Arctique, au Moyen-Orient, en Afrique et dans le Pacifique”, dit cette chercheuse.- “Perte des identités nationales” européennes -“Il est plus que plausible que, d’ici quelques décennies au plus tard, les membres de l’Otan deviennent majoritairement non européens”, assure le texte.Washington dénonce pêle-mêle les décisions européennes qui “sapent la liberté politique et la souveraineté, les politiques migratoires qui transforment le continent et créent des tensions, la censure de la liberté d’expression et la répression de l’opposition politique, la chute des taux de natalité, ainsi que la perte des identités nationales.”L’administration Trump émet le voeu que “l’Europe reste européenne, retrouve sa confiance en elle-même sur le plan civilisationnel et abandonne son obsession infructueuse pour l’asphyxie réglementaire”. Berlin a réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul, selon qui l’Allemagne n’a pas besoin de “conseils venant de l’extérieur”, sur “la liberté d’expression” ou “l’organisation des sociétés libres”.Cette stratégie “rejette des décennies de leadership américain fondé sur des valeurs au profit d’une vision du monde lâche et sans principes”, a fustigé de son côté l’élu démocrate américain Gregory Meeks.Le document, qui survole la stratégie sur l’Afrique et le Proche-Orient en seulement quelques paragraphes, vise à réorienter la politique diplomatique et militaire américaine au regard des évolutions géopolitiques planétaires, mais surtout des intérêts de Washington nouvellement définis.- “Sécurité des frontières” -Soulignant les efforts pour accroître l’approvisionnement énergétique américain, le texte estime que “la raison historique de l’Amérique de se concentrer sur le Moyen-Orient va diminuer”.Il appelle à “restaurer la suprématie américaine” en Amérique latine, et annonce un “réajustement” de la présence militaire américaine dans le monde, “pour répondre aux menaces urgentes sur notre continent”. Il recommande aussi “un éloignement des théâtres dont l’importance relative pour la sécurité nationale américaine a diminué ces dernières années ou décennies”.Concernant la Chine, la stratégie réitère les appels pour une région Asie-Pacifique “libre et ouverte”, mais met davantage l’accent sur la concurrence économique.Le Japon et la Corée du Sud sont appelés à faire davantage pour soutenir Taïwan face à Pékin.Par ailleurs, “l’ère des migrations de masse doit prendre fin. La sécurité des frontières est l’élément principal de la sécurité nationale”, affirme ce document, dans le prolongement du tour de vis du président Trump contre l’immigration.Dernières décisions en date de la politique anti-immigration de Donald Trump, la suspension des demandes de “carte verte” de résident permanent ou de naturalisation émanant de ressortissants de 19 pays. 

Suspected January 6 pipe-bomber makes first court appearance

A Virginia man accused of planting pipe bombs near the Democratic and Republican Party headquarters on the eve of the January 6, 2021 US Capitol riot made his first court appearance on Friday.Brian Cole Jr of Woodbridge, Virginia, did not enter a plea at the hearing in district court in Washington.Magistrate Judge Moxila Upadhyaya ordered Cole, who was arrested at his home on Thursday, to remain in custody until a detention hearing on December 12.Cole, 30, has been charged with interstate transportation of an explosive device and attempted destruction using explosive materials.His arrest was the first breakthrough in a nearly five-year-old case that spawned numerous conspiracy theories among the far right.US Attorney General Pam Bondi, at a Thursday press conference, declined to speculate on whether the pipe-bombing was politically motivated, saying the investigation was ongoing.CNN and NBC News reported on Friday that Cole had told the FBI in interviews since his arrest that he believed the 2020 presidential election was “stolen” from President Donald Trump.Democrat Joe Biden won the 2020 vote but Trump continues to falsely claim that he was the rightful winner.The pipe bombs — placed outside the Democratic National Committee and Republican National Committee offices in Washington on the evening of January 5 — failed to detonate.The devices were discovered by authorities the next day as Trump supporters stormed the Capitol in a bid to prevent congressional certification of Biden’s election victory.The FBI released numerous photos and video clips of a masked and hooded suspect over the years and eventually increased the reward for information leading to an arrest to half a million dollars.The failure of law enforcement to swiftly solve the case birthed a number of conspiracy theories among the far right, including baseless accusations that the bomber may have been a US Capitol Police officer.After taking office for a second time in January, Trump pardoned more than 1,500 people charged or convicted of taking part in the assault on the Capitol.

Ghostwriters, polo shirts, and the fall of a landmark pesticide study

A flagship study that declared the weedkiller Roundup posed no serious health risks has been retracted with little fanfare, ending a 25-year saga that exposed how corporate interests can distort scientific research and influence government decision-making.Published in Regulatory Toxicology and Pharmacology in 2000, the paper ranks in the top 0.1 percent of citations among studies on glyphosate — the key ingredient in Roundup, owned by agri-giant Monsanto and at the center of cancer lawsuits worth billions of dollars.In his retraction note last week, the journal’s editor-in-chief, Martin van den Berg, cited a litany of serious flaws from failing to include carcinogenicity studies available at the time to undisclosed contributions by Monsanto employees and even questions around financial compensation.Elsevier, the journal’s Dutch publisher, told AFP in a statement that it upholds the “highest standards of rigor and ethics” and that “as soon as the current editor became aware of concerns regarding this paper a matter of months ago, due process began.”But it did not address the fact that concerns date back to 2002, when critics wrote to Elsevier about “conflicts of interest, lack of transparency, and the absence of editorial independence” at the journal, including specific worries about Monsanto.The matter exploded into public view in 2017, when internal corporate documents released during litigation showed one of Monsanto’s own scientists admitting to “ghostwriting.”Harvard University science historian Naomi Oreskes, who co-authored a paper this September detailing the extent of the “fraud” in the 2000 study, told AFP that while she was “very gratified” at the “long overdue” action, but warned that “the scientific community needs better mechanisms to identify and retract fraudulent papers.””This is completely in alignment with what we were calling them out for at the time,” Lynn Goldman, a pediatrician and epidemiologist at GWU who co-signed the 2002 letter, added to AFP.- Polo shirts – Two of the paper’s three original authors have since died, while first author Gary Williams, a professor at New York Medical College, did not respond to AFP’s request for comment.Monsanto maintains it acted appropriately, and that its product is safe. “Monsanto’s involvement with the Williams et al paper did not rise to the level of authorship and was appropriately disclosed in the acknowledgments.”The company declined to comment on internal emails that suggested otherwise, including one in which a Monsanto scientist asked a colleague whether “the team of people” who worked on the Williams paper and another study “could receive Roundup polo shorts as a token of appreciation for a job well done.”Glyphosate was brought to market as a herbicide in the 1970s and initially welcomed as less toxic than DDT.But its soaring use — especially after Monsanto introduced glyphosate-tolerant seeds that allowed it to be sprayed widely over crops — drew increasing scrutiny in the 1990s, making the 2000 paper hugely influential. According to Oreskes’s research, it was cited as supporting evidence for glyphosate’s safety by groups ranging from the Canadian Forest Service to the International Court of Justice, the US Congress and the European Parliamentary Research Service.- Legal interest – In 2015, the World Health Organization’s International Agency for Research on Cancer classified glyphosate as “probably carcinogenic to humans.”Several countries have since moved to restrict or ban its use, including France, which has prohibited household applications. Bayer, which acquired Monsanto, said it would phase out Roundup for US residential use in 2023 in response to growing lawsuits.Nathan Donley, a scientist with the Center for Biological Diversity, told AFP he does not expect the retraction to sway the US Environmental Protection Agency, now under the pro-agricultural-industry Donald Trump administration, which has thrown its weight behind Bayer in an ongoing Supreme Court case.But “it could play a role in litigation that is moving forward in the US against the EPA’s proposed decision to renew glyphosate,” Donley told AFP, adding that European regulators might also take note.For Donley and others, the deeper concern is that the case may be far from unique. “I am sure there (are a) lot (of) such ghost-written and undeclared conflict papers in the literature, but they are very difficult to unearth unless one goes really deep in litigation cases,” John Ioannidis, a Stanford University professor who founded the field of meta-research told AFP.

En Corse, protection renforcée de “l’arche de Noé des agrumes du monde”

“L’arche de Noé des agrumes du monde”, située à San Giuliano (Haute-Corse) et forte de plus de 1.000 variétés issues de 42 pays, bénéficie désormais d’une protection renforcée, pour faire face à l’augmentation des risques sanitaires et climatiques.Citrons, mandarines, clémentines, oranges, cédrats: 1.064 espèces différentes sont réunies sur 13 hectares, constituant “l’une des plus belles collections de ressources génétiques d’agrumes au monde, l’une des cinq plus grosses en graines et la première au monde en verger”, détaille à l’AFP Philippe Mauguin, président de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE).Mais ces agrumes sont aujourd’hui l’objet de plusieurs menaces émergentes, comme le virus de la tristeza ou la maladie dite du dragon jaune, ou Huanglongbing, incurable et dévastatrice, notamment responsable de l’effondrement de la production d’oranges de Floride.Ce fléau n’a pas encore atteint la Méditerranée “mais pour se prémunir de ce risque, on a investi dans une serre pour protéger des insectes ravageurs des centaines de variétés essentielles à la recherche, à l’innovation agronomique et à l’avenir de la filière agrumicole”, explique le scientifique. Financé aux deux-tiers par l’Etat et à un tiers par l’INRAE, cet équipement va ainsi héberger “de manière sécurisée” un exemplaire de chaque variété d’agrumes de la collection de ce centre, propriété conjointe de l’INRAE et du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD).”Grâce à cette diversité génétique, on va préparer les variétés de demain qui nécessiteront moins de consommation d’eau”, souligne M. Mauguin.Ainsi, les chercheurs du centre travaillent notamment avec les producteurs de clémentines corses pour trouver une variété de mandarine qui murirait après la saison, au printemps. Ils élaborent “également des variétés de citrons tolérants à la maladie du dragon jaune qui touche nos producteurs d’agrumes aux Antilles”.  “Cette collection, ce n’est pas un musée, c’est un outil stratégique pour s’adapter aux changements climatiques, pour diversifier les produits et acquérir une souveraineté scientifique”, assure M. Mauguin.Et pour Elisabeth Claverie de Saint Martin, PDG du Cirad, “ce travail de recherche a un rayonnement international et a vraiment vocation à être appliqué immédiatement avec les producteurs pour créer de meilleurs produits”.

Trump strategy shifts from global role and vows ‘resistance’ in Europe

President Donald Trump laid out a radical realignment of US foreign policy Friday, shifting the superpower’s focus from global to regional, criticizing Europe as facing “civilizational erasure” and putting a priority on eliminating mass migration.The national security strategy, meant to flesh out Trump’s norms-shattering worldview, elevates Latin America to the top of the US agenda in a sharp reorientation from longstanding US calls to focus on Asia to face a rising China.”In everything we do, we are putting America First,” Trump said in a preamble to the long-awaited paper.Breaking with decades of attempts to be the sole superpower, the strategy said that the “United States rejects the ill-fated concept of global domination for itself.”It said that the United States would also prevent other powers, namely China, from dominating but added: “This does not mean wasting blood and treasure to curtail the influence of all the world’s great and middle powers.”The strategy called for a “readjustment of our global military presence to address urgent threats in our Hemisphere,” starting with migration.”The era of mass migration must end,” the strategy paper said.The strategy made clear that the United States under Trump would aggressively pursue similar objectives in Europe, in line with far-right parties’ agendas.In extraordinary language for addressing close allies, the strategy said the administration would be “cultivating resistance to Europe’s current trajectory within European nations.”Germany quickly hit back, saying that it does not need “outside advice.”Democratic Congressman Gregory Meeks said the document “discards decades of values-based US leadership in favor of a craven, unprincipled worldview.”The strategy pointed to Europe’s slide in share of the global economy — which is the result largely of the rise of China and other emerging powers — and said the “decline is eclipsed by the real and more stark prospect of civilizational erasure.””Should present trends continue, the continent will be unrecognizable in 20 years or less.”As Trump seeks an end to the Ukraine war that would likely favor Russia gaining territory, the strategy accused Europeans of weakness and said the United States should focus on “ending the perception, and preventing the reality, of NATO as a perpetually expanding alliance.”- Updated ‘Monroe Doctrine’ -Trump since returning to office in January has ordered sweeping curbs on migration, after a political career built on fanning fears that America’s white majority is losing its status.The strategy speaks in bold terms of pressing US dominance in Latin America, where the Trump administration has been striking alleged drug traffickers at sea, intervening to bring down leftist leaders including in Venezuela, and seeking to take charge of key resources such as the Panama Canal.The strategy cast Trump as modernizing the two-century-old Monroe Doctrine, in which the then young United States declared Latin America off-limits to rival powers.The strategy paid comparatively little attention to the Middle East, which has long consumed Washington.Pointing to US efforts to increase energy supply at home and not in the oil-rich Gulf, the strategy said: “America’s historic reason for focusing on the Middle East will recede.”The paper said it was a US priority for Israel to be secure, but stopped short of the fulsome language on Israel used even in the first Trump administration.- China still competitor -On China, the strategy repeated calls for a “free and open” Asia-Pacific region but focused more on the nation as an economic competitor.After speculation on whether Trump would budge on Taiwan, the self-ruling democracy claimed by Beijing, the strategy made clear that the United States supports the decades-old status quo.But it called on allies Japan and South Korea to contribute more to ensure Taiwan’s defense.The strategy puts little focus on Africa, saying the United States should transition away from “liberal ideology” and aid, and instead secure critical minerals.US presidents usually release a National Security Strategy in each White House term. The last, released by Joe Biden in 2022, prioritized winning a competitive edge over China while constraining Russia.

Mondial-2026: groupes piégeux pour l’Argentine et la France, Trump héros de la Fifa

L’Argentine et la France ont hérité de groupes piégeux au contraire de l’Espagne et de l’Angleterre, mieux loties par le tirage au sort du Mondial-2026 effectué vendredi à Washington en présence de Donald Trump, guest-star récipiendaire du premier Prix de la Paix de la Fifa.”C’est un grand jour et c’est un sport formidable”, a clamé le président américain sur le tapis rouge du Kennedy Center, qui accueillait l’événement sous la haute surveillance de la police et des agents du Secret Service.Sur scène, le président de la Fifa Gianni Infantino a fait applaudir Donald Trump, dont il est proche, ainsi que le Premier ministre canadien Mark Carney et la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, co-organisateurs de la compétition qui se déroulera du 11 juin au 19 juillet prochain.Cette Coupe du monde nouvelle formule, à 48 équipes et sur trois pays, “est le plus grand événement que l’humanité ait jamais vu (…), cela va être stratosphérique”, a déclaré Gianni Infantino avec emphase.- Trump décoré -Il a ensuite attribué à Trump le premier “Prix de la Paix de la Fifa”, un lot de consolation pour le chef d’Etat américain qui a brigué en vain le Prix Nobel 2025. Trump a reçu sur scène un trophée, bien plus imposant que la Coupe du monde elle-même, ainsi qu’une médaille. “L’un des plus grands honneurs de ma vie”, a déclaré le milliardaire républicain.Cette distinction était une manière de rejouer en mondovision l’alliance conclue entre Infantino et Trump, revenu à la Maison Blanche en janvier et qui a fait de la Coupe du monde 2026 un événement central de son second mandat. Et ce en dépit des inquiétudes que font peser sur le déroulement de l’épreuve ses prises de position tous azimuts contre ses co-organisateurs, sa politique migratoire ou ses menaces de priver de rencontres certaines villes dirigées par les démocrates.Dans la deuxième partie de ce show de plus de deux heures, animé par des artistes comme Andrea Bocelli et conclu par les Village People, le sportif a repris ses droits.Le tirage au sort a livré les 12 groupes de quatre et les affiches du premier tour. L’Argentine devra se méfier d’un groupe J où l’attendent l’Algérie, l’Autriche et la Jordanie, qui prépare le premier Mondial de son histoire. Pas de match “facile”, a réagi le sélectionneur argentin Lionel Scaloni.- Mbappé contre Haaland -Les Bleus de Didier Deschamps, dans le groupe I, n’ont clairement pas été gâtés, puisqu’ils ferrailleront contre le Sénégal, qui leur avait joué à un mauvais tour en ouverture du Mondial 2002 (1-0), la Norvège d’Erling Haaland – rival de Kylian Mbappé et tout aussi performant en ce début de saison – et un vainqueur des barrages intercontinentaux (Surinam, Irak ou Bolivie). “Ce groupe fait partie des plus difficiles, si ce n’est le plus difficile”, a glissé Didier Deschamps.Le sélectionneur français de l’Arabie saoudite Hervé Renard, qui a dirigé plusieurs sélections africaines, a dit aux Français de “faire très attention”: “J’ai la chance d’aller souvent au Sénégal, ils ne parlent que de ce match (de 2002) depuis 20 ans et plus.”Quant à Haaland et Mbappé, “les deux hommes sont en feu en ce moment, ils sont peut-être les deux meilleurs joueurs en Europe”, a estimé le sélectionneur norvégien Ståle Solbakken.L’Espagne, autre grande favorite après avoir remporté l’Euro-2024, a pour sa part vécu un tirage plus tranquille avec l’Uruguay, l’Arabie saoudite et le Cap-Vert, lui aussi novice (groupe H). Quant à l’Angleterre, qui vient compléter le carré d’équipes qui ne peuvent pas s’affronter avant les demi-finales sous réserve de finir premières de leurs groupes, elle a hérité de la Croatie, de Panama et du Ghana (groupe L).Parmi les autres poids lourds, l’Allemagne dans le groupe E affrontera l’Equateur, la Côte d’Ivoire et le minuscule Curaçao. Le Portugal (groupe K) est avec un autre débutant, l’Ouzbékistan, ainsi qu’avec la Colombie et l’autre vainqueur des barrages intercontinentaux. Le Brésil, cornaqué par l’Italien Carlo Ancelotti, aura le Maroc, demi-finaliste de la dernière édition, pour adversaire à ne pas mésestimer, ainsi que l’Ecosse et Haïti.    Les pays organisateurs, eux, ont été gâtés. Le Mexique (groupe A) jouera le match d’ouverture de la compétition contre l’Afrique du Sud le 11 juin dans l’emblématique stade Azteca de Mexico avant de croiser la Corée du Sud et un vainqueur des barrages européens.Les Etats-Unis se frotteront à l’Australie, au Paraguay et à un barragiste européen. Ce groupe D est l’un des plus abordables du Mondial.Autre curiosité de ce tirage, l’Iran, ennemi déclaré des Etats-Unis avec lesquels les relations diplomatiques sont rompues depuis 1980, va bel et bien jouer sur le sol américain, sur la côte Ouest.