Macron promet une année 2026 “utile” et de rester au travail “jusqu’à la dernière seconde”

Emmanuel Macron a promis mercredi soir, dans ses voeux, une année 2026 “utile” aux Français en dépit de l’instabilité politique et de la fin du quinquennat qui approche, assurant qu’il restera “jusqu’à la dernière seconde au travail” malgré les appels récurrents à sa démission.”Cette année doit être et sera une année utile”, a-t-il lancé dans ses traditionnels voeux du Nouvel an, ses plus courts depuis 2017 – moins de 10 minutes, comme pour mieux conjurer son risque d’effacement alors qu’il apparaît déjà très affaibli à 16 mois de la présidentielle, à laquelle il ne pourra se représenter.”Notre histoire nous enseigne que nous pouvons tout relever, tout affronter si nous savons rester unis”, a martelé le chef de l’Etat, confronté à une impopularité record et une Assemblée sans majorité.”Chaque Française, chaque Français, a un rôle à jouer pour relever les défis qui sont devant nous”, a-t-il insisté alors que l’instabilité politique est devenue leur sujet de préoccupation majeure et que la guerre continue à faire rage en Ukraine.Contraint à plus de distance sur la scène intérieure depuis la dissolution ratée de 2024, Emmanuel Macron s’est tout de même fixé, dans ses voeux, trois priorités pour 2026 : l’instauration d’un service militaire volontaire, la régulation des réseaux sociaux auprès des jeunes et une loi sur la fin de vie qui promet un débat de société difficile.- “Dans la dignité”Le service militaire volontaire, qui doit commencer à être mis en place cette année, “renforcera les liens entre nos armées et la Nation”, s’est-il félicité.Avec une meilleure régulation des réseaux sociaux, “nous protégerons nos enfants”, a t-il ajouté. Un projet de loi, consulté par l’AFP, fixant la majorité numérique à 15 ans dès le 1er septembre 2026 et interdisant le portable au lycée, sera discuté au Parlement en début d’année. “Nous irons au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité, sujet sur lequel je m’étais engagé devant vous en 2022”, a-t-il enfin pointé. Les textes sur le sujet seront examinés à partir du 20 janvier au Sénat avant de revenir à l’Assemblée. Les débats s’annoncent compliqués, notamment au Sénat, où le groupe Les Républicains, première force de cet hémicycle, est très réservé sur la création d’un dispositif d’aide à mourir.Le chef de l’Etat a aussi appelé le Premier ministre Sébastien Lecornu et le Parlement à s’atteler “dès les premières semaines de l’année” à “bâtir des accords” pour “doter la Nation d’un budget”, alors que gouvernement, socialistes et bloc central ont échoué à se mettre d’accord à la fin décembre.Emmanuel Macron a promis de rester au travail “jusqu’à la dernière seconde” de son mandat, alors que des voix se sont élevées jusqu’au sein du camp présidentiel, notamment chez son ex-Premier ministre Edouard Philippe, pour réclamer une présidentielle anticipée.Et de “tout faire” pour que la présidentielle de 2027 se déroule le plus sereinement possible” et “à l’abri de toute ingérence étrangère”.  – “Litanie d’annonces” -Se félicitant que l’Europe de la défense, pour laquelle il a longtemps plaidé en vain, ne soit plus désormais un “débat” mais une réalité face à l’urgence de la guerre en Ukraine, il a aussi appelé à “l’accélérer”.Dès le 6 janvier à Paris, les principaux alliés de l’Ukraine “prendront des engagements concrets pour protéger l’Ukraine et assurer une paix juste et durable sur notre continent”, a-t-il assuré, sans plus de précision.S’il a planté le décor des défis à venir, Emmanuel Macron n’est pas revenu sur sa promesse du 31 décembre 2024 de consulter les Français sur de grands sujets, un engagement qui ne s’est pas concrétisé en 2025.”Qui se sent concerné par cette litanie d’annonces déjà cent fois trahies et de mots vides ? (…) Quelque chose est cassé en lui et avec le pays”, a lancé le leader des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, sur X. Plus tôt dans la journée, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont appelé, dans leurs voeux, à la mobilisation pour les municipales des 15 et 22 mars, souhaitant que 2026 soit pour le Rassemblement national, en tête dans les sondages,  une “année de conquête” en vue de la “grande alternance” qu’ils espèrent incarner en 2027.Le “basculement” est “à portée de vote”, assurent-ils, Jordan Bardella dénonçant “un système à bout de souffle”, appuyé sur “une coalition de survie” à l’Assemblée nationale.

Le gouvernement veut interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée 2026

Le gouvernement souhaite interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée prochaine ainsi que l’usage des téléphones portables dans les lycées, selon un projet de loi consulté mercredi par l’AFP et qui doit être discuté au Parlement début 2026.Ce projet de loi, composé de deux articles, compte ainsi interdire “la fourniture, par une plateforme en ligne, d’un service de réseau social en ligne à un mineur de moins de quinze ans” dès le 1er septembre 2026.”De nombreuses études et rapports attestent désormais des différents risques induits par un usage excessif des écrans numériques par les adolescents”, justifie le gouvernement dans le document, listant notamment “l’exposition à des contenus inappropriés”, “le cyberharcèlement” et “les altérations du sommeil” parmi ces risques.Le premier article s’inscrit dans le cadre de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) et confie à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), le soin de faire respecter cette interdiction.Dans un second article, le projet entend élargir au lycée l’interdiction de l’usage du téléphone portable. Aucune date n’est cependant précisée. Une telle mesure est déjà mise en place de la maternelle au collège par une loi de 2018, mais celle-ci peine parfois à être respectée.Le président Emmanuel Macron, qui a fait de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans une priorité, avait annoncé début décembre que le projet de loi devrait être débattu “dès janvier”.”Nous protégerons nos enfants et nos adolescents des réseaux sociaux et des écrans”, a-t-il promis mercredi soir, lors de la présentation de ses vœux aux Français, en assurant qu’il veillerait “tout particulièrement” à ce que ce “chantier” puisse “aboutir”.- “Course de vitesse” -Le 19 décembre, la ministre déléguée à l’Intelligence artificielle et au Numérique, Anne Le Hénanff, avait défendu dans une interview au journal Le Parisien un texte de loi “court et compatible avec le droit européen, principalement le DSA”, règlement européen sur les services numériques.Une loi instaurant une majorité numérique à 15 ans, promulguée en juillet 2023, n’avait pas pu être mise en œuvre en raison d’un blocage européen.L’Assemblée nationale doit par ailleurs examiner en janvier une proposition de loi similaire portée par le groupe Renaissance de Gabriel Attal.Le 18 décembre, le Sénat a, lui, adopté un texte de lutte contre l’exposition des enfants aux écrans et aux réseaux sociaux instaurant l’obligation de l’autorisation parentale des mineurs de 13 à 16 ans pour s’inscrire sur ces sites.Côté Education nationale, le Snes-FSU, premier syndicat du second degré, s’est montré réservé sur l’interdiction des portables au lycée, jugeant qu’il fallait d’abord tirer les leçons du dispositif mis en œuvre au collège, “notamment ce qui n’a pas marché, puisque l’interdiction n’est pas effective partout”.Il faut “prendre en compte les spécificités du lycée: des élèves parfois majeurs ou qui peuvent sortir dès qu’ils ont une heure libre dans leur emploi du temps”, a observé sa secrétaire générale Sophie Vénétitay.”On a l’impression qu’Emmanuel Macron cherche à gagner une course de vitesse avec son ex-Premier ministre, Gabriel Attal, lui aussi très actif sur le sujet”, a-t-elle estimé.”Les élèves passent beaucoup de temps sur les écrans, ce qui peut poser des problèmes de triche et d’attention en cours, mais nous n’avons pas les capacités techniques et humaines de faire respecter l’interdiction du portable”, a jugé Jean-Rémi Girard, président du Snalc (Syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur).slb-kf-cac-kp/vg/er

La région Pacifique est passée en 2026, voeux de “victoire” russe en Ukraine de Poutine

Les pays du Pacifique ont les premiers célébré mercredi le passage à la nouvelle année, qui s’annonce toutefois très incertaine dans les régions en guerre telles l’Ukraine, où la Russie croit en sa “victoire”, comme l’a martelé dans ses voeux Vladimir Poutine, et la bande de Gaza, où la trêve reste précaire.   Quelques minutes avant que la péninsule du Kamtchatka, aux confins orientaux de la Russie, n’entre à son tour en 2026, le président russe s’est brièvement adressé à ses compatriotes à la télévision pour féliciter “tous nos combattants et nos commandants à l’approche du Nouvel An”. Avant de lancer: “Nous croyons en vous et en notre victoire” dans le conflit ukrainien, qui se poursuit près de quatre ans après son déclenchement, malgré les efforts diplomatiques qu’a déployés Donald Trump depuis son retour tonitruant à la Maison Blanche. C’est dans les nations du Pacifique que les douze coups de minuit ont d’abord résonné, à l’instar de la Nouvelle-Zélande où la capitale Wellington s’est illuminée de feux d’artifice, donnant le coup d’envoi à une chaîne de festivités dans le monde.- Festivités assombries à Sydney -A Sydney, qui s’est proclamée “capitale mondiale du Nouvel An”, l’événement a été assombri par l’attentat antisémite ayant fait 15 morts à la mi-décembre sur l’une de ses plages emblématiques.Une minute de silence a été observée à 23H00 (12H00 GMT) par la foule, encadrée par des patrouilles de policiers lourdement armés, tandis que le célèbre pont du port s’illuminait d’une lumière blanche pour symboliser la paix.”Là, maintenant, la joie que nous ressentons habituellement au début de la nouvelle année est tempérée par la tristesse de l’année écoulée”, a déclaré le Premier ministre australien, Anthony Albanese, dans un message vidéo. Des centaines de milliers de spectateurs se sont massés sur les quais de Sydney pour admirer l’énorme feu d’artifice tiré à minuit, pendant que des bateaux s’assuraient les meilleurs emplacements à proximité du célèbre opéra. – Annulation à Hong Kong -A Hong Kong, le grand feu d’artifice prévu dans la baie Victoria a carrément été annulé en hommage aux 161 personnes mortes dans l’incendie d’un complexe d’habitations en novembre.Au Brésil, à Rio de Janeiro, la “plus grande célébration du Nouvel An” reconnue par le Guiness des records, s’annonce grandiose avec 2,5 millions de fêtards sur la plage de Copacabana.Douze minutes de feux d’artifice et 1.200 drones doivent illuminer le ciel carioca. Treize scènes ont été installées pour des concerts gratuits dans toute la ville.En Syrie, où une tempête de neige a recouvert le nord du pays, des habitants se sont rassemblés à Damas pour célébrer le Nouvel An, un peu plus d’un an après la chute du président Bachar el-Assad.Sahar al-Said, une responsable marketing de 33 ans, a confié à l’AFP à Damas que les célébrations de cette année étaient “très différentes des années précédentes”.”Il n’y a pas de peur, les gens sont heureux, toute la Syrie est unie, et si Dieu le veut (…) ce sera une bonne année pour le peuple et ses dirigeants”, a-t-elle déclaré. Ailleurs, certains dirigeants ont commencé à échanger leurs voeux. Le Chinois Xi Jinping a ainsi salué auprès de Vladimir Poutine une année 2025 “qui marque un pas en avant dans le partenariat stratégique global de coordination Chine-Russie”. Côté américain, Donald Trump a choisi de se montrer confiant pour 2026, année d’élections de mi-mandat. “N’est-ce pas agréable d’avoir une FRONTIERE FORTE, pas d’inflation, une armée puissante et une économie florissante? Bonne année!”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.- Le sport et l’espace -Les douze mois à venir promettent d’être riches en événements sportifs, spatiaux et en débats autour de l’intelligence artificielle.Le Mondial de football va changer de dimension avec 48 équipes, 104 matches et trois pays-hôtes (Etats-Unis, Mexique, Canada). Il s’étalera sur près de six semaines – du 11 juin au 19 juillet – dans 16 stades éloignés parfois de milliers de kilomètres les uns des autres. Plus de 50 ans après la dernière mission lunaire du programme Apollo, 2026 pourrait aussi être l’année de l’envoi d’engins habités à proximité de la Lune.Reportée à plusieurs reprises, la mission américaine Artémis 2, au cours de laquelle des astronautes doivent voyager autour de cet astre sans y atterrir, est maintenant prévue pour le début de l’année, avril au plus tard.Les inquiétudes suscitées par l’IA – alimentées par des exemples de désinformation, des accusations de violation de droits d’auteur, des licenciements massifs, des études sur son lourd impact environnemental – pourraient s’intensifier. Des investisseurs craignent notamment que l’engouement pour cette technologie ne soit qu’une bulle spéculative.Selon le cabinet américain Gartner, les dépenses mondiales dans l’IA devraient dépasser les 2.000 milliards en 2026.Préoccupations aussi quant à la poursuite des phénomènes météorologiques extrêmes survenus en 2025, des feux de forêt en Europe à la sécheresse en Afrique et aux inondations meurtrières en Asie, aggravés par le dérèglement climatique que provoquent les activités humaines.

Israel begins demolishing 25 buildings in West Bank camp

Israeli bulldozers began demolishing 25 buildings housing Palestinians in a refugee camp on Wednesday, in what the military said was an effort to root out armed groups in northern areas of the occupied West Bank.The buildings, home to some 100 families, are in the Nur Shams camp, a frequent site of clashes between Palestinian militants and Israeli forces.Israeli military bulldozers and cranes tore through the structures early Wednesday, sending thick plumes of dust into the air, an AFP journalist reported. Many residents watched from a distance.”Being torn away from our homes, our neighbourhoods and our memories is deeply painful,” said Mutaz Mahr, whose building was being demolished.”The occupation tries by every means to wear us down and pressure us,” he told AFP. Nihaya al-Jendi, a member of Nur Shams’s popular committee, said hundreds of families had been forced out of their homes even before a military operation began earlier this year.”Today, more than 1,500 families from the camp are still unable to return,” Jendi said.”This is a major catastrophe — a real humanitarian disaster for Palestinian refugees — unfolding before the eyes of the world.”The military said the demolitions were part of an operation against militants.”Following ongoing counterterrorism activity by Israeli security forces in the area of Nur Shams in northern Samaria, the commander of the Central Command, Major General Avi Bluth, ordered the demolition of several structures due to a clear and necessary operational need,” the military told AFP in a statement.”Areas in northern Samaria have become a significant centre of terrorist activity, operating from within densely populated civilian areas.”- ‘Clear buffer’ -Earlier this year, the military launched an operation it said was aimed at dismantling Palestinian armed groups from camps in northern West Bank — including Nur Shams, Tulkarem and Jenin.”Even a year after the beginning of IDF operations in the area, forces continue to locate ammunition, weapons, and explosive devices used by terrorist organisations, which endanger IDF soldiers and impair operational freedom of action,” the military said on Wednesday.Israeli Defence Minister Israel Katz said that operations in Nur Shams, Tulkarem and Jenin had been “effective”, claiming they had reduced what he described as terrorist activity in Judea and Samaria by 80 percent.He added in a statement that troops would remain on the ground and act as a “clear buffer between the (Israeli) population and terrorist element”, with the stated aim of preventing their regrouping and thwarting attacks.Earlier in December, AFP reported residents of the targeted buildings retrieving their belongings, with many saying they had nowhere to go.The demolitions form part of a broader Israeli strategy aimed at easing access for military vehicles within the densely built refugee camps of the West Bank.Israel has occupied the Palestinian territory since 1967.Nur Shams, along with other refugee camps in the West Bank, was established after the creation of Israel in 1948, when hundreds of thousands of Palestinians were displaced from their homes in what is now Israel.With time, the camps they established inside the West Bank became dense neighbourhoods not under their adjacent cities’ authority. Residents pass on their refugee status from one generation to the next.Many residents believe Israel is seeking to destroy the idea of the camps themselves, turning them into regular neighbourhoods of the cities they flank, in order to eliminate the refugee issue.

Sudan lose to Burkina Faso as Algeria win again at Cup of NationsWed, 31 Dec 2025 18:41:01 GMT

Sudan must face 2022 champions Senegal in the last 16 of the Africa Cup of Nations after losing 2-0 to Burkina Faso in their final group game on Wednesday, while Algeria beat Equatorial Guinea 3-1 at the same time.Lassina Traore’s early strike put Burkina Faso ahead at the Mohammed V Stadium in Casablanca, before Algozoli …

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Les 18 soldats cambodgiens libérés par la Thaïlande accueillis en héros

Les dix-huit soldats cambodgiens libérés par la Thaïlande ont été accueillis par une foule en liesse mercredi à Phnom Penh, quelques jours après la conclusion d’une nouvelle trêve dans le conflit frontalier meurtrier entre les deux pays.Ces soldats — capturés par la Thaïlande en juillet et détenus pendant cinq mois — ont salué la foule à travers les fenêtres des bus du convoi qui les transportait avec leurs proches dans la province frontalière de Pailin, puis à Phnom Penh.Des centaines de personnes se sont massées dans les rues de la capitale cambodgienne, criant de joie et agitant des drapeaux nationaux à leur passage, les yeux embués de larmes, comme l’ont montré des images de la télévision d’Etat. Les 18 soldats, vêtus chacun d’un maillot de l’équipe nationale de football cambodgienne, ont rencontré le Premier ministre Hun Manet et son épouse, Pich Chanmony, un peu plus tard mercredi, selon une publication sur la page Facebook du Premier ministre.”Même s’il est un peu tard, nous n’avons jamais abandonné nos frères”, a écrit le Premier ministre sur le réseau social.Selon le Cambodge, ces soldats avaient été capturés le 29 juillet, soit plusieurs heures après un premier cessez-le-feu conclu sous l’égide des Etats-Unis, de la Chine et de la Malaisie à l’issue de cinq jours d’affrontements meurtriers.- “Démonstration de bonne volonté” -Kroch Ya, l’épouse de l’un des soldats capturés, a déclaré être “vraiment, vraiment heureuse” de retrouver son mari. “Je l’ai serré dans mes bras. Ils vont tous bien”, a-t-elle déclaré à l’AFP.Une femme dans la foule, Im Sivorn, âgée de 53 ans, se réjouissait de ce “cadeau de Nouvel An”. “Comme Cambodgienne, je suis très heureuse d’accueillir ces 18 soldats héroïques de retour au pays”, a-t-elle dit à l’AFP.Confirmant cette libération, la diplomatie thaïlandaise a évoqué une “démonstration de bonne volonté et d’instauration de confiance”. Phnom Penh a dit avoir bon espoir que ces libérations contribueraient à “instaurer un climat de confiance mutuelle”.Le département d’Etat américain a salué les “efforts résolus” déployés par les deux parties pour respecter l’accord de cessez-le-feu du 27 décembre.”Cela témoigne de l’engagement des deux pays en faveur d’une paix durable, par la mise en œuvre des dispositions des accords de paix de Kuala Lumpur”, a déclaré dans un communiqué Tommy Pigott, l’un des porte-parole département d’Etat. Il a ajouté que la libération par la Thaïlande de ces soldats constituait un pas positif vers le rétablissement des relations de bon voisinage.Saluant l'”étape importante” que constitue la libération des soldats, la France a pour sa part encouragé les deux pays “à poursuivre leur dialogue et à se conformer à leurs engagements internationaux, notamment en matière de déminage, de retour des populations déplacées, et de lutte contre les centres d’escroqueries en ligne”.La Thaïlande et le Cambodge ont annoncé samedi un cessez-le-feu immédiat dans leur conflit frontalier marqué par des tirs d’artillerie et des frappes aériennes, qui ont fait ces dernières semaines au moins 47 morts et provoqué le déplacement de près d’un million de personnes de part et d’autre.Ils se sont notamment engagés dans une déclaration commune à geler leurs positions militaires et coopérer dans les opérations de déminage des régions frontalières et la lutte contre la cybercriminalité.- 43 morts en juillet -Signé par leurs ministres de la Défense, le texte évoquait la libération par la Thaïlande de 18 soldats cambodgiens après 72 heures de cessez-le-feu effectif. L’accord prévoit également le retour des civils chassés par trois semaines de combats qui ont ensanglanté la zone contestée en dépit d’un cessez-le-feu signé en octobre en Malaisie en présence du président américain Donald Trump.La pause dans les combats avait menacé de voler en éclats en début de semaine, après que Bangkok eut accusé Phnom Penh d’avoir violé la trêve avec le survol du territoire thaïlandais par plus de 250 drones – un incident minimisé par le Cambodge.Les deux royaumes asiatiques s’opposent de longue date sur le tracé de leur frontière de 800 kilomètres, décidé pendant la période coloniale française. Cambodge et Thaïlande s’accusent mutuellement d’avoir déclenché la dernière escalade meurtrière pour le contrôle de temples centenaires dans la zone frontalière.Un premier épisode d’affrontements en juillet avait déjà fait 43 morts en cinq jours avant qu’une trêve ne soit conclue, grâce notamment à l’intervention du président américain Donald Trump.Le conflit frontalier reste cependant en suspens. Le Cambodge a déclaré lundi avoir demandé à la Thaïlande une réunion en janvier mais Bangkok a répondu mardi vouloir attendre l’installation du prochain gouvernement, après les élections législatives prévues en février.

Iran government building attacked as top prosecutor responds to protests

A government building in southern Iran was attacked on Wednesday, authorities said, as the country’s top prosecutor warned of a “decisive response” to any attempt to create instability after days of economic protests.Spontaneous protests, driven by dissatisfaction at Iran’s economic stagnation, began on Sunday in Tehran’s largest mobile phone market, where shopkeepers shuttered their businesses, and have since drawn in students across the country.”A portion of the provincial governors’ office door and its glass were destroyed in an attack by a number of people,” said Hamed Ostovar, the head of the judiciary in the city of Fasa, as quoted by the justice ministry’s Mizan agency, without specifying how the attack was carried out.The attack came after the country’s prosecutor general said the protestor’s economic concerns were legitimate, but warned action would be taken if necessary.”Peaceful livelihood protests are part of social and understandable realities,” Mohammad Movahedi-Azad told state media.”Any attempt to turn economic protests into a tool of insecurity, destruction of public property, or implementation of externally-designed scenarios will inevitably be met with a legal, proportionate and decisive response.”His comments came days after the Mossad intelligence agency of Iran’s arch-foe Israel posted on social media that it was “with you on the ground” in a message to Iranian protesters.Posting on its Persian-language X account, the spy agency encouraged Iranians to “go out into the streets together”. Iran, which does not recognise Israel, has long accused it of conducting sabotage operations against its nuclear facilities and assassinating its scientists.- Fighting for food -The rallies have since built momentum, with students at 10 universities in the capital and in other cities, including Iran’s most prestigious institutions, joining in on Tuesday.The vice-president of the University of Tehran, Mohammad Reza Taghidokht, told the Iranian Students’ News Agency that four students were arrested on Tuesday and released overnight.Nevertheless, the protests remain limited in number and concentrated in central Tehran, with shops elsewhere in the sprawling metropolis of 10 million people unaffected.Before the attack in Fasa, Iranian media had not reported any new protests on Wednesday.Iran’s economy has been in the doldrums for years, with heavy US and international sanctions over Tehran’s nuclear programme weighing heavily on it.The currency, the rial, has also plunged in recent months, losing more than a third of its value against the US dollar since last year.In December, inflation stood at 52 percent year-on-year, according to official statistics. Some basic necessities are becoming unaffordable for a portion of the population, which has been suffering from international sanctions against Iran for decades. “Everyone here is fighting for a scrap of bread,” said one protester interviewed Tuesday by the daily newspaper Etemad.- Last-minute bank holiday -Schools, banks and public institutions were closed on Wednesday for a bank holiday, with officials saying the directive was due to the cold weather and the need to save energy. The capital’s prestigious Beheshti and Allameh Tabataba’i universities announced that classes would be held online throughout next week for the same reason, the state-run IRNA news agency reported.The authorities have not linked the bank holiday to the protests. Tehran is experiencing daytime temperatures in the low single digits, which is not unusual for the time of year.Weekends in Iran begin on Thursdays, while this Saturday marks a long-standing national holiday.Iran is no stranger to nationwide protests, but the latest demonstrations have not come close to the last major outbreak in 2022 triggered by the death in custody of Mahsa Amini, a young Iranian woman. Her death in custody after being arrested for allegedly violating the strict dress code for women sparked a wave of anger across the country.Several hundred people were killed, including dozens of members of the security forces.There were also widespread protests in 2019, sparked by a sharp increase in the price of petrol.

CAN-2025: un sans-faute sans trembler pour l’Algérie

Déjà qualifiée pour les huitièmes de finale et avec une équipe remaniée, l’Algérie a poursuivi son sans-faute plein de promesses pour la suite dans la CAN-2025 en dominant la Guinée équatoriale 3-1, mercredi à Rabat.Avec ce troisième succès en trois matches dans le groupe E de cette Coupe d’Afrique des nations, les Algériens consolident leur première place, devant le Burkina Faso et le Soudan également qualifiés. Ils joueront mardi (17H00), toujours à Rabat, leur huitième de finale contre la République démocratique du Congo.Mercredi, le sélectionneur suisse des Fennecs Vladimir Petkovic avait laissé au repos neuf titulaires dont le capitaine Riyad Mahrez, co-meilleur buteur de cette CAN avec trois buts, ou le gardien Luca Zidane, suppléé par le Caennais Anthony Mandrea.- Traumatisme de 2023 -Les remplaçants ont eu à coeur de se montrer dans un match qui ne manquait d’enjeu, les Algériens voulant effacer le traumatisme de leur défaite face au même adversaire (1-0) lors de la précédente CAN-2023, qu’ils avait quittée dès la phase de groupe.Cette fois, l’affaire a été pliée en moins d’un quart d’heure grâce à Zineddine Belaid de la tête sur corner (19e), Farès Chaïbi d’un coup de canon sous la barre (25e) et Ibrahim Maza encore de la tête pour son deuxième but dans cette édition (32e).Les Guinéens ont eu le mérite de ne pas se recroqueviller et d’offrir du jeu. Ils ont été récompensés dès le retour des vestiaires (50e) par un tir de 25 mètres dans la lucarne de Mandrea décoché par l’expérimenté Emilio Nsue, 36 ans. Un geste exceptionnel mais insuffisant pour ébranler la confiance des augures algériens. Qui rappelleront que c’est la troisième fois que les Fennecs bouclent un sans-faute durant la phase de groupe d’une CAN, après 1990 et 2019. Les deux seules éditions où ils ont soulevé le trophée à la fin.