Sri Lanka cyclone survivors face colossal clean-up
Survivors of Cyclone Ditwah that has ravaged Sri Lanka in recent days began returning to their devastated homes on Wednesday, faced with a massive clean-up as they start rebuilding their lives.The powerful storm brought record rains that triggered landslides and floods across the island country, killing at least 474 people, according to disaster officials, with another 366 still unaccounted for.Soma Wanniarachchi, 69, had stayed behind as long as she could, “but when the water level reached about eight feet (2.5 metres), I decided to leave,” she told AFP.Back in her village of Kotuwila, near the capital Colombo, she was shocked to see the damage to her catering equipment rental business.Chafing dishes and woks have disappeared, and “my stainless steel utensils are now probably in the Indian Ocean,” she said.”At least three buffet sets have gone,” added the business owner, who has asked neighbours for help with the daunting clean-up.Inside the house, there was still about a foot of flood water.IT lecturer Sanjaya Tissara, 31, returned to his two-storey house in Angoda, on the eastern outskirts of Colombo, to find a muddy mess and oily sludge.”I had several electronic components for my computer business I operate when I am not teaching. Some of the equipment was saved because I had time to move it upstairs, but a lot was lost in the floods,” he told AFP.He said that when the Kelani River overflowed last week in the area of the capital, it was worse than a major flood in 2016 that killed 71 people.”We experienced a big flood in 2016, when the water levels here were about four feet, but this time it went to above six feet,” Tissara said.His neighbour, oil company executive R. M. V. Lalith, 51, has called on relatives to help clear layers of mud on everything that survived the floods.”It’s not possible to do this clean-up alone,” Lalith told AFP.”We managed to salvage some furniture by moving it upstairs, but the kitchen is a mess.”He said local volunteers had provided cooked food, which was distributed by boats, some operated by the security forces.The government said it was increasing clean-up assistance, giving each household 25,000 rupees ($83) due to the scale of the devastation.Following previous floods, the standard government allowance was 10,000 rupees.Prabath Chandrakeerthi, Sri Lanka’s commissioner general for essential services and the top official in charge of recovery, said authorities were also handing out up to 2.5 million rupees for rebuilding homes.”Our initial estimate is that we will need about six to seven billion dollars for the reconstruction,” Chandrakeerthi told reporters.Some of the worst-affected areas in the central hills, hit by deadly landslides, remain inaccessible, and authorities were working to clear roads and restore communications.
Inondation au Sri Lanka: dans les quartiers noyés de Colombo, le nettoyage a commencé
Soma Wanniarachchi redoutait ce moment depuis plusieurs jours déjà. Mercredi, elle a pris son courage à deux mains et s’est décidée à rentrer chez elle, dans les faubourgs de la capitale srilankaise Colombo ravagés par le passage meurtrier du cyclone Ditwah.Quand elle est revenue dans son quartier d’Angoda, cette femme de 69 ans a été prise de panique. Sa maison et ses environs continuent à baigner dans plus de 30 centimètres d’eau chargée de boue.De la batterie de chauffe-plats et de marmites qu’elle louait pour vivre, il ne reste plus une trace.”Au moins trois buffets ont disparu”, constate-t-elle, laconique. “Tous mes ustensiles en acier inoxydable ont vraisemblablement rejoint l’océan Indien à l’heure qu’il est. Et mes chaises en plastique aussi…”Comme tous ses voisins du nord-est de Colombo, Soma Wanniarachchi n’a eu d’autre choix que de prendre la fuite dans la nuit de vendredi à samedi, lorsque le fleuve Kelani est sorti brusquement de son lit, gonflé par les pluies torrentielles charriées par Ditwah.”Je suis restée jusqu’au lever du jour parce que je sais nager”, confie la commerçante, “mais quand la crue a atteint les 2,5 m, il a fallu que je parte”.Inondations et glissements de terrain ont causé la mort d’au moins 474 personnes, selon le dernier bilan publié mercredi par l’agence de gestion des catastrophes (DMC), et presque 400 autres étaient encore portées disparues.Le nombre de sinistrés a passé la barre des 1,5 million dans l’ensemble du pays, faisant de Ditwah la catastrophe la plus grave ayant frappé la grande île d’Asie du Sud depuis le tsunami meurtrier de 2004.- Gadoue -Dans un pays qui émerge à peine de la pire crise économique de son histoire, en 2022, le coût de la reconstruction s’annonce très lourd. Pas moins de 6 à 7 milliards de dollars, selon le gouvernement.Comme beaucoup d’autres habitants d’Angoda, Sanjaya Tissara, 31 ans, a perdu beaucoup. Sa maison de deux étages est envahie par une épaisse gadoue visqueuse.”J’avais tout un stock de composants électroniques pour le magasin d’informatique que je tiens lorsque je n’enseigne pas”, décrit le professeur. “J’ai eu le temps d’en sauver une partie en le déplaçant au premier étage mais le reste a été perdu dans les inondations”.”Nous avons subi une forte crue en 2016, les eaux étaient montées jusqu’à un bon mètre”, se souvient Sanjaya Tissara, “cette fois, elles ont atteint près de 2 m”.En 2016, le débordement du Kelani avait fait 71 morts.A la faveur de la décrue, l’enseignant a retroussé ses manches et commencé le nettoyage de son domicile. A côté de chez lui, son voisin R.M.V. Latih, 51 ans, employé dans une compagnie pétrolière, s’active aussi.”J’ai demandé à quelques proches de venir me donner un petit coup de main parce qu’il est impossible de faire tout ça tout seul”, lance-t-il.Autour de lui, des volontaires et l’armée distribuent de la nourriture. Et le gouvernement a promis une aide de 25.000 roupies srilankaises (environ 75 euros) à chaque famille dont le domicile a été envahi par les eaux.Mais R.M.V. Lathi sait que le travail sera long, très long même. “Nous avons réussi à sauver quelques meubles en les déménageant à l’étage”, souffle-t-il, “mais la cuisine est un sacré foutoir…”
Inondations: la colère monte en Indonésie, plus de 800 morts
Le mécontentement grandit en Indonésie face à la lenteur de l’aide, dans des régions parfois encore isolées où plus de 800 personnes ont été tuées dans les inondations qui ont frappé également le Sri Lanka pour un bilan total dépassant les 1.300 morts.Les pluies torrentielles de la mousson, associées à deux cyclones tropicaux distincts la semaine dernière, ont déversé des trombes d’eau sur certaines régions de Sumatra (Indonésie), ainsi que sur l’ensemble du Sri Lanka, le sud de la Thaïlande et le nord de la Malaisie.En Indonésie, le dernier bilan fait état de 804 morts avec un nombre de disparus qui ne cesse d’augmenter et est passé à 650.Selon les organisations humanitaires, l’ampleur du défi est presque sans précédent, même pour cet immense pays de 280 millions d’habitants régulièrement touché par des désastres naturels, comme le tsunami de 2004.”Répondre à cette situation représente un défi logistique considérable”, a déclaré Ade Soekadis, directeur exécutif de Mercy Corps Indonesia, une organisation humanitaire. “L’ampleur des dégâts et la superficie de la zone touchée sont vraiment énormes”.La situation va “devenir plus problématique à mesure que le temps passe”, a-t-il encore mis en garde. – “Comme un séisme” -Reinaro Waruwu, 52 ans, rencontré par l’AFP dans un centre d’évacuation à Padan (Sumatra nord), s’est dit “déçu” de la lenteur de l’aide.”Certains ont dû attendre un jour et une nuit avant de recevoir de l’aide, et n’ont donc pas pu être sauvés”, a-t-il affirmé. “Je suis frustré, inutile de le répéter. La réponse (des autorités, ndlr) a été lente”, a-t-il ajouté.Comme beaucoup d’autres sinistrés, il dépeint une catastrophe sans précédent.”C’est arrivé comme un tremblement de terre… Je me suis dit: +Eh bien, si je dois mourir, qu’il en soit ainsi+”, a-t-il dit, avant fondre en sanglots, alors que ses voisins ont été ensevelis vivants.”C’était la première fois que je voyais de tels flots déferler”, témoigne de son côté Hamida Telaumbaunua, une femme de 37 ans, dont la maison a été entièrement détruite.”Il est difficile d’imaginer ce qui nous attend. Tant qu’on est là, ça va peut-être, mais après… je ne sais pas ce qui va se passer”, poursuit-elle.Le système météorologique exceptionnel qui a frappé l’Indonésie a également provoqué de fortes pluies en Thaïlande, faisant au moins 267 morts dont au moins 142 dans le district touristique de Hat Yai, et en Malaisie, où deux personnes ont perdu la vie.De vastes zones de ces pays mais aussi des Philippines, du Vietnam, de Birmanie, ainsi que des portions du Cambodge et du Laos, ont enregistré des cumuls de pluie jamais observés en novembre par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) depuis 2012.La quasi-totalité du Sri Lanka a également connu des pluies record, selon l’analyse par l’AFP de ces données météorologiques américaines.D’après les experts, le changement climatique engendre des épisodes de pluie plus intenses car une atmosphère plus chaude contient davantage d’humidité, et des températures plus élevées dans les océans peuvent amplifier les tempêtes.- Le Sri Lanka “ouvert” aux touristes -Au Sri Lanka, le bilan s’établit à au moins 474 morts, 356 disparus et plus d’1,5 million de sinistrés, soit la plus grave catastrophe naturelle subie par l’île d’Asie du Sud depuis le tsunami de 2004.Le gouvernement a estimé mercredi à 7 milliards de dollars le coût de la reconstruction, dans un pays en phase de fragile reprise depuis la grave crise économique en 2022.Le commissaire général du gouvernement en charge des services essentiels, Prabath Chandrakeerthi, a annoncé le versement d’une aide de 2,5 millions de roupies srilankaises (7.500 euros) à chaque famille dont le logement a été détruit, et de 25.000 roupies (75 euros) à toutes celles qui doivent procéder au nettoyage de leur maison.Contrairement à l’Indonésie, le Sri Lanka a déclaré l’état d’urgence et appelé la communauté internationale à l’aide.Malgré la catastrophe, l’île, qui dépend fortement du tourisme, a accueilli mardi un paquebot de croisière de luxe au port de Colombo.Cette arrivée envoie “un message clair au monde entier: le Sri Lanka est sûr, ouvert et prêt à accueillir à nouveau les visiteurs”, a indiqué l’office du tourisme du pays.burs-sah-ebe/tmt/vgu/cpy
Inondations: la colère monte en Indonésie, plus de 800 morts
Le mécontentement grandit en Indonésie face à la lenteur de l’aide, dans des régions parfois encore isolées où plus de 800 personnes ont été tuées dans les inondations qui ont frappé également le Sri Lanka pour un bilan total dépassant les 1.300 morts.Les pluies torrentielles de la mousson, associées à deux cyclones tropicaux distincts la semaine dernière, ont déversé des trombes d’eau sur certaines régions de Sumatra (Indonésie), ainsi que sur l’ensemble du Sri Lanka, le sud de la Thaïlande et le nord de la Malaisie.En Indonésie, le dernier bilan fait état de 804 morts avec un nombre de disparus qui ne cesse d’augmenter et est passé à 650.Selon les organisations humanitaires, l’ampleur du défi est presque sans précédent, même pour cet immense pays de 280 millions d’habitants régulièrement touché par des désastres naturels, comme le tsunami de 2004.”Répondre à cette situation représente un défi logistique considérable”, a déclaré Ade Soekadis, directeur exécutif de Mercy Corps Indonesia, une organisation humanitaire. “L’ampleur des dégâts et la superficie de la zone touchée sont vraiment énormes”.La situation va “devenir plus problématique à mesure que le temps passe”, a-t-il encore mis en garde. – “Comme un séisme” -Reinaro Waruwu, 52 ans, rencontré par l’AFP dans un centre d’évacuation à Padan (Sumatra nord), s’est dit “déçu” de la lenteur de l’aide.”Certains ont dû attendre un jour et une nuit avant de recevoir de l’aide, et n’ont donc pas pu être sauvés”, a-t-il affirmé. “Je suis frustré, inutile de le répéter. La réponse (des autorités, ndlr) a été lente”, a-t-il ajouté.Comme beaucoup d’autres sinistrés, il dépeint une catastrophe sans précédent.”C’est arrivé comme un tremblement de terre… Je me suis dit: +Eh bien, si je dois mourir, qu’il en soit ainsi+”, a-t-il dit, avant fondre en sanglots, alors que ses voisins ont été ensevelis vivants.”C’était la première fois que je voyais de tels flots déferler”, témoigne de son côté Hamida Telaumbaunua, une femme de 37 ans, dont la maison a été entièrement détruite.”Il est difficile d’imaginer ce qui nous attend. Tant qu’on est là, ça va peut-être, mais après… je ne sais pas ce qui va se passer”, poursuit-elle.Le système météorologique exceptionnel qui a frappé l’Indonésie a également provoqué de fortes pluies en Thaïlande, faisant au moins 267 morts dont au moins 142 dans le district touristique de Hat Yai, et en Malaisie, où deux personnes ont perdu la vie.De vastes zones de ces pays mais aussi des Philippines, du Vietnam, de Birmanie, ainsi que des portions du Cambodge et du Laos, ont enregistré des cumuls de pluie jamais observés en novembre par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) depuis 2012.La quasi-totalité du Sri Lanka a également connu des pluies record, selon l’analyse par l’AFP de ces données météorologiques américaines.D’après les experts, le changement climatique engendre des épisodes de pluie plus intenses car une atmosphère plus chaude contient davantage d’humidité, et des températures plus élevées dans les océans peuvent amplifier les tempêtes.- Le Sri Lanka “ouvert” aux touristes -Au Sri Lanka, le bilan s’établit à au moins 474 morts, 356 disparus et plus d’1,5 million de sinistrés, soit la plus grave catastrophe naturelle subie par l’île d’Asie du Sud depuis le tsunami de 2004.Le gouvernement a estimé mercredi à 7 milliards de dollars le coût de la reconstruction, dans un pays en phase de fragile reprise depuis la grave crise économique en 2022.Le commissaire général du gouvernement en charge des services essentiels, Prabath Chandrakeerthi, a annoncé le versement d’une aide de 2,5 millions de roupies srilankaises (7.500 euros) à chaque famille dont le logement a été détruit, et de 25.000 roupies (75 euros) à toutes celles qui doivent procéder au nettoyage de leur maison.Contrairement à l’Indonésie, le Sri Lanka a déclaré l’état d’urgence et appelé la communauté internationale à l’aide.Malgré la catastrophe, l’île, qui dépend fortement du tourisme, a accueilli mardi un paquebot de croisière de luxe au port de Colombo.Cette arrivée envoie “un message clair au monde entier: le Sri Lanka est sûr, ouvert et prêt à accueillir à nouveau les visiteurs”, a indiqué l’office du tourisme du pays.burs-sah-ebe/tmt/vgu/cpy


