Procès Péchier: la famille de l’anesthésiste à la rescousse
Innocent “détruit” par de fausses accusations ou “tueur en série”? Des témoins ont commencé à peindre un portrait contradictoire de Frédéric Péchier au procès de l’anesthésiste de Besançon, accusé de 30 empoisonnements, dont 12 mortels.Persuadée de son innocence, la famille de Frédéric Péchier fait bloc derrière lui, à l’orée d’une semaine dominée par son étude de personnalité.”Jamais, jamais on n’a pu douter de son innocence”, a martelé lundi à la barre la mère de l’accusé, Marie-José Péchier, une petite dame aux cheveux blonds coupés court.”Je sens au fond de mon cœur que mon fils est innocent. Il a eu une enfance heureuse et je ne comprends pas pourquoi il se serait transformé en serial killer du jour au lendemain”.”Il aimait son métier, vraiment. Je ne le reconnais pas dans le portrait qu’on fait de lui”, a-t-elle ajouté, après des semaines de témoignages accablants d’anciens collègues et enquêteurs.Vendredi, à l’audience, Lionel Doury, un chirurgien qui a côtoyé Frédéric Péchier à la clinique Saint-Vincent, un des deux établissements où ont eu lieu les empoisonnements, a évoqué au contraire son “absence d’empathie assumée”.”Frédéric Péchier pouvait dire +je n’ai aucune empathie pour eux (les patients) et je m’en fous de ce qui peut leur arriver+”, selon le Dr Doury.Le commandant de police Laurent Dumont a évoqué les “failles personnelles” de Frédéric Péchier, dominé par son père puis par sa femme, évocatrices selon lui d’un “tueur en série”.Il a évoqué le “sentiment de rejet de son père” éprouvé par Frédéric Péchier, qui “se voit comme le vilain petit canard” de la famille alors qu’il a “besoin de reconnaissance et d’être considéré comme le meilleur”. “Frédéric, je l’ai fait peut-être un peu plus travailler que les autres”, a dit lundi le père de l’accusé, Jean-Michel Péchier. Il s’est dit “fier” de son fils et a assuré n’avoir “jamais eu de contentieux” avec celui qui est devenu anesthésiste, comme lui.”Je le crois innocent”, a aussi déclaré cet homme de 78 ans, à la carrure imposante comme son fils, dénonçant un procès “inéquitable”.- “Un homme détruit” -Frédéric Péchier a vécu chez ses parents jusqu’à ses 24 ans, avant de partir à Besançon pour ses études.Revenu vivre chez eux à Poitiers après sa mise en cause judiciaire, en 2017, Frédéric Péchier, 53 ans, a perdu son emploi, sa femme -dont il est divorcé- et son statut social.C’est chez ses parents que, fortement alcoolisé, il s’est défenestré en 2021.”Frédéric est un homme détruit. Il n’a pour lui que sa famille et l’amour inconditionnel de ses propres enfants qui se sont construits loin de lui”, a déclaré sa mère.S’adressant aux parties civiles, cette infirmière retraitée a déclaré: “je suis moi-même une ancienne soignante. Je sais ce qu’est la douleur et la souffrance de perdre un être cher. Je comprends leur combat pour la vérité, mais nous aussi, nous avons besoin de la vérité”.D’autres membres de la famille Péchier, dont son ex-épouse et une de ses filles, doivent s’exprimer lundi devant la cour d’assises.Selon le directeur d’enquête Olivier Verguet, “la seule personne qui aurait les clés pour le déverrouiller, c’est Mme Péchier”. Il a estimé que son ex-femme, cardiologue, avait une “emprise sur son époux”.”Quand bien même l’épouse du Dr Péchier, ce qui n’est absolument pas le cas, serait une personnalité despotique, tyrannique, qui tiendrait son mari sous emprise, comment vous faites le lien entre ça et aller empoisonner des gens?”, a balayé devant des journalistes l’avocat de Frédéric Péchier, Randall Schwerdorffer.Jeudi, Frédéric Péchier, qui comparaît libre, a clamé une nouvelle fois son innocence: “Je maintiendrai toujours que je ne suis pas l’empoisonneur”, a-t-il répété.Il encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu d’ici au 19 décembre.
En pleine crise avec Caracas, Trump prêt à se pencher sur une frappe mortelle en mer des Caraïbes
En pleine crise avec Caracas, le président Donald Trump a indiqué dimanche vouloir vérifier des informations selon lesquelles l’armée américaine aurait frappé à deux reprises une embarcation de présumés trafiquants de drogue, afin d’en éliminer deux survivants. Washington, qui dit lutter contre les cartels de la drogue, a déployé des forces armées depuis septembre en mer des Caraïbes, notamment le plus grand porte-avions du monde. Une décision qui a enflammé les relations bilatérales.Le président américain a confirmé dimanche s’être entretenu il y a plusieurs jours avec son homologue vénézuélien Nicolas Maduro. La veille, il avait décrété que l’espace aérien du Venezuela devait être considéré comme “totalement fermé”.Caracas a dénoncé une “agression en préparation” des Etats-Unis, dans une lettre à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Mais à la crise bilatérale se greffe désormais une autre polémique: le Washington Post affirme que le ministre de la Défense américain Pete Hegseth a ordonné, lors d’une frappe en septembre, que tous les passagers du bateau soient tués, conduisant les militaires à viser une deuxième fois deux survivants qui s’accrochaient au bateau en flammes.”Nous allons regarder”, a déclaré le président américain à bord de son avion, relevant qu’il n’aurait “pas voulu ça”. Tout en soutenant son ministre: “Je ne sais rien de ça. Il dit qu’il n’a pas dit ça et je le crois”, a déclaré le milliardaire américain. Le Washington Post affirme que “l’ordre était de tuer tout le monde”, ce que Pete Hegseth qualifie de “fausses informations”. Bête noire des Etats-Unis depuis un quart de siècle, le Venezuela est accusé par Donald Trump d’être derrière le trafic de stupéfiants qui inondent les Etats-Unis. Caracas dément et rétorque que l’objectif de Washington est de le renverser et de mettre la main sur le pétrole du pays.Rien de concret n’a filtré sur la conversation entre les deux chefs d’Etat. “Je ne dirais pas que cela s’est bien ou mal passé. C’était un appel téléphonique”, a éludé le président américain.Le sénateur républicain américain Markwayne Mullin a affirmé dimanche que Washington avait proposé à Maduro de quitter le pays. “Nous lui avons dit qu’il pouvait partir pour la Russie ou (…) dans un autre pays”.- Aide de l’Opep -Le Venezuela a annoncé de son côté avoir demandé à l’Opep de l’aider “à stopper cette agression (américaine) qui se prépare avec de plus en plus de force”. Des propos tenus dans une lettre de M. Maduro lue par la vice-présidente et ministre du Pétrole Delcy Rodriguez, lors d’une visioconférence des ministres de l’Opep. Washington “cherche à s’emparer des vastes réserves de pétrole du Venezuela, les plus grandes du monde, par l’utilisation de la force militaire”, y écrit M. Maduro, répétant des accusations proférées à de multiples reprises. Au total, les Etats-Unis ont mené des frappes contre plus de 20 navires dans les Caraïbes et le Pacifique, tuant au moins 83 personnes, sans fournir de preuves que ces navires soient impliqués dans le trafic de drogue.Des experts et l’ONU questionnent la légalité des opérations. Aucun suspect n’a été ni interpellé ni interrogé.Le président de l’Assemblée nationale du Venezuela a annoncé dimanche avoir reçu “des familles de Vénézuéliens assassinés, exécutés extrajudiciairement lors des actions, clairement illégitimes et illégales” de l’armée américaine. Jorge Rodriguez, un des hommes forts du pays, a aussi rebondi sur les accusations du Washington Post. “Si une guerre avait été déclarée et conduit à de tels assassinats, nous parlerions de crimes de guerre. Étant donné qu’il n’y a aucune guerre déclarée entre pays, ce qui s’est produit (…) ne peut être qualifié autrement que d’assassinats ou d’exécutions extrajudiciaires”, a-t-il estimé.Ces derniers jours, une activité constante d’avions de combat américains a été enregistrée à quelques dizaines de kilomètres des côtes vénézuéliennes, selon des sites de suivi des aéronefs.Six compagnies aériennes ont suspendu leurs liaisons avec le Venezuela. Mais l’aéroport de Caracas fonctionnait normalement dimanche.Jeudi, Donald Trump avait déclaré que l’armée américaine allait “très bientôt” commencer à cibler des trafiquants dans des opérations terrestres, suscitant l’opposition de parlementaires américains de tous bords.Au pouvoir depuis 2013, le président socialiste Nicolas Maduro, héritier politique de Hugo Chavez, figure de la gauche radicale, a été réélu en 2024 après un scrutin marqué par des troubles et des arrestations.La cheffe de l’opposition Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025, assure que le pouvoir a fraudé. pgf-burs/nr-dla/aje/pcl
Stocks mixed as traders eye US data for Fed signals
Stock markets diverged Monday as investors awaited key US data that could play a role in Federal Reserve deliberations ahead of an expected cut to US interest rates next week.Frankfurt led declines in Europe, while Paris and London also slid after a mixed session in Asia.Bitcoin extended its decline during European trading, sliding five percent to around $86,580 amid weaker risk appetite. The cryptocurrency remains well below its record high above $126,200 struck in early October.”Bitcoin tends to be a leading indicator for overall risk sentiment right now, and its slide does not bode well for stocks at the start of this month,” said Kathleen Brooks, research director at trading group XTB.Expectations that the Federal Reserve would continue easing monetary policy into the new year have recently helped equities mitigate lingering concerns about an AI-fuelled bubble.Markets see a 90-percent chance of a third successive US rate cut on December 10, with traders closely watching this week’s American data on private jobs creation, services activity and personal consumption expenditure — the Fed’s preferred gauge of inflation.Bets on a cut surged in late November after several Fed policymakers signalled greater concern over a weakening labour market than stubbornly high inflation.Reports that US President Donald Trump’s top economic adviser Kevin Hassett — a proponent of rate cuts — is the frontrunner to take the helm at the Fed next year added to the upbeat mood.After last week’s healthy gains and Wall Street’s strong Thanksgiving rally, Asian equities closed mixed on Monday.Hong Kong, Shanghai, Singapore and Bangkok rose, but Sydney, Seoul, Wellington, Manila, Mumbai and Taipei dipped.Tokyo sank 1.9 percent as the yen strengthened on expectations the Bank of Japan (BoJ) will lift interest rates this month.Governor Kazuo Ueda said it would “consider the pros and cons of raising the policy interest rate and make decisions as appropriate”, fuelling bets on a hike no later than January.Masamichi Adachi, UBS Securities chief economist for Japan, wrote: “The BoJ is likely to hike its policy rate at the December 19 meeting. Recent remarks and reports… suggest groundwork for a rate hike is underway.””This provided a rare rise for the yen, it also saw yields spike, with the 2-year hitting the highest level since 2008,” said Joshua Mahony, chief market analyst at Scope Markets.Oil prices surged 1.5 percent after OPEC+ confirmed it would not hike output in the first three months of 2026, citing lower seasonal demand.The decision comes amid uncertainty over the outlook for crude as traders look for indications of progress in Ukraine peace talks, which could lead to the return of Russian crude to markets.- Key figures at around 1100 GMT -London – FTSE 100: DOWN 0.1 percent at 9,712.86 pointsParis – CAC 40: DOWN 0.7 percent at 8,067.78Frankfurt – DAX: DOWN 1.3 percent at 23,529.77Tokyo – Nikkei 225: DOWN 1.9 percent at 49,303.28 (close) Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.7 percent at 26,033.26 (close)Shanghai – Composite: UP 0.7 percent at 3,914.01 (close)New York – Dow: UP 0.6 percent at 47,716.42 (close)Euro/dollar: UP at $1.1629 from $1.1604 on FridayPound/dollar: DOWN at $1.3225 from $1.3245Dollar/yen: DOWN at 155.26 yen from 156.10 yenEuro/pound: UP at 87.92 pence from 87.60 penceBrent North Sea Crude: UP 1.5 percent at $63.28 per barrelWest Texas Intermediate: UP 1.5 percent at $59.44 per barrel
Bangladesh court sentences former PM’s sister, UK lawmaker
A Bangladesh court sentenced Sheikh Rehana, sister of former premier Sheikh Hasina, to seven years in prison on Monday for corruption in a case involving the grabbing of lucrative plots in the capital.Rehana’s daughter Tulip Siddiq, who is a British lawmaker, was handed a two-year sentence in the same case, said Khan Mainul Hasan, prosecutor for the Anti-Corruption Commission (ACC).Hasina, who was given the death penalty for crimes against humanity last month, and 14 other government officials were condemned to five years of imprisonment.The 78-year-old former premier has sought refuge in India since her ouster last year following a student-led uprising, but Rehana’s whereabouts remain unknown.Siddiq, who resigned as British anti-corruption minister in January after being named in graft probes in Bangladesh, called the trial “flawed and farcical from the beginning to the end”.Hasan said the commission had details of Siddiq’s correspondence with Salahuddin Ahmed, the principal secretary to the then prime minister, exposing her role in the case.”Tulip insisted that her aunt Sheikh Hasina allocate plots for her mother and siblings, as she herself took three — one for her and two for her children,” Hasan said.”She called him (Ahmed), communicated via some encrypted apps, and even met him while she was in Dhaka.”Judge Rabiul Alam quoted verses from the Quran as he read out the judgement.”The court has full authority to try any Bangladeshi, whether the person is in the country or abroad,” he said.Hasina decried the latest verdict in a statement to AFP on Monday.”No country is free from corruption. But corruption needs to be investigated in a way that is not itself corrupt. The ACC has failed that test today,” she said.The interim government in Bangladesh would formally notify British authorities about Siddiq’s verdict, prosecutors said.Siddiq, 43, said she refused to be “distracted by the dirty politics of Bangladesh”.”The outcome of this kangaroo court is as predictable as it is unjustified,” she said in a statement.”I hope this so-called ‘verdict’ will be treated with the contempt it deserves.”Bangladesh has been in political turmoil since the end of Hasina’s rule, and violence has marred campaigning for elections slated for February 2026.The United Nations says up to 1,400 people were killed in crackdowns as Hasina tried to cling to power.
Plus de 1.000 morts en Asie après des inondations dévastatrices
Secouristes et militaires s’activent lundi pour déblayer les routes et porter assistance aux populations du Sri Lanka et d’Indonésie, touchés par des inondations qui ont causé plus de 1.000 morts et plusieurs centaines de disparus dans quatre pays d’Asie ces derniers jours.Un cyclone au Sri Lanka et une tempête exceptionnelle en Thaïlande, en Malaisie et en Indonésie, en particulier sur la grande île de Sumatra, ont provoqué des pluies torrentielle dans la région, déjà en pleine période de mousson. A Sumatra, le bilan des inondations s’est encore alourdi lundi, passant à 593 morts et 468 disparus, a annoncé l’agence de gestion des catastrophes.Ce dernier bilan, provisoire, porte à plus de 1.000 le nombre de morts dans la région dans ce récent épisode d’inondations.”L’eau m’arrivait jusqu’au cou”, témoigne auprès de l’AFP Misbahul Munir, 28 ans, habitant d’Aceh Nord, à la pointe nord de Sumatra, surpris par la montée des eaux alors qu’il était au volant de sa voiture. Dans sa maison, “l’eau monte à environ deux mètres. Tous les meubles sont abîmés”. “Je n’ai plus que les vêtements que je porte”, ajoute-t-il avant de fondre en larmes.Pour les habitants réfugiés dans les centres d’accueil, “les conditions sont préoccupantes. Il y a des femmes enceintes et des jeunes enfants”, explique-t-il, ajoutant qu'”il n’y a plus d’électricité”. Arrivé lundi matin dans le nord de l’île de Sumatra, le président indonésien Prabowo Subianto a annoncé que “la priorité du gouvernement était désormais d’envoyer immédiatement l’aide nécessaire”. Il a annoncé le déploiement d’avions et hélicoptères pour les opérations de secours, en plus des trois navires militaires déjà dépêchés dans les zones les plus touchées, où de nombreuses routes restent impraticables, en raison de la boue et des débris. Le président subit une pression croissante pour déclarer l’état d’urgence nationale face à la catastrophe naturelle la plus meurtrière du pays depuis le tremblement de terre et le tsunami qui ont fait plus de 2.000 morts aux Célèbes en 2018.Contrairement à son homologue sri-lankais, le dirigeant indonésien n’a pas lancé d’appel à l’aide internationale. – Le Sri Lanka appelle à l’aide -Dimanche, la pluie avait cessé sur l’ensemble du Sri Lanka, quand les autorités se sont lancées dans une opération de secours de grande envergure.Le gouvernement sri-lankais a utilisé des hélicoptères militaires pour secourir les personnes bloquées par les inondations et les glissements de terrain provoqués par le cyclone Ditwah. L’un d’eux s’est écrasé dimanche soir au nord de Colombo.Au moins 335 personnes ont été tuées, et 366 autres sont toujours portées disparues, selon un bilan actualisé lundi des autorités srilankaises.Le président Anura Kumara Dissanayake, qui a déclaré l’état d’urgence, s’est engagé à reconstruire les zones dévastées après la catastrophe “la plus importante de notre histoire”, a-t-il déclaré samedi dans un discours.”Ma maison est totalement inondée, je ne sais pas où aller, mais j’espère trouver un abri sûr où emmener ma famille”, dit à l’AFP Selvi, 46 ans, une habitante de la banlieue de Colombo transportant quatre sacs d’affaires.Les pertes et les dégâts sont les plus importants au Sri Lanka depuis le tsunami dévastateur de 2004.- Colère en Thaïlande -Une grande partie de l’Asie est actuellement en pleine saison de la mousson, avec de fortes pluies provoquant parfois des glissements de terrain et des crues soudaines.Or le changement climatique affecte les régimes de tempêtes, y compris la durée et l’intensité de ces précipitations, plus abondantes, avec des crues soudaines et des rafales de vent plus fortes.Ces pluies torrentielles sont responsables d’au moins 176 décès dans le sud de la Thaïlande, avec l’une des inondations les plus meurtrières que le pays ait connues depuis dix ans. Le gouvernement a mis en place des mesures d’aide, mais les critiques de la population à l’égard de la gestion de la catastrophe se multiplient, et deux responsables locaux ont été suspendus pour des manquements présumés.De l’autre côté de la frontière, en Malaisie, où de fortes pluies ont également inondé de vastes étendues de terre dans l’État de Perlis, deux personnes ont trouvé la mort.burs-sah/tc/ebe-ega/pt/vgu/pcl
Plus de 1.000 morts en Asie après des inondations dévastatrices
Secouristes et militaires s’activent lundi pour déblayer les routes et porter assistance aux populations du Sri Lanka et d’Indonésie, touchés par des inondations qui ont causé plus de 1.000 morts et plusieurs centaines de disparus dans quatre pays d’Asie ces derniers jours.Un cyclone au Sri Lanka et une tempête exceptionnelle en Thaïlande, en Malaisie et en Indonésie, en particulier sur la grande île de Sumatra, ont provoqué des pluies torrentielle dans la région, déjà en pleine période de mousson. A Sumatra, le bilan des inondations s’est encore alourdi lundi, passant à 593 morts et 468 disparus, a annoncé l’agence de gestion des catastrophes.Ce dernier bilan, provisoire, porte à plus de 1.000 le nombre de morts dans la région dans ce récent épisode d’inondations.”L’eau m’arrivait jusqu’au cou”, témoigne auprès de l’AFP Misbahul Munir, 28 ans, habitant d’Aceh Nord, à la pointe nord de Sumatra, surpris par la montée des eaux alors qu’il était au volant de sa voiture. Dans sa maison, “l’eau monte à environ deux mètres. Tous les meubles sont abîmés”. “Je n’ai plus que les vêtements que je porte”, ajoute-t-il avant de fondre en larmes.Pour les habitants réfugiés dans les centres d’accueil, “les conditions sont préoccupantes. Il y a des femmes enceintes et des jeunes enfants”, explique-t-il, ajoutant qu'”il n’y a plus d’électricité”. Arrivé lundi matin dans le nord de l’île de Sumatra, le président indonésien Prabowo Subianto a annoncé que “la priorité du gouvernement était désormais d’envoyer immédiatement l’aide nécessaire”. Il a annoncé le déploiement d’avions et hélicoptères pour les opérations de secours, en plus des trois navires militaires déjà dépêchés dans les zones les plus touchées, où de nombreuses routes restent impraticables, en raison de la boue et des débris. Le président subit une pression croissante pour déclarer l’état d’urgence nationale face à la catastrophe naturelle la plus meurtrière du pays depuis le tremblement de terre et le tsunami qui ont fait plus de 2.000 morts aux Célèbes en 2018.Contrairement à son homologue sri-lankais, le dirigeant indonésien n’a pas lancé d’appel à l’aide internationale. – Le Sri Lanka appelle à l’aide -Dimanche, la pluie avait cessé sur l’ensemble du Sri Lanka, quand les autorités se sont lancées dans une opération de secours de grande envergure.Le gouvernement sri-lankais a utilisé des hélicoptères militaires pour secourir les personnes bloquées par les inondations et les glissements de terrain provoqués par le cyclone Ditwah. L’un d’eux s’est écrasé dimanche soir au nord de Colombo.Au moins 335 personnes ont été tuées, et 366 autres sont toujours portées disparues, selon un bilan actualisé lundi des autorités srilankaises.Le président Anura Kumara Dissanayake, qui a déclaré l’état d’urgence, s’est engagé à reconstruire les zones dévastées après la catastrophe “la plus importante de notre histoire”, a-t-il déclaré samedi dans un discours.”Ma maison est totalement inondée, je ne sais pas où aller, mais j’espère trouver un abri sûr où emmener ma famille”, dit à l’AFP Selvi, 46 ans, une habitante de la banlieue de Colombo transportant quatre sacs d’affaires.Les pertes et les dégâts sont les plus importants au Sri Lanka depuis le tsunami dévastateur de 2004.- Colère en Thaïlande -Une grande partie de l’Asie est actuellement en pleine saison de la mousson, avec de fortes pluies provoquant parfois des glissements de terrain et des crues soudaines.Or le changement climatique affecte les régimes de tempêtes, y compris la durée et l’intensité de ces précipitations, plus abondantes, avec des crues soudaines et des rafales de vent plus fortes.Ces pluies torrentielles sont responsables d’au moins 176 décès dans le sud de la Thaïlande, avec l’une des inondations les plus meurtrières que le pays ait connues depuis dix ans. Le gouvernement a mis en place des mesures d’aide, mais les critiques de la population à l’égard de la gestion de la catastrophe se multiplient, et deux responsables locaux ont été suspendus pour des manquements présumés.De l’autre côté de la frontière, en Malaisie, où de fortes pluies ont également inondé de vastes étendues de terre dans l’État de Perlis, deux personnes ont trouvé la mort.burs-sah/tc/ebe-ega/pt/vgu/pcl
Groundbreaking HIV prevention shots to begin in AfricaMon, 01 Dec 2025 11:05:06 GMT
South Africa, Eswatini and Zambia were to begin on Monday administering a groundbreaking new HIV-prevention injection in the drug’s first public rollouts in Africa, which has the world’s highest HIV burden.Lenacapavir, taken twice a year, has been shown to reduce the risk of HIV transmission by more than 99.9 percent, making it functionally akin to …
Groundbreaking HIV prevention shots to begin in AfricaMon, 01 Dec 2025 11:05:06 GMT Read More »
Incendie de Hong Kong: 151 morts, les autorités disent sévir contre la “désinformation” en ligne
Les autorités de Hong Kong ont dit lundi prendre les mesures “appropriées” contre ceux qui propagent en ligne des informations non vérifiées sur l’incendie qui a ravagé un complexe résidentiel la semaine passée et dont le bilan a été relevé à 151 morts.Le sinistre qui s’est déclaré mercredi après-midi dans l’ensemble de Wang Fuk Court, dans le district de Tai Po, est l’incendie d’immeuble le plus meurtrier depuis 1980 dans le monde, à l’exclusion de feux survenus dans des nightclubs, des prisons ou des centres commerciaux, d’après des recherches dans la base de données des catastrophes de l’Université de Louvain en Belgique.La police a poursuivi lundi les recherches dans les huit tours calcinées de 31 étages et d’environ 2.000 logements, et fait de nouvelles découvertes dans les appartements, les couloirs et les escaliers.Le nombre de décès confirmés est passé de 146 à 151, a dit devant la presse un responsable de la police, Tsang Shuk-yin.L’ampleur du drame a causé un choc dans le territoire et suscité des appels à identifier les responsables de la tragédie.Les médias locaux ont rapporté samedi soir qu’un étudiant de 24 ans, Miles Kwan, à l’origine avec d’autres d’une pétition réclamant des comptes pour le pire incendie qu’ait connu la ville depuis 1948 avait été arrêté. La pétition en ligne, qui avait recueilli plus de 10.000 signatures en moins d’une journée, a été supprimée.Un journaliste de l’AFP a vu lundi Miles Kwan quitter le commissariat du district de Cheung Sha Wan en taxi, sans pouvoir recueillir de commentaire de sa part sur sa situation.Les autorités ont signifié leur intransigeance lundi. Le chef de la sécurité du territoire, Chris Tang, interrogé sur Miles Kwan et d’autres éventuelles arrestations, a dit devant la presse avoir observé ces derniers jours “des commentaires inexacts” publiés en ligne.”Certaines personnes aux motivations inavouées (cherchent) à mettre en danger la sécurité de Hong Kong et la sécurité nationale (de la Chine) et à profiter que toute la société souffre pour inciter au mécontentement contre le gouvernement en pratiquant la désinformation”, a-t-il dit.”Par conséquent, nous devons prendre les mesures appropriées, y compris des mesures de police”, a-t-il ajouté sans plus de précision.Hong Kong, rétrocédé à la Chine par le Royaume-Uni en 1997, a vu le contrôle de Pékin se resserrer avec une loi de sécurité nationale stricte passée en 2020 en réaction aux manifestations pro-démocratie.Treize personnes, 12 hommes et une femme, ont été arrêtées à ce jour dans l’enquête sur l’incendie, a dit Chan Tung, directeur de la police criminelle et de la sécurité de Hong Kong.Le complexe d’environ 2.000 logements était en cours de rénovation, mais toujours habité.L’attention s’est concentrée sur l’emploi possible de matériaux inflammables pour la rénovation, comme les filets protégeant de la poussière et de la chute d’objets, et l’usage, commun à Hong Kong, de bambou pour les échafaudages.Un responsable du gouvernement de Hong Kong, Eric Chan, a corroboré le soupçon sur les conditions de réalisation du chantier.Des échantillons de filets de protection collectés à sept endroits et à des hauteurs différentes “ne répondaient pas aux normes de résistance au feu”, a-t-il dit.
Asia floods toll tops 1,000 deaths as troops aid survivors
The toll in deadly flooding and landslides across parts of Asia climbed past 1,000 on Monday as hardest-hit Sri Lanka and Indonesia deployed military personnel to help survivors.Separate weather systems brought torrential, extended rainfall to the entire island of Sri Lanka and large parts of Indonesia’s Sumatra, southern Thailand and northern Malaysia last week.Much of the region is currently in its monsoon season but climate change is producing more extreme rain events and turbocharging storms.The relentless rains left residents clinging to rooftops awaiting rescue by boat or helicopter, and cut entire villages off from assistance.Arriving in North Sumatra on Monday, Indonesian President Prabowo Subianto said “the worst has passed, hopefully”.The government’s “priority now is how to immediately send the necessary aid”, with particular focus on several cut-off areas, he added.Prabowo has come under increasing pressure to declare a national emergency in response to flooding and landslides that have killed at least 502 people, with more than 500 still missing.Unlike his Sri Lankan counterpart, Prabowo has also avoided publicly calling for international assistance.The toll is the deadliest in a natural disaster in Indonesia since a massive 2018 earthquake and subsequent tsunami killed more than 2,000 people in Sulawesi.The government has sent three warships carrying aid and two hospital ships to some of the worst-hit areas, where many roads remain impassable.At an evacuation centre in North Aceh, 28-year-old Misbahul Munir described walking through water that reached his neck to get back to his parents.”Everything in the house was destroyed because it was submerged,” he told AFP.”I have only the clothes I am wearing,” he said in tears.”In other places, there were a lot of people who died. We are grateful that we are healthy.”- ‘Everything went under’ -In Sri Lanka, the government called for international aid and used military helicopters to reach people stranded by flooding and landslides triggered by Cyclone Ditwah.At least 355 people have been killed, Sri Lankan officials said on Monday, with another 366 still missing.Floodwaters in the capital Colombo peaked overnight.Now that the rain has stopped, there were hopes that waters would begin receding. Some shops and offices have reopened.The floodwaters came as a surprise to some around Colombo.”Every year we experience minor floods, but this is something else,” delivery driver Dinusha Sanjaya, 37, told AFP.”It is not just the amount of water, but how quickly everything went under.”Officials said the extent of the damage in the worst-affected central region was only just being revealed as relief workers cleared roads blocked by fallen trees and mudslides.President Anura Kumara Dissanayake, who declared a state of emergency to deal with the disaster, called the flooding the “largest and most challenging natural disaster in our history.”The losses and damage are the worst in Sri Lanka since the devastating 2004 Asian tsunami that killed around 31,000 people there and left more than a million homeless.- Anger in Thailand -By Sunday afternoon, rain had subsided across Sri Lanka but low-lying areas of the capital were flooded and authorities were bracing for a major relief operation.Military helicopters have been deployed to airlift stranded residents and to deliver food. One crashed just north of Colombo on Sunday, killing the pilot.The annual monsoon season often brings heavy rain, triggering landslides and flash floods.But the flooding that hit Indonesia, Thailand and Malaysia was also exacerbated by a rare tropical storm that dumped heavy rain on Sumatra island in particular.Climate change has also increased the intensity of storms, and produced more heavy rain events because a warmer atmosphere holds more moisture.The waves of rain caused flooding that killed at least 176 people in southern Thailand, authorities said Monday, one of the deadliest flood incidents in the country in a decade.The government has rolled out relief measures, but there has been growing public criticism of the flood response, and two local officials have been suspended over their alleged failures.Across the border in Malaysia, where heavy rains also inundated large stretches of land in Perlis state, two people were killed.burs-sah-abh/ami








