Face aux juges, le producteur de Werenoi se défend d’avoir violenté une amie du rappeur défunt

Le producteur de Werenoi, Babiry Sacko dit Babs, jugé jeudi à Bobigny pour violences aggravées contre une amie du rappeur décédé, a nié avoir porté le moindre coup, sans s’expliquer comment elle avait fini amochée après leur entrevue dans un bar où il venait lui réclamer un million d’euros.”Repose en paix mon frère”, avait écrit Babs à l’annonce de la mort du rappeur de 31 ans Werenoi – Jérémy Bany Owona de son vrai nom – dans un hôpital parisien le 17 mai. Mais depuis les proches de l’artiste ne font que se déchirer sur fond de conflits financiers.En survêtement Yves Saint Laurent, mâchant un chewing-gum, le producteur de 33 ans a fait une entrée nonchalante devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Bobigny, avec 1H30 de retard. Ses avocats ont fait valoir qu’il avait dû être extrait du centre de semi-liberté où il purge, jusqu’au 18 janvier, une peine due à sa condamnation dans une ancienne affaire d’extorsion avec violence.En six heures d’audience, Babs a maintes et maintes fois évoqué le “million d’euros envoyé à Jérémy pour qu’il achète un bien immobilier à Dubaï” et dont il réclame et réclamera toujours, dit-il, la restitution à Fatima B., 35 ans.Une victime que le prévenu traite sans cesse de “voleuse”, en rappelant qu’il porte plainte contre elle à Paris pour escroquerie, au déplaisir de la présidente qui tente de recentrer le débat sur les violences et le cyberharcèlement qui lui sont reprochés.Au cours de l’enquête, Fatima B. a raconté avoir grandi avec Jérémy en Seine-et-Marne avant de le retrouver en 2021 à Dubaï où elle travaillait déjà “dans l’évènementiel”, “le business”. C’est là qu’elle est devenue, a-t-elle dit, “la petite amie officieuse” du rappeur, ce que la défense de Babs conteste ironiquement en la surnommant “l’amante imaginaire”.La trentenaire relate avoir été agressée, le 22 mai à 2H00 du matin, dans l’arrière-salle d’un bar à chicha de Montreuil (Seine-Saint-Denis) par des membres de l’entourage professionnel du producteur et Babs lui-même. Sept jours d’ITT (incapacité totale de travail) lui ont été attribués pour les coups portés au corps et au visage, et le traumatisme psychologique. Elle accuse Babs de lui avoir donné la première gifle, de l’avoir étranglée, de lui avoir donné des coups de pied au pubis et de l’avoir menacée de mort, puis d’avoir volé son passeport en lui lançant: “y’a plus de Dubaï”. – “Enervé” -S’il a gardé le silence en garde à vue, Babs accepte de répondre à la présidente, qui lui fait d’abord cracher son chewing-gum. “Je n’ai commis aucune violence envers elle”, dit-il, reconnaissant seulement avoir passé douze minutes, cette nuit-là, dans le bar. Juste le temps de faire écouter des audios qui prouveraient qu'”elle a fait une magouille”, ce qu’elle a toujours contesté. Il ajoute: “Oui j’étais énervé contre Fatima. Est-ce qu’énervé veut dire +taper+? Non”.Le gérant du bar avait vu la jeune femme “bien amochée”. Lui non. Il dit ignorer comment les blessures ont pu être occasionnées…- Vous avez écrit sur vos réseaux: “Tu m’auras sur le dos jusqu’à ta mort”, lui lit la juge. – “Je confirme”, répond le prévenu.Revendiquant d’avoir promu Werenoi, l’artiste ayant vendu le plus d’albums en 2023 et 2024 en France, Babs se présente en producteur de musique “reconnu”, propriétaire de sept à huit logements, et n’ayant “pas besoin d’argent”. La partie civile, elle, ne manque pas de lui rappeler la douzaine de mentions à son casier judiciaire, pour trafic de stupéfiants, escroquerie ou extorsion avec violence.”S’il y a une victime dans cette affaire, ce n’est pas M. Sacko!”, lance Me Clarisse Serre, plaidant que Fatima B. a été “défoncée” ce soir-là. “Il est incontestable qu’il y a eu des violences”, a rappelé le procureur, même si “aucun témoin direct” n’a pu être entendu. Il a réclamé “une peine de 12 mois d’emprisonnement aménagé en semi-liberté” et “l’interdiction d’entrer en relation avec la victime pendant trois ans”.En défense, Me Mourad Batikh a demandé la relaxe, en plaidant que la parole de Fatima B. n’était “pas crédible”. Il a souligné que son client, lui, était “venu nature peinture” devant le tribunal, “sans jamais feindre” d’avoir de la peine pour la victime.Jugement attendu le 19 févier.

Cloud souverain : Amazon étend son emprise sur l’UE

Le géant mondial de l’informatique dématérialisée Amazon Web Services (AWS) a annoncé jeudi le lancement d’un “cloud souverain et indépendant” pour l’UE, renforçant sa domination dans le secteur au moment où les Européens cherchent à bâtir leur souveraineté numérique.Les États européennes veulent peu à peu se défaire de leur dépendance à l’égard des grands groupes …

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Le prince Harry va témoigner dans un nouveau procès contre la presse tabloïd à Londres

Le prince Harry, engagé dans une bataille judiciaire contre les tabloïds, va témoigner le 22 janvier devant la justice britannique lors de son procès contre l’éditeur du Daily Mail, selon le projet de calendrier d’audience consulté jeudi par l’AFP.Le fils cadet du roi Charles III ainsi que six autres personnalités, dont le chanteur Elton John …

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La Maison Blanche dit que l’Iran a suspendu 800 exécutions, ses alliés du Golfe pressent Trump de ne pas intervenir

La Maison Blanche a assuré jeudi que l’Iran avait renoncé à 800 exécutions de manifestants prévues la veille, après que ses alliés du Golfe sont intervenus auprès de Donald Trump pour le dissuader de toute attaque. “Toutes les options restent sur la table côté américain”, a ajouté la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, précisant …

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En Iran, la télévision d’Etat diffuse des “aveux” de manifestants

Le chef du pouvoir judiciaire iranien a mené lui-même, et devant les caméras de la télévision d’Etat, l’interrogatoire de manifestants arrêtés, faisant craindre aux défenseurs des droits humains des “aveux forcés” mis en scène pour instiller la peur dans le pays.Sur la séquence diffusée jeudi, Gholamhossein Mohseni Ejeï apparaît assis, entouré d’autres responsables, sous des …

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Le chef de l’ONU critique les pays qui “sonnent le glas de la coopération internationale”

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a fustigé devant l’Assemblée générale jeudi les pays qui “cherchent à sonner le glas de la coopération internationale”, sans toutefois les nommer, dans un contexte de “violations flagrantes du droit international”.Il a également réitéré être “profondément préoccupé par la répression violente en Iran”, quelques heures avant une réunion …

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France: 40 ans d'”emprise” dans une congrégation de soeurs catholiques

Gavage, chantage, abus financiers, psychologiques et spirituels: un rapport détaille un système d'”emprise” marqué par une “dérive sectaire” qui a régné pendant 40 ans au sein d’une congrégation de soeurs catholiques à Paris.Un rapport de 142 pages publié par une commission indépendante, mandatée en 2024, décrit le système mis en place chez les Bénédictines du Sacré-Coeur de Montmartre (BSCM) par l’ancienne supérieure, mère Marie-Agnès, à l'”autorité excessive et inappropriée” avec “une dérive manifeste dans tous les domaines”.Les soeurs de cette congrégation catholique avaient déjà reconnu en 2023 qu’un “système d’emprise” avait existé pendant plusieurs décennies, et demandé que la lumière soit faite sur le passé.Après avoir rencontré les 86 sœurs actuellement membres des BSCM et 28 ayant quitté la communauté, la commission fait état de 1.489 faits, allant de l’abus d’autorité au culte de la personnalité en passant par le pouvoir financier et la maltraitance physique ou psychologique.Ce système a perduré de 1969, date de l’élection de soeur Marie-Agnès en tant que prieure générale, jusqu’au début des années 2010, avec une dérive qui “s’est accentuée après 2004”.Pour les jeunes victimes poussées à s’engager “très vite” après leur recrutement s’instaure ce qu’une soeur décrit comme “un régime policier”.Car la responsable, à la personnalité “de type pervers narcissique”, a une capacité à repérer les vulnérabilité des soeurs qu’elle harcèle ensuite et manipule, souligne la commission présidée par l’ancien général Hervé Giaume.Coupées de leur famille, les religieuses doivent accepter que leurs parloirs soient écoutés et leur courrier lu. “L’espionnage, l’incitation à la délation et le chantage sont présents dans tous les prieurés et sanctuaires”, ajoute le rapport qui parle de “contexte clairement marqué par une dérive sectaire”.Le rapport détaille une “suractivité” imposée aux soeurs pour “empêcher toute prise de recul”, et une série de “violences verbales, parfois physiques” ainsi qu’une maltraitance psychologique: “infantilisation, culpabilisation, humiliation, dévalorisation”.”Je ne pouvais pas me mettre à genoux (…) et elles m’ont demandé de récurer l’entièreté des lieux à la brosse à dent et à l’éponge”, témoigne une soeur. Le rapport évoque même une “soumission médicamenteuse pour les plus récalcitrantes”.S’il n’y a pas ici de violences sexuelles, la maltraitance passe aussi par la nourriture avec des “repas forcés et déséquilibrés” et des “gavages allant jusqu’aux vomissements”. Car “il fallait (…) ressembler même physiquement” à la supérieure, a expliqué une soeur à la commission.- Héritages captés -Sur le plan financier, le rapport note que “le recrutement des jeunes filles visait manifestement les familles aisées” et que “faire +entrer de l’argent+ constituait une préoccupation constante” de mère Marie-Agnès.La congrégation “prenait en main les biens des sœurs dès le postulat”, avec parfois des “comptes bancaires et livrets vidés, héritages captés”. Un total de 857.356 euros a ainsi été prélevé sur les comptes de cinq soeurs et de la congrégation, selon le rapport. Mère Marie-Agnès, décédée en 2016, était secondée dans sa tache par deux acolytes (des soeurs40 nommées X et Y dans le rapport).Ce trio menait un “train de vie fastueux”: repas gastronomiques, vacances sur la Côte d’Azur… ainsi que des investissements immobiliers dans deux appartements et une maison près de Vernon (Nord de Paris). Le rapport note que le trio a habité “souvent en civil” dans cette maison entre 2008 et 2012, avant de la revendre avec une moins-value de 150.000 euros.La commission, qui émet 58 préconisations, appelle à plusieurs mesures de réparation (indemnisations et remboursements). Elle prône une reconnaissance officielle par l’Eglise des dérives “qu’elle n’a pas vues, ou pas voulu voir”, notamment au niveau du diocèse de Paris dont Jean-Marie Lustiger était archevêque pendant une partie des faits.Dans un communiqué le diocèse de Paris “reconnaît aujourd’hui que pendant de nombreuses années, il n’a pas exercé, en ses responsables, son propre devoir de vigilance”.La commission souligne qu’avec des “changements importants” engagés depuis 2014, la congrégation “a retrouvé aujourd’hui un fonctionnement normal mais encore fragile”.Car il est “essentiel de restaurer la confiance”, ajoute le texte.

Syrian activist Sarah Mardini acquitted of migrant trafficking in Greece

A Greek court on Thursday acquitted Syrian competitive swimmer and activist Sarah Mardini, whose rescue of her sister inspired a hit Netflix film, and 23 others of migrant trafficking in a decision applauded by top rights groups.The verdict came almost a month after the start of their trial at a court on Lesbos, ending a legal ordeal for the activists since 2018.They had been charged in the Greek island with “forming a criminal organisation” and “illegally facilitating the entry of third-country nationals into Greece”.”All defendants are acquitted of the charges” because their aim was “not to commit criminal acts but to provide humanitarian aid”, presiding judge Vassilis Papathanassiou told the court.Prosecutor Dimitris Smyrnis had earlier recommended their acquittal, emphasising that “no independent basis establishing the criminal liability of the defendants has been demonstrated”.Mardini, a 30-year-old Syrian who sought refuge in Germany in 2015, was present at the court along with her Irish-German co-defendant Sean Binder, AFP said.”Saving human lives is not a crime,” an emotional Mardini said after the verdict. “We never did anything illegal because if helping people is a crime, then we are all criminals.” – ‘Unacceptable’ -The 2022 Netflix film “The Swimmers” is inspired by the story of Mardini and her sister Yusra, who was one of 10 athletes who competed in the Rio Olympics for a Refugee Team.Their family made the perilous journey across the Aegean Sea in 2015, and the sisters saved other people from drowning along the way.”These charges should never have been brought to trial in the first place,” Amnesty International said after the acquittal.”The EU must also take note of today’s decision and introduce stronger safeguards against the criminalisation of humanitarian assistance under EU law, no one should be punished for trying to help,” it said.Human Rights Watch echoed Amnesty.”Two dozen people were subjected to a seven-year legal ordeal on baseless charges for saving lives. These abusive prosecutions have virtually shut down lifesaving work even as people continue to drown in the Aegean,” it said.This is the second time Greece has brought criminal charges against the volunteers.In 2023, they were acquitted in another case involving offences related to their humanitarian work, including “espionage”.In 2018, Mardini was part of a group of volunteer activists with the NGO ERCI trying to help migrants reach the island of Lesbos from Turkey.She was arrested at the time and spent three months in prison in Greece. Her lawyer, Zaharias Kesses, said it was “unacceptable” for such high-profile cases to drag on for so long.The aim, he argued, “was to criminalise humanitarian aid and eliminate humanitarian organisations. Before this case, thousands of volunteers were on Lesbos, whereas afterwards they were reduced to a few dozen.”