Danemark: 10.000 personnes défilent pour dénoncer les propos de Trump sur l’Afghanistan

Au moins 10.000 personnes, selon la police, ont participé samedi à Copenhague par un froid glacial à une marche silencieuse, à l’appel de l’Association danoise des anciens combattants, pour dénoncer les propos de Donald Trump relativisant l’engagement des alliés des Américains en Afghanistan.Le président américain a déclenché l’indignation du Danemark et d’autres pays alliés le 22 janvier, en affirmant que leurs troupes étaient “restées un peu loin des lignes de front” pendant les 20 ans de conflit en Afghanistan. En réponse, 44 drapeaux danois, portant les noms d’autant de soldats danois tués en Afghanistan, ont été plantés dans les parterres de fleurs devant l’ambassade américaine à Copenhague, qui les a retirés mardi avant de s’excuser de son geste.”Nous éprouvons le plus profond respect pour les vétérans danois et pour les sacrifices que les soldats danois ont consentis pour notre sécurité commune. La suppression des drapeaux ne visait nullement à nuire”, a écrit l’ambassade des Etats-Unis sur Facebook.Elle a précisé que les bacs à fleurs étaient sa propriété et n’appartenaient pas au domaine public.Vendredi, l’ambassadeur américain a lui-même planté 44 drapeaux danois dans les bacs à fleurs.Samedi, 52 nouveaux drapeaux, avec des noms, devraient les rejoindre – 44 pour les Danois morts en Afghanistan, auxquels s’ajoutent les huit morts en Irak.Réunis au Kastellet, la citadelle de Copenhague, les manifestants ont assisté à une brève cérémonie devant le monument dédié aux soldats tombés au combat avant que le cortège ne se mette en marche.- “Demande pardon, Trump!” -Certains manifestants brandissaient des drapeaux danois rouges et blancs. D’autres, vêtus d’uniformes militaires, ont marché en silence jusqu’à l’ambassade américaine située à environ deux kilomètres plus loin.Une minute de silence a été observée devant l’ambassade et une gerbe de fleurs rouges et blanches a été déposée.”La manifestation s’appelle +No Words+ (pas de mots) car cela décrit vraiment ce qu’on ressent, nous n’avons pas les mots”, explique à l’AFP le vice-président de l’association des anciens combattans, Søren Knudsen.”Evidemment, on veut aussi dire aux Américains que ce que Trump a dit est une insulte envers nous et les valeurs que nous avons défendues ensemble”, a-t-il ajouté.En tête du cortège, des manifestants portaient une grande banderole rouge sur laquelle on pouvait lire “NoWords” (Pas de mots).”Trump est tellement bête”, clamait une pancarte brandie par un participant, tandis qu’une autre, portée par un enfant, exigeait : “Demande pardon, Trump!”.”Les propos de Trump ont été très insultants”, a déclaré à l’AFP Henning Andersen, un Danois qui a servi au sein d’une mission de l’ONU à Chypre. “J’ai des amis qui étaient là-bas (ndlr, en Afghanistan). Certains d’entre eux ont été blessés et portent encore aujourd’hui les séquelles de la guerre”, a ajouté cet homme de 64 ans, quatre décorations militaires épinglées sur la poitrine de sa veste noire d’ancien combattant.Donald Trump “dit des choses dont il ignore toute la vérité”, s’est-il indigné.”Nous avons été très agréablement surpris par le soutien que nous avons reçu”, s’est réjoui our sa part le vice-président de l’association des anciens combattants danois, Søren Knudsen.Traditionnellement atlantiste, le Danemark, qui continue d’appeler les Etats-Unis son “plus proche allié” malgré les tensions autour du Groenland, a notamment combattu aux côtés des forces américaines pendant la guerre du Golfe, puis en Afghanistan et en Irak. 

A la frontière turque, des Iraniens appellent les Etats-Unis à l’aide contre les mollahs

“Ils en ont tués tellement… Nous prions pour que l’Amérique nous attaque, voilà où nous en sommes”.La quinquagénaire vient tout juste de poser son sac au poste-frontière de Kapiköy qui la sépare de l’Iran, son pays, dans l’est de la Turquie, que ses premiers mots sont pour espérer une “intervention extérieure”: “A l’intérieur de l’Iran, on ne peut rien faire, ils nous tuent. Ils ne font que ça”. Entre menaces et déclarations incendiaires de part et d’autre, Ankara déploie ses efforts de médiation pour éviter l’escalade militaire entre Washington et Téhéran, craignant les retombées sur son propre sol et une déstabilisation régionale.Ils sont un peu plus d’une centaine samedi matin, des hommes surtout, à avoir traversé le principal poste-frontière entre l’Iran et la Turquie, parfois après plus d’un douzaine d’heures de route, grosse valise ou léger sac en main, les traits tirés.Originaire de Karaj, à une demi-heure de la capitale, mariée à un Turc qu’elle s’apprête à rejoindre à Mersin (sud), Shabnan – un prénom d’emprunt – est une des rares arrivantes à s’exprimer aussi ouvertement, à condition de ne pas être filmée ni identifiable.”Nous aussi on veut être libre, voir des touristes comme en Turquie… Tout le monde nous voit comme des terroristes. Avec les mollahs on a fait un bond en arrière de 100 ans”.Elle raconte dans un souffle les deux jours de manifestations, les 8 et 9 janvier, et leur répression qui laisse le pays assommé de violence. “Ils nous tiraient dans le dos, sans qu’on puisse les voir. Même derrière nos fenêtres on était visé”, dit-elle. “Chacun a perdu des proches, des amis, des voisins, des connaissances… Comme s’ils étaient en guerre contre leur propre pays”.- “Tout va très bien” -“En deux jours, ils ont tué des dizaines de milliers de gens. Et puis ils s’en sont pris aux médecins… Enfin, ça je l’ai vu sur les télés étrangères, parce que pour la télé iranienne, tout va très bien”.Plus de 6.500 personnes ont été tuées en Iran, d’après un bilan actualisé de l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, qui enquête toujours sur plus de 17.000 décès potentiels supplémentaires.  Face au risque de conflit, la Turquie se tient prête à renforcer ses plus de 550 km de frontière avec l’Iran, déjà hérissée d’un haut mur doublé de tranchées, surmonté de barbelés sur plus de 380 km de long et patrouillé en permanence.A condition qu’ils aient un passeport, l’Iran laisse sortir ses ressortissants et la Turquie ne leur demande pas de visa pour un séjour inférieur à trois mois. En temps normal, de nombreux fêtards traversent la frontière pour quelques jours de détente dans la grande ville voisine de Van, à une centaine de kilomètres.Mais avec la crise qui frappe l’économie et la monnaie iraniennes, détonateur de la contestation fin décembre, ils sont de moins en moins nombreux, affirme à l’AFP un policier posté à Kapiköy. Ceux qui arrivent comptent généralement rentrer au pays, d’où leur extrême discrétion. Un jeune couple de Tabriz veut passer trois jours à Van, “surtout pour faire des achats”, souffle l’homme sous couvert d’anonymat. “On ne trouve plus rien de l’autre côté”.Il hasarde quelques mots d’anglais pour faire comprendre que “les arrestations continuent” mais n’en dira pas plus: “Ils fouillent nos affaires, nos téléphones, prennent nos numéros”…Le cou engoncé dans son col de fourrure noire, Abdullah Hasan, un couvreur de 27 ans, affirme de son côté surtout craindre, “s’il y a la guerre, que la frontière ferme”. “J’achète mes fournitures en Turquie, c’est devenu trop cher en Iran”, justifie-t-il.Et comme un attroupement se forme, face aux regards inquisiteurs, il s’empresse d’ajouter que “l’Iran est fort et n’a rien à craindre des Américains”.Un peu à l’écart, Rosa a posé le lourd sac en tissu qu’elle traîne depuis Ispahan, rempli de cadeaux et de confiseries pour des amis qu’elle compte retrouver à Istanbul. “On est épuisé”, lâche la jeune femme de 29 ans, livide sous sa capuche noire. Pour elle, l’intervention américaine a bien trop tardé. “C’est beaucoup trop tard maintenant. On sait qu’ils ne viendront pas pour nous mais pour le pétrole. Pour leurs propres intérêts. Nous on ne compte pas, on ne représente absolument rien”, crache-t-elle, avant de pester contrer les oreilles indiscrètes de quelques passants et de leur hurler dessus.

Le Japon et le Royaume-Uni renforcent leur coopération en matière de défense

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé samedi avoir conclu un accord avec son homologue japonaise Sanae Takaichi pour renforcer le partenariat entre les deux pays en matière de défense et de sécurité, au lendemain d’une visite en Chine conclue sous les reproches de Donald Trump.”Nous avons clairement affirmé comme priorité d’approfondir encore davantage …

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Accablés par la crise, les Cubains prônent le dialogue face aux menaces de Trump

Les Cubains, déjà accablés par la crise économique, ne cachent pas leur inquiétude face aux menaces de Donald Trump sur l’approvisionnement de leur pays en pétrole, et certains soutiennent la voie du dialogue pour éviter une aggravation de la situation.”Le mieux est qu’ils négocient, qu’on parvienne à un accord, que tout le monde s’en sorte …

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Gérard Larcher prêt à recevoir la députée Sandrine Josso, lui exprime son “soutien”

Le président du Sénat Gérard Larcher a exprimé samedi son “soutien” à la députée Sandrine Josso après la condamnation du sénateur Joël Guerriau pour l’avoir droguée à son insu, et a dit à l’AFP vouloir prendre contact avec elle “dans les prochaines jours” pour évoquer l’affaire.La députée MoDem avait adressé en fin de semaine un courrier au président de la chambre haute pour lui demander de sortir de son “silence” à son égard et de faire la lumière sur de “graves dérives” impliquant le Sénat.Mme Josso “se dit être à ma disposition pour évoquer l’ensemble des éléments de cette affaire, j’y suis bien sûr favorable et prendrai contact avec elle dans les prochains jours”, a écrit Gérard Larcher dans une déclaration à l’AFP. “Au nom du Sénat et en mon nom personnel, je tiens a exprimer mon soutien à l’égard de Mme Sandrine Josso, dont nous mesurons la souffrance face à cette épreuve”, a-t-il ajouté. L’ex-sénateur Joël Guerriau a été condamné mardi soir à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, coupable d’avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer. Lui plaide un accident et a fait appel.Une “condamnation exemplaire”, selon M. Larcher. “La justice est passée et je m’en félicite”, a-t-il ajouté.Dans un courrier dont l’AFP a obtenu copie, la députée avait dit regretter que M. Larcher ne soit jamais “venu prendre quelques minutes pour échanger” avec elle, alors qu’elle s’était plusieurs fois rendue au Sénat depuis les faits dans le cadre de sa mission gouvernementale sur la soumission chimique. Elle s’est également dite “peinée” et “surprise” face au “silence” du sénateur des Yvelines, à qui elle avait déjà écrit par deux fois depuis les faits, sans réponse selon elle. Elle s’est par ailleurs inquiétée du fait que M. Guerriau a affirmé avoir reçu la drogue auprès d’un autre sénateur.Et s’est interrogée sur des révélations de Mediapart, le média ayant affirmé que le Sénat aurait fait pression sur le gendarme audiovisuel (l’Arcom) pour mettre en garde l’émission Complément d’enquête sur France 2, dont un volet a été dédié au Sénat. Sans répondre sur ces points, Gérard Larcher a rappelé avoir “autorisé une perquisition dans les locaux du Sénat”, “transmis sans délai l’ensemble des documents requis par la Justice” et “saisi le Comité de déontologie parlementaire”.Selon lui, M. Guerriau avait “refusé, dans un premier temps, mon invitation à démissionner de son mandat”. “Je pouvais demander à Monsieur Joël Guerriau de démissionner, je ne pouvais l’y contraindre”, s’est-il défendu.”Seul le Conseil constitutionnel peut démettre un parlementaire de son mandat après une condamnation définitive, ce qui a pu susciter, je le reconnais, une certaine incompréhension”, a-t-il ajouté.

Thousands join Danish war vets’ silent march after Trump ‘insult’

Between 8,000 and 10,000 people joined an emotional silent march in Copenhagen on Saturday organised by Denmark’s Veterans’ Association to protest Donald Trump’s comments downplaying the role of non-US NATO troops in Afghanistan.The association had expected well over a thousand people to take part, and Danes braved subzero temperatures en masse to support their veterans and the 44 Danes who died in Afghanistan.Police told AFP they estimated the number of demonstrators were “at least 10,000”, while organisers put the turnout at between 8,000 and 10,000.Trump sparked outrage in Denmark and across Europe on January 22 when he said European NATO troops “stayed a little back, a little off the front lines” during the 20-year conflict in Afghanistan.The Scandinavian country fought alongside US forces during the Gulf War as well as Afghanistan and Iraq.Gathering in Copenhagen’s Kastellet, or citadel, a brief ceremony was held at the monument to fallen soldiers before the procession began.”The demonstration is called #NoWords because that really describes how we feel. We have no words,” the vice president of the association, Soren Knudsen, told AFP.”Obviously, we also want to tell Americans that what Trump said is an insult to us and the values that we defended together.”Some demonstrators waved red-and-white Danish flags and others were dressed in military uniform, as they marched quietly — no slogans or chanting — to the US embassy about two kilometres (1.2 miles) away.Most were sombre, others were visibly emotional with tears streaming down their cheeks.”We’re very happy that so many people turned out,” Knudsen told AFP outside the US embassy, pleased that veterans from the US and across Europe had also joined in.”What Trump said was very insulting,” Henning Andersen, who served as a Danish UN soldier in Cyprus, told AFP.”I have friends who were down there. Some of them were wounded, and they carry the war with them even today,” the 64-year-old said, four military medals pinned to his black veterans’ jacket.”He’s saying things he doesn’t know the full truth about.”One 58-year-old member of Denmark’s home guard, who gave her name only as Orum, also expressed anger over Trump’s remarks.”How can he even say that? It’s insulting,” she said, clad in khaki fatigues and green beret. – 44 flags -Protesters at the front of the march carried a large red banner reading “NoWords”, while others carried hand-drawn signs. One said “Trump is so dumb”, while another held by a child read “Say sorry, Trump”.In response to Trump’s claim, 44 Danish flags, which carried the names of the 44 Danish soldiers killed in Afghanistan, were placed on Tuesday in planters outside the US embassy in Copenhagen.The embassy removed the flags, before apologising and replacing them.”We have nothing but the deepest respect for Danish veterans and the sacrifices Danish soldiers have made for our shared security. There was no ill intent behind the removal of the flags,” the embassy said in a post on its Facebook page.It noted that the planters were embassy property and not in the public domain, and the initial planting of the flags had not been coordinated with the embassy.On Friday, the US ambassador placed 44 Danish flags in the flowerbeds.On Saturday, 52 additional Danish flags were added, with names inscribed on them: 44 for the Danes who died in Afghanistan, and eight others for those killed in Iraq.A minute of silence was also observed outside the embassy. One person laid down a wreath of red and white flowers.Denmark has traditionally been an ardent US ally, and continues to call Washington its “closest ally” despite tensions over Trump’s recent interest in taking over Greenland, an autonomous Danish territory.

Pakistan spin out Australia in second T20I to take series

Skipper Salman Agha hit his highest score in the shortest format before Pakistan’s spinners routed Australia by 90 runs in the second Twenty20 international in Lahore on Saturday.Agha hit a 40-ball 76 and Usman Khan smashed a 36-ball 53 as Pakistan made 198-5, their highest-ever T20I total against Australia. This was enough for Pakistan’s spin quintet who shared all ten wickets between them with Abrar Ahmed returning the best figures of 3-14 and Shadab Khan finishing with 3-26.Australia were routed for 108 in 15.4 overs, giving Pakistan their biggest T20I victory over Australia eclipsing the 66-run win in Abu Dhabi in 2018.The victory gives Pakistan an unbeatable 2-0 lead after they won the first match by 22 runs, also in Lahore, on Friday.This is Pakistan’s first T20I series win over Australia since 2018. The final match is on Sunday, also in Lahore.Despite skipper Mitchell Marsh coming back after resting on Friday, the visiting batters had little answer to Pakistan’s spin assault.Ahmed dismissed Marsh for 18, Josh Inglis for five and Matthew Short for 27.Cameroon Green top scored with a 20-ball 35 before spinner Usman Tariq dismissed him on his way to figures of 2-16.Earlier, Agha and Usman led Pakistan to a fighting total after they won the toss and batted.Agha built the innings with Saim Ayub (11-ball 23) during a second wicket stand of 55 as Pakistan scored 72 runs in the power-paly.Agha’s previous highest in all T20 cricket was 68 not out.After Babar Azam failed with a five-ball two, Usman helped Agha add another quickfire 49 for the fourth wicket before Sean Abbott broke the stand.Agha smashed four sixes and eight fours in his sixth Twenty20 half century.Pakistan added a good 61 runs in the last five overs with Usman knocking two sixes and four fours in his second T20I half century while Shadab’s knock had two sixes and a four.The Usman-Shadab fifth-wicket stand yielded 63 runs off just 39 balls.Shadab finished with an unbeaten 20-ball 28. Pacer Xavier Bartlett and spinner Matthew Kuhnemann were expensive, conceding 92 runs between them in their eight overs.