Au premier jour de son procès en appel, Marine Le Pen soutient n’avoir “rien dissimulé”

Pour sa première prise de parole à l’ouverture de son procès en appel à Paris, décisif pour la présidentielle de 2027, Marine Le Pen a soutenu mardi n’avoir eu “aucun sentiment” de commettre un délit ni “rien dissimulé” dans l’affaire des assistants d’eurodéputés FN.Au terme de deux heures et demie de rapport introductif de la présidente de la cour, Michèle Agi, la cheffe de file de l’extrême droite, 57 ans, a été appelée à la barre pour expliquer les raisons de son appel du jugement de mars 2025 qui l’a condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate.”Si un délit a été commis – et tout le monde semble dire qu’un délit a été commis -, je veux bien l’entendre. Mais je veux que la cour sache qu’en ce qui nous concerne, nous n’avions aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit lorsqu’en 2004, 2009 puis 2014 nous avons embauché nos propres assistants puis mutualisé ces assistants”, a déclaré la patronne des députés RN, veste bleu nuit et chemisier rose, dans un discours tranchant avec ses virulents démentis des faits en première instance.”Si tant est qu’une faute ait été commise”, a-t-elle insisté, le Parlement européen n’a selon elle “pas joué ce rôle d’alerte tel qu’il aurait dû (le) jouer, alors qu’il avait connaissance de l’ensemble des éléments constitutifs de ces contrats”.”Nous n’avons jamais rien dissimulé, ni dans la publication de nos organigrammes ni dans les contrats déposés”, a poursuivi Marine Le Pen.L’audience, qui se tient sous les boiseries de la première chambre du palais de justice de Paris sur l’île de la Cité, a été suspendue vers 17H40. Elle reprendra mercredi matin et doit durer jusqu’au 11 février.La justice reproche à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres prévenus d’avoir payé entre 2004 et 2016 des salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l’argent du Parlement européen.Sur les 25 condamnés en première instance, seule la moitié a fait appel.Le 31 mars, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré Marine Le Pen coupable et l’a condamnée, outre à sa peine d’inéligibilité, à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme et 100.000 euros d’amende. Un coup de tonnerre au moment où la candidate survolait les intentions de vote pour le premier tour de la prochaine présidentielle. – “Un peu étonné” -En première instance, les juges ont établi le préjudice économique du Parlement de Strasbourg à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros de fonds indûment versés mais déjà remboursés par une partie des prévenus.Au moment où l’extrême droite a le vent en poupe, avec le nombre sans précédent de 120 députés RN à l’Assemblée, Marine Le Pen, rattrapée par les pratiques des années de vaches maigres du parti, pourrait voir sa quatrième candidature à l’élection présidentielle empêchée par la justice et devoir céder la place à son poulain Jordan Bardella.Le maire de Perpignan, Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l’eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch se trouvent eux aussi de nouveau sur le banc des prévenus.Appelés à la barre à leur tour, tous ont soutenu à l’instar de leur cheffe n’avoir eu aucunement l’intention de commettre un délit. “J’ai le sentiment d’avoir été ni compris ni totalement entendu dans les explications”, a déclaré Louis Aliot aux magistrats de la cour d’appel.L’avocat du Parlement européen, qui s’est constitué partie civile, Patrick Maisonneuve, a dit “constater” l'”évolution” de la stratégie de Marine Le Pen et de ses co-prévenus, se disant “un peu étonné de cette progression, lorsque l’on a vécu, notamment (l’instruction) et la première audience, où il y avait une contestation brutale, en ce qui concerne l’accusation de détournement de fonds publics”.Si Marine Le Pen assure publiquement ne pas avoir abandonné l’espoir d’être relaxée, une déclaration de culpabilité ne l’empêcherait pas de concourir à la prochaine présidentielle à une double condition: qu’une éventuelle peine d’inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d’un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.Elle a quoi qu’il en soit indiqué que la seule décision de la cour d’appel déterminerait son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation, bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l’échéance présidentielle.Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l’opinion, l’idée d’une candidature de substitution de Jordan Bardella à l’Elysée s’étant peu à peu imposée comme la “plus probable”, selon plusieurs sondages.pab-amd-gbh-mby/cal/bfi

Au premier jour de son procès en appel, Marine Le Pen soutient n’avoir “rien dissimulé”

Pour sa première prise de parole à l’ouverture de son procès en appel à Paris, décisif pour la présidentielle de 2027, Marine Le Pen a soutenu mardi n’avoir eu “aucun sentiment” de commettre un délit ni “rien dissimulé” dans l’affaire des assistants d’eurodéputés FN.Au terme de deux heures et demie de rapport introductif de la présidente de la cour, Michèle Agi, la cheffe de file de l’extrême droite, 57 ans, a été appelée à la barre pour expliquer les raisons de son appel du jugement de mars 2025 qui l’a condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate.”Si un délit a été commis – et tout le monde semble dire qu’un délit a été commis -, je veux bien l’entendre. Mais je veux que la cour sache qu’en ce qui nous concerne, nous n’avions aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit lorsqu’en 2004, 2009 puis 2014 nous avons embauché nos propres assistants puis mutualisé ces assistants”, a déclaré la patronne des députés RN, veste bleu nuit et chemisier rose, dans un discours tranchant avec ses virulents démentis des faits en première instance.”Si tant est qu’une faute ait été commise”, a-t-elle insisté, le Parlement européen n’a selon elle “pas joué ce rôle d’alerte tel qu’il aurait dû (le) jouer, alors qu’il avait connaissance de l’ensemble des éléments constitutifs de ces contrats”.”Nous n’avons jamais rien dissimulé, ni dans la publication de nos organigrammes ni dans les contrats déposés”, a poursuivi Marine Le Pen.L’audience, qui se tient sous les boiseries de la première chambre du palais de justice de Paris sur l’île de la Cité, a été suspendue vers 17H40. Elle reprendra mercredi matin et doit durer jusqu’au 11 février.La justice reproche à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres prévenus d’avoir payé entre 2004 et 2016 des salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l’argent du Parlement européen.Sur les 25 condamnés en première instance, seule la moitié a fait appel.Le 31 mars, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré Marine Le Pen coupable et l’a condamnée, outre à sa peine d’inéligibilité, à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme et 100.000 euros d’amende. Un coup de tonnerre au moment où la candidate survolait les intentions de vote pour le premier tour de la prochaine présidentielle. – “Un peu étonné” -En première instance, les juges ont établi le préjudice économique du Parlement de Strasbourg à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros de fonds indûment versés mais déjà remboursés par une partie des prévenus.Au moment où l’extrême droite a le vent en poupe, avec le nombre sans précédent de 120 députés RN à l’Assemblée, Marine Le Pen, rattrapée par les pratiques des années de vaches maigres du parti, pourrait voir sa quatrième candidature à l’élection présidentielle empêchée par la justice et devoir céder la place à son poulain Jordan Bardella.Le maire de Perpignan, Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l’eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch se trouvent eux aussi de nouveau sur le banc des prévenus.Appelés à la barre à leur tour, tous ont soutenu à l’instar de leur cheffe n’avoir eu aucunement l’intention de commettre un délit. “J’ai le sentiment d’avoir été ni compris ni totalement entendu dans les explications”, a déclaré Louis Aliot aux magistrats de la cour d’appel.L’avocat du Parlement européen, qui s’est constitué partie civile, Patrick Maisonneuve, a dit “constater” l'”évolution” de la stratégie de Marine Le Pen et de ses co-prévenus, se disant “un peu étonné de cette progression, lorsque l’on a vécu, notamment (l’instruction) et la première audience, où il y avait une contestation brutale, en ce qui concerne l’accusation de détournement de fonds publics”.Si Marine Le Pen assure publiquement ne pas avoir abandonné l’espoir d’être relaxée, une déclaration de culpabilité ne l’empêcherait pas de concourir à la prochaine présidentielle à une double condition: qu’une éventuelle peine d’inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d’un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.Elle a quoi qu’il en soit indiqué que la seule décision de la cour d’appel déterminerait son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation, bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l’échéance présidentielle.Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l’opinion, l’idée d’une candidature de substitution de Jordan Bardella à l’Elysée s’étant peu à peu imposée comme la “plus probable”, selon plusieurs sondages.pab-amd-gbh-mby/cal/bfi

Au premier jour de son procès en appel, Marine Le Pen soutient n’avoir “rien dissimulé”

Pour sa première prise de parole à l’ouverture de son procès en appel à Paris, décisif pour la présidentielle de 2027, Marine Le Pen a soutenu mardi n’avoir eu “aucun sentiment” de commettre un délit ni “rien dissimulé” dans l’affaire des assistants d’eurodéputés FN.Au terme de deux heures et demie de rapport introductif de la présidente de la cour, Michèle Agi, la cheffe de file de l’extrême droite, 57 ans, a été appelée à la barre pour expliquer les raisons de son appel du jugement de mars 2025 qui l’a condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate.”Si un délit a été commis – et tout le monde semble dire qu’un délit a été commis -, je veux bien l’entendre. Mais je veux que la cour sache qu’en ce qui nous concerne, nous n’avions aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit lorsqu’en 2004, 2009 puis 2014 nous avons embauché nos propres assistants puis mutualisé ces assistants”, a déclaré la patronne des députés RN, veste bleu nuit et chemisier rose, dans un discours tranchant avec ses virulents démentis des faits en première instance.”Si tant est qu’une faute ait été commise”, a-t-elle insisté, le Parlement européen n’a selon elle “pas joué ce rôle d’alerte tel qu’il aurait dû (le) jouer, alors qu’il avait connaissance de l’ensemble des éléments constitutifs de ces contrats”.”Nous n’avons jamais rien dissimulé, ni dans la publication de nos organigrammes ni dans les contrats déposés”, a poursuivi Marine Le Pen.L’audience, qui se tient sous les boiseries de la première chambre du palais de justice de Paris sur l’île de la Cité, a été suspendue vers 17H40. Elle reprendra mercredi matin et doit durer jusqu’au 11 février.La justice reproche à Marine Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres prévenus d’avoir payé entre 2004 et 2016 des salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l’argent du Parlement européen.Sur les 25 condamnés en première instance, seule la moitié a fait appel.Le 31 mars, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré Marine Le Pen coupable et l’a condamnée, outre à sa peine d’inéligibilité, à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme et 100.000 euros d’amende. Un coup de tonnerre au moment où la candidate survolait les intentions de vote pour le premier tour de la prochaine présidentielle. – “Un peu étonné” -En première instance, les juges ont établi le préjudice économique du Parlement de Strasbourg à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros de fonds indûment versés mais déjà remboursés par une partie des prévenus.Au moment où l’extrême droite a le vent en poupe, avec le nombre sans précédent de 120 députés RN à l’Assemblée, Marine Le Pen, rattrapée par les pratiques des années de vaches maigres du parti, pourrait voir sa quatrième candidature à l’élection présidentielle empêchée par la justice et devoir céder la place à son poulain Jordan Bardella.Le maire de Perpignan, Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l’eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch se trouvent eux aussi de nouveau sur le banc des prévenus.Appelés à la barre à leur tour, tous ont soutenu à l’instar de leur cheffe n’avoir eu aucunement l’intention de commettre un délit. “J’ai le sentiment d’avoir été ni compris ni totalement entendu dans les explications”, a déclaré Louis Aliot aux magistrats de la cour d’appel.L’avocat du Parlement européen, qui s’est constitué partie civile, Patrick Maisonneuve, a dit “constater” l'”évolution” de la stratégie de Marine Le Pen et de ses co-prévenus, se disant “un peu étonné de cette progression, lorsque l’on a vécu, notamment (l’instruction) et la première audience, où il y avait une contestation brutale, en ce qui concerne l’accusation de détournement de fonds publics”.Si Marine Le Pen assure publiquement ne pas avoir abandonné l’espoir d’être relaxée, une déclaration de culpabilité ne l’empêcherait pas de concourir à la prochaine présidentielle à une double condition: qu’une éventuelle peine d’inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d’un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.Elle a quoi qu’il en soit indiqué que la seule décision de la cour d’appel déterminerait son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation, bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l’échéance présidentielle.Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l’opinion, l’idée d’une candidature de substitution de Jordan Bardella à l’Elysée s’étant peu à peu imposée comme la “plus probable”, selon plusieurs sondages.pab-amd-gbh-mby/cal/bfi

“Un coup dur”: le Salon de l’agriculture bousculé par l’absence inédite de vaches

“Un coup dur”: le Salon de l’agriculture devra se passer de vaches, les éleveurs refusant d’amener leurs animaux par “crainte” et par “solidarité” avec ceux touchés par la dermatose nodulaire. Les organisateurs appellent à présent à une édition “sans tensions”, malgré les manifestations.C’est une première dans l’histoire du salon parisien créé en 1964: les organismes de sélection des races bovines ont décidé de ne pas présenter de bovins au concours général agricole et refusé la présence, même symbolique, de quelques vaches, dont Biguine, l’égérie brahman venue de Martinique.C’est “un coup dur pour le salon”, qui laisse ses organisateurs “profondément attristés”, a déclaré mardi à la presse son président, Jérôme Despey, ajoutant respecter le choix des éleveurs.Cette décision intervient alors même que “85% des bovins” parmi les 500 à 600 qui devaient concourir venaient de zones indemnes de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Mais le protocole sanitaire pourtant strict du salon – qui s’ouvre cette année le 21 février – n’a pas convaincu: “quand on élève pendant plusieurs années des bêtes de concours, on peut comprendre la peur des éleveurs” qui ont choisi de ne pas transporter leurs meilleurs animaux, a expliqué Arnaud Lemoine, directeur du Ceneca, organisateur du salon.C’est aussi une première en 132 éditions du Concours général agricole qui ne récompense pas que les bovins mais aussi d’autres productions animales ainsi que des centaines de produits du terroir.Une médaille au concours général assure souvent aux producteurs de vins, saucissons et viandes récompensés “20% de revenus”.Les autres animaux (cochons, ovins, chiens, chats, chevaux et ânes) seront bien présents ainsi que les milliers d’exposants de produits de différentes régions.- Des débats, “pas des combats” – Arnaud Lemoine a aussi souligné la “solidarité” des organismes de sélection avec les éleveurs des zones touchées par la maladie, dont les animaux sont bloqués en attendant la levée des restrictions le temps que l’immunité vaccinale se construise.La gestion par l’Etat de l’épizootie de DNC a relancé le mouvement de contestation agricole, nourri par l’accord de libre-échange UE-Mercosur mais aussi par le ras-le-bol général de la profession. Les manifestations ont pris une nouvelle dimension depuis jeudi dernier avec des défilés de tracteurs dans Paris de tous les syndicats, avec la FNSEA à la manoeuvre mardi.La période avant le Salon de l’agriculture est traditionnellement celle où les agriculteurs font pression sur les politiques, qui viennent ensuite défiler parmi les stands pour montrer leur proximité avec le monde rural. Ils seront cette année en campagne pour les élections municipales de mars.En 2024, le premier jour du salon avait été fortement perturbé par des agriculteurs prêts à en découdre avec le président Emmanuel Macron. L’événement avait ouvert au public plus tardivement, dans une atmosphère tendue.Des manifestations avaient fait peser des craintes sur l’édition 2025, qui s’est finalement tenue dans le calme.”On ne peut pas mettre la pression sur le salon (…) chaque année pour des raisons différentes aussi importantes soient-elles (…) On n’a pas de problème avec les débats” mais “pas de combats”, a lancé Arnaud Lemoine, appelant au “respect des visiteurs”, qui sont en moyenne 600.000 à venir chaque année.Les organisateurs souhaitent un salon de la “solidarité” mais “pas un salon des tensions”. Jérôme Despey a d’ailleurs lancé le nouveau slogan de l’événement “venir c’est soutenir” l’agriculture française.”Il n’y aura pas de vaches mais il y aura tout le reste et même un peu plus, il nous reste un mois et demi pour être à la hauteur”, a ajouté Arnaud Lemoine, refusant de donner le nombre de visiteurs nécessaire pour maintenir la rentabilité de l’événement.L’absence de vaches et de l’égérie, qui sera même retirée de l’affiche au grand désespoir des éleveurs d’outremer pour la première fois mis à l’honneur, risque en effet d’avoir un impact sur la fréquentation de ce salon grand public.Une conférence de presse aura lieu début février pour annoncer le programme remodelé de l’événement.

La vie “bouleversée” de la directrice des Baumettes menacée d’un “contrat” par la DZ Mafia

“Ce que vous avez publié a bouleversé ma vie”, lance l’ancienne directrice de la prison des Baumettes, exfiltrée de son poste après avoir été menacée par un “contrat” de la DZ Mafia, relayé sur les réseaux sociaux par deux détenus jugés mardi à Marseille.Fin 2024, une “offre d’emploi” rémunérée 120.000 euros est affichée en ligne “pour tuer un représentant de l’État” et revendiquée par le groupe criminel DZ Mafia, nébuleuse majeure du narcotrafic marseillais, expose mardi la présidente du tribunal correctionnel de Marseille.Cette annonce visant notamment la directrice de la prison des Baumettes, l’un des plus grands établissements pénitentiaires de France, est repostée par deux trentenaires, Othmane B. et Sabrina M., sur leurs comptes Snapchat respectifs depuis leurs cellules en mars 2025.”J’ai demandé à mon administration de me protéger. Je suis partie de Marseille en 15 jours pour un poste que je n’ai pas choisi, je suis partie toute seule à Paris pour sauver ma vie”, a poursuivi la fonctionnaire, en uniforme à la barre des témoins, où elle s’exprime pour la première fois publiquement dans cette affaire toujours en cours d’instruction.Sous escorte policière depuis un an, l’ancienne directrice vit “à l’isolement”. “Vous avez brisé ma vie. Je ne vais pas bien du tout”, poursuit-elle à l’attention d’Othmane B., qui comparait en visioconférence depuis la prison de l’ouest de la France où il purge une lourde peine.- “J’ai fait le con” -Propriétaire du compte Snapchat +cellule frappe+, il reconnaît avoir republié le “contrat” mais assure ne “pas avoir lu” le contenu. “J’ai fait le con, je suis désolé d’avoir participé à 1% de toute cette bêtise.”Dans ses explications laborieuses, il indique avoir réutilisé la publication car l’en-tête comportait le mot “DZ”, référence à ses “origines algériennes” DZ étant le code internet de l’Algérie. Et ajoute avoir voulu “gagner de nouveaux abonnés” sur ses réseaux.Pour la procureure, les deux prévenus “ne sont pas au cœur de la DZ mafia mais dans ses marges”. “Les réseaux sociaux diffusent leurs idées, leurs messages, promettent des montagnes de cash. C’est par les réseaux sociaux qu’ils recrutent. La republication, ce n’est pas anodin. On ne peut pas se déresponsabiliser”, estime la magistrate.Originaire de Marseille, la deuxième mise en cause a refusé de comparaître depuis sa prison. Lors de sa garde à vue, la jeune femme avait déclaré n’avoir “aucune animosité” contre la directrice des Baumettes, qu’elle a connue lors de sa détention. Elle a posté la “story” du contrat pour montrer qu’à Marseille “les gens sont fous”.La procureure a requis deux ans de prison dont six mois avec sursis probatoire et mandat de dépôt a l’encontre des deux prévenus pour “apologie publique de crime” et “menace, violence ou acte d’intimidation envers un dépositaire de l’autorité publique pour qu’il s’abstienne d’un acte de sa fonction”.Le jugement a été mis en délibéré au 28 janvier.Concernant l’enquête sur les menaces de mort contre la direction des Baumettes, dont le chef de la détention était également visé, deux suspects ont été mis en examen pour “tentative d’homicide volontaire avec préméditation” après avoir été interpellés en décembre 2024 aux abords de la maison d’arrêt lors d’une course-poursuite au cours de laquelle ils se sont débarrassés d’un sac contenant une arme.Au moment de quitter le tribunal, l’ancienne directrice de la prison a remis son gilet pare-balles, rappelant la menace qui pèse toujours sur elle.

Entre Nuuk et Copenhague, l’indépendance du Groenland envisagée prudemment

Nation au sein du royaume du Danemark, le Groenland veut s’émanciper de la tutelle de Copenhague mais si la marche à suivre est claire, les dirigeants de l’île arctique avancent prudemment sous l’œil intéressé de Donald Trump.”Nous avons un accord avec nos concitoyens groenlandais, selon lequel ils décident de leur avenir librement”, explique à l’AFP …

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Groenland : rencontre à haut risque mercredi à la Maison Blanche pour les représentants danois et groenlandais

Des dirigeants du Danemark et du Groenland rencontreront mercredi à la Maison Blanche le vice-président américain JD Vance, qui avait tenu des propos très durs envers Copenhague l’an dernier, pour une réunion sous haute tension concernant l’avenir de ce territoire autonome.En amont, le Premier ministre groenlandais a prévenu mardi, au cours d’une conférence de presse …

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Attentat près de la tour Eiffel en 2023: le juge antiterroriste a terminé ses investigations

Le juge d’instruction antiterroriste saisi de l’attaque au couteau ayant coûté la vie à un touriste germano-philippin près de la tour Eiffel en décembre 2023 a terminé ses investigations lundi, le suspect revendiquant toujours, deux ans plus tard, son allégeance au groupe Etat islamique.Le 6 décembre 2023, Armand Rajabpour-Miyandoab, un ressortissant franco-iranien, a été mis en examen et placé en détention provisoire à l’isolement dans la foulée de cette attaque, au cours de laquelle il a aussi blessé deux personnes à coups de marteau. Il a ensuite été déchu de sa nationalité française.Lundi, le magistrat instructeur antiterroriste en charge de son dossier a terminé ses investigations, a indiqué mardi à l’AFP une source judiciaire. “C’est quelqu’un qui revendique encore aujourd’hui son allégeance et la nature terroriste de son acte”, a ajouté par ailleurs une source proche du dossier.Contactée, son avocate Clémentine Perros n’a pas souhaité commenter.En décembre 2023, le suspect avait longuement parlé lors de sa garde à vue.Il avait affirmé avoir répondu à un “appel fin octobre de l’Etat islamique, demandant à tuer des juifs”, avait précisé une source judiciaire après son interrogatoire. Il disait ainsi avoir agi “en réponse aux exactions, selon lui, de l’Etat d’Israël sur la bande de Gaza”.Il avait également indiqué, d’après une source proche de l’enquête, ne pas avoir supporté que la tour Eiffel ait été illuminée “aux couleurs d’Israël” après les massacres commis par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023.- “Plusieurs cibles” -Il avait précisé avoir envisagé “plusieurs cibles”, et notamment le jardin mémoriel des enfants du Vel d’Hiv, en mémoire des enfants juifs raflés les 16 et 17 juillet 1942 pendant la Shoah. “Il y avait des sites juifs envisagés, mais pas que”, avait ajouté la source judiciaire.Plus précisément, sa mise en examen a été prononcée pour assassinat et tentative d’assassinat, en relation avec une entreprise terroriste et en état de récidive légale, et pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.Au moment de l’attaque, les parents et une proche avaient été placés en garde à vue. Ses parents, “très attachés à la France”, avaient été vite remis en liberté, d’après la source proche de l’enquête.La proche, une femme de la “sphère jihadiste”, avait reçu une proposition de mariage d’Armand Rajabpour-Miyandoab et l’avait vu “la veille” de son passage à l’acte, selon cette source. Elle avait aussi vu sa garde à vue levée sans poursuites.Les investigations se sont finalement resserrées sur Armand Rajabpour-Miyandoab, seul mis en examen à la clôture du dossier, selon une autre source proche.Armand Rajabpour-Miyandoab avait déjà été condamné à cinq ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs terroriste, après un projet d’action violente à La Défense, le quartier des affaires à l’ouest de Paris, en 2016. Il était sorti en mars 2020 de prison, avec une injonction de soins “impliquant un suivi psychiatrique resserré et contrôlé par un médecin coordinateur” jusqu’à la fin de la mise à l’épreuve le 26 avril 2023, selon le Pnat.L’attentat avait mis sous pression le gouvernement, deux mois à peine après celui d’Arras (Pas-de-Calais), qui a coûté la vie à l’enseignant Dominique Bernard.

Agriculture: Lecornu promet un projet de “loi d’urgence” pour mars

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis mardi aux agriculteurs qu’il présenterait en mars un projet de “loi d’urgence” sur la politique de l’eau, la “prédation” du loup et les “moyens de production”, qui sera examiné par le Parlement “avant l’été”.Ce texte était réclamé depuis plusieurs semaines par la FNSEA, premier syndicat agricole, qui manifeste mardi à Paris avec ses tracteurs et ses alliés des Jeunes agriculteurs (JA), tout comme les autres mesures déroulées par le Premier ministre sur X.”J’ai demandé à la ministre Annie Genevard de préparer pour le Salon de l’agriculture une loi d’urgence agricole autour de plusieurs priorités: eau, prédation, moyens de production”, a indiqué le Premier ministre. Le projet devra “associer en amont toutes les forces politiques parlementaires” et “d’autres simplifications peuvent être prises dans les prochaines semaines”, a-t-il ajouté. La période précédant le Salon de l’agriculture, qui se tiendra du 21 février au 1er mars, a été propice aux annonces politiques en faveur des agriculteurs au cours des trois derniers hivers de contestation agricole.En attendant le texte de loi, le Premier ministre a ajouté qu’un “cap clair” sur la politique de l’eau serait par ailleurs “fixé d’ici le salon”. Cette question concentrait les demandes de la FNSEA, qui réclame depuis des années des “moyens pour produire” (eau, pesticides, etc.).Sébastien Lecornu a aussi demandé, d’ici la présentation du projet de loi, un “moratoire sur toutes les décisions relatives” à cette question de l’eau et la suspension des “textes fixant les volumes d’eau prélevables jusqu’à septembre”.”Je demande aux préfets de me remonter directement les projets hydrauliques agricoles bloqués sur les territoires: je veux en libérer un maximum”, a-t-il ajouté.La question des retenues d’eau destinées à l’irrigation, et surtout des bassines, a fait l’objet de tensions ces derniers mois.Sébastien Lecornu se dit aussi “prêt à demander à la Commission européenne de faire évoluer le cadre existant” de la directive nitrates, qui encadre notamment les plans d’épandages d’engrais par les agriculteurs sur leurs champs, un texte en “totale déconnexion du terrain”, selon la FNSEA.”En attendant, avant le salon de l’agriculture, les préfets concernés et leurs services seront réunis” pour étudier “les possibilités de dérogation” à cette directive européenne, a-t-il précisé, demandant du “discernement” lors des contrôles par l’Etat d’exploitations agricoles.Cela s’ajoute à un paquet de “300 millions d’euros” annoncé vendredi et qui contient des mesures prévues à la fois dans le budget, et donc soumises au vote des parlementaires, et d’autres déjà égrainées ces dernières semaines par le gouvernement pour répondre à la crise agricole.