L’heure du réquisitoire au procès en appel sur l’assassinat de Samuel Paty

Les avocates générales prennent vendredi leurs réquisitions contre quatre hommes jugés en appel pour leur rôle dans l’assassinat du professeur Samuel Paty, décapité par un islamiste radical pour avoir montré des caricatures du Prophète Mahomet dans son cours sur la liberté d’expression.Initialement prévu vendredi, le verdict de la cour d’assises spéciale de Paris a été repoussé à lundi, au terme de cinq semaines d’une audience houleuse sur ce crime commis le 16 octobre 2020 par Abdoullakh Anzorov, près du collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Ce jihadiste tchétchène de 18 ans avait été abattu par la police, qu’il menaçait.Un parent d’élèves, Brahim Chnina, aujourd’hui âgé de 54 ans, et un militant islamiste aguerri, Abdelhahim Sefrioui, 66 ans, comparaissent pour avoir été les artisans de la campagne de haine en ligne contre le professeur d’histoire-géographie, dont Anzorov avait pris connaissance sur les réseaux sociaux. En première instance, ils avaient été respectivement condamnés à 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste.Deux proches d’Anzorov, originaires comme lui du quartier de la Madeleine à Evreux, répondent de complicité d’assassinat. Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, condamnés à seize ans de réclusion en 2024, disent ne pas avoir eu conscience de la dérive jihadiste de leur ami, ni du crime qu’il préparait. Ils ne présentent pas un profil d’islamistes radicaux.Si Brahim Chnina a exprimé sa “honte” et ses regrets pour la cabale en ligne, cela n’a pas été le cas d’Abdelhakim Sefrioui: entre deux digressions théologico-politiques, il s’est posé en héraut des droits des musulmans, livré à la “vindicte” publique par les autorités françaises avec la complicité de “médias aux ordres”. Les deux hommes nient que leur campagne ait été déclenchée par la question du blasphème ou les caricatures, même si Abdelhakim Sefrioui a affirmé que celles-ci n’étaient “acceptées par aucun musulman”. Au moment des faits, Al-Qaïda venait de menacer de nouveau la France après la republication de ses caricatures par Charlie Hebdo à l’occasion du procès des attentats de janvier 2015. Et le 25 septembre, deux personnes avaient été blessées lors d’une attaque jihadiste devant les anciens locaux parisiens de l’hebdomadaire.- Débats éprouvants -Abdelhakim Sefrioui affirme avoir agi contre ce qu’il pensait alors être une “stigmatisation” des élèves musulmans par Samuel Paty; quant à Brahim Chnina, il n’aurait été animé que par la colère de ce qu’il pensait être une injustice faite à sa fille, élève du collège.Pour dissimuler une exclusion pour indiscipline, celle-ci avait affirmé à ses parents que Samuel Paty avait demandé aux élèves musulmans de sortir de son cours au moment de montrer des caricatures. Ces lignes de défense ont été fragilisées par les témoignages de la fille d’Abdelhakim Sefrioui et de la principale du collège, ainsi que par les contenus des messages et des vidéos d’une cabale qui ne s’est arrêtée qu’avec la mort du professeur.Accusation et parties civiles campent sur la ligne du verdict de première instance: selon la première cour d’assises, en lançant une “véritable fatwa numérique” contre Samuel Paty, les deux hommes “savaient nécessairement” que cette campagne pouvait “conduire à des réactions violentes, voire mortelles, de la part d’individus radicalisés” et étaient “conscients de la réalité de la menace terroriste” qu’ils faisaient peser sur leur cible.Pour la défense, au contraire, les deux hommes n’avaient ni conscience du crime à venir ni intention qu’il advienne. Une confirmation de la condamnation marquerait une vision bien trop extensive de l’incrimination d’association de malfaiteurs terroriste, selon leurs avocats.Eprouvants pour la famille de Samuel Paty, les débats ont été hachés par une succession d’incidents et de contentieux soulevés par la défense. Fait rarissime, deux magistrates assesseures ont été écartées de la cour après que la défense a mis en doute leur impartialité. Les variations dans les deux auditions successives du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui a par ailleurs pris l’initiative étonnante d’écrire directement à la présidente de la cour pour lui préciser sa pensée et sa conviction de la culpabilité de Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui, ont occupé plusieurs jours la cour. Avec du côté de la défense, la volonté évidente de fourbir ses armes en cas de pourvoi en cassation.

India moves closer to dengue vaccine as final trials underway

As dengue surges globally, an Indian vaccine candidate has entered the final stage of testing, raising hopes for one of the world’s first single-dose shots against the deadly mosquito-borne disease.Dengue, which causes severe flu-like symptoms and debilitating body aches, has exploded globally, fuelled by rising temperatures and densely populated cities. The World Health Organization (WHO) says that almost half the world’s population is now at risk, with 100–400 million infections every year. India alone has recorded over one million cases and at least 1,500 deaths since 2021.Hoping to stem the global epidemic, Panacea Biotec has begun final Phase III trials of its vaccine, DengiAll, which has been pursuing for nearly 15 years. More than 10,000 volunteers across the country are enrolled in the study, overseen by the Indian Council of Medical Research, with the vaccine on track for rollout as early as next year if the trial results are favourable.”We will try to get this vaccine out there as soon as possible,” Syed Khalid Ali, chief scientific officer of Panacea, told AFP in New Delhi.Doctor Ekta Gupta, professor of clinical virology at the Institute of Liver and Biliary Sciences in New Delhi, said dengue was now considered hyperendemic in India, with all four virus serotypes circulating simultaneously.”This vaccine is very much needed right now to control the occurrence of these cases, or at least prevent the severity.”- Climate change -Monsoon outbreaks regularly push Indian hospitals to their limits, crowding urban wards and leaving rural regions grappling with late diagnoses and poor access to care.Higher temperatures and changing rainfall patterns create ideal conditions for Aedes mosquitoes — the vectors of dengue — to reproduce and spread the virus.Children are particularly vulnerable to the more severe form, called dengue hemorrhagic fever, as they are more likely to suffer low platelet counts and shock.Participants in Phase III trials, which started in 2024, were randomly assigned to receive either the vaccine or a placebo, with the results expected later this year.Vaccines against all four dengue serotypes have long posed a scientific challenge. Immunity to one strain does not protect against others, and secondary infections can be more severe. Most existing candidates require multiple doses.If approved, DengiAll would become one of the world’s first single-dose dengue vaccines, following Brazil’s approval of a similar shot last year.It would also be the first such vaccine available in India, where no dengue shot is currently licensed for public use.”We will be the second (single-dose) vaccine to come out… But in India and several lower-middle-income countries, we will be the first ones to roll out the dengue vaccine,” Ali said.The candidate is based on a tetravalent strain originally developed by the US National Institutes of Health. – ‘Hope for future’ -Panacea is the most advanced of three Indian firms licensed to use the strain, having developed its own formulation and secured a process patent.Inside the company’s research labs, doctor Priyanka Priyadarsiny, head of biological R&D, said vaccine development involves several steps, from proof-of-concept studies to regulatory checks. “We are extremely cautious about purity, safety and adverse effects,” she said. “Only after meeting regulatory specifications can a product be considered safe for public use.”At present, the WHO recommends only one dengue vaccine, Qdenga, produced by Japan’s Takeda for children aged six to 16 in high-transmission settings. Qdenga, which requires two doses administered three months apart, is not currently available in India.Ali said DengiAll could be given to people aged one to 60 and is expected to offer long-term protection.In India, final approval would come from the Drug Controller General of India, while WHO prequalification would be required for large-scale international use.Experts say a successful Indian-made vaccine could be key to affordability and mass rollout in lower-income countries. Virologist and Oxford University fellow Shahid Jameel — who is not connected with the trial warned dengue incidence could rise by 50–75 percent by 2050 under current climate change trends.Still, he cautioned that only Phase III results would determine whether a candidate meets the criteria for a safe and effective dengue vaccine.”Phase III testing and follow-up are needed to show if the above conditions are met,” he told AFP. “Only then can we have a useful dengue vaccine. It is still early days, but there is hope for the future.”

Bateau intercepté: Cuba dit les Etats-Unis prêts à “coopérer” à l’enquête

Cuba a affirmé jeudi que les Etats-Unis s’étaient dits prêts à “coopérer” à l’enquête sur l’échange de tirs meurtrier survenu mercredi au large de ses côtes, assurant que l’île se défendrait contre toute “agression terroriste”. La Havane a dénoncé mercredi une tentative d’”infiltration à des fins terroristes” d’un groupe armé après avoir abattu au large de …

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L’Iran salue de “bons progrès”, nouveaux pourparlers avec Washington “dans moins d’une semaine”

De “très bons progrès”: l’Iran s’est montré confiant jeudi soir après des discussions indirectes à Genève avec les Etats-Unis, et a annoncé une probable nouvelle session dans moins d’une semaine. Ces pourparlers apparaissent comme ceux de la dernière chance pour éviter une confrontation militaire après un déploiement américain massif au Moyen-Orient.Donald Trump avait lancé le 19 …

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Affaire Epstein: auditionnée, Hillary Clinton juge que c’est Trump qui doit être entendu

L’ex-cheffe de la diplomatie américaine Hillary Clinton a contre-attaqué jeudi, lors de son audition devant une commission d’enquête parlementaire sur les relations de son couple avec Jeffrey Epstein, en réclamant que Donald Trump soit entendu sur ses liens avec le criminel sexuel.Au terme de l’audition, elle a répété devant la presse ce qu’elle a toujours …

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Aux procès des réseaux sociaux, une Américaine assure que YouTube et Instagram ont nourri sa dépression

L’Américaine de 20 ans au centre d’un procès phare contre les réseaux sociaux a assuré jeudi que YouTube et Instagram avaient alimenté sa dépression et ses idées suicidaires, une dégradation de sa santé mentale que la défense a attribuée à son enfance difficile dans une famille dysfonctionnelle. “Nerveuse” dans sa robe rose fleurie, Kaley G.M., a …

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Asian markets fluctuate after healthy week of tech gains

Markets stuttered Friday as traders took their foot off the pedal at the end of a healthy week in Asia, where tech firms rallied on a reassessment of AI investments.After surging for the past two years on a rush into all things linked to artificial intelligence, Wall Street’s Magnificent Seven tech titans have been slow out of the blocks this year amid concerns about extended valuations and profitability.Worries about the impact of new tools that many warn pose a risk to a range of companies were compounded by a report on Sunday that signified parts of the global economy that could be at risk from the new gadgets, including credit card and food delivery firms.That uncertainty has seen a shift from “downstream” companies that run apps and software to “upstream” firms such as chipmakers, many of which are based in Asia.That was highlighted this week by another Wall Street sell-off, despite Nvidia reporting quarterly profits more than doubled, projecting more strong growth for the coming period.Analysts said the losses showed firms needed to far exceed even elevated forecasts, making it even harder to please investors who have been piling into tech in recent years.”Market expectations were already very elevated and part of the positive results had been priced in,” said City Index’s Julian Pineda.”There are also concerns related to stretched valuations and Nvidia’s dependence on capital spending by large technology companies investing in AI infrastructure. “If the pace of AI investment moderates due to cost optimisation efforts, it could indirectly affect Nvidia’s growth outlook.”Most of Wall Street fell, with the Nasdaq shedding more than one percent.Asia was mixed, with the Supreme Court’s decision last Friday to slap down many of US President Donald Trump’s tariffs seen largely benefiting regional economies.Hong Kong, Singapore and Wellington edged up, while Sydney and Shanghai shifted between gains and losses.But Seoul sank more than one percent, having chalked up gains of around 8.5 percent this week thanks to a surge in market heavyweights Samsung and SK hynix. Tokyo, Manila and Jakarta also fell.The yen extended a minor recovery against the dollar after a top Bank of Japan board member again urged officials to continue hiking interest rates.However, the case for a pause was boosted by data showing Tokyo’s inflation — seen as a barometer for the country — cooled last month.The currency came under pressure this week after Prime Minister Sanae Takaichi nominated two academics to the BoJ board who are considered policy doves, days after reports said she had told its boss Kazuo Ueda of her concern about tightening further.Oil prices slipped after mediators said Iran and the United States made “significant progress” in nuclear talks Thursday as they look to avert a war in the crude-rich Middle East. The two sides agreed to further discussions next week in Austria.The Oman-mediated negotiations follow repeated threats from Trump to strike Tehran, with the US president last Thursday giving it 15 days to reach a deal.- Key figures at around 0230 GMT -Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.4 percent at 58,528.09 (break)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.2 percent at 26,427.58Shanghai – Composite: FLAT at 4,146.82Dollar/yen: DOWN at 155.85 yen from 156.11 yen on ThursdayEuro/dollar: DOWN at $1.1796 from $1.1799Pound/dollar: DOWN at $1.3484 from $1.3489Euro/pound: UP at 87.49 pence from 87.47 penceWest Texas Intermediate: DOWN 0.3 percent at $65.02 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 0.3 percent at $70.54 per barrelNew York – Dow: UP less than 0.1 percent at 49,499.20 (close)London – FTSE 100: UP 0.4 percent at 10,846.70 (close)