Tempête Goretti: 176.000 foyers sans électricité, l’EPR de Flamanville arrêté
Quelque 176.000 foyers restaient privés d’électricité vendredi en France après le passage de la tempête Goretti qui a fait deux blessés graves dans le nord du pays et provoqué l’arrêt du réacteur nucléaire EPR de Flamanville dans la Manche.Un homme de 26 ans a été hospitalisé après avoir chuté de son toit en tentant de réinstaller une tuile, a annoncé la préfecture du Nord. Un autre homme, âgé de 43 ans, s’est blessé dans des circonstances similaires dans l’Aisne.Dans la Manche, placée une partie de la nuit en vigilance rouge vents violents, niveau d’alerte le plus élevé, EDF a mis l’EPR de Flamanville à l’arrêt en raison de la tempête.Météo-France a confirmé le retour au calme, après des vents violents dépassant parfois 200 km/h sur le littoral normand, en rétrogradant en vigilance jaune la quasi-totalité du pays.Les tronçonneuses sont entrées en action pour dégager les arbres tombés comme au camping municipal des Pieux (Manche), où un mobil-home a été éventré. Son occupant, Karim El Boukhari, est soulagé d’être indemne car, selon lui, “il aurait pu y avoir des drames”.La tempête Goretti a fortement affecté la circulation des trains, avec 400 incidents dans les régions touchées: arbres, branches, serres ou bâches soufflés par le vent et posés en travers des voies, a expliqué SNCF Réseau.Mais “une grande partie des voies ferrées qui étaient fermées à la circulation depuis hier soir (mesure +Stop Circulation+), ont pu rouvrir et être rendues à la circulation des trains”, selon la compagnie ferroviaire.En Normandie, la région la plus touchée, la circulation a commencé à reprendre sur une grande partie des lignes dans l’après-midi, notamment entre Paris-Rouen, Paris-Caen et Paris-Granville. Mais la desserte du Havre et de Cherbourg ne pourra pas reprendre avant dimanche matin.En Île-de-France, la chute d’un arbre sur les caténaires entre Corbeil et Melun a provoqué de gros dégâts et ce tronçon du RER D sera fermé tout le week-end, prévient la SNCF.Du Finistère à la Seine-Maritime, les pompiers sont intervenus pour des centaines de chutes d’arbres et de câbles électriques ou encore des toitures éventrées.Dans le seul département de la Manche, le plus touché, le préfet Marc Chappuis a recensé 400 interventions, jugeant l’intensité de l’événement “exceptionnelle”. Il a fait état de huit blessés dont deux hospitalisés.Une rafale de vent a atteint jeudi soir 213 km/h à Barfleur.”Le système d’alerte a bien fonctionné et permis à tous les habitants de se mettre à l’abri et d’éviter que des objets se transforment en projectiles. Ca explique que le bilan humain reste modéré”, a-t-il déclaré.- “Tous les objets vibraient” -“Nous sommes restés au rez-de-chaussée car, à l’étage, c’était très impressionnant: tous les objets vibraient dans la maison et on voyait la cime des arbres se balancer partout. Je n’ai jamais vu des dégâts comme ça”, témoigne Virginie Pasco, 44 ans, habitante de La Hague, à l’extrémité de la péninsule du Cotentin.Quelque 176.000 clients restaient privés de courant vendredi à 18h00 dans l’ensemble de la France, selon un nouveau bilan du gestionnaire de réseau Enedis, et principalement en Normandie avec 149.000 foyers.L’impact de Goretti sur le réseau est nettement inférieur à celui de la tempête Ciaran, qui avait privé d’électricité 1,2 million de foyers en novembre 2023.Les écoles, collèges et lycées ont été fermés vendredi dans ce département ainsi qu’en Seine-Maritime.A Cherbourg, “vingt personnes ont été relogées en urgence dans un gymnase mais il n’y a pas eu de victimes, seulement des dégâts matériels”, a déclaré à l’AFP le maire Benoît Arrivé.En Seine-Maritime, un arbre de 45 mètres s’est abattu sur un ensemble de cinq logements à Roncherolles-sur-le-Vivier, près de Rouen, nécessitant le relogement des occupants.Des rafales frôlant les 160 km/h ont aussi balayé le sud-ouest de l’Angleterre et le Pays de Galles, laissant des dizaines de milliers de foyers sans électricité.mac-ban-llb-bur-mas/mb/frd/
Tempête Goretti: 176.000 foyers sans électricité, l’EPR de Flamanville arrêté
Quelque 176.000 foyers restaient privés d’électricité vendredi en France après le passage de la tempête Goretti qui a fait deux blessés graves dans le nord du pays et provoqué l’arrêt du réacteur nucléaire EPR de Flamanville dans la Manche.Un homme de 26 ans a été hospitalisé après avoir chuté de son toit en tentant de réinstaller une tuile, a annoncé la préfecture du Nord. Un autre homme, âgé de 43 ans, s’est blessé dans des circonstances similaires dans l’Aisne.Dans la Manche, placée une partie de la nuit en vigilance rouge vents violents, niveau d’alerte le plus élevé, EDF a mis l’EPR de Flamanville à l’arrêt en raison de la tempête.Météo-France a confirmé le retour au calme, après des vents violents dépassant parfois 200 km/h sur le littoral normand, en rétrogradant en vigilance jaune la quasi-totalité du pays.Les tronçonneuses sont entrées en action pour dégager les arbres tombés comme au camping municipal des Pieux (Manche), où un mobil-home a été éventré. Son occupant, Karim El Boukhari, est soulagé d’être indemne car, selon lui, “il aurait pu y avoir des drames”.La tempête Goretti a fortement affecté la circulation des trains, avec 400 incidents dans les régions touchées: arbres, branches, serres ou bâches soufflés par le vent et posés en travers des voies, a expliqué SNCF Réseau.Mais “une grande partie des voies ferrées qui étaient fermées à la circulation depuis hier soir (mesure +Stop Circulation+), ont pu rouvrir et être rendues à la circulation des trains”, selon la compagnie ferroviaire.En Normandie, la région la plus touchée, la circulation a commencé à reprendre sur une grande partie des lignes dans l’après-midi, notamment entre Paris-Rouen, Paris-Caen et Paris-Granville. Mais la desserte du Havre et de Cherbourg ne pourra pas reprendre avant dimanche matin.En Île-de-France, la chute d’un arbre sur les caténaires entre Corbeil et Melun a provoqué de gros dégâts et ce tronçon du RER D sera fermé tout le week-end, prévient la SNCF.Du Finistère à la Seine-Maritime, les pompiers sont intervenus pour des centaines de chutes d’arbres et de câbles électriques ou encore des toitures éventrées.Dans le seul département de la Manche, le plus touché, le préfet Marc Chappuis a recensé 400 interventions, jugeant l’intensité de l’événement “exceptionnelle”. Il a fait état de huit blessés dont deux hospitalisés.Une rafale de vent a atteint jeudi soir 213 km/h à Barfleur.”Le système d’alerte a bien fonctionné et permis à tous les habitants de se mettre à l’abri et d’éviter que des objets se transforment en projectiles. Ca explique que le bilan humain reste modéré”, a-t-il déclaré.- “Tous les objets vibraient” -“Nous sommes restés au rez-de-chaussée car, à l’étage, c’était très impressionnant: tous les objets vibraient dans la maison et on voyait la cime des arbres se balancer partout. Je n’ai jamais vu des dégâts comme ça”, témoigne Virginie Pasco, 44 ans, habitante de La Hague, à l’extrémité de la péninsule du Cotentin.Quelque 176.000 clients restaient privés de courant vendredi à 18h00 dans l’ensemble de la France, selon un nouveau bilan du gestionnaire de réseau Enedis, et principalement en Normandie avec 149.000 foyers.L’impact de Goretti sur le réseau est nettement inférieur à celui de la tempête Ciaran, qui avait privé d’électricité 1,2 million de foyers en novembre 2023.Les écoles, collèges et lycées ont été fermés vendredi dans ce département ainsi qu’en Seine-Maritime.A Cherbourg, “vingt personnes ont été relogées en urgence dans un gymnase mais il n’y a pas eu de victimes, seulement des dégâts matériels”, a déclaré à l’AFP le maire Benoît Arrivé.En Seine-Maritime, un arbre de 45 mètres s’est abattu sur un ensemble de cinq logements à Roncherolles-sur-le-Vivier, près de Rouen, nécessitant le relogement des occupants.Des rafales frôlant les 160 km/h ont aussi balayé le sud-ouest de l’Angleterre et le Pays de Galles, laissant des dizaines de milliers de foyers sans électricité.mac-ban-llb-bur-mas/mb/frd/
Minneapolis asks to join probe into woman’s killing by immigration officer
The mayor of Minneapolis called Friday for state investigators to be allowed to join the federal probe into the killing of a US woman by immigration enforcement, accusing the Trump administration of prejudging the case.Minnesota officials have complained that their law enforcement have been excluded from the investigation into the killing of motorist Renee Good by a federal immigration officer on Wednesday.A local prosecutor said Friday federal investigations had taken Good’s car and the shell casings.US President Donald Trump’s administration has sought to paint the victim as a “domestic terrorist,” insisting that the Immigration and Customs Enforcement (ICE) officer who fatally shot her was acting in self-defense.”This is not the time to bend the rules. This is a time to follow the law… The fact that Pam Bondi’s Department of Justice and this presidential administration has already come to a conclusion about those facts is deeply concerning,” Minneapolis mayor Jacob Frey, a Democrat, told a briefing on Friday. “We know that they’ve already determined much of the investigation,” he said, adding that the state’s Bureau of Criminal Apprehension has consistently run such investigations.”Why not include them in the process?” Frey said. “We’re not even talking just about full control here. We’re talking about being at the table.”On Thursday US Vice President JD Vance asserted that the ICE officer, named in US media as Jonathan Ross, had “absolute immunity” — a claim disputed by local prosecutors.Court filings seen by AFP showed that in June 2025, Ross was dragged 100 yards along a road by a car driven by a man who was the subject of immigration enforcement activity.- ‘Get out’ -Minnesota officials have said that local investigators were initially invited by the FBI to participate in the inquiry into the shooting of Good, but were subsequently blocked from the probe.Good, 37, was shot in the head as she apparently tried to drive away from ICE in the midwestern US city as officers approached her car, which they said blocked their way.Good was one of four people who have been killed by ICE since Trump launched his immigration crackdown a year ago, while seven others have been injured, reported The Trace, an outlet that tracks gun violence. Good’s wife Becca Good told local media that they had gone to the scene of immigration enforcement activity to “support our neighbors. We had whistles. They had guns.””We were raising our son to believe that no matter where you come from or what you look like, all of us deserve compassion and kindness,” she said. Local prosecutor Mary Moriarty, the Hennepin County attorney, said “our goal must be that a thorough investigation is completed at the local level.””The FBI currently has, for example, Ms Good’s car, the shell casings and witness interviews. “The FBI has taken the car, and so any forensic analysis that comes from that would not be available to us — unless they were sharing that.” Moriarty unveiled an online evidence portal, calling for submissions so that all available leads could be compiled.She added that she hoped federal authorities would reconsider and “at least” give local detectives access to evidence.Large, noisy crowds gathered around Minneapolis in protest on Thursday, chanting slogans against ICE. Federal immigration officers armed with pepperball guns and tear gas wrestled several protesters to the ground.Protest action was more subdued Friday with some 20 people gathering at a federal facility that has become a focal point of anti-ICE demonstrations.There was a minute of silence for Good at a briefing held by Minneapolis Families for Public Schools.”ICE needs to get out of Minnesota, we don’t need them here, these are not criminals — and actually ICE, they are the criminals,” Minneapolis resident Eleanor told AFP.
La Chine s’attaque aux gros bonnets des arnaques en ligne
L’extradition en Chine cette semaine de Chen Zhi, patron d’un puissant conglomérat cambodgien, montre la volonté de Pékin de s’attaquer, sous la pression croissante de l’opinion publique, aux magnats des arnaques en ligne qui font fortune en Asie du Sud-Est.Le ministère chinois de la Sécurité publique a mis en scène dans une vidéo l’arrivée en Chine de Chen Zhi, menotté et la tête recouverte d’un sac noir à sa descente d’un avion, où l’attendaient sur le tarmac des gardes armés vêtus de noir.Comme si Pékin avait souhaité envoyer un message aux autres dirigeants des grands groupes d’escroquerie disséminés à travers l’Asie du Sud-Est, notamment au Cambodge ou en Birmanie.Les petites mains qui travaillent à leur compte, souvent sous la contrainte, piègent des internautes à travers de fausses relations amoureuses ou des investissements dans les cryptomonnaies.Elles ciblaient à l’origine principalement des locuteurs chinois, mais leurs opérations se sont élargies pour extorquer d’énormes sommes d’argent à des victimes du monde entier.Les travailleurs des centres de cyberarnaque sont parfois volontaires, mais beaucoup sont des victimes de trafic d’êtres humains, piégés et contraints d’oeuvrer sous la menace de la torture.Face à la colère grandissante de la population chinoise, Pékin, qui exerce une influence économique et diplomatique considérable dans la région, a engagé une répression ayant permis la libération de milliers de travailleurs.- Sommet de la pyramide -La Chine concentre désormais son attention sur les chefs au sommet des pyramides criminelles, et Chen Zhi est sa plus grosse prise jusqu’ici.L’homme d’affaires cambodgien né en Chine a été inculpé en octobre par les autorités américaines, qui affirment que son conglomérat, le groupe Prince, servait de paravent à un “vaste empire de cyberfraude”.Le Cambodge a déclaré l’avoir arrêté à la demande de Pékin, après une enquête conjointe de plusieurs mois avec les autorités chinoises.”La Chine a agi pour empêcher son extradition vers les Etats-Unis”, estime auprès de l’AFP Jacob Sims, expert en criminalité transnationale.L’extradition soudaine de Chen Zhi depuis le Cambodge, où il entretenait des liens étroits avec les élites politiques, s’inscrit dans la lignée d’un mouvement engagé il y a plusieurs mois.She Zhijiang, fondateur chinois du groupe Yatai, qui aurait construit un centre d’arnaque à la frontière entre la Thaïlande et la Birmanie, a embarqué menotté dans un vol vers la Chine en novembre après avoir passé trois ans derrière les barreaux à Bangkok.La Chine avait auparavant prononcé publiquement des peines de mort contre plus d’une douzaine de membres de gangs puissants qui opéraient dans le nord de la Birmanie.- “Disparaître” -D’autres arrestations de haut rang pourraient suivre. Le ministère chinois de la Sécurité publique a lancé récemment des mandats d’arrêt contre une centaine de personnes accusées d’être au coeur de l’industrie clandestine.Jacob Sims estime néanmoins que la situation restera largement en l’état sans une pression “extrêmement forte” de la communauté internationale.”La grande majorité des centaines de centres d’arnaque du Cambodge fonctionnent avec un fort soutien du gouvernement cambodgien”, relève l’expert.Des responsables cambodgiens ont nié toute implication gouvernementale et affirmé que les autorités locales faisaient leur possible pour lutter contre ces activités. She Zhijiang a affirmé en prison avoir agi comme espion pour l’agence de renseignement chinoise avant d’être “trahi” par le Parti communiste.Son avocat a déclaré à l’AFP qu’il avait demandé aux autorités thaïlandaises d’être jugé aux Etats-Unis, plutôt qu’en Chine, par crainte d’être “privé de procédure régulière” et de “disparaître”.”La Chine n’est pas une société ouverte où l’enquête révélera la véritable nature des choses”, a déclaré après l’extradition de Chen Zhi l’universitaire cambodgien et ancien ambassadeur Pou Sothirak.burs-sjc/sdu/alh
Defiant Khamenei slams protests as Iran presses internet shutdown
Iran’s supreme leader Ayatollah Ali Khamenei on Friday vowed the Islamic republic would not back down in the face of the biggest protests in years, as authorities pressed an internet blackout as part of a crackdown that has left dozens dead.Protests have taken place across Iran for 13 days in a movement sparked by anger over the rising cost of living that is now marked by calls for the end of the clerical system that has ruled Iran since the 1979 Islamic revolution that ousted the pro-Western shah.The biggest protests seen yet in the movement took place late Thursday with large crowds marching through Tehran chanting slogans including “death to the dictator”.Internet monitor Netblocks said authorities had now imposed a “nationwide internet shutdown” for the last 24 hours that was violating the rights of Iranians and “masking regime violence”.In a separate statement, Amnesty International said the “blanket internet shutdown” aims to “hide the true extent of the grave human rights violations and crimes under international law they are carrying out to crush” the protests.Norway-based NGO Iran Human Rights, raising a previous toll of 45 issued the day earlier, said at least 51 protesters, including nine children under the age of 18, have been killed by security forces and hundreds more injured.The demonstrations represent one of the biggest challenges yet to the Islamic republic in its over four-and-a-half decades of existence.- ‘Stained with blood’ -The protests late Thursday were the biggest in Iran since 2022-2023 rallies nationwide sparked by the death in custody of Mahsa Amini after she was arrested for allegedly violating the Islamic republic’s strict dress code.But Khamenei struck a defiant tone in his first comments on the escalating protests since January 3, calling the demonstrators “vandals” and “saboteurs”, in a speech broadcast on state TV.Khamenei said US President Donald Trump’s hands “are stained with the blood of more than a thousand Iranians”, in apparent reference to Israel’s June war against the Islamic republic which the US supported and joined with strikes of its own.He predicted the “arrogant” US leader would be “overthrown” like the imperial dynasty that ruled Iran up to the 1979 revolution.”Last night in Tehran, a bunch of vandals came and destroyed a building that belongs to them to please the US president,” he said in an address to supporters, as men and women in the audience chanted the mantra of “death to America”.”Everyone knows the Islamic republic came to power with the blood of hundreds of thousands of honourable people, it will not back down in the face of saboteurs.”Trump said late Thursday that “enthusiasm to overturn that regime is incredible” and warned that if the Iranian authorities responded by killing protesters, “we’re going to hit them very hard. We’re ready to do it.”In the Fox News interview, Trump went as far as to suggest 86-year-old Khamenei may be looking to leave Iran. “He’s looking to go someplace,” he said. Iranian Foreign Minister Abbas Araghchi, on a visit to Lebanon, on Friday accused Washington and Israel of “directly intervening” to try to “transform the peaceful protests into divisive and violent ones”.- ‘Red line’ -The son of the shah of Iran ousted by the 1979 Islamic Revolution, US-based Reza Pahlavi, urged Trump to intervene to help the protesters, adding “the people will be on the streets again in an hour”.But judiciary chief Gholamhossein Mohseni Ejei warned that punishment of “rioters” would be “decisive, the maximum and without any legal leniency”.Quoted by state television, he said a district prosecutor in the town of Esfarayen in eastern Iran and several members of the security forces had been killed late Thursday in the protests.The intelligence branch of the Revolutionary Guards, the security force entrusted with ensuring the preservation of the Islamic republic, said the “continuation of this situation is unacceptable” and protecting the revolution was its “red line”.Meanwhile, Iranian state television on Friday broadcast images of thousands of people attending counter-protests and brandishing slogans in favour of the authorities in some Iranian cities.The Haalvsh rights group, which focuses on the Baluch Sunni minority in the southeast, said security forces fired on protesters in Zahedan, the main city of Sistan-Baluchistan province, after Friday prayers, causing an unspecified number of casualties.There were few videos emerging of other new protest actions late Friday, with some sources blaming this on the internet shutdown.Amnesty International and Human Rights Watch said in a joint statement that since the start of the protests on December 28, security forces “have unlawfully used rifles, shotguns loaded with metal pellets, water cannon, tear gas and beatings to disperse, intimidate and punish largely peaceful protesters”.
CAN-2025: le Sénégal est encore en demies, le Mali a encore fini à dix
Le Sénégal a conforté son rôle de grand prétendant en dominant logiquement le Mali (1-0), qui a terminé un match à dix pour la troisième en cinq matches de Coupe d’Afrique, vendredi en quart de finale à Tanger.Dans leur quête d’un second titre après celui de la CAN-2021, les Lions affronteront en demi-finale le vainqueur d’Egypte-Côte d’Ivoire, joué samedi.Un but d’Ilimane Ndiaye (27e) a suffi pour assurer une septième apparition dans le dernier carré de la CAN aux Sénégalais, la troisième en quatre éditions pour les favoris de la compétition juste derrière l’hôte marocain, qui disputait son quart de finale contre le Cameroun (20h00).Mais les Aigles du Belge Tom Saintfiet ont encore été trahis par leur indiscipline. Leur capitaine Yves Bissouma a été exclu juste avant la mi-temps pour un deuxième avertissement après un tacle en retard sur Idrissa Gana Gueye (45+3). Il avait déjà vu jaune pour une obstruction sur Sadio Mané (21e).C’est la troisième fois de la compétition qu’un Malien est exclu. Le néo-Lensois Amadou Haïdara avait reçu un rouge en fin de match contre les Comores (0-0) en poules, et Woyo Coulibaly avait laissé ses coéquipiers à dix dès la 27e minute en 8e de finale contre la Tunisie (1-1, 3 t.a.b. à 2).Les deux première fois l’exclusion n’avait pas eu de conséquences collectives, mais la défection du capitaine était le coup de trop pour l’équipe de Saintfiet, qui n’avait fait que des matches nuls depuis le début de la compétition et n’y a marqué que trois buts, tous par l’Auxerrois Lassine Sinayoko, dont deux sur penalty.- La bourde de Djigui Diarra -Les Aigles ont été trahis sur le but par un autre cadre, le gardien Djigui Diarra, qui a laissé filer sous son ventre un centre de Krépin Diatta, repris par l’ancien Marseillais Ilimane Ndiaye.Sur cette action, le Monégasque, latéral droit avec les Lions, s’est rappelé qu’il était un ailier. Il avait été lancé au départ par Ndiaye.Le gardien du club tanzanien des Young Africans a pourtant retrouvé le mojo ensuite, il a réussi des parades superbes face à Sadio Mané (66, 90+6) et Pathé Ciss (67, 76), il a aussi détourné une frappe de Malick Diouf sur la barre (45+1) et une de Lamine Camara sur le poteau (90+2), mais le mal était fait.Réduits à dix et menés, les Maliens ont dû changer leur plan de jeu et tenter des attaques placées, alors qu’ils avaient misé sur le contre. Mais il n’ont que rarement pris en défaut la défense à nouveau dirigée par le capitaine Kalidou Koulibaly, auteur d’un retour plein d’autorité pour sa 101e sélection après un match de suspension.Le gardien Edouard Mendy, un des autres trentenaires des Lions avec Mané et Gana Gueye, a assuré en intervenant sur l’action la plus dangereuse des Aigles, face à Abdoulaye Diaby (57e).Jamais trop sérieusement menacé ensuite, le Sénégal, que la France croisera pour son premier match à la Coupe du monde 2026, le 16 juin, a tenu malgré le rush final des dix Aigles.
Iran: le pouvoir ne “reculera pas” face aux manifestations, avertit Khamenei
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi que son pays ne “reculerait pas” face à une vague de contestation qui prend de l’ampleur et défie la République islamique, en place depuis 1979.”Mort au dictateur”: dans les rues de Téhéran et d’autres grandes villes, des Iraniens réclament désormais ouvertement la fin de cette théocratie chiite, après 13 jours d’un mouvement initialement lié au coût de la vie.Au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés à travers l’Iran depuis le début le 28 décembre de la contestation, a dénombré vendredi l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège. Devant ses partisans scandant en écho “mort à l’Amérique”, Ali Khamenei a adopté un ton offensif, dans un discours diffusé par la télévision d’Etat. “La République islamique ne reculera pas face aux saboteurs”, a-t-il lancé, dénonçant la destruction la veille à Téhéran d’un bâtiment par “une bande de vandales”.Ce discours est intervenu au lendemain d’importantes manifestations à Téhéran, alors qu’internet, coupé jeudi dans tout le pays, demeurait inaccessible 24 heures plus tard, avec une connectivité “réduite à 1% de son niveau habituel”, d’après l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.Des images vérifiées par l’AFP montrent notamment des foules de personnes à pied à Téhéran défiant jeudi soir le pouvoir et des automobilistes klaxonnant en soutien au mouvement.Dans le même temps, la télévision iranienne a diffusé vendredi des images de milliers de personnes participant à des contre-manifestations et clamant des slogans favorables aux autorités.Elle a aussi montré les dégâts causés selon elle par les protestataires, citant le maire de Téhéran selon lequel plus de 42 bus, véhicules publics et ambulances ont été incendiés, ainsi que 10 bâtiments officiels. – Trump sera “renversé” -Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran, a jugé la situation “inacceptable”, promettant de protéger la Révolution islamique. Et le pouvoir judiciaire a averti vendredi que la punition des “émeutiers” serait “maximale”. Un procureur du district de la ville d’Esfarayen, dans l’est de l’Iran, ainsi que plusieurs membres des forces de sécurité ont été tués jeudi soir lors de manifestations, selon le pouvoir judiciaire.Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, en visite au Liban, a accusé vendredi les Etats-Unis et Israël d’ingérence dans le mouvement de contestation, tout en écartant la possibilité d’une intervention militaire étrangère.Pour l’ayatollah Khamenei, “l’arrogant” Donald Trump sera “renversé”. Il a accusé le président américain d’avoir les mains “tachées du sang de plus d’un millier d’Iraniens”, dans une référence apparente à la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël et à laquelle les Etats-Unis s’étaient associés.La veille, M. Trump avait de nouveau menacé de “frapper très fort” l’Iran si les autorités réagissaient en tuant des manifestants. Le président américain a même avancé vendredi que l’ayatollah Khamenei chercherait à quitter le pays, affirmant: “il cherche à aller quelque part”.- “Peur de son peuple” – Le fils de l’ancien chah et figure de l’opposition en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a demandé vendredi à Donald Trump d’intervenir sans tarder en Iran. Il avait auparavant appelé les Iraniens à une nouvelle démonstration de force dans les rues pour “affaiblir davantage le pouvoir répressif du régime”.Ces manifestations sont les plus importantes en Iran depuis celles survenues après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.Elles éclatent au moment où le pays est affaibli après la guerre avec Israël et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions liées au programme nucléaire iranien. Des ONG ont accusé les autorités d’avoir ouvert le feu sur des manifestants.Carabines à plomb, canons à eau, gaz lacrymogène et coups: dans un communiqué commun, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont dénoncé les méthodes utilisées “pour disperser, intimider et punir des manifestants largement pacifiques”, y voyant “une politique d’Etat bien ancrée”. Selon le groupe de défense des droits humains Haalvsh, qui évoque un nombre indéterminé de victimes, des manifestants ont été pris pour cible à Zahedan (sud-est) après la prière du vendredi.La France a appelé les autorités iraniennes “à la plus grande retenue” dans leur réponse à ce mouvement. L’UE a condamné une violence “inacceptable” et dénoncé la coupure d’internet, signe d’un “régime qui a peur de son peuple”.Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, Volker Türk, a réclamé vendredi une enquête “rapide” et “indépendante” sur les manifestants tués.
Un détenu multirécidiviste blesse des surveillants à la prison d’Aix-Luynes
Un détenu multirécidiviste de 23 ans a agressé vendredi trois surveillants, blessant très gravement l’un d’entre eux, à la prison d’Aix-Luynes (Bouches-du-Rhône) où il était depuis quelques mois après avoir été transféré de deux autres établissements, déjà pour des violences sur agents.L’homme, de nationalité française, a porté plusieurs coups de ciseaux à des surveillants alors qu’il était entendu, peu avant 8H00, dans un bureau suite à l’agression de son codétenu la nuit précédente.”C’est un détenu qui a agressé plusieurs surveillants avec une arme blanche, précisément une paire de ciseaux. Il est très probable qu’il les ait pris sur le bureau dans lequel il était avec un surveillant,” a déclaré à l’AFP le procureur de la République d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon.Le magistrat a précisé que trois surveillants “ont été blessés, dont un très grièvement”, hospitalisé pour avoir reçu plusieurs coups de ciseaux au niveau du cou. Mais “ses jours ne sont pas en danger”, a-t-il ajouté.Selon les premiers éléments recueillis, les surveillants avaient demandé au détenu de venir s’expliquer: son codétenu avait le visage tuméfié et l’avait désigné comme son agresseur.Selon l’administration pénitentiaire, deux fonctionnaires ont été blessés gravement et un troisième, intervenant pour mettre fin à l’agression, a été blessé plus légèrement et est en état de choc.L’agresseur, placé en garde à vue, avait été condamné en 2025 à deux reprises à quelques mois d’intervalle pour violences et outrages contre des surveillants lorsqu’il était détenu à Toulon ou à Avignon-Le Pontet, selon le procureur.Ecroué en détention provisoire depuis avril 2024 pour viol et violences sur conjoint dont l’information judiciaire est toujours en cours, il était à Aix-Luynes depuis avril 2025. Une enquête a été ouverte pour tentative d’homicide volontaire et violence volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, en récidive.- “Danger extrême” -Sous-effectif chronique de surveillants, surpopulation carcérale, insalubrité: les prisons françaises sont au point de rupture, s’alarment régulièrement les acteurs de la pénitentiaire.La situation est particulièrement critique dans les maisons d’arrêt (courtes peines ou personnes en attente de jugement), comme celle d’Aix-Luynes où se sont multipliés ces dernières années les incidents, dont des violences entre détenus.L’intersyndicale de l’établissement UFAP-Unsa Justice-FO-CGT et CFDT a décidé vendredi de “bloquer les arrivées et sorties” de la prison samedi matin “en soutien aux collègues pour montrer qu’on ne peut pas laisser passer”, a précisé à l’AFP Amandine Cordier secrétaire nationale UFAP-Unsa Justice.Dans une vidéo sur X, le ministre de la Justice Gérald Darmanin, qui doit se rendre samedi voir le blessé à son chevet et les personnels de la prison, a évoqué vendredi l’instauration d'”un numerus clausus, c’est à dire un maximum de détenus dans une prison”, disposition qu’il souhaite inclure dans son projet de loi “Sure”, visant une “meilleure exécution de la peine” carcérale.Pour lutter contre la surpopulation il veut aussi “construire des places de prison; il faut en faire entre 2.000 et 2.500 par an, ce que nous faisons cette année, l’année prochaine et l’année 2028.”Luynes, une des plus importantes prisons de France, est confrontée à un taux de suroccupation moyen de 150% avec 2.000 détenus hébergés sur 1.200 places, avaient alerté les autorités judiciaires locales en 2024.Cette surpopulation est due en partie au narcobanditisme marseillais avec une grande partie des détenus qui y sont envoyés par le tribunal correctionnel de la deuxième ville de France.Devant la maison d’arrêt d’Aix-Luynes, plusieurs responsables syndicaux sont venus apporter leur soutien à leur collègues agressés.Ce détenu “a un palmarès long comme le bras, comme on en a beaucoup trop déjà (…) Il aurait dû normalement être pris en charge dans une cellule individuelle, mais on n’a pas les moyens de le faire, on n’a pas les moyens de prendre en charge correctement des détenus”, a déclaré à l’AFP Amandine Cordier, secrétaire nationale UFAP-Unsa justice.Pour Force Ouvrière-Justice, l’agression d’Aix-Luynes illustre le “danger extrême” auquel est “quotidiennement exposé” le personnel pénitentiaire. Le syndicat réclame dans un communiqué une “généralisation de la bombe incapacitante pour l’ensemble des personnels” –à l’heure actuelle seul l’encadrement en est doté– ainsi que “le déploiement du pistolet à impulsion électrique (PIE) et des caméras-piétons.”hj-alc-edy-dac/cbn








