Trump s’autoproclame “faiseur de paix” mais son Conseil interroge

Après avoir bousculé l’ordre mondial et s’être retiré de plusieurs instances de l’ONU, Donald Trump s’essaie à la création d’une institution internationale avec son “Conseil de paix” autoproclamé, qui laisse certains experts et de nombreux pays sceptiques.Tôt vendredi, après un sommet européen à Bruxelles, le président du Conseil européen Antonio Costa a souligné que l’UE …

Trump s’autoproclame “faiseur de paix” mais son Conseil interroge Read More »

Crues: trois départements bretons toujours en vigilance orange

Le Finistère, le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine restent en vigilance orange crues vendredi, selon les derniers bulletins de Météo-France et de Vigicrues, alors que de fortes pluies et des risques de submersion sont attendus dans la journée.Dans le détail, le Finistère et le Morbihan sont en vigilance orange pluie et vagues-submersion, a indiqué vendredi Météo-France. La vigilance vagues-submersion est déclenchée dès vendredi matin pour le Finistère et sera valable le soir aussi pour le Morbihan.Le Finistère doit également passer en vigilance orange vent à 10H00 en raison du passage de la tempête Ingrid, avec des rafales qui pourront atteindre jusqu’à 130 km/h sur le littoral dans la journée.Dans le centre-ville de Quimperlé, quai Brizeux, l’eau est montée jeudi matin à 4,47 mètres, dépassant les barrières anti-inondations, a indiqué le maire de la ville, Michaël Quernez, à l’AFP.”Les premières évacuations ont lieu en ce moment, avec le concours des pompiers”, a ajouté l’élu. Ces évacuations ont concerné une douzaine de riverains bloqués dans les étages par la montée des eaux.La situation est maîtrisée et le niveau de l’eau reste loin des crues historiques “mais il faut rester prudent” car “la météo des jours à venir n’est pas bonne”, a précisé Michaël Quernez jeudi après-midi à l’AFP.”Il y a de grandes chances malheureusement que cette situation que nous vivons depuis hier se poursuive”, peut-être même durant le week-end, a-t-il estimé.Le centre-ville est rendu inaccessible et les pompiers ont activé un poste de commandement avancé et déployé des moyens supplémentaires, dont des embarcations nautiques, a détaillé la préfecture.Corentin Bouguennec, propriétaire d’un bar situé sur un quai inondé, est là “depuis trois jours pour tout écoper, pour essayer de tout enlever, tout surélever”. Il a raconté à l’AFP qu'”hier (mercredi), on était avec des seaux en train d’écoper, aider les pompes. Mais bon, quand ça monte d’un coup comme ça…”.Trois rivières sont concernées par la vigilance orange: l’Oust, la Laïta et le Blavet.La Vilaine connaît des “crues modérées de saison”, indique Vigicrues.Des protections amovibles doivent être installées vendredi dans un quartier de Saint-Nicolas-de-Redon, ville située en aval de Rennes et fortement touchée par des inondations il y a un an. Ce quartier de la Digue est déjà protégé par divers ouvrages, mais des “protections amovibles” seront ajoutées, a fait savoir l’établissement public Eaux et Vilaine dans un communiqué. Plusieurs routes sont fermées à la circulation dans le Finistère, a encore fait savoir la préfecture.

Trump s’autoproclame “faiseur de paix” mais son Conseil interroge

Après avoir bousculé l’ordre mondial et s’être retiré de plusieurs instances de l’ONU, Donald Trump s’essaie à la création d’une institution internationale avec son “Conseil de paix” autoproclamé, qui laisse certains experts et de nombreux pays sceptiques.Tôt vendredi, après un sommet européen à Bruxelles, le président du Conseil européen Antonio Costa a souligné que l’UE avait de “sérieux doutes” au sujet de cette structure, “concernant son champ d’action, sa gouvernance et sa compatibilité avec la Charte des Nations unies”.Contrairement aux Nations unies, où chaque membre a son mot à dire et où les cinq grandes puissances disposent d’un droit de veto, le “Conseil de paix” naissant est clairement dirigé non seulement par les Etats-Unis, mais aussi personnellement par Donald Trump.Il aura le dernier mot et pourra rester à la tête de l’organisation après son mandat présidentiel.Trump a imaginé ce comité pour Gaza, où Israël et le Hamas ont conclu en octobre un cessez-le-feu soutenu par les Etats-Unis.Mais il a surpris en envoyant des invitations à de nombreux pays, notamment au président russe Vladimir Poutine, malgré la guerre en Ukraine.En lançant formellement ce conseil jeudi en marge du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, M. Trump a déclaré qu’il pourrait “s’étendre à d’autres domaines à mesure que nous réussirons à Gaza”.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a même affirmé que “les possibilités étaient infinies”.Donald Trump se vante d’avoir mis fin à huit guerres depuis son retour au pouvoir l’an dernier et se plaint amèrement de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix.Il a promis que le nouvel organe agirait “en coordination” avec les Nations unies mais il a dans le même temps à nouveau vilipendé l’ONU, que les Etats-Unis accusent d’inaction.”Sur les huit guerres que j’ai menées à terme, je n’ai jamais parlé aux Nations unies. On aurait pu croire que j’aurais dû le faire”, a-t-il dit.La question financière suscite également des interrogations, car le milliardaire fait déjà l’objet d’allégations d’enrichissement personnel depuis son retour à la Maison Blanche.Le ticket d’entrée au “Conseil de paix” est d’un milliard de dollars pour un siège permanent.Un responsable américain a toutefois précisé que les membres n’auraient pas à débourser cette somme colossale pour un mandat temporaire de deux ans et a promis “les contrôles financiers et les mécanismes de surveillance les plus stricts”, même si la destination réelle de cet argent reste incertaine.- “Loin des réalités” -Les grandes nations européennes boudent ce forum, qui accorde une large place aux partenaires historiques des Etats-Unis au Moyen-Orient, aux alliés idéologiques de Donald Trump et aux petits pays désireux d’attirer l’attention du président américain.La France a dit non et le Royaume Uni, allié clé des Etats-Unis et également membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, a refusé de faire partie des signataires.”Ce forum n’a pas l’envergure nécessaire et ne dispose pas d’un ensemble de principes directeurs qui permettraient à des pays sérieux de s’y joindre”, affirme Aaron David Miller, ancien négociateur américain pour le Moyen-Orient et membre du Carnegie Endowment for International Peace.Selon lui, M. Trump se sent enhardi après avoir ordonné la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro le 3 janvier, et est convaincu que les institutions mondiales existantes “ne comprennent pas que le moteur central du système international actuel est la puissance américaine”.M. Trump a annoncé jeudi retirer son invitation au Premier ministre canadien, Mark Carney, à rejoindre son “Conseil”, après que le dirigeant a invité mardi à Davos les “puissances moyennes” à s’unir pour faire face aux forces “hégémoniques”, visant notamment les Etats-Unis.Un groupe de pays à majorité musulmane (Arabie saoudite, Turquie, Egypte, Jordanie, Indonésie, Pakistan, Qatar et Emirats arabes unis) a salué la création de ce conseil, tout en soulignant dans une déclaration commune qu’il devrait s’agir d’une “administration transitoire” pour Gaza.Pour Richard Gowan, de l’International Crisis Group, un cercle de réflexion sur la résolution des conflits, le “Conseil de paix” donne une indication de la manière dont Trump souhaite mener sa diplomatie pendant les trois années restantes de son mandat.”Il semble vouloir mettre un terme aux institutions multilatérales existantes telles que les Nations unies et se tourner vers sa propre organisation, qu’il peut contrôler entièrement”, affirme l’expert.Mais, ajoute-t-il, la première tâche du conseil étant Gaza, où M. Trump a proposé un projet de reconstruction fastueux, “si Gaza implose, le conseil n’aura pas beaucoup de crédibilité ailleurs”.

Vance confirms five-year-old among detainees in US immigration crackdown

Vice President JD Vance confirmed Thursday that a five-year-old boy was among those detained by federal agents during a massive immigration crackdown in Minneapolis, stirring outrage in the northern city and across the US.As “the father of a five-year-old” himself, Vance acknowledged he was stunned by news of the child’s predicament at first.”I think to myself ‘Oh, my God, this is terrible. How did we arrest a five-year-old?'” Vance said Thursday, pivoting to say he then did more research and changed his mind because Immigration and Customs Enforcement (ICE) detained the child after his father ran from immigration agents.”Well, what are they supposed to do? Are they supposed to let a five-year-old child freeze to death?”More broadly, Vance blamed local leaders for disorder on a visit to the troubled midwestern state, which has been rocked by increasingly tense protests since federal agents shot and killed US citizen Renee Good on January 7.The child’s detention came as the US attorney general announced Thursday the arrests of three activists accused of disrupting a St. Paul church service in a protest, accusing a pastor at the church of working for ICE.Thousands of federal agents have been deployed to the Democratic-led state, as the Trump administration presses its campaign to deport what it says are millions of illegal immigrants across the country.The arrests of lawyer and social activist Nekima Levy Armstrong, Chauntyll Louisa Allen and William Kelly in connection with a Sunday protest at Cities Church in the state capital St. Paul, were announced by Attorney General Pam Bondi on X.Bondi said Armstrong “allegedly played a key role in organizing the coordinated attack on Cities Church.” Videos of that protest showed dozens of demonstrators chanting “ICE out!” in the church.Amid growing local anger over the use of pepper spray, tear gas and other forceful tactics adopted by ICE in the streets of Minneapolis and St. Paul, Vance defended the conduct of ICE and called on protesters to be peaceful.”Yes, protest. Protest me. Protest our immigration policy, but do it peacefully. If you assault a law enforcement officer the Trump administration and the Department of Justice is going to prosecute you,” Vance said, flanked by ICE officers and vehicles.- Plight of a 5-year-old -The latest uproar over ICE’s tactics has been over the ICE detention on Tuesday of a five-year-old boy, Liam Conejo Ramos, and his father — one of at least four children detained in the same Minneapolis school district this month, according to administrators, local media have reported.Ramos and his father are now held in San Antonio, Texas, in the custody of Homeland Security authorities, the family’s lawyer, Marc Prokosch, was quoted as saying by The Washington Post. Prokosch said they are not US citizens but have followed the legal process in applying for asylum, in Minneapolis which is a sanctuary city, meaning police do not cooperate with federal immigration sweeps.Vance claimed such local efforts were hindering ICE efforts.”The lack of cooperation between state and local officials makes it harder for us to do our job and turns up the temperature,” Vance said.Minneapolis Mayor Jacob Frey told a news conference that he agreed with Vance that people should protest peacefully.But he complained that the influx of 3,000 federal agents in the city felt like an “occupation” and that agents were “terrorizing people,” the Minnesota Star Tribune reported Thursday.Minnesota has sought a temporary restraining order for the ICE operation in the state which, if granted by a federal judge, would pause the sweeps. There will be a hearing on the application Monday.The officer who fired the shots that killed Good, Jonathan Ross, has neither been suspended nor charged with any crime. Trump and his officials quickly defended his actions as being legitimately made in self-defense.The federal immigration sweeps in Minneapolis have occurred amid a highly politicized fraud investigation in Minnesota.

Reprise vendredi du procès en appel du cinéaste Christophe Ruggia, jugé pour agressions sexuelles sur mineure

La cour d’appel de Paris reprend vendredi le cours du procès en appel du cinéaste Christophe Ruggia, jugé pour agressions sexuelles sur l’actrice Adèle Haenel entre ses 12 et 14 ans, une affaire emblématique du #MeToo du cinéma français.Initialement prévue sur une seule après-midi le 19 décembre dernier, l’audience avait été mise en continuation au mois suivant en raison de l’heure tardive.A 20 heures, la cour avait seulement eu le temps de procéder à l’interrogatoire laborieux du réalisateur. Sur le banc de la partie civile, Adèle Haenel trépignait d’impatience et de nervosité.Lors d’un interrogatoire éreintant long de cinq heures, le cinéaste, veste noire sur pull sombre, s’était enferré dans le déni, martelant comme depuis le premier jour n’être “ni un agresseur sexuel, ni un violeur, ni un pédophile ou quoi que ce soit de ce genre”.Aujourd’hui âgé de 61 ans, Christophe Ruggia est poursuivi pour agressions sexuelles de 2001 à 2004 sur la comédienne, dans la foulée de l’éprouvant tournage du film d’auteur “Les diables”, où le réalisateur, de 24 ans son aîné, avait offert à la jeune adolescente son premier rôle de cinéma.Dans cette affaire, révélée en 2019 dans une enquête de Mediapart, il a été condamné en février à quatre ans de prison, dont deux ferme à effectuer sous bracelet électronique.”Si j’avais fait ce qu’elle m’accuse d’avoir fait, avoir mis la main dans son pantalon ne serait-ce qu’une fois, je n’aurais jamais pu me regarder dans la glace et j’aurais cessé immédiatement de la voir. Ça n’est jamais arrivé”, s’est indigné Christophe Ruggia devant la cour.Pour justifier les visites d’Adèle Haenel à son domicile parisien chaque samedi après-midi, il s’est présenté en passeur de culture pour une jeune comédienne faisant ses premiers pas dans le métier, avide de conseils et de découvrir le monde.”J’ai plus de 5.000 DVD à la maison, plein de livres (…). On parle de livres, de films, de voyages, de son école, de mes projets”, a-t-il soutenu.- “Reconstruction” -De manière constante, de sa première prise de parole publique au premier procès électrique de décembre 2024, Adèle Haenel décrit à l’occasion de ces rendez-vous des caresses répétées et non consenties de Christophe Ruggia sur son corps de collégienne.S’il concède une “souffrance authentique” de la part de l’actrice, aujourd’hui âgée de 36 ans, le réalisateur attribue ses accusations à une “reconstruction” mentale postérieure de sa part.D’après lui, Adèle Haenel, qui avait à l’époque du mal à décrocher un autre rôle après “Les diables”, lui en aurait voulu de ne pas pouvoir tourner dans le film suivant qu’il préparait.”Il y a une reconstruction dans les souvenirs d’Adèle qui va jusqu’à un truc du genre +ouais en fait il voulait coucher avec moi+”, a-t-il hasardé. “Elle est dans un milieu lesbien, contre lequel j’ai absolument rien, mais qui a une vision particulière des rapports entre les femmes et les hommes, des violences sexuelles”.En raison du report de l’audience, Adèle Haenel, extrêmement nerveuse et agitée, n’avait pas eu l’occasion d’être appelée à la barre en décembre.En première instance, les démentis répétés du prévenu avaient excédé l’actrice, qui a tourné le dos au monde du cinéma. Elle avait interrompu son interrogatoire en hurlant “mais ferme ta gueule !” avant de quitter la salle d’audience.Dans son jugement de première instance, le tribunal de Paris a estimé que le prévenu avait profité de son ascendant sur l’actrice débutante, “conséquence de la relation instaurée” pendant le tournage du film “Les diables”.À l’occasion des rendez-vous hebdomadaires à son domicile, Christophe Ruggia “continuait d’exercer son autorité de réalisateur, (l’adolescente) n’était pas en mesure de s’opposer ni de s’extraire de cette emprise”, avaient estimé les juges.Après son rôle le plus marquant dans “Portrait de la jeune fille en feu” (2019) de la réalisatrice Céline Sciamma, devenue une œuvre féministe et lesbienne de référence, Adèle Haenel a rompu avec le 7e art à partir de 2020 pour se consacrer au théâtre et au militantisme de gauche radicale.

Reprise vendredi du procès en appel du cinéaste Christophe Ruggia, jugé pour agressions sexuelles sur mineure

La cour d’appel de Paris reprend vendredi le cours du procès en appel du cinéaste Christophe Ruggia, jugé pour agressions sexuelles sur l’actrice Adèle Haenel entre ses 12 et 14 ans, une affaire emblématique du #MeToo du cinéma français.Initialement prévue sur une seule après-midi le 19 décembre dernier, l’audience avait été mise en continuation au mois suivant en raison de l’heure tardive.A 20 heures, la cour avait seulement eu le temps de procéder à l’interrogatoire laborieux du réalisateur. Sur le banc de la partie civile, Adèle Haenel trépignait d’impatience et de nervosité.Lors d’un interrogatoire éreintant long de cinq heures, le cinéaste, veste noire sur pull sombre, s’était enferré dans le déni, martelant comme depuis le premier jour n’être “ni un agresseur sexuel, ni un violeur, ni un pédophile ou quoi que ce soit de ce genre”.Aujourd’hui âgé de 61 ans, Christophe Ruggia est poursuivi pour agressions sexuelles de 2001 à 2004 sur la comédienne, dans la foulée de l’éprouvant tournage du film d’auteur “Les diables”, où le réalisateur, de 24 ans son aîné, avait offert à la jeune adolescente son premier rôle de cinéma.Dans cette affaire, révélée en 2019 dans une enquête de Mediapart, il a été condamné en février à quatre ans de prison, dont deux ferme à effectuer sous bracelet électronique.”Si j’avais fait ce qu’elle m’accuse d’avoir fait, avoir mis la main dans son pantalon ne serait-ce qu’une fois, je n’aurais jamais pu me regarder dans la glace et j’aurais cessé immédiatement de la voir. Ça n’est jamais arrivé”, s’est indigné Christophe Ruggia devant la cour.Pour justifier les visites d’Adèle Haenel à son domicile parisien chaque samedi après-midi, il s’est présenté en passeur de culture pour une jeune comédienne faisant ses premiers pas dans le métier, avide de conseils et de découvrir le monde.”J’ai plus de 5.000 DVD à la maison, plein de livres (…). On parle de livres, de films, de voyages, de son école, de mes projets”, a-t-il soutenu.- “Reconstruction” -De manière constante, de sa première prise de parole publique au premier procès électrique de décembre 2024, Adèle Haenel décrit à l’occasion de ces rendez-vous des caresses répétées et non consenties de Christophe Ruggia sur son corps de collégienne.S’il concède une “souffrance authentique” de la part de l’actrice, aujourd’hui âgée de 36 ans, le réalisateur attribue ses accusations à une “reconstruction” mentale postérieure de sa part.D’après lui, Adèle Haenel, qui avait à l’époque du mal à décrocher un autre rôle après “Les diables”, lui en aurait voulu de ne pas pouvoir tourner dans le film suivant qu’il préparait.”Il y a une reconstruction dans les souvenirs d’Adèle qui va jusqu’à un truc du genre +ouais en fait il voulait coucher avec moi+”, a-t-il hasardé. “Elle est dans un milieu lesbien, contre lequel j’ai absolument rien, mais qui a une vision particulière des rapports entre les femmes et les hommes, des violences sexuelles”.En raison du report de l’audience, Adèle Haenel, extrêmement nerveuse et agitée, n’avait pas eu l’occasion d’être appelée à la barre en décembre.En première instance, les démentis répétés du prévenu avaient excédé l’actrice, qui a tourné le dos au monde du cinéma. Elle avait interrompu son interrogatoire en hurlant “mais ferme ta gueule !” avant de quitter la salle d’audience.Dans son jugement de première instance, le tribunal de Paris a estimé que le prévenu avait profité de son ascendant sur l’actrice débutante, “conséquence de la relation instaurée” pendant le tournage du film “Les diables”.À l’occasion des rendez-vous hebdomadaires à son domicile, Christophe Ruggia “continuait d’exercer son autorité de réalisateur, (l’adolescente) n’était pas en mesure de s’opposer ni de s’extraire de cette emprise”, avaient estimé les juges.Après son rôle le plus marquant dans “Portrait de la jeune fille en feu” (2019) de la réalisatrice Céline Sciamma, devenue une œuvre féministe et lesbienne de référence, Adèle Haenel a rompu avec le 7e art à partir de 2020 pour se consacrer au théâtre et au militantisme de gauche radicale.

Pakistan battles legions of fake doctors

Rusted nails hold used infusion tubes on the wall of a clinic run by one among hundreds of thousands of unqualified doctors operating across Pakistan.Dozens of patients visit the small roadside shop each day in the southern Sindh province, where a few chairs are arranged around wooden tables used to lay patients down. “These patients have faith in me. They believe I can treat them well,” said Abdul Waheed, who opened the facility a few months ago outside Hyderabad city. During the day, the 48-year-old works at a private hospital in Hyderabad. In the evenings, he comes to the village of Tando Saeed Khan to see patients at his clinic, charging 300 rupees ($1) per consultation. “I have spent so much time in this field. I have worked with several doctors. Thanks to God, I have confidence to diagnose a patient and treat the disease,” Waheed told AFP. There is no signboard, no registration number, and he has no legal authorisation to practise as a doctor.Waheed, who has a diploma in homeopathy and has completed a four-year nursing course, speaks with confidence.After examining two young children, he insisted that patients come to him willingly and trust his abilities.”No one has questioned me yet. If someone comes, I will see what to do,” he said, reflecting the ease with which unqualified individuals practise medicine in Pakistan.Such unlicensed clinics are often the first, and sometimes the only, point of care for poor communities.- Dangerously reusing equipment – Abdul Ghafoor Shoro, secretary general of the Pakistan Medical Association, said there are “more than 600,000 fake doctors” operating across Pakistan. This nationwide figure has been confirmed by the Sindh Healthcare Commission (SHCC), based on estimates from the Pakistan Medical and Dental Council.Calling the practise a public health epidemic, Shoro said that such practitioners work with doctors, learn a few things there, and then open their own clinics. “Unqualified doctors don’t know the side effects and exact dosage of medicines. If a disease is not properly diagnosed, it can become dangerous,” Shoro said. “The instruments they use are not sterilised. They simply wash them with water and continue using them. They reuse syringes, which increases the spread of hepatitis and AIDS.” As AFP journalists visited Tando Saeed Khan, another unqualified doctor immediately closed his clinic and disappeared.Outside Waheed’s shop, villager Ali Ahmed said there are multiple such clinics in the area.”None of them have qualified doctors. People aren’t educated and can’t recognise qualified doctors,” the 31-year-old told AFP. – Lifelong damage -Medical experts say this unchecked practise has a direct impact on Pakistan’s already strained healthcare system, with tertiary care hospitals overwhelmed by patients whose conditions worsen after improper treatment. Khalid Bukhari, the head of Civil Hospital Karachi, said the facility regularly receives such cases from across the country. “They misdiagnose and mistreat patients. Our hospital is overloaded. Most of the cases we receive are those ruined by them,” said Bukhari, whose public hospital is one of the largest in the country. “These people are playing with the lives of poor citizens. If people go to proper doctors and receive precise treatment, they will not need to come to us.” Regulatory authorities acknowledge their failure to control the problem.  “We have limited resources. This practise cannot be eliminated easily. If we shut down 25 outlets, 25 new ones open the very next day,” said Ahson Qavi Siddiqi, the head of Sindh HealthCare Commission (SHCC).The commission recently sealed a bungalow in Karachi that had been operating as a hospital — complete with intensive care units for children and adults — because it was unregistered. “The law against it is weak. We file cases, but the accused get bail the next day because it is a bailable offence,” Siddiqi told AFP. The official also described serious security threats faced by inspection teams.”These people are influential in their areas. In many cases, our teams are taken hostage. We are fired upon. I don’t have the force to take strong action,” the SHCC head said.Shoro said the practise also financially destroys families who are left with big hospital bills when something goes wrong. “Many people die or become disabled, and their families suffer for the rest of their lives.”