Cambodge : Chen Zhi, accusé de superviser des centres de travail forcé pour des arnaques en ligne, extradé en Chine

Le magnat chinois Chen Zhi, accusé de superviser des centres de travail forcé pour des arnaques en ligne au Cambodge a été arrêté dans ce pays, et extradé en Chine, a annoncé mercredi Phnom Penh.Les autorités cambodgiennes “ont arrêté trois ressortissants chinois, Chen Zhi, Xu Ji Liang et Shao Ji Hui, et les ont extradés …

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Les Etats-Unis ont saisi un pétrolier lié à la Russie dans l’Atlantique Nord, Moscou proteste

Les Etats-Unis ont saisi mercredi dans l’Atlantique Nord un pétrolier lié à la Russie après l’avoir poursuivi pendant plusieurs semaines dans le cadre du blocus américain visant l’exportation du pétrole vénézuélien, une opération dénoncée par Moscou.Le gouvernement américain a aussi annoncé la saisie d’un autre navire, cette fois dans les Caraïbes, accélérant ainsi sa lutte …

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“Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela”, répond la présidente par intérim à Trump

“Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela”, a lancé mardi sa présidente par intérim, au premier jour de son mandat après l’enlèvement du chef de l’Etat Nicolas Maduro à Caracas sur ordre de Donald Trump, qui assure que les autorités vénézuéliennes vont remettre des dizaines de millions de barils de pétrole aux Etats-Unis.”Le gouvernement du Venezuela dirige notre pays, personne d’autre”, a assuré la vice-présidente, propulsée présidente par intérim, en réponse aux déclarations des derniers jours de Donald Trump, qui a affirmé que Washington était “aux commandes” et que Mme Rodriguez “paierait plus cher que Maduro” si elle ne faisait pas “ce qu’il faut”.Toutefois, à peine quelques heures après les propos de Mme Rodriguez, M. Trump a rajouté une couche: “Je suis ravi d’annoncer que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux Etats-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité”.”Ce pétrole sera vendu au prix du marché et l’argent sera contrôlé par moi, président des Etats-Unis, pour garantir qu’il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des Etats-Unis”, a-t-il certifié après avoir ouvertement admis convoiter les vastes ressources pétrolières du Venezuela, les premières réserves de brut prouvées de la planète.Le pays sud-américain en tire sa principale source de revenus.Delcy Rodriguez a montré ses priorités économiques en nommant un technocrate ex-directeur de la Banque centrale et ancien pétrolier, Calixto Ortega Sanchez, nouveau vice-président chargé du secteur économique. Elle a aussi décrété sept jours de deuil national en hommage aux victimes de l’opération américaine éclair qui a fait 55 morts au sein des forces vénézuéliennes et cubaines dans la nuit de vendredi à samedi.La veille, la dirigeante de 56 ans avait prêté serment devant le Parlement, prenant la tête d’un gouvernement qui compte toujours dans ses rangs le ministre de l’Intérieur et tenant d’une ligne dure, Diosdado Cabello, ainsi que le ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez.Maria Corina Machado, la cheffe de l’opposition vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix 2025, a affirmé lundi prévoir de retourner “le plus vite possible” au Venezuela. Le président américain l’a disqualifiée samedi pour prendre la tête du pays.- “Dizaines de victimes” -L’attaque américaine a, selon le procureur général du Venezuela Tarek William Saab, fait des “dizaines de victimes parmi les civils innocents et les militaires” lors de l’opération américaine menée dans la nuit de vendredi à samedi.  Les avis de décès de 23 militaires, dont cinq amiraux, ont été rendus publics sur le compte Instagram de l’armée vénézuélienne.Par ailleurs, Cuba, un allié du Venezuela, avait auparavant annoncé que 32 membres de ses services de sécurité avaient été tués, et a divulgué leur identité mardi dans la presse officielle.L’ONU a averti mardi que cette intervention, présentée par les Etats-Unis comme une opération de police, avait “sapé un principe fondamental du droit international”.Après des mois de frappes sur des embarcations soupçonnées de transporter de la drogue, les Américains se sont emparés samedi de Nicolas Maduro, 63 ans, et de son épouse Cilia Flores, 69 ans. Tous deux doivent répondre de quatre chefs d’accusation, dont celui de “narcoterrorisme”. Ils ont plaidé non coupables lundi lors d’une première audience devant un tribunal fédéral à New York. Maduro va rester incarcéré dans cette ville et comparaîtra à nouveau le 17 mars.Sa tête avait été mise à prix à 50 millions de dollars par Washington, qui l’a longtemps présenté comme le meneur d’un réseau de narcotrafic, le “Cartel des Soleils”. Un organisme dont l’existence est remise en cause depuis des mois par des analystes.Trump a décrit mardi Nicolas Maduro comme un homme “violent” qui a “tué des millions de personnes”. Dans les rues de Caracas, des centaines de partisans ont exigé sa libération.Sara Pilar Rodriguez, militante pro-pouvoir, estime que les Etats-Unis ont commis un “abus institutionnel”: “À notre présidente par intérim, qu’elle sache qu’elle peut compter sur le soutien de toutes les femmes, de toutes les forces politiques”. Alors que la peur de la répression règne au Venezuela, les langues se délient parfois à la frontière colombienne. Evelyn Cardenas, qui sort du Venezuela, se dit ainsi convaincue que “tous les Vénézuéliens sont heureux” de la chute de Maduro, “mais nous ne pouvons pas l’exprimer ouvertement”.Par ailleurs, le syndicat de la presse vénézuélienne (SNTP) a signalé mardi sur les réseaux sociaux qu’en marge de la session de la veille à l’Assemblée nationale, 14 journalistes et collaborateurs de médias, “dont 13 d’agences et de médias internationaux”, avaient été interpellés, puis libérés, ainsi que deux correspondants de la presse internationale à la frontière avec la Colombie.

Trump plots offer to buy Greenland as NATO ally Denmark seethes

US President Donald Trump is considering making an offer to buy Greenland, the White House said Wednesday, despite the island’s people and controlling power Denmark making clear the territory is not for sale.Trump has repeatedly refused to rule out using force to seize the strategic Arctic island, prompting shock and anger from Denmark and other longstanding European allies of the United States.After a request from Copenhagen to clear up misunderstandings, US Secretary of State Marco Rubio said he would soon hold discussions with Danish representatives.”I’ll be meeting with them next week. We’ll have those conversations with them then,” Rubio told reporters.White House Press Secretary Karoline Leavitt said that Trump and his national security team have “actively discussed” the option of buying Greenland.She reiterated that Trump believed it was in the US interest to acquire sparsely populated Greenland, whose size is around that of the largest US state, Alaska.”He views it in the best interest of the United States to deter Russian and Chinese aggression in the Arctic region. And so that’s why his team is currently talking about what a potential purchase would look like,” Leavitt told reporters.Neither Leavitt nor Rubio ruled out the use of force. But Leavitt said, “The president’s first option, always, has been diplomacy.”House Speaker Mike Johnson, speaking as Rubio and Pentagon chief Pete Hegseth briefed lawmakers, also said that the administration was “looking at diplomatic channels.””I don’t think anybody’s talking about using military force in Greenland,” Johnson said.Johnson, however, has acknowledged he had no prior notice when Trump on Saturday ordered a deadly attack on Venezuela, in which US forces removed the president, Nicolas Maduro.The at least tactical success of the operation has appeared to embolden Trump, who has since mused publicly about US intervention in Greenland, Cuba, Iran, Mexico and Colombia.- ‘Stay focused on real threats’ -Senator Thom Tillis, a Republican who is retiring, criticized Trump’s threats in a joint statement with Democrat Jeanne Shaheen, the top Democrat on the Senate Foreign Relations Committee.”When Denmark and Greenland make it clear that Greenland is not for sale, the United States must honor its treaty obligations and respect the sovereignty and territorial integrity of the Kingdom of Denmark,” they said in a joint statement.”We must stay focused on the real threats before us and work with our allies, not against them, to advance our shared security.”Greenland’s leaders have insisted that the island, a semi-autonomous territory under Denmark, is not for sale and that only its 57,000 people should decide its future.Greenland’s foreign minister, Vivian Motzfeldt, said the government would join the meeting with Rubio that she hoped would “lead to a normalization of our relations” with the United States.”Greenland needs the United States and the United States needs Greenland when it comes to security in the Arctic,” she told Danish public broadcaster DR.- Threat of sanctions -Taking a different tone, Austrian Vice Chancellor Andreas Babler urged European leaders to draw up a sanctions package as a “deterrent” against a US invasion of Greenland.The measures could include “harsh sanctions” against US technology companies and punitive tariffs on US agricultural products, said Babler, who heads Austria’s left-of-center Social Democrats.”Given the close ties between American tech companies and the Trump administration, tough sanctions… would be an effective lever,” Babler said.Sanctions within the Western bloc once seemed extraordinary, but the Trump administration has already stunned Europeans with US action against judges and senior EU policymakers.Denmark is a founding member of NATO and has been a steadfast US ally, including controversially sending troops to support the 2003 US invasion of Iraq.Danish Prime Minister Mette Frederiksen has warned that an invasion of Greenland would end “everything” — NATO and the post-World War II security structure.Trump, in sharp contrast to previous US presidents, has criticized NATO, seeing it not as an instrument of US power but as smaller countries freeloading off US military spending.”We will always be there for NATO, even if they won’t be there for us,” Trump wrote Wednesday on his Truth Social platform.

What are the US charges against Venezuela’s Maduro?

The US indictment of Nicolas Maduro accuses the deposed Venezuelan leader, his wife, son and senior aides of conspiring with Mexican drug cartels and Colombian rebel groups to import tons of cocaine into the United States.Maduro and his five co-defendants are facing four felony charges and could be sentenced to life in prison if convicted by the federal jury in New York that will eventually hear the case.The 63-year-old Maduro is expected to fight the allegations on the grounds that he has presidential immunity and his lawyer, at Monday’s arraignment, questioned the “legality of his abduction” by US forces.The specific charges in the indictment are narco-terrorism conspiracy, cocaine importation conspiracy, possession of machine guns and destructive devices and conspiracy to possess machine guns and destructive devices.The charge of narco-terrorism conspiracy stems from accusations that Maduro partnered with Colombian rebel groups FARC and ELN, Mexican cartels Sinaloa and Los Zetas and the Venezuelan gang Tren de Aragua to move vast quantities of cocaine.The US State Department has designated the Sinaloa Cartel, Los Zetas and Tren de Aragua as “foreign terrorist organizations.”The now defunct Marxist rebel group FARC was removed from the list in 2021. ELN, the National Liberation Army, which controls key drug-producing regions of Colombia, remains on the list.”Maduro and his co-conspirators have, for decades, partnered with some of the most violent and prolific drug traffickers and narco-terrorists in the world, and relied on corrupt officials throughout the region, to distribute tons of cocaine to the United States,” according to the indictment.A previous US indictment of Maduro, from 2020, repeatedly described him as the leader of a drug trafficking group known as Cartel de los Soles, or Cartel of the Suns.The superseding indictment unsealed on Saturday after Maduro’s capture, however, barely mentions Cartel de los Soles, which was designated a “foreign terrorist organization” by the State Department in November.According to a number of Venezuela experts, Cartel de los Soles has never existed as a formal organization. The latest indictment refers to it as a “patronage system” to channel illegal drug profits to “corrupt rank-and-file civilian, military, and intelligence officials.”According to the InSight Crime think tank, the name was ironically coined by Venezuelan media in 1993 after two generals were nabbed for drug trafficking. The sun is an insignia on the military uniforms of Venezuelan generals.- ‘Kidnappings, beatings, and murders’ -Indicted along with Maduro are his wife, Cilia Flores, his son Nicolas Ernesto Maduro Guerra, Interior Minister Diosdado Cabello Rondon, former interior minister Ramon Rodriguez Chacin and the alleged leader of Tren de Aragua, Hector Rusthenford Guerrero Flores.The United States has declined to recognize the results of recent Venezuelan presidential elections, and the indictment describes Maduro as the “de facto but illegitimate ruler” of Venezuela.The 25-page complaint traces his alleged involvement in drug trafficking back to at least 1999.Maduro and the other defendants “partnered with narcotics traffickers and narco-terrorist groups, who dispatched processed cocaine from Venezuela to the United States via transshipment points in the Caribbean and Central America, such as Honduras, Guatemala, and Mexico,” it says.Maduro and “other corrupt officials” provided “law enforcement cover and logistical support” for the transport of cocaine produced in Colombia to the United States, the indictment alleges.While he was foreign minister between 2006 and 2008, Maduro allegedly provided Venezuelan diplomatic passports to known drug traffickers allowing them to move illicit drug proceeds from Mexico to Venezuela under diplomatic cover, it says.The indictment alleges that between 2004 and 2015, Maduro and Flores, his wife, “worked together to traffic cocaine, much of which had been previously seized by Venezuelan law enforcement.”They ordered “kidnappings, beatings, and murders against those who owed them drug money or otherwise undermined their drug trafficking operation,” it says.Maduro and Flores pleaded not guilty at Monday’s arraignment. The next hearing has been set for March 17.

Colère agricole: une centaine de tracteurs de la Coordination rurale fait route vers Paris

Bravant les intempéries, les interdictions préfectorales et faisant fi des dernières annonces du gouvernement, une centaine de tracteurs menée pas des agriculteurs de la Coordination rurale s’achemine mercredi soir vers Paris pour manifester le ras-le-bol de la profession.Epizootie de dermatose bovine (DNC), cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur… “Tant qu’on n’aura pas de réponse”, les agriculteurs maintiendront la pression sur Paris et Bruxelles, a déclaré à l’AFP Lionel Candelon, président de la Chambre d’agriculture du Gers et membre de la direction nationale de la Coordination rurale (CR).Le deuxième syndicat agricole, coutumier des passages en force et des actions musclées, compte entrer jeudi en fin de matinée dans la capitale. Déjà, “plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de tracteurs” étaient mercredi soir aux portes de Paris dans l’attente de converger jeudi vers les “lieux symboliques” parisiens et vers les parlementaires, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la CR.Dans les Yvelines, quatre tracteurs ont forcé un barrage de gendarmerie mercredi matin, touchant deux véhicules des forces de l’ordre, sans faire de blessé, selon une source policière. Trois personnes ont été placées en garde à vue.Au total, au moins une centaine de tracteurs ont été recensés à 16H00 dans les départements limitrophes, notamment en Seine-et-Marne, dans l’Essonne et en Eure-et-Loir, selon la même source.Mais les manifestants, en provenance de plusieurs départements, surtout du Sud-Ouest, épicentre de la contestation agricole depuis décembre, doivent encore obtenir le feu vert de la préfecture de police de Paris pour entrer dans la capitale. Une cellule interministérielle de crise a été activée mercredi en fin de journée “pour faire le point” sur les actions d’agriculteurs, a par ailleurs appris l’AFP auprès de l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.”On est très étonnés d’un tel déploiement de moyens parce qu’on a dit que la manifestation était pacifique”, a déclaré le président de la CR Bertrand Venteau sur France Inter. “Même en sous-marin par la Seine, on va y arriver. On aura peut-être perdu des troupes, mais on arrivera dans Paris sur des lieux symboliques pour porter nos doléances”, a-t-il ajouté.- “Guerre d’usure” -Dans le Sud-Ouest, la mobilisation s’est poursuivie mercredi à renfort de tracteurs, fumier et bottes de paille, les agriculteurs érigeant une dizaine de barrages sur les principaux axes autour de Toulouse. Et ce, malgré les températures négatives et les interdictions préfectorales de manifester prises notamment en raison du “risque de troubles à l’ordre public”.Au total, 16 manifestants ont été placés en garde à vue au cours de la journée de mercredi, principalement pour entrave à la circulation, et 12 dossiers ont été transmis au parquet, a indiqué le procureur de la République de Toulouse David Charmatz dans un communiqué. Toutes les gardes à vue avaient été levées en fin de journée.”Cette situation est inacceptable et illustre une dérive grave dans la gestion de ce mouvement agricole”, avait regretté plus tôt dans la journée l’intersyndicale agricole de Haute-Garonne.Mercredi en fin de journée, les points de blocage autour de Toulouse s’étaient en partie desserrés, notamment sous la pression des forces de l’ordre selon les manifestants joints par l’AFP, mais la circulation restait perturbée sur l’A61 et la RN124.”C’est une guerre d’usure. On est déterminés à faire le nécessaire pour avoir des réponses et être entendus”, a lancé depuis un cortège à l’ouest de Toulouse Pierre Solana, éleveur du Gers de 37 ans, après que le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis mardi à la FNSEA des annonces d’ici la fin de semaine.Après son entretien avec M. Lecornu, le patron de la FNSEA Arnaud Rousseau a répété mardi que l’accord UE-Mercosur, dont la signature est prévue le 12 janvier, représentait “le symbole de ce que nous ne voulons pas pour l’agriculture européenne”.En attendant, le gouvernement a encore tenté de donner des gages au monde agricole en marge de la réunion des ministres de l’Agriculture à Bruxelles, la ministre française Annie Genevard affirmant que “la taxe carbone (européenne) sur les engrais pourra être suspendue”. Une annonce que n’a toutefois pas confirmée la Commission européenne.Même la rallonge budgétaire de 45 milliards d’euros promise dans la future politique agricole commune (PAC) ne devrait pas “faire avaler la pilule du Mercosur” aux agriculteurs, a estimé le député de la Somme (ex-LFI) François Ruffin.bur-nal-mca-vgr-mdz/ved/abl

Colère agricole: une centaine de tracteurs de la Coordination rurale fait route vers Paris

Bravant les intempéries, les interdictions préfectorales et faisant fi des dernières annonces du gouvernement, une centaine de tracteurs menée pas des agriculteurs de la Coordination rurale s’achemine mercredi soir vers Paris pour manifester le ras-le-bol de la profession.Epizootie de dermatose bovine (DNC), cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur… “Tant qu’on n’aura pas de réponse”, les agriculteurs maintiendront la pression sur Paris et Bruxelles, a déclaré à l’AFP Lionel Candelon, président de la Chambre d’agriculture du Gers et membre de la direction nationale de la Coordination rurale (CR).Le deuxième syndicat agricole, coutumier des passages en force et des actions musclées, compte entrer jeudi en fin de matinée dans la capitale. Déjà, “plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de tracteurs” étaient mercredi soir aux portes de Paris dans l’attente de converger jeudi vers les “lieux symboliques” parisiens et vers les parlementaires, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la CR.Dans les Yvelines, quatre tracteurs ont forcé un barrage de gendarmerie mercredi matin, touchant deux véhicules des forces de l’ordre, sans faire de blessé, selon une source policière. Trois personnes ont été placées en garde à vue.Au total, au moins une centaine de tracteurs ont été recensés à 16H00 dans les départements limitrophes, notamment en Seine-et-Marne, dans l’Essonne et en Eure-et-Loir, selon la même source.Mais les manifestants, en provenance de plusieurs départements, surtout du Sud-Ouest, épicentre de la contestation agricole depuis décembre, doivent encore obtenir le feu vert de la préfecture de police de Paris pour entrer dans la capitale. Une cellule interministérielle de crise a été activée mercredi en fin de journée “pour faire le point” sur les actions d’agriculteurs, a par ailleurs appris l’AFP auprès de l’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez.”On est très étonnés d’un tel déploiement de moyens parce qu’on a dit que la manifestation était pacifique”, a déclaré le président de la CR Bertrand Venteau sur France Inter. “Même en sous-marin par la Seine, on va y arriver. On aura peut-être perdu des troupes, mais on arrivera dans Paris sur des lieux symboliques pour porter nos doléances”, a-t-il ajouté.- “Guerre d’usure” -Dans le Sud-Ouest, la mobilisation s’est poursuivie mercredi à renfort de tracteurs, fumier et bottes de paille, les agriculteurs érigeant une dizaine de barrages sur les principaux axes autour de Toulouse. Et ce, malgré les températures négatives et les interdictions préfectorales de manifester prises notamment en raison du “risque de troubles à l’ordre public”.Au total, 16 manifestants ont été placés en garde à vue au cours de la journée de mercredi, principalement pour entrave à la circulation, et 12 dossiers ont été transmis au parquet, a indiqué le procureur de la République de Toulouse David Charmatz dans un communiqué. Toutes les gardes à vue avaient été levées en fin de journée.”Cette situation est inacceptable et illustre une dérive grave dans la gestion de ce mouvement agricole”, avait regretté plus tôt dans la journée l’intersyndicale agricole de Haute-Garonne.Mercredi en fin de journée, les points de blocage autour de Toulouse s’étaient en partie desserrés, notamment sous la pression des forces de l’ordre selon les manifestants joints par l’AFP, mais la circulation restait perturbée sur l’A61 et la RN124.”C’est une guerre d’usure. On est déterminés à faire le nécessaire pour avoir des réponses et être entendus”, a lancé depuis un cortège à l’ouest de Toulouse Pierre Solana, éleveur du Gers de 37 ans, après que le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis mardi à la FNSEA des annonces d’ici la fin de semaine.Après son entretien avec M. Lecornu, le patron de la FNSEA Arnaud Rousseau a répété mardi que l’accord UE-Mercosur, dont la signature est prévue le 12 janvier, représentait “le symbole de ce que nous ne voulons pas pour l’agriculture européenne”.En attendant, le gouvernement a encore tenté de donner des gages au monde agricole en marge de la réunion des ministres de l’Agriculture à Bruxelles, la ministre française Annie Genevard affirmant que “la taxe carbone (européenne) sur les engrais pourra être suspendue”. Une annonce que n’a toutefois pas confirmée la Commission européenne.Même la rallonge budgétaire de 45 milliards d’euros promise dans la future politique agricole commune (PAC) ne devrait pas “faire avaler la pilule du Mercosur” aux agriculteurs, a estimé le député de la Somme (ex-LFI) François Ruffin.bur-nal-mca-vgr-mdz/ved/abl

Syria govt demands Kurdish fighters leave Aleppo neighbourhoods

Syria’s government on Wednesday demanded that Kurdish fighters leave the neighbourhoods they control in Aleppo following clashes between the two sides which saw thousands of civilians flee.The Syrian government and Kurdish-led forces traded blame over who started the deadly clashes on Tuesday, which killed 16 civilians and one defence ministry member.The violence comes as the two sides have so far failed to implement a March deal to merge the Kurds’ semi-autonomous administration and military into Syria’s new Islamist government.In a statement, the government expressed its “demand for the withdrawal of armed groups from the Sheikh Maqsud and Ashrafiyeh neighbourhoods”.The Syrian military shelled the neighbourhoods after declaring them “closed military zones” from 1200 GMT.An AFP correspondent reported that the intensity of the bombardment had decreased by Wednesday evening but tanks and soldiers remained deployed around the areas.A military source at the scene told AFP the ongoing operation was “limited” and aimed at “pressuring Kurdish fighters in the two neighbourhoods to leave the area so the authorities can extend their control to the entire city”.The army said it had established two “humanitarian crossings” and AFP correspondents saw thousands of civilians use them to flee with their belongings, some of them in tears.Later, the Syrian civil defence agency said they had evacuated “more than 3,000 civilians”, mostly from the two neighbourhoods.”We fled the clashes and we don’t know where to go… Fourteen years of war, I think that’s enough,” Ahmed, a 38-year-old man who only gave his first name, told AFP while carrying his son on his back.Ammar Raji, 41, said he and his family were “forced to leave because of the difficult circumstances”.”I have six children, including two young ones… I am worried we will not return,” Raji, who had previously escaped fighting in his northern hometown of Manbij six years ago, added.- ‘Path of reason’ -Earlier on Wednesday, the Syrian army said that “all Syrian Democratic Forces (SDF) military positions within the Sheikh Maqsud and Ashrafiyeh neighbourhoods of Aleppo are legitimate military targets”, referring to the Kurdish-led force.Senior Kurdish official Ilham Ahmed accused Damascus of launching a “genocidal war” against the Kurds, calling on the Syrian government to “pursue a path of reason to resolve problems through dialogue”.The March agreement on the Kurdish authority’s integration into the state was supposed to be implemented by the end of 2025.The Kurds are pushing for decentralised rule, an idea which Syria’s new authorities have rejected.Sheikh Maqsud and Ashrafiyeh have remained under the control of Kurdish units linked to the SDF, despite Kurdish fighters agreeing to withdraw from the areas in April.In a statement, the SDF insisted that they had no presence in the neighbourhoods, and that the areas “do not pose a military threat in any way”.The Kurdish-led force called on Damascus to “immediately halt the siege, bombardment and military offensive targeting innocent civilians”.”The continuation of this aggression… could turn all of Syria into an open battlefield again.”Syrian authorities on their end accused the SDF of bombarding government-controlled areas.Stephane Dujarric, spokesman for UN Secretary-General Antonio Guterres, on Wednesday said: “We call on all actors to immediately deescalate, exercise maximum restraint and take all measures to prevent further harm to civilians.”He called for “flexibility and goodwill” and the prompt resumption of negotiations to implement the March deal.- ‘Nowhere else to go’ -Schools, universities and government offices in the city were shut down on Wednesday, and authorities announced the suspension of flights to and from Aleppo airport until Thursday evening.Joud Serjian, a 53-year-old housewife and resident of the government-controlled Syriac Quarter, said the violence “reminded us of the war”.”We have nowhere else to go, so we’ll stay in our home,” she added.The SDF controls swathes of Syria’s north and northeast, with the backing of a US-led international coalition, and was key to the territorial defeat of the Islamic State group in Syria in 2019.During the Syrian civil war, Aleppo was the scene of fierce fighting between rebels and forces of ousted president Bashar al-Assad before he regained control of the city in 2016.Assad was ousted in a lightning Islamist-led offensive in 2024.Despite assurances from Damascus that all of Syria’s communities will be protected, minorities remain wary of their future under the new authorities.Last year, flare-ups of sectarian violence in the Alawite heartland on the Mediterranean coast and in Druze-majority Sweida province killed hundreds of members of the minority communities.

La tour Montparnasse fermée au public le 31 mars avant des travaux de rénovation

La tour Montparnasse sera vidée de ses occupants et fermée au public le 31 mars, avant de vastes travaux de rénovation qui devraient commencer en 2026, a indiqué mercredi Frédéric Lemos, représentant d’un copropriétaire de l’édifice, lors d’une réunion à l’Hôtel de Ville. “Les copropriétaires ont voté, le 19 décembre, à 99,5% une décision autonome de fermer la tour au public au 31 mars, après que les deux préfectures d’Ile-de-France et Paris ont suggéré d’accélérer” le projet de rénovation, a-t-il déclaré. Dans un courrier du 14 novembre, les deux préfectures avaient demandé “la fermeture rapide du bâtiment au public” en raison notamment de présence d’amiante, et ce “au plus tard au début de l’année 2026”. Les travaux commenceront “probablement après l’été”, a ajouté Frédéric Lemos en marge de la signature d’un protocole avec la mairie de Paris pour lancer le projet de restructuration du centre commercial Maine Montparnasse, accolé à la tour.L’édifice de bureaux de 210 mètres de haut doit être métamorphosé en tour vitrée, accueillant un hôtel, des commerces et des services, et surmonté d’une serre agricole. Un projet à plus de 600 millions d’euros qui devrait être réalisé en quatre ans.L’immeuble de bureaux “CIT”, tout proche, doit aussi être rénové. Ses travaux commenceront aussi cette année, pour au moins deux ans, a assuré Frédéric Lemos. Quant au centre commercial et à la dalle qui lit les différents bâtiments de cet îlot, ils seront déconstruits à 18% pour recréer un “espace ouvert, traversant, vivant, végétalisé”, selon la mairie de Paris. De nouveaux immeubles “aux dimensions haussmanniennes” verront le jour autour d’une place centrale et abriteront commerces, bistrots, services, bureaux, logements étudiants, ainsi que des “toitures sportives”. L’architecte Renzo Piano, qui a pensé le projet, a voulu rester dans la “sobriété”: “on garde la matrice du bâtiment, on coupe là où il faut couper pour ouvrir, mais pas trop”.Le “rez-de-chaussée est essentiel” pour lui et se veut ouvert et transparent sur les rues alentours.La maire de Paris Anne Hidalgo s’est réjouie de l’avancée concrète du projet. “Le centre commercial déclinait d’année en année (…) ce n’était plus acceptable, ce n’était pas possible que je laisse – pardonnez-moi l’expression – cette verrue à mes successeurs”, a-t-elle affirmé.La tour Montparnasse est détenue par un peu moins de trente investisseurs, dont le plus important est LFPI (La Financière Patrimoniale d’Investissement). L’entreprise Séché Environnement, l’assureur Axa, la mutuelle MGEN ou encore l’homme d’affaires Xavier Niel, via sa société NRS représentée par Frédéric Lemos, font aussi partie des copropriétaires.Une trentaine de copropriétaires détiennent le centre commercial et sa dalle. Le CIT était détenu par plus de 150 copropriétaires en 2015, un nombre qui a été réduit depuis.