Trophée Jules Verne: Coville réussit son pari, record du monde à la clef

Une circumnavigation en 40 jours 10 heures et 45 minutes: le maxi Trimaran Sodebo 3, skippé par Thomas Coville, a établi dimanche au petit matin un nouveau record du Tour du monde à la voile, améliorant d’une demi-journée le temps de Francis Joyon de 2017.”Il y a 24 heures avec cette tempête Ingrid on n’était pas sûrs de pouvoir finir, de battre le record. On était concentrés, focus et quasiment dans un autre monde. C’est presque difficile à réaliser”, a lâché le skipper de 57 ans, soulagé, au micro d’une partie de son équipe montée sur le navirePartis le 15 décembre au large d’Ouessant, Coville et ses six équipiers ont battu de 12 heures et 44 minutes le record du Trophée Jules Verne, créé en 1993 en référence au célèbre roman “Le Tour du monde en 80 jours”, et à son héros Phileas Fogg.Le maxi-trimaran a franchi la ligne imaginaire située entre le phare du Créac’h et celui du cap Lizard, en Angleterre, à 7h46 (GMT+1), avant de rentrer dans le goulet de Brest aux alentours de 12h00 accompagné d’un impressionnant cortège de navires.Sur le quai du Commandant Malbert, au port de commerce, des centaines de personnes étaient déjà réunies sous une belle lumière hivernale pour les acclamer. Parmi la foule, les proches des marins et plusieurs gloires du large attendaient avec le sourire : Titouan Lamazou, Olivier de Kersauson, Armel Le Cléac’h et bien d’autres. – “Sur le fil du rasoir” -Sodebo a parcouru 28.315 milles (52 440 kilomètres) à la vitesse moyenne de 29,17 nœuds (54 km/h). Coville, Benjamin Schwartz, Léonard Legrand, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel sont les dixièmes détenteurs de l’un des défis les plus engagés de la navigation hauturière.A l’exception du skipper du bateau, aucun d’entre eux n’avait vu le Cap Horn avant début janvier. Coville a eu besoin de quatre tentatives pour succéder à Francis Joyon qui, en 2017 à bord d’Idec Sport, avait signé un temps stratosphérique de 40 jours et 23 heures, sur lequel de nombreux marins ont buté.”On a enfin réussi à réaliser l’objectif dont on rêvait depuis tant d’années. C’est la première fois qu’un bateau volant fait le tour de la planète sans escale, d’arriver à faire ça en 40 jours c’est complètement affolant”, a estimé Coville.Malgré un début de tour du monde canon marqué par un premier temps de référence – la traversée Ouessant/Bonne-Espérance en 10 jours et 23 heures -, le suspense a duré jusqu’au bout entre les “Sodeboys” et le fantôme de l’équipage de Joyon.Dépassés très brièvement à l’antiméridien, les hommes de Thomas Coville ont repris fermement les commandes au cap Horn. Mais ils ont ensuite dû affronter dans le sprint final vers la Bretagne la tempête Ingrid, ses dix mètres de creux et ses coups de vent à près de 100 km/h.- Consécration -Preuve de sa fiabilité à toute épreuve, le Sodebo Ultim 3, géant des mers de 32 mètres de long par 23 de large, a résisté à trente-six heures de combat “sur le fil du rasoir” des Açores au Golfe de Gascogne.Une déferlante a tout de même arraché un support qui permettait de monter et descendre le safran tribord, mais Coville et les siens ont fait le dos rond et continué de filer jusqu’à l’arrivée. Pendant les dernières heures en mer, une deuxième dépression venue du large de l’Irlande a rendu la zone d’arrivée chaotique, obligeant l’équipage à réaliser un ultime empannage avant de lever les bras, à une trentaine de kilomètres des côtes.Pour Coville, il s’agit d’une consécration. Ce marin chevronné, affable et meneur d’hommes, enlève son troisième Trophée Jules Verne après avoir déjà contribué à le conquérir comme équipier de De Kersauson en 1997 et Franck Cammas en 2010. C’est son premier en tant que skipper. Il boucle au passage son dixième tour du monde, après s’être notamment approprié en 2016 le record en solitaire (battu depuis). Mais ni le skipper ni son bateau ne sont au bout de leur aventure. Une troisième génération de foils est actuellement en construction à Lorient pour tenter de gagner la prochaine Route du Rhum à la fin de l’année.

Birmanie: dernière phase des législatives pour sceller la victoire des alliés de la junte

Les Birmans ont voté dimanche pour la dernière phase d’élections législatives qui doivent sceller la victoire écrasante du principal parti promilitaire, lors d’un scrutin critiqué comme une manoeuvre de la junte pour asseoir son pouvoir cinq ans après son coup d’Etat.Depuis son indépendance en 1948, la Birmanie n’avait connu que des régimes militaires, avant que les généraux ne cèdent la place en 2011 à un gouvernement civil pour une décennie de réformes et d’optimisme.Cette parenthèse démocratique a pris fin en 2021 avec un coup d’Etat militaire et l’arrestation de l’ancienne dirigeante et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, qui ont plongé le pays d’Asie du Sud-Est dans une guerre civile et une crise humanitaire.Les bureaux de vote ont fermé vers 16H00 (09H30 GMT) dimanche – à une semaine du cinquième anniversaire du coup d’Etat – à l’issue le troisième et dernière phase des législatives, étalées sur un mois.”Même si je n’en attends pas grand-chose, nous voulons voir un pays meilleur”, a confié à l’AFP Zaw Ko Ko Myint, professeur de 53 ans, après avoir déposé son bulletin à Mandalay, la deuxième ville du pays. “Je me sens soulagé après avoir voté, comme si j’avais rempli mon devoir”.La junte présente le scrutin comme un retour à la démocratie, alors qu’il ne peut pas se tenir dans les vastes zones contrôlées par les rebelles et que le parti d’Aung San Suu Kyi, toujours emprisonnée, a été dissous.Depuis un bureau de vote à Mandalay, le chef de la junte Min Aung Hlaing a en tout cas assuré à des journalistes que ces élections étaient le “chemin choisi par le peuple” qui, selon lui, “peut soutenir qui il veut”.- Pression -Lors des deux premières phases de l’élection, le Parti de l’union, de la solidarité et du développement (PUSD), que des experts considèrent comme un relais civil de la junte, a remporté plus de 85% des sièges de la chambre basse en jeu et deux tiers de ceux de la chambre haute.La Constitution, rédigée par l’armée, réserve par ailleurs un quart des sièges de chaque chambre aux forces militaires.Le général Min Aung Hlaing n’a pas exclu la possibilité de briguer la présidence lorsque le Parlement nouvellement élu se réunira pour attribuer ce poste. Une habitante de Rangoun de 34 ans interrogée par l’AFP avant de voter affirmait sentir la pression des autorités pour se rendre aux urnes, disant vouloir voter pour “n’importe quel parti sauf le PUSD”.”On sait déjà quel sera le résultat final, mais si je peux perturber un peu les choses…”, témoigne-t-elle sous couvert d’anonymat.Les résultats officiels doivent être communiqués en fin de semaine prochaine, mais le parti promilitaire pourrait revendiquer la victoire dès lundi.- Campagne perturbée – Le parti d’Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie, avait largement devancé le PUSD lors des dernières élections législatives en 2020. Mais les militaires en ont annulé le résultat et repris le pouvoir par la force le 1er février 2021, invoquant sans fondement des fraudes électorales généralisées.Le coup d’Etat a plongé le pays dans une guerre civile, des guérillas prodémocratie combattant la junte aux côtés de mouvements armés issus de minorités ethniques longtemps hostiles au pouvoir central.Les frappes aériennes sont fréquentes dans certaines régions, où “ les candidats n’ont pas pu faire campagne pour des raisons de sécurité ”, regrette un aspirant député sous couvert d’anonymat.”Se déplacer n’est pas du tout sûr”, ajoutait-il avant le début du scrutin, estimant qu’à peine un bureau de vote sur dix serait en mesure d’ouvrir dimanche dans sa circonscription.Il n’existe pas de bilan officiel de la guerre civile en Birmanie et les estimations varient largement. Selon le groupe de surveillance ACLED, plus de 90. 000 personnes ont été tuées, tous camps confondus.L’ONU estime que près de la moitié des 50 millions de Birmans vivent sous le seuil de pauvreté.

“Parlez” du harcèlement: foule à la marche pour Camélia qui s’est suicidée à 17 ans

“Parlez” du harcèlement scolaire, “les mots des enfants étouffés par le silence des adultes finissent par tuer”, a imploré dimanche à Mitry-Mory (Seine-et-Marne) l’oncle de Camélia, qui s’est suicidée le 13 janvier à 17 ans, à l’issue d’une marche en sa mémoire réunissant plus de 2.000 personnes.Salim Ayachi s’exprimait devant le lycée Honoré-de-Balzac de Mitry-Mory où était scolarisée sa nièce, devant une foule compacte – 2.200 personnes de source policière – formée de familles et de nombreux élèves de cet établissement et d’autres de la région. Il a ensuite pris dans ses bras la mère de Camélia, qui tenait un portrait de sa fille unique et a seulement prononcé quelques remerciements, avant que des ballons blancs soient lancés vers le ciel. Sur la banderole de tête de la marche blanche partie de la gare de Mitry-Claye, on lisait “Ensemble contre le harcèlement scolaire”, et sur une autre banderole de la FCPE 77 “Un mot peut blesser, un mot peut sauver”.L’élève de terminale, qui devait fêter ses 18 ans vendredi, s’est tuée le 13 janvier dans une gare de la ville, en se couchant sur des rails de RER B, où elle a été percutée par un train. Le lendemain, deux enquêtes judiciaires ont été ouvertes, dont l’une pour “harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider”, et une enquête administrative ordonnée.”Je lance un appel au calme mais certainement pas un appel au silence, car face au harcèlement, se taire, c’est laisser mourir”, a dit à la foule M. Ayachi, rapportant que Camélia avait subi quotidiennement insultes, brimades, humiliations, dans sa classe et en dehors. Il a assuré que la maman de Camélia avait “appelé à l’aide” et “reçu en retour le silence”, en insistant: “Minimiser” le harcèlement, “ou ajouter un +mais+, c’est déjà y participer”.”Ce week-end Camélia aurait eu 18 ans, elle avait préparé sa fête, la liste des invités, des cadeaux (…) C’est elle qui nous offre un cadeau, un cadeau à toutes les victimes de harcèlement scolaire, c’est un espace d’écoute”, a-t-il encore déclaré. “Lycéens, vous nous avez dit que vous vouliez être entendus. C’est le moment. Parlez, racontez, dénoncez (…) Parents, parlez à vos enfants (…) Etablissements scolaires, soyez transparents. Quand des faits sont signalés, prenez vos responsabilités”, a-t-il encore dit.Dans un communiqué publié mardi, le procureur de Meaux Jean-Baptiste Bladier avait appelé “solennellement à la plus grande prudence dans l’expression publique et la mise en cause médiatique de personnes, notamment le proviseur” du lycée, actuellement en retrait de l’établissement. 

Trois départements bretons maintenus en vigilance orange crues jusqu’à lundi

Trois départements bretons, le Finistère, le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine, restent placés en vigilance orange crues jusqu’à lundi, malgré une accalmie dimanche, a indiqué dimanche Météo-France. Une succession de perturbations “a concerné la Bretagne cette semaine, occasionnant des crues sur la majorité des cours d’eau. Des débordements sont en cours sur de nombreux cours d’eau bretons”, selon le point de Vigicrues publié à 10H00.Toutefois, les précipitations ont “perdu en intensité et une accalmie relative s’amorce pour la journée de dimanche”, indique Vigicrues.Ainsi, en Bretagne, “les averses attendues ne seront pas de nature à relancer significativement les crues. Les décrues et la propagation s’amorcent ou se poursuivent sur de nombreux secteurs”, d’après la même source.Interrogé par l’AFP, Michaël Quernez, maire de Quimperlé, ville du Finistère de 12.000 habitants où la Laïta est sortie cette semaine de son lit, pointait dimanche une amélioration de la situation dans sa commune.”On a une décrue qui nous permet de prendre des décisions qui vont faciliter la vie des gens”, a-t-il dit, citant la réouverture de certaines voies.Toutefois, malgré cette accalmie, “on reste extrêmement vigilant et extrêmement prudent, puisque nous savons que la pluviométrie nous est défavorable, malgré des coefficients de marée qui eux sont favorables. On a une pluviométrie qui va être très importante, à la fois sur le bassin versant et sur Quimperlé”, prévient le maire.Ainsi, il n’est pas impossible que mardi ou mercredi “la Laïta passe par-dessus des barrières anti-inondations à nouveau”.En Ille-et-Vilaine, à Redon, ville qui avait été touchée par des inondations à la même période l’an passé, “il y a déjà quelques voies qui ont été fermées à la circulation. Mais on n’est pas encore au niveau de janvier 2025”, a expliqué à l’AFP le maire Pascal Duchêne. Mais, “la situation devrait se détériorer en milieu/fin de semaine prochaine”.Aussi, le Plan communal de sauvegarde (PCS) a été déclenché et la sécurité civile était présente à Redon dimanche “en reconnaissance technique du terrain, dans le cas où les dispositifs anti-inondation devraient être installés”.

Lecornu envisage un ajustement de son gouvernement après la séquence budgétaire

Le Premier ministre Sébastien Lecornu envisage un “ajustement” de son équipe gouvernementale une fois le budget définitivement adopté, a-t-on appris auprès de son entourage, confirmant une information de La Tribune Dimanche.”Le Premier ministre réfléchit à proposer au président de la République un ajustement gouvernemental après la séquence budgétaire, si elle se termine bien”, a-t-on précisé.Le chef du gouvernement pourrait également profiter des prochaines élections municipales (15 et 22 mars) pour procéder à ces changements. La ministre de la Culture Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, a fait savoir qu’elle quitterait le gouvernement avant le scrutin pour se consacrer à sa campagne. Deux autres ministres, Marina Ferrari (Sports) et Michel Fournier (Ruralité) sont candidats aux municipales, respectivement à Aix-les-Bains et dans les Vosges.Quant à la ministre de la Santé Stéphanie Rist, elle était engagée dimanche dans un second tour de législative partielle dans le Loiret. En position plutôt favorable après le premier tour, elle a prévenu qu’elle quitterait le gouvernement en cas de défaite.Sébastien Lecornu a brandi à deux reprises l’article 49.3 pour faire adopter les volets recettes et dépenses du budget 2026. Il doit encore affronter en début de semaine une nouvelle motion de censure. Après un nouveau passage au Sénat, le texte devrait être définitivement adopté début février.Interrogée sur LCI dimanche matin, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a refusé de commenter les informations sur cet éventuel ajustement gouvernemental. “C’est une prérogative, vous le savez, qui appartient uniquement au président de la République et au Premier ministre”, a-t-elle déclaré.Alors que la page budgétaire est en train de se tourner, Mme Bregeon a estimé que l’activité du gouvernement ne pourra se limiter à gérer les affaires courantes.”Il y a les débats qui seront ceux de la présidentielle et je ne doute pas qu’il y en aura beaucoup. Et puis il y a toutes les urgences du quotidien (qui) ne peuvent pas attendre 2027″, a-t-elle déclaré.Elle s’est dite “convaincue” qu’une majorité était trouvable sur un certain nombre de ces sujets, citant la relance de la construction de logements, l’armement des polices municipales ou encore l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans qui sera débattue à l’Assemblée lundi.

Lecornu envisage un ajustement de son gouvernement après la séquence budgétaire

Le Premier ministre Sébastien Lecornu envisage un “ajustement” de son équipe gouvernementale une fois le budget définitivement adopté, a-t-on appris auprès de son entourage, confirmant une information de La Tribune Dimanche.”Le Premier ministre réfléchit à proposer au président de la République un ajustement gouvernemental après la séquence budgétaire, si elle se termine bien”, a-t-on précisé.Le chef du gouvernement pourrait également profiter des prochaines élections municipales (15 et 22 mars) pour procéder à ces changements. La ministre de la Culture Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, a fait savoir qu’elle quitterait le gouvernement avant le scrutin pour se consacrer à sa campagne. Deux autres ministres, Marina Ferrari (Sports) et Michel Fournier (Ruralité) sont candidats aux municipales, respectivement à Aix-les-Bains et dans les Vosges.Quant à la ministre de la Santé Stéphanie Rist, elle était engagée dimanche dans un second tour de législative partielle dans le Loiret. En position plutôt favorable après le premier tour, elle a prévenu qu’elle quitterait le gouvernement en cas de défaite.Sébastien Lecornu a brandi à deux reprises l’article 49.3 pour faire adopter les volets recettes et dépenses du budget 2026. Il doit encore affronter en début de semaine une nouvelle motion de censure. Après un nouveau passage au Sénat, le texte devrait être définitivement adopté début février.Interrogée sur LCI dimanche matin, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a refusé de commenter les informations sur cet éventuel ajustement gouvernemental. “C’est une prérogative, vous le savez, qui appartient uniquement au président de la République et au Premier ministre”, a-t-elle déclaré.Alors que la page budgétaire est en train de se tourner, Mme Bregeon a estimé que l’activité du gouvernement ne pourra se limiter à gérer les affaires courantes.”Il y a les débats qui seront ceux de la présidentielle et je ne doute pas qu’il y en aura beaucoup. Et puis il y a toutes les urgences du quotidien (qui) ne peuvent pas attendre 2027″, a-t-elle déclaré.Elle s’est dite “convaincue” qu’une majorité était trouvable sur un certain nombre de ces sujets, citant la relance de la construction de logements, l’armement des polices municipales ou encore l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans qui sera débattue à l’Assemblée lundi.

Lecornu envisage un ajustement de son gouvernement après la séquence budgétaire

Le Premier ministre Sébastien Lecornu envisage un “ajustement” de son équipe gouvernementale une fois le budget définitivement adopté, a-t-on appris auprès de son entourage, confirmant une information de La Tribune Dimanche.”Le Premier ministre réfléchit à proposer au président de la République un ajustement gouvernemental après la séquence budgétaire, si elle se termine bien”, a-t-on précisé.Le chef du gouvernement pourrait également profiter des prochaines élections municipales (15 et 22 mars) pour procéder à ces changements. La ministre de la Culture Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, a fait savoir qu’elle quitterait le gouvernement avant le scrutin pour se consacrer à sa campagne. Deux autres ministres, Marina Ferrari (Sports) et Michel Fournier (Ruralité) sont candidats aux municipales, respectivement à Aix-les-Bains et dans les Vosges.Quant à la ministre de la Santé Stéphanie Rist, elle était engagée dimanche dans un second tour de législative partielle dans le Loiret. En position plutôt favorable après le premier tour, elle a prévenu qu’elle quitterait le gouvernement en cas de défaite.Sébastien Lecornu a brandi à deux reprises l’article 49.3 pour faire adopter les volets recettes et dépenses du budget 2026. Il doit encore affronter en début de semaine une nouvelle motion de censure. Après un nouveau passage au Sénat, le texte devrait être définitivement adopté début février.Interrogée sur LCI dimanche matin, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a refusé de commenter les informations sur cet éventuel ajustement gouvernemental. “C’est une prérogative, vous le savez, qui appartient uniquement au président de la République et au Premier ministre”, a-t-elle déclaré.Alors que la page budgétaire est en train de se tourner, Mme Bregeon a estimé que l’activité du gouvernement ne pourra se limiter à gérer les affaires courantes.”Il y a les débats qui seront ceux de la présidentielle et je ne doute pas qu’il y en aura beaucoup. Et puis il y a toutes les urgences du quotidien (qui) ne peuvent pas attendre 2027″, a-t-elle déclaré.Elle s’est dite “convaincue” qu’une majorité était trouvable sur un certain nombre de ces sujets, citant la relance de la construction de logements, l’armement des polices municipales ou encore l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans qui sera débattue à l’Assemblée lundi.

Le trafic de drogues s’invite dans la campagne des municipales

Le narcotrafic bouscule la campagne des élections municipales: de gauche comme de droite, les prétendants au fauteuil de maire rivalisent de promesses sécuritaires pour endiguer les trafics et les violences qui en découlent. A Clermont-Ferrand, la droite, qui veut ravir la mairie à la gauche, a fait de la question du trafic et plus largement de l’insécurité sa priorité.Signe que ce fléau n’est plus le lot que des grandes métropoles, cette ville de 150.000 habitants a connu en 2025 de violents règlements de comptes liés au narcotrafic, dont cinq homicides, selon la préfecture.Julien Bony, candidat LR, promet 100 policiers municipaux supplémentaires: il veut qu’ils soient armés car allant “au devant d’une plus grande violence” de la part de trafiquants qui “ne font pas la différence entre un policier municipal et un policier national”.Le maire PS sortant Olivier Bianchi, candidat à sa réélection, répond avoir augmenté les effectifs, passés de 40 à 70 policiers municipaux depuis son premier mandat en 2014. Mais il plaide avant tout pour plus d'”enquêteurs”, “une justice avec des moyens et des prisons qui ne soient pas surpeuplées”.- Revirement -A Bordeaux, exemptée jusque-là d’un narcotrafic massif, une fusillade mortelle fin décembre n’a pas manqué d’alimenter la campagne municipale dans laquelle les candidats situés à la droite du maire écologiste Pierre Hurmic, candidat à sa succession, insistent beaucoup sur le thème de la sécurité, préconisant notamment une augmentation du nombre de policiers municipaux et leur armement généralisé. Dans la deuxième ville de Bretagne, Brest, le scrutin de mars pourrait être l’occasion de mettre fin à une exception: après une longue opposition, François Cuillandre, maire PS depuis 2001, a promis une police municipale s’il était réélu pour un cinquième mandat. Le pays a “changé”, notamment avec la montée du narcotrafic, avait-il justifié début janvier pour expliquer son revirement.”Le fait qu’on fasse une police municipale de proximité va permettre à la police nationale de remplir au mieux ses missions régaliennes, notamment de lutter” contre ce trafic, avait développé l’élu, allié aux écologistes.”La question du narcotrafic doit être la réponse numéro une dans les programmes” des candidats, plaide le militant écologiste et antidrogue marseillais Amine Kessaci, qui estime que le sujet n’est “pas assez” évoqué dans la campagne. Le jeune homme de 22 ans, dont les deux frères ont été assassinés, veut créer après les élections une “association nationale des maires de France qui agissent contre le narcotrafic”. “Il n’y a plus de zones blanches” sans narcotrafic, estime Jérôme Durain, ex-sénateur socialiste cosignataire de la proposition de loi contre le narcotrafic adoptée l’été dernier.   La multiplication “des phénomènes criminels inconnus dans certains territoires” (meurtres et tentatives de meurtres, enlèvements et séquestrations dans le cadre de règlements de comptes) “crée un sujet politique” pour les maires, tenus par leurs administrés de s’expliquer sur l’insécurité dans les petites et moyennes villes, analyse-t-il. – Cible de choix -Face à un possible risque de corruption des élus locaux, le président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), Christian Charpy, a appelé les candidats à la plus grande vigilance quant au financement de leur campagne. “Premier officier chargé de la sécurité publique et de la tranquillité publique”, le maire peut être une cible de choix à corrompre pour les réseaux criminels, ajoute-t-il. Avant de nuancer: il n’a pas eu vent “de situations dans lesquelles ce risque est avéré”.   Autre promesse de candidats, installer plus de caméras de surveillance dans les rues. Le maire sortant de Lyon, l’écologiste Grégory Doucet, s’y refusait en début de mandat en 2020: il a changé d’avis en 2024 et en promet davantage en cas de réélection.  La lutte contre le narcotrafic “ne se joue pas à quelques caméras supplémentaires”, tempère Anne Vignot, maire sortante écologiste de Besançon. Cette ville de 120.000 habitants entre la Suisse et l’Allemagne a connu de violents affrontements entre bandes rivales en 2019. Malgré leur démantèlement, le trafic y est toujours très présent.Pour l’édile, qui se présente pour un second mandat, il faut aussi “agir à la racine” en ciblant les consommateurs “avec des actions d’information et de prévention”. Elle réclame l’ouverture d’une halte soins addictions, une salle de consommation de drogue similaire à celles de Paris et Strasbourg, quand son rival Ludovic Fagaut, tête d’une liste rassemblant LR et le MoDem, souhaite utiliser la loi narcotrafic pour “faire en sorte que les bailleurs sociaux expulsent des personnes” impliquées dans le trafic.  burs-mby/asl/gvy

Reactions to the second killing by US federal agents in Minneapolis

The killing of a US citizen by federal immigration agents in Minneapolis on Saturday triggered a wave of criticism, from family members and local leaders to Hollywood stars.Federal agents shot Alex Pretti, a 37-year-old intensive care nurse, less than three weeks after an Immigration and Customs Enforcement (ICE) officer shot and killed Renee Good, also 37, in her car.The Department of Homeland Security (DHS) said Pretti was found to be carrying a pistol and ammunition, but cell phone footage of the incident has raised serious questions about the federal government’s description of the incident.- Local leaders -Minnesota Governor Tim Walz called the shooting “horrific” and demanded state authorities lead the investigation.”The federal government cannot be trusted to lead this investigation. The state will handle it, period,” Walz told a news conference.Senator Bill Cassidy, a Louisiana Republican, wrote on X: “The events in Minneapolis are incredibly disturbing. The credibility of ICE and DHS are at stake.””There must be a full joint federal and state investigation. We can trust the American people with the truth.”Minneapolis Mayor Jacob Frey urged President Donald Trump to end the immigration operation, which has sparked sometimes violent demonstrations.”This is a moment to act like a leader. Put Minneapolis, put America first in this moment — let’s achieve peace. Let’s end this operation,” Frey told a news conference.- Family and colleagues -Pretti’s parents said in a statement he was “a kindhearted soul who cared deeply for his family and friends.” “The sickening lies told about our son by the administration are reprehensible and disgusting,” they said.”Alex is clearly not holding a gun when attacked by Trump’s murdering and cowardly ICE thugs.”Dimitri Drekonja, chief of the Infectious Diseases Section at the Minneapolis Veterans Affairs hospital and a colleague of Pretti, called him “a good kind person who lived to help.”Pretti was a nurse working “to support critically ill Veterans,” he said in a post on the Bluesky social media platform.- Hollywood -Hollywood stars used red carpet appearances at the Sundance Film Festival in Utah on Saturday to denounce the killing.Olivia Wilde said the shooting was “unfathomable.””I can’t believe that we’re watching people get murdered in the street,” she told AFP at “The Invite” premiere.”These brave Americans who have stepped out to protest the injustice of these ICE quote/unquote ‘officers,’ and watching them be murdered — it’s unfathomable. We cannot normalize it.”Natalie Portman, who was promoting “The Gallerist,” became emotional as she described her feelings about a “horrible day.””What is happening in our country is just obscene,” she told AFP.”What (President Donald) Trump and (Homeland Security Secretary) Kristi Noem and ICE are doing to our citizens and to undocumented people is outrageous and needs to end.”- Gun rights groups -Some gun rights advocates — often staunch supporters of the Republican president — raised concerns about the Trump administration quickly linking Pretti’s legal gun possession to an intent to do harm.The Gun Owners of America (GOA) condemned a statement by Bill Essayli, a federal prosecutor in California, who had said on X: “If you approach law enforcement with a gun, there is a high likelihood they will be legally justified in shooting you.””The Second Amendment protects Americans’ right to bear arms while protesting — a right the federal government must not infringe upon,” GOA said in a statement.The National Rifle Association said the sentiment of Essayli’s statement was “dangerous and wrong.””Responsible public voices should be awaiting a full investigation, not making generalizations and demonizing law-abiding citizens,” it said on X.

Le pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe à disposition de la justice française

Le pétrolier Grinch, soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, se trouve dimanche au mouillage dans le golfe de Fos, près du terminal pétrolier du port de Marseille-Fos, sous la garde de la Marine et à la disposition de la justice française.Le navire a été escorté jusqu’au golfe de Fos, dans le sud de la France, pour y être “maintenu à la disposition du procureur de la République de Marseille, dans le cadre de l’enquête préliminaire du chef de défaut de pavillon”, avait indiqué samedi la préfecture maritime de Méditerranée.Le Grinch est soupçonné d’appartenir à une flotte de navires fantômes qui permettent à Moscou d’exporter son pétrole en contournant les sanctions occidentales.Le parquet de Marseille doit procéder, avec les enquêteurs de la gendarmerie maritime, à un certain nombre de vérifications sur le Grinch.Selon une source proche du dossier, le capitaine et son équipage devraient être entendus dans le cadre de cette enquête.Le pétrolier est au mouillage dans le golfe de Fos, à quelque 500 m du rivage de la ville de Martigues, a constaté dimanche matin un photographe de l’AFP.Il est entouré d’un navire de la Marine nationale, également au mouillage à proximité, ainsi que de deux vedettes de la gendarmerie, dont l’une tourne autour du Grinch.Pour garantir “la sûreté et la sécurité” de l’enquête en cours, les autorités maritimes ont défini “des zones d’exclusion nautique et aérienne”.Le pétrolier avait été intercepté jeudi matin dans les eaux internationales de la mer d’Alboran, entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, “avec le concours de plusieurs de nos alliés”, dont le Royaume-Uni, avait annoncé alors sur X le président français Emmanuel Macron.- “French navy” -Sur des images de l’opération d’arraisonnement transmises par la Marine nationale l’on peut voir les commandos marine français prendre le contrôle du navire après avoir été déposés en rappel depuis un hélicoptère sur le pont du Grinch, alors qu’un deuxième hélicoptère s’était posté à l’avant du bateau pour sécuriser l’intervention.Rapidement les commandos français prenaient le contrôle de la passerelle en lançant “French Navy, French Navy” (Marine française, ndlr) aux personnels présents sur la passerelle.A la suite de cet arraisonnement, le parquet de Marseille a ouvert une enquête préliminaire du chef de défaut de pavillon. Comme le prévoit le droit maritime, l’équipage a été soumis à une mesure de restriction ou de privation de liberté qui permet de faire la transition entre l’arraisonnement et la remise aux autorités françaises, selon une source judiciaire.Le pétrolier Grinch, de 249 mètres de long, figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni mais sous le nom de “Carl” sur la liste établie par l’Union européenne et les Etats-Unis.Cette opération est la deuxième effectuée par la France après l’interception du Boracay fin septembre. Ce dernier, qui figurait lui aussi sur la liste des navires sanctionnés par l’Union européenne, avait été arraisonné par les commandos marine français en Atlantique et détourné vers le port de Saint-Nazaire.Dans le cadre de cette première enquête, le commandant du Boracay et son second avaient été placés en garde à vue. A l’issue, le parquet de Brest a décidé d’engager des poursuites à l’encontre du seul commandant chinois, qui est convoqué devant le tribunal de Brest le 23 février pour “refus d’obtempérer”.Le président français Emmanuel Macron avait alors indiqué vouloir “accroître la pression sur la flotte fantôme parce que ça réduit clairement la capacité de la Russie à financer son effort de guerre” en Ukraine. Quelque 598 navires soupçonnés de faire partie de la “flotte fantôme” font l’objet de sanctions de l’Union européenne.