Municipales: les Ecologistes se déchirent sur la stratégie d’alliance de Tondelier

Des défections pour rejoindre LFI dans plusieurs villes, une tribune critiquant la ligne de Marine Tondelier, écartelée entre LFI et Parti socialiste: les Ecologistes s’offrent une nouvelle crise interne, à la veille d’un scrutin municipal où ils craignent pour leur bastions.Lancée dans la campagne pour la primaire de la gauche en vue de 2027 -organisée notamment avec le PS-, la patronne des Ecologistes se trouve dans le viseur de l’aile gauche de son parti qui lui reproche de préférer, aux municipales mais aussi à la prochaine présidentielle, l’alliance avec le Parti socialiste, qui n’a pas censuré le gouvernement sur le budget, plutôt qu’avec les insoumis.Jeudi soir, les conseillers de Paris écologistes Jérôme Gleizes et Emile Meunier ont annoncé rejoindre Sophia Chikirou, candidate LFI dans la capitale, alors que leur parti a choisi de s’allier dès le premier tour avec le socialiste Emmanuel Grégoire, positionné sur une ligne anti-LFI.A Montpellier, la présidente du conseil fédéral, Julia Mignacca, a quitté la liste autonome de Jean-Louis Roumégas, pour se rallier à celle de la députée LFI Nathalie Oziol.Même chose à Avignon, où la cheffe de file des écologistes Sabah Badji s’est alliée avec la liste insoumise. Plusieurs d’entre eux sont signataires d’une tribune, publiée lundi dans Mediapart, dans laquelle ils affirment ne pas accepter “que l’écologie se dissolve à nouveau dans la social-démocratie”, déplorant la ligne électorale “illisible” de la direction du parti qui a “privilégié l’alliance avec le PS” aux municipales.Pour ces scrutins des 15 et 22 mars, les Ecologistes ont majoritairement fait des accords avec les socialistes, comme à Paris, Marseille, Nantes, Rennes derrière le PS. A Lyon, Bordeaux, Grenoble ou Besançon, c’est un des leurs qui a pris la tête de liste.Mais ils partent aussi avec les insoumis dans certaines villes, comme à Boulogne-Billancourt, Fécamp, Boulogne-sur-mer ou La Courneuve. Face à cette fronde, la direction, qui parle d’un événement “picrocholin”, a exigé que les signataires de la tribune -autour de 500 selon Jérôme Gleize, mais tous ne sont pas encartés- retirent leur signature, menaçant de les suspendre du parti.  Le secrétaire général adjoint des Ecologistes, Aïssa Ghalmi, dénonce à l’AFP une “opération de déstabilisation” et de “débauchage” orchestrée par LFI. – “pressions” -“La France insoumise ne manipule personne et n’agit pas autrement que par une démarche de conviction basée sur des engagements politiques clairs”, a répondu sur X le coordinateur de la France insoumise, Manuel Bompard, alors que plusieurs cadres insoumis se sont réjouis de ces prises de guerre.Les deux partis s’accusent mutuellement d’être responsables du peu d’accords conclus entre eux pour ce scrutin.  Aïssa Ghalmi rappelle que chez les Verts, les alliances aux municipales se décident au niveau local. Jérôme Gleizes rétorque que la direction a exercé des “pressions” pour que les groupes locaux acceptent des accords avec le PS.  “Tout ça se fait en sous-main, insidieusement”, affirme un autre signataire, soulignant que les craintes de perdre les villes acquises par les Ecologistes en 2020 a poussé la direction à défendre des alliances avec le PS.”Il fallait bien qu’on se range derrière Emmanuel Grégoire à Paris, pour que les socialistes se rangent derrière Grégory Doucet (le maire sortant écologiste) à Lyon”, décrypte le même, évoquant des pressions dans d’autres villes, comme à Rennes ou à Dunkerque, où les écologistes locaux souhaitaient faire des listes autonomes.”On est en train de revenir à la pire période de notre histoire, quand on était un satellite des socialistes”, regrette Jérome Gleizes. “Il y a toujours eu des mécontents dans les organisations politiques, qui au moment des élections vont voir si l’herbe est plus verte ailleurs”, estime M. Ghalmi, sans nier “les désaccords sur la stratégie”. Marine Tondelier “paye le prix de sa ligne incohérente” consistant à être “le trait d’union entre le PS et LFI”. “Pour le moment elle tient debout, parce qu’elle n’a pas tranché”, estime un autre élu écologiste.Il souligne que d’autres militants, partisans d’une rupture totale avec LFI, ont aussi quitté le parti, pour rejoindre notamment Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann. “Je suis convaincu qu’il y aura une explosion du parti après les municipales”. 

Fela Kuti: first African to get Grammys Lifetime Achievement AwardFri, 30 Jan 2026 19:53:16 GMT

Nigeria’s Afrobeat king Fela Kuti will this weekend be posthumously recognised by the Grammys with a Lifetime Achievement Award, becoming the first African artist to receive the distinction.After a lifetime of clashes with successive powers in Nigeria, the recognition comes nearly three decades after Fela’s death and long after his influence reshaped global music.He is …

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Lait infantile: Nestlé réfute les accusations de Foodwatch

Nestlé, accusé d’avoir tardé à rappeler du lait infantile après avoir identifié la présence de toxine dans ses produits, a réfuté vendredi les accusations de l’association Foodwatch qui a porté plainte auprès du parquet de Paris aux côtés de huit familles.”Les allégations de Foodwatch, formulées sans aucun fondement factuel, exposent Nestlé à des soupçons inacceptables car infondés”, a indiqué le groupe, dans une lettre ouverte à l’association publiée sur son site internet.”Si Foodwatch continue à diffuser des informations trompeuses ou fausses à ce sujet, Nestlé se réserve le droit de prendre toutes les actions nécessaires pour protéger ses intérêts”, a-t-il ajouté.La plainte contre X, que l’AFP a pu consulter, vise une série de délits, dont la mise en danger et l’atteinte à l’intégrité physique des nourrissons, la tromperie aggravée ou le manquement aux obligations de sécurité.Vendredi, le quotidien français Le Monde a indiqué que la présence d’une toxine dans des produits de Nestlé avait été identifiée dix jours avant les premiers rappels, dès la fin de novembre.Selon le journal, l’industriel a attendu une “analyse de risque de santé” avant d’informer les autorités néerlandaises, puis européennes, de la présence de céréulide dans ses laits infantiles produits aux Pays-Bas.Cette chronologie est reconnue par Nestlé qui évoque, dans un communiqué publié sur son site internet, de “très faibles niveaux” de toxine détectés fin novembre et rappelle l’absence “de réglementation fixant une limite maximale pour la céréulide”. “Nous avons néanmoins agi rapidement en retirant les produits ne répondant pas à nos exigences de qualité”, ajoute le groupe.Cette toxine, produite par certaines bactéries Bacillus cereus, est susceptible de provoquer des troubles digestifs, comme des diarrhées et vomissements.  – “Très faibles niveaux” -“A la fin du mois de novembre 2025, à la suite de contrôles de routine (…) dans notre usine aux Pays-Bas, nous avons détecté de très faibles niveaux de céréulide dans des échantillons de produits”, indique le géant de l’agroalimentaire. Nestlé assure avoir à ce moment-là “immédiatement bloqué la production” et lancé “des analyses plus approfondies en laboratoire”.”Les résultats reçus début décembre 2025 ont confirmé la présence d’infimes quantités de céréulide dans les produits toujours sous notre contrôle”, c’est-à-dire pas encore distribués, établit-il.”Nous avons demandé à nos experts de faire une analyse de risque de santé – c’est-à-dire comprendre les symptômes et conséquences liés à la consommation de produits qui en contiennent pour la partager avec les autorités compétentes”, a précisé une porte-parole à l’AFP.”Le 10 décembre 2025, nous avons informé les autorités aux Pays-Bas (où se situe l’usine) ainsi que celles de tous les pays potentiellement concernés ainsi que la Commission Européenne, pour fournir nos analyses et notre évaluation du risque”, retrace le groupe dans sa chronologie.Depuis le début de l’affaire, Nestlé assure que le vaste rappel de laits infantiles de la marque est lié à un “problème de qualité”, et affirme à cette heure n’avoir reçu aucune preuve de lien entre une maladie et ses produits.”Nous avons pris des mesures dès que nous avons confirmé le problème, à la fois en décembre et en janvier”, a insisté le groupe, dans sa lettre ouverte à Foodwatch, affirmant qu’il était “faux” de parler de rappel tardif.Nestlé souligne également, dans cette lettre, avoir “alerté de manière proactive l’ensemble de l’industrie via des associations professionnelles (dès le 30 décembre), étant donné que ce problème pouvait toucher d’autres fabricants de laits infantiles”.Outre Nestlé, plusieurs industriels, dont les géants Danone (Blédilait, Gallia) et Lactalis (Picot), mais aussi de plus petits acteurs comme Vitagermine (Babybio Optima), ont procédé depuis décembre à des rappels de laits infantiles dans plus d’une soixantaine de pays au total, dont la France, en raison de ce risque de contamination à la céréulide.

Lait infantile: Nestlé réfute les accusations de Foodwatch

Nestlé, accusé d’avoir tardé à rappeler du lait infantile après avoir identifié la présence de toxine dans ses produits, a réfuté vendredi les accusations de l’association Foodwatch qui a porté plainte auprès du parquet de Paris aux côtés de huit familles.”Les allégations de Foodwatch, formulées sans aucun fondement factuel, exposent Nestlé à des soupçons inacceptables car infondés”, a indiqué le groupe, dans une lettre ouverte à l’association publiée sur son site internet.”Si Foodwatch continue à diffuser des informations trompeuses ou fausses à ce sujet, Nestlé se réserve le droit de prendre toutes les actions nécessaires pour protéger ses intérêts”, a-t-il ajouté.La plainte contre X, que l’AFP a pu consulter, vise une série de délits, dont la mise en danger et l’atteinte à l’intégrité physique des nourrissons, la tromperie aggravée ou le manquement aux obligations de sécurité.Vendredi, le quotidien français Le Monde a indiqué que la présence d’une toxine dans des produits de Nestlé avait été identifiée dix jours avant les premiers rappels, dès la fin de novembre.Selon le journal, l’industriel a attendu une “analyse de risque de santé” avant d’informer les autorités néerlandaises, puis européennes, de la présence de céréulide dans ses laits infantiles produits aux Pays-Bas.Cette chronologie est reconnue par Nestlé qui évoque, dans un communiqué publié sur son site internet, de “très faibles niveaux” de toxine détectés fin novembre et rappelle l’absence “de réglementation fixant une limite maximale pour la céréulide”. “Nous avons néanmoins agi rapidement en retirant les produits ne répondant pas à nos exigences de qualité”, ajoute le groupe.Cette toxine, produite par certaines bactéries Bacillus cereus, est susceptible de provoquer des troubles digestifs, comme des diarrhées et vomissements.  – “Très faibles niveaux” -“A la fin du mois de novembre 2025, à la suite de contrôles de routine (…) dans notre usine aux Pays-Bas, nous avons détecté de très faibles niveaux de céréulide dans des échantillons de produits”, indique le géant de l’agroalimentaire. Nestlé assure avoir à ce moment-là “immédiatement bloqué la production” et lancé “des analyses plus approfondies en laboratoire”.”Les résultats reçus début décembre 2025 ont confirmé la présence d’infimes quantités de céréulide dans les produits toujours sous notre contrôle”, c’est-à-dire pas encore distribués, établit-il.”Nous avons demandé à nos experts de faire une analyse de risque de santé – c’est-à-dire comprendre les symptômes et conséquences liés à la consommation de produits qui en contiennent pour la partager avec les autorités compétentes”, a précisé une porte-parole à l’AFP.”Le 10 décembre 2025, nous avons informé les autorités aux Pays-Bas (où se situe l’usine) ainsi que celles de tous les pays potentiellement concernés ainsi que la Commission Européenne, pour fournir nos analyses et notre évaluation du risque”, retrace le groupe dans sa chronologie.Depuis le début de l’affaire, Nestlé assure que le vaste rappel de laits infantiles de la marque est lié à un “problème de qualité”, et affirme à cette heure n’avoir reçu aucune preuve de lien entre une maladie et ses produits.”Nous avons pris des mesures dès que nous avons confirmé le problème, à la fois en décembre et en janvier”, a insisté le groupe, dans sa lettre ouverte à Foodwatch, affirmant qu’il était “faux” de parler de rappel tardif.Nestlé souligne également, dans cette lettre, avoir “alerté de manière proactive l’ensemble de l’industrie via des associations professionnelles (dès le 30 décembre), étant donné que ce problème pouvait toucher d’autres fabricants de laits infantiles”.Outre Nestlé, plusieurs industriels, dont les géants Danone (Blédilait, Gallia) et Lactalis (Picot), mais aussi de plus petits acteurs comme Vitagermine (Babybio Optima), ont procédé depuis décembre à des rappels de laits infantiles dans plus d’une soixantaine de pays au total, dont la France, en raison de ce risque de contamination à la céréulide.

‘Sanctuary cities’ on front line of Trump immigration crackdown

US cities that protect their undocumented migrant residents have been thrust into the spotlight by the Trump administration’s aggressive immigration crackdown, currently targeting Minneapolis.”Sanctuary city” policies are championed by many Democratic politicians but President Donald Trump has insisted that they protect criminals and break the law.Here is what to know about sanctuary cities:- What are they? -Sanctuary cities and states are parts of the United States that have passed laws to actively not cooperate with federal immigration enforcement, like the sweeping raids and deportation mission underway across the state of Minnesota.The Center for Immigration Studies reports that over 200 US cities or counties in 13 states operate sanctuary policies.”(This) means they’re not going to be in the business of helping to detain individuals, and they’re also going to discourage — but again, not obstruct — any type of active cooperation with the federal government” on deportations, said Hamline University legal studies and politics professor David Schultz.The sanctuary movement formed in the 1980s when church leaders, politicians on the left and campaigners came together to help newly arrived migrants fleeing conflicts in Central America.- What is Trump doing about them? -The policies have brought the locations where they are in force into conflict with the Trump administration which have previously labelled them “sanctuaries for criminals.”Other sanctuary cities already targeted for headline-grabbing intensive immigration enforcement action have included Democratic-run Chicago and Los Angeles.Trump’s border chief Tom Homan, who has taken personal control of the immigration sweeps underway in Minnesota, previously said “every sanctuary city is unsafe. Sanctuary cities are sanctuaries for criminals and President Trump’s not going to tolerate it.””Sanctuary cities are now our priority.”- What they mean for migrants? -In practical terms, sanctuary policies mean that undocumented migrants are more readily able to obtain identity documents and driving licenses for example.Some cities also allow those without papers to access certain welfare programs like housing and healthcare.The governor of Minnesota, at the center of the Trump administration’s crackdown, has previously insisted the state is not a sanctuary jurisdiction and has never adopted such legislation.In August the Department of Justice nonetheless listed Minnesota as a sanctuary state.Minneapolis, the state’s largest city, openly operates sanctuary policies and the city’s mayor Jacob Frey has said they keep people safe because “we want people who are undocumented to have the confidence to call 911 without the fear that they’ll get deported.””That is a safety strategy. That is not an immigration strategy,” he said at a CNN townhall this month.- What is their future? -Trump’s justice department demanded in a January 24 letter that Minneapolis and neighboring St. Paul terminate their sanctuary policies as one of a number of demands for ending the immigration enforcement operation in Minnesota.Minnesota has sued the Trump administration in an effort to have the marauding immigration raids halted, even if temporarily, citing the letter as evidence of attempted coercion.Its attorney general argues that the operations breach the Constitution’s Tenth Amendment which protects the sovereignty of the 50 US states.”The attorney general is saying that the ICE operations that are here using these very aggressive tactics are retribution — or an effort to try to force the state of Minnesota to give up its sanctuary policies,” said Schultz.The case would be an important test case and could have an impact on the status of other sanctuary cities and states, he added.

Le Kremlin affirme avoir accepté une pause sur les frappes contre Kiev jusqu’à dimanche

Le Kremlin a annoncé vendredi avoir accepté une demande du président américain de s’abstenir de frapper Kiev jusqu’à dimanche, tandis que les attaques russes ont mis à mal le réseau énergétique ukrainien sollicité par un hiver glacial devant encore s’aggraver.  Depuis l’annonce jeudi par Donald Trump d’un arrêt par la Russie de ses frappes “pendant une semaine”, une certaine confusion règne sur les modalités de cet accord, à un moment où des négociations en vue de mettre fin du conflit doivent se dérouler, dimanche, à Abou Dhabi.La Maison Blanche n’a livré aucun détail sur les dates de cette trêve ni sur le type d’installations devant potentiellement être épargnées par les attaques russes.Interrogé à ce sujet vendredi, le Kremlin a affirmé que M. Trump avait réclamé à son homologue russe Vladimir Poutine une cessation jusqu’au 1er février – dimanche – des bombardements sur la capitale ukrainienne, sans toutefois préciser quand cette requête avait été formulée.Selon le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, il s’agit ainsi de “créer des conditions favorables à la tenue de négociations”.- “Aucune attaque” contre les sites énergétiques -“La partie américaine a parlé de s’abstenir pendant une semaine de frappes contre les installations énergétiques et le compte à rebours a commencé hier soir” (jeudi), a de son côté expliqué vendredi dans son message quotidien le président ukrainien Volodymyr Zelensky. “Il n’y a eu aucune attaque contre les installations énergétiques” en Ukraine la nuit dernière”, à l’exception d'”une infrastructure gazière touchée par un bombardement aérien” dans la région orientale de Donetsk, a-t-il relevé, avant de lancer: “l’Ukraine est prête à s’abstenir de toute frappe similaire et nous n’avons pas frappé les installations énergétiques russes aujourd’hui.”Les raids russes “se concentrent désormais” sur la logistique, a noté M. Zelensky, cependant que “les attaques de drones et les bombardements aériens habituels se sont poursuivis tout au long de la journée”.”Ces dernières 24 heures, l’ennemi a mené sept attaques de drones contre des installations ferroviaires”, a à cet égard dénoncé la Première ministre ukrainienne Ioulia Svyrydenko.Les frappes russes des derniers mois ont provoqué des coupures de courant et de chauffage d’ampleur dans plusieurs grandes villes d’Ukraine, dont la capitale, où jusqu’à la moitié des immeubles ont été par moments affectés, les derniers bombardements y remontant à la nuit du 23 au 24 janvier.Donald Trump a dit avoir adressé à Vladimir Poutine sa demande de ne pas bombarder Kiev en raison du froid “exceptionnel” en Ukraine, les météorologues annonçant des températures nocturnes pouvant descendre jusqu’à -30°C dans les prochains jours.L’Ukraine vise de son côté régulièrement des raffineries et des dépôts de pétrole en Russie et des infrastructures de transport d’hydrocarbures, provoquant d’importants incendies. Les régions russes frontalières ont aussi été confrontées à des ruptures de l’approvisionnement en électricité à cause de cela.- Discussions à Abou Dhabi -Russes, Ukrainiens et Américains ont entamé les 23 et 24 janvier un cycle de pourparlers aux Emirats arabes unis sur le plan proposé par Washington pour mettre fin à quatre ans de combats. Des représentants de Moscou et de Kiev doivent se réunir à nouveau dimanche à Abou Dhabi.Volodymyr Zelensky a insisté sur le fait que les discussions butaient toujours sur l’épineuse question des territoires de l’est de l’Ukraine que Moscou revendique. La Russie exige notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones de la région de Donetsk qu’elles contrôlent encore.”Jusqu’ici, nous n’avons pas réussi à trouver un compromis sur la question territoriale, en particulier concernant une partie de l’est de l’Ukraine”, a déclaré le président ukrainien.Selon lui, la Russie a aussi interrompu les échanges de prisonniers de guerre, dont le dernier en date remonte à l’année dernière. C’était là le seul résultat concret des dernières négociations russo-ukrainiennes, en 2025 à Istanbul.Côté russe, le Kremlin avait confirmé jeudi que le dialogue “se poursuit” sans vouloir commenter les détails du processus.Donald Trump avait assuré le même jour que “beaucoup de progrès” avaient été faits jusqu’ici au plan diplomatique.Sur le front, l’armée russe a revendiqué vendredi de nouvelles avancées, annonçant la prise des localités de Berestok dans la région de Donetsk (est) et de Ritchné, dans celle de Zaporijjia (sud), à moins de trente kilomètres de la capitale régionale éponyme.Dans le nord-est de l’Ukraine, des familles avec enfants ont reçu l’ordre d’évacuer sept villages de la région de Kharkiv, un indicateur de la progression des soldats russes dans ce secteur.

Bébé tué à l’acide: 30 ans de prison pour l’ex-employée de crèche

L’ex-employée de crèche qui a tué un bébé de 11 mois en 2022 à Lyon en lui faisant avaler une dose “massive” de déboucheur de canalisation à base d’acide a été condamnée en appel vendredi à 30 ans de prison pour meurtre.La peine, conforme aux réquisitions, est automatiquement assortie d’une période de sûreté de 15 ans.”Notre cliente accepte la peine, il n’y aura pas de pourvoi en cassation”, a déclaré à l’AFP l’avocate de Myriam Jaouen, qui a accueilli le verdict dans le calme.En première instance, les jurés l’avaient condamnée à 25 ans de prison pour torture et acte de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Cette fois, la cour d’assises de l’Ain l’a reconnue “coupable d’avoir donné volontairement la mort” à la petite Lisa.Sa famille est “soulagée, elle a été entendue”, a commenté leur avocate Catherine Bourgade. Les parents ont mené un “combat en mémoire de leur fille” pour que “cette qualification de meurtre et d’intention de donner la mort” soit retenue, a-t-elle rappelé.Affronter à nouveau trois jours de procès a été “terrible” pour eux même si les débats ont été menés de manière sereine, a-t-elle poursuivi. “C’est une fin apaisante: leur douleur est indescriptible, elle restera mais, au moins, ils ont le sentiment que la justice a fait ce qu’il fallait”.- “Immature” -Après plusieurs mensonges et dénégations, Myriam Jaouen, qui avait 27 ans au moment du drame, avait reconnu en garde à vue avoir versé le produit à base d’acide sulfurique dans la bouche de la fillette. Mais elle a toujours assuré avoir voulu “la faire arrêter de pleurer”, “pas la tuer”.Elle a aussi affirmé qu’elle n’avait pas conscience de la dangerosité du produit de type Destop, ce qu’ont contredit enquêteurs, médecins et psychiatres qui ont défilé à la barre.Dans son réquisitoire, l’avocat général Baptiste Godreau a estimé qu’elle avait “consciemment tué avec un produit toxique létal, l’administrant directement dans la bouche d’une enfant de 11 mois”, décédée après quatre heures de souffrances “extrêmes”.Vendredi, les derniers mots de l’accusée ont été adressés aux parents de sa victime. “Je veux m’excuser auprès de la famille, tous les jours je pense à Lisa”, a-t-elle soufflé. La mère, visiblement toujours très éprouvée, a fermement fait non de la tête.Plusieurs experts psychiatres ont décrit Myriam Jaouen comme “immature” et “modérément” déficiente intellectuellement. Mais “sans maladie mentale avérée”, écartant donc une “abolition ou altération du discernement”. Sa défense avait demandé aux jurés certes de “sanctionner” mais aussi de “favoriser sa réinsertion”, niant l’intention de donner la mort chez une personne “infantile”, selon son avocate Julia Coppard.Et dont “l’incompétence” et “l’inaptitude” à s’occuper d’enfants avait été signalée par ses collègues à la crèche Danton Rêve du groupe People et Baby, “où elle n’aurait jamais dû être employée, encore moins laissée seule avec les enfants”, a estimé sa consoeur Maylis Leduc.- Récit mensonger -“Une femme qui, selon ses propres dires, est capable de maintenir fermement la tête et le corps d’un bébé, de lui enfoncer le goulot d’une bouteille d’acide dans la bouche, de la maintenir et de lui dire: +prends ça, mange et tais-toi !+” ne peut pas être excusée, a pour sa part plaidé Me Sidonie Leblanc, au nom de l’association l’Enfant Bleu – Enfance maltraitée.A l’arrivée d’autres parents dans la microcrèche où s’est noué le drame, Myriam Jaouen avait aussi élaboré un “récit mensonger structuré”, a rappelé l’avocate: un tube de gouache a explosé et les projections ont atteint la bouche de Lisa. Myriam Jaouen a même badigeonné son pantalon de peinture pour accréditer cette version.Un mensonge répété d’une voix déterminée, 15 minutes durant, au médecin du centre anti-poison -dont l’enregistrement a été diffusé à l’audience- qui l’appelait pour tenter d’identifier le produit pour orienter les médecins tentant encore de sauver Lisa.”Qu’on ne vienne pas nous dire qu’elle n’est pas capable d’élaboration”, avait conclu l’avocate.

Bébé tué à l’acide: 30 ans de prison pour l’ex-employée de crèche

L’ex-employée de crèche qui a tué un bébé de 11 mois en 2022 à Lyon en lui faisant avaler une dose “massive” de déboucheur de canalisation à base d’acide a été condamnée en appel vendredi à 30 ans de prison pour meurtre.La peine, conforme aux réquisitions, est automatiquement assortie d’une période de sûreté de 15 ans.”Notre cliente accepte la peine, il n’y aura pas de pourvoi en cassation”, a déclaré à l’AFP l’avocate de Myriam Jaouen, qui a accueilli le verdict dans le calme.En première instance, les jurés l’avaient condamnée à 25 ans de prison pour torture et acte de barbarie ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Cette fois, la cour d’assises de l’Ain l’a reconnue “coupable d’avoir donné volontairement la mort” à la petite Lisa.Sa famille est “soulagée, elle a été entendue”, a commenté leur avocate Catherine Bourgade. Les parents ont mené un “combat en mémoire de leur fille” pour que “cette qualification de meurtre et d’intention de donner la mort” soit retenue, a-t-elle rappelé.Affronter à nouveau trois jours de procès a été “terrible” pour eux même si les débats ont été menés de manière sereine, a-t-elle poursuivi. “C’est une fin apaisante: leur douleur est indescriptible, elle restera mais, au moins, ils ont le sentiment que la justice a fait ce qu’il fallait”.- “Immature” -Après plusieurs mensonges et dénégations, Myriam Jaouen, qui avait 27 ans au moment du drame, avait reconnu en garde à vue avoir versé le produit à base d’acide sulfurique dans la bouche de la fillette. Mais elle a toujours assuré avoir voulu “la faire arrêter de pleurer”, “pas la tuer”.Elle a aussi affirmé qu’elle n’avait pas conscience de la dangerosité du produit de type Destop, ce qu’ont contredit enquêteurs, médecins et psychiatres qui ont défilé à la barre.Dans son réquisitoire, l’avocat général Baptiste Godreau a estimé qu’elle avait “consciemment tué avec un produit toxique létal, l’administrant directement dans la bouche d’une enfant de 11 mois”, décédée après quatre heures de souffrances “extrêmes”.Vendredi, les derniers mots de l’accusée ont été adressés aux parents de sa victime. “Je veux m’excuser auprès de la famille, tous les jours je pense à Lisa”, a-t-elle soufflé. La mère, visiblement toujours très éprouvée, a fermement fait non de la tête.Plusieurs experts psychiatres ont décrit Myriam Jaouen comme “immature” et “modérément” déficiente intellectuellement. Mais “sans maladie mentale avérée”, écartant donc une “abolition ou altération du discernement”. Sa défense avait demandé aux jurés certes de “sanctionner” mais aussi de “favoriser sa réinsertion”, niant l’intention de donner la mort chez une personne “infantile”, selon son avocate Julia Coppard.Et dont “l’incompétence” et “l’inaptitude” à s’occuper d’enfants avait été signalée par ses collègues à la crèche Danton Rêve du groupe People et Baby, “où elle n’aurait jamais dû être employée, encore moins laissée seule avec les enfants”, a estimé sa consoeur Maylis Leduc.- Récit mensonger -“Une femme qui, selon ses propres dires, est capable de maintenir fermement la tête et le corps d’un bébé, de lui enfoncer le goulot d’une bouteille d’acide dans la bouche, de la maintenir et de lui dire: +prends ça, mange et tais-toi !+” ne peut pas être excusée, a pour sa part plaidé Me Sidonie Leblanc, au nom de l’association l’Enfant Bleu – Enfance maltraitée.A l’arrivée d’autres parents dans la microcrèche où s’est noué le drame, Myriam Jaouen avait aussi élaboré un “récit mensonger structuré”, a rappelé l’avocate: un tube de gouache a explosé et les projections ont atteint la bouche de Lisa. Myriam Jaouen a même badigeonné son pantalon de peinture pour accréditer cette version.Un mensonge répété d’une voix déterminée, 15 minutes durant, au médecin du centre anti-poison -dont l’enregistrement a été diffusé à l’audience- qui l’appelait pour tenter d’identifier le produit pour orienter les médecins tentant encore de sauver Lisa.”Qu’on ne vienne pas nous dire qu’elle n’est pas capable d’élaboration”, avait conclu l’avocate.