Mutineries et attaques au Guatemala: un neuvième policier décédé

Un neuvième policier guatémaltèque est décédé lundi au lendemain d’une vague d’attaques et de mutineries dans les prisons qui ont poussé le président à décréter l’état de siège face aux gangs.La police a été la cible de diverses attaques coordonnées menées dans plusieurs régions du pays, en représailles à la reprise dimanche de trois prisons …

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Espagne: Pedro Sánchez promet une “transparence absolue” sur les causes de la collision de trains

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a décrété trois jours de deuil national et promis lundi “une transparence absolue” sur les causes de l’accident ferroviaire qui a fait au moins 40 morts dimanche dans le sud de l’Espagne, où les recherches se poursuivent dans les carcasses des deux trains.- Un bilan total inconnu -Le bilan du drame survenu dimanche soir en Andalousie s’établit à ce stade à 40 morts et 41 personnes hospitalisées, dont 12 en soins intensifs, selon un dernier bilan communiqué à la presse par les autorités de la région d’Andalousie.Mais celui-ci, qui inclut quatre enfants hospitalisés, pourrait s’alourdir à mesure que les recherches continuent. Les secouristes sur place tentent notamment d’extraire d’éventuels corps restés coincés dans la ferraille.L’entité publique chargée du suivi de la catastrophe (CID) a précisé dans un communiqué dans la soirée que les autorités avaient reçu 43 signalements pour disparition de la part de proches de victimes. Cinq personnes mortes ont déjà été identifiées au cours d’autopsies, a-t-il ajouté.Le président régional andalou Juan Manuel Moreno a ainsi estimé en début de soirée que dans les “prochaines 24 à 48 heures”, les autorités pourront déterminer “avec certitude” le nombre de victimes.- Un déraillement puis un choc violent -Dimanche à 19H45 (18H45 GMT), près d’Adamuz, à environ 35 kilomètres de Cordoue, deux trains à grande vitesse circulant sur deux voies parallèles dans des directions opposées sont entrés en collision, avec à leur bord près de 500 passagers au total.En cause: un train Iryo – un opérateur de train privé, filiale à 51% du groupe public italien Ferrovie dello Stato (Trenitalia) -, dont des voitures ont déraillé et se sont déportées sur l’autre voie, heurtant une rame de la Renfe, la compagnie nationale espagnole, qui circulait dans l’autre sens en direction de Huelva (sud).Complètement sorties des rails, les quatre voitures du train de la Renfe se sont retournées, et deux d’entre elles semblent même avoir été écrasés par l’impact, selon des images aériennes diffusées par la Garde civile espagnole.Plusieurs centaines de mètres plus loin se trouve le train Iryo rouge, la plupart de ses voitures encore sur les rails et les deux dernières couchées sur le flanc. – “Transparence absolue” -Arrivé à Adamuz en début d’après-midi, le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a promis face aux journalistes que les conclusions de l’enquête sur les circonstances de l’accident seraient diffusées avec une “transparence absolue” pour établir “la vérité”.A ce stade, le ministre des Transports Oscar Puente a évoqué un accident “extrêmement étrange”, survenu dans une ligne droite, sur une portion de voie rénovée.”L’erreur humaine est pratiquement écartée”, a balayé le président de la Renfe, Álvaro Fernández Heredia, sur la radio publique RNE. “Cela doit être lié au matériel roulant d’Iryo ou à un problème d’infrastructure”, a-t-il estimé.Sur cette portion de voie ferrée limitée à 250 km/h, la vitesse n’était pas en cause dans l’accident, a-t-il aussi assuré, soulignant qu’un des trains circulait à 205 km/h, et l’autre à 210 km/h.- Deuil national -Le pays tout entier a passé la journée de lundi sous le choc, à commencer par la petite ville d’Adamuz, où un élan de solidarité s’est rapidement mis en place.Manuel Muñoz, un de ses habitants de 60 ans, s’est empressé d’apporter “de l’eau, des couvertures, tout ce que nous avons pu” au centre municipal d’accueil.”On n’arrive pas à y croire…”, souffle pour sa part Sonia, 49 ans.Dans la commune, l’AFP a notamment vu en fin de journée un homme en larmes au téléphone, avant d’être serré dans ses bras par plusieurs personnes. La Garde civile était présente également non loin, près des arènes, pour accueillir les familles des victimes.Un deuil national de trois jours doit débuter à minuit (23H00 GMT), jusqu’à vendredi minuit, a annoncé Pedro Sánchez.La famille royale espagnole doit, pour sa part, se rendre mardi midi à proximité des lieux de l’accident.La reprise des liaisons ferroviaires entre Madrid et les grandes villes d’Andalousie pourrait n’être effective qu'”autour du 2 février”, au vu des dégâts sur les rails, a enfin indiqué le ministre des Transports, Oscar Puente.

Fin de vie: parlementaire et croyant, quand la foi s’immisce dans le débat

“Mon engagement politique vient de là”, “je ne me renie pas”… Au Sénat, le sensible débat sur la fin de vie interpelle profondément les élus croyants: quand certains assument un vote guidé par leur foi, d’autres tentent de prendre du recul par “l’introspection”.La chambre haute examine à partir de mardi deux propositions de loi sur la fin de vie, l’une d’entre elles créant un droit à l’aide à mourir par une procédure très encadrée de suicide assisté voire d’euthanasie.Une réforme vivement critiquée par les responsables français des principaux cultes – catholique, protestant,  orthodoxe, juif, musulman et bouddhiste -, qui alertent de longue date sur les “graves dérives” d’une telle loi… Avec un écho non négligeable au Parlement.”Il est assez mal vu d’avancer ses convictions religieuses aujourd’hui en politique”, assure le sénateur Les Républicains du Rhône Etienne Blanc. Mais “cela influe évidemment sur mon vote”.Pour cet élu catholique, l’aide à mourir acte un “changement de civilisation” et fait disparaître le “geste d’amour” que la religion prône dans l’accompagnement des malades en fin de vie.Le centriste Loïc Hervé considère de son côté que tout croyant a “un rapport particulier à la mort”, ce qui lui permet, en tant que parlementaire, d’avoir “une approche différente” face à une telle loi. “Je suis un humaniste d’inspiration chrétienne. Je reste sénateur dans une République laïque dès lors que je suis dans l’hémicycle mais je ne me renie pas”, poursuit l’élu de Haute-Savoie, qui émet de “très grandes réserves” vis-à-vis de cette proposition de loi.- “Jamais simple” -A gauche, où la très grande majorité des parlementaires soutient le texte, de telles voix se font plus rares – ou discrètes – mais elles existent.Pour le sénateur socialiste de Moselle Michaël Weber, ce sujet sensible “suppose une introspection”. “Les +cathos de gauche+, c’est aussi ce qui m’a amené à la politique. Mon engagement vient notamment de là”, dit cet élu qui ne participera pas au vote.”Quand on est élu, on ne peut pas se contenter de revendiquer uniquement ses propres convictions”, concède-t-il. “J’ai essayé de trouver un positionnement qui ne mettrait mal à l’aise ni mes électeurs ni moi-même. Ce n’est jamais simple”, ajoute-t-il, s’attachant à ne pas être “instrumentalisé”.Tous les sénateurs précédemment cités assurent néanmoins s’être appuyés sur d’autres arguments – notamment juridiques – pour arrêter leur position.A l’Assemblée nationale aussi, plusieurs députés avaient concédé que leurs convictions religieuses avaient pu influer sur leur vote lors des débats du printemps dernier.Les représentants des cultes n’avaient d’ailleurs pas hésité, à l’époque, à interpeller les députés par écrit pour les appeler à s’opposer au texte. La démarche se répète ces derniers jours au Sénat, même si la chambre haute, jugée plus conservatrice, devrait nettement remanier le texte pour atténuer la portée du dispositif d’aide à mourir.- “J’écoute mon évêque” -Un lobbying qui connaît plus ou moins de succès. “J’écoute la position de mon évêque, j’écoute celle du Pape”, reconnaît Etienne Blanc, membre du “groupe des parlementaires chrétiens”, instance informelle qui se réunit régulièrement pour débattre de sujets relatifs à la foi et sollicite l’avis des représentants de l’Eglise.Quelques amendements déposés au Sénat vont même jusqu’à inclure le motif religieux dans leurs justifications. C’est notamment le cas d’une proposition visant à permettre aux “établissements confessionnels” de transférer les patients concernés par l’aide à mourir vers un autre lieu, arguant d’une “atteinte grave et disproportionnée à la liberté de conscience et de religion” de ces établissements privés.”Les Eglises n’ont pas de lien avec les parlementaires qui assument plus ou moins leur foi religieuse”, balaye pour sa part Loïc Hervé: “On n’adhère par à l’Eglise catholique comme on adhère à un parti politique”.Dans le camp des opposants au texte, ils sont d’ailleurs nombreux, même croyants, à refuser d’avancer l’argument religieux pour expliquer leur vote, dans un hémicycle parfois taxé de réactionnaire.”Il faut élever ce débat”, s’agace la sénatrice LR Christine Bonfanti-Dossat, rapporteure sur le texte. “Je respecte les choix de chacun mais je ne mettrai pas ma foi en avant. On en a assez de passer pour de vieux réac’.”

En Bulgarie, démission du président avant les législatives du printemps

Le président bulgare Roumen Radev a démissionné lundi, à quelques mois d’élections législatives anticipées prévues au printemps, dernier rebondissement d’une crise politique qui déstabilise le pays depuis cinq ans.”Demain, je démissionnerai de mes fonctions de président de la République de Bulgarie”, a déclaré M. Radev, 62 ans, dans une allocution télévisée.”La bataille pour l’avenir de la patrie nous attend. Et je crois que je la mènerai avec vous tous — les dignes, les inspirés et les irréductibles. Nous sommes prêts, nous en sommes capables et nous réussirons”, a ajouté ce président sans étiquette, soutenu par les socialistes. Certains analystes lui prêtent l’intention, avec cette démission inédite d’un président en Bulgarie, de participer aux législatives anticipées du printemps, attendues fin mars ou en avril.Avec comme but pour M. Radev d’arriver, avec une nouvelle formation politique, en tête aux législatives afin d’être nommé à la tête du gouvernement.Selon le politologue Parvan Simeonov, directeur de l’institut de sondage Myara, Roumen Radev pourrait ainsi espérer bénéficier de “l’élan lié aux manifestations”, qu’il soutient. Depuis le soulèvement d’une partie des Bulgares contre la corruption, ce pays des Balkans — membre de l’Otan et, depuis le 1er janvier, de la zone euro — est plongé dans l’instabilité politique. Le président  a accusé lundi dans son adresse télévisée un “modèle de gouvernance pernicieux”, qui “présente les apparences d’une démocratie, mais en réalité fonctionne selon les mécanismes de l’oligarchie”.A la mi-décembre 2025, le gouvernement de coalition mené par les conservateurs du GERB avait démissionné après des manifestations anticorruption soutenues par Roumen Radev.Ces législatives seront les huitièmes organisées en cinq ans dans ce pays des Balkans, le plus pauvre de l’Union européenne, confronté à une corruption jugée endémique.- Ancien aviateur -Avant d’être élu président pour la première fois en 2016, le général Radev avait commandé l’armée de l’air bulgare. Sa candidature avait été soutenue par les socialistes, aux positions pro-russes.Lors des premières manifestations anticorruption en 2020, il avait aussi soutenu les protestataires, ce qui lui avait valu des sympathies chez une partie des électeurs des formations libérales pro-européennes.Ce soutien l’a aidé à décrocher un second mandat en 2021, avec près de 67% des voix au second tour, face au candidat soutenu par GERB.Mais son opposition à l’aide militaire à l’Ukraine a conduit nombre de ses détracteurs à le présenter comme prorusse.Dans un entretien accordé à CNN en juin dernier, il s’était dit “déçu” du faible soutien observé au sein de l’Union européenne pour “les efforts de paix” du président américain Donald Trump. Lors de sa dernière allocution du Nouvel an, quelques minutes avant l’entrée officielle de la Bulgarie dans la zone euro, il avait parlé d’un calendrier “contesté” pour adopter la monnaie unique.Un gouvernement technique doit être nommé et l’intérim jusqu’à la fin de son second mandat en janvier 2027 sera assuré par la vice-présidente Iliyana Iotova.

La politique internationale du gouvernement passée au grill au Parlement

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et son homologue des Armées Catherine Vautrin ont défendu lundi la politique étrangère du gouvernement face aux critiques acerbes des députés.Lors d’un débat sans vote au Parlement sur le rôle de la France dans les crises internationales, les accusations ont été multiples: “passivité” vis-à-vis des Etats-Unis qui ont capturé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro et qui menacent de s’emparer du Groenland, faiblesse vis-à-vis de la République islamique d’Iran qui réprime son peuple, ou à l’égard de l’Algérie qui détient un journaliste français, ou encore dénonciation d’un “double standard” entre l’Ukraine et Gaza.”Notre pays a eu raison de dénoncer l’agression russe contre l’Ukraine (…) Mais pourquoi cette incapacité à appliquer ce même standard lorsque l’auteur de la violation n’est plus Moscou mais Washington à Caracas ou Israël à Gaza? C’est ce double standard qui ruine notre crédibilité”, a ainsi lancé Stéphane Peu (PCF).”La France (…) a refusé tout deux poids deux mesures dans ses positions internationales”, a rétorqué Jean-Noël Barrot.Et de tacler certains députés de LFI pour leurs “indignations sélectives”, “à géométrie variable”, pointant du doigt leur supposé silence sur le peuple vénézuélien qui a subi le joug de Nicolas Maduro et du peuple iranien victime d’une répression sanglante de la part des Mollahs.S’agissant de la faiblesse présumée de la France vis-à-vis de Washington, le ministre a souligné qu’il n’y avait pas d’incompatibilité entre “condamner Nicolas Maduro pour ses crimes et dénoncer les violations internationales”. Et rappelé l’importance de doter la France d’un budget pour qu’elle puisse “peser”.Il n’a en revanche pas répondu à la possibilité de classer comme groupe terroriste le Corps des gardiens de la révolution, bras idéologique du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.De son côté, la ministre des Armées a reconnu qu’il y avait urgence à assurer la souveraineté européenne en matière d’espace et de télécommunications, ce qui permettrait de venir en aide aux Iraniens victimes de coupure d’internet.Le débat au Parlement, sans vote et non contraignant pour le gouvernement, doit se poursuivre dans la soirée au Sénat.Il avait été annoncé par le Premier ministre Sébastien Lecornu à la suite de plusieurs demandes en ce sens de la part des groupes de gauche, après l’opération militaire américaine au Venezuela ayant conduit à la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, le 3 janvier dernier.Le chef du gouvernement français avait souhaité que ce débat soit “un moment” de se poser des questions sur l’autonomie stratégique de la France et comprendre pourquoi la réaction européenne “n’a pas été aussi rapide et aussi forte, peut-être, qu’attendu”.Depuis, l’actualité a largement dépassé le cadre de l’opération américaine au Venezuela notamment en raison des velléités du président américain vis-à-vis du Groenland.Donald Trump a menacé samedi plusieurs pays européens dont la France de surtaxes douanières, ces états ayant répliqué en promettant de rester “unis” et en examinant les différentes ripostes possibles. En France, la classe politique a été unanime pour condamner les annonces américaines.Christophe Weissberg, du groupe Ensemble pour la République, a souligné que “l’époque où Washington se posait en garant de nos processus démocratiques est bel et bien terminée”.  Mais il a appelé à faire “de ce moment de rupture une opportunité historique pour l’Europe”. 

La politique internationale du gouvernement passée au grill au Parlement

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et son homologue des Armées Catherine Vautrin ont défendu lundi la politique étrangère du gouvernement face aux critiques acerbes des députés.Lors d’un débat sans vote au Parlement sur le rôle de la France dans les crises internationales, les accusations ont été multiples: “passivité” vis-à-vis des Etats-Unis qui ont capturé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro et qui menacent de s’emparer du Groenland, faiblesse vis-à-vis de la République islamique d’Iran qui réprime son peuple, ou à l’égard de l’Algérie qui détient un journaliste français, ou encore dénonciation d’un “double standard” entre l’Ukraine et Gaza.”Notre pays a eu raison de dénoncer l’agression russe contre l’Ukraine (…) Mais pourquoi cette incapacité à appliquer ce même standard lorsque l’auteur de la violation n’est plus Moscou mais Washington à Caracas ou Israël à Gaza? C’est ce double standard qui ruine notre crédibilité”, a ainsi lancé Stéphane Peu (PCF).”La France (…) a refusé tout deux poids deux mesures dans ses positions internationales”, a rétorqué Jean-Noël Barrot.Et de tacler certains députés de LFI pour leurs “indignations sélectives”, “à géométrie variable”, pointant du doigt leur supposé silence sur le peuple vénézuélien qui a subi le joug de Nicolas Maduro et du peuple iranien victime d’une répression sanglante de la part des Mollahs.S’agissant de la faiblesse présumée de la France vis-à-vis de Washington, le ministre a souligné qu’il n’y avait pas d’incompatibilité entre “condamner Nicolas Maduro pour ses crimes et dénoncer les violations internationales”. Et rappelé l’importance de doter la France d’un budget pour qu’elle puisse “peser”.Il n’a en revanche pas répondu à la possibilité de classer comme groupe terroriste le Corps des gardiens de la révolution, bras idéologique du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.De son côté, la ministre des Armées a reconnu qu’il y avait urgence à assurer la souveraineté européenne en matière d’espace et de télécommunications, ce qui permettrait de venir en aide aux Iraniens victimes de coupure d’internet.Le débat au Parlement, sans vote et non contraignant pour le gouvernement, doit se poursuivre dans la soirée au Sénat.Il avait été annoncé par le Premier ministre Sébastien Lecornu à la suite de plusieurs demandes en ce sens de la part des groupes de gauche, après l’opération militaire américaine au Venezuela ayant conduit à la capture du président Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, le 3 janvier dernier.Le chef du gouvernement français avait souhaité que ce débat soit “un moment” de se poser des questions sur l’autonomie stratégique de la France et comprendre pourquoi la réaction européenne “n’a pas été aussi rapide et aussi forte, peut-être, qu’attendu”.Depuis, l’actualité a largement dépassé le cadre de l’opération américaine au Venezuela notamment en raison des velléités du président américain vis-à-vis du Groenland.Donald Trump a menacé samedi plusieurs pays européens dont la France de surtaxes douanières, ces états ayant répliqué en promettant de rester “unis” et en examinant les différentes ripostes possibles. En France, la classe politique a été unanime pour condamner les annonces américaines.Christophe Weissberg, du groupe Ensemble pour la République, a souligné que “l’époque où Washington se posait en garant de nos processus démocratiques est bel et bien terminée”.  Mais il a appelé à faire “de ce moment de rupture une opportunité historique pour l’Europe”. 

Iran warns protesters who joined ‘riots’ to surrender

Iran’s top police officer issued an ultimatum on Monday to protesters who joined what authorities have deemed “riots”, saying they must hand themselves in within three days or face the full force of the law.But the government also pledged to tackle economic hardships that sparked the demonstrations, which were met with a crackdown that rights groups say has left thousands dead.The protests constituted the biggest challenge to the Iranian leadership in years, with the full scale of the violence yet to emerge amid an internet blackout.National police chief Ahmad-Reza Radan on Monday urged young people “deceived” into joining the “riots” to turn themselves in and receive lighter punishment.Those “who became unwittingly involved in the riots are considered to be deceived individuals, not enemy soldiers” and “will be treated with leniency”, he told state television.Officials have said the demonstrations were peaceful before descending into chaos fuelled by Iran’s arch-foes the United States and Israel in an effort to destabilise the nation. The heads of the country’s executive, legislative and judicial branches on Monday all pledged to work “around the clock” in “resolving livelihood and economic problems”, according to a joint statement published by state television. But they would also “decisively punish” the instigators of “terrorist incidents”, said the statement from President Masoud Pezeshkian, parliament speaker Mohammad Bagher Ghalibaf and judiciary chief Gholamhossein Mohseni Ejei. The scale of the crackdown has emerged piecemeal as Iran remains under an unprecedented internet shutdown that is now in its 11th day.Despite difficulty accessing information, the Iran Human Rights NGO says it has verified that 3,428 protesters were killed by security forces.The NGO’s director Mahmood Amiry-Moghaddam on Monday warned the death toll could be higher by many thousands.”Information received from eyewitnesses, families and other citizens, together with other available evidence, indicates that the number of protesters killed may exceed even the highest media estimates,” he said in a statement.”There is no doubt that the Islamic republic has committed one of the largest mass killings of protesters in our time.”- ‘New test’ -Alarm has grown over the possibility that authorities will use capital punishment against protesters.The United Nations on Monday warned the country was using executions as “a tool of state intimidation”.Iran — the world’s most prolific executioner after China, according to rights groups — reportedly executed 1,500 people last year, UN rights chief Volker Turk said in a statement.Security officials cited by Iran’s Tasnim news agency said late last week that around 3,000 people have been arrested in connection with the demonstrations, but rights groups say the number could be as high as 20,000. Supreme leader Ayatollah Ali Khamenei said on Saturday that authorities “must break the back of the seditionists”.Internet access would “gradually” return to normal this week, Hossein Afshin, Iran’s vice president for science, technology and the knowledge economy, said Monday on state television, after limited access briefly returned the day before.Pezeshkian criticised the internet restrictions, urging “better governance” of cyberspace. Images from the capital Tehran showed buildings and billboards destroyed during the rallies. In Iran’s second-largest city of Mashhad, damage to public infrastructure exceeded $15 million, Mayor Mohammadreza Qalandar Sharif told state television. Outside Iran, President Recep Tayyip Erdogan of neighbouring Turkey, in his first comments on the protests, described the unrest as a “new test” for Tehran, pledging Turkey would “stand against any initiative” that would drag the region into chaos.”We believe that, with a… policy prioritising dialogue and diplomacy, our Iranian brothers will, God willing, get through this trap-filled period,” he said in a televised speech.

Iran: la police lance un ultimatum de trois jours aux participants aux “émeutes” pour se livrer

Le chef de la police iranienne a lancé lundi un ultimatum de trois jours aux personnes impliquées dans ce qu’il a qualifié “d’émeutes” pour se livrer aux autorités, après l’écrasement meurtrier d’un vaste mouvement de contestation.  Déclenchée le 28 décembre par des protestations contre le coût de la vie, la mobilisation a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique en place depuis 1979, avant une répression violente qui, selon des ONG, a fait des milliers de morts. “Les jeunes qui se sont retrouvés involontairement impliqués dans les émeutes sont considérés comme des personnes trompées, et non comme des soldats ennemis”, a affirmé le chef de la police, Ahmad-Reza Radan sur la télévision d’Etat. Il a donné aux intéressés “au maximum trois jours” pour se livrer, leur assurant qu’ils seraient alors traités avec “plus de clémence”. Les chefs des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire du pays ont pour leur part affirmé qu’ils “punir(aient) de manière décisive” les instigateurs des “incidents terroristes”, dans un communiqué commun publié par la télévision d’Etat.- “Guerre contre Dieu” –  L’agence iranienne Tasnim a recensé en fin de semaine dernière quelque 3.000 personnes arrêtées en lien avec la mobilisation, des groupes de défense des droits avançant le chiffre de 20.000 arrestations. La mobilisation a été étouffée par une répression qualifiée de “massacre” par Amnesty International, à la faveur d’un blackout inédit des communications instauré il y a onze jours. L’accès à internet devrait “progressivement” revenir à la normale cette semaine, ont annoncé lundi les autorités, après un bref rétablissement limité de l’accès dimanche. Le président, Masoud Pezeshkian, a critiqué les restrictions d’accès à internet, appelant à une “meilleure gouvernance” du cyberespace.Au moins 3.428 manifestants ont été tués, selon le dernier bilan de l’ONG Iran Human Rights (IHR), dont les chiffres sont cités par l’ONU, mais d’autres estimations font état, selon elle, de plus de 5.000 morts, voire jusqu’à 20.000. Le nombre de manifestants tués “pourrait dépasser même les estimations médiatiques les plus élevées”, a affirmé lundi le directeur de IHR, Mahmood Amiry-Moghaddam, dénonçant “l’un des plus grands massacres de manifestants de notre époque”.Le guide suprême, Ali Khamenei, a lui-même fait état de “milliers de personnes tuées” imputant ces morts aux “séditieux”, selon lui manipulés par les Etats-Unis et Israël.Le porte-parole de la justice iranienne, Asghar Jahangir, a réaffirmé dimanche que des procès rapides seraient organisés pour les mis en cause. Il a averti que certains actes s’apparentaient au crime de “guerre contre Dieu”, passible de la peine de mort, appliquée généralement par pendaison.  – “Outil d’intimidation” -L’inquiétude grandit quant au risque d’exécutions de contestataires, dans un pays où 1.500 personnes auraient été exécutées en 2025, selon le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk. “L’ampleur et le rythme des exécutions évoquent un recours systématique à la peine capitale comme outil d’intimidation de l’Etat”, a-t-il pointé lundi. Le président Pezeshkian, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejei se sont par ailleurs engagés dans leur communiqué commun à travailler “sans relâche” pour  “résoudre les problèmes économiques et liés aux moyens de subsistance”. La mobilisation avait été lancée par des commerçants de Téhéran, après une nouvelle chute de la monnaie nationale, le rial, qui a perdu depuis un an plus d’un tiers de sa valeur face au dollar. Une hyperinflation fragilise aussi depuis des années le pouvoir d’achat en Iran, où le marasme économique a encore été aggravé par le rétablissement en septembre par l’ONU de sanctions internationales liées au programme nucléaire de Téhéran. 

Patrick Balkany renvoyé en correctionnelle pour détournement de fonds publics

L’ancien maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, est attendu le 20 février devant le tribunal correctionnel de Nanterre, qui doit le juger pour détournement de fonds publics, a annoncé le parquet de Nanterre dans un communiqué lundi.L’audience aura pour but de fixer la date du procès au fond de cette affaire concernant des faits qui s’étaient déroulés de janvier 2010 à mai 2015, à l’époque où M. Balkany était encore maire de cette ville des Hauts-de-Seine.Le ministère public précise que l’affaire a débuté en décembre 2012 après un signalement de deux syndicats de policiers municipaux au parquet, qui a décidé d’ouvrir une enquête.Celle-ci a été confiée à la brigade de répression de la délinquance économique de la police judiciaire parisienne. Une information judiciaire a été ouverte en décembre 2013.Mis en examen en juillet 2020 dans ce dossier, l’ancien édile est soupçonné d’avoir utilisé des policiers municipaux comme chauffeur et des véhicules à des fins privées.Le parquet a précisé qu’un non-lieu avait été ordonné concernant des poursuites pour prise illégale d’intérêts et blanchiment, recel de ces mêmes chefs ainsi que complicité et recel de détournement de fonds publics.”Nous serons présents à l’audience, aux côtés de Patrick Balkany, pour contester formellement ces accusations infondées et calomnieuses”, ont réagi auprès de l’AFP Mes Robin Binsard et Romain Dieudonné, avocats de l’ancien maire.Selon Le Parisien, M. Balkany est aussi convoqué le 20 février pour une autre affaire de détournement de fonds publics dans laquelle l’ancien directeur du développement économique de Levallois aurait continué à être rémunéré après avoir pris sa retraite en 2012.Cette seconde affaire n’a pas fait l’objet d’une instruction mais d’une convocation au tribunal par citation directe à l’initiative du parquet, précise le quotidien.”C’est par voie de presse que nous apprenons la convocation dans le second dossier, on saluera l’élégance du parquet qui préfère la presse au code de procédure pénale”, ont ironisé Mes Binsard et Dieudonné.La semaine dernière, le tribunal d’application des peines d’Evreux a accordé à Patrick Balkany, 77 ans, la libération conditionnelle pour les 18 mois de prison qu’il lui reste à purger après sa condamnation en 2023 pour plusieurs délits financiers, une décision dont le parquet a fait appel.Déclaré inéligible par la cour d’appel de Paris en 2023, l’ancien baron des Hauts-de-Seine, figure de la droite dans ce département à l’ouest de Paris, reste très impliqué dans la politique locale, à quelques semaines des élections municipales.