US Supreme Court agrees to hear Monsanto weedkiller case
The US Supreme Court agreed on Friday to hear a bid by German chemicals giant Bayer to put an end to a wave of lawsuits over the weedkiller Roundup.Bayer has spent more than $10 billion settling litigation linked to Roundup since it acquired its producer, the US agrochemical group Monsanto, in 2018.The International Agency for Research on Cancer considers glyphosate, one of Roundup’s ingredients, a probable human carcinogen, but Bayer says scientific studies and regulatory approvals show the weedkiller is safe.The top US court agreed to hear Bayer’s appeal of a $1.25 million award to a Missouri man who claimed Roundup was responsible for his blood cancer — one of thousands of similar “failure-to-warn” lawsuits facing the company.Bayer is arguing that it should be shielded from state lawsuits since the federal Environmental Protection Agency (EPA) approved the sale of Roundup to consumers and farmers without any warnings.The Trump administration has backed Bayer’s stance that a federal statute on pesticide labels preempts state laws requiring warnings on products that may be carcinogenic.In a brief, Solicitor General John Sauer said the EPA had “for decades” classified glyphosate as “not likely to be carcinogenic in humans,” arguing that the agency’s determination should preempt state rules on the matter.The Missouri case means “a jury may second-guess the agency’s science-based judgments,” Sauer said. “A manufacturer should not be left to ’50 different labeling regimes.'”Bayer CEO Bill Anderson welcomed the Supreme Court’s decision to take the case.”It is time for the US legal system to establish that companies should not be punished under state laws for complying with federal warning label requirements,” Anderson said in a statement.Lori Ann Burd, the environmental health director at the Center for Biological Diversity, expressed disappointment.”It’s a sad day in America when our highest court agrees to consider depriving thousands of Roundup users suffering from cancer of their day in court,” Burd said in a statement.”Bayer keeps losing on the facts about its own product so now it’s asking the court to prevent juries from ever again hearing those facts,” she added.The Supreme Court is expected to hear the case in the spring and issue a ruling by June or early July.
Budget: Lecornu annonce de nouvelles mesures pour éviter la censure, leur financement interroge
En quête d’un compromis sur le budget pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a abattu de nouvelles cartes vendredi susceptibles selon lui de “rassembler”, mais qui soulèvent des questions au sujet de leur financement.Dans une allocution d’environ vingt minutes depuis la cour de Matignon, le Premier ministre a énuméré une série de mesures pour un budget présenté comme “meilleur” et “responsable”, assurant qu’il permettrait de réduire le déficit à l’objectif fixé de 5% du PIB, au lieu de 5,3% à ce stade des discussions parlementaires.Le PS réclamait notamment des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes et sur le logement.Sébastien Lecornu a annoncé la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu et une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité pour “plus de trois millions de ménages” à revenus modestes. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, selon l’entourage du Premier ministre.En matière de logement, il envisage une augmentation de 400 millions d’euros des moyens pour les bailleurs sociaux et renonce à l’année blanche “pour les allocations sur le logement” (APL).Avant même sa prise de parole, le chef du gouvernement avait annoncé la généralisation des repas universitaires à 1 euro, voulue par les socialistes.”Les avancées sont réelles”, s’est félicité le PS dans un communiqué. “Plusieurs points nécessitent encore des échanges avec le gouvernement”, a toutefois ajouté le chef du groupe à l’Assemblée Boris Vallaud.”On a des concessions qui sont très minimes”, a au contraire jugé sur BFMTV le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel. “Et toujours pas la moindre piste sérieuse de financement”, a aussi taclé la cheffe du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain. Le sujet a également été soulevé par le président du groupe MoDem à l’Assemblée, Marc Fesneau, visiblement sceptique bien qu’en soutien du gouvernement. Il a dit attendre de l’exécutif “des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit”. De son côté, le président du Medef Patrick Martin s’est inquiété dans la soirée “des contreparties fiscales aux nouvelles dépenses annoncées”.- “Tristesse” -Sébastien Lecornu n’a pas dit par quelle voie, article 49.3 ou ordonnance, il comptait procéder pour l’adoption du texte. Deux outils constitutionnels à sa disposition, perçus par ses opposants comme des “passages en force”.Le Premier ministre s’est donné jusqu’à mardi pour trouver une solution acceptable aux yeux du PS, dont il cherche à s’assurer la non-censure.Faute d’accord des députés pour voter un budget, il a confié sa “tristesse” d’avoir vu sa méthode – laisser la main au Parlement – échouer sur le budget de l’Etat alors que les députés étaient parvenus à voter celui de la Sécurité sociale.Le gouvernement a suspendu jeudi soir les interminables débats budgétaires à l’Assemblée, actant l’impossibilité d’aller à un vote sur le projet de loi de finances 2026.Vendredi, Sébastien Lecornu a de nouveau fustigé la “stratégie cynique et profondément délibérée” de LFI et du RN, accusés de “saboter” les débats.”La seule stratégie que nous avons, monsieur le Premier ministre, c’est de défendre les Français”, lui a rétorqué la cheffe de file du RN Marine Le Pen lors d’un meeting à Marseille, en le surnommant “Caliméro Lecornu”.- Trancher -L’allocution du locataire de Matignon a laissé de nombreux points en suspens.Pour les collectivités locales, en attente d’un geste financier à quelques semaines des municipales, M. Lecornu a dit qu’elles participeraient à l’effort “dans des proportions acceptables”, sans donner de chiffre.Il n’a rien dit d’une éventuelle surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censée rapporter 6,3 milliards d’euros et aider à la négociation avec le PS. Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre devrait donc avoir d’ici là choisi de recourir à l’article 49.3 ou à une ordonnance (article 47).L’article 49.3, auquel il avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS, permettrait au gouvernement de faire passer un budget en retenant les amendements de son choix.Mais il devrait l’utiliser potentiellement trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l’ensemble du texte), s’exposant à chaque fois à une censure. Y recourir aurait un goût amer, son abandon incarnant pour Sébastien Lecornu la marque de son action.L’ordonnance, soit l’inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais permettrait elle de doter le pays d’un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite.Un projet d’ordonnance budgétaire serait à l’étude à Matignon, selon une source à Bercy, mais cela ne veut pas dire que cette option sera in fine choisie.pol-are-tg-la/sde/cbn
Budget: Lecornu annonce de nouvelles mesures pour éviter la censure, leur financement interroge
En quête d’un compromis sur le budget pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a abattu de nouvelles cartes vendredi susceptibles selon lui de “rassembler”, mais qui soulèvent des questions au sujet de leur financement.Dans une allocution d’environ vingt minutes depuis la cour de Matignon, le Premier ministre a énuméré une série de mesures pour un budget présenté comme “meilleur” et “responsable”, assurant qu’il permettrait de réduire le déficit à l’objectif fixé de 5% du PIB, au lieu de 5,3% à ce stade des discussions parlementaires.Le PS réclamait notamment des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes et sur le logement.Sébastien Lecornu a annoncé la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu et une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité pour “plus de trois millions de ménages” à revenus modestes. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, selon l’entourage du Premier ministre.En matière de logement, il envisage une augmentation de 400 millions d’euros des moyens pour les bailleurs sociaux et renonce à l’année blanche “pour les allocations sur le logement” (APL).Avant même sa prise de parole, le chef du gouvernement avait annoncé la généralisation des repas universitaires à 1 euro, voulue par les socialistes.”Les avancées sont réelles”, s’est félicité le PS dans un communiqué. “Plusieurs points nécessitent encore des échanges avec le gouvernement”, a toutefois ajouté le chef du groupe à l’Assemblée Boris Vallaud.”On a des concessions qui sont très minimes”, a au contraire jugé sur BFMTV le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel. “Et toujours pas la moindre piste sérieuse de financement”, a aussi taclé la cheffe du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain. Le sujet a également été soulevé par le président du groupe MoDem à l’Assemblée, Marc Fesneau, visiblement sceptique bien qu’en soutien du gouvernement. Il a dit attendre de l’exécutif “des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit”. De son côté, le président du Medef Patrick Martin s’est inquiété dans la soirée “des contreparties fiscales aux nouvelles dépenses annoncées”.- “Tristesse” -Sébastien Lecornu n’a pas dit par quelle voie, article 49.3 ou ordonnance, il comptait procéder pour l’adoption du texte. Deux outils constitutionnels à sa disposition, perçus par ses opposants comme des “passages en force”.Le Premier ministre s’est donné jusqu’à mardi pour trouver une solution acceptable aux yeux du PS, dont il cherche à s’assurer la non-censure.Faute d’accord des députés pour voter un budget, il a confié sa “tristesse” d’avoir vu sa méthode – laisser la main au Parlement – échouer sur le budget de l’Etat alors que les députés étaient parvenus à voter celui de la Sécurité sociale.Le gouvernement a suspendu jeudi soir les interminables débats budgétaires à l’Assemblée, actant l’impossibilité d’aller à un vote sur le projet de loi de finances 2026.Vendredi, Sébastien Lecornu a de nouveau fustigé la “stratégie cynique et profondément délibérée” de LFI et du RN, accusés de “saboter” les débats.”La seule stratégie que nous avons, monsieur le Premier ministre, c’est de défendre les Français”, lui a rétorqué la cheffe de file du RN Marine Le Pen lors d’un meeting à Marseille, en le surnommant “Caliméro Lecornu”.- Trancher -L’allocution du locataire de Matignon a laissé de nombreux points en suspens.Pour les collectivités locales, en attente d’un geste financier à quelques semaines des municipales, M. Lecornu a dit qu’elles participeraient à l’effort “dans des proportions acceptables”, sans donner de chiffre.Il n’a rien dit d’une éventuelle surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censée rapporter 6,3 milliards d’euros et aider à la négociation avec le PS. Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre devrait donc avoir d’ici là choisi de recourir à l’article 49.3 ou à une ordonnance (article 47).L’article 49.3, auquel il avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS, permettrait au gouvernement de faire passer un budget en retenant les amendements de son choix.Mais il devrait l’utiliser potentiellement trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l’ensemble du texte), s’exposant à chaque fois à une censure. Y recourir aurait un goût amer, son abandon incarnant pour Sébastien Lecornu la marque de son action.L’ordonnance, soit l’inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais permettrait elle de doter le pays d’un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite.Un projet d’ordonnance budgétaire serait à l’étude à Matignon, selon une source à Bercy, mais cela ne veut pas dire que cette option sera in fine choisie.pol-are-tg-la/sde/cbn
Budget: Lecornu annonce de nouvelles mesures pour éviter la censure, leur financement interroge
En quête d’un compromis sur le budget pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a abattu de nouvelles cartes vendredi susceptibles selon lui de “rassembler”, mais qui soulèvent des questions au sujet de leur financement.Dans une allocution d’environ vingt minutes depuis la cour de Matignon, le Premier ministre a énuméré une série de mesures pour un budget présenté comme “meilleur” et “responsable”, assurant qu’il permettrait de réduire le déficit à l’objectif fixé de 5% du PIB, au lieu de 5,3% à ce stade des discussions parlementaires.Le PS réclamait notamment des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes et sur le logement.Sébastien Lecornu a annoncé la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu et une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité pour “plus de trois millions de ménages” à revenus modestes. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, selon l’entourage du Premier ministre.En matière de logement, il envisage une augmentation de 400 millions d’euros des moyens pour les bailleurs sociaux et renonce à l’année blanche “pour les allocations sur le logement” (APL).Avant même sa prise de parole, le chef du gouvernement avait annoncé la généralisation des repas universitaires à 1 euro, voulue par les socialistes.”Les avancées sont réelles”, s’est félicité le PS dans un communiqué. “Plusieurs points nécessitent encore des échanges avec le gouvernement”, a toutefois ajouté le chef du groupe à l’Assemblée Boris Vallaud.”On a des concessions qui sont très minimes”, a au contraire jugé sur BFMTV le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel. “Et toujours pas la moindre piste sérieuse de financement”, a aussi taclé la cheffe du groupe écologiste, Cyrielle Chatelain. Le sujet a également été soulevé par le président du groupe MoDem à l’Assemblée, Marc Fesneau, visiblement sceptique bien qu’en soutien du gouvernement. Il a dit attendre de l’exécutif “des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit”. De son côté, le président du Medef Patrick Martin s’est inquiété dans la soirée “des contreparties fiscales aux nouvelles dépenses annoncées”.- “Tristesse” -Sébastien Lecornu n’a pas dit par quelle voie, article 49.3 ou ordonnance, il comptait procéder pour l’adoption du texte. Deux outils constitutionnels à sa disposition, perçus par ses opposants comme des “passages en force”.Le Premier ministre s’est donné jusqu’à mardi pour trouver une solution acceptable aux yeux du PS, dont il cherche à s’assurer la non-censure.Faute d’accord des députés pour voter un budget, il a confié sa “tristesse” d’avoir vu sa méthode – laisser la main au Parlement – échouer sur le budget de l’Etat alors que les députés étaient parvenus à voter celui de la Sécurité sociale.Le gouvernement a suspendu jeudi soir les interminables débats budgétaires à l’Assemblée, actant l’impossibilité d’aller à un vote sur le projet de loi de finances 2026.Vendredi, Sébastien Lecornu a de nouveau fustigé la “stratégie cynique et profondément délibérée” de LFI et du RN, accusés de “saboter” les débats.”La seule stratégie que nous avons, monsieur le Premier ministre, c’est de défendre les Français”, lui a rétorqué la cheffe de file du RN Marine Le Pen lors d’un meeting à Marseille, en le surnommant “Caliméro Lecornu”.- Trancher -L’allocution du locataire de Matignon a laissé de nombreux points en suspens.Pour les collectivités locales, en attente d’un geste financier à quelques semaines des municipales, M. Lecornu a dit qu’elles participeraient à l’effort “dans des proportions acceptables”, sans donner de chiffre.Il n’a rien dit d’une éventuelle surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censée rapporter 6,3 milliards d’euros et aider à la négociation avec le PS. Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre devrait donc avoir d’ici là choisi de recourir à l’article 49.3 ou à une ordonnance (article 47).L’article 49.3, auquel il avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS, permettrait au gouvernement de faire passer un budget en retenant les amendements de son choix.Mais il devrait l’utiliser potentiellement trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l’ensemble du texte), s’exposant à chaque fois à une censure. Y recourir aurait un goût amer, son abandon incarnant pour Sébastien Lecornu la marque de son action.L’ordonnance, soit l’inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais permettrait elle de doter le pays d’un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite.Un projet d’ordonnance budgétaire serait à l’étude à Matignon, selon une source à Bercy, mais cela ne veut pas dire que cette option sera in fine choisie.pol-are-tg-la/sde/cbn
Les médecins libéraux obtiennent des engagements du gouvernement
Après dix jours d’une grève qui a perturbé le système de santé sans le mettre à l’arrêt, les syndicats de médecins libéraux ont “suspendu” leur mouvement, après avoir obtenu du gouvernement des engagements de retrait de mesures contestées et une promesse de “renouer le dialogue”.”Nous suspendons” le mouvement de grève, a indiqué à l’AFP le docteur Franck Devulder, président du syndicat CSMF, après une réunion de l’intersyndicale qui regroupait notamment les six syndicats de médecins libéraux représentatifs. “Mais nous disons aussi +plus jamais cela, plus jamais d’attaques en règle contre la médecine libérale”, a-t-il ajouté. “Sinon le mouvement recommencera”.La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, qui affronte dimanche une législative partielle dans le Loiret, a récapitulé vendredi dans une lettre aux syndicats et dans un communiqué de presse les engagements pris pour mettre fin au conflit.Ainsi, le gouvernement s’engage à supprimer dans l’actuel projet de loi contre la fraude fiscale et sociale le caractère obligatoire de la “mise sous objectifs” par l’Assurance maladie des médecins qui sur-prescrivent des arrêts de travail par rapport à leurs confrères et consoeurs en situation comparable.Cette “mise sous objectifs” (une réduction de 30% du volume d’indemnités journalières prescrites par exemple) conserverait un caractère non-obligatoire, le médecin pouvant à la place choisir un contrôle systématique de ses prescriptions par le médecin conseil de l’Assurance maladie.Mme Rist s’est aussi engagée à “proposer une suppression des mesures permettant une baisses unilatérale des tarifs” par le gouvernement sur demande de l’Assurance maladie, un autre chiffon rouge pour les médecins.Ces dispositions votées par amendement parlementaire dans le budget de la Sécu 2026 seront abrogées par “le prochain vecteur législatif qui le permettra”.- Revoir les tarifs de l’imagerie – La ministre s’est aussi engagée à “relancer des discussions” avec les syndicats sur les tarifs de l’imagerie pour revenir sur certaines baisses tarifaires programmées, “à condition de conserver le niveau d’économie prévu” pour l’Assurance maladie (300 millions d’euros).Sur le cumul emploi-retraite, elle promet de la rendre plus favorable pour les médecins “exerçant en zones sous-denses”.En revanche, la suppression du remboursement par l’Assurance maladie des prescriptions des médecins en secteur 3 (praticiens non conventionnés aux consultations non remboursées) sera maintenue.Pour M. Devulder, les syndicats de médecins libéraux pourraient relancer la grève notamment en cas d’adoption par le Parlement de l’une des deux propositions de loi visant à réguler l’installation des médecins, la proposition de loi Garot (votée en première lecture par l’Assemblée nationale) et la proposition de loi Mouillé (votée en première lecture par le Sénat).Les syndicats restent aussi vigilants sur les conditions d’accueil et de rémunération des docteurs juniors, ces internes en quatrième année de médecine générale appelés à venir renforcer les généralistes dans les territoires sous-dotés à partir de novembre 2026.Une réunion sur le sujet avec les représentants des internes est prévue lundi au ministère de la Santé, selon les syndicats.Le niveau de participation à la grève entre le 5 et le 15 janvier reste difficile à mesurer.L’Assurance maladie a vu baisser d’un peu plus de 13% le nombre de feuilles de soins télétransmises sur la période de grève (hors samedi et dimanche et jeudi 15), selon des données de l’institution compilées par l’AFP. Le facteur neige a probablement joué aussi dans cette baisse la première semaine, en perturbant les déplacements.La grève a en tout cas eu un impact certain sur les urgences des hôpitaux publics, dont le traditionnel engorgement hivernal dû aux épidémies a été aggravé, avec des patients ne trouvant plus de réponse en médecine de ville.Le syndicat de médecins urgentistes Samu Urgences de France a de nouveau tiré la sonnette d’alarme vendredi: “augmentation de 24% de l’activité des Samu-SAS (service d’accès aux soins) qui se maintient en début d’année, services d’urgences saturés en continu (…) multiplication des plans blancs…”, ce dispositif permettant notamment le rappel de soignants en repos, ou la déprogrammation de soins non-urgents.”Les conditions d’exercice” aux urgences “sont indignes et les conséquences sont majeures: événements indésirables graves, décès sur brancards, perte de chance des patients, épuisement physique et psychique des équipes, fuite des professionnels et perte d’attractivité d’une spécialité incontournable”, a fustigé le syndicat.
Stock markets take breather at end of turbulent week
Stock markets mostly retrenched on Friday at the end of a week jam-packed with geopolitical developments, content to languish after record-breaking performances in recent days.Wall Street stocks followed European bourses into the red at the end of the session, with investors in no mood to take fresh positions.Major US exchanges will be closed Monday over the Martin Luther King Jr. Day.”The fact that US markets will be closed until Tuesday in the face of a rancorous geopolitical environment is probably also acting as a holdback provision,” said a note from Briefing.com analyst Patrick O’Hare.Headlines focused on the President Donald Trump’s response to Iran’s crackdown on protesters, his administration’s designs on taking over Greenland and plans for Venezuela’s oil.US indices finished the week with modest losses. The S&P 500 concluded Friday’s session at 6,940.01, down 0.1 percent for the day and 0.4 percent for the week.Next week’s agenda includes earnings from Netflix, United Airlines and Procter & Gamble. Analysts expect companies in the S&P 500 to report 8.2 percent earnings growth in the fourth-quarter compared with the year-ago period, according to FactSet.”We’re being reminded that Wall Street cares more about the bottom line than it does about headlines,” said CFRA Research’s Sam Stovall.Stovall also flagged US inflation data next week as a key input as far as what to expect from the Federal Reserve.In commodities trading, oil prices rebounded after shedding five percent Thursday as US President Donald Trump appeared to step back from military action against Iran, a major producer of crude oil.- Key figures at around 2115 GMT -New York – Dow: DOWN 0.2 percent at 49,359.33 (close)New York – S&P 500 : DOWN 0.1 percent at 6,940.01 (close)New York – Nasdaq: UP 0.2 percent at 23,515.39 (close)London – FTSE 100: DOWN less than 0.1 percent at 10,235.29 (close)Frankfurt – DAX: DOWN 0.2 percent at 25,297.13 (close)Paris – CAC 40: DOWN 0.7 percent at 8,258.94 (close)Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.3 percent at 53,936.17 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.3 percent at 26,844.96 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.3 percent at 4,101.91 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1604 from $1.1609 on ThursdayPound/dollar: UP at $1.3382 from $1.3381Dollar/yen: DOWN at 158.07 yen from 158.63 yenEuro/pound: DOWN 86.69 from 86.75 penceBrent North Sea Crude: UP 0.6 percent at $64.13 per barrelWest Texas Intermediate: UP 0.4 percent at $59.44 per barrelburs-jmb/bgs
A Marseille, Marine Le Pen et le RN se prennent à rêver de victoire aux municipales
A deux mois du premier tour, Marine Le Pen est venue vendredi galvaniser ses troupes à Marseille, que le Rassemblement national et son candidat Franck Allisio rêvent de faire basculer pour faire “souffler le mistral” de “l’alternance” jusqu’à la présidentielle.Elle a beau venir du nord, la patronne du RN a le décompte généreux: “Un million de Marseillais comptent sur toi”, lance-t-elle à son candidat dans la deuxième ville de France, peuplée d’un peu moins de 900.000 âmes.La cheffe de file de l’extrême droite a beau jouer son avenir devant la justice à Paris, le parti à la flamme rêve grand à Marseille. A deux pas du stade Vélodrome, l’auditorium du parc Chanot et ses 1.200 places étaient remplis à ras-bord pour “l’invitée d’honneur” des voeux de la tête de liste nationaliste. Une cérémonie aux airs de meeting électoral, où Marine Le Pen a exhorté ses sympathisants à “aller voter en masse en faveur de l’alternance”.Après “six années de gauchisme” sous l’égide du maire sortant Benoit Payan – hué comme de rigueur – “l’heure est au sursaut”, a-t-elle insisté, à peine interrompue par un militant antifasciste infiltré dans la salle et rapidement évacué.Avec ce qu’il faut de “plein soutien” et de “confiance”, la triple candidate présidentielle a aussi mis une petite dose de pression à son poulain marseillais, censé lui ouvrir rien moins que les portes de l’Elysée: “Lorsque tu auras obtenu (ce) premier résultat, Franck, dans un an l’heure sera alors venue pour une autre alternance, qu’attendent des dizaines de millions de Français”.Ce quand bien même son procès en appel (dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Front national, ancien nom du RN) qui s’est ouvert cette semaine à Paris pourrait la contraindre à renoncer à une quatrième tentative, au profit de son dauphin Jordan Bardella.Pas de quoi altérer son aura auprès des militants, comme Lucas, 32 ans, pour qui elle “reste la candidate numéro un”, ou Valérie, 60 ans, électrice de longue date et qui “votera RN quoi qu’il arrive, quoi qu’il en soit”.- “Parti anti-Marseille” -Cette base solide se retrouve dans le dernier sondage Ipsos pour La Marseillaise paru cette semaine, où M. Allisio fait jeu égal avec M. Payan avec 30% des intentions de vote chacun. Un niveau équivalent aux score atteints l’an dernier par le RN dans la cité phocéenne, tant aux européennes (30,14%) qu’au premier tour des législatives (33,16%), et qui installe un duel au sommet, devant la présidente du département Martine Vassal (alliance droite-centre) distancée à 23%, et le député LFI Sébastien Delogu relégué à 14%.De quoi donner des ailes à l’extrême droite, qui peut s’imaginer l’emporter si les quatre favoris se maintiennent au second tour, voire même dans une triangulaire en se posant comme le vote utile pour faire basculer la mairie prise par la gauche il y a six ans.Dans la peau du challenger, le député RN des Bouches-du-Rhône a d’ailleurs promis à ses troupe un “moment de bascule” pour “tourner la page socialo-macroniste”, prélude à “une alternance nationale en 2027”. Car “c’est de Marseille que le mistral va souffler, jusqu’à la victoire”, a-t-il ajouté.En miroir, cette stratégie de nationalisation de l’enjeu marseillais permet aussi au maire sortant de se présenter en rempart face au risque de victoire de l’extrême droite. “Le Rassemblement national, c’est le parti anti-Marseille”, a ainsi déclaré M. Payan à l’AFP plus tôt dans la journée, signifiant que Mme Le Pen n’était pas vraiment la bienvenue sur ses terres.”Tout dans l’ADN de la ville dit le contraire de ce que ces gens racontent. Tout dans l’histoire de la ville dit le contraire de ce qu’est le Rassemblement national”.Signe que le match sera disputé, à l’extérieur du parc Chanot quelque 500 opposants – parmi lesquels M. Delogu – ont manifesté sous bonne garde policière. Entre fumigènes, drapeaux rouges et jets de farine, Valérie, 37 ans, s’inquiétait de voir que les idées du RN “gagnent du terrain et le vivre ensemble (en) perd”, dans une ville bâtie “sur la rencontre de plusieurs populations en harmonie”.
En plein conflit avec les Kurdes, le président syrien reconnaît leurs droits nationaux
Le président syrien Ahmad al-Chareh a annoncé vendredi soir reconnaître par décret les droits nationaux des Kurdes dont la langue sera désormais officielle, au moment où il est engagé dans un conflit avec les forces kurdes qui contrôlent le nord du pays.Pour la première fois depuis l’indépendance de la Syrie en 1946, la langue kurde pourra être enseignée dans les écoles et le nouvel an kurde, le Nowrouz, sera un jour férié officiel.Le chef de l’Etat islamiste a affirmé que les Kurdes constituaient “une partie intégrante” du pays où ils ont souffert de décennies de marginalisation et d’oppression des régimes précédents.Dans un discours télévisé adressé aux Kurdes, à la fin duquel il signe ce décret historique, Ahmad al-Chareh les appelle “participer à l’édification du pays” et s’engage à “garantir leurs droits”.Le texte accorde par ailleurs la nationalité aux Kurdes dont environ 20% avaient été privés de la citoyenneté syrienne à la suite d’un recensement controversé en 1962.M. Chareh a renversé en décembre 2024 Bachar al-Assad à la tête d’une coalition islamiste, et veut étendre son autorité sur l’ensemble du territoire syrien.- Impasse -Son annonce est intervenue alors que ses négociations avec les Kurdes pour mettre en oeuvre un accord signé en mars 2025, visant à intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l’Etat syrien, sont dans l’impasse.Cette minorité avait profité du chaos de la guerre civile (2011-2024) pour s’emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie -incluant champs pétroliers et gaziers- après avoir défait le groupe jihadiste Etat islamique (EI) avec l’appui d’une coalition multinationale.Selon l’analyste Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie, les Kurdes sont estimés à quelque deux millions sur une population de 20 millions d’habitants. Ils sont notamment concentrés dans le nord-est (1,2 million) mais ils seraient aux alentours de 300.000 dans les villes de Damas et autant à Alep et sont également présents dans d’autres parties de la Syrie.Des combats avaient opposé la semaine dernière l’armée syrienne aux forces kurdes à Alep, où elles ont été délogées des deux quartiers qu’elles contrôlaient.- Retrait des forces kurdes -Les forces syriennes ont ensuite massé d’importants renforts dans la région de Deir Hafer, à une cinquantaine de km à l’est d’Alep, et sommé les Forces Démocratiques Syriennes (FDS, dominées par les Kurdes), d’évacuer une zone entre cette région et l’Euphrate, plus à l’est.Le chef des FDS Mazloum Abdi a annoncé sur X leur retrait. “A l’appel de pays amis et de médiateurs (…) nous avons décidé de retirer nos forces demain matin à 07H000 (04h00 GMT)” et “de nous repositionner à l’est de l’Euphrate”, a-t-il dit.Peu auparavant, l’armée avait annoncé bombarder les positions kurdes dans la région après avoir émis des avertissements aux civils, les FDS faisant pour leur part état “d’un violent pilonnage”.La coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis était intervenue pour calmer le jeu entre les deux parties, soutenues par Washington.Une délégation de la coalition antijihadiste, déployée dans le nord de la Syrie, a rencontré vendredi des responsables kurdes à Deir Hafer pour “réduire la tension”, avait indiqué à l’AFP Farhad Shami, le porte-parole des FDS.L’armée avait accordé un délai aux civils pour évacuer la zone sous contrôle des FDS, et plus de 4.000 d’entre eux ont fui selon les autorités syriennes.Elle avait utilisé ce même procédé à Alep la semaine dernière, demandant aux civils de partir avant d’ouvrir le feu.Les correspondants de l’AFP ont vu des habitants sortir de la zone tenue par les Kurdes, certains empruntant un pont branlant sur un bras de l’Euphrate.”Les FDS nous ont empêchés de partir, c’est pour cela que nous sommes sortis par une route agricole”, a dit Abou Mohammad, un homme de 60 ans accompagné de sa famille.Les autorités syriennes avaient accusé les FDS d’empêcher les civils de partir, ce que ces dernières avaient démenti jeudi. L’armée a par ailleurs appelé les éléments des FDS à faire sécession et “revenir vers leur Etat”, ce que ces forces ont violemment dénoncé.








