Automobile: 320 emplois supprimés chez l’équipementier Dumarey à Strasbourg

L’équipementier automobile Dumarey Powerglide va fermer son usine strasbourgeoise d’ici à la fin d’année, entraînant la suppression de 320 emplois, après que son principal client, l’équipementier ZF, a mis fin prématurément à leur contrat.”On a informé hier le CSE de DPS ainsi que les salariés d’un projet de cessation de nos activités au courant de l’année 2026″, a confirmé jeudi à l’AFP le président de Dumarey Powerglide Strasbourg (DPS) Arnaud Bailo, évoquant une décision “extrêmement difficile à prendre au regard de l’impact humain et social”.Cette décision implique la suppression de 320 emplois directs, après un plan social qui en avait déjà supprimé 234 l’année dernière.Une centaine de départs sont prévus en juin, une autre vague d’environ 200 personnes en août, et une dernière fin 2026, selon Malek Kirouane, délégué syndical CGT. “L’impact va être énorme”, avec en plus les prestataires, alerte-t-il. “C’est une catastrophe.”Sur les 234 personnes licenciées lors du dernier PSE, en février 2025, “très peu ont retrouvé du travail”, dit-il, estimant que les délais de congé de reclassement, de 10 mois, sont trop courts.Cette fermeture annoncée s’explique par une “rupture brutale et non anticipée des commandes de transmissions automatiques par ZF à partir de 2024”, entraînant une chute de 85% du chiffre d’affaires de l’entreprise, selon la direction de DPS. Le chiffre d’affaires “a été divisé par 9” entre 2023 et 2025: “difficile, dans ce contexte là, de trouver des solutions”, regrette M. Bailo.- “Gâchis” -Des discussions vont débuter lundi pour quatre mois au sein de l’entreprise.”C’est vraiment une fracture sociale”, estime Laurent Julien, secrétaire CFDT du CSE. “C’est le ciel qui tombe sur la tête des salariés (…) on ne s’y attendait pas, même si on commençait à avoir des doutes. Il n’y avait pas de son, pas d’image de la direction”, qui était “très opaque” ces derniers temps, selon lui.”On savait qu’elle voulait rebondir sur l’armement. C’est pour ça qu’elle s’est d’ailleurs rapprochée (du groupe alsacien) Lohr” en 2025, mais les négociations n’ont pas abouti. “Donc, on est obligés de fermer (…) c’est un gâchis, une grande tristesse”. Après le PSE de l’an dernier, la direction du site avait évoqué des pistes pour de nouveaux projets, mais la société était “tellement endettée” qu’elle ne pouvait plus “être crédible pour quoi que ce soit”, a souligné M. Kirouane.Les salariés ne sont “pas coupables, pas responsables” de cette situation, souligne M. Julien, pour qui la direction n’a pas su gérer le “virage électrique” du secteur automobile, ni “trouver des volumes qui remplaceraient ZF”. “Et maintenant, on paye le prix”, a-t-il poursuivi.La direction souligne avoir investi, il y a quatre ans, 80 millions d’euros pour “diversifier” sa clientèle et prendre “le virage de l’électrique”. Cependant aujourd’hui les volumes “ne sont pas au rendez-vous parce que les commandes initialement prévues par nos clients sont plus de 40% en dessous des capacités mises en place”, selon M. Bailo.- Secteur en difficulté -“Ils disent qu’ils n’ont plus d’argent, qu’il y a une crise automobile, que les Chinois ont pris tous les marchés… tous les arguments sont bons. Mais le problème, c’est que stratégiquement, ils ont merdé” même quand la santé financière de l’entreprise était bonne, estime M. Kirouane.Les plans sociaux se sont multipliés chez les fabricants de pièces automobiles en France et en Allemagne, à cause d’une baisse des ventes de voitures, notamment en Europe et en Chine, le marché principal des fabricants européens. La crise est due notamment à une croissance des ventes de véhicules électriques inférieure aux prévisions, à des prix trop élevés car les constructeurs européens ont délaissé les petits modèles et à un plateau de la demande en Chine.L’usine strasbourgeoise a compté plus de 2.500 salariés lorsqu’elle appartenait encore, jusqu’en 2013, au géant américain General Motors avant d’être reprise par le groupe belge Punch Powerglide, devenu Dumarey Powerglide en 2023. “Dans le bassin de l’emploi de Strasbourg, c’est un site historique qui a engrangé des milliards d’euros de chiffre d’affaires” et où de nombreux salariés ont fait toute leur carrière, souligne M. Julien.

US trade gap shrinks to smallest since 2009 as imports fall

The US trade deficit made a sharp and unexpected pullback in October, reaching its lowest level since 2009 as goods imports dropped while President Donald Trump’s tariffs took hold, government data showed Thursday.The overall trade gap plunged 39 percent to $29.4 billion in October, said the Department of Commerce, as imports dropped by 3.2 percent.The deficit was significantly smaller than a $58.4 billion median forecast from surveys of economists by Dow Jones Newswires and The Wall Street Journal.The release of the trade data was delayed by more than a month due to a lengthy government shutdown last year, depriving officials and companies of updated figures as they assess the health of the world’s biggest economy.While US exports rose by $7.8 billion in October to $302.0 billion, imports dropped by $11.0 billion to $331.4 billion.This was largely due to a tumble in goods imports. In particular, consumer goods declined $14.0 billion and within the category, pharmaceutical preparations fell sharply, the Commerce Department said.Imports of industrial supplies and materials like nonmonetary gold also dropped.- Gold, pharma -KPMG senior economist Meagan Schoenberger noted that nonmonetary gold made up a huge chunk of the export rise and a small part of the imports decline.”The run-up in gold in 2025 has clouded the trade picture and during the month of October made the trade deficit look narrower than the remainder of the product mixture implies,” she said in a note.But outside of that, “the main contributors to declining imports were pharmaceuticals, which fell $14.3 billion alone,” Schoenberger added.The sector has been very volatile since firms stocked up in early 2025, and could have been impacted by October trade policy announcements.”Other areas that showed small declines included auto parts, oil and natural gas and fruits and vegetables,” she said.Meanwhile, “imports of high-tech capital goods continued their upward march given tariff waivers for the industry and the build-out of data centers to feed AI demand,” she added.The figures underscore how, since returning to the presidency last year, Trump’s fast-changing and sweeping tariff policies have swayed trade flows.As the US leader unveiled wide-ranging tariffs on imports from various trading partners, businesses in the country rushed to stock up on inventory ahead of planned hikes in duties.This has allowed many firms to avoid passing on the full cost of tariffs to consumers, at least for now.As US households grapple with cost-of-living worries, Trump has more recently broadened the range of goods exempted from certain tariffs — covering key agriculture imports. But many of these exemptions were due to take effect in November.As of mid-November, The Budget Lab at Yale University estimated that consumers face an overall average effective tariff rate that is the highest since the 1930s.The US trade deficit was $48.1 billion in September.Although Trump’s tariffs have influenced trade flows this year, a large swath of them also face legal challenges.In particular, the Supreme Court is due to rule on the legality of tariffs imposed using the International Emergency Economic Powers Act, after hearing arguments in November.If the conservative-majority high court were to rule that the president overstepped his authority in imposing these duties, it could temporarily hit many country-specific tariffs — although not sector-specific ones.

Les contrats d’assurance vie s’annoncent plus rémunérateurs

Les contrats d’assurance vie s’annoncent un peu plus rémunérateurs pour les épargnants en 2026, avec de premiers taux stables ou en légère hausse par rapport à l’an dernier, de quoi renforcer l’attrait de ce produit d’épargne concurrent du Livret A.La Macif a par exemple communiqué jeudi un taux stable pour son fonds euros, la section de l’assurance vie à capital garanti, à 2,70%, de même qu’Ampli mutuelle (3,75%) et Aréas (2,50%) les jours précédents.La MACSF et la Maif ont elles annoncé une amélioration sensible de leur rendement, à respectivement 3,15% et 3,05% pour 2025.”Maintenant que le ton est donné par les premiers, je pense que les suivants s’inscriront dans la même tendance”, estime Cyrille Chartier-Kastler, président du cabinet Facts & Figures.Il table sur une moyenne de marché autour de 2,65% pour 2025, contre 2,6% l’année précédente, et rappelle que les premiers à sortir sont souvent mieux-disants.Cette hausse, même symbolique, a de quoi renforcer la dynamique actuelle de l’assurance vie par rapport au produit concurrent, le Livret A, dont le taux est passé l’an dernier de 3% à 1,7%.”Le taux du Livret A baisse mais le taux du fonds euros (…) ne baisse pas”, souligne la directrice finance-épargne de la Macif Odile Ezerzer, jointe par l’AFP.Le match est cependant plus serré qu’il n’y paraît: le taux du Livret A se lit net d’impôts, contrairement à ceux de l’assurance vie. – Convoitises -Pour expliquer les meilleurs rendements, Ampli Mutuelle met en avant dans un communiqué “des bonnes performances de la gestion d’actifs” et des gains réalisés en Bourse.Les assureurs ont su aussi profiter l’an dernier d’apports massifs d’argent frais de la part des épargnants, investis illico dans des produits financiers rémunérateurs, comme de la dette française.Rien qu’en novembre, les dépôts sur les contrats d’assurance vie ont dépassé les 15 milliards d’euros, selon les chiffres de France Assureurs publiés jeudi, du jamais vu pour un onzième mois de l’année.”L’inquiétude des Français (…)générée par le contexte économique, politique et probablement géopolitique”, se traduit par un “taux d’épargne très fort”, analyse Mme Ezerzer.Résultat, l’assurance vie a renforcé en 2025 sa place de premier placement financier des Français, avec 2.106 milliards d’euros d’encours, selon les derniers chiffres de la fédération professionnelle France Assureurs.Mais ce véritable magot, en hausse de 6,3% sur un an, a aussi attiré les convoitises.”Ce qui est gros est visible et attire toujours l’attention”, note Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne.Des parlementaires ont par exemple cherché à augmenter la fiscalité de l’assurance vie, à rogner sur ses avantages lors d’une succession voire à le faire entrer dans le cadre de l’impôt sur la fortune dite “improductive”.Les fonds euros, en partie investis auprès des entreprises, permettent à ces dernières “de continuer de croître, de continuer d’embaucher, de continuer de rénover leur appareil productif”, souligne la directrice finance-épargne de la Macif.Le directeur général du groupe MACSF Stéphane Dessirier jugeait lors d’une conférence de presse mardi “injuste” cette menace de taxation, qui pourra revenir lors des prochains débats sur le budget.Quelque 20 millions de personnes disposent d’une assurance vie, soit un capital moyen d’un peu plus de 100.000 euros par souscripteur.Cette moyenne est à relativiser, admet M. Crevel, qui constate “une très forte concentration de l’encours sur les patrimoines le plus aisés”, notamment les cadres supérieurs, les indépendants et les professions libérales.Les compagnies d’assurances continueront ce mois-ci à annoncer leurs taux. L’Afer, qui se présente comme la première association d’épargnants, publiera le sien le 19 janvier.

Joshua pays tribute to close friends killed in crashThu, 08 Jan 2026 15:38:50 GMT

Former world heavyweight champion Anthony Joshua paid a moving tribute on Thursday to the two close friends killed in a car crash in Nigeria, labelling them “brothers” and “great men”.Joshua suffered minor injuries in the December 29 crash and after being discharged from hospital he returned to England before attending the funerals of Latif Ayodele …

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Lidl critique la “réglementation” et renonce à la publicité à la télé française

Mauvaise nouvelle pour le petit écran tricolore: Lidl, l’un des premiers annonceurs de France, va arrêter ses achats publicitaires à la télévision traditionnelle, le discounter allemand invoquant une réglementation trop restrictive, six mois après une lourde condamnation pour “pratiques commerciales trompeuses”.”Nous n’investirons plus dans la TV linéaire (télévision classique par rapport notamment aux plateformes en ligne, NDLR) tant que les risques dus à la règlementation seront trop importants, comme c’est le cas aujourd’hui”, a annoncé Jassine Ouali, directeur exécutif de la relation client au sein de Lidl France, dans une interview au magazine spécialisé Stratégies.Le discounter va, à la place, investir davantage dans les vidéos en ligne, “fort levier de développement”, a-t-il ajouté. En juillet, la chaîne de supermarchés, régulièrement attaquée par la concurrence pour ses campagnes de communication, a été condamnée par la cour d’appel de Paris à verser 43 millions d’euros de réparations à Intermarché pour des publicités illicites sur le petit écran, une décision qu’elle va contester devant la Cour de cassation.- “Obsolète” -Les spots décriés — 374 entre 2017 et 2023 pour un montant de 584 millions d’euros — présentaient des promotions pour des produits, avec l’affichage d’un prix attractif, “sans assurer leur disponibilité pendant une durée de 15 semaines dans l’ensemble” des magasins Lidl, comme l’exige la loi, selon la cour d’appel, qui a relevé des “pratiques commerciales trompeuses” et une “concurrence déloyale”.”Pour moi qui suis passé par Lidl en Allemagne et au Royaume-Uni, cette situation est assez difficile à comprendre”, a commenté M. Ouali, selon lequel “l’héritage issu de la régulation des années 90”, visant à protéger les revenus publicitaires des autres médias, notamment de la presse quotidienne régionale (PQR), “pose de réelles questions”.Un décret de 1992 interdit aux distributeurs de communiquer, à la télévision, sur des opérations commerciales de promotion limitées dans le temps, la disponibilité et les prix des produits vantés devant être assurés pendant 15 semaines, une durée précisée par l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP).En décembre, le président du groupe M6, David Larramendy, a jugé dans cette interdiction “obsolète, incompréhensible et injustifiable”, appelant dans Le Monde à “un +new deal+ de l’audiovisuel français” face à la concurrence des plateformes internationales.Pour François Pellissier, président de l’ADMTV (syndicat des régies publicitaires des médias TV et vidéo) et directeur général adjoint Business et Sports du groupe TF1, contacté par l’AFP, la “décision de Lidl souligne encore une fois les asymétries insoutenables” pénalisant “les acteurs locaux”, qui financent l’information et la création, au profit notamment de “Google (qui détient YouTube, NDLR) et Meta”.- “Signal préoccupant” -“C’est évidemment un signal préoccupant”, a abondé auprès de l’AFP Marianne Siproudhis, directrice générale de FranceTV Publicité, la régie de France Télévisions.”La distorsion de concurrence réglementaire” entre la télé française et “les plateformes internationales qui captent une part très conséquente des investissements publicitaires sans être soumises aux mêmes règles” est “problématique”, a-t-elle estimé.La télé linéaire a représenté 22% des investissements médias de Lidl France l’année dernière, contre “zéro” prévu en 2026, a indiqué à l’AFP une porte-parole du groupe, insistant par ailleurs sur le “maintien des investissements” dans la presse écrite.Le sixième distributeur alimentaire français en parts de marché représente, selon Kantar Media, le deuxième annonceur de France, tous secteurs et médias confondus, avec près de 400 millions d’euros d’investissements bruts sur les trois premiers trimestres 2025, un chiffre en baisse de 11% sur un an, derrière Leclerc (506 millions, +14,8%) et devant Intermarché (près de 380 millions, +8,5%).N’ayant pas bénéficié de la période de forte inflation, Lidl France, qui vise 2.000 magasins, contre plus de 1.600 aujourd’hui, veut recentrer son image sur les prix bas, comme l’a rappelé en septembre son patron irlandais John Paul Scally.”Le Loup d’Intermarché, on peut le faire”, a concédé la porte-parole de Lidl, en référence au spot de Noël de l’enseigne concurrente qui a cartonné. Mais, pour un discounter, la publicité sert surtout à “mettre un prix en face d’un produit”, a-t-elle justifié.

Macron dénonce le “nouvel impérialisme” et critique les relations internationale selon Trump

Emmanuel Macron a vivement dénoncé jeudi “le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme” dans les relations internationales, visant notamment la politique étrangère de Donald Trump qui “se détourne progressivement” de certains alliés et “s’affranchit des règles internationales”.Dans son discours annuel devant les ambassadeurs français, le président a défendu, en réponse à ce “monde qui se dérègle”, ce qu’il appelle un “multilatéralisme efficace”. Et il a plaidé pour que les grandes puissances du G7, un cénacle présidé cette année par la France, s’unisse avec les grands pays émergents pour réformer la gouvernance mondiale et l’ONU.”Nous refusons le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme”, mais “nous refusons aussi la vassalisation et le défaitisme”, a-t-il lancé dans la salle des fêtes de l’Elysée.”Nous évoluons dans un monde de grandes puissances avec une vraie tentation de se partager le monde”, a-t-il ajouté. Une référence notamment au coup de force mené par Washington pour capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro, et aux revendications répétées du président américain visant le Groenland.S’il a critiqué à la fois la Chine et son “agressivité commerciale de plus en plus désinhibée”, et la Russie “puissance de déstabilisation” en Ukraine, ce sont ses commentaires sur les Etats-Unis qui ont été les plus marquants.Les États-Unis sont une puissance qui “se détourne progressivement de certains de ses alliés et s’affranchit des règles internationales qu’elle promouvait encore récemment”, a déploré Emmanuel Macron, évoquant aussi une “agressivité néocoloniale” de plus en plus présente.Il y a un an, le chef de l’Etat avait pourfendu une “internationale réactionnaire” soutenue par le milliardaire Elon Musk, mais avait défendu la nécessité pour la France et l’Europe de “savoir coopérer” avec Donald Trump.Cette année, il est allé plus loin dans la critique de la diplomatie trumpiste, sans néanmoins plaider la rupture avec la première puissance mondiale.Il a exhorté ses diplomates à ne pas se contenter d’être “les commentateurs” de ce que “font tous les autres”, “les spectateurs de ce qui se détricote”. “C’est l’inverse! On n’est pas là pour commenter, on est là pour agir!”, a-t-il martelé.- “Double problème” -Selon lui, “ce que nous avons réussi à faire pour la France et en Europe est allé dans le bon sens” en termes “d’autonomie stratégique” accrue face aux Etats-Unis et à la Chine, en matière commerciale comme de sécurité.Sur le commerce, “on a un double problème, l’agressivité chinoise et les tarifs américains”, et “c’est un gros problème d’avoir les deux en même temps”, a estimé Emmanuel Macron, prônant un agenda “accéléré” à déployer dès cette année de préférence européenne et de simplification au sein des Vingt-Sept.Il a aussi exhorté à “défendre” et “consolider” la régulation européenne du secteur de la tech qui est la cible des Etats-Unis, après les sanctions américaines visant l’ex-ministre français Thierry Breton qui en a été l’architecte à la Commission européenne.Au-delà, le président français a donc plaidé pour un “multilatéralisme efficace”, prenant l’exemple du sommet qu’il a organisé l’an dernier sur l’intelligence artificielle. Il a annoncé qu’il se rendrait en février en Inde pour la nouvelle édition.Alors que la France vient de prendre la présidence du G7 (qui réunit aussi les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, le Japon et le Canada), il a réaffirmé vouloir en faire un rendez-vous pour combattre les “déséquilibres mondiaux” de manière “coopérative”, notamment avec la Chine.Il a d’ailleurs prévenu que le G7 ne devait surtout pas devenir “un club anti-Brics”, cet autre cénacle qui réunit les “grands émergents” comme le Brésil, la Russie, l’Inde ou la Chine. Au contraire, il a dit vouloir, que le sommet du G7 en juin à Evian, dans les Alpes françaises, soit l’occasion “enfin” d’essayer de faire “ensemble” avec les pays émergent “cette réforme de la gouvernance mondiale” et des Nations unies qui est devenue un vrai serpent de mer.”Moi, je ne peux pas m’habituer à ce qu’on est en train de vivre”, a lâché Emmanuel Macron.