Le pape au Liban porteur d’un message de paix
Léon XIV est arrivé dimanche au Liban pour porter un message de paix à ce pays éprouvé par une crise endémique et qui sort d’une guerre meurtrière avec Israël.Le Liban est la deuxième étape du premier déplacement international du pape américain, après une visite en Turquie marquée par le dialogue pour l’unité des chrétiens.Dans des déclarations aux journalistes à bord de l’avion papal, Léon XIV a souligné que sa visite dans ces deux pays “avait un thème particulier (…) un message de paix, de promotion de la paix dans toute la région”.Les principaux dirigeants libanais l’ont accueilli à l’aéroport, avec à leur tête le président de la République Joseph Aoun, seul chef d’Etat chrétien du monde arabe.L’artillerie de l’armée libanaise a tiré 21 coups de canon et les navires amarrés au port de Beyrouth ont fait retentir leurs sirènes en signe de joie.La visite de 48 heures du pape est la première dans ce pays multiconfessionnel de 5,8 millions d’habitants.Le Liban, qui a connu un effondrement économique sans précédent depuis 2019, sort également d’une guerre meurtrière avec Israël.En dépit du rôle politique important que jouent les chrétiens, ils ont vu leur nombre diminuer ces dernières décennies, notamment en raison de l’émigration des jeunes.”Je suis venue dire que le peuple libanais est un seul peuple (…) Loin de toutes les divisions, nous voulons être unis et nous voulons qu’il bénisse notre terre”, a déclaré à l’AFP Zahra Nahlé, 19 ans, qui attendait le passage du pape sur la route de l’aéroport.”Nous aurions aimé qu’il puisse visiter le Sud”, a ajouté cette jeune fille originaire du sud du Liban, dévasté par la guerre.Léon XIV, premier pape à visiter le pays depuis Benoît XVI en 2012, doit prononcer un premier discours à 18H00 (16H00 GMT) devant les autorités et le corps diplomatique au palais présidentiel, où il a été accueilli par une troupe de dabké, la danse traditionnelle, sous une pluie diluvienne.- Scouts du Hezbollah -Avant d’atterrir à Beyrouth, l’avion A320 transportant le souverain pontife a été escorté par deux avions de l’armée libanaise jusqu’à l’aéroport.Pour se rendre au palais présidentiel, son convoi a traversé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, où les scouts du Hezbollah étaient massés sur la route pour l’accueillir. La banlieue sud de Beyrouth avait été visée une semaine plus tôt par une frappe israélienne qui a tué le nouveau chef militaire du Hezbollah.Malgré le cessez-le-feu intervenu il y a un an, l’armée israélienne a intensifié ces dernières semaines ses frappes au Liban.Samedi, le Hezbollah pro-iranien avait exhorté le pape à rejeter “l’injustice et l’agression” d’Israël.”Le choix du Liban est un choix courageux”, a déclaré Mgr Hugues de Woillemont, président de l’Oeuvre d’Orient, une organisation catholique qui vient en aide aux chrétiens d’Orient.”Le modèle multiconfessionnel du Liban est aujourd’hui extrêmement fragilisé par des logiques d’affrontement, même si le pays a aujourd’hui à sa tête un président et un Premier ministre qui travaillent ensemble”, a-t-il ajouté.Le Liban a déclaré deux jours fériés pour la visite et d’importantes mesures de sécurité ont été mises en place.- Arméniens “courageux” -Pour ce déplacement, Léon XIV a adopté un style prudent, ménageant les sensibilités politiques de ses interlocuteurs tout en appelant à l’unité et au respect de la diversité religieuse.Dimanche matin, il a clôturé sa visite en Turquie avec une cérémonie liturgique très solennelle sous les dorures de la cathédrale orthodoxe Saint-Georges d’Istanbul, entre icônes, volutes d’encens et chants polyphoniques psalmodiés.”En cette période de conflits sanglants et de violences, dans des lieux proches et lointains, les catholiques et les orthodoxes sont appelés à être des constructeurs de paix”, a-t-il déclaré.Peu auparavant, à la cathédrale arménienne d’Istanbul, il a loué “le courageux témoignage chrétien du peuple arménien au cours des siècles, souvent lors de circonstances tragiques”.Une manière d’évoquer sans la nommer la question très sensible du génocide arménien, alors qu’Ankara réfute cette qualification des massacres de 1915-1916 sous l’Empire ottoman.Pour Mardik Evadian, homme d’affaires arménien présent à la cathédrale, “c’est une histoire ancienne. Nous avons connu des pertes humaines, des familles entières, mais nous vivons dans ce pays et nous sommes heureux d’y vivre. Il y a peut-être eu des problèmes par le passé, mais aujourd’hui, c’est la paix”, a-t-il confié.En Turquie, Léon XIV a reçu un accueil chaleureux de la part de la petite communauté catholique, mais sa visite est restée discrète, notamment en raison d’un lourd dispositif de sécurité qui a empêché tout contact avec l’extérieur.bur-cmk-lg-at/ach/pz/hme
Fin d’une époque: MTV débranche la plupart de ses chaînes
En 1981, la chaîne de télévision musicale MTV inaugurait une nouvelle ère pour la culture pop en ouvrant son antenne avec le clip d’une chanson au titre éloquent: “Video Killed the Radio Star” (“La vidéo a tué la star de radio”).Plus de quatre décennies plus tard, la chaîne, désormais propriété du géant Paramount Skydance et …
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Incendie de Hong Kong : 146 morts, un activiste réclamant justice présumé arrêté
Les policiers ont continué dimanche à extraire des corps du complexe résidentiel de Hong Kong ravagé par un incendie qui a fait au moins 146 morts jusqu’alors mais pour lequel la demande publique de justice risque de peiner à se faire entendre.Les médias locaux ont rapporté samedi soir qu’un étudiant de 24 ans, Miles Kwan, …
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Trump threats dominate as Hondurans vote for president
Hondurans began voting for president on Sunday amid threats by US President Donald Trump to cut aid to the country if his preferred candidate loses.Honduras could be the next country in Latin America, after Argentina and Bolivia, to swing right after years of leftist rule.Polls show three candidates neck-and-neck in the race to succeed leftist President Xiomara Castro, whose husband, Manuel Zelaya, also led the country before being toppled in a 2009 coup.Trump’s favorite is 67-year-old Nasry “Tito” Asfura of the right-wing National Party.His main challengers are 60-year-old lawyer Rixi Moncada from the ruling Libre party and 72-year-old TV host Salvador Nasralla of the Liberal Party.Polls opened at 7:00 am (1300 GMT) for 10 hours of voting, with the first results expected late Sunday.Trump has conditioned continued US support for one of Latin America’s poorest countries on Asfura winning.”If he (Asfura) doesn’t win, the United States will not be throwing good money after bad,” he wrote Friday on his Truth Social platform, echoing threats he made in support of Argentine President Javier Milei’s party in that country’s recent midterms.In a stunning move on Friday, he also announced he would pardon former Honduran president Juan Orlando Hernandez, of the National Party, who is serving a 45-year prison sentence in the United States for cocaine trafficking and other charges.Some Hondurans have welcomed Trump’s interventionism, saying they hope it might mean Honduran migrants will be allowed remain in the United States.But others have rejected his meddling in the vote.Nearly 30,000 Honduran migrants have been deported from the United States since Trump returned to office in January.The clampdown has dealt a severe blow to the country of 11 million people, where remittances represented 27 percent of GDP last year.- Fears of election fraud -Moncada has portrayed the election as a choice between a “coup-plotting oligarchy” — a reference to the right’s backing of the 2009 military ouster of Zelaya — and democratic socialism.Moncada has held ministerial portfolios under both Zelaya and Castro.Nasralla also served in Castro’s government but fell out with the ruling party and has since shifted to the right. Asfura was a building entrepreneur before being elected mayor of the capital, Tegucigalpa, where he served two terms.Preemptive accusations of election fraud, made both by the ruling party and opposition, have sown mistrust in the vote and sparked fears of post-election unrest.The president of the National Electoral Council, Ana Paola Hall, warned all parties “not to fan the flames of confrontation or violence” at the start of the single-round elections, in which Hondurans are also picking members of the unicameral Congress and local mayors.- ‘Narco state’ president pardoned -Asfura has distanced himself from his party’s figurehead, Hernandez, who was imprisoned in the United States last year after being convicted of turning Honduras into a “narco state” while president between 2014 and 2022.”I have no ties (with Hernandez)…the party is not responsible for his personal actions,” Asfura told AFP on Friday.Long a transit point for cocaine exported from Colombia to the United States, Honduras is now also a producer of the drug.Despite making narco-traffickers the target of a major military build-up in the Caribbean, Trump on Friday took Hernandez’s defense.Announcing his decision to pardon the former president, Trump claimed the Honduran “has been, according to many people that I greatly respect, treated very harshly and unfairly,” without elaborating.
PKK urges Turkey to free Ocalan to advance peace process
A senior Kurdistan Workers’ Party commander told AFP the group will take no further steps in the peace process with Turkey, urging it to advance negotiations and free PKK founder Abdullah Ocalan.”All the steps the leader Apo has initiated have been implemented… there will be no further actions taken,” commander Amed Malazgirt told AFP on Saturday in a bunker in the Qandil mountains in northern Iraq.”From now on, we will be waiting for the Turkish state and they have to be the one taking steps,” he said.The group has two demands, he added.”First, the freedom of leader Apo… without this, the process will not succeed. The second is the constitutional and official recognition of the Kurdish people in Turkey.”Female senior commander Serda Mazlum Gabar told AFP that “as long as the leadership is inside, the Kurdish people cannot be free. Nor can we, as guerrillas, feel free.””Our path to freedom passes through the freedom of our leadership,” she added.Ocalan, 76, has led the peace process from his cell on Imrali island, where he has been held in solitary confinement since 1999.Turkish lawmakers from a committee tasked with fleshing out the peace process with the Kurds visited Ocalan earlier this week.In recent months, the PKK, which maintains a rear base in the mountains of northern Iraq, has taken several historic steps towards ending its decades-old fight against Turkey that has claimed some 50,000 lives.In May, the PKK formally renounced its armed struggle against Turkey. It then held a ceremony in northern Iraq during which 30 fighters burned their weapons in a symbolic move to show their commitment to the peace process.Last month, the group said it had begun withdrawing all of its forces from Turkish soil into northern Iraq.Earlier this month, the PKK announced their forces had withdrawn from a key border area in northern Iraq.”We have committed to not using weapons against the Turkish state,” Malazgirt told AFP on Saturday.Ankara began indirect talks with the PKK late last year, with Ocalan in February urging the group’s militants to lay down their weapons and embrace democratic means to advance the Kurdish cause.Turkey has set up the cross-party parliamentary commission to lay the groundwork for the peace process and prepare a legal framework for the political integration of the PKK and its fighters. “By establishing this committee, the Turkish state has made a positive move, but it is not the only action needed. We are closely monitoring this mission,” Malazgirt said.The PKK says it wants to pursue a democratic struggle to defend the rights of the Kurdish minority.But “the guerrilla is also the prototype of free life, the prototype of free humans, the prototype of free women”, Serda Mazlum Gabar said.”Therefore, we can continue the struggle with different methods, but the guerrilla does not end.”
La campagne démarre au Grand Lyon, qui concentre le pouvoir local
A la Métropole de Lyon, véritable siège du pouvoir local, les LR, rangés sous la bannière de Jean-Michel Aulas, espèrent reprendre la présidence à l’écologiste Bruno Bernard qui a officialisé dimanche briguer un second mandat.”Je suis candidat avec une équipe renouvelée pour une nouvelle étape”, a-t-il annoncé au quotidien régional Le Progrès, précisant s’appuyer sur une large union des partis de gauche, hors LFI – et de la société civile.Critiquant une campagne marquée jusque-là par “une suite de fake news, de propos caricaturaux, d’opposition systématique”, il a estimé qu’il était “temps de débattre des propositions”.A moins de quatre mois du scrutin, Bruno Bernard, un ancien chef d’entreprise de 54 ans réputé fin stratège et gros bosseur mais jugé peu charismatique, part, selon les sondages, avec un handicap.Au premier tour, il est donné neuf points derrière la cheffe de file des Républicains Véronique Sarselli, selon deux études d’opinion réalisées avant même qu’elle noue son alliance avec l’ancien patron de l’OL.L’annonce mardi que la maire de Sainte-Foy-lès-Lyon ferait campagne sous les couleurs de “Grand cœur Lyonnais”, le mouvement de Jean-Michel Aulas lui-même candidat à la mairie de Lyon, a encore renforcé l’optimisme dans son camp.”Je suis très heureuse de voir Véronique, femme de ma famille politique porter cette campagne”, mais “Jean-Michel est XXL par rapport à nous tous”, s’enthousiasme la directrice de campagne de ce dernier et élue municipale LR Béatrice de Montille.- “Bulle” -“Aujourd’hui il existe une bulle autour de Jean-Michel Aulas, un mythe”, estime pour sa part Bruno Bernard, dont l’entourage est persuadé qu'”il reste un chemin” pour se maintenir à la tête de la deuxième métropole de France.En 2020, l’écologiste était donné perdant dans tous les sondages jusqu’aux élections, rappellent ses proches. “Notre enjeu est de dépasser la question +pour ou contre les Verts+ et de ramener le débat sur le bilan et le projet”, poursuivent-ils.Encadrement des loyers, développement des pistes cyclables et du tramway, amélioration de la qualité de l’air… dans son entretien au Progrès, le président sortant a commencé à défendre les politiques menées depuis cinq ans par la puissante collectivité.Créée en 2015, le Grand Lyon, qui englobe 58 communes et 1,4 million d’habitants, est la seule communauté d’agglomération de France dont l’assemblée est élue au suffrage universel direct. Elle a récupéré une partie des compétences du département (développement économique, voirie, collèges, action sociale) et est dotée d’un budget annuel de près de 4 milliards d’euros (contre moins de 1,2 milliard pour la ville de Lyon).L’ancien maire de Lyon Gérard Collomb ne s’y était pas trompé: en 2020, il a été candidat – malheureux – au Grand Lyon pas à la ville, la loi interdisant de cumuler les deux casquettes. “C’est à la métropole qu’on fait bouger les choses”, justifiait-il alors.- “Réacteur” -A 76 ans, après une vie dans le foot et les affaires, Jean-Michel Aulas a, lui, choisi Lyon pour son entrée en politique pour “ce qu’elle représente” et parce qu’il la considère comme “le réacteur” de la métropole, souligne son entourage.Mais il sait tout le poids du Grand Lyon et plusieurs de ses propositions ont une dimension métropolitaine (extension de la gratuité dans les transports en commun, création d’une police métropolitaine, etc.).Quant à Bruno Bernard, même s’il vit et vote à Villeurbanne, son sort sera scellé dans la ville-centre: sur les 14 circonscriptions qui composent la métropole, six sont lyonnaises et, en 2020, les écologistes en ont raflé cinq. Pour rester aux commandes, il lui faudra rééditer ce score.Son équipe mise sur la “sociologie” de Lyon, dont les quatre députés sont de gauche, pour donner tort aux sondages qui, là encore, donnent le maire EELV sortant Grégory Doucet sèchement battu par Jean-Michel Aulas. Conscientes que leur destin est lié, les équipes des deux candidats écologistes partagent des bureaux, tout comme leurs rivaux font QG commun.Bernard-Doucet versus Sarselli-Aulas, le match lyonnais se jouera en double.
Budget de la sécu: coups de pressions réciproques gouvernement-PS avant une semaine déterminante à l’Assemblée
Appels au compromis et mises en gardes réciproques se succèdent entre le gouvernement Lecornu et le Parti socialiste autour du budget de la Sécurité sociale, qui revient en séance mardi à l’Assemblée nationale avec un vote prévu le 9 décembre, déterminant pour l’issue des discussions budgétaires.Lundi midi, Sébastien Lecornu recevra les représentants du PS, dans le cadre des nouvelles concertations voulues par Matignon pour élaborer un compromis. Le temps presse: le projet de Budget de la Sécu (PLFSS) revient en séance mardi à l’Assemblée.Ce texte est retourné dès samedi en commission au Palais-Bourbon, après avoir été largement modifié au Sénat, dominé par la droite et le centre. Revenant notamment sur la suspension de la réforme des retraites concédée par M. Lecornu aux socialistes en échange de sa non-censure.A l’issue d’un examen express, la commission des Affaires sociales de l’Assemblée a rejeté le texte, signe de la difficulté qui attend le gouvernement en séance. Les socialistes se sont abstenus sur le vote final, tandis que les commissaires Les Républicains (LR) ont voté contre. Et dans le bloc central, les députés Horizons hésiteront en séance entre vote contre et abstention, selon le président de la Commission des affaires sociales Frédéric Valletoux.”Si le projet de loi de finances de la Sécu n’est pas adopté le 9 décembre prochain, on pourra tous constater l’échec des discussions parlementaires” et “je crois qu’à la fin, on est tous perdants”, a mis en garde la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, dimanche sur LCI, évoquant “un budget de compromis qui vise à tenir un an, un an en attendant les élections présidentielles”.Un compromis avec qui ? Dans un entretien au Parisien, le président du groupe PS Boris Vallaud a pointé “une grande dispersion” dans les positions des partis composant le socle gouvernemental, “notamment LR et Horizons”.”Le gouvernement ne peut pas attendre des socialistes ce qu’il n’obtient pas de sa majorité”, a prévenu M. Vallaud.-“Incohérence” du PS ?-Sans vote positif du PS, ce PLFSS “ne passera pas”, a rétorqué Maud Bregeon. Et “je ne saurai pas expliquer aux Français que les socialistes ne votent pas favorablement” pour un texte “qui suspend la réforme des retraites. Il y a une forme d’incohérence derrière que, à mon avis, les Français auraient un peu du mal à comprendre”, a-t-elle ajouté.Quid du bloc central ? Aux réticents députés Horizons, le parti d’Édouard Philippe, “ce qu’on leur dit, c’est qu’on veut avec eux arriver à trouver des compromis qui permettent de maintenir ce déficit (de la Sécurité sociale) sous les 20 milliards d’euros”, a déclaré Mme Bregeon.Du côté de LR, le rapporteur général du Budget de l’État, Philippe Juvin, a “très envie”, à ce stade, de ne pas voter le PLFSS. “Très défavorable” à la suspension de la réforme des retraites, le député des Hauts-de-Seine a “l’impression que ce n’est pas pour solde de tout compte et que tous les jours il y a une demande nouvelle des socialistes”.Dans ces conditions incertaines, Sébastien Lecornu doit-il revenir sur son abandon du 49.3 ? Même chez les socialistes, qui l’avaient exigé, l’idée fait son chemin, remise sur la table par François Hollande et pas formellement exclue par Boris Vallaud. Et même réclamée, côté LR, par Philippe Juvin.Les gens “s’en fichent de la méthode”, “ce qu’ils veulent c’est qu’on ait un budget”, a jugé l’ancienne Première ministre Élisabeth Borne sur Franceinter et Franceinfo.Avantage du 49.3: il permet à un groupe d’opposition de ne pas voter pour un texte mais de se contenter de ne pas censurer le gouvernement. Il permet aussi à l’exécutif de contraindre une majorité réticente.Sur le budget de l’Etat, le compromis parait plus incertain. Le Sénat poursuit son examen, jusqu’à la mi-décembre. Revenant méticuleusement sur la copie de l’Assemblée: samedi, la Chambre haute s’est notamment opposée à la surtaxe sur les entreprises, l’une des principales propositions du gouvernement qui en espérait quatre milliards d’euros de recettes.







