Gouvernement: quatre nouveaux entrants dont Catherine Pégard à la Culture

Quatre nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement, dont Catherine Pégard, conseillère d’Emmanuel Macron, à la Culture en remplacement de Rachida Dati partie pour faire campagne pour la mairie de Paris, a annoncé jeudi l’Elysée dans un communiqué.Conseillère culture de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, puis à la tête du château de Versailles avant de revenir au palais présidentiel auprès d’Emmanuel Macron, cette ancienne journaliste de 71 ans arrive rue de Valois avec une excellente connaissance du monde de la culture et un solide carnet d’adresses.Outre cette nomination attendue, l’ex-ministre macroniste Sabrina Roubache fait son retour en tant que ministre délégué chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage. Elle avait été chargée de la Ville et de la Citoyenneté entre 2023 et 2024, avant d’être défaite aux législatives post-dissolution de l’Assemblée nationale.La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, proche de Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin, devient aussi ministre déléguée chargée de l’Energie, domaine dont elle a une expertise en tant qu’ingénieure spécialiste du nucléaire.Le chef de l’Etat a aussi nommé la députée du groupe macroniste Camille Galliard-Minier ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq qui souhaitait retrouver son siège à l’Assemblée nationale, et le député Les Républicains Jean-Didier Berger auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.”Le macronisme a commencé et finit dans le débauchage”, ont réagi Les Républicains sur X, annonçant une “procédure de sanction” contre l’intéressé, alors que cinq ministres LR du gouvernement – dont Annie Genevard à l’Agriculture, Philippe Tabarot aux Transports et Vincent Jeanbrun au Logement – sont déjà suspendus par leur parti. Ces annonces complètent le mini-remaniement du gouvernement de Sébastien Lecornu provoqué par le départ attendu de Rachida Dati et Charlotte Parmentier-Lecocq, et celui d’Amélie de Montchalin, nommée à la tête de la Cour des comptes et remplacée dès dimanche aux Comptes publics par son ex-ministre délégué David Amiel.Ce dernier n’a pour l’instant pas de ministre délégué à la Fonction publique, le poste qu’il occupait auparavant. Selon une source au sein de l’exécutif, une ministre déléguée sera nommée d’ici à la reprise des travaux parlementaires après les élections municipales.La députée Laure Miller, pressentie, s’est désistée à la dernière minute, son suppléant n’étant selon elle pas en mesure de la remplacer pour raisons de santé. La vacance de son siège aurait provoqué une législative partielle.Parmi les nouveaux entrants, Jean-Didier Berger, maire de Clamart pendant dix ans, avait rejoint l’Assemblée à l’été 2024 après la dissolution, se faisant élire dans les Hauts-de-Seine. A l’Assemblée, il faisait partie des députés du groupe LR en pointe sur le projet de budget de l’Etat.Il avait également déposé des propositions de loi aux accents régaliens : pour autoriser le traitement algorithmique des images de vidéoprotection dans les transports en commun, ou pour interdire les signes religieux ostentatoires aux mineurs qui participent à des activités d’une association subventionnée.Camille Galliard-Minier, élue de l’Isère, est avocate de formation et l’ancienne suppléante d’Olivier Véran qu’elle a remplacé au Parlement entre 2020 et 2022 lorsque celui-ci était ministre de la Santé.Le gouvernement compte désormais 36 membres.

Gouvernement: quatre nouveaux entrants dont Catherine Pégard à la Culture

Quatre nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement, dont Catherine Pégard, conseillère d’Emmanuel Macron, à la Culture en remplacement de Rachida Dati partie pour faire campagne pour la mairie de Paris, a annoncé jeudi l’Elysée dans un communiqué.Conseillère culture de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, puis à la tête du château de Versailles avant de revenir au palais présidentiel auprès d’Emmanuel Macron, cette ancienne journaliste de 71 ans arrive rue de Valois avec une excellente connaissance du monde de la culture et un solide carnet d’adresses.Outre cette nomination attendue, l’ex-ministre macroniste Sabrina Roubache fait son retour en tant que ministre délégué chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage. Elle avait été chargée de la Ville et de la Citoyenneté entre 2023 et 2024, avant d’être défaite aux législatives post-dissolution de l’Assemblée nationale.La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, proche de Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin, devient aussi ministre déléguée chargée de l’Energie, domaine dont elle a une expertise en tant qu’ingénieure spécialiste du nucléaire.Le chef de l’Etat a aussi nommé la députée du groupe macroniste Camille Galliard-Minier ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq qui souhaitait retrouver son siège à l’Assemblée nationale, et le député Les Républicains Jean-Didier Berger auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.”Le macronisme a commencé et finit dans le débauchage”, ont réagi Les Républicains sur X, annonçant une “procédure de sanction” contre l’intéressé, alors que cinq ministres LR du gouvernement – dont Annie Genevard à l’Agriculture, Philippe Tabarot aux Transports et Vincent Jeanbrun au Logement – sont déjà suspendus par leur parti. Ces annonces complètent le mini-remaniement du gouvernement de Sébastien Lecornu provoqué par le départ attendu de Rachida Dati et Charlotte Parmentier-Lecocq, et celui d’Amélie de Montchalin, nommée à la tête de la Cour des comptes et remplacée dès dimanche aux Comptes publics par son ex-ministre délégué David Amiel.Ce dernier n’a pour l’instant pas de ministre délégué à la Fonction publique, le poste qu’il occupait auparavant. Selon une source au sein de l’exécutif, une ministre déléguée sera nommée d’ici à la reprise des travaux parlementaires après les élections municipales.La députée Laure Miller, pressentie, s’est désistée à la dernière minute, son suppléant n’étant selon elle pas en mesure de la remplacer pour raisons de santé. La vacance de son siège aurait provoqué une législative partielle.Parmi les nouveaux entrants, Jean-Didier Berger, maire de Clamart pendant dix ans, avait rejoint l’Assemblée à l’été 2024 après la dissolution, se faisant élire dans les Hauts-de-Seine. A l’Assemblée, il faisait partie des députés du groupe LR en pointe sur le projet de budget de l’Etat.Il avait également déposé des propositions de loi aux accents régaliens : pour autoriser le traitement algorithmique des images de vidéoprotection dans les transports en commun, ou pour interdire les signes religieux ostentatoires aux mineurs qui participent à des activités d’une association subventionnée.Camille Galliard-Minier, élue de l’Isère, est avocate de formation et l’ancienne suppléante d’Olivier Véran qu’elle a remplacé au Parlement entre 2020 et 2022 lorsque celui-ci était ministre de la Santé.Le gouvernement compte désormais 36 membres.

Discussions Kiev-Washington à Genève, Moscou dit n’avoir “aucune échéance” pour mettre fin à la guerre

Les émissaires ukrainiens et américains ont entamé jeudi des discussions à Genève pour préparer de nouvelles rencontres trilatérales avec la Russie, Moscou ayant souligné pour sa part n’avoir “aucune échéance” pour mettre fin à la guerre.”Après les réunions d’aujourd’hui, les préparatifs pour la prochaine réunion trilatérale sont déjà plus avancés. Très probablement, la prochaine rencontre aura lieu aux Emirats, plus précisément à Abou Dhabi. Nous nous attendons à ce que cette réunion ait lieu début mars”, a commenté le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son allocution quotidienne du soir.Le négociateur ukrainien Roustem Oumerov a confirmé la tenue d’une rencontre bilatérale avec Steve Witkoff et Jared Kushner. En plus du volet économique de l’après-guerre en Ukraine, Kiev et Washington devaient “discuter des préparatifs pour le prochain cycle de négociations”, a-t-il indiqué sur X, affirmant qu’il est “nécessaire que nous synchronisions nos positions avant cette étape”.Des journalistes de l’AFP l’ont vu arriver dans un hôtel de Genève, ville déjà hôte à la mi-février d’un cycle de pourparlers entre Ukrainiens et Russes sous médiation américaine, qui n’a débouché sur aucun résultat tangible outre un nouvel échange de prisonniers.Le ministre des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov, a de son côté affirmé jeudi que la Russie n’avait “aucune échéance” pour mettre fin au conflit en Ukraine.”Est-ce que vous nous avez entendu dire quoi que ce soit à propos d’échéances? (…) Nous n’avons aucune échéance, nous avons que des tâches (…). Nous sommes en train de les accomplir”, a-t-il déclaré, cité par l’agence de presse publique TASS.Le rendez-vous en Suisse a été précédé par une nouvelle nuit d’attaques russes en Ukraine.- Discussions trilatérales début mars -Moscou a tiré quelque 420 drones et 39 missiles sur son voisin pendant la nuit, faisant des dizaines de blessés, dont des enfants, et endommagé des infrastructures et des immeubles résidentiels dans huit régions, a annoncé sur X Volodymyr Zelensky.A Kiev, les journalistes de l’AFP ont entendu des explosions en plein nuit, pendant l’attaque russe.Peu avant ces discussions en Suisse, la Russie a par ailleurs annoncé avoir remis un millier de dépouilles de soldats ukrainiens à Kiev, contre les corps de 35 combattants russes.Le président Zelensky a affirmé début février que Moscou aurait proposé à Washington une reprise de la coopération économique et des accords de coopération pour des centaines de milliards de dollars. – Pression américaine sur Kiev -Washington fait pression pour mettre fin à la guerre, pire conflit armé en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale qui a fait des centaines de milliers de morts et de blessés, des millions d’Ukrainiens réfugiés à l’étranger et des destructions massives notamment dans l’est et le sud de l’Ukraine.Mais selon Kiev et ses soutiens européens, l’administration de Donald Trump réclame plus de concessions de la part de l’Ukraine que de Moscou en vue de mettre fin aux hostilités. “On ne peut pas exercer — je l’ai dit — plus de pression sur nous que sur les Russes, car ce sont eux les agresseurs”, a ainsi déclaré le président Zelensky dans un entretien accordé à l’AFP vendredi.Le président ukrainien souhaite aussi une rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine et Donald Trump pour résoudre les points clefs des pourparlers, ce à quoi le dirigeant russe s’est jusqu’à présent refusé.Les négociations bloquent notamment sur le sort du Donbass, le grand bassin industriel de l’est de l’Ukraine: Moscou réclame que les forces ukrainiennes abandonnent les zones qu’elles y contrôlent, ce que Kiev refuse.Marquant mardi les quatre ans du début de l’invasion russe de l’Ukraine, M. Zelensky s’est félicité que Vladimir Poutine n’ait “pas atteint ses objectifs” de guerre ni “brisé les Ukrainiens” malgré les combats à haute intensité et les bombardements quotidiens du pays par Moscou.

Affaire Epstein: à son audition, Hillary Clinton réclame que Trump soit entendu

L’ex-cheffe de la diplomatie américaine Hillary Clinton a contre-attaqué jeudi lors de son audition sur les relations de son couple avec Jeffrey Epstein par une commission d’enquête, en réclamant que Donald Trump soit entendu sur ses liens avec le criminel sexuel.”Si cette commission voulait sérieusement connaître la vérité sur les crimes d’exploitation sexuelle d’Epstein (…) elle demanderait directement à notre président actuel de s’expliquer sous serment sur des dizaines de milliers de fois où il apparaît dans le dossier”, a-t-elle lancé dans une déclaration liminaire qu’elle a partagée sur X.Des membres de la commission de la Chambre des représentants à majorité républicaine se sont déplacés jusqu’à Chappaqua, petite ville au nord de New York où les Clinton possèdent une maison. L’ex-secrétaire d’Etat est entendue avant son mari qui, lui, s’exprimera vendredi. L’ex-président démocrate Bill Clinton, qui a voyagé à plusieurs reprises à bord du jet privé de Jeffrey Epstein et a été photographié de nombreuses fois en sa compagnie, avait affirmé en 2019 ne pas lui avoir parlé depuis plus d’une décennie. Hillary Clinton a pour sa part déclaré n’avoir jamais rencontré le financier et criminel sexuel, décédé en prison en 2019.”Personne, à l’heure actuelle, n’accuse les Clinton de la moindre malversation. Ils bénéficieront d’une procédure régulière, mais nous avons beaucoup de questions, et l’objectif de toute l’enquête est d’essayer de comprendre de nombreux aspects de l’affaire Epstein”, a poursuivi le républicain James Comer, président de la commission.Les démocrates de la commission se sont emparés d’un nouvel élément de l’affaire embarrassant pour le président. Selon plusieurs médias, le ministère de la Justice aurait en effet empêché la publication de documents liés à des accusations d’une femme affirmant avoir été agressée sexuellement quand elle était mineure par Jeffery Epstein et par Donald Trump.”Ce sont des documents qui accusent le président des Etats-Unis de faits très graves de violence sexuelle”, a lancé lors d’une pause le représentant de Californie Robert Garcia. “Nous exigeons que le président Trump soit convoqué immédiatement pour témoigner devant notre commission”. Devant la petite salle municipale où se tiennent les discussions, la police a érigé des barricades métalliques.Dans la matinée, un couple de personnes âgées s’est rendu sur place avec une pancarte réclamant également que Donald Trump soit entendu.- Audition en pause -Jim Levine, 34 ans, qui vit près de là, juge que c’est un “privilège” que les Clinton puissent déposer sous serment près de leur domicile. “Enfermez-la, voilà ce que je dis”, lance-t-il à propos de l’ex-secrétaire d’Etat.Peu après qu’elle a démarré, l’audition a été brièvement interrompue en raison de la diffusion d’une photo d’Hillary Clinton par l’une des élues présentes, contrairement aux règles de confidentialité qui s’imposent.L’audition n’est pas publique, mais son enregistrement devrait par la suite être dévoilé, probablement vendredi, quand Bill Clinton aura à son tour été entendu.C’est le même groupe de parlementaires qui avait entendu le 9 février la complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, en visioconférence depuis la prison où elle purge une peine de 20 ans d’emprisonnement pour exploitation sexuelle.Donald Trump et Bill Clinton, tous deux âgés de 79 ans, ont chacun entretenu des liens avec Jeffrey Epstein mais assurent avoir rompu avec lui bien avant sa mort en prison à New York et n’avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels.Le ministère américain de la Justice a publié le 30 janvier “plus de trois millions de pages” en partie caviardées, affirmant que l’administration Trump s’était ainsi acquittée de son obligation de faire toute la lumière sur ce dossier explosif.Ces millions de documents ne contiennent pas d’éléments pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires de la part de la justice américaine, avait prévenu d’emblée le numéro 2 du ministère, Todd Blanche.Mais depuis leur publication, des dirigeants et personnalités du monde entier ont été éclaboussés pour leurs liens passés avec Jeffrey Epstein, provoquant enquêtes pénales, arrestations et démissions en cascade, principalement en Europe.Initialement convoqués en octobre, Bill et Hillary Clinton avaient refusé de se présenter.Mais menacé par la commission de poursuites pour entrave au Congrès, le couple a finalement annoncé fin janvier accepter d’être entendu.

Man shot by Cuban coast guard wanted to spark uprising: ally

A US-based man identified by Cuba as one of those killed by its coast guard in a shootout had often spoken of wanting to liberate the communist island, a political ally told AFP on Thursday.Cuba has vowed to defend itself against “terrorist and mercenary” attacks after reporting it had killed four gunmen in a Florida-registered boat near its shores — an incident that added to deepening tensions between Havana and Washington.Michel Ortega Casanova was identified by Cuba as one of four people killed on Wednesday, with Havana saying all on board were Cubans living in the United States.”His goal was to go and fight against a criminal and murderous narco-tyrannical (government), to see if that would spark the people to rise up,” said Wilfredo Beyra, head of the Cuban Republican Party in Tampa.”I had warned him that it was not the time to take such action for the freedom of Cuba, that he had to wait,” the head of the Florida-based opposition political organization told AFP by telephone. Beyra, who had known Ortega Casanova for four or five years, said he last spoke to him about 10 days ago.Ortega Casanova, reported to be a 54-year-old truck driver, had told him several times about his intentions.”In Florida, several groups openly declare that they are willing, through military training, to fight for the freedom of their homeland. And Michel was part of one of those groups,” he said. Ortega Casanova had spoken of taking action “at any moment,” Beyra said.- Trump pressures Cuba -Beyra said he also knew one of the men identified by Havana as being wounded, Leordan Enrique Cruz Gomez, whom he met at a political event in Miami last year.They had stayed in touch via calls and text messages, Beyra said, with the last of those exchanged less than two weeks ago.Cuban President Miguel Diaz-Canel denounced Wednesday’s incident as an attempted “infiltration,” while his government said assault rifles, handguns, Molotov cocktails and other military-style gear were seized.President Donald Trump has branded Cuba a “failed nation” and an “extraordinary threat” to US national security, though he has so far dismissed mounting a regime change operation.He cut off key supplies of Venezuelan oil to Cuba after ousting Venezuela’s president Nicolas Maduro in January.Cuba, under a US trade embargo since 1962, has for years battled shortages of fuel, medicine and food, even before the Caribbean country of 9.6 million people lost its main oil supplier.Secretary of State Marco Rubio said the United States had nothing to do with Wednesday’s incident just off Cuba’s north coast and would “respond accordingly” after investigating it.

Après le déluge, le chien Paquito et d’autres animaux de compagnie sauvés au Brésil

Il tremble, l’air apeuré, mais il est en sécurité. Paquito, petit chien au pelage blanc et noir, a été sauvé d’une zone à risque deux jours après les pluies diluviennes qui ont fait plus de 50 morts dans le sud-est du Brésil.Quand les zones touchées par des glissements de terrain ont été évacuées, les animaux …

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La SNCF a engrangé de gros bénéfices en 2025, qui servent à régénérer le réseau ferré

La SNCF a engrangé 1,8 milliard d’euros de bénéfice net l’an passé, cinquième année de résultats positifs d’affilée pour l’entreprise ferroviaire qui peut ainsi financer des travaux de modernisation de son réseau vieillissant.Sur fond d’ouverture à la concurrence, le chiffre d’affaires du groupe SNCF, dont l’ancien Premier ministre Jean Castex a pris la direction en novembre, s’est stabilisé à 43 milliards d’euros (-0,3%).”On a amélioré la rentabilité du groupe et on a investi massivement dans le système ferroviaire tout en préservant notre structure financière”, a résumé le directeur financier Laurent Trevisani. “Les services voyageurs ont été la locomotive en 2025 de la performance du groupe”, a-t-il ajouté.”Qu’il y ait un ou mille passagers à bord, un TGV a les mêmes coûts de fonctionnement, raison pour laquelle les TGV deviennent des machines à cash maintenant qu’ils sont bien remplis par l’envie de train persistante chez les voyageurs, alors qu’ils en perdaient durant le Covid”, remarque Patricia Pérennes, experte ferroviaire au cabinet Trans-Missions.Mais le PDG Jean Castex a lancé deux avertissements lors de la conférence de presse de présentation des résultats. D’abord il a demandé “les mêmes règles” pour tout le monde, suggérant que les concurrents, nouveaux entrants sur les lignes TGV, subissent les mêmes contraintes d’aménagement du territoire que la SNCF, et ne se cantonnent pas à desservir les liaisons les plus rentables.- Aléas climatiques -Ensuite, il a signalé le poids financier grandissant que font peser les aléas climatiques sur l’entretien des infrastructures, en particulier les tempêtes et crues de fin 2025 et début 2026.”Si on a autant d’événements climatiques que depuis deux mois” durant toute l’année, la SNCF “aura du mal à atteindre ses objectifs”, a-t-il prévenu.L’entreprise ferroviaire s’est néanmoins félicitée de la reprise du trafic dans la vallée de la Maurienne au printemps 2025, marquant la réouverture du tunnel vers l’Italie après 18 mois de travaux.La fréquentation d’Eurostar, les TGV européens vers la Grande-Bretagne, la Belgique ou les Pays-Bas, a augmenté de 1,8%, et la filiale espagnole Ouigo España a accueilli 44,3% de voyageurs de plus qu’en 2024, parvenant à devenir rentable après cinq ans d’exploitation.Les lignes Intercités, qui ne sont pas à grande vitesse, ont vu leur fréquentation baisser de 1%, en raison de “travaux majeurs sur le réseau ferré”, notamment sur la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT).SNCF Réseau, la filiale chargée de l’entretien des 28.000 kilomètres de voies ferrées, qui se rémunère sur les péages versés par les exploitants, a vu son chiffre d’affaires progresser de 4,8% à 8,4 milliards d’euros et sa rentabilité a fait un bond de 30,5%.- “Chaque euro réinvesti” -Depuis sa réforme en 2020, la SNCF “réinvestit chaque euro généré par son activité dans le système ferroviaire”, a souligné M. Trevisani.Au total, l’an dernier, 11 milliards d’euros ont été investis dans le ferroviaire en France pour réparer des voies dégradées ou acheter des trains neufs.Sur ce “niveau record”, 52% (5,7 milliards d’euros) ont été financés par la seule SNCF, “autre record historique” selon M. Trevisani, le reste venant surtout de l’État et des collectivités.Pour les années à venir, la SNCF compte sur la loi cadre sur le financement des transports qui doit être discutée en avril au Sénat pour améliorer le financement des travaux.L’an passé, la dette du groupe a reculé à 24,3 milliards d’euros contre 24,7 un an auparavant. L’arrivée de la concurrence s’est aussi matérialisée sur les lignes régionales, même si la SNCF a remporté quatre des cinq appels d’offres pour lesquels elle avait été candidate.Jeudi soir, la fédération CGT des cheminots, premier syndicat du groupe, a jugé “impératif de sortir du dogme de la concurrence, de la seule logique de profit” en demandant dans un communiqué de “revenir à une entreprise unique, publique et intégrée: la SNCF”.Ombre au tableau, les deux filiales de transport de marchandises, Geodis et Rail Logistics Europe, bousculées par les “vents contraires” qui soufflent sur les échanges mondiaux (droits de douane, tensions géopolitiques…) ont vu leurs ventes baisser, tout en maintenant leur rentabilité. Enfin, quatre mois après le départ de Marie-Ange Debon pour La Poste, la filiale de transport urbain Keolis s’est trouvée un nouveau patron : Frédéric Van Heems, venu de Veolia.

“Progrès significatifs” lors des pourparlers irano-américains, selon le médiateur omanais

L’Iran et les Etats-Unis ont réalisé jeudi des “progrès significatifs” lors d’une nouvelle session de discussions indirectes en Suisse, selon le médiateur omanais qui a annoncé la tenue de discussions “techniques” la semaine prochaine à Vienne.Ces pourparlers apparaissent comme ceux de la dernière chance pour éviter une confrontation militaire après un déploiement américain massif au Moyen-Orient.Donald Trump avait lancé le 19 février un ultimatum de “10 à 15 jours” pour décider si un accord avec Téhéran était possible ou s’il allait recourir à la force. “Nous avons terminé la journée après des progrès significatifs dans la négociation entre les Etats-Unis et l’Iran”, a déclaré sur X le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, avant d’annoncer de prochaines “discussions sur le plan technique” à Vienne, siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).Les deux parties avaient débuté dans la matinée cette troisième session de pourparlers à la résidence de l’ambassadeur d’Oman, près de Genève, puis les avaient reprises en fin d’après-midi, après une pause. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a fait état à la mi-journée de discussions “intenses”, marquées par des “propositions concrètes”. – Portée des missiles -Washington veut arracher un accord empêchant notamment l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, une crainte des Occidentaux alimentant de longue date les tensions avec Téhéran.La République islamique dément nourrir de telles ambitions mais campe sur son “droit” au nucléaire civil, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.Autre sujet de discorde: Washington exige d’aborder la question du programme balistique iranien, ce qu’exclut l’Iran, dont la diplomatie a affirmé que seul le dossier nucléaire serait débattu.Dans son discours sur l’état de l’Union, le président Trump a accusé mardi l’Iran de disposer de “missiles qui peuvent menacer l’Europe” et les bases militaires américaines, et d’oeuvrer à en concevoir des plus puissants, capables “d’atteindre bientôt les Etats-Unis”. Téhéran, qui affirme avoir limité la portée de ses missiles à 2.000 km, a dénoncé de “gros mensonges”.L’Iran dispose d’un large arsenal conçu localement, incluant des Shahab-3, qui peuvent atteindre Israël, son ennemi juré, et des pays d’Europe orientale.- “Idées nouvelles et créatives” -“Les négociateurs font preuve d’une ouverture sans précédent à des idées et solutions nouvelles et créatives”, a salué plus tôt jeudi M. Busaidi, après avoir rencontré l’émissaire américain Steve Witkoff, qui est accompagné du gendre de Donald Trump, Jared Kushner.Selon le Wall Street Journal, ces derniers porteraient toutefois des demandes maximalistes, incluant un démantèlement total des trois principaux sites nucléaires iraniens, Fordo, Natanz et Ispahan – ciblés par des frappes américaines en juin – et la remise aux Etats-Unis des stocks d’uranium enrichi du pays.  Les deux pays ennemis ont renoué le dialogue le 6 février à Oman, avant de se retrouver le 17 – déjà en Suisse. De précédents pourparlers avaient été interrompus par la guerre déclenchée en juin 2025 par Israël contre l’Iran, à laquelle Washington s’était brièvement joint. – Etudiants suspendus -Les nouvelles tensions sont apparues après la répression dans le sang en janvier d’un vaste mouvement de contestation des Iraniens, auxquels Donald Trump avait alors promis de venir “en aide”. De nouveaux rassemblements ont eu lieu ces derniers jours dans les universités, et trois étudiants ont été suspendus pour avoir brûlé le drapeau de la République islamique, adopté après la révolution de 1979 qui a renversé la monarchie.Washington compte actuellement 13 navires de guerre au Moyen-Orient. Il y a déployé deux porte-avions dont le Gerald Ford, le plus grand au monde, qui a repris la mer jeudi après un arrêt en Crète, selon un photographe de l’AFP.

Algeria archbishop welcomes pope visit as ‘dream come true’

Pope Leo XIV’s newly announced visit to Algeria in April was welcomed as a dream come true by the archbishop of Algiers on Thursday.The trip will mark the first time a head of the Catholic Church has visited the North African Muslim-majority country.”This dream of a pope visiting Algeria… has come true!” Jean-Paul Vesco, the Franco-Algerian cardinal of the Catholic Church who serves as the Archbishop of Algiers, wrote in a statement.He added that the pontiff had come to see “the Algeria of today, a meeting point between north and south, east and west, the West and the Arab-Muslim world”. French-language newspaper El Watan said the “symbolic” visit was “of great historical significance in a country where ancient Christian memory coexists with the Muslim reality of today”.Arabic-language newspaper El Khabar agreed the visit, which was announced by the Vatican on Tuesday, “carries a great symbolic and spiritual dimension”.For Leo, the trip is in honour of fifth-century Saint Augustine, who was born in modern-day Algeria and whose order he follows.Leo, who was elected in May last year, will visit the capital Algiers and the city of Annaba — where the Basilica of Saint Augustine stands — from April 13 to 15.The 70-year-old pontiff said the trip would allow him to “continue the discourse of dialogue and bridge-building between the Christian and the Muslim worlds”.After Algeria, the pope will visit Cameroon, Angola and Equatorial Guinea.The Algerian presidency on Wednesday said the pope’s trip reflected Algeria and the Vatican’s “shared belief in the need to build a world based on peace, dialogue, and justice, against the various challenges currently facing humanity”.

Affaire Epstein: Hillary Clinton auditionnée, réclame d’entendre Trump

L’ex-cheffe de la diplomatie américaine Hillary Clinton a contre-attaqué jeudi lors de son audition par une commission d’enquête sur les relations de son couple avec Jeffrey Epstein en réclamant que Donald Trump soit entendu sur ses propres liens avec le criminel sexuel.”Si cette commission voulait sérieusement connaître la vérité sur les crimes d’exploitation sexuelle d’Epstein (…) elle demanderait directement à notre président actuel de s’expliquer sous serment sur des dizaines de milliers de fois où il apparaît dans le dossier”, a-t-elle lancé dans une déclaration préliminaire qu’elle a partagée sur X.Des membres de la commission de la Chambre des représentants à majorité républicaine se sont déplacés pour l’occasion jusqu’à Chappaqua, petite ville au nord de New York où les Clinton possèdent une maison. L’ex-secrétaire d’Etat est entendue en premier, avant son mari qui, lui, s’exprimera vendredi. Les parlementaires ont “beaucoup de questions” à leur poser, a insisté son président, le républicain James Comer.L’ex-président démocrate Bill Clinton, qui a voyagé à plusieurs reprises à bord du jet privé de Jeffrey Epstein et a été photographié de nombreuses fois en sa compagnie, avait affirmé en 2019 ne pas lui avoir parlé depuis plus d’une décennie. Hillary Clinton a pour sa part déclaré à peine connaître le financier et criminel sexuel, décédé en prison en 2019.”Personne, à l’heure actuelle, n’accuse les Clinton de la moindre malversation. Ils bénéficieront d’une procédure régulière, mais nous avons beaucoup de questions, et l’objectif de toute l’enquête est d’essayer de comprendre de nombreux aspects de l’affaire Epstein”, a poursuivi James Comer.Robert Garcia, élu démocrate au sein de la commission, a accusé la Maison Blanche de dissimuler des allégations contre Donald Trump, évoquant le retrait par le gouvernement de documents mentionnant le président américain, dont certains relatant, selon la presse, des accusations d’agression sexuelle sur mineure.”Nous allons exiger, dans les prochains jours, la publication des documents restants”, a-t-il dit, ajoutant : “Faisons venir le président Trump devant notre commission pour répondre aux questions!”.Devant le petit centre culturel municipal où se tient l’audition, la police a érigé des barricades métalliques.Dans la matinée, un couple de personnes âgées s’est rendu sur place avec une pancarte exigeant que Donald Trump soit entendu.- Audition en pause -Jim Levine, 34 ans, qui vit près de là, juge que c’est un “privilège” que les Clinton puissent déposer sous serment près de leur domicile. “Enfermez-la, voilà ce que je dis”, lance-t-il à propos de l’ex-secrétaire d’Etat.Peu après qu’elle ait démarré, l’audition a été interrompue en raison de la diffusion à l’extérieur d’une photo de la rencontre par l’une des élues présentes, contrairement aux règles de confidentialité qui s’imposent.L’audition n’est pas publique, mais son enregistrement devrait par la suite être dévoilé, probablement vendredi, quand Bill Clinton aura à son tour été entendu.C’est le même groupe de parlementaires qui avait entendu le 9 février la complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, en visioconférence depuis la prison où elle purge une peine de 20 ans d’emprisonnement pour exploitation sexuelle.Donald Trump et Bill Clinton, tous deux âgés de 79 ans, ont chacun entretenu des liens avec Jeffrey Epstein mais assurent avoir rompu avec lui bien avant sa mort en prison à New York et n’avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels.Le ministère américain de la Justice a publié le 30 janvier “plus de trois millions de pages” en partie caviardées, affirmant que l’administration Trump s’était ainsi acquittée de son obligation de faire toute la lumière sur ce dossier explosif.Ces millions de documents ne contiennent pas d’éléments pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires de la part de la justice américaine, avait prévenu d’emblée le numéro 2 du ministère, Todd Blanche.Mais depuis leur publication, des dirigeants et personnalités du monde entier ont été éclaboussés pour leurs liens passés avec Jeffrey Epstein, provoquant enquêtes pénales, arrestations et démissions en cascade, principalement en Europe.Initialement convoqués en octobre, Bill et Hillary Clinton avaient refusé de se présenter.Mais menacé par la commission de poursuites pour entrave au Congrès, le couple a finalement annoncé fin janvier accepter d’être entendu.