Judge dismisses corruption case against NY mayor

A US judge on Wednesday dismissed corruption charges against New York Mayor Eric Adams, while sharply criticizing apparent efforts by Donald Trump’s administration to use the case as political leverage over the city leader.Judge Dale Ho dismissed the case permanently — depriving the government of the right to revive the charges at a later date.The Department of Justice had been accused of requesting dismissal in exchange for Adams agreeing to enforce Trump’s immigration crackdown — with a view to potentially holding the prospect of reinstating charges over the mayor’s head if he didn’t follow through.”Everything here smacks of a bargain: dismissal of the Indictment in exchange for immigration policy concessions,” wrote Judge Ho.Adams — once an up-and-coming star of the Democratic Party — was accused of wire fraud, soliciting illegal foreign campaign donations and a bribery conspiracy involving Turkish citizens and at least one Turkish official.The judge argued that any possibility of the charges being reinstated would mean that the mayor “might be more beholden to the demands of the federal government than to the wishes of his own constituents.”- Cooperation with Trump -Critics have suggested that Trump sought to discontinue the prosecution against Adams because Adams has declined to criticize the new US president and indicated he would participate in the immigration crackdown.New York is currently a sanctuary city, meaning local police and authorities do not assist immigration agents in their pursuit of undocumented migrants.In March, Adams signed an executive order allowing Immigration and Customs Enforcement (ICE) personnel access to the Rikers Island jail complex, a significant policy shift. Trump’s push to quash the charges against Adams prompted a wave of protest resignations in the Manhattan district attorney’s office and in Washington.Adams has consistently denied the fraud charges and resisted calls to resign, and earlier announced plans to run again for mayor of the largest US city in a November election.He has angered many New Yorkers with his closeness to Trump, and was forced to deny reports that he could switch to the Republican Party.In a joint appearance with Trump’s border czar Tom Homan on Fox News in February, the two described their newfound collaboration on immigration enforcement.”If he doesn’t come through, I’ll be back in New York… saying, ‘Where the hell is the agreement we came to?'” Homan said.- ‘Disturbing’ -The judge said Wednesday he granted the motion to dismiss the graft case not on the basis of the DOJ’s arguments, but because the court “cannot force the Department of Justice to prosecute a defendant.”He also ruled that there was no evidence to suggest prosecutors had acted improperly in pursuing Adams or that the investigation amounted to “election interference” in the mayoral race, as Trump’s DOJ had argued.Ho said that the DOJ’s assertion that investigations that may inhibit officials’ ability to enforce federal policies should be dropped was “disturbing.”The argument implied “that public officials may receive special dispensation if they are compliant with the incumbent administration’s policy priorities.”

Le Pen: Bayrou “troublé” sème le trouble

“Troublé” par l’application immédiate de la peine de cinq ans d’inéligibilité prononcée contre Marine Le Pen, François Bayrou a suscité l’émoi y compris dans son propre camp, interrogeant la relation singulière que le Premier ministre entretient avec son opposante d’extrême droite.Le Premier ministre a été “troublé par l’énoncé du jugement” à l’encontre de la cheffe de file du Rassemblement national, a rapporté lundi son entourage. Puis il a estimé au petit-déjeuner de ses soutiens mardi n’avoir pas vu de législation “plus dure” en Europe que l’exécution provisoire, qui rend immédiate l’inéligibilité, selon plusieurs participants, avant de faire part devant les députés de ses “interrogations”.Marine Le Pen a elle-même repris le terme. Elle a laissé entendre dans Le Parisien que c’est le “trouble” suscité selon elle par son jugement qui a conduit la justice à organiser rapidement un procès en appel, dont la décision serait rendue à l’été 2026.Mais les troupes du MoDem ne semblent pas sur la même ligne que leur chef, qui apparaît isolé dans le camp présidentiel.”Nous, nous ne sommes pas troublés” et “nous n’avons rien à dire sur cette décision de justice”, a affirmé mardi Perrine Goulet porte-parole du groupe MoDem à l’Assemblée, rappelant que l’exécution provisoire “c’est la loi” et que les députés sont libres de la modifier.- “Accusation injuste” -“Je ne suis jamais troublé par la démocratie”, a abondé l’allié et chef de file des députés macronistes Gabriel Attal, en mettant en garde contre le “sentiment” d’un “monde politique qui se regarde le nombril”. Dans une forme de recadrage général, Emmanuel Macron a “rappelé” en Conseil des ministres mercredi que la justice prenait ses décisions en toute “indépendance” et qu’il fallait la “respecter”.Faisant fi de la séparation des pouvoirs judiciaire et exécutif, le Premier ministre a souvent commenté le procès de son opposante, comparable au sien, pour détournement de fonds publics en rémunérant, par des fonds européens, des assistants parlementaires accusés de travailler en réalité pour le parti.Ces procès sont fondés sur “une accusation injuste”, avait-il estimé fin janvier sur LCI, considérant “très dérangeant” d’être jugé sans possibilité d’appel sur l’exécution provisoire.Lui-même a été relaxé l’an dernier en première instance dans le dossier concernant le MoDem mais son parti a été lourdement condamné et le parquet a fait appel, ce qui lui vaudra un deuxième procès.Il s’agit d’une affaire sensible pour François Bayrou, qui considère qu’elle a “joué” dans le décès de son bras droit Marielle de Sarnez, mise en examen elle aussi, et emportée par une leucémie en janvier 2021.- “Se taire” -Ses propos rappellent sa défense jugée maladroite sur les violences physiques et sexuelles au collège-lycée de Bétharram de Pau, où ont été scolarisés certains de ses enfants, une séquence qui le touche là aussi personnellement.”Sur ces affaires-là, il faut toujours se taire” parce que la réaction “ne sera jamais la bonne”, recommande une ministre.Elle écarte la possibilité, en contestant le jugement, de “courtiser les électeurs RN” car ils sont “déjà convaincus que nous avons tenu la main de la juge”. “A l’inverse si on se réjouit, on accrédite l’idée d’un jugement politique”.En outre, commenter une décision de justice “entache l’idée qu’on a de l’État de droit, de la justice” et risque de réduire “la confiance que les Français ont dans les institutions”, prévient-elle.Cet épisode semble s’inscrire dans le pas de deux entre François Bayrou et Marine Le Pen, pourtant adversaires politiques.Ils partagent une histoire et des propositions communes comme la proportionnelle et la création d’une “banque de la démocratie” destinée à financer la vie politique. M. Bayrou a même participé au parrainage de Mme Le Pen au nom de la “démocratie” pour qu’elle puisse se présenter à la présidentielle de 2022.Depuis qu’il est arrivé rue de Varenne, il a aussi mis les formes avec la leader de l’extrême droite et obtenu sa bienveillance.Un député Renaissance y voit une “volonté de se préserver d’une censure éventuelle” du RN. Mais prévient: “c’est un mauvais calcul” car “le RN ne pense qu’à son intérêt politique” et a fini par renverser Michel Barnier.

Le Pen: Bayrou “troublé” sème le trouble

“Troublé” par l’application immédiate de la peine de cinq ans d’inéligibilité prononcée contre Marine Le Pen, François Bayrou a suscité l’émoi y compris dans son propre camp, interrogeant la relation singulière que le Premier ministre entretient avec son opposante d’extrême droite.Le Premier ministre a été “troublé par l’énoncé du jugement” à l’encontre de la cheffe de file du Rassemblement national, a rapporté lundi son entourage. Puis il a estimé au petit-déjeuner de ses soutiens mardi n’avoir pas vu de législation “plus dure” en Europe que l’exécution provisoire, qui rend immédiate l’inéligibilité, selon plusieurs participants, avant de faire part devant les députés de ses “interrogations”.Marine Le Pen a elle-même repris le terme. Elle a laissé entendre dans Le Parisien que c’est le “trouble” suscité selon elle par son jugement qui a conduit la justice à organiser rapidement un procès en appel, dont la décision serait rendue à l’été 2026.Mais les troupes du MoDem ne semblent pas sur la même ligne que leur chef, qui apparaît isolé dans le camp présidentiel.”Nous, nous ne sommes pas troublés” et “nous n’avons rien à dire sur cette décision de justice”, a affirmé mardi Perrine Goulet porte-parole du groupe MoDem à l’Assemblée, rappelant que l’exécution provisoire “c’est la loi” et que les députés sont libres de la modifier.- “Accusation injuste” -“Je ne suis jamais troublé par la démocratie”, a abondé l’allié et chef de file des députés macronistes Gabriel Attal, en mettant en garde contre le “sentiment” d’un “monde politique qui se regarde le nombril”. Dans une forme de recadrage général, Emmanuel Macron a “rappelé” en Conseil des ministres mercredi que la justice prenait ses décisions en toute “indépendance” et qu’il fallait la “respecter”.Faisant fi de la séparation des pouvoirs judiciaire et exécutif, le Premier ministre a souvent commenté le procès de son opposante, comparable au sien, pour détournement de fonds publics en rémunérant, par des fonds européens, des assistants parlementaires accusés de travailler en réalité pour le parti.Ces procès sont fondés sur “une accusation injuste”, avait-il estimé fin janvier sur LCI, considérant “très dérangeant” d’être jugé sans possibilité d’appel sur l’exécution provisoire.Lui-même a été relaxé l’an dernier en première instance dans le dossier concernant le MoDem mais son parti a été lourdement condamné et le parquet a fait appel, ce qui lui vaudra un deuxième procès.Il s’agit d’une affaire sensible pour François Bayrou, qui considère qu’elle a “joué” dans le décès de son bras droit Marielle de Sarnez, mise en examen elle aussi, et emportée par une leucémie en janvier 2021.- “Se taire” -Ses propos rappellent sa défense jugée maladroite sur les violences physiques et sexuelles au collège-lycée de Bétharram de Pau, où ont été scolarisés certains de ses enfants, une séquence qui le touche là aussi personnellement.”Sur ces affaires-là, il faut toujours se taire” parce que la réaction “ne sera jamais la bonne”, recommande une ministre.Elle écarte la possibilité, en contestant le jugement, de “courtiser les électeurs RN” car ils sont “déjà convaincus que nous avons tenu la main de la juge”. “A l’inverse si on se réjouit, on accrédite l’idée d’un jugement politique”.En outre, commenter une décision de justice “entache l’idée qu’on a de l’État de droit, de la justice” et risque de réduire “la confiance que les Français ont dans les institutions”, prévient-elle.Cet épisode semble s’inscrire dans le pas de deux entre François Bayrou et Marine Le Pen, pourtant adversaires politiques.Ils partagent une histoire et des propositions communes comme la proportionnelle et la création d’une “banque de la démocratie” destinée à financer la vie politique. M. Bayrou a même participé au parrainage de Mme Le Pen au nom de la “démocratie” pour qu’elle puisse se présenter à la présidentielle de 2022.Depuis qu’il est arrivé rue de Varenne, il a aussi mis les formes avec la leader de l’extrême droite et obtenu sa bienveillance.Un député Renaissance y voit une “volonté de se préserver d’une censure éventuelle” du RN. Mais prévient: “c’est un mauvais calcul” car “le RN ne pense qu’à son intérêt politique” et a fini par renverser Michel Barnier.

“Jour de la libération”: Trump dégaine ses nouveaux droits de douane

Donald Trump s’apprête à généraliser mercredi sa bagarre commerciale avec de nouveaux droits de douane mondiaux censés inaugurer un “âge d’or” de l’Amérique, mais qui pourraient coûter cher aux ménages américains autant qu”aux petits patrons japonais ou aux chauffeurs routiers mexicains.”C’est le jour de la libération en Amérique”, a lancé le président américain mercredi sur son réseau Truth Social, tandis que la teneur de son offensive protectionniste reste mystérieuses.”Ce n’est pas le jour de la libération. C’est le jour de la récession”, a répliqué le chef de file des élus démocrates à la chambre des représentants, Hakeem Jeffries.Le chef d’Etat de la première puissance économique mondiale doit détailler ses nouvelles taxes à 16H00 heure locale (20H00 GMT) à la Maison Blanche, juste après la fermeture de la Bourse de New-York, aussi indécise mercredi que les grandes places européennes.Plusieurs options circulent dans la presse. Les Etats-Unis imposeront-ils une taxe unique de 20% sur toutes les importations? Ou des droits de douane variables selon les pays de provenance des marchandises? L’impact pourrait être phénoménal.En 2024, les importations des Etats-Unis ont atteint quelque 3.300 milliards de dollars, un montant supérieur au Produit intérieur brut de la France.- “Ce ne sera pas bon” -“Ca ne sera pas bon pour ceux qui imposent des droits de douane ni pour ceux qui ripostent”, a assuré mercredi la dirigeante de la Banque centrale européenne Christine Lagarde.Tetsuya Kimura, un petit patron japonais, a un message sans ambiguïté pour Donald Trump: “Laissez-nous tranquilles”, a fulminé auprès de l’AFP ce dirigeant d’un sous-traitant automobile.”Nous ne volons rien à personne. Nous travaillons pour nos familles tout comme ils travaillent pour les leurs”, a témoigné Alejandro Espinosa, pendant qu’il attendait de franchir avec son camion la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis.Le président républicain de 78 ans a semé le doute en assurant lundi qu’il serait “très gentil” avec les partenaires commerciaux des Etats-Unis, pourtant accusés de “dépouiller” l’Amérique.Face à cet interlocuteur imprévisible, Londres n’entend pas “se précipiter” pour riposter, a dit la ministre des Finances britannique Rachel Reeves, rappelant que l’enjeu pour les Britanniques était de conclure “un bon accord” bilatéral avec les Etats-Unis, permettant d’échapper aux taxes douanières.De son côté, l’Union européenne promet de répliquer “avant la fin du mois d’avril”, a dit la porte-parole du gouvernement français.Au Mexique, particulièrement vulnérable puisque plus de 80% de ses exportations partent aux États-Unis, la présidente Claudia Sheinbaum se garde de chercher d’emblée l’affrontement: “Nous avons choisi d’attendre de voir ce qu’ils présenteront et nous continuerons par ailleurs à dialoguer”.- Marchandage -Donald Trump présente les droits de douane comme une baguette magique capable de réindustrialiser le pays, de rééquilibrer la balance commerciale et d’éponger le déficit budgétaire.Fasciné par le protectionnisme en vigueur aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, Donald Trump, élu sur une promesse de faire baisser le coût de la vie, a jusqu’ici balayé les risques d’inflation pointés par les économistes.Lesquels sont nombreux à juger illusoire sa vision d’une Amérique auto-suffisante dans l’économie mondialisée du XXIème siècle, avec ses chaînes de production éclatées dans plusieurs pays.”L’idée d’un constructeur automobile américain n’utilisant que des pièces américaines est une fiction” commente Dan Ives, du cabinet de recherche Wedbush Securities.Jeudi, à 04H01 GMT, Washington prévoit également d’imposer 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l’étranger, ainsi que les pièces détachées.Depuis son retour à la Maison Blanche, le républicain a déjà augmenté les droits de douane sur des produits venant de Chine, de même que tout l’acier et l’aluminium entrant aux Etats-Unis.Mais il a aussi fait marche arrière sur certaines menaces commerciales spectaculaires. Les dirigeants étrangers espèrent donc qu’une fois passé le choc de l’annonce mercredi, le marchandage pourra commencer avec l’ancien promoteur immobilier, auteur d’un livre appelé “L’art du deal”.

“Jour de la libération”: Trump dégaine ses nouveaux droits de douane

Donald Trump s’apprête à généraliser mercredi sa bagarre commerciale avec de nouveaux droits de douane mondiaux censés inaugurer un “âge d’or” de l’Amérique, mais qui pourraient coûter cher aux ménages américains autant qu”aux petits patrons japonais ou aux chauffeurs routiers mexicains.”C’est le jour de la libération en Amérique”, a lancé le président américain mercredi sur son réseau Truth Social, tandis que la teneur de son offensive protectionniste reste mystérieuses.”Ce n’est pas le jour de la libération. C’est le jour de la récession”, a répliqué le chef de file des élus démocrates à la chambre des représentants, Hakeem Jeffries.Le chef d’Etat de la première puissance économique mondiale doit détailler ses nouvelles taxes à 16H00 heure locale (20H00 GMT) à la Maison Blanche, juste après la fermeture de la Bourse de New-York, aussi indécise mercredi que les grandes places européennes.Plusieurs options circulent dans la presse. Les Etats-Unis imposeront-ils une taxe unique de 20% sur toutes les importations? Ou des droits de douane variables selon les pays de provenance des marchandises? L’impact pourrait être phénoménal.En 2024, les importations des Etats-Unis ont atteint quelque 3.300 milliards de dollars, un montant supérieur au Produit intérieur brut de la France.- “Ce ne sera pas bon” -“Ca ne sera pas bon pour ceux qui imposent des droits de douane ni pour ceux qui ripostent”, a assuré mercredi la dirigeante de la Banque centrale européenne Christine Lagarde.Tetsuya Kimura, un petit patron japonais, a un message sans ambiguïté pour Donald Trump: “Laissez-nous tranquilles”, a fulminé auprès de l’AFP ce dirigeant d’un sous-traitant automobile.”Nous ne volons rien à personne. Nous travaillons pour nos familles tout comme ils travaillent pour les leurs”, a témoigné Alejandro Espinosa, pendant qu’il attendait de franchir avec son camion la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis.Le président républicain de 78 ans a semé le doute en assurant lundi qu’il serait “très gentil” avec les partenaires commerciaux des Etats-Unis, pourtant accusés de “dépouiller” l’Amérique.Face à cet interlocuteur imprévisible, Londres n’entend pas “se précipiter” pour riposter, a dit la ministre des Finances britannique Rachel Reeves, rappelant que l’enjeu pour les Britanniques était de conclure “un bon accord” bilatéral avec les Etats-Unis, permettant d’échapper aux taxes douanières.De son côté, l’Union européenne promet de répliquer “avant la fin du mois d’avril”, a dit la porte-parole du gouvernement français.Au Mexique, particulièrement vulnérable puisque plus de 80% de ses exportations partent aux États-Unis, la présidente Claudia Sheinbaum se garde de chercher d’emblée l’affrontement: “Nous avons choisi d’attendre de voir ce qu’ils présenteront et nous continuerons par ailleurs à dialoguer”.- Marchandage -Donald Trump présente les droits de douane comme une baguette magique capable de réindustrialiser le pays, de rééquilibrer la balance commerciale et d’éponger le déficit budgétaire.Fasciné par le protectionnisme en vigueur aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, Donald Trump, élu sur une promesse de faire baisser le coût de la vie, a jusqu’ici balayé les risques d’inflation pointés par les économistes.Lesquels sont nombreux à juger illusoire sa vision d’une Amérique auto-suffisante dans l’économie mondialisée du XXIème siècle, avec ses chaînes de production éclatées dans plusieurs pays.”L’idée d’un constructeur automobile américain n’utilisant que des pièces américaines est une fiction” commente Dan Ives, du cabinet de recherche Wedbush Securities.Jeudi, à 04H01 GMT, Washington prévoit également d’imposer 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l’étranger, ainsi que les pièces détachées.Depuis son retour à la Maison Blanche, le républicain a déjà augmenté les droits de douane sur des produits venant de Chine, de même que tout l’acier et l’aluminium entrant aux Etats-Unis.Mais il a aussi fait marche arrière sur certaines menaces commerciales spectaculaires. Les dirigeants étrangers espèrent donc qu’une fois passé le choc de l’annonce mercredi, le marchandage pourra commencer avec l’ancien promoteur immobilier, auteur d’un livre appelé “L’art du deal”.

“Jour de la libération”: Trump dégaine ses nouveaux droits de douane

Donald Trump s’apprête à généraliser mercredi sa bagarre commerciale avec de nouveaux droits de douane mondiaux censés inaugurer un “âge d’or” de l’Amérique, mais qui pourraient coûter cher aux ménages américains autant qu”aux petits patrons japonais ou aux chauffeurs routiers mexicains.”C’est le jour de la libération en Amérique”, a lancé le président américain mercredi sur son réseau Truth Social, tandis que la teneur de son offensive protectionniste reste mystérieuses.”Ce n’est pas le jour de la libération. C’est le jour de la récession”, a répliqué le chef de file des élus démocrates à la chambre des représentants, Hakeem Jeffries.Le chef d’Etat de la première puissance économique mondiale doit détailler ses nouvelles taxes à 16H00 heure locale (20H00 GMT) à la Maison Blanche, juste après la fermeture de la Bourse de New-York, aussi indécise mercredi que les grandes places européennes.Plusieurs options circulent dans la presse. Les Etats-Unis imposeront-ils une taxe unique de 20% sur toutes les importations? Ou des droits de douane variables selon les pays de provenance des marchandises? L’impact pourrait être phénoménal.En 2024, les importations des Etats-Unis ont atteint quelque 3.300 milliards de dollars, un montant supérieur au Produit intérieur brut de la France.- “Ce ne sera pas bon” -“Ca ne sera pas bon pour ceux qui imposent des droits de douane ni pour ceux qui ripostent”, a assuré mercredi la dirigeante de la Banque centrale européenne Christine Lagarde.Tetsuya Kimura, un petit patron japonais, a un message sans ambiguïté pour Donald Trump: “Laissez-nous tranquilles”, a fulminé auprès de l’AFP ce dirigeant d’un sous-traitant automobile.”Nous ne volons rien à personne. Nous travaillons pour nos familles tout comme ils travaillent pour les leurs”, a témoigné Alejandro Espinosa, pendant qu’il attendait de franchir avec son camion la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis.Le président républicain de 78 ans a semé le doute en assurant lundi qu’il serait “très gentil” avec les partenaires commerciaux des Etats-Unis, pourtant accusés de “dépouiller” l’Amérique.Face à cet interlocuteur imprévisible, Londres n’entend pas “se précipiter” pour riposter, a dit la ministre des Finances britannique Rachel Reeves, rappelant que l’enjeu pour les Britanniques était de conclure “un bon accord” bilatéral avec les Etats-Unis, permettant d’échapper aux taxes douanières.De son côté, l’Union européenne promet de répliquer “avant la fin du mois d’avril”, a dit la porte-parole du gouvernement français.Au Mexique, particulièrement vulnérable puisque plus de 80% de ses exportations partent aux États-Unis, la présidente Claudia Sheinbaum se garde de chercher d’emblée l’affrontement: “Nous avons choisi d’attendre de voir ce qu’ils présenteront et nous continuerons par ailleurs à dialoguer”.- Marchandage -Donald Trump présente les droits de douane comme une baguette magique capable de réindustrialiser le pays, de rééquilibrer la balance commerciale et d’éponger le déficit budgétaire.Fasciné par le protectionnisme en vigueur aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, Donald Trump, élu sur une promesse de faire baisser le coût de la vie, a jusqu’ici balayé les risques d’inflation pointés par les économistes.Lesquels sont nombreux à juger illusoire sa vision d’une Amérique auto-suffisante dans l’économie mondialisée du XXIème siècle, avec ses chaînes de production éclatées dans plusieurs pays.”L’idée d’un constructeur automobile américain n’utilisant que des pièces américaines est une fiction” commente Dan Ives, du cabinet de recherche Wedbush Securities.Jeudi, à 04H01 GMT, Washington prévoit également d’imposer 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l’étranger, ainsi que les pièces détachées.Depuis son retour à la Maison Blanche, le républicain a déjà augmenté les droits de douane sur des produits venant de Chine, de même que tout l’acier et l’aluminium entrant aux Etats-Unis.Mais il a aussi fait marche arrière sur certaines menaces commerciales spectaculaires. Les dirigeants étrangers espèrent donc qu’une fois passé le choc de l’annonce mercredi, le marchandage pourra commencer avec l’ancien promoteur immobilier, auteur d’un livre appelé “L’art du deal”.

Trump to unveil ‘Liberation Day’ tariffs as world braces

US President Donald Trump geared up to unveil sweeping new “Liberation Day” tariffs on Wednesday in a move that threatens to ignite a devastating global trade war.Key US trading partners including the European Union and Britain said they were preparing their responses to Trump’s escalation, as nervous markets fell in Europe and America.Trump will unveil the levies in a grand ceremony with his cabinet members in the White House Rose Garden — just as Wall Street stocks close at 4:00 pm (2000 GMT).”IT’S LIBERATION DAY IN AMERICA!” Trump posted a one-liner on his Truth Social platform early Wednesday.The 78-year-old has promised so-called reciprocal tariffs on friends and foes alike if they target the world’s largest economy, saying the levies will stop the United States being “ripped off.”But Trump has kept the world guessing until the last minute about the scale and scope, with the White House saying he was still “perfecting” them with just hours to go.Reports say he could either hit countries with tit-for-tat tariffs, impose blanket 20 percent tariffs — or, more probably, give some countries preferential treatment depending on their deficits.The Republican president said in his last public appearance Monday that he would be “very kind” but gave little away.- ‘Tug-of-war’ -Critics say US businesses and consumers could bear the burden if importers pass on the cost, adding that the policy could increase risks of a recession.”If this trade war continues through Labor Day (on September 1), the US economy will likely suffer a recession this year,” Mark Zandi, chief economist of Moody’s Analytics, told AFP.Trump’s long-awaited announcement is also causing global turmoil, with stock markets jittery for days and countries in the crosshairs scrambling to decide how to react.European Central Bank President Christine Lagarde warned Wednesday that whatever steps other countries take “it will be negative anyway the world over.”America’s neighbors Mexico and Canada, whose economies are closely linked with the United States, are those that could suffer the most from a bruising trade war.”I understand that it’s a game of tug-of-war,” truck driver Alejandro Espinoza told AFP as he waited in a queue to cross the Mexican-US border. “But unfortunately, we’re the ones who pay in the end.” Major economies have however vowed retribution The European Union will react to new Trump tariffs “before the end of April,” said a French government spokeswoman.The 27-nation bloc’s initial salvo would counter US actions on steel and aluminum, followed by sector-by-sector measures.British Prime Minister Keir Starmer, who has made intense but so far fruitless efforts to win a carve-out from Trump, said a “trade war is in nobody’s interests.” “We have prepared for all eventualities — and we will rule nothing out,” he told parliament.- ‘Rebirth’ -Germany warned Wednesday that trade wars hurt “both sides.”Canada’s Prime Minister Mark Carney, who goes into elections later this month dominated by tensions with Trump, said his country would be “very deliberate” in its response.The White House said Trump’s tariffs would come into effect “immediately” after Wednesday’s announcement, effectively ruling out delays for negotiations.Sweeping auto tariffs of 25 percent are due to take effect April 3, after Trump earlier imposed duties on steel and aluminum imports and goods from China.But Trump has wobbled on several other tariff announcements since returning to office in January, blinking at the last minute with allies such as Canada and Mexico.The billionaire has had a long love affair with tariffs, insisting in the face of experts that they are a cure-all for America’s trade imbalances and economic ills.Trump insists the levies will bring a “rebirth” of America’s hollowed-out manufacturing capacity, and says companies can avoid tariffs by moving to the United States.The tariffs meanwhile underscore the growing and profound gulf between Trump’s America and many of its closest allies, not only on trade but on security, defense and almost everything else.burs-dk/gv

Trump to unveil ‘Liberation Day’ tariffs as world braces

US President Donald Trump geared up to unveil sweeping new “Liberation Day” tariffs on Wednesday in a move that threatens to ignite a devastating global trade war.Key US trading partners including the European Union and Britain said they were preparing their responses to Trump’s escalation, as nervous markets fell in Europe and America.Trump will unveil the levies in a grand ceremony with his cabinet members in the White House Rose Garden — just as Wall Street stocks close at 4:00 pm (2000 GMT).”IT’S LIBERATION DAY IN AMERICA!” Trump posted a one-liner on his Truth Social platform early Wednesday.The 78-year-old has promised so-called reciprocal tariffs on friends and foes alike if they target the world’s largest economy, saying the levies will stop the United States being “ripped off.”But Trump has kept the world guessing until the last minute about the scale and scope, with the White House saying he was still “perfecting” them with just hours to go.Reports say he could either hit countries with tit-for-tat tariffs, impose blanket 20 percent tariffs — or, more probably, give some countries preferential treatment depending on their deficits.The Republican president said in his last public appearance Monday that he would be “very kind” but gave little away.- ‘Tug-of-war’ -Critics say US businesses and consumers could bear the burden if importers pass on the cost, adding that the policy could increase risks of a recession.”If this trade war continues through Labor Day (on September 1), the US economy will likely suffer a recession this year,” Mark Zandi, chief economist of Moody’s Analytics, told AFP.Trump’s long-awaited announcement is also causing global turmoil, with stock markets jittery for days and countries in the crosshairs scrambling to decide how to react.European Central Bank President Christine Lagarde warned Wednesday that whatever steps other countries take “it will be negative anyway the world over.”America’s neighbors Mexico and Canada, whose economies are closely linked with the United States, are those that could suffer the most from a bruising trade war.”I understand that it’s a game of tug-of-war,” truck driver Alejandro Espinoza told AFP as he waited in a queue to cross the Mexican-US border. “But unfortunately, we’re the ones who pay in the end.” Major economies have however vowed retribution The European Union will react to new Trump tariffs “before the end of April,” said a French government spokeswoman.The 27-nation bloc’s initial salvo would counter US actions on steel and aluminum, followed by sector-by-sector measures.British Prime Minister Keir Starmer, who has made intense but so far fruitless efforts to win a carve-out from Trump, said a “trade war is in nobody’s interests.” “We have prepared for all eventualities — and we will rule nothing out,” he told parliament.- ‘Rebirth’ -Germany warned Wednesday that trade wars hurt “both sides.”Canada’s Prime Minister Mark Carney, who goes into elections later this month dominated by tensions with Trump, said his country would be “very deliberate” in its response.The White House said Trump’s tariffs would come into effect “immediately” after Wednesday’s announcement, effectively ruling out delays for negotiations.Sweeping auto tariffs of 25 percent are due to take effect April 3, after Trump earlier imposed duties on steel and aluminum imports and goods from China.But Trump has wobbled on several other tariff announcements since returning to office in January, blinking at the last minute with allies such as Canada and Mexico.The billionaire has had a long love affair with tariffs, insisting in the face of experts that they are a cure-all for America’s trade imbalances and economic ills.Trump insists the levies will bring a “rebirth” of America’s hollowed-out manufacturing capacity, and says companies can avoid tariffs by moving to the United States.The tariffs meanwhile underscore the growing and profound gulf between Trump’s America and many of its closest allies, not only on trade but on security, defense and almost everything else.burs-dk/gv

La Bourse de Paris en repli avant les annonces douanières de Trump

La Bourse de Paris a fini en repli, retenant son souffle avant l’annonce, attendue dans la soirée, des hausses massives de droits de douane aux Etats-Unis promises par Donald Trump, qui pourraient faire chavirer l’économie mondiale.L’indice vedette CAC 40 a perdu 0,22% à 7.858,83 points, soit un recul de 17,53 points. Mardi, il avait terminé en nette hausse de 1,10%.Donald Trump va détailler vers 20H00 GMT, après la fermeture de Wall Street, de nouvelles mesures douanières qui pourraient toucher l’ensemble des partenaires commerciaux de la première économie mondiale.Avant ces annonces, les investisseurs “retiennent leur souffle”, résume Amanda Sundström, du cabinet de services financiers Seb.”L’incertitude est au sommet, les enjeux sont gigantesques. Une telle attente est rare”, abonde Charlotte de Montpellier, économiste chez ING.Plusieurs options circulent dans la presse, entre une taxe unique de 20%, des droits de douane taillés sur mesure selon les pays, ou un prélèvement plus modéré concentré sur un groupe restreint d’États.Dans tous les cas, “les marchés craignent que cela provoque un cocktail économique désastreux aux États-Unis, entre inflation plus élevée et croissance plus faible, voire récession”, explique à l’AFP Charlotte de Montpellier.Surtout, ils s’attendent à ce que ces mesures n'”entrainent l’ensemble de l’économie mondiale vers le bas”, ajoute-t-elle.Pour Ipek Ozkardeskaya, de Swissquote Bank, cela devrait également marquer “le début d’une nouvelle phase d’incertitude et de turbulences”, avec “la menace constante d’escalade, de retournements et de représailles”.Dans ce contexte, côté obligataire, le taux d’intérêt de l’emprunt à dix ans français a atteint 3,43%, contre 3,40% la veille.Sanofi et Airbus reculentSanofi a reculé de 1,59% à 100,40 euros, un mouvement subi par l’ensemble des actions du secteur de la santé en Europe. “Les exportations pharmaceutiques devraient subir un fort impact des droits de douane de Trump, et les exportations de soins de santé constituent l’une des plus grandes catégories d’exportations vers les États-Unis, avec les voitures”, explique Kathleen Brooks, analyste pour XTB.Le groupe aéronautique Airbus, qui exporte lui aussi beaucoup aux Etats-Unis, a reculé de 3,17%, à 162,74 euros.Amundi en repliLe gestionnaire d’actifs du Crédit Agricole, Amundi, a chuté de 6,79% à 68,00 euros, après une information du média financier Bloomberg selon laquelle le partenariat de “fournisseur privilégié” qui le lie à Unicredit pourrait ne pas être renouvelé après son terme, en 2027.Or, les encours gérés par Amundi pour Unicredit représentent 5% des encours totaux gérés par le groupe français.Selon Bloomberg, Unicredit réfléchirait à trouver un autre partenaire, en raison notamment du manque de soutien de Crédit Agricole de son projet de rachat de son compatriote Banco BPM, qui considère cette offre comme hostile. Cette information intervient alors que la Banque centrale européenne (BCE) a justement autorisé mardi soir Crédit Agricole à franchir le seuil de 10% du capital de Banco BPM, où il est déjà actionnaire principal, lui permettant ainsi de grimper jusqu’à 19,9% du capital.Contacté par l’AFP, Amundi a précisé ne pas vouloir faire de commentaire.