L’Australie en deuil après un attentat antisémite qui a fait 15 morts sur une plage de Sydney

L’Australie est en deuil lundi au lendemain d’un attentat antisémite perpétré par un père et son fils qui ont ouvert le feu sur un millier de personnes rassemblées sur une plage de Sydney pour la fête juive de Hanouka, faisant 15 morts, dont une enfant, et 42 blessés.Sur cette plage mythique de Bondi prisée par des Australiens et des touristes du monde entier, des effets personnels sont encore sur le sable taché de sang, une vingtaine d’heures après une tuerie de dix minutes qui a provoqué une onde de choc dans cet immense pays d’Océanie et à l’international.”Ce que nous avons vu hier était un acte purement maléfique, antisémite et terroriste sur nos rives”, a proclamé le Premier ministre Anthony Albanese en déposant des fleurs sur ce lieu baigné par le Pacifique.L’Australie, qui n’avait pas été frappée par une telle tuerie depuis 1996, a mis tous ses drapeaux en berne, a ordonné M. Albanese, qui a proposé aussi une législation encore plus stricte sur les armes à feu. Dès dimanche, il avait dénoncé “une attaque ciblée contre les juifs australiens, au premier jour de Hanouka”, la fête juive des “lumières” qui se tient durant neuf jours en décembre. Et il avait jugé que l’attentat visait “tous les Australiens”.Le chef de la police locale, Mal Lanyon, a précisé que ses enquêteurs avaient “découvert un engin explosif artisanal dans une voiture liée au criminel décédé”, l’un des deux tireurs, le père, abattu par la police.Et son fils, grièvement blessé, a fait l’objet d’une enquête du renseignement australien en 2019 pour des liens avec le groupe jihadiste Etat islamique (EI), a révélé la chaîne publique australienne ABC.- “Dix minutes” -L’attentat a meurtri dimanche vers 18H45 (07H45 GMT) l’immense plage de Bondi, la plus connue d’Australie et à l’étranger, envahie par des milliers de promeneurs, nageurs et surfeurs en ce début d’été austral.”Nous avons entendu les coups de feu (…) Dix minutes de détonations incessantes”, a déclaré à l’AFP Camilo Diaz, étudiant chilien de 25 ans.Timothy Brant-Coles, touriste britannique, a confié à l’AFP avoir vu “deux tireurs vêtus de noir et armés de fusils semi-automatiques”. “C’est allé très vite”, a confié aussi à l’AFP un Français de 23 ans, Alban Baton, qui s’est réfugié dans la chambre froide d’une épicerie.Les assaillants étaient Sajid Akram, 50 ans, entré grâce à un visa en Australie en 1998 et qui avait un permis pour le port de six armes, et son fils Naveed Akram, 24 ans, né dans le pays, selon la police de la Nouvelle-Galles-du-Sud, Etat dont Sydney est la capitale. Le père a été abattu par des policiers, le fils est hospitalisé dans un état critique, selon la police et la presse.Sur la colline verdoyante surplombant la plage, un journaliste de l’AFP a vu lundi encore une poussette, des sacs et des serviettes laissés par les gens qui ont couru se mettre à l’abri. Depuis la nuit de dimanche à lundi, ce quartier d’habitude très animé a été bouclé.- “Héros” -Le Premier ministre Albanese, tout comme le président américain Donald Trump, ont salué des “héros” qui sont intervenus dimanche.Une vidéo virale sur les réseaux sociaux montre un homme sur un parking se précipiter par derrière sur un assaillant, l’agripper et lui arracher son arme, avant de le mettre en joue et de le faire fuir.Nombre de dirigeants mondiaux ont condamné avec force un attentat qui a tué 15 personnes âgées de dix ans pour une fillette, à 87 ans, un Français de 27 ans, Dan Elkayam, un rabbin de 41 ans né à Londres, Eli Schlanger, et Alex Kleytman, un survivant de la Shoah né en UKraine.On compte au moins 42 blessés.Donald Trump a fustigé un attentat “purement antisémite”.La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a assuré que “l”Europe se tenait aux côtés de l’Australie et des communautés juives partout dans le monde”.En Israël, le président Isaac Herzog a parlé d’une “attaque très cruelle contre des juifs” perpétrée par “d’ignobles terroristes”. Son Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui dénonce la résurgence de l’antisémitisme dans le monde depuis le massacre du 7 octobre 2023 et la guerre dans la bande de Gaza, a fustigé un “cancer qui se propage lorsque les dirigeants restent silencieux et n’agissent pas”. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président français Emmanuel Macron ont fait part de leur solidarité.Le Conseil national des imams australien a appelé “tous les Australiens, y compris la communauté musulmane australienne, à se serrer les coudes dans l’unité, la compassion et la solidarité”.Une série d’attaques antisémites a semé la peur chez les juifs d’Australie depuis plus de deux ans et Canberra a accusé Téhéran d’être à l’origine de deux de ces actes et a expulsé il y a quatre mois l’ambassadeur iranien. burs-nr/lgo

Chili: une large victoire de l’extrême droite porte José Antonio Kast à la présidence

Les électeurs chiliens ont élu dimanche le leader d’extrême droite José Antonio Kast à la tête du pays, devenant le président le plus à droite depuis la fin de la dictature d’Augusto Pinochet en 1990.L’ultraconservateur de 59 ans recueille environ 58% des suffrages contre 42% pour Jeannette Jara, une communiste modérée représentant une vaste coalition de gauche, selon des résultats officiels portant sur la quasi-totalité des bulletins de vote.”Nous allons instaurer le respect de la loi dans toutes les régions”, a déclaré le vainqueur du scrutin à des milliers de partisans réunis devant le siège du Parti républicain, dans l’est de Santiago.L’annonce de sa victoire a donné lieu à des célébrations à travers le pays, plusieurs milliers de personnes descendant dans les rues pour brandir des drapeaux chiliens, notamment dans la capitale, où ont retenti les klaxons pendant plusieurs heures.Mme Jara a rapidement reconnu sa défaite et promis une opposition “exigeante”.”Beaucoup de gens se sont laissé emporter par la campagne de la peur et par l’ignorance”, a regretté Gabriela Acevedo, 21 ans, étudiante en éducation spécialisée et électrice de Jeannette Jara.- Portraits de Pinochet -Au quartier général de José Antonio Kast, dans le quartier de Las Condes à Santiago, l’un des plus aisés du pays, plusieurs milliers de sympathisants étaient rassemblés.”Nous étions très fatigués, à l’échelle du pays, par l’usure économique (…) La droite nous manquait”, a déclaré Maribel Saavedra, une travailleuse sociale de 42 ans, en ouvrant une bouteille de champagne. Elle espère que M. Kast “renforce le pays par le travail” et “régularise la question migratoire”.Une fois le résultat connu, un groupe de personnes a scandé “Pinochet, Pinochet” et brandi des portraits de l’ancien dirigeant, défendu par le passé par José Antonio Kast, dans un pays où la dictature a fait quelque 3.200 morts et disparus entre 1973 et 1990.A peine élu, le candidat du Parti républicain a affronté sa première manifestation sur la Plaza Italia, épicentre à Santiago de la révolte sociale de 2019. Des dizaines de protestataires y ont été dispersés par la police à l’aide d’un canon à eau, selon la presse locale. Près de 16 millions d’électeurs étaient appelés à départager les deux candidats. Les sondages anticipaient une large victoire de José Antonio Kast. Au premier tour mi-novembre, les deux finalistes avaient chacun recueilli un quart des suffrages, avec une légère avance pour la gauche. Mises ensemble, les forces de droite avaient totalisé 70%.Le président élu, qui prendra ses fonctions en mars, a reçu les félicitations du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, qui a vanté “des priorités communes, notamment le renforcement de la sécurité publique, la fin de l’immigration illégale et la revitalisation de notre relation commerciale”.L’ultralibéral argentin Javier Milei, allié de Donald Trump, a fait part sur X de son “immense joie” après “l’écrasante victoire de (son) ami”, se disant certain de pouvoir travailler avec lui pour que la région “adopte les idées de la liberté et que nous puissions nous libérer du joug oppresseur du socialisme”.Au Brésil, le président de gauche Lula a souhaité à M. Kast “beaucoup de succès”.- Conservatisme -L’ex-député, catholique pratiquant et père de neuf enfants, a fait campagne sur la lutte contre la criminalité et la promesse d’expulser les près de 340.000 migrants en situation irrégulière.Face à lui, Mme Jara, 51 ans, ex-ministre du Travail du président sortant Gabriel Boric, et issue des rangs du Parti communiste, promettait l’augmentation du salaire minimum et la défense des retraites.La criminalité et l’immigration irrégulière sont en tête des préoccupations des Chiliens, devant les difficultés économiques liées à une croissance atone.  Les experts parlent de perceptions en décalage avec la réalité, dans un pays qui connaît une hausse des enlèvements et de l’extorsion mais reste l’un des plus sûrs d’Amérique latine.Pendant cette campagne, M. Kast, opposé à l’avortement même en cas de viol ainsi qu’au mariage des couples de même sexe, a mis en sourdine ses positions les plus conservatrices.Le discours sécuritaire de la droite et de l’extrême droite au Chili trouve d’autant plus d’écho que le gouvernement de gauche sortant a généré des frustrations.L’explosion sociale de 2019 pour davantage d’égalité sociale, marquée par des violences, a été “très traumatisante” et, conjuguée à la pandémie, elle a produit “un mouvement vers le conservatisme”, relève la politologue Claudia Heiss. 

Hong Kong: l’ex-magnat prodémocratie Jimmy Lai jugé coupable dans son procès pour atteinte à la sécurité nationale

Un tribunal de Hong Kong a jugé coupable lundi l’ancien magnat des médias prodémocratie Jimmy Lai dans son procès pour atteinte à la sécurité nationale, risquant la prison à perpétuité, dans l’une des décisions de justice les plus marquantes depuis la rétrocession du territoire à la Chine en 1997.M. Lai, âgé de 78 ans, a été reconnu coupable d’un chef d’accusation de sédition, et de deux chefs d’accusation de collusion avec l’étranger. Ces deux derniers chefs se basent sur la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin après les vastes manifestations prodémocratie, parfois violentes, qui ont secoué Hong Kong en 2019.Pour le parquet, M. Lai était le cerveau derrière deux complots demandant à des pays étrangers d’imposer des “sanctions ou un blocus” ou de mener des “activités hostiles” contre Hong Kong ou la Chine. L’ex-magnat est aussi accusé d’avoir publié des contenus qui “incitaient à la désaffection” envers le gouvernement.Jimmy Lai, resté impassible à l’énoncé du verdict, a constaté un journaliste de l’AFP présent dans la salle, avait plaidé non coupable et risque la prison à perpétuité. Les peines seront prononcées à une date ultérieure, il pourra faire appel.”Il ne fait aucun doute que [M. Lai] a nourri sa rancœur et sa haine envers la RPC pendant une grande partie de sa vie d’adulte et cela apparaît dans ses articles”, a déclaré la juge Esther Toh à la cour, utilisant l’acronyme désignant la République populaire de Chine. “Il est également clair pour nous que le premier accusé, bien avant l’adoption de la loi sur la sécurité nationale, réfléchissait à la manière dont les États-Unis pourraient faire pression sur la RPC”, a-t-elle ajouté.Disposant d’un passeport britannique, le fondateur du journal prodémocratie Apple Daily, aujourd’hui fermé, est emprisonné depuis 2020. Âgé de 78 ans, il est maintenu à l’isolement, “à sa demande” selon les autorités. Il a salué les personnes venues le soutenir, dont sa femme Teresa et son fils Lai Shun-yan, d’un sourire et d’un hochement de tête, selon un journaliste de l’AFP.Il “est dans un bon état d’esprit”, a affirmé son avocat Robert Pang aux journalistes à la sortie du tribunal.Des représentants consulaires, notamment ceux des États-Unis, de l’Union européenne et de la France, ont assisté au verdict. Des vétérans du camp pro-démocratie de Hong Kong, dont le cardinal Joseph Zen et l’ancienne députée Emily Lau ont aussi pris place dans le public.- “Glas de la liberté de la presse” -Le cas de Jimmy Lai est considéré par les défenseurs des droits comme emblématique de l’érosion des libertés politiques à Hong Kong depuis la mise en place par Pékin de la loi sur la sécurité nationale.”La prévisibilité du verdict rendu aujourd’hui ne le rend pas moins consternant: la condamnation de Jimmy Lai sonne comme le glas de la liberté de la presse à Hong Kong”, a dénoncé l’ONG Amnesty International.Pour Reporters sans frontières (RSF), cette “condamnation illégale” illustre “la détérioration alarmante de la liberté des médias sur le territoire”, tandis que le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) l’a qualifiée de “condamnation parodique” et d'”acte de persécution honteux”.De son côté, Pékin avait déclaré vendredi qu’il “soutenait fermement” Hong Kong dans “le maintien de la sécurité nationale conformément à la loi et la répression des actes criminels qui mettent en danger la sécurité nationale”.Au cours du procès, Jimmy Lai s’est décrit au moins deux fois comme un “prisonnier politique”, s’attirant des reproches des juges. En plus des accusations de collusion, il est poursuivi pour 161 “publications séditieuses”, parmi lesquelles des talk-shows sur les réseaux sociaux et des éditoriaux signés de son nom.Au cours de son procès, ouvert en décembre 2023, M. Lai a affirmé n’avoir jamais prôné le séparatisme ou la résistance violente. Il a également nié avoir appelé à des sanctions occidentales contre la Chine et Hong Kong.Jimmy Lai souhaitait une “Chine libre et démocratique”, a indiqué à l’AFP un ancien employé de l’Apple Daily, connu sous le nom de Chan, faisant la queue devant le tribunal avant le verdict lundi aux côtés d’une centaine de personnes. “Il aimait beaucoup le pays, il n’aimait simplement pas le régime”, a-t-il ajouté.Pour Eric Lai, chercheur au Centre de droit asiatique de l’université Georgetown, le discours du tribunal “correspond à la manière dont la propagande du PCC tente d’effacer la distinction entre le parti au pouvoir et le peuple qu’il gouverne.”Les autorités de l’ex-colonie britannique, désormais région chinoise à statut spécial, ont affirmé que cette affaire avait été “traitée uniquement sur la base de preuves et conformément à la loi”.- État de santé incertain -Jimmy Lai est apparu devant la cour plus mince qu’avant son emprisonnement, alors que ses enfants, réfugiés aux Etats-Unis, ont fait part la semaine dernière de leurs inquiétudes.Le commissaire Steve Li, chef de la police nationale de sécurité, a déclaré lundi lors d’une conférence de presse que les inquiétudes de la fille de M. Lai relevaient de la diffamation.Le gouvernement de Hong Kong a souligné que M. Lai était soumis aux mêmes conditions de détention que “les autres détenus” et qu’il recevait des soins médicaux “adéquats et complets”.

Mbeumo faces double Cameroon challenge at AFCONMon, 15 Dec 2025 06:02:05 GMT

Manchester United star Bryan Mbeumo must handle the twin challenges of scoring and captaincy when playing for Cameroon at the 2025 Africa Cup of Nations in Morocco this month. With veteran striker Vincent Aboubakar surprisingly axed, the responsibility for scoring falls heavily on the 26-year-old who moved to Old Trafford from Brentford last July.Goals have been …

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Striker Amoura has key role as Algeria seek AFCON redemptionMon, 15 Dec 2025 06:01:24 GMT

Striker Mohamed Amoura is set to be a key figure as Algeria seek redemption at the 2025 Africa Cup of Nations (AFCON) in  Morocco after disastrous campaigns in the past two editions.The Desert Foxes won the premier African football competition a second time in 2019, edging Senegal 1-0 in the final in Cairo. But in two …

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African players in Europe: Salah off to AFCON amid uncertaintyMon, 15 Dec 2025 06:00:57 GMT

Mohamed Salah heads for Morocco this week to captain Egypt in the Africa Cup of Nations (AFCON) amid uncertainty over his future at Liverpool. Salah came off the bench midway through the first half and set up the second goal in a 2-0 Premier League win over Brighton at the weekend. After the match, manager Arne Slot …

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Jimmy Lai, the Hong Kong media ‘troublemaker’ in Beijing’s crosshairs

A rags-to-riches tycoon, Hong Kong media boss Jimmy Lai is a self-styled “troublemaker” who has long been a thorn in Beijing’s side with his caustic tabloids and unapologetic support for democracy.The 78-year-old was found guilty on Monday on three charges in his national security trial widely condemned by Western nations as an attack on political liberties and press freedoms.Lai told AFP in June 2020 he was “prepared for prison”, where he has been held since late that year.Those remarks came two weeks before Beijing imposed a sweeping national security law on the finance hub after huge, and sometimes violent, pro-democracy protests the previous year.He was arrested under the new security law that August, fulfilling his prediction that he was a prime target for prosecution.”If (prison) comes, I will have the opportunity to read books I haven’t read. The only thing I can do is to be positive,” he said at the time.Few Hong Kongers generate the same level of vitriol from Beijing as Lai.He is an unlikely hero for many in the semi-autonomous city: a pugnacious, self-made tabloid owner and the only tycoon willing to lampoon Beijing.But according to China’s state media, he is a “traitor”, the biggest “black hand” behind the pro-democracy protests and the head of a new “Gang of Four” conspiring with foreign nations to undermine the motherland.- Tiananmen watershed -Lai rose from poverty, like many Hong Kong tycoons.He was born into a wealthy family in mainland China’s Guangdong province, but they lost their fortune when the communists took power in 1949.Smuggled into Hong Kong aged 12, Lai toiled in sweatshops, taught himself English and eventually founded the hugely successful Giordano clothing empire.His path diverged from his contemporaries when China sent tanks to crush protests in Beijing’s Tiananmen Square in 1989.He founded his first publication shortly after and wrote columns critical of senior Chinese leaders.Authorities began closing his mainland clothing stores, so Lai sold up and ploughed the money into a tabloid empire.Lai was the subject of other lawsuits, including one where he was acquitted of intimidating a journalist from a rival newspaper.But his embrace of 2019’s pro-democracy movement landed him in deeper trouble and he was jailed for 20 months over his participation in some rallies.An additional fraud case over an office lease added almost six more years to his sentence.Those cases pale in comparison to Monday’s verdicts.Lai was found guilty on two counts of “conspiracy to foreign collusion” under the national security law — with a maximum penalty of life in prison — and one count of “conspiracy to publish seditious publications”.He pleaded not guilty to all charges.Asked why he did not keep quiet and enjoy his wealth like Hong Kong’s other tycoons, Lai said in 2020 he “just fell into it, but it feels right doing it”.”Maybe I’m a born rebel, maybe I’m someone who needs a lot of meaning to live my life besides money,” he said.- ‘Delivering freedom’ -Lai also said then he had no plans to leave Hong Kong despite his wealth and the risks he faced.”I’m a troublemaker. I came here with nothing, the freedom of this place has given me everything. Maybe it’s time I paid back for that freedom by fighting for it,” he said.Lai’s two primary publications — the Apple Daily newspaper and the digital-only Next magazine — openly backed democracy protests in a city where competitors either support Beijing or tread a far more cautious line.The two publications were largely devoid of advertisements for years as brands steered clear of incurring Beijing’s wrath. Lai plugged the losses with his own cash.They were popular, offering a heady mix of celebrity news, sex scandals and genuine investigations.Apple Daily was forced to close in 2021 after police raids and the arrests of senior editors. Next also closed. Lai defended his paper during more than 40 days of spirited courtroom testimony.”The core values of Apple Daily are actually the core values of the people of Hong Kong… (including) rule of law, freedom, pursuit of democracy, freedom of speech, freedom of religion, freedom of assembly,” he told the court in November 2024.”To participate in delivering freedom is a very good idea for me,” Lai said. “The more you are in the know, the more you are free.”