Dermatose: la pression monte dans le Sud-Ouest, à la veille d’une visite de Genevard

Des éleveurs de bovins multiplient les actions dans tout le Sud-Ouest, avant la venue lundi en Occitanie de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, dont ils contestent la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).”Il y a des nouveaux blocages en cours (…) ça continue et ça se développe”, a déclaré à l’AFP Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, syndicat très remonté, comme la Confédération paysanne, contre l’abattage généralisé des bêtes des foyers affectés, exigeant une large vaccination du cheptel français de 16 millions de bovins contre cette maladie non transmissible à l’homme.Sur l’A64, bloquée depuis vendredi soir sur plus d’une centaine de kilomètres du Pays basque à l’est de Tarbes par des dizaines de tracteurs, des agriculteurs ont installé des sapins de Noël. “On est parti pour passer les fêtes ici”, a déclaré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne), mobilisé à Carbonne, point de départ d’un précédent mouvement de protestation agricole en janvier 2024. “Nous sommes en guerre. Tant que l’Etat ne renoncera pas à l’abattage massif, on sera là”, prévient Cédric Nespoulos, producteur de bovins viande, dans le Tarn, où une cinquantaine d’agriculteurs bloquent la nationale N88 à l’entrée de la rocade d’Albi.A Millau, une vingtaine de tracteurs ont déversé lisier, foin, pneus et ordures devant et dans la cour de la sous-préfecture de l’Aveyron, selon un photographe de l’AFP.D’autres agriculteurs se mobilisent près de Montpellier ou à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), avant de nouveaux appels au blocage en soirée à Bordeaux et en Dordogne.Dans l’Hérault, le sous-préfet de Lodève Éric Suzanne évoque une manifestation “limitée” mais rapporte “beaucoup plus de difficultés en Lozère et dans l’Aveyron, sur l’A75”. – “Aucun foyer actif” -Sur les barrages, beaucoup de militants se disent “choqués” par l’utilisation de gaz lacrymogènes par les gendarmes en milieu de semaine en Ariège pour disperser les éleveurs qui bloquaient aux vétérinaires l’accès à la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.”Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a déclaré à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, près de Bordeaux.La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, soutenue sur ce dossier par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, défend “un protocole qui a très bien fonctionné” depuis l’apparition du premier cas en France de cette maladie, en juin, en Savoie. Elle assurait samedi au journal Sud Ouest qu’il n’y avait “aucun foyer actif de DNC sur le territoire français”.Alors que M. Venteau estime que “c’est maintenant que la vaccination doit se décréter, sinon on va avoir un drame dans moins d’un mois” et que “tout le sud de la Loire sera contaminé”, la ministre a répondu dimanche sur Europe 1 que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.- Delga interpelle Lecornu -Lundi, elle se rendra en Occitanie pour “assister aux débuts de la vaccination sur ce territoire” pour un million de bêtes mais le gouvernement reste très prudent quant à une possible généralisation de la vaccination.Celle-ci “placerait la France comme une zone à risque et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole”, a plaidé dimanche Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie.La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a adressé dimanche une lettre ouverte au Premier ministre Sébastien Lecornu, lui demandant “d’intervenir afin de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs”.Le dialogue est déjà “permanent” a soutenu dimanche la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, en assurant que le protocole actuel est le “plus efficace”. D’autres dossiers brûlants comme la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne et l’accord de libre-échange prévu entre l’UE et les États du Mercosur alimentent aussi la colère des agriculteurs.”Dans sa forme actuelle, le traité n’est pas acceptable”, a répété à ce sujet le ministre de l’Économie, Roland Lescure, dans une interview à plusieurs médias, dont Les Echos.kal-mla-gm-chv-vgr-dac-jmi/ole/apz/

Dermatose: la pression monte dans le Sud-Ouest, à la veille d’une visite de Genevard

Des éleveurs de bovins multiplient les actions dans tout le Sud-Ouest, avant la venue lundi en Occitanie de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, dont ils contestent la gestion de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).”Il y a des nouveaux blocages en cours (…) ça continue et ça se développe”, a déclaré à l’AFP Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, syndicat très remonté, comme la Confédération paysanne, contre l’abattage généralisé des bêtes des foyers affectés, exigeant une large vaccination du cheptel français de 16 millions de bovins contre cette maladie non transmissible à l’homme.Sur l’A64, bloquée depuis vendredi soir sur plus d’une centaine de kilomètres du Pays basque à l’est de Tarbes par des dizaines de tracteurs, des agriculteurs ont installé des sapins de Noël. “On est parti pour passer les fêtes ici”, a déclaré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne), mobilisé à Carbonne, point de départ d’un précédent mouvement de protestation agricole en janvier 2024. “Nous sommes en guerre. Tant que l’Etat ne renoncera pas à l’abattage massif, on sera là”, prévient Cédric Nespoulos, producteur de bovins viande, dans le Tarn, où une cinquantaine d’agriculteurs bloquent la nationale N88 à l’entrée de la rocade d’Albi.A Millau, une vingtaine de tracteurs ont déversé lisier, foin, pneus et ordures devant et dans la cour de la sous-préfecture de l’Aveyron, selon un photographe de l’AFP.D’autres agriculteurs se mobilisent près de Montpellier ou à Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques), avant de nouveaux appels au blocage en soirée à Bordeaux et en Dordogne.Dans l’Hérault, le sous-préfet de Lodève Éric Suzanne évoque une manifestation “limitée” mais rapporte “beaucoup plus de difficultés en Lozère et dans l’Aveyron, sur l’A75”. – “Aucun foyer actif” -Sur les barrages, beaucoup de militants se disent “choqués” par l’utilisation de gaz lacrymogènes par les gendarmes en milieu de semaine en Ariège pour disperser les éleveurs qui bloquaient aux vétérinaires l’accès à la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.”Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a déclaré à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, près de Bordeaux.La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, soutenue sur ce dossier par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, défend “un protocole qui a très bien fonctionné” depuis l’apparition du premier cas en France de cette maladie, en juin, en Savoie. Elle assurait samedi au journal Sud Ouest qu’il n’y avait “aucun foyer actif de DNC sur le territoire français”.Alors que M. Venteau estime que “c’est maintenant que la vaccination doit se décréter, sinon on va avoir un drame dans moins d’un mois” et que “tout le sud de la Loire sera contaminé”, la ministre a répondu dimanche sur Europe 1 que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.- Delga interpelle Lecornu -Lundi, elle se rendra en Occitanie pour “assister aux débuts de la vaccination sur ce territoire” pour un million de bêtes mais le gouvernement reste très prudent quant à une possible généralisation de la vaccination.Celle-ci “placerait la France comme une zone à risque et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole”, a plaidé dimanche Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie.La présidente socialiste de la région Occitanie, Carole Delga, a adressé dimanche une lettre ouverte au Premier ministre Sébastien Lecornu, lui demandant “d’intervenir afin de garantir, dans les plus brefs délais, un dialogue franc et sincère avec les agriculteurs”.Le dialogue est déjà “permanent” a soutenu dimanche la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, en assurant que le protocole actuel est le “plus efficace”. D’autres dossiers brûlants comme la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne et l’accord de libre-échange prévu entre l’UE et les États du Mercosur alimentent aussi la colère des agriculteurs.”Dans sa forme actuelle, le traité n’est pas acceptable”, a répété à ce sujet le ministre de l’Économie, Roland Lescure, dans une interview à plusieurs médias, dont Les Echos.kal-mla-gm-chv-vgr-dac-jmi/ole/apz/

No contact with Iran Nobel winner since arrest: supporters

There has been no contact with Iranian Nobel peace prize winner Narges Mohammadi since her arrest at the end of last week, her supporters said Sunday, urging the Islamic republic to release the campaigner and dozens of others arrested alongside her.Mohammadi, who won the 2023 Nobel prize, was detained Friday after addressing a memorial ceremony in the eastern city of Mashhad for lawyer Khosrow Alikordi, who was found dead earlier this month.According to Mashhad prosecutor Hassan Hemmatifar, 38 people were arrested at the ceremony including Mohammadi and fellow prominent activist Sepideh Gholian. Alikordi’s brother Javad was arrested later the same day.Mohammadi, who has spent much of the last decade in-and-out of jail, had been allowed out of prison on December 2024 on medical leave. Over the last year, she carried on campaigning.No phone call has been made by been made by Mohammadi since her arrest and “only a limited number of those arrested have been able to contact their families”, her foundation said in a statement.It expressed “deep concern for the physical and psychological well-being of all detainees and calls for their immediate and unconditional release”, the statement added.It said the foundation had now learned that her case had been referred to the Mashhad revolutionary prosecutor and that she could be facing national security charges.But the foundation said it had received no information over her “whereabouts or condition”.- ‘Violently’ arrested -Images of the memorial ceremony showed Mohammadi — not wearing the headscarf that is obligatory for women in public in the Islamic republic — climbing atop a car to address crowds of people who chanted slogans against the authorities.She was then “violently” arrested, said the foundation, adding it believed that the number of people arrested alongside her may have exceeded 50. Prosecutor Hassan Hemmatifar, quoted by the IRNA news agency on Saturday, said investigations were ongoing.He accused Javad Alikordi, Gholian and Mohammadi of making “provocative speeches, inciting the people present to disrupt the public order and chant slogans that violated the norms”.Alikordi, 45, a lawyer who had defended people arrested during 2022-2023 protests, was found dead in his office on December 5.Hemmatifar said the lawyer had died of a “heart attack” and had a “natural death”, but Mohammadi’s foundation and other activists have described his death as “suspicious”.Activists say Iran remains in the throes of a deep crackdown more than five months after the end of the 12-day war against Israel, with over 1,400 people executed so far this year.

‘Golden moment’ as Messi meets Tendulkar, Chhetri on India tour

Football icon Lionel Messi’s second day in India passed smoothly Sunday, after a chaotic opening to his three-day tour, as the World Cup winner kicked balls into the crowd and met cricket legend Sachin Tendulkar.Messi greeted excited fans decked out in Argentina football jerseys at a packed Wankhede stadium in India’s financial hub Mumbai, as supporters chanted his name.The 38-year-old Argentina and Inter Miami superstar took centre stage in the presence of India’s sporting royalty including Tendulkar and football star Sunil Chhetri.Messi along with his Inter Miami teammates Luis Suarez and Rodrigo de Paul are part of a so-called GOAT Tour of a cricket-crazy nation.Cricket great Tendulkar presented Messi with his iconic number 10 jersey from India’s 2011 World Cup triumph at the same venue.”I have spent some incredible moments here,” said batting star Tendulkar. “Mumbai is a city of dreams and number of dreams have seen the finish line here on this very venue and without your support we could never have seen those golden moments in 2011.”And today having all three greats of game here is indeed a golden moment for Mumbai, Mumbaikars and India.”Although a cricket powerhouse, the nation of 1.4 billion struggles on the football pitch and are 142nd on the FIFA rankings.”Thank you for being here and encouraging youngsters,” said Tendulkar. “I hope football here in India also reaches the heights that we all aspire.”The Mumbai event went smoothly compared to Saturday’s in the eastern city of Kolkata where heavy security left fans struggling to catch a glimpse of Messi.Frustrated fans, many having paid more than $100 for tickets, broke down barricades and stormed the pitch after the superstar abruptly left the arena.Spectators also ripped out stadium seats and hurled water bottles onto the track.  One person has been arrested for the incident. Before the chaos erupted, Messi unveiled a 21-metre (70-foot) statue which shows him holding aloft the World Cup in 2022. The footballer was in Hyderabad city later on Saturday where he addressed the crowd briefly in Spanish. Messi wraps up his India tour on Monday, with a possible meeting with Indian Prime Minister Narendra Modi. The footballer won his second consecutive Major League Soccer Most Valuable Player award this week after propelling Inter Miami to the MLS title and leading the league in goals.The former Barcelona and Paris Saint-Germain forward will spearhead Argentina’s defence of the World Cup in June-July in North America.

World leaders express horror, revulsion at Bondi beach shooting

World leaders express their horror and revulsion at Sunday’s mass shooting in which 11 people were killed at Sydney’s iconic Bondi Beach.Australian Prime Minister Anthony Albanese said the “shocking and distressing” attack, which Australian police are calling a “terrorist” incident, was “beyond comprehension” as assailants fired on a gathering celebrating the Jewish festival of Hanukkah.Israeli President Isaac Herzog condemned what he called a “very cruel attack on Jews” by “vile terrorists”.King Charles III, head of the 56 countries of the 56-nation Commonwealth, of which Australia is a member, said he was “appalled” by “most dreadful antisemitic terrorist attack on Jewish people”.US Secretary of State Marco Rubio, also on X, said: “Antisemitism has no place in this world. “Our prayers are with the victims of this horrific attack, the Jewish community, and the people of Australia.”EU chief Ursula von der Leyen said she was “shocked” at what she condemned as an “appalling act of violence”.She added in a post to X: “Europe stands with Australia and Jewish communities everywhere. We are united against violence, antisemitism and hatred.”British Prime Minister Keir Starmer lamented what he described as the “deeply distressing news from Australia.”The United Kingdom sends our thoughts and condolences to everyone affected by the appalling attack in Bondi beach,” he added.Israel’s arch-enemy Iran joined the condemnations. Posting on X, foreign ministry spokesman Esmaeil Baqaei said: “We condemn the violent attack in Sydney, Australia. Terror and killing of human beings, wherever committed, is rejected and condemned.”- ‘Entirely forseeable’ -French President Emmanuel Macron condemned the attack and vowed that France would “fight relentlessly against antisemitic hatred.”Italian Prime Minister Giorgia Meloni said on X she felt “profound grief regarding the dramatic news arriving from Sydney.”By once again firmly condemning all forms of violence and anti-semitism, Italy expresses its own condolences for the victims,” she added.German Foreign Minister Johann Wadephul, also in a post to X, said: “I am deeply shocked by the terrorist attack in Sydney –- an act of hatred directed against all Jews worldwide on the first day of Hanukkah.”My thoughts are with the families of those murdered, the injured and the Jewish community,” he added.Ukrainian President Volodymyr Zelensky posted on X that his country “stands in solidarity with Australia in the face of the brutal terrorist attack at Bondi Beach, Sydney, which targeted the Jewish community.”Terror and hatred must never prevail — they must be defeated everywhere and every time,” he said.A major Australian Muslim organisation also condemned the “horrific” shooting.”Our hearts, thoughts and prayers are with the victims, their families, and all those who witnessed or were affected by this deeply traumatic attack,” the Australian National Imams Council said, urging all Australians to stand together in unity, compassion, and solidarity.The head of Australia’s Jewish Association meanwhile said the shooting was a “tragedy but entirely foreseeable.”The Albanese government was warned so many times but failed to take adequate actions to protect the Jewish community,” Robert Gregory told AFP.

Le président ukrainien à Berlin pour des pourparlers avec Américains et Européens

Le président ukrainien est à Berlin pour des pourparlers dimanche et lundi avec des responsables américains et européens, en vue de trouver une issue diplomatique à la guerre, et convaincre Washington de renoncer à des concessions territoriales majeures à la Russie.Américains et Allemands n’ont rien dit de l’agenda de dimanche, mais Volodymyr Zelensky a été reçu en milieu d’après-midi à la chancellerie allemande par le maître des lieux, Friedrich Merz, selon un photographe de l’AFP.Selon une source ukrainienne interrogée par l’AFP, le président ukrainien, son négociateur en chef Roustem Oumerov et le vice-ministre des Affaires étrangères Serguiï Kyslytsia discuteront avec les émissaires américains, Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner. Ukrainiens et dirigeants européens ont en l’état une réunion prévue lundi, selon Berlin.Lors d’une conférence de presse en ligne dimanche, M. Zelensky a dit souhaiter convaincre à cette occasion les Etats-Unis de soutenir un cessez-le-feu impliquant un gel de la ligne de front, et non la cession à Moscou de tout le Donbass (est), comme réclamé par le Kremlin et proposé par Washington.”Je sais que la Russie ne voit pas cela d’un bon œil et j’aimerais que les Américains nous soutiennent sur ce point”, a-t-il affirmé.Kiev a toujours refusé ces concessions territoriales, M. Zelensky se bornant à évoquer cette semaine un éventuel référendum ou élection sur le sujet.  Dimanche, il a dit ne pas avoir encore reçu de réponse américaine à la version du plan pour mettre fin au conflit, amendée cette semaine par Kiev et ses alliés européens.- Prêt au dialogue -“Je serai prêt au dialogue qui va commencer aujourd’hui”, a-t-il souligné.Interrogé par un journaliste de la télévision d’Etat russe, le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov a lui balayé ces propositions ukrainiennes et européennes.”Je pense que c’est improbable que la contribution des Ukrainiens et des Européens à ces propositions soit constructive”, a-t-il dit, ajoutant que Moscou n’avait pas pris connaissance des amendements proposés mais qu’a priori la Russie aurait “de fortes objections”.M. Zelensky a aussi réaffirmé vouloir des garanties de sécurité des Européens et de Washington pour dissuader la Russie de l’attaquer de nouveau: “Nous envisageons un plan-cadre en 20 points, qui se termine par un cessez-le-feu” et “nous voulons être sûrs qu’il n’y aura pas de répétition de la guerre après un cessez-le-feu”.Il s’agirait d’un mécanisme inspiré de l’article 5 de l’Otan prévoyant une protection mutuelle des pays membres, sans adhésion de l’Ukraine à l’Alliance atlantique, comme le demandait Kiev auparavant. “C’est déjà un compromis de notre part”, a précisé M. Zelensky, car c’est une revendication majeure de Moscou.Alors que les hostilités se poursuivent, ajoutant de nouvelles victimes aux centaines de milliers de morts et de blessés qu’a fait la guerre, Donald Trump a affiché son impatience cette semaine concernant l’avancée des discussions autour de son plan de règlement du conflit déclenché par l’invasion russe de février 2022.Kiev et ses alliés européens veulent amender le projet américain, le jugeant trop favorable à Moscou. – L’Europe veut peser -Lundi, M. Zelensky doit s’entretenir à Berlin avec le chancelier Merz, son principal bailleur en Europe, et se rendre à un forum économique germano-ukrainien. Puis, ils seront rejoints par d’autres dirigeants européens.L’Europe dit soutenir Kiev face à l’impatience de Donald Trump et aux demandes maximalistes de Moscou. Largement maintenus sur la touche par une Maison Blanche très critique de ses alliés du Vieux continent, les Européens veulent peser sur les pourparlers, arguant que la sécurité européenne est en jeu et que la Russie est une menace continentale.L’Ukraine est pressée par Washington et Moscou de céder la partie du Donbass encore sous son contrôle, essentiellement dans la région de Donetsk. Il s’agirait d’y créer une “zone économique libre” ou une “zone démilitarisée”.En échange, l’armée russe se retirerait des zones sous son contrôle dans les régions de Soumy, Kharkiv et Dnipropetrovsk (nord, nord-est et centre-est), mais se maintiendrait dans celles de Kherson et Zaporijjia (sud) dont Moscou revendique l’annexion.La version du plan américain révisée par les Ukrainiens lors de négociations à Genève et en Floride n’a pas été rendue publique. Un texte a également été soumis à Moscou au Kremlin par l’émissaire américain Steve Witkoff.Ces échanges tendus interviennent à un moment difficile pour l’Ukraine: la présidence a été déstabilisée par un vaste scandale de corruption, l’armée est en recul sur le front et la population est soumise à des coupures de courant à cause des frappes russes.burx-alf/thm

Allemagne: les start-up de la défense réclament un virage technologique

Déterminé à faire de l’Allemagne la première force militaire conventionnelle d’Europe, le gouvernement compte largement sur ses traditionnels géants industriels, mais pour les start-up du secteur, Berlin doit au plus vite effectuer un vrai virage vers les drones high-tech. Le chancelier Friedrich Merz a promis des centaines de milliards d’euros d’investissements afin de répondre à la …

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L’EPR de Flamanville atteint 100% de puissance nucléaire pour la première fois

Le réacteur EPR de Flamanville, dans le nord-ouest de la France, a “atteint 100% de puissance nucléaire” pour la première fois dimanche, son exploitant EDF saluant “une étape majeure” pour ce projet qui a accumulé les retards et les surcoûts.”Le 14 décembre 2025 marque le franchissement d’une étape majeure: le réacteur de Flamanville 3 a atteint 100% de puissance nucléaire à 11H37 et a produit 1.669 MW de puissance électrique brute”, a annoncé le producteur français d’électricité dans un communiqué, quelques jours après avoir obtenu le feu vert de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).Flamanville 3, premier réacteur nucléaire à démarrer depuis 25 ans en France, avait été raccordé au réseau électrique le 21 décembre 2024, avec 12 ans de retard par rapport à la date initialement prévue.Ses coûts ont explosé par rapport au devis initial de 3,3 milliards d’euros, estimés désormais par la Cour des comptes jusqu’à 23,7 milliards d’euros aux conditions économiques de 2023.La France, pour laquelle le nucléaire représente une part très importante de sa production électrique, compte plus que jamais sur cette source d’énergie peu émettrice de CO2 mais complexe à mettre en œuvre et génératrice de déchets.Le président Emmanuel Macron avait annoncé en 2022 une ambitieuse politique de relance du nucléaire avec la construction de six réacteurs de nouvelle génération (EPR2) et la possibilité d’en construire huit supplémentaires.Le pays tarde toutefois à finaliser sa feuille de route pour l’énergie ces prochaines années, la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Le texte est victime de profondes divisions politiques sur le partage entre nucléaire et énergies renouvelables, le Rassemblement national s’opposant notamment au développement des renouvelables.- “Tester les matériels” -“Cette première atteinte des 100% permet de tester les matériels à pleine puissance, réaliser des relevés et vérifier leur bon fonctionnement. Dans les semaines à venir et dans le cadre du programme de démarrage, la puissance du réacteur sera amenée à varier pour poursuivre les essais à différents paliers de puissance et une intervention sera réalisée sur un poste électrique interne”, ajoute EDF.Sur ce dernier point, “les équipes procèderont au remplacement complet d’une traversée de 400 kV d’un poste électrique qui relie les ouvrages aériens aux câbles souterrains qui descendent jusqu’au pied de la falaise et permet d’alimenter le transformateur auxiliaire du réacteur de Flamanville 3″, a détaillé à l’AFP une porte-parle d’EDF.”Cette intervention sera réalisée en puissance – sans avoir à déconnecter le réacteur du réseau”, a-t-elle précisé. L’ASNR avait donné vendredi son feu vert à EDF pour augmenter au-delà de 80% la puissance du réacteur. Le groupe avait alors indiqué que ses équipes étaient “mobilisées pour amener le réacteur à 100% de puissance d’ici la fin de l’automne”, conformément aux annonces faites précédemment.La puissance électrique brute évoquée dimanche se distingue de la puissance nette, qui est injectée sur le réseau électrique national. La différence s’explique parce que le réacteur consomme lui-même une partie de l’électricité qu’il produit pour ses propres besoins.L’EPR, construit face à la Manche au côté de deux autres réacteurs, est le plus puissant du parc nucléaire français et doit pouvoir alimenter deux millions de foyers.D’autres réacteurs EPR sont en service dans le monde, en Chine (Taishan 1 et 2) et en Finlande (Olkiluoto 3). Deux exemplaires sont également en construction à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l’Angleterre.