Macron veut “amplifier” la lutte contre le narcotrafic

Emmanuel Macron a demandé mardi “d’amplifier” la lutte contre le narcotrafic lors d’une réunion d’urgence à l’Elysée, organisée après plusieurs faits criminels, qui s’inspirera de celle contre le terrorisme, selon Sébastien Lecornu.Cette mobilisation intervient après l’assassinat du frère d’un militant écologiste à Marseille, un “crime d’intimidation” des narcotrafiquants qui marque “un point de bascule”, d’après le gouvernement.”C’est un combat qui ne fait que commencer”, a prévenu devant l’Assemblée nationale le Premier ministre, en appelant à “l’unité nationale” et à s’inspirer de “ce qui a été fait avec succès dans le passé” en matière de lutte “contre le terrorisme”.Il répondait à une question de la cheffe de file des députés écologistes Gabrielle Chatelain, applaudie par les députés debout quand elle a rendu hommage à Mehdi Kessaci, frère d’un militant écologiste à Marseille, assassiné la semaine dernière et dont les obsèques se tenaient au même moment.Partageant l'”émotion, la colère” et “la solidarité de l’ensemble de la nation” avec la famille Kessaci, qui a perdu en 2020 un autre fils, Brahim, dans un règlement de comptes, le chef du gouvernement a assuré que “tout sera fait pour que la justice soit rendue”.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez se rendra avec son homologue de la Justice Gérald Darmanin jeudi à Marseille à la demande du chef de l’Etat, qui ira lui même mi-décembre dans la citée phocéenne.- Trafiquants “à cran” -“Les trafiquants et notamment ceux qui dirigent les mafias marseillaises sont de plus en plus à cran parce que nous menons des actions qui sont extrêmement efficaces”, a souligné Laurent Nuñez.Etaient aussi présents à l’Elysée les ministres Amélie de Montchalin (Comptes publics) et Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères), ainsi que des magistrats spécialisés dont le procureur de la République de Marseille Nicolas Bessone, et le directeur national de la police judiciaire Christian Sainte. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin était en visioconférence depuis les Emirats arabes unis.Comme en matière de terrorisme, Sébastien Lecornu a souhaité un “décloisonnement entre le national et le local” et entre “tout ce qui relève de la police administrative et la police judiciaire”, ainsi que des “coopérations internationales” avec les pays où des commanditaires “continuent de donner des ordres”.Selon une source proche du dossier, le chef de l’Etat a téléphoné au militant écologiste Amine Kessaci, engagé dans la lutte contre le narcobanditisme, dont le frère Mehdi a été abattu par balle jeudi à Marseille. Le procureur Bessone a évoqué “un assassinat d’avertissement”.Ses obsèques mardi ont réuni dans la douleur les Marseillais, qui ont témoigné de leur effarement face à cette “nouvelle étape dans l’horreur” du narcobanditisme, redoutant qu’elle n’entraine l’omerta. “Les grands effets d’annonce, c’est bien, les moyens concrets, c’est mieux”, a réagi auprès de l’AFP l’avocat de la famille Kessaci, Me Mathieu Croizet, rappelant qu’il manque encore 30 magistrats dans la juridiction de Marseille. Les faits criminels liés au narcotrafic se multiplient. A Grenoble, un jeune adolescent a été touché dans la nuit de samedi à dimanche par trois balles près d’un point de deal. Ses agresseurs sont en fuite.- Municipales -L’exécutif entend intensifier la mise en œuvre de la loi promulguée en juin pour lutter contre le narcotrafic, qui prévoit notammant l’installation d’un parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) à compter du 1er janvier, sur le modèle du parquet national antiterroriste et du parquet national financier. La loi comprend aussi des mesures répressives, des outils pour les enquêteurs, et la création de quartiers de haute sécurité dans des prisons pour y placer à l’isolement les narcotrafiquants les plus dangereux.A quatre mois des municipales, le sujet devient un thème majeur dans la campagne électorale.Le candidat RN à la mairie de Marseille, Franck Allisio, a réclamé “l’état d’urgence à Marseille”, une mesure qui donne davantage de pouvoir aux préfets pour interdire certains rassemblements ou décider de perquisitions administratives.La question devrait aussi être abordée au congrès de l’Association des maires de France (AMF) cette semaine à Paris. “Cette réalité nous la vivons dans les grandes villes, les villes moyennes mais aussi les villages”, selon son président David Lisnard, maire LR de Cannes (Alpes-Maritimes).Manuel Bompard, député LFI de Marseille, a lui appelé à “sortir de l’impasse répressive sur la drogue” tout en renforçant les moyens de la police judiciaire et de la justice afin de “démanteler en profondeur les réseaux de criminalité organisée”. sm-mby-lum-far-jp-san-we-are/sde/hj

Deux Ukrainiens au service de Moscou soupçonnés du sabotage d’une voie ferrée en Pologne

Deux Ukrainiens au service de Moscou sont soupçonnés de deux actes de sabotage d’une voie ferrée en Pologne, importante pour le transport de passagers, d’armes et de marchandises vers l’Ukraine, a déclaré mardi le Premier ministre polonais.Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, la Pologne, membre de l’Otan et de l’UE, est devenue la principale plaque tournante de l’aide militaire et humanitaire à son voisin et allié ukrainien.”Les auteurs identifiés sont deux citoyens ukrainiens qui opèrent et collaborent depuis longtemps avec les services russes”, a déclaré Donald Tusk au parlement. “Leurs identités sont connues” mais ne seront pas pour l’instant divulguées, a-t-il ajouté.Les deux actes évoqués se sont produits entre samedi et lundi. Le premier incident impliquait un “collier” en acier posé sur un rail et “destiné probablement à faire dérailler un train”, a déclaré M. Tusk, à l’issue d’une réunion d’urgence d’un Comité de sécurité nationale avec des représentants de l’armée, de la police et des services spéciaux.Le second consistait en une détonation d’un engin explosif de qualité militaire lors du passage d’un train de marchandises. Personne n’a été blessé lors de ces deux incidents. L’un des auteurs présumés serait un citoyen ukrainien qui, en mai, a été condamné pour “actes de sabotage” par un tribunal de Lviv en Ukraine, a déclaré le Premier ministre. L’autre est un résident de la région du Donbass (est de l’Ukraine), “employé d’un parquet local”, qui, avec le premier, est passé en Pologne depuis le Bélarus cet automne. Peu de temps après les incidents, les deux suspects auraient quitté le territoire polonais pour le Bélarus. – Semer “le chaos” -Selon le chef du gouvernement, Moscou cherche “non seulement les conséquences directes de ce type d’actions”, mais aussi leurs “effets politiques et sociales”.”Il s’agit bien sûr de (semer, ndlr) le désordre, le chaos, la panique, des spéculations, de l’incertitude”, a-t-il estimé, mais aussi de “susciter des sentiments anti-ukrainiens aussi radicaux que possible”.Plusieurs dirigeants européens, dont la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, et le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga, ont exprimé leur solidarité avec la Pologne, lundi, après l’annonce des incidents. De son côté, le Kremlin a dénoncé mardi la “russophobie” des autorités polonaises.”La Russie est accusée de toutes les formes de guerre hybride ou directe qui se produisent et en Pologne, ils font du zèle à ce sujet”, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, interrogé par un journaliste russe. Et d’ajouter que “la russophobie y fleurit dans toute sa splendeur”, en Pologne.  Il n’a pour autant pas démenti directement les accusations polonaises.Des eurodéputés polonais ont demandé qu’un débat soit organisé et une résolution adoptée lors de la prochaine session du Parlement européen, à la suite de ces actes de sabotage.Ces dernières années, la Pologne a restreint la présence de diplomates russes sur son sol, ordonné la fermeture de deux consulats russes et arrêté 55 personnes soupçonnées d’agir pour le compte de Moscou. 

US lawmakers set for explosive vote on Epstein files

US lawmakers are expected to vote Tuesday for the release of government records on sex offender Jeffrey Epstein, in defiance of President Donald Trump’s attempts to keep a lid on one of the country’s most notorious scandals.After months of resistance, behind-the-scenes pressure and frenzied lobbying against making the material public, Trump threw in the towel on Sunday as it became clear that much of the Republican Party in Congress was poised to defy him.The House of Representatives now looks all but certain to approve — perhaps even unanimously — the Epstein Files Transparency Act compelling publication of unclassified documents detailing the investigation into the disgraced financier’s operations and 2019 death in custody, ruled a suicide.Lawmakers say the public deserves answers in a case with over 1,000 alleged victims.Trump says the files will expose powerful Democrats’ connections to Epstein, but the Republican president himself faces uncomfortable scrutiny over his years-long friendship with the man alleged to have supplied rich and influential men with underaged women.Killing the bill in the Senate after a lopsided House vote would be awkward to defend, and Trump has pledged not to veto the legislation if it reaches his desk. But expectations of damning new revelations could prove premature.The Justice Department has wide latitude hold back any information if release “would jeopardize an active federal investigation” and Trump ordered officials in a widely criticized intervention last week to probe Epstein’s ties with high-profile Democrats.The saga has exposed rare fissures in support for the Republican leader, who campaigned on releasing the files but changed course after taking office, accusing Democrats of pushing a “hoax.”After multiple attempts by Republican leaders to block the vote, all Democrats and four Republicans signed a “discharge petition” — an extraordinary procedure forcing the bill to the House floor.Trump said on social media late Sunday that Republicans should vote to release the files “because we have nothing to hide.”- ‘I am not stupid’ -The U-turn marks a rare occasion when a revolt from Trump’s allies has forced his hand, and Epstein survivors at a news conference ahead of the vote questioned the president ‘s motives.”I can’t help to be skeptical of what the agenda is,” said Haley Robson, who was recruited to massage Epstein when she was 16.”So with that being said, I want to relay this message to you: I am traumatized — I am not stupid.”At the time of his death, Epstein was facing federal trial over an alleged sex trafficking operation said to have exploited underage girls and young women, following a 2008 conviction for procuring a minor for prostitution.Trump’s Justice Department said in July officials had completed an “exhaustive review” of the case file that threw up “no basis to revisit the disclosure” of any Epstein materials — sparking uproar among the president’s support base.The White House escalated efforts last week to avoid the vote, with Trump and his allies making last-minute appeals to two of Republican signers of the discharge petition.The rupture widened when Trump pulled his endorsement of loyalist Marjorie Taylor Greene in a stunning break that she said “has all come down to the Epstein files.””Today you are going to see probably a unanimous vote in the House to release the Epstein files, but the fight — the real fight — will happen after that,” Greene said at the news conference.”The real test will be, will the Department of Justice release the files? Or will it all remain tied up in investigations?” she added.Trump, who has denied wrongdoing and says he cut ties with Epstein years before the financier’s arrest, has tried to redirect attention toward Epstein’s connections with Democrats, including Bill Clinton.But fresh disclosures — such as newly surfaced emails from Epstein suggesting Trump “knew about the girls” — have revived scrutiny of the pair’s long association.

Vote à l’ONU: Israël salue le plan Trump pour Gaza, le Hamas s’oppose à une force internationale

Israël a salué mardi le plan de paix pour Gaza de Donald Trump, après le vote par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution endossant cette feuille de route et prévoyant notamment le déploiement d’une force internationale, rejetée par le Hamas. Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté lundi pour la résolution américaine endossant le plan du président américain, qui a permis la mise en place le 10 octobre d’un cessez-le feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza ravagée par deux ans de guerre.Après les échanges d’otages et de prisonniers, le plan prévoit le déploiement d’une force internationale dans le territoire palestinien, chargée notamment de sécuriser les frontières avec Israël et l’Egypte, démilitariser Gaza et désarmer “les groupes armés non étatiques”. A Gaza au lendemain du vote, des Palestiniens interrogés par l’AFP l’ont accueilli favorablement, tout en restant circonspects quant à son application par Israël. “Toute décision internationale qui profite aux Palestiniens est la bienvenue. L’important, c’est que la guerre cesse”, a déclaré Saeb Al-Hassanat, 39 ans, qui vit dans une école accueillant des personnes déplacées dans le centre de Gaza.”Peu importe qui nous gouverne. Nous sommes favorables à une administration internationale de Gaza”. Mais “sans une forte pression de la part des États-Unis, Israël ne se conformera à aucune décision et la résolution du Conseil de sécurité restera sans valeur”, a-t-il estimé.- Désarmement – “Le plan du président Trump mènera à la paix et à la prospérité car il insiste sur la démilitarisation complète, le désarmement et la déradicalisation de Gaza”, s’est réjoui mardi le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. “Israël tend la main à tous ses voisins, porteurs de paix et de prospérité, et les appelle à normaliser leurs relations avec Israël et à se joindre à lui pour expulser le Hamas et ses partisans de la région”, ajoute-t-il.Le Hamas, opposé à son désarmement et exclu par la résolution de tout rôle dans la future gouvernance de Gaza, avait fustigé, dès après le vote de l’ONU, un texte qui “ne répond pas aux exigences et aux droits politiques et humains” du peuple palestinien.La résolution “impose un mécanisme de tutelle internationale sur la bande de Gaza, ce que notre peuple, ses forces et ses composantes rejettent”, et vise “à atteindre les objectifs” d’Israël, souligne dans un communiqué le mouvement islamiste palestinien. Plusieurs fois modifiée lors de négociations sensibles, la résolution a été adoptée à 13 voix pour et aucune contre (la Russie et la Chine se sont abstenues), sous la pression des Etats-Unis qui mettaient en garde contre le risque d’une reprise des hostilités à Gaza. Le texte donne mandat jusqu’au 31 décembre 2027 à un “Comité de la paix”, présidé par Donald Trump, pour assurer une “gouvernance de transition” du territoire palestinien, jusqu’à que soit menée à bien une réforme de l’Autorité palestinienne (AP) de Mahmoud Abbas, 89 ans.- Abbas vs. Hamas -L’AP exerce son autorité sur une partie de la Cisjordanie, territoire occupé depuis 1967 par Israël, et est lutte ouverte depuis des années avec le Hamas qui avait imposé sa gouvernance sur la bande de Gaza à l’issue de combats fratricides en 2007. Contrairement au Hamas, le ministère des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne a lui salué l’adoption de la résolution, appelant à sa mise en oeuvre immédiate estimant qu’elle affirmait le “droit du peuple palestinien à l’autodétermination et à l’établissement de son État indépendant”.Contrairement aux premières versions, l’éventualité d’un Etat palestinien est mentionnée dans le dernier texte, quoique de manière alambiquée: après la réforme de l’Autorité palestinienne, “les conditions pourraient finalement être en place pour un chemin crédible vers une autodétermination palestinienne et un statut d’Etat”, est-il écrit dans la résolution.Une perspective clairement rejetée par Israël. “Notre opposition à un Etat palestinien sur quelque territoire que ce soit n’a pas changé”, a insisté dimanche Benjamin Netanyahu.La résolution doit aussi faciliter l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza où la situation désastreuse des habitants a encore empiré avec les récentes pluies torrentielles.”Nous n’avons toujours ni nourriture, ni eau, ni toit. L’hiver a commencé et les gens vivent dans des conditions catastrophiques”, commente Rawia Abbas, 40 ans, qui vit dans une maison en partie détruite à Gaza-ville. “Mes enfants sont petits et font la queue pendant des heures pour obtenir une bonbonne d’eau et un peu de nourriture”. burs-acc/rjm/jfx/mdh/gl

Stocks edge down over worries about tech and Nvidia

Stock markets slid across the board on Tuesday as investors worried about lofty tech valuations on the eve of earnings from AI chip titan Nvidia.Bitcoin also briefly fell below the key $90,000 level for the first time in seven months  before rising again, as traders increasingly believe the US Federal Reserve will decide against an interest-rate cut next month.With US markets slumping on opening after a rough day of trading in Europe and a sharp sell-off in Asia, Nvidia itself dropped more than three percent.”The tech-focused sell-off seen in the US has evidently resulted in global contagion,” said Joshua Mahony, chief market analyst at Scope Markets.Fawad Razaqzada, market analyst with StoneX, pointed out that usually reliable commodities like gold and copper had also been forced downwards.After this year’s record stocks rally, traders have begun to question whether the billions poured into artificial intelligence will ever lead to big returns.Investors will be looking for clues as to the health of the industry when Nvidia releases its quarterly earnings, expected on Wednesday.They will also be parsing the US September jobs report on Thursday — delayed by the government shutdown — for fresh signs that a rate cut could happen.Meanwhile, reports from retailers Home Depot, Target and Walmart will also give an insight into consumer sentiment.Earlier, Tokyo tumbled as Prime Minister Sanae Takaichi prepared to unveil an economic stimulus package.Yields on 20-year government bonds hit their highest since 1999 as speculation grows that the spending bill will ramp up borrowing.The yen slipped to around 155.38 per dollar, its weakest since January, as expectations of more interest rate hikes faded.Razaqzada said of all the worries hitting the markets, Japan was perhaps the biggest. “Markets now worry that the government is mishandling the economy, demanding higher returns to compensate for what they perceive as rising risk in holding Japanese debt,” he said.- Key figures at around 1450 GMT -New York – Dow: DOWN 0.9 percent at 46,169.20 pointsNew York – S&P 500: DOWN 0.8 percent at 6,621.79New York – Nasdaq Composite: DOWN 1.2 percent at 22,432.39London – FTSE 100: DOWN 1.3 percent at 9,552.06 pointsParis – CAC 40: DOWN 1.1 percent at 7,988.17Frankfurt – DAX: DOWN 1.5 percent at 23,206.39Tokyo – Nikkei 225: DOWN 3.2 percent at 48,702.98 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 1.7 percent at 25,930.03 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.8 percent at 3,939.81 (close)Dollar/yen: UP at 155.33 yen from 155.23 yen on MondayEuro/dollar: UP at $1.1597 from $1.1589Pound/dollar: DOWN at $1.3155 from $1.3156Euro/pound: UP at 88.15 pence from 88.09 penceBrent North Sea Crude: DOWN 0.4 percent at $63.94 per barrelWest Texas Intermediate: DOWN 0.3 percent at $59.75 per barrelburs-cw/jxb

A Paris, un stérilet géant pour interpeller sur le sort des contraceptifs américains

Un stérilet de six mètres de haut a été brièvement érigé mardi à Paris par des associations féministes pour alerter notamment sur le sort des contraceptifs américains bloqués en Belgique, au coeur d’un bras de fer entre Bruxelles et la Maison Blanche. L’installation pour quelques heures de ce monument place de la République s’inscrit dans le cadre d’une tournée européenne, “Freeda Womb”, visant à mettre l’accent sur les menaces pesant sur les droits et la santé sexuels et reproductifs dans le monde.”Bonjour je suis Freeda, je suis un stérilet. Je suis un moyen de contraception sûr et efficace”, pouvait-on lire sur une pancarte. “Défendre les droits et la santé sexuels et reproductifs, c’est une question de droits humains et de démocratie”, a déclaré Clara Dereudre, chargée de plaidoyer au sein de l’association féministe Equipop. Signe de la menace qui pèse sur ces droits, la décision de l’administration américaine de détruire des contraceptifs américains stockés en Belgique, a souligné à ses côtés Chris Fleming, cofondateur d’Americans for contraception. Ces contraceptifs avaient initialement été achetés par l’USAID, l’agence américaine pour le développement international, sous le mandat de l’ancien président Joe Biden pour être distribués aux femmes dans certains des pays les plus pauvres du monde, en particulier en Afrique subsaharienne.Mais l’administration Trump a indiqué en juillet vouloir les détruire, suscitant un tollé parmi les ONG et les associations féministes, notamment en France. Mi-novembre, les autorités belges ont fait savoir que 20 des 24 camions chargés de pilules et autres moyens de contraception, avaient été entreposés dans des bâtiments inadaptés et étaient désormais inutilisables. “Aujourd’hui, on est dans une situation catastrophique pour les milliers de femmes et de filles qui devaient recevoir ces contraceptifs”, a dénoncé auprès de l’AFPTV la présidente du Planning familial Sarah Durocher, déplorant un “silence fort et impressionnant de la France”. “Ca rend un peu finalement la France complice de la politique de Trump (…) alors que la parole de la France est tellement attendue à l’international, il y a une espèce d’incompréhension”, a-t-elle ajouté.Pour la présidente du Planning familial, “il y a une mobilisation encore à faire (….) pour essayer de sauver” les “quatre cargaisons qui restent”. 

Israel hails Trump Gaza plan after UN Security Council vote

Israel on Tuesday hailed Donald Trump’s Gaza peace plan after its endorsement by the UN Security Council, as Hamas rejected the resolution which calls for the deployment of an international force in the Palestinian territory.The United Nations Security Council voted on Monday in favour of a US-drafted resolution bolstering President Trump’s plan for the Gaza Strip — which has allowed a fragile ceasefire to hold between Israel and Hamas since October 10.The peace plan notably authorises the creation of an international force that would work with Israel and Egypt and newly-trained Palestinian police to help secure border areas and demilitarise Gaza.Following the vote, Gazans embraced a chance for life to improve, but had little faith that Israel would comply with the resolution.”Any international decision that benefits the Palestinians now is welcome. The important thing is that the war ends,” said 39-year-old Saeb Al-Hassanat, who lives in a school sheltering displaced people in central Gaza.”It doesn’t matter who rules us. We welcome international administration of Gaza,” he told AFP, but added that “without strong pressure from the US, Israel will not comply with any decision, and the Security Council resolution will remain worthless.”Prime Minister Benjamin Netanyahu’s office hailed Trump’s plan on Tuesday, saying it would lead to “peace and prosperity because it insists upon full demilitarisation, disarmament and the deradicalisation of Gaza”.On X, Netanyahu’s office said the plan would also lead to an expansion of the Abraham Accords, under which a few Arab countries have normalised ties with Israel.There were 13 votes in favour of the resolution and none against, with Russia and China both abstaining but not deploying their veto as permanent members.- ‘Conditions are catastrophic’ -The Gaza Strip has been largely reduced to rubble after two years of fighting, sparked by Hamas’s attack on Israel on October 7, 2023.Rawia Abbas, who lives in a partially destroyed house in Gaza City’s Zeitun neighbourhood, said conditions in the territory remained dire despite the ceasefire.”We still have no food, no water and no homes. Winter has begun and people’s conditions are catastrophic. My young children stand in line for hours to get a gallon of water and a coupon for some food,” the 40-year-old told AFP.Hamas, which is excluded by the resolution from any governance role in Gaza, said it did not meet Palestinians’ “political and humanitarian demands and rights”.In a statement, the Islamist militant group decried the establishment of an international force and said the resolution imposes “an international trusteeship on the Gaza Strip, which our people, its forces, and its constituent groups reject”. The peace plan authorises the creation of an International Stabilisation Force that is mandated to work on the “permanent decommissioning of weapons from non-state armed groups”, protecting civilians and securing humanitarian aid corridors.It also authorises the formation of a “Board of Peace”, a transitional governing body for Gaza — which Trump would theoretically chair — with a mandate running until the end of 2027.The resolution also calls for the resumption of humanitarian aid deliveries at scale through the UN, the Red Cross and the Red Crescent.- ‘Soft occupation’ -“The UN Security Council’s resolution is something that gives me a lot of hope,” Israeli entrepreneur Ron Poole-Dayen told AFP in Tel Aviv.”It is vital that we have as many forces reinforcing the little bit of common interest and will that has been displayed in the ceasefire agreement to increase the chances that we will go through to more long-lasting arrangements and hopefully for peace, eventually.”But Ahmad Al-Kabariti, a Gaza City resident, told AFP he thought the “unjust resolution will undermine the rights of the Palestinian people” and amounted to “a soft occupation” in the territory.The European Union’s foreign affairs spokesman, Anouar El Anouni, hailed Monday’s vote as “an important step” in ending the Gaza conflict, enabling scaled-up aid access and reconstructing the war-battered territory.On X, the Palestinian foreign ministry, based in the Israeli-occupied West Bank, said the vote affirmed the Palestinian people’s “right to self-determination and the establishment of their independent state,” stressing the need for immediate implementation.In convoluted language, the resolution does mention a possible pathway to a future Palestinian state once the Palestinian Authority completes reforms — but it is something firmly and repeatedly rejected by Israel.burs-acc/rjm/dcp