“La paix au milieu du chaos”: un enseignant thaïlandais transforme les bunkers en fresques

Sur les murs des abris en béton d’une école thaïlandaise proche des combats à la frontière cambodgienne, un homme peint calmement des scènes de soldats portant des blessés, transformant les bunkers en fresques colorées.” La paix au milieu du chaos. Tout le monde ne peut pas ressentir ça”, témoigne Watthanachai Kamngam, un professeur de musique de …

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World stocks consolidate Fed-fuelled gains

Global stocks on Friday held on to gains seen after the Federal Reserve bank delivered a much-anticipated rate easing this week, but investors shied away from big bets on the future direction of US interest rates.European and Asian equity markets tracked Thursday’s record performance on Wall Street, where the equities seemed poised to end the week on a high note.”Global stock markets are still pushing higher,” observed Kathleen Brooks, research director at XTB, noting that European stocks had pulled ahead of US markets since the start of the month.Focus for global investors switches to next week’s release of US jobs data, which could provide insights into the Federal Reserve’s plans for next year.Partial data released Thursday showed US jobless claims rose more than expected in the week ended December 6, marking their biggest increase for five and a half years and reinforcing the view of a softening labour market.Traders welcomed Fed boss Jerome Powell’s post-meeting comments Wednesday — seen as less hawkish than feared — but the policy board’s statement suggested it could hold off from a fourth straight cut in January.While there was some concern about sector valuations after disappointing earnings from sector giants Oracle and Broadcom caused a tech dip Thursday, this did not translate into sustained selling pressure.London stock prices underperformed their European peers after official data showed that the UK economy unexpectedly contracted in October.- Key figures at around 1435 GMT -New York – Dow: UP 0.3 percent at 48,831.12New York – Nasdaq: DOWN 0.4 percent at 23,508.69New York: S&P 500: DOWN 0.1 percent at 6,893.29London – FTSE 100: FLAT at 9,700.60 pointsParis – CAC 40: UP 0.7 percent at 8,138.75Frankfurt – DAX: UP 0.4 percent at 24,379.84Tokyo – Nikkei 225: UP 1.4 percent at 50,836.55 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 1.8 percent at 25,976.79 (close)Shanghai – Composite: UP 0.4 percent at 3,889.35 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1731 from $1.1741 on ThursdayDollar/yen: UP at 156.01 yen from 155.58Pound/dollar: DOWN at $1.3372 from $1.3394Euro/pound: UP at 87.75 pence from 87.65 penceBrent North Sea Crude: DOWN 0.3 percent at $61.12 per barrelWest Texas Intermediate: DOWN 0.2 percent at $57.49 per barrelburs-jh/sbk

La natalité, notamment freinée par des craintes financières, selon une consultation citoyenne

Qu’est-ce qui vous empêche d’avoir un enfant ? La crainte de manquer de moyens financiers, la peur de l’avenir ou tout simplement l’absence d’un partenaire, ont répondu les 30.000 Français qui ont participé à une consultation citoyenne sur la natalité.Ouverte sur le site de l’Assemblée nationale du 23 octobre au 4 décembre, cette consultation publique visait à recueillir “les témoignages et les expériences concrètes des Français” afin “de mieux comprendre les freins” aux projets de famille, dans le cadre d’une mission d’information sur la natalité, explique un communiqué vendredi. “Le désir d’enfant reste important” mais “ne se concrétise pas toujours”, en raison de multiples facteurs, relève le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), rapporteur de cette mission, cité dans le communiqué. “La peur d’un déclassement social, financier ou professionnel est un frein important”, notamment.Parmi les répondants, 28% ont évoqué “l’aspect financier de l’éducation et de l’entretien” comme principal frein pour avoir un premier enfant, 18% les “inquiétudes liées à l’avenir de la société” et 15% les craintes autour de la conciliation entre vie professionnelle et personnelle.S’il s’agit d’avoir un enfant supplémentaire, 42% des répondants citent l’aspect financier comme frein principal.Interrogés sur les mesures qui pourraient les aider à franchir le pas pour avoir un enfant ou un enfant supplémentaire, les répondants ont d’abord plébiscité des “congés parentaux plus longs et mieux rémunérés” puis des politiques publiques en faveur des modes de garde.Cette consultation a aussi fait émerger la problématique de l’absence de partenaire stable. “La crise de la conjugalité est une réalité qui pèse directement sur la natalité”, souligne Jérémie Patrier-Leitus.Parmi les répondants, 81% étaient âgés de 25 à 45 ans. Plus des trois quarts sont des femmes. Une majorité habitent dans des grandes villes ou des villes de taille moyenne et dispose d’un salaire supérieur au salaire médian, soit environ 2.200 euros nets.Leurs réponses alimenteront les travaux de la mission qui publiera un rapport en janvier.La natalité décline en France depuis plusieurs années. En 2024, 660.800 nouveaux-nés ont vu le jour, selon l’estimation révisée de l’Insee, soit le plus faible nombre depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, pour la troisième année consécutive.Ce déclin de la natalité agite la classe politique, qui s’inquiète notamment du financement du système de protection sociale. Il avait conduit le président Emmanuel Macron à appeler au “réarmement démographique” du pays.

La natalité, notamment freinée par des craintes financières, selon une consultation citoyenne

Qu’est-ce qui vous empêche d’avoir un enfant ? La crainte de manquer de moyens financiers, la peur de l’avenir ou tout simplement l’absence d’un partenaire, ont répondu les 30.000 Français qui ont participé à une consultation citoyenne sur la natalité.Ouverte sur le site de l’Assemblée nationale du 23 octobre au 4 décembre, cette consultation publique visait à recueillir “les témoignages et les expériences concrètes des Français” afin “de mieux comprendre les freins” aux projets de famille, dans le cadre d’une mission d’information sur la natalité, explique un communiqué vendredi. “Le désir d’enfant reste important” mais “ne se concrétise pas toujours”, en raison de multiples facteurs, relève le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), rapporteur de cette mission, cité dans le communiqué. “La peur d’un déclassement social, financier ou professionnel est un frein important”, notamment.Parmi les répondants, 28% ont évoqué “l’aspect financier de l’éducation et de l’entretien” comme principal frein pour avoir un premier enfant, 18% les “inquiétudes liées à l’avenir de la société” et 15% les craintes autour de la conciliation entre vie professionnelle et personnelle.S’il s’agit d’avoir un enfant supplémentaire, 42% des répondants citent l’aspect financier comme frein principal.Interrogés sur les mesures qui pourraient les aider à franchir le pas pour avoir un enfant ou un enfant supplémentaire, les répondants ont d’abord plébiscité des “congés parentaux plus longs et mieux rémunérés” puis des politiques publiques en faveur des modes de garde.Cette consultation a aussi fait émerger la problématique de l’absence de partenaire stable. “La crise de la conjugalité est une réalité qui pèse directement sur la natalité”, souligne Jérémie Patrier-Leitus.Parmi les répondants, 81% étaient âgés de 25 à 45 ans. Plus des trois quarts sont des femmes. Une majorité habitent dans des grandes villes ou des villes de taille moyenne et dispose d’un salaire supérieur au salaire médian, soit environ 2.200 euros nets.Leurs réponses alimenteront les travaux de la mission qui publiera un rapport en janvier.La natalité décline en France depuis plusieurs années. En 2024, 660.800 nouveaux-nés ont vu le jour, selon l’estimation révisée de l’Insee, soit le plus faible nombre depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, pour la troisième année consécutive.Ce déclin de la natalité agite la classe politique, qui s’inquiète notamment du financement du système de protection sociale. Il avait conduit le président Emmanuel Macron à appeler au “réarmement démographique” du pays.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Indonésie: les mosquées inondées, les fidèles ne savent pas où prier

Dans l’île indonésienne de Sumatra, ravagée par des inondations qui ont fait près de 1.000 morts, des arbres déracinés par milliers témoignent du désastre autour d’une mosquée inaccessible aux fidèles qui, vendredi, ne savaient pas où prier.Le bilan de ces inondations parmi les pires que Sumatra ait récemment connues, dans le nord de l’île, y compris à Aceh (dévasté par un tsunami en 2004), s’élevait vendredi à 995 morts, 226 disparus et près de 890.000 personnes déplacées, selon l’Agence nationale de gestion des catastrophes.A Darul Mukhlisin, vendredi, jour de prière pour les musulmans, les rescapés des inondations meurtrières ne peuvent toujours pas accéder à la mosquée, dont l’entrée est barrée par des milliers d’arbres depuis les pluies torrentielles qui se sont abattues il y a deux semaines.”Nous n’avons aucune idée d’où provient tout ce bois”, déclare Angga, 37 ans, originaire du village voisin de Tanjung Karang.Avant le déluge, la mosquée était très fréquentée par les fidèles qui assistaient aux prières quotidiennes et du vendredi.”Aujourd’hui, elle est impraticable. La mosquée se trouvait près d’une rivière”, a ajouté Angga. “Mais la rivière a disparu, elle s’est changée en terrain mort.”Des villageois ont déclaré à l’AFP que la structure de la mosquée avait probablement absorbé une grande partie de l’impact des arbres et troncs d’arbres emportés par les torrents en aval. Elle a ainsi évité des destructions encore plus importantes, selon eux.L’AFP a constaté sur place que la mosquée était totalement cernée par des monceaux d’arbres déracinés et de troncs, probablement venus d’ exploitations forestières voisines.- Exploitation forestière incontrôlée  -Les autorités ont attribué en partie l’ampleur des dégâts à l’exploitation forestière incontrôlée.Les écologistes affirment que la déforestation généralisée a aggravé les inondations et les glissements de terrain, en détruisant la couverture forestière qui stabilise normalement les sols et retient les précipitations. L’Indonésie figure régulièrement parmi les pays affichant les taux de déforestation annuels les plus élevés.Le président Prabowo Subianto, en visite vendredi dans le district d’Aceh Tamiang, a assuré aux victimes que le gouvernement s’efforçait de rétablir la situation.”Nous savons que les conditions sont difficiles, mais nous les surmonterons ensemble”, a-t-il déclaré, appelant la population à “rester vigilante et prudente”.Il a également présenté ses excuses “pour les éventuelles défaillances, mais nous travaillons d’arrache-pied”, a-t-il ajouté.Abordant les questions environnementales, M. Prabowo a appelé à une meilleure protection des forêts.”Les arbres ne doivent pas être abattus sans discernement”, a-t-il poursuivi.”Je demande aux gouvernements locaux de rester vigilants, de surveiller et de protéger notre nature du mieux possible”, a-t-il souligné.Mais la frustration va croissante, les victimes des inondations se plaignent de la lenteur de l’aide.Le coût de la reconstruction après la catastrophe pourrait s’élever à 51.820 milliards de roupies (3,1 milliards de dollars) et le gouvernement indonésien se refuse à solliciter l’aide internationale.Babo, Khairi Ramadhan, 37 ans, s’est rendu dans le village voisin de Babo, comptant  trouver une autre mosquée pour prier.”Je vais en trouver une qui n’a pas été touchée par les inondations”, assure-t-il. “Certaines ont peut-être déjà été nettoyées. Je ne veux plus être habité par le chagrin.” 

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La France met à jour sa méthode pour devenir “neutre en carbone” en 2050

Le gouvernement a publié vendredi la stratégie actualisée de la France pour devenir “neutre en carbone” en 2050, un objectif extrêmement ambitieux qui passe entre autres par la fin du pétrole et du gaz.Ce projet de troisième Stratégie nationale bas carbone (SNBC-3) paraît dix ans jour pour jour après l’Accord de Paris, traité signé en France pour abaisser les émissions de gaz à effet de serre mondiales.Depuis, le pays est resté fidèle à l’objectif de sortir des activités industrielles et des énergies qui alimentent le réchauffement de la planète.”Au terme de ces dix ans, nous pouvons être fiers du chemin parcouru”, écrit le président Emmanuel Macron dans une tribune publiée par le site d’opinions Projet Syndicate. Il y vante “la réussite de notre écologie à la française, qui combine progrès et protection, qui permet de réduire nos émissions et le chômage à la fois”.La France, avec l’Union européenne plus généralement, a des partenaires qui croient aussi à ces objectifs. Mais ils semblent de moins en moins influents, comme l’ont montré les négociations internationales récentes, en particulier à la conférence climat de novembre (COP30) à Belém (Brésil).Les États-Unis, premier producteur mondial de pétrole, comptent sur les hydrocarbures pour leur avenir, tandis que leur président Donald Trump ne croit pas aux prévisions des climatologues. De plus, de grands pays émergents ne souhaitent pas que la sortie des énergies fossiles soit un objectif explicite de la communauté internationale.En France, l’opinion publique est divisée sur les changements radicaux de mode de vie qu’implique cette “neutralité en carbone”. Moins de viande, moins d’essence, moins d’avion, d’autres modes de chauffage: de telles préconisations sont parfois impopulaires, qualifiées par exemple par l’opposition d’extrême droite d'”écologie punitive”.- “Électricité décarbonée” -“Attention, cette stratégie n’est pas une façon de dicter des changements de mode de vie, elle met l’accent sur les leviers dont nous disposons déjà: déployer davantage les pompes à chaleur, promouvoir les véhicules électriques…”, réplique la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, dans le quotidien Les Échos.”Ce n’est pas une transition écologique de centres-villes, où on mange du soja et on fait du vélo. C’est une transition écologique avec véhicules électriques pour tout le monde”, a appuyé son cabinet, en présentant à la presse ce projet de Stratégie.Certains objectifs ciblés peuvent paraître très compliqués à atteindre dans le temps imparti. Parmi les préconisations de cette Stratégie nationale bas carbone, on lit par exemple “2040-2045: sortie du pétrole”, et “2050: fin du gaz fossile”.La réduction de la dépendance aux importations d’hydrocarbures est un objectif largement partagé, qui profitera à la production nationale d’électricité, notamment renouvelable. L’objectif fixé est de passer à 55% d’électricité dans la consommation énergétique en 2050, contre 37% en 2023.”Avec une électricité décarbonée abondante, nous sommes dans une situation très favorable pour agir, pour le climat, mais aussi pour notre compétitivité, notre indépendance énergétique et notre prospérité”, a commenté le directeur de l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE), Benoît Leguet.Dans les transports, l’électrique doit aussi progresser. Le gouvernement espère 15% de voitures électriques sur les routes en 2030. En 2050, pour les transports intérieurs, seul l’aérien continuerait à émettre du CO2, d’après la Stratégie. Camions électriques, trains et péniches déplaceraient les marchandises.L’agriculture est un autre champ d’action crucial pour la France. Les recommandations vont de “davantage de fruits et légumes, et de légumineuses” dans le régime alimentaire à “réduire l’intensité carbone de l’élevage”, via le retour des pâturages entre autres.Dans l’alimentation, le gouvernement veut “réduire le gaspillage alimentaire de 50% d’ici 2030 par rapport à 2015”.Dans l’industrie, il s’agira de “réindustrialiser en décarbonant la production”, ou encore de “faire évoluer les modes de consommation pour réduire la demande en processus intensifs en carbone”.Greenpeace s’est dite très sceptique. “La réalité de la trajectoire de la France laisse craindre des ambitions de façade”, écrit un de ses experts sur l’énergie, Nicolas Nace.

La France met à jour sa méthode pour devenir “neutre en carbone” en 2050

Le gouvernement a publié vendredi la stratégie actualisée de la France pour devenir “neutre en carbone” en 2050, un objectif extrêmement ambitieux qui passe entre autres par la fin du pétrole et du gaz.Ce projet de troisième Stratégie nationale bas carbone (SNBC-3) paraît dix ans jour pour jour après l’Accord de Paris, traité signé en France pour abaisser les émissions de gaz à effet de serre mondiales.Depuis, le pays est resté fidèle à l’objectif de sortir des activités industrielles et des énergies qui alimentent le réchauffement de la planète.”Au terme de ces dix ans, nous pouvons être fiers du chemin parcouru”, écrit le président Emmanuel Macron dans une tribune publiée par le site d’opinions Projet Syndicate. Il y vante “la réussite de notre écologie à la française, qui combine progrès et protection, qui permet de réduire nos émissions et le chômage à la fois”.La France, avec l’Union européenne plus généralement, a des partenaires qui croient aussi à ces objectifs. Mais ils semblent de moins en moins influents, comme l’ont montré les négociations internationales récentes, en particulier à la conférence climat de novembre (COP30) à Belém (Brésil).Les États-Unis, premier producteur mondial de pétrole, comptent sur les hydrocarbures pour leur avenir, tandis que leur président Donald Trump ne croit pas aux prévisions des climatologues. De plus, de grands pays émergents ne souhaitent pas que la sortie des énergies fossiles soit un objectif explicite de la communauté internationale.En France, l’opinion publique est divisée sur les changements radicaux de mode de vie qu’implique cette “neutralité en carbone”. Moins de viande, moins d’essence, moins d’avion, d’autres modes de chauffage: de telles préconisations sont parfois impopulaires, qualifiées par exemple par l’opposition d’extrême droite d'”écologie punitive”.- “Électricité décarbonée” -“Attention, cette stratégie n’est pas une façon de dicter des changements de mode de vie, elle met l’accent sur les leviers dont nous disposons déjà: déployer davantage les pompes à chaleur, promouvoir les véhicules électriques…”, réplique la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, dans le quotidien Les Échos.”Ce n’est pas une transition écologique de centres-villes, où on mange du soja et on fait du vélo. C’est une transition écologique avec véhicules électriques pour tout le monde”, a appuyé son cabinet, en présentant à la presse ce projet de Stratégie.Certains objectifs ciblés peuvent paraître très compliqués à atteindre dans le temps imparti. Parmi les préconisations de cette Stratégie nationale bas carbone, on lit par exemple “2040-2045: sortie du pétrole”, et “2050: fin du gaz fossile”.La réduction de la dépendance aux importations d’hydrocarbures est un objectif largement partagé, qui profitera à la production nationale d’électricité, notamment renouvelable. L’objectif fixé est de passer à 55% d’électricité dans la consommation énergétique en 2050, contre 37% en 2023.”Avec une électricité décarbonée abondante, nous sommes dans une situation très favorable pour agir, pour le climat, mais aussi pour notre compétitivité, notre indépendance énergétique et notre prospérité”, a commenté le directeur de l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE), Benoît Leguet.Dans les transports, l’électrique doit aussi progresser. Le gouvernement espère 15% de voitures électriques sur les routes en 2030. En 2050, pour les transports intérieurs, seul l’aérien continuerait à émettre du CO2, d’après la Stratégie. Camions électriques, trains et péniches déplaceraient les marchandises.L’agriculture est un autre champ d’action crucial pour la France. Les recommandations vont de “davantage de fruits et légumes, et de légumineuses” dans le régime alimentaire à “réduire l’intensité carbone de l’élevage”, via le retour des pâturages entre autres.Dans l’alimentation, le gouvernement veut “réduire le gaspillage alimentaire de 50% d’ici 2030 par rapport à 2015”.Dans l’industrie, il s’agira de “réindustrialiser en décarbonant la production”, ou encore de “faire évoluer les modes de consommation pour réduire la demande en processus intensifs en carbone”.Greenpeace s’est dite très sceptique. “La réalité de la trajectoire de la France laisse craindre des ambitions de façade”, écrit un de ses experts sur l’énergie, Nicolas Nace.

Les petits colis chinois entrant dans l’UE seront taxés 3 euros à partir de juillet 2026

Trois euros à compter du 1er juillet 2026: les Etats européens se sont entendus vendredi sur la taxation des petits colis importés dans l’Union européenne, une mesure qui vise à contrer l’afflux de produits chinois à bas prix sur le marché européen.Voici comment cette taxe s’appliquera, selon un porte-parole du Conseil:- Tous les paquets seront au minimum taxés 3 euros- Si un colis contient plusieurs exemplaires d’un même article (un même t-shirt par exemple), la taxe ne s’appliquera qu’une fois.- Si le paquet contient plusieurs produits différents (un jean et un t-shirt par exemple), il faudra payer 3 euros par produit.”Cette mesure temporaire répond au fait qu’actuellement, ces colis sont importés dans l’UE sans subir de droits de douane, ce qui entraîne une concurrence déloyale pour les vendeurs européens, des risques pour la santé et la sécurité des consommateurs, des niveaux élevés de fraude et des inquiétudes pour l’environnement”, a souligné le Conseil, qui représente les 27 Etats membres. Quelque 4,6 milliards d’envois d’une valeur inférieure à 150 euros sont entrés sur le marché européen en 2024, soit plus de 145 chaque seconde. Sur ce total, 91% provenaient de Chine.Il y a un mois, les ministres des Finances européens avaient approuvé la suppression dès l’an prochain de l’exonération de droits de douane dont bénéficient depuis longtemps ces “petits colis”.Une mesure qui vise à lutter contre le déferlement de produits chinois à bas prix, achetés sur des plateformes asiatiques comme Shein, Temu ou AliExpress.Cet afflux de paquets importés sans aucun droit de douane est dénoncé avec plus en plus de vigueur comme une forme de concurrence déloyale par les producteurs et les commerçants européens.De plus, la masse de colis arrivant en Europe est telle que les douaniers sont fréquemment dans l’incapacité de contrôler leur conformité.Difficile dans ces conditions d’intercepter les produits dangereux ou contrefaits avant qu’ils n’arrivent dans les mains des consommateurs.- Une bataille menée par la France -“L’instauration d’un montant forfaitaire sur les petits colis est une victoire majeure pour l’Union européenne”, a salué le ministre français de l’Economie Roland Lescure, qui a porté ce combat à Bruxelles.La France, en plein bras de fer avec le géant de l’e-commerce d’origine chinoise Shein, après le scandale de la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine et d’armes de catégorie A, est en pointe dans ce dossier.La mesure était en fait déjà prévue dans le cadre de la réforme de l’Union douanière (le système douanier européen), mais celle-ci ne doit s’appliquer qu’en 2028.Les ministres de l’Economie de l’UE se sont donc entendus à Bruxelles sur un dispositif transitoire, qui s’appliquera à partir du 1er juillet prochain, et jusqu’à l’entrée en vigueur d’une solution pérenne qui devrait accompagner ou précéder la réforme douanière.La France avait proposé à ses partenaires d’imposer une “taxe forfaitaire”, c’est à dire d’un montant fixe, plutôt qu’une taxe proportionnelle comme le préconisait la Commission européenne. Et c’est l’option défendue par Paris, beaucoup plus dissuasive, qui a été validée.- Une première étape -En revanche, la mesure ne s’appliquera qu’en juillet, alors que Paris militait pour une entrée en vigueur dès le premier trimestre.Mettre en place un système transitoire “n’est pas simple, car nous devons le faire avec nos moyens existants”, en attendant la plateforme de données, avait expliqué en amont un diplomate européen.La taxation des petits colis n’est qu’une première étape d’une offensive de l’UE contre l’avalanche de produits chinois qui entrent sur son territoire : elle devrait s’accompagner de l’instauration à partir de novembre 2026 de frais de traitement sur ces même colis valant moins de 150 euros. Bruxelles a proposé en mai de les fixer à deux euros par paquet.Cette somme aidera à financer le développement des contrôles, et contribuera selon l’UE, avec la perception des droits de douane, à rééquilibrer les règles du jeu entre les produits européens et la concurrence “made in China”. En outre,  plusieurs pays membres, comme la France et l’Italie, ont déjà annoncé la mise en place de tels frais de traitement à l’échelle nationale.