Accord sur les ruptures conventionnelles: le gouvernement satisfait, la CGT remontée

Le gouvernement a salué jeudi le “sens des responsabilités” des partenaires sociaux après l’accord trouvé mercredi soir sur les ruptures conventionnelles, mettant en avant des économies “solides”, la CGT, qui s’y oppose, dénonçant pour sa part des efforts pesant uniquement sur les salariés.”Le dialogue social fonctionne quand on lui laisse du temps”, a réagi le Premier ministre Sébastien Lecornu sur X après l’accord conclu entre les trois organisations patronales (Medef, CPME, U2P) et deux syndicats, la CFDT et la CFTC. FO réserve encore sa réponse tandis que la CGT et la CFE-CGC ont indiqué qu’elles ne signeraient pas.”Le dialogue social, ça marche (…) et ça prouve que les organisations, qu’elles soient sociales ou patronales, ont le sens des responsabilités”, a abondé le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou sur Francetvinfo. Avec l’accord trouvé mercredi soir, les salariés qui perdront leur emploi après un accord amiable avec leur employeur verront leur durée maximale d’indemnisation réduite de 18 à 15 mois s’ils ont moins de 55 ans, et à 20,5 mois à partir de cet âge contre 22,5 mois aujourd’hui pour les 55-56 ans, et 27 mois pour les 57 et plus.Pour pouvoir entrer en vigueur, le projet d’avenant à la convention chômage doit encore être avalisé par les instances de ces organisations, au plus tard le 23 mars, puis transposé par voie législative.Les économies estimées sont de l’ordre de “500 millions d’euros par an en moyenne, soit près d’1 milliard d’euros en régime de croisière”, a indiqué Sébastien Lecornu, saluant des “économies solides” et des “effets réels sur l’emploi.”Pour Jean-Pierre Farandou, “les partenaires sociaux ont rempli pleinement la feuille de route qu’on leur avait proposée puisqu’ils sont même au-delà de l’économie qu’on avait demandée”, qui s’élevait à au moins 400 millions d’euros par an. Dans un communiqué, la CGT a dénoncé un accord qui “fait reposer les économies uniquement sur les salariés ayant connu une rupture conventionnelle et se retrouvant au chômage”, sans nouvelle contribution patronale.”Ce sera la double peine: perte d’emploi, la plupart du temps un licenciement déguisé, et baisse de la durée des droits”, estime le syndicat.”Comme (cet accord) nécessite des évolutions législatives, nous allons fermement discuter avec les parlementaires, hors extrême droite, pour éviter des baisses de droits”, a souligné mercredi soir le négociateur de la CGT, Denis Gravouil.Dans un communiqué, les trois organisations patronales ont, elles, dit réaffirmer à travers ce projet d’accord “leur attachement au pilotage paritaire de l’Unédic”, qui gère le régime d’assurance chômage. Elles soulignent qu’il “s’inscrit dans un contexte financier dégradé pour l’Unédic, avec près de 61 milliards d’euros d’endettement en 2026”.Au-delà de la mesure de raccourcissement de la durée maximale d’indemnisation post-rupture conventionnelle, le projet d’accord demande que l’Etat “cesse tout prélèvement financier sur le régime d’assurance chômage” et que le supplément de contribution des entreprises sur les ruptures conventionnelles, intégré dans le budget 2026, soit affecté à l’Unédic.

L’accueil de malades psychiatriques par l’orchestre de Toulouse fait des émules en France

Pour rompre le cercle vicieux de l’isolement et de l’autostigmatisation, une vingtaine de patients en psychiatrie, atteints de dépression ou de troubles bipolaires, schizophréniques ou de la personnalité, assistent aux répétitions de l’orchestre de Toulouse dans le cadre du projet “Résonance(s)” qui, après trois années, essaime dans toute la France.Le projet est né en 2023 d’un partenariat entre l’orchestre national du Capitole et plusieurs institutions de santé mentale de la région. Son objectif, face à des pathologies susceptibles d’enfermer les malades dans un regard négatif sur eux-mêmes, est de leur permettre d’assister à quatre répétitions par an pour enclencher une dynamique de retour vers l’autre et de favoriser leur rétablissement.Mi-février, environ 25 patients de cliniques et hôpitaux de jour, accompagnés de leurs soignants, s’installent par petits groupes dans la spectaculaire salle de concert toulousaine de la Halle aux grains. Face à eux, les musiciens s’apprêtent à travailler trois mouvements de la Symphonie fantastique d’Hector Berlioz (1803-1869), un monument du romantisme français.Le choix d’assister aux répétitions plutôt qu’aux concerts n’est pas un hasard: voir les musiciens vêtus de T-shirts et sweats à capuche, comme eux, aide les patients à s’identifier.Pendant deux heures, les malades de la vingtaine à la soixantaine écoutent attentivement, prenant parfois des notes. Un jeune homme ferme les yeux quelques instants pour se laisser porter par la musique.- Mélancolie -Après la répétition, le protocole prévoit un temps d’échange avec des membres de l’orchestre.Patients comme soignants montrent beaucoup de curiosité à l’égard des musiciens présents, l’altiste Claire Pélissier et le hautboïste Serge Krichewsky. Puis la discussion s’attarde sur le troisième mouvement de la Symphonie fantastique, qui s’ouvre sur un dialogue plein de mélancolie entre hautbois et cor anglais.”A partir du moment où vous avez joué le troisième mouvement, j’ai beaucoup pleuré”, confie une patiente aux instrumentistes. “Ça m’a permis de lâcher beaucoup d’émotions, j’arrivais très tendue (à la répétition). J’ai été emportée par l’émotion”, poursuit-elle.La psychiatre Nathalie Bounhoure, à l’origine du projet, est spécialiste de “réhabilitation psychosociale”. Elle a voulu inscrire Résonance(s) dans ce champ de la psychiatrie, qui tente d’aider les patients “à se décaler du fardeau du diagnostic” et “se retrouver en tant que personnes”.”Ça m’a vraiment permis de reprendre pied, de m’enraciner, de comprendre que mes émotions viennent, passent… Ce sont des choses qui arrivent tous les jours, tout le temps, mais au moins, avec la musique, on n’est pas seules”, a confié à l’AFP Naémi, une patiente de 25 ans. “On se sent légitimes d’être dans cette fluctuation, car la musique fluctue aussi.”- “Rompre une solitude” -“Les personnes malades sont très isolées dans ce qu’elles éprouvent”, déplore Mme Bounhoure. Or “c’est très important de pouvoir éprouver la même chose que l’autre”. Participer à un projet de groupe dans un domaine, la musique, porteur d’un grand potentiel de “synchronicité émotionnelle”, peut donc “les aider à se reconnecter dans la relation à autrui”, souligne-t-elle.”Je me suis sentie dans une unité entre le chef d’orchestre, l’orchestre et moi. Je ressentais les tensions, les moments d’admiration; quand le chef d’orchestre veut entraîner l’orchestre, plus loin, plus fort”, a confié à l’AFP Danielle, une patiente de 65 ans atteinte d’hypersensibilité. “Ça rompt une solitude, ça permet de se réaffirmer, d’avancer.””C’est comme si ça venait parler à mon inconscient. (…) On se rend compte à quel point la musique est un levier puissant au niveau émotionnel”, a analysé Laëtitia, une autre patiente de 44 ans, sujette à des problématiques de dépression et d’addiction. “C’est bien beau de prendre des antidépresseurs et de parler à un psychiatre”, mais “heureusement que le suivi ne se limite pas à des médicaments”, s’est-elle réjouie.Le succès des trois premières sessions a conduit plusieurs orchestres – de la Philharmonie de Paris, de Limoges et de Rouen – à rallier le projet en janvier 2026, et d’autres ensembles musicaux à Caen, Metz et Bordeaux, ainsi que celui de Radio France, doivent se lancer en septembre, détaille Nathalie Bounhoure.

L’accueil de malades psychiatriques par l’orchestre de Toulouse fait des émules en France

Pour rompre le cercle vicieux de l’isolement et de l’autostigmatisation, une vingtaine de patients en psychiatrie, atteints de dépression ou de troubles bipolaires, schizophréniques ou de la personnalité, assistent aux répétitions de l’orchestre de Toulouse dans le cadre du projet “Résonance(s)” qui, après trois années, essaime dans toute la France.Le projet est né en 2023 d’un partenariat entre l’orchestre national du Capitole et plusieurs institutions de santé mentale de la région. Son objectif, face à des pathologies susceptibles d’enfermer les malades dans un regard négatif sur eux-mêmes, est de leur permettre d’assister à quatre répétitions par an pour enclencher une dynamique de retour vers l’autre et de favoriser leur rétablissement.Mi-février, environ 25 patients de cliniques et hôpitaux de jour, accompagnés de leurs soignants, s’installent par petits groupes dans la spectaculaire salle de concert toulousaine de la Halle aux grains. Face à eux, les musiciens s’apprêtent à travailler trois mouvements de la Symphonie fantastique d’Hector Berlioz (1803-1869), un monument du romantisme français.Le choix d’assister aux répétitions plutôt qu’aux concerts n’est pas un hasard: voir les musiciens vêtus de T-shirts et sweats à capuche, comme eux, aide les patients à s’identifier.Pendant deux heures, les malades de la vingtaine à la soixantaine écoutent attentivement, prenant parfois des notes. Un jeune homme ferme les yeux quelques instants pour se laisser porter par la musique.- Mélancolie -Après la répétition, le protocole prévoit un temps d’échange avec des membres de l’orchestre.Patients comme soignants montrent beaucoup de curiosité à l’égard des musiciens présents, l’altiste Claire Pélissier et le hautboïste Serge Krichewsky. Puis la discussion s’attarde sur le troisième mouvement de la Symphonie fantastique, qui s’ouvre sur un dialogue plein de mélancolie entre hautbois et cor anglais.”A partir du moment où vous avez joué le troisième mouvement, j’ai beaucoup pleuré”, confie une patiente aux instrumentistes. “Ça m’a permis de lâcher beaucoup d’émotions, j’arrivais très tendue (à la répétition). J’ai été emportée par l’émotion”, poursuit-elle.La psychiatre Nathalie Bounhoure, à l’origine du projet, est spécialiste de “réhabilitation psychosociale”. Elle a voulu inscrire Résonance(s) dans ce champ de la psychiatrie, qui tente d’aider les patients “à se décaler du fardeau du diagnostic” et “se retrouver en tant que personnes”.”Ça m’a vraiment permis de reprendre pied, de m’enraciner, de comprendre que mes émotions viennent, passent… Ce sont des choses qui arrivent tous les jours, tout le temps, mais au moins, avec la musique, on n’est pas seules”, a confié à l’AFP Naémi, une patiente de 25 ans. “On se sent légitimes d’être dans cette fluctuation, car la musique fluctue aussi.”- “Rompre une solitude” -“Les personnes malades sont très isolées dans ce qu’elles éprouvent”, déplore Mme Bounhoure. Or “c’est très important de pouvoir éprouver la même chose que l’autre”. Participer à un projet de groupe dans un domaine, la musique, porteur d’un grand potentiel de “synchronicité émotionnelle”, peut donc “les aider à se reconnecter dans la relation à autrui”, souligne-t-elle.”Je me suis sentie dans une unité entre le chef d’orchestre, l’orchestre et moi. Je ressentais les tensions, les moments d’admiration; quand le chef d’orchestre veut entraîner l’orchestre, plus loin, plus fort”, a confié à l’AFP Danielle, une patiente de 65 ans atteinte d’hypersensibilité. “Ça rompt une solitude, ça permet de se réaffirmer, d’avancer.””C’est comme si ça venait parler à mon inconscient. (…) On se rend compte à quel point la musique est un levier puissant au niveau émotionnel”, a analysé Laëtitia, une autre patiente de 44 ans, sujette à des problématiques de dépression et d’addiction. “C’est bien beau de prendre des antidépresseurs et de parler à un psychiatre”, mais “heureusement que le suivi ne se limite pas à des médicaments”, s’est-elle réjouie.Le succès des trois premières sessions a conduit plusieurs orchestres – de la Philharmonie de Paris, de Limoges et de Rouen – à rallier le projet en janvier 2026, et d’autres ensembles musicaux à Caen, Metz et Bordeaux, ainsi que celui de Radio France, doivent se lancer en septembre, détaille Nathalie Bounhoure.

Booming markets propel Hong Kong exchange’s profits to record high

Hong Kong’s stock exchange reported record profits for the second consecutive year on Thursday, after the finance hub topped the global rankings for initial public offerings in 2025.Profit attributable to shareholders rose 36 percent to US$2.3 billion, while total revenue and other income jumped 30 percent to also hit a peak of US$3.7 billion.Core business …

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En RDC, des communautés s’unissent face à la ruée sur leurs forêts

Les chants allègres des travailleurs du village de Romée résonnent encore sous les voûtes de leur cathédrale sylvestre aux piliers à la sève rouge sang. En RDC, les communautés tentent de faire face à la prédation de leurs forêts et à l’anarchie foncière qui engendrent parfois des conflits meurtriers.Les quelque 150 millions d’hectares de forêts …

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“Tontons flingueurs”: Tondelier estime que Mélenchon et Hollande mènent la gauche vers la “défaite”

Des “Tontons flingueurs”: la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, a accusé jeudi Jean-Luc Mélenchon et François Hollande d’envoyer la gauche vers la “défaite”, se disant “très inquiète” pour les municipales des 15 et 22 mars.”J’en ai marre de Jean-Luc Mélenchon, de François Hollande, de ces Tontons flingueurs de la gauche qui, toute la journée, nous emmènent dans un piège, le piège de la défaite”, a-t-elle dit sur France Inter, jugeant que l’un était “spécialiste du renoncement” et l’autre du “sectarisme”.Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise, a été pris dans la tempête en étant accusé par ses adversaires d’avoir un lien indirect avec l’homicide du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque. L’ancien président socialiste François Hollande a lui appelé à refuser toute alliance avec les Insoumis.Marine Tondelier a estimé que, si LFI faisait des mauvais scores aux municipales, “ce sera leur responsabilité parce qu’ils ont des comportements qui sont violents dans les méthodes” et les propos.Elle n’a toutefois pas fermé la porte à des alliances au second tour “au cas par cas” et avec “une exigence de clarification de leur part”.L’écologiste s’est dite “très inquiète” pour les municipales et “pas que pour les villes écologistes”. “Si la gauche perd la moitié de ses grandes villes, oui, on devra tous se remettre en question et 2027 sera de toute manière compromise”, a-t-elle dit.L’écologiste a reproché à LFI d'”invectiver la moitié de la terre” et de se comporter comme si leurs “principaux adversaires” étaient à gauche plutôt qu’à droite.”Jean-Luc, pour être aimé, faut être aimable”, a-t-elle lancé.Marine Tondelier a assuré que, contrairement à ce qui avait été avancé, le service d’ordre de son parti n’avait jamais été formé par La Jeune Garde, groupe d’ultragauche mis en cause dans la mort de Quentin Deranque.Depuis le Salon de l’agriculture où elle s’est ensuite rendue, Mme Tondelier a refusé de parler “tactique de deuxième tour” aux municipales mais souligné que ce scrutin allait, selon elle, avoir “beaucoup d’impact sur l’agriculture”.Les écologistes ont notamment lancé une campagne “Zone hors Mercosur”, invitant les candidats aux municipales à dire, en cas d’élection, “s’il placeront leur commune hors Mercosur. Symboliquement, mais pas seulement”, a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse, vêtue de sa célèbre veste verte.”Un maire, il peut décider que dans son cahier des charges, pour la cantine par exemple de nos enfants ou les EHPAD, il n’y aura pas de produits issus du Mercosur et qu’il fera plutôt du local”, a-t-elle insisté. Distribuant des tracs dans le salon, elle a incité les visiteurs à interpeller leur maire sur le sujet. Tout en évitant de croiser les patrons du RN,  Marine Le Pen et Jordan Bardella, présents eux aussi dans les travées du salon.

Le Pen et Bardella font “bloc” au Salon de l’agriculture

Travailler “ensemble”, être “main dans la main”: Jordan Bardella et Marine Le Pen ont martelé jeudi un message d’unité lors de leur déambulation commune au Salon de l’agriculture, l’un ou l’autre étant appelé à porter les couleurs du Rassemblement national pour la présidentielle de 2027.”Nous avons toujours fait bloc et je crois que personne n’en doute. Nous travaillons ensemble, main dans la main”, a affirmé devant des journalistes Jordan Bardella, président du parti d’extrême droite, Mme Le Pen se tenant à ses côtés.”Nous faisons campagne ensemble et nous continuerons à faire campagne ensemble. Je me prépare à devenir chef du gouvernement et Marine se prépare à devenir présidente de la République”, a-t-il ensuite insisté.Mais le sort de Marine Le Pen, présidente des députés RN et déjà triple candidate présidentielle, est suspendu à la décision de la cour d’appel de Paris, attendue le 7 juillet, dans le dossier des assistants des eurodéputés RN. Elle avait été condamnée en première instance notamment à deux ans de port de bracelet électronique et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, ce qui lui barrerait la route vers l’Elysée.Marine Le Pen a aussi exclu mercredi de faire campagne si elle était condamnée à porter un bracelet électronique, tout comme de jouer un “rôle de tutelle” sur Jordan Bardella s’il reprenait son flambeau.Le duo a attiré les curieux, avides de selfies, lors de leur passage au Salon jeudi. “Jordan je t’aime”, a crié un jeune, tandis qu’une femme estimait que “c’est un bel homme, il n’y a pas à tergiverser”.”Fasciste!”, a lancé une autre.Mme Le Pen a affirmé qu’ils étaient venus apporter “une double dose d’espoir” à l’agriculture française, que M. Bardella a promis de défendre lors des prochains scrutins, y compris aux municipales.Questionné sur les “brebis galeuses”, des candidats RN accusés d’avoir tenu des propos racistes ou antisémites, il a assuré avoir été “extrêmement prudent” au moment des investitures.Si quelqu’un sort de la ligne, “eh bien nous le mettons à la porte” ce qui n’est “pas le cas dans les autres mouvements”, a affirmé M. Bardella, allusion à peine voilée aux attaques visant La France insoumise depuis la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon.Il a réitéré ses appels à un “front commun” contre LFI, qui “s’est placée hors de la République”. “La République, c’est nous”, a encore assuré M. Bardella, qui veut faire de son parti un “bouclier” face à la supposée “stratégie du désordre permanent” de LFI. 

Stocks mostly rise as markets digest Nvidia earnings

Stock markets mostly extended gains on Thursday as investors digested company earnings, including forecast-beating results from chip titan Nvidia. Oil prices fell as Iran and the United States began a new round of indirect talks on the Islamic republic’s nuclear programme, in a last-ditch bid to avert war. The market response to Nvidia’s earnings Wednesday was muted as initial excitement over its record quarterly revenue gave way to concerns that sky-high expectations for AI have become almost impossible to meet. Shares in the firm — which last year became the first to top $5 trillion in market capitalisation — dipped in after-hours trade in New York.”It says a lot when a stock market darling beating revenue forecasts by billions of dollars can no longer muster a positive share price reaction,” said Dan Coatsworth, head of markets at AJ Bell.”The mood music is changing on Nvidia, and it represents a significant shift in investor sentiment,” he added.Major European indices advanced nearing midday trade on Thursday. London was boosted by a more than six percent rise in Rolls-Royce shares after the British engine-maker upgraded its guidance, announced a share buyback and posted soaring annual profits.Paris and Frankfurt also rose. In Asia, Tokyo hit a new record, while Hong Kong edged down and Shanghai was flat.Asian tech firms have enjoyed a blockbuster start to the year as investors reassess their AI bets, with attention turning to “upstream” firms such as chipmakers and away from Wall Street’s “downstream” companies that run apps and software.The shift has come amid growing concerns about the hundreds of billions of dollars pumped into AI and when that will see a return, while a slew of new tools has raised fears the technology will disrupt other businesses.Still, Seoul climbed more than three percent to a fresh peak on Thursday, led again by surges in chipmaker Samsung and rival SK hynix. The Kospi index is now up nearly 50 percent already this year.On currency markets the yen clawed back some losses against the dollar that came after it emerged that Japanese Prime Minister Sanae Takaichi had nominated two academics to the Bank of Japan board who are considered policy doves.That came after reports had earlier said she had told the central bank’s boss Kazuo Ueda of her concern about hiking interest rates further.- Key figures at around 1100 GMT -London – FTSE 100: UP 0.2 percent at 10,826.63 pointsParis – CAC 40: UP 0.8 percent at 8,623.54Frankfurt – DAX: UP 0.2 percent at 25,235.17Tokyo – Nikkei 225: UP 0.3 percent at 58,753.39 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 1.4 percent at 26,381.02 (close)Shanghai – Composite: FLAT at 4,146.63 (close)New York – Dow: UP 0.6 percent at 49,482.15 (close)Dollar/yen: DOWN at 155.97 yen from 156.46 yen on WednesdayEuro/dollar: DOWN at $1.1798 from $1.1805Pound/dollar: DOWN at $1.3535 from $1.3554Euro/pound: UP at 87.16 pence from 87.10 penceWest Texas Intermediate: DOWN 1.7 percent at $64.32 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 1.4 percent at $69.71 per barrel

Merz appelle Allemagne et Chine à surmonter “ensemble” les défis commerciaux

Le chancelier Friedrich Merz a achevé jeudi une visite de deux jours en Chine, premier partenaire commercial de l’Allemagne, en vantant la “bonne relation” bilatérale, tout en soulignant son désir de relever avec Pékin les “défis” posés par la concurrence chinoise.Ce déplacement de M. Merz dans le pays asiatique, le premier depuis son arrivée au pouvoir en 2025, illustre la volonté commune de Berlin et Pékin de faire front face aux droits de douane et revirements diplomatiques du président américain, Donald Trump.Mais M. Merz doit trouver le bon équilibre, car la Chine, débouché historique majeur pour le “Made in Germany”, est également pour le monde industriel allemand de plus en plus une rivale, de l’automobile aux nouvelles technologies.Le chancelier était accompagné durant sa visite par plusieurs dizaines de chefs d’entreprises. Parmi eux figuraient des hauts responsables des constructeurs Volkswagen ou BMW, très implantés dans le pays asiatique mais confrontés au défi de l’électrification et qui affrontent une féroce concurrence chinoise sur ce créneau.Après avoir visité jeudi matin la Cité interdite, ancienne résidence des empereurs à Pékin, M. Merz a assisté à la présentation de véhicules autonomes du constructeur allemand Mercedes.Il s’est ensuite envolé pour Hangzhou (est), à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Shanghai. Cette métropole de 12 millions d’habitants est le siège de nombreux fleurons technologiques chinois, comme la startup DeepSeek, célèbre pour son robot conversationnel, ou le mastodonte Alibaba (commerce en ligne), tous deux en pointe dans l’intelligence artificielle (IA).”Nous avons une bonne coopération avec la Chine. Mais il y a aussi quelques défis que nous devons relever ensemble”, a déclaré M. Merz à la presse.”Il y a surtout des dossiers liés à la concurrence. La Chine dispose de capacités de production élevées, qui dans une certaine mesure commencent à poser problème aussi pour l’Europe”, a-t-il souligné.- Pas de nouveaux Airbus -Comme ses partenaires de l’Union européenne (UE), l’Allemagne s’alarme de l’arrivée sur le marché du Vieux Continent d’un nombre croissant de produits chinois meilleur marché, notamment des véhicules électriques, et des excédents de production.Le déficit commercial de l’Allemagne avec la Chine a atteint l’an dernier un niveau record de 89 milliards d’euros.Reçu mercredi par le président Xi Jinping, le chancelier avait vanté devant lui le potentiel d’une meilleure coopération bilatérale, mais aussi plaidé pour une relation économique plus “juste”.Il avait annoncé dans la foulée une commande chinoise allant “jusqu’à 120” appareils Airbus. Une source française proche du dossier, confirmant une information du journal “Le Monde”, a indiqué jeudi à l’AFP qu’il s’agissait de “la finalisation d’un protocole d’accord signé” par l’avionneur européen durant la visite en Chine en décembre du président français, Emmanuel Macron.Xi Jinping et Friedrich Merz ont dit mercredi leur engagement commun à développer des liens plus étroits, le président chinois déclarant à son hôte qu’il souhaitait parvenir “sans cesse à de nouvelles avancées” dans les relations bilatérales.- “Eux aussi” -Le chef du gouvernement allemand a également évoqué avec M. Xi la guerre en Ukraine.Friedrich Merz a indiqué avoir exhorté Pékin à user de son influence sur Moscou, notamment en bloquant les exportations vers la Russie de biens pouvant potentiellement être utilisés à des fins militaires. “J’espère avoir, au cours de mes entretiens, suscité un peu de compréhension quant au fait que les dirigeants de ce pays (la Chine) devraient, eux aussi, contribuer à mettre fin à la guerre en Ukraine”, a déclaré M. Merz à des journalistes jeudi avant son départ pour Berlin.Si la Chine appelle régulièrement à des pourparlers de paix et au respect de l’intégrité territoriale de tous les pays, sous-entendu Ukraine comprise, elle n’a jamais condamné la Russie pour son offensive et se présente comme neutre.Friedrich Merz est le dernier en date d’une série de dirigeants occidentaux à s’être rendus à Pékin ces derniers mois, après Emmanuel Macron et les Premiers ministres britannique, Keir Starmer, et canadien, Mark Carney.