US stocks rise, dollar retreats as Fed tone less hawkish than feared

Wall Street stocks rose and the dollar retreated Wednesday after the Federal Reserve cut interest rates again as it seeks to shore up a vulnerable US labor market.The rate cut was expected, but stocks had been under pressure in recent days in part due to speculation that the Fed would combine Wednesday’s interest rate cut with commentary suggesting a pause to further easing in light of still-elevated inflation.But market watchers read Fed Chair Jerome Powell’s emphasis on the job market during a press conference as a signal that the Fed could cut interest rates again in 2026. Powell’s “press conference today was less hawkish than a lot of investors had anticipated,” said CFRA Research’s Sam Stovall. “And I think that that will go a long way to propelling stocks through the end of the year and allowing us to end on a positive note.””Powell did sound very supportive of cutting rates more if need be,” Stovall said.Stocks rose throughout the news conference, with the broad-based S&P 500 finishing up 0.7 percent. The dollar retreated against the euro and other major currencies.Powell described the current countervailing pressures on the central bank as an unusual challenge, with the Fed’s dual mandates on inflation and the job market pointing towards opposite policies.The US central bank’s third straight interest rate cut comes as inflation remains well above the Fed two-percent target. Recent US labor data has also shown some weakening, although the central bank has been forced to do without key economic reports due to the government shutdown.”We’re going to need to have some years where real compensation is higher” than inflation “for people to start feeling good about affordability,” Powell said.Wednesday’s cut by a quarter percentage point brings rates to a range between 3.50 percent and 3.75 percent, the lowest in around three years, a move aligned with market expectations.Three Fed officials dissented.Chicago Fed president Austan Goolsbee and Kansas City Fed president Jeffrey Schmid instead sought to keep rates unchanged. Fed Governor Stephen Miran backed a bigger, half-percentage-point cut.Earlier, London closed 0.1 percent in the green but Frankfurt and Paris were just off, while Asia saw a lackluster session.After November’s tech-led swoon, stock markets have enjoyed a healthy run in recent weeks as weak jobs figures reinforced expectations for another step lower in borrowing costs.But that has cooled heading into the Fed gathering after the release of US inflation data that was slightly higher than expected.The price of silver hit a record high at $61.9507 an ounce owing to high demand for the metal used by industry as well as for making jewelry.It topped $60 for the first time Tuesday, also thanks to supply constraints.- Key figures at around 2115 GMT -New York – Dow: UP 1.1 percent at 48,057.75 (close)New York – S&P 500: UP 0.7 percent at 6,886.68 (close)New York – Nasdaq Composite: UP 0.2 percent at 23,654.16 (close)London – FTSE 100: UP 0.1 percent at 9,655.02 (close)Paris – CAC 40: DOWN 0.4 percent at 8,022.69 (close)Frankfurt – DAX: DOWN 0.1 percent at 24,130.14 (close)Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.1 percent at 50,602.80 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.4 percent at 25,540.78 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.2 percent at 3,900.50 (close)Dollar/yen: DOWN at 155.92 yen from 156.88 yen on TuesdayEuro/dollar: UP at $1.1693 from $1.1627Pound/dollar: UP at $1.3384 from $1.3297Euro/pound: DOWN at 87.36 pence from 87.43 penceBrent North Sea Crude: UP 0.4 percent at $62.21 per barrelWest Texas Intermediate: UP 0.4 percent at $58.46 per barrel

M23 tightens grip on key DR Congo city in ‘middle finger’ to USWed, 10 Dec 2025 21:39:12 GMT

The Rwanda-backed M23 militia captured most of the key eastern DR Congo town of Uvira late on Wednesday, in a move Burundi called a “middle finger” to the United States after the signing of a peace deal in Washington.Eyewitness footage whose filming location was verified by AFP showed M23 tanks rolling through the streets of …

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Louvre: les voleurs auraient pu être stoppés “à 30 secondes près”, selon l’enquête administrative

La fuite des voleurs des bijoux au Louvre aurait pu être empêchée “à 30 secondes près”, a jugé mercredi au Sénat un responsable de l’enquête administrative, qui pointe aussi un problème majeur de prise en compte des audits de sécurité au sein du célèbre musée.Ce 19 octobre, “à 30 secondes près, les agents de (la société de sécurité privée, ndlr) Securitas ou les policiers auraient pu empêcher la fuite des voleurs”, a déclaré Noël Corbin, chef de l’Inspection générale des affaires culturelles (Igac).Car une caméra extérieure a “bien filmé l’arrivée des voleurs, l’installation de la nacelle, la montée des deux voleurs jusqu’au balcon et, quelques minutes plus tard, leur départ précipité”, selon l’autre rapporteur de l’enquête, Pascal Mignerey, de la Mission sécurité, sûreté et d’audit (Missa) au ministère de la Culture.Mais ces images n’ont pas été regardées en direct et lorsqu’un agent de la sécurité les a activées, “il était alors trop tard puisque les voleurs avaient quitté la galerie d’Apollon” où étaient exposés des joyaux de la Couronne, a précisé M. Corbin devant la commission de la culture du Sénat.Les policiers prévenus ont, de plus, été dirigés vers le Carrousel du Louvre, dans la mauvaise direction.Les circonstances de ce casse, qui a stupéfié le monde, illustrent “la défaillance générale du musée comme de sa tutelle dans la prise en compte des enjeux de sûreté”, a jugé le président de la commission, le sénateur centriste Laurent Lafon.Les auditions au Sénat surviennent dans un contexte toujours sombre pour le Louvre, contraint de fermer une galerie en raison d’avaries et confronté à un appel à la grève reconductible la semaine prochaine.- “Dysfonctionnements successifs” -En menant l’enquête administrative, Noël Corbin a été “très fortement surpris” de constater qu’un musée “gigantesque” et “iconique” comme le Louvre “puisse être aussi fragile”.”Ce sont des dysfonctionnements successifs qui amènent la catastrophe mais je n’aurais jamais cru que le Louvre puisse avoir tellement de dysfonctionnements”, a ajouté le commissaire de police Guy Tubiana, un expert de la sécurité des musées ayant participé à l’enquête.M. Corbin a en particulier pointé “le problème de transmission des audits de sûreté” au sein du musée, notamment lors du changement à sa présidence en 2021 et l’arrivée de Laurence des Cars.Symbole de ce manque de “mémoire”, un audit réalisé en 2019 par le joaillier Van Cleef and Arpels, qui avait identifié les faiblesses de la galerie d’Apollon, n’avait ainsi pas été porté à la connaissance de la nouvelle direction.Or ses recommandations, qui concernaient notamment le balcon et la fenêtre par lesquels sont entrés les voleurs, “auraient pu permettre de prendre les mesures susceptibles d’éviter l’intrusion par l’extérieur”, selon M. Corbin. L’ancien président du Louvre entre 2013 et 2021, Jean-Luc Martinez, silencieux jusqu’à présent, aura l’occasion de s’expliquer sur ces mises en cause devant la même commission mardi prochain. Le lendemain, les sénateurs interrogeront de nouveau Laurence des Cars, sous forte pression depuis le casse mais dont l’offre de démission a été rejetée par le gouvernement.Sans attendre le rapport confidentiel, Rachida Dati avait dévoilé fin octobre les premières conclusions de l’enquête et pointé “une sous-estimation” des risques depuis “plus de 20 ans” au Louvre.Elle avait annoncé dans la foulée plusieurs “mesures d’urgence”, dont l’installation de dispositifs “anti-intrusion” sur le bâtiment et dans ses alentours. Lors d’un conseil d’administration d’urgence, le Louvre a approuvé ces mesures qui ont, faute de nouveaux recrutements, laissé les syndicats sur leur faim. D’autres actions pour renforcer l’organisation et la sécurité du musée devraient être annoncées d’ici la fin de l’année, selon des sources syndicales.La Cour des comptes a par ailleurs annoncé mercredi s’être penchée sur le fonctionnement de la Société des amis du Louvre (SAL) sur la période 2018-2024.L’instance a pointé “de nombreuses fragilités structurelles” du “cadre statutaire et organisationnel” de cette association fondée en 1897, composée de plus de 65.000 membres et premier mécène privé du musée.La Cour recommande ainsi, entre autres, la révision des statuts “d’ici 2026″, l’adoption d’une nouvelle convention avec le musée du Louvre” et la réalisation d’un “audit social indépendant avant fin 2025”.jt-kp-jri-kf/vg/pcl

Louvre: les voleurs auraient pu être stoppés “à 30 secondes près”, selon l’enquête administrative

La fuite des voleurs des bijoux au Louvre aurait pu être empêchée “à 30 secondes près”, a jugé mercredi au Sénat un responsable de l’enquête administrative, qui pointe aussi un problème majeur de prise en compte des audits de sécurité au sein du célèbre musée.Ce 19 octobre, “à 30 secondes près, les agents de (la société de sécurité privée, ndlr) Securitas ou les policiers auraient pu empêcher la fuite des voleurs”, a déclaré Noël Corbin, chef de l’Inspection générale des affaires culturelles (Igac).Car une caméra extérieure a “bien filmé l’arrivée des voleurs, l’installation de la nacelle, la montée des deux voleurs jusqu’au balcon et, quelques minutes plus tard, leur départ précipité”, selon l’autre rapporteur de l’enquête, Pascal Mignerey, de la Mission sécurité, sûreté et d’audit (Missa) au ministère de la Culture.Mais ces images n’ont pas été regardées en direct et lorsqu’un agent de la sécurité les a activées, “il était alors trop tard puisque les voleurs avaient quitté la galerie d’Apollon” où étaient exposés des joyaux de la Couronne, a précisé M. Corbin devant la commission de la culture du Sénat.Les policiers prévenus ont, de plus, été dirigés vers le Carrousel du Louvre, dans la mauvaise direction.Les circonstances de ce casse, qui a stupéfié le monde, illustrent “la défaillance générale du musée comme de sa tutelle dans la prise en compte des enjeux de sûreté”, a jugé le président de la commission, le sénateur centriste Laurent Lafon.Les auditions au Sénat surviennent dans un contexte toujours sombre pour le Louvre, contraint de fermer une galerie en raison d’avaries et confronté à un appel à la grève reconductible la semaine prochaine.- “Dysfonctionnements successifs” -En menant l’enquête administrative, Noël Corbin a été “très fortement surpris” de constater qu’un musée “gigantesque” et “iconique” comme le Louvre “puisse être aussi fragile”.”Ce sont des dysfonctionnements successifs qui amènent la catastrophe mais je n’aurais jamais cru que le Louvre puisse avoir tellement de dysfonctionnements”, a ajouté le commissaire de police Guy Tubiana, un expert de la sécurité des musées ayant participé à l’enquête.M. Corbin a en particulier pointé “le problème de transmission des audits de sûreté” au sein du musée, notamment lors du changement à sa présidence en 2021 et l’arrivée de Laurence des Cars.Symbole de ce manque de “mémoire”, un audit réalisé en 2019 par le joaillier Van Cleef and Arpels, qui avait identifié les faiblesses de la galerie d’Apollon, n’avait ainsi pas été porté à la connaissance de la nouvelle direction.Or ses recommandations, qui concernaient notamment le balcon et la fenêtre par lesquels sont entrés les voleurs, “auraient pu permettre de prendre les mesures susceptibles d’éviter l’intrusion par l’extérieur”, selon M. Corbin. L’ancien président du Louvre entre 2013 et 2021, Jean-Luc Martinez, silencieux jusqu’à présent, aura l’occasion de s’expliquer sur ces mises en cause devant la même commission mardi prochain. Le lendemain, les sénateurs interrogeront de nouveau Laurence des Cars, sous forte pression depuis le casse mais dont l’offre de démission a été rejetée par le gouvernement.Sans attendre le rapport confidentiel, Rachida Dati avait dévoilé fin octobre les premières conclusions de l’enquête et pointé “une sous-estimation” des risques depuis “plus de 20 ans” au Louvre.Elle avait annoncé dans la foulée plusieurs “mesures d’urgence”, dont l’installation de dispositifs “anti-intrusion” sur le bâtiment et dans ses alentours. Lors d’un conseil d’administration d’urgence, le Louvre a approuvé ces mesures qui ont, faute de nouveaux recrutements, laissé les syndicats sur leur faim. D’autres actions pour renforcer l’organisation et la sécurité du musée devraient être annoncées d’ici la fin de l’année, selon des sources syndicales.La Cour des comptes a par ailleurs annoncé mercredi s’être penchée sur le fonctionnement de la Société des amis du Louvre (SAL) sur la période 2018-2024.L’instance a pointé “de nombreuses fragilités structurelles” du “cadre statutaire et organisationnel” de cette association fondée en 1897, composée de plus de 65.000 membres et premier mécène privé du musée.La Cour recommande ainsi, entre autres, la révision des statuts “d’ici 2026″, l’adoption d’une nouvelle convention avec le musée du Louvre” et la réalisation d’un “audit social indépendant avant fin 2025”.jt-kp-jri-kf/vg/pcl

Dermatose: les syndicats proposent un protocole expérimental, nouveau cas dans les Hautes-Pyrénées

La chambre d’agriculture et les syndicats agricoles d’Ariège ont proposé mercredi un protocole expérimental au ministère de l’Agriculture afin d’éviter les abattages de bovins, après la découverte de cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en Ariège mardi, et dans les Hautes-Pyrénées mercredi.Près de 200 agriculteurs sont mobilisés depuis l’aube mercredi autour du village des Bordes-sur-Arize, dans l’Ariège, pour bloquer les routes autour de l’exploitation aux services vétérinaires chargés d’euthanasier les 208 bovins.Un autre cas de DNC a été détecté dans un élevage de la commune de Luby-Betmont, a annoncé mercredi la préfecture Hautes-Pyrénées qui précise que les abattages débuteront “dans les prochains jours”. De son côté, la Coordination rurale (CR) a appelé à une deuxième mobilisation, à l’image de celle lancée en Ariège, pour éviter que les bovins ne soient éliminés.”On va tenir les deux points de mobilisation jusqu’à faire plier la ministre. Pas la peine d’envoyer 3.000 CRS, ça ne changera rien”, a déclaré à l’AFP Lionel Candelon, président CR de la chambre d’agriculture du Gers, voisin des Hautes-Pyrénées.En marge du rassemblement ariégeois, les représentants locaux des différents syndicats agricoles (Coordination rurale, FNSEA, Confédération paysanne, etc.) se sont réunis pour demander “la suspension immédiate du dépeuplement systématique et la mise en place d’un protocole expérimental”, est-il écrit dans un communiqué de presse transmis par la chambre d’agriculture de l’Ariège mercredi après-midi.- “Trous dans la raquette” -Ils proposent que ne soit abattues que les vaches contaminées et que la santé du reste du troupeau soit contrôlée par test PCR pendant 4 à 6 semaines. Ils appellent également à une “vaccination massive, rapide et efficace au-delà des zones règlementées” ainsi que la mise en place d’une zone de protection de 5 km autour du foyer. Cette demande “vaut pour les cas de l’Ariège, des Hautes-Pyrénées, et tout le territoire” français, a précisé M. Candelon.Jusqu’ici, la règlementation visant à stopper la propagation de la maladie prévoit que l’ensemble du troupeau concerné soit abattu et l’instauration de “zones règlementées” dans un rayon de 50 km autour du foyer de DNC, un périmètre dans lequel les déplacements de bovins sont interdits ou restreints et où les bêtes sont vaccinées.”Manifestement il y a des trous dans la raquette. On est a 100 km d’une zone où il y a eu des cas et il y a un cas qui sort ici. Il n’y a pas d’éleveur transhumant à côté, ils n’ont pas acheté de bêtes récemment dans la zone affectée. Madame la ministre (de l’Agriculture, Annie Genevard, NDLR) expliquez-nous!”, a déclaré David Eychenne, éleveur ariégeois et co-porte-parole de la Confédération paysanne d’Occitanie.Dans l’après-midi, des experts du ministère de l’Agriculture, escortés par des gendarmes, se sont rendus dans la ferme pour une évaluation financière du troupeau. “Les bovins abattus dans le cadre de la lutte contre la DNC font l’objet d’une indemnisation par les services de l’État”, a rappelé mercredi la préfecture de l’Ariège dans un communiqué.- “la vaccination, pas l’abattage” -Les cas détectés mardi et mercredi sont les deux premiers cas confirmés de DNC dans les départements de l’Ariège et des Hautes-Pyrénées depuis la détection du premier foyer en Savoie le 29 juin 2025. Cette maladie, apparue en juin en France et non transmissible à l’humain, est “sous contrôle” assure de son côté le ministère de l’Agriculture.Face à la colère d’éleveurs, le gouvernement a lancé mardi “des réflexions” sur la vaccination préventive du cheptel français contre la DNC, une stratégie qui divise les acteurs.”La solution c’est la vaccination, pas l’abattage. Surveiller sanitairement oui, mais il faut laisser en paix les animaux qui ne sont pas contaminés”, a estimé Lionel Candelon.A l’inverse, d’autres redoutent qu’une vaccination générale remette en cause le “statut indemne” de la France, lui permettant d’exporter.Interrogée mardi devant la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a estimé qu’une généralisation de la vaccination enverrait “un signal préoccupant à nos partenaires européens”.

Thaïlande-Cambodge: les combats frontaliers poussent un demi-million de personnes à évacuer

Plus d’un demi-million de personnes ont évacué les régions frontalières de la Thaïlande et du Cambodge, où les combats qui se poursuivent mercredi ont fait au moins 15 morts, amenant Donald Trump à s’engager à intervenir pour “arrêter” les hostilités.Parallèlement, l’armée thaïlandaise a déclaré que les forces cambodgiennes avaient tiré des roquettes tôt mercredi matin, lesquelles ont atterri à proximité de l’hôpital Phanom Dong Rak, dans la province de Surin, déjà touché lors des affrontements de juillet.”Les civils ont dû évacuer massivement en raison de ce que nous avons évalué comme une menace imminente pour leur sécurité”, a expliqué le porte-parole du ministère thaïlandais de la Défense, Surasant Kongsiri, après avoir annoncé l’évacuation de plus de 400.000 de ses ressortissants.L’armée cambodgienne a fait savoir de son côté que plus de 100.000 personnes avaient été contraintes de quitter leur domicile dans cinq provinces bordant la frontière contestée, où avions de chasse, drones et chars étaient à la manoeuvre.Les deux voisins d’Asie du Sud-Est s’accusent mutuellement de la reprise des affrontements, dans lesquels dix civils cambodgiens et cinq soldats thaïlandais ont été tués, selon les derniers bilans des autorités.Le nombre de déplacés dépasse celui du mois de juillet, lorsque 300.000 personnes avaient fui les combats, au sol et dans les airs, qui avaient fait 43 morts de part et d’autre en cinq jours.La Thaïlande et le Cambodge avaient signé le 26 octobre un accord de cessez-le-feu sous l’égide de Donald Trump, mais il a été suspendu quelques semaines plus tard.Le président américain a affirmé mardi au cours d’un rassemblement devant ses partisans en Pennsylvanie qu’il comptait appeler les dirigeants des deux pays pour leur demander de cesser les combats. “Demain, je dois passer un coup de fil et je pense qu’ils vont comprendre”, a-t-il lancé. “Qui d’autre pourrait dire +je vais passer un coup de fil et arrêter une guerre entre deux pays très puissants+?”Mais pour Bangkok, le temps du dialogue n’est pas encore venu.”Si un pays tiers souhaite jouer les médiateurs, la Thaïlande ne peut pas l’accepter à ce stade car une limite a été franchie”, a déclaré le porte-parole du ministère thaïlandais des Affaires étrangères Nikorndej Balankura. “Nous devons nous assurer qu’il existe suffisamment de confiance avant que les pourparlers puissent commencer”, a-t-il ajouté, alors qu’un couvre-feu a été instauré de 19H00 à 5h00 dans la province frontalière de Sa Kaeo.- “Sauver ma vie” -Des tirs d’artillerie ont résonné mercredi matin dans le village cambodgien quasiment désert de Samraong, à quelques kilomètres de la frontière et de plusieurs temples historiques revendiqués par la Thaïlande.”Les combats sont plus intenses cette fois (qu’en juillet), les Thaïlandais larguent des bombes depuis des avions de chasse”, a dit à l’AFP Lay Non, qui a trouvé refuge dans une pagode de la province de Siem Reap.”Je me sens apaisé ici”, a poursuivi l’agent de sécurité de 55 ans, assis près d’une grande statue de Bouddha.La porte-parole du ministère cambodgien de la Défense, Maly Socheata, a accusé l’armée thaïlandaise d’avoir “tiré sans discernement sur des zones civiles et des écoles”, ainsi que sur le temple contesté de Ta Krabey, un “site sacré du Cambodge”, selon elle.De l’autre côté de la frontière, Niam Poda faisait sa lessive lundi chez elle, dans la province thaïlandaise de Sa Kaeo, lorsqu’une forte explosion a retenti. “J’ai dû courir pour avoir la vie sauve dès que j’ai pu”, a témoigné l’agricultrice de 62 ans, qui a laissé chez elle dans la précipitation ses médicaments contre le diabète et l’hypertension.”J’espère que la paix reviendra rapidement pour que je puisse retourner m’occuper de mes cannes à sucre”, a-t-elle ajouté devant sa tente installée sous un abri de fortune.Dans ce contexte, le Cambodge s’est retiré mercredi des Jeux d’Asie du Sud-Est, une compétition sportive régionale organisée par la Thaïlande dont la cérémonie d’ouverture avait eu lieu la veille.burs-sco-sdu/clc/ial