Seoul hits fresh record on mixed day for stock markets

Seoul’s Kospi index hit another record high Thursday on a mixed day for equities following a strong lead from Wall Street but with traders giving a tepid response to forecast-beating earnings from chip titan Nvidia.Asian tech firms have enjoyed a blockbuster start to the year as investors reassess their AI bets, with attention turning to “upstream” firms such as chipmakers and away from Wall Street’s “downstream” companies that run apps and software.The shift has come amid growing concerns about the hundreds of billions of dollars pumped into artificial intelligence and when that will see a return, while a slew of new tools has raised fears the technology will disrupt other businesses.Still, Seoul climbed more than three percent to a fresh peak Thursday, a day after breaking 6,000 points for the first time, led again by a 7.1 percent surge in chipmaker Samsung and an 8.2 percent rally in rival SK hynix. The Kospi index is now up nearly 50 percent already this year.Tokyo hit a new record, too, while Sydney, Wellington, Manila, Bangkok and Jakarta also enjoyed buying. Hong Kong, Singapore and Mumbai edged down, with Shanghai and Taipei flat.London opened in the red with Frankfurt while Paris edged up.While the mood remains upbeat, sentiment was tempered by disappointment over Nvidia’s earnings, despite posting record revenue of $68.1 billion in October-December, thanks to insatiable demand for its AI chips.It also forecast first-quarter revenue of between $76.4 billion and $79.6 billion, far above estimates of $72.8 billion.Shares in the firm — which last year became the first to top $5 trillion in market capitalisation — dipped in after-hours trade in New York, with analysts saying expectations had become almost impossible to meet.”There was a time when beating the number was enough. Now you have to beat the whisper, crush the dream, and torch the most optimistic sell-side spreadsheet in Silicon Valley just to keep the tape happy,” wrote SPI Asset Management’s Stephen Innes.”On paper, this was another thunderclap quarter. And yet the stock dipped. The market is no longer pricing growth. It is pricing perpetuity.”And Charu Chanana at Saxo said: “We’ve moved from Phase One, where (capital expenditure) automatically meant upside for the entire ecosystem, to Phase Two, where investors want proof of monetisation and spending discipline.”The key question is no longer ‘who can spend the most’, but ‘who can turn that spend into durable profits’.”That’s why AI volatility can continue even after a big Nvidia beat.”Futures in all three main indexes on Wall Street were in the red, after they had enjoyed a strong run-up Wednesday.On currency markets the yen clawed back some losses against the dollar that came after it emerged that Japanese Prime Minister Sanae Takaichi had nominated two academics to the Bank of Japan board who are considered policy doves.That came after reports had earlier said she had told the central bank’s boss Kazuo Ueda of her concern about hiking interest rates further.- Key figures at around 0815 GMT -Tokyo – Nikkei 225: UP 0.3 percent at 58,753.39 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 1.4 percent at 26,381.02 (close)Shanghai – Composite: FLAT at 4,146.63 (close)London – FTSE 100: DOWN 0.3 percent at 10,774.79 Dollar/yen: DOWN at 156.05 yen from 156.46 yen on WednesdayEuro/dollar: UP at $1.1816 from $1.1805Pound/dollar: DOWN at $1.3548 from $1.3554Euro/pound: UP at 87.22 pence from 87.10 penceWest Texas Intermediate: UP 0.1 percent at $65.48 per barrelBrent North Sea Crude: UP 0.1 percent at $70.95 per barrelNew York – Dow: UP 0.6 percent at 49,482.15 (close)

Une accumulation de discriminations pour les jeunes d’origine étrangère, alerte la Défenseure des droits

“Malheureusement, la discrimination c’est notre quotidien”, témoigne Camille, d’origine ivoirienne: comme elle, les jeunes d’origine étrangère sont “surexposés” à la “ségrégation”, alerte jeudi dans un rapport la Défenseure des droits qui appelle à faire du sujet une “priorité politique”.Environ un quart des jeunes immigrés, descendants d’immigrés ou nés en outre-mer font état d’une discrimination liée à la couleur de peau, aux origines ou à la nationalité au cours des cinq dernières années, souligne en préambule le rapport, en s’appuyant sur une étude de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire.Pour Camille, 35 ans, qui a grandi à Amiens, cela a commencé en primaire quand on se moquait de ses cheveux crépus ou quand son maître lui a confié la lecture d’un livre sur l’esclavage car “forcément” elle connaissait le sujet. Plus tard, c’est un courtier qui sans même regarder ses revenus avec son compagnon lui a dit que son dossier serait “difficile” à défendre auprès des banques pour obtenir un prêt immobilier.  Au lycée puis à l’université, lors de la recherche d’un stage, d’un emploi ou d’un appartement, mais aussi pour l’accès aux soins ou au cours des contrôles policiers, les jeunes d’origine étrangère ou perçus comme tels sont confrontés à un “cumul de discriminations”, liste la Défenseure des droits Claire Hédon.”Cet effet boule de neige est délétère et a des conséquences sur la trajectoire de ces personnes, leur confiance dans la société et les institutions”, souligne-t-elle auprès de l’AFP, estimant que le sujet “n’est pas suffisamment une priorité politique”.A l’école les inégalités de traitement sont “souvent inconscientes” et pour partie “systémiques”, estime le rapport. Cela s’illustre par le manque de mixité sociale dans certains établissements, les choix d’orientation, les propos stigmatisants ou les violences physiques directement liés à leurs origines, relève le document.Pour remédier à cette “ségrégation”, la Défenseure des droits recommande notamment de “rendre obligatoires” les formations traitant les “préjugés raciaux” pour les enseignants et les personnels et appelle à réévaluer les modalités d’affectation en lycée. L’enseignement supérieur n’est pas plus épargné. Le rapport regrette par exemple que le lycée d’origine des futurs étudiants soit utilisé comme “critère implicite” (en raison d’algorithmes locaux) pour être admis à certaines formations, en particulier les plus sélectives.- “Cohésion sociale” -Même constat côté logement: que ce soit à travers la demande de caution pour louer un appartement – ce qui constitue un frein pour les jeunes les plus modestes- ou avec le rejet de la part des loueurs des dossiers des personnes perçues comme étrangères ou résidant dans des quartiers prioritaires, pointe-t-elle.Concernant l’insertion professionnelle, le rapport rappelle que selon le dernier Baromètre sur la perception des discriminations dans l’emploi publié en décembre dernier, 41% des jeunes perçus comme noirs, arabes ou maghrébins déclarent avoir été discriminés dans la recherche d’emploi au cours des cinq dernières années, ainsi que 33% dans le déroulé de carrière, contre respectivement 18% et 27% des jeunes perçus comme blancs.Enfin, la Défenseure des droits réitère sa demande d’encadrer les pratiques des contrôles d’identité par la police et d’évaluer l’efficacité de ces contrôles et leur impact sur leurs relations avec la population. Elle cite à l’appui son enquête de juin, selon laquelle les jeunes hommes perçus comme étant d’origine étrangère ont en effet quatre fois plus de risques d’être contrôlés que le reste de la population, douze fois plus de faire l’objet d’un contrôle +poussé+ (fouille, palpation, conduite au poste, injonction à quitter les lieux) et deux fois plus de faire l’objet d’un comportement inapproprié des forces de l’ordre (tutoiement principalement mais aussi insultes, provocations, brutalité).”Le respect effectif des droits fondamentaux est une condition essentielle de la cohésion sociale”, insiste en conclusion Claire Hédon.

Ligue Europa: proche de la sortie, Lille au défi de l’Étoile rouge

Au bord de l’élimination après sa défaite au barrage aller (1-0), Lille doit s’imposer à Belgrade contre l’Étoile rouge jeudi (18h45) pour voir les huitièmes de finale de la Ligue Europa et enfin sortir de la crise.À l’aube d’un des plus grands défis de sa saison, le Losc a une lueur d’espoir qu’il espère voir grandir au point de briller plus encore que l’Étoile rouge. Dimanche, au stade Raymond-Kopa à huis clos, les Dogues ont enfin obtenu leur premier succès de l’année (1-0) en Ligue 1, contre Angers.Dans un match dominé franchement, les joueurs de Bruno Genesio ont eu besoin d’un penalty d’Olivier Giroud, comme lors de leur autre victoire en 2026 (face à Fribourg) pour l’emporter.”Il était temps!”, a soufflé le Lyonnais dans la foulée, satisfait de la “réaction” de ses joueurs après la prestation jugée indigne face à Belgrade lors du barrage aller (1-0). “Il en faudra d’autres, mais c’est un premier petit pas très important”, a-t-il ajouté.Peu de temps après, Giroud faisait part de son “soulagement” et se projetait déjà vers le rendez-vous européen: “Le plus important, c’était de prendre ces trois points qui sont, je l’espère, le début d’une belle série. (…) Il faut qu’on garde dans nos têtes et dans nos cœurs ce sentiment pour emmener tout le monde.”- Lille à un carrefour de sa saison -Ce barrage retour en position défavorable a tout d’un tournant dans la saison lilloise: un exploit pourrait permettre aux Nordistes de relever la tête durablement, quand une élimination contre une équipe à l’origine à sa portée, pourrait les faire replonger.Le club serbe, déjà victorieux (1-0) dans son stade Rajko-Mitic en novembre durant la phase de groupes de la Ligue Europa, a de quoi recevoir son adversaire avec confiance.Mais le succès lillois à Angers a “fait du bien à la tête”, selon Olivier Giroud, conscient que les sept défaites en onze matches disputés en 2026 ont fait naître des doutes dans le vestiaire nordiste.En témoignent les multiples occasions de but manquées par le Losc dans cette victoire. “J’ai vu une réaction qui m’a beaucoup plu, a voulu retenir Bruno Genesio. Tout n’est pas parfait, mais étape par étape.”L’entraîneur de 59 ans sait que le doute qui anime un sportif de haut niveau peut vite être chassé par la confiance inhérente à son succès. Mais il scrutera d’abord le niveau d’intensité mis par ses joueurs, qui ont une revanche à prendre sur eux-même dans la capitale serbe, une semaine après leur non-match disputé au stade Pierre-Mauroy.”On a envie de montrer que le match aller n’était pas de notre niveau”, a affirmé en conférence de presse d’avant-match mercredi Genesio, qui a estimé que son équipe avait été dominée “techniquement”, “tactiquement” et “athlétiquement”: “C’est aussi un état d’esprit. On n’est pas entré dans le match avec une agressivité nettement au-dessus de celle des matches de championnat. C’est la base du football de haut niveau, gagner des duels, ressortir avec le ballon.”Présent à ses côtés lors de cet exercice médiatique, Olivier Giroud a souligné qu’il faudrait “se lâcher mais jouer avec (sa) tête”, et “croire en (ses) chances, surtout”.

César 2026: le cinéma français désigne ses lauréats jeudi soir

Qui pour succéder à “Emilia Perez”? Malgré les dix nominations de “Nouvelle Vague”, les César, remis jeudi soir, s’annoncent particulièrement indécis cette année en l’absence de succès incontestable dans les salles de cinéma françaises.Revisitant le tournage mythique d'”A bout de souffle”, le long-métrage en noir et blanc de l’Américain Richard Linklater est une déclaration d’amour au mouvement qui révolutionna le cinéma à la fin des années 1950 et vise le prix du meilleur film.Il fait face à “L’Attachement” de Carine Tardieu, sur une femme qui se lie à son voisin de palier et ses enfants, “Dossier 137” de Dominik Moll, consacré à une enquête de la police des polices sur une bavure policière, “La Petite dernière” de Hafsia Herzi, sur une musulmane déchirée entre sa foi et l’éveil de son désir pour les femmes, et “Un Simple accident” du cinéaste iranien Jafar Panahi, manifeste contre l’arbitraire et la violence de la République islamique, tourné clandestinement en Iran et lauréat de la Palme d’or au dernier Festival de Cannes.Ces cinq œuvres seront départagées au cours d’une cérémonie animée par Benjamin Lavernhe et retransmise sur Canal+ et sur la chaîne de la TNT CStar à partir de 20H30, depuis l’Olympia à Paris.Autre film en vue, “L’Inconnu de la Grande Arche”, de Stéphane Demoustier, sur le destin méconnu de l’architecte danois qui conçut ce bâtiment emblématique du quartier d’affaires de La Défense dans les années 1980, a décroché de nombreuses nominations dans les catégories d’interprétation.- Carrey à l’honneur -Claes Bang, acteur danois qui incarne Johan Otto von Spreckelsen, l’architecte consumé par ce chantier pharaonique, est ainsi en lice pour le César du meilleur acteur. Il sera opposé à Laurent Lafitte, qui incarne François-Marie Banier dans “La Femme la plus riche du monde”, long-métrage sur l’intrusion de ce photographe auprès de la milliardaire Liliane Bettencourt.Cette dernière est jouée par Isabelle Huppert, nommée pour le César de la meilleure actrice, face notamment à Léa Drucker (“Dossier 137”) et Valeria Bruni-Tedeschi (“L’Attachement”).L’Académie remettra également un César d’honneur à Jim Carrey pour l’ensemble de sa carrière. L’acteur de 64 ans, qui joue moins ces dernières années, est un des visages les plus connus de la comédie américaine, grâce à ses rôles dans “The Mask” et “Ace Ventura”.Ses performances dans des films dramatiques comme “The Truman Show”, “Man on the Moon” ou “Eternal Sunshine of the Spotless Mind”, lui ont aussi valu distinctions et reconnaissance de la critique.Plusieurs personnalités du 7e Art sont attendues pour remettre des prix, à commencer par le réalisateur canadien David Cronenberg (“La Mouche”, “Les Promesses de l’ombre”).La cérémonie pourrait servir de relais au monde du cinéma pour porter certains combats. Dimanche, 4.000 acteurs, actrices et cinéastes ont par exemple signé une tribune dénonçant le “pillage en règle” de leur travail par des outils d’intelligence artificielle.Certains nouveaux visages du cinéma français sont eux attendus, après le succès de leurs films en 2025. C’est le cas de la réalisatrice de “Partir un jour” Amélie Bonnin, dont le film est nommé dans quatre catégories, tout comme “Arco” d’Ugo Bienvenu, également nommé pour le prix du meilleur film d’animation aux Oscars.Enfin, un visage très connu du public français malgré tout nommé aux César pour la première fois à 62 ans: Franck Dubosc prétend au trophée du meilleur scénario original pour son film “Un ours dans le Jura”, l’un des plus grands succès du cinéma français l’année dernière.

César 2026: le cinéma français désigne ses lauréats jeudi soir

Qui pour succéder à “Emilia Perez”? Malgré les dix nominations de “Nouvelle Vague”, les César, remis jeudi soir, s’annoncent particulièrement indécis cette année en l’absence de succès incontestable dans les salles de cinéma françaises.Revisitant le tournage mythique d'”A bout de souffle”, le long-métrage en noir et blanc de l’Américain Richard Linklater est une déclaration d’amour au mouvement qui révolutionna le cinéma à la fin des années 1950 et vise le prix du meilleur film.Il fait face à “L’Attachement” de Carine Tardieu, sur une femme qui se lie à son voisin de palier et ses enfants, “Dossier 137” de Dominik Moll, consacré à une enquête de la police des polices sur une bavure policière, “La Petite dernière” de Hafsia Herzi, sur une musulmane déchirée entre sa foi et l’éveil de son désir pour les femmes, et “Un Simple accident” du cinéaste iranien Jafar Panahi, manifeste contre l’arbitraire et la violence de la République islamique, tourné clandestinement en Iran et lauréat de la Palme d’or au dernier Festival de Cannes.Ces cinq œuvres seront départagées au cours d’une cérémonie animée par Benjamin Lavernhe et retransmise sur Canal+ et sur la chaîne de la TNT CStar à partir de 20H30, depuis l’Olympia à Paris.Autre film en vue, “L’Inconnu de la Grande Arche”, de Stéphane Demoustier, sur le destin méconnu de l’architecte danois qui conçut ce bâtiment emblématique du quartier d’affaires de La Défense dans les années 1980, a décroché de nombreuses nominations dans les catégories d’interprétation.- Carrey à l’honneur -Claes Bang, acteur danois qui incarne Johan Otto von Spreckelsen, l’architecte consumé par ce chantier pharaonique, est ainsi en lice pour le César du meilleur acteur. Il sera opposé à Laurent Lafitte, qui incarne François-Marie Banier dans “La Femme la plus riche du monde”, long-métrage sur l’intrusion de ce photographe auprès de la milliardaire Liliane Bettencourt.Cette dernière est jouée par Isabelle Huppert, nommée pour le César de la meilleure actrice, face notamment à Léa Drucker (“Dossier 137”) et Valeria Bruni-Tedeschi (“L’Attachement”).L’Académie remettra également un César d’honneur à Jim Carrey pour l’ensemble de sa carrière. L’acteur de 64 ans, qui joue moins ces dernières années, est un des visages les plus connus de la comédie américaine, grâce à ses rôles dans “The Mask” et “Ace Ventura”.Ses performances dans des films dramatiques comme “The Truman Show”, “Man on the Moon” ou “Eternal Sunshine of the Spotless Mind”, lui ont aussi valu distinctions et reconnaissance de la critique.Plusieurs personnalités du 7e Art sont attendues pour remettre des prix, à commencer par le réalisateur canadien David Cronenberg (“La Mouche”, “Les Promesses de l’ombre”).La cérémonie pourrait servir de relais au monde du cinéma pour porter certains combats. Dimanche, 4.000 acteurs, actrices et cinéastes ont par exemple signé une tribune dénonçant le “pillage en règle” de leur travail par des outils d’intelligence artificielle.Certains nouveaux visages du cinéma français sont eux attendus, après le succès de leurs films en 2025. C’est le cas de la réalisatrice de “Partir un jour” Amélie Bonnin, dont le film est nommé dans quatre catégories, tout comme “Arco” d’Ugo Bienvenu, également nommé pour le prix du meilleur film d’animation aux Oscars.Enfin, un visage très connu du public français malgré tout nommé aux César pour la première fois à 62 ans: Franck Dubosc prétend au trophée du meilleur scénario original pour son film “Un ours dans le Jura”, l’un des plus grands succès du cinéma français l’année dernière.

Stellantis affiche une perte de 22,3 milliards en 2025, la deuxième plus lourde pour un groupe français

Le constructeur automobile Stellantis a annoncé jeudi une perte nette de 22,3 milliards d’euros pour 2025, la deuxième plus importante jamais enregistrée par un groupe français, en raison d’une charge exceptionnelle de 25,4 milliards.Le groupe avait annoncé le 6 février qu’il allait passer des charges exceptionnelles colossales de 22 milliards d’euros pour le seul second semestre 2025, pour financer un coup de frein dans la production de véhicules électriques, dont les ventes sont très inférieures à  ses attentes. Comme Stellantis, Ford et General Motors ont passé de lourdes charges pour prendre en compte dans leur bilan des ventes de voitures électriques plus faibles que prévu aux Etats-Unis.  Le chiffre d’affaires de Stellantis a baissé de 2%, à 153,5 milliards, malgré une légère hausse en volume, à 5,48 millions de véhicules (+1%) contre 5,41 millions en 2024. Les recettes ont pâti de taux de change défavorables mais aussi d’une politique de baisse des prix au premier semestre, un tournant après la stratégie de prix élevés de l’ancien DG Carlos Tavares.Le groupe a enregistré une perte opérationnelle courante de 842 millions d’euros l’an dernier avec une marge négative de 0,5%. Il ne distribuera aucun dividende.Au second semestre 2025, Stellantis a en revanche vu son chiffre d’affaires progresser de 10% et atteindre 2,8 millions de véhicules, soit une hausse de 11% en volume, grâce notamment à un rebond de 39% en volume aux Etats-Unis.Le groupe, qui disposait de liquidités industrielles de 46 milliards d’euros fin 2025, a confirmé ses perspectives 2026 d’une amélioration progressive de son chiffre d’affaires net et d’un retyour à une marge positive “basse à un chiffre”. Les ventes devraient être portées par la montée en puissance de nouveaux modèles, notamment des pick-up thermiques aux Etats-Unis, avec un niveau de prix stable, en hausse aux Etats-Unis mais en baisse en Europe.L’impact pour le groupe des droits de douanes mis en place aux Etats-Unis est estimé à 1,2 milliard pour 2025 et prévu à 1,6 milliard en 2026, estimation que Stellantis a confirmée jeudi malgré la décision de la Cour suprême d’invalider les décisions du président américain Donald Trump.Stellantis a décidé de revenir à une publication trimestrielle de ses résultats financiers, l’occasion de rassurer des marchés financiers inquiets.La perte comptable de Stellantis est la deuxième plus importante jamais annoncée par un groupe français, derrière le record de Vivendi (-23,3 milliards d’euros en 2002) mais devant France Télécom (-20,7 milliards en 2002) et EDF (-17,9 milliards en 2022). C’est aussi presque le triple du précédent record pour un groupe automobile français, celui de Renault en 2020 (-8 milliards).Ces derniers jours, Stellantis a confirmé son revirement dans le secteur de l’électrique en annonçant son désengagement de plusieurs projets, dont la vente de ses 49% dans NextStar Energy, qui développe la première “gigafactory” de batteries du Canada, et une sortie envisagée de sa coentreprise avec Samsung, qui devait construire deux gigafactories aux Etats-Unis. Le groupe a aussi annoncé relancer des modèles thermiques aux Etats-Unis et en Europe, y compris diesel. Des choix qui selon le groupe ne sont pas en conflit avec l’innovation et n’impactent pas son engagement pour l’électrification”.

Le chancelier Merz en super VRP de l’Allemagne pour son dernier jour en Chine

Le chancelier Friedrich Merz emmène jeudi dans un des pôles technologiques chinois des dizaines de chefs d’entreprise allemands en quête de contrats, au deuxième jour de sa visite dans un pays débouché mais aussi de plus en plus concurrent du Made in Germany.Mercredi, le chef du gouvernement allemand a été reçu par le président Xi Jinping avant d’annoncer une commande chinoise allant “jusqu’à 120” appareils de l’avionneur européen Airbus.Pour sa première visite dans le pays depuis son arrivée au pouvoir en 2025, Friedrich Merz a présenté cet accord comme illustrant le potentiel d’une relation économique apaisée et “juste” avec la Chine, principal partenaire commercial de l’Allemagne. M. Merz doit trouver le bon équilibre car le géant asiatique et ses entreprises sont de plus en plus perçus par le monde industriel allemand comme de sérieux rivaux.Après les dirigeants français, canadien ou britannique, le chancelier est le dernier en date à faire le déplacement à Pékin, à un moment où le président américain Donald Trump, lui-même annoncé en Chine fin mars, bouscule l’ordre établi à coups de droits de douane et de remise en question des alliances.- Intelligence artificielle -Après avoir visité jeudi matin la Cité interdite, ancienne résidence des empereurs à Pékin, M. Merz a assisté à la présentation de véhicules autonomes du constructeur allemand Mercedes, avant de s’envoler pour Hangzhou (est), à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Shanghai. Cette métropole de 12 millions d’habitants est le siège de nombreux fleurons technologiques chinois, comme la startup DeepSeek, célèbre pour son robot conversationnel, ou le mastodonte Alibaba (commerce en ligne, cloud, logistique), tous deux engagés dans l’intelligence artificielle (IA).M. Merz doit visiter Unitree Robotics, acteur majeur de la robotique en Chine. Spécialisée dans l’IA dite “matérielle”, Unitree fabrique des robots quadrupèdes (à l’apparence de petits chiens), mais aussi humanoïdes, destinés notamment au grand public.L’ambition de la start-up est de démocratiser l’accès à la robotique avancée en proposant des machines performantes à des prix plus abordables, à l’image de ce que son compatriote DJI a fait pour les drones. Des géants chinois comme Alibaba, Tencent (internet, jeux) et le constructeur automobile Geely comptent parmi ses investisseurs.M. Merz se rend ensuite chez l’énergéticien allemand Siemens Energy. Il repart jeudi pour Berlin. Comme ses partenaires de l’Union européenne (UE), l’Allemagne s’alarme de l’arrivée sur le marché du Vieux Continent d’un nombre croissant de véhicules électriques et des excédents de production chinois.”Nous avons des préoccupations très précises en ce qui concerne notre coopération, que nous souhaitons améliorer et rendre plus juste”, a dit M. Merz mercredi.La première économie européenne pâtit de la pression grandissante de la concurrence chinoise: en Chine même, où l’industrie allemande écoule de longue date sa production, mais aussi ailleurs dans le monde, jusqu’en Allemagne, y compris dans les secteurs de l’automobile et de la haute technologie.