A Minneapolis, le voisinage se sert les coudes face à la police de l’immigration

Quand Jennifer Arnold a appris qu’un de ses voisins avait été arrêté par la police de l’immigration, elle s’est empressée d’aider sa famille. Un mois plus tard, des dizaines d’enfants d’origine latino-américaine paralysés par la peur vont à l’école grâce au système de ramassage scolaire qu’elle a mis sur pied dans son quartier de Minneapolis.Tout …

A Minneapolis, le voisinage se sert les coudes face à la police de l’immigration Read More »

Effondrement d’une décharge aux Philippines: le bilan grimpe à six morts

Les secouristes se sont lancés samedi dans une “course contre la montre” dans le centre des Philippines pour tenter de retrouver des survivants après l’effondrement d’une décharge qui a fait au moins six morts et 32 disparus.Quelque 50 travailleurs affectés à la collecte des ordures ont été ensevelis jeudi dans cet éboulement. D’après un responsable …

Effondrement d’une décharge aux Philippines: le bilan grimpe à six morts Read More »

Colère des agriculteurs: opérations pour débloquer des dépôts de carburant

Les forces de l’ordre sont intervenues samedi pour mettre fin au blocage du dépôt de carburant de Bassens, près de Bordeaux, par la Coordination rurale (CR) après la levée vendredi soir de celui d’Haulchin, près de Valenciennes.  Vers midi, des gendarmes mobiles casqués et bouclier en avant ont convergé pour faire reculer les militants du syndicat agricole, utilisant par moment des gaz lacrymogènes face aux récalcitrants, ont constaté des journalistes de l’AFP à Bassens.”On est en train de mourir, vous allez mourir aussi, on se fout de vous en haut”, a lancé l’un d’entre eux aux forces de l’ordre. “J’espère que vous dormirez bien la nuit”, a ajouté un autre, avant que les agriculteurs n’entonnent la Marseillaise.Une heure plus tôt, une partie de la quarantaine d’agriculteurs installés devant les dépôts pétroliers DPA, bloqués depuis mercredi soir, en étaient brièvement venus aux mains avec les forces de l’ordre qui ont ceinturé le rond-point. “On a des revendications et leur réponse c’est d’envoyer les Centaures (blindés de la gendarmerie, NDLR), et ça fait 30 ans que ça dure”, a déploré Vincent Colineau, coprésident de la CR33. Dans le Nord, la Coordination rurale a levé vendredi vers 21H00 le blocage de l’entrepôt pétrolier d’Haulchin, près de Valenciennes, qu’elle avait entamé dans la matinée, sous la pression des autorités, a indiqué à l’AFP Patrick Legras, président du syndicat agricole dans les Hauts-de-France. “C’est tendu, c’est très tendu, plus ça va et plus ils nous empêchent de manifester”, a-t-il regretté.En Occitanie, des barrages ont aussi été levés sur des axes routiers, notamment dans les Hautes-Pyrénées, même si le barrage de l’A64 au sud de Toulouse, actif depuis une vingtaine de jours à l’initiative des “Ultras de l’A64” menés par l’éleveur haut-garonnais Jérôme Bayle, reste en place.Ils sont imités au Pays basque par les “Ultras de l’A63” qui ont mis en place vendredi un barrage à hauteur de Bayonne, toujours en place samedi matin, selon la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. Vendredi soir, une centaine d’agriculteurs et 80 engins ont également convergé à l’appel de la FNSEA vers Montauban dans le Tarn-et-Garonne, où la préfecture a déploré “plusieurs déversements et dégradations”, avec feux de palettes et de ballots de paille. Tous les syndicats agricolent protestent contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur sud-américain qui sera signé samedi prochain au Paraguay. La CR et la Confédération paysanne dénoncent aussi la gestion par l’Etat de l’épizootie de dermatose nodulaire bovine (DNC) qui a attisé la colère agricole en décembre dans le Sud-Ouest.La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé vendredi “un paquet de mesures agricoles” de 300 millions d’euros visant à répondre à la colère des agriculteurs, avec notamment un doublement du fonds d’indemnisation de la dermatose bovine et d’autres mesures égrenées ces dernières semaines (sur les engrais ou l’aide à l’arrachage des vignes).

Syrie: l’armée annonce contrôler le dernier quartier kurde d’Alep, les Kurdes démentent

L’armée syrienne a annoncé samedi avoir pris le contrôle du dernier quartier d’Alep aux mains des combattants kurdes, qui ont toutefois démenti et affirment que les combats se poursuivent.Des correspondants de l’AFP sur place ont indiqué toujours entendre des tirs dans la matinée, et ont vu un grand nombre de forces gouvernementales pénétrer dans la zone.Les affrontements dans cette grande ville du nord de la Syrie entre le gouvernement central et les Kurdes, qui contrôlent une partie du nord-est du pays, ont tué au moins 21 civils depuis mardi. Ces combats, les plus violents à Alep depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, ont contraint des dizaines de milliers de civils à fuir, l’ONU estimant à au moins 30.000 le nombre de familles déplacées.”Nous annonçons la fin d’une opération de sécurité complète dans le quartier de Cheikh Maqsoud à Alep”, a déclaré l’armée dans un communiqué relayé par l’agence officielle Sana, tout en avertissant les habitants de rester chez eux. Mais les forces kurdes ont nié des “allégations sans fondement”.”La seule option qui reste aux éléments armés dans la zone de Cheikh Maqsoud à Alep est de se rendre immédiatement, armes à la main, au poste de contrôle militaire le plus proche, en échange d’une garantie pour leur vie et leur sécurité personnelle”, avait averti plus tôt le ministère de la Défense, cité Sana.L’armée syrienne avait déjà annoncé avoir pris le contrôle d’Achrafieh, l’autre quartier tenu par les Kurdes.- “Continuer à résister” -Damas avait appelé vendredi les combattants kurdes à quitter la ville, leur promettant de les acheminer en toute sécurité vers les zones contrôlées par l’autorité autonome kurde dans le nord-est du pays.Mais ceux-ci avaient refusé toute reddition et les forces gouvernementales, épaulées par d’importants renforts, ont repris leurs frappes dans la soirée.Tard vendredi, un correspondant de l’AFP a signalé des bombardements à l’artillerie lourde et des tirs.Les violences ont éclaté alors que les deux parties peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l’administration autonome kurde et ses forces armées, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), au sein du nouvel Etat.Sur Telegram, les FDS ont affirmé dans la nuit que l’armée avait attaqué avec “une importante couverture de tanks et des bombardements d’artillerie brutaux”, répétant qu’ils comptaient “continuer à résister”.La télévision syrienne a pour sa part accusé les Kurdes d’avoir lancé des drones sur des quartiers résidentiels d’Alep.Vendredi, comme les jours précédents, l’armée avait permis aux civils désireux de fuir d’emprunter deux “couloirs humanitaires” de fuir Alep et un journaliste de l’AFP a vu des habitants sortir sous la pluie, chargés de bagages.Le gouvernement syrien a indiqué avoir ouvert 20 mosquées pour accueillir 400 familles de déplacés. – Emissaire américain -A Amman, l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack a affiché l’engagement des États-Unis à oeuvrer pour “assurer le retrait pacifique des FDS” d’Alep et “garantir la sécurité” des civils, à l’issue d’un entretien avec le chef de la diplomatie jordanienne, Ayman Safadi. Les FDS, qui ont été le fer de lance de la lutte contre les jihadistes de l’Etat islamique en Syrie, sont soutenues par Washington.Le ministère français des Affaires étrangères a lui appelé les parties “à revenir immédiatement au cessez-le-feu”, indiquant que Paris comptait “se mobiliser avec ses partenaires, en premier lieu les États-Unis” pour un “retour de la sécurité et de la stabilité à Alep”. Malgré ces affrontements, les Kurdes se sont déclarés prêts à poursuivre les délicates négociations avec Damas pour intégrer leurs institutions au sein du pouvoir central.”La partie gouvernementale cherche, par ces attaques, à mettre fin aux accords conclus. Nous y sommes attachés et nous nous efforçons de les mettre en œuvre”, a dit à l’AFP Elham Ahmed, chargée des relations extérieures de l’administration locale kurde.Depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024, le nouveau pouvoir islamiste s’est engagé à protéger les minorités mais a été confronté à des massacres d’alaouites sur la côte en mars et des violences avec les druzes dans le sud en juillet.

Venezuela says in talks with US to restore diplomatic ties

Venezuela was set to hold talks on Saturday with US envoys in Caracas on restoring diplomatic ties, days after US forces deposed Nicolas Maduro as its president.Venezuela said Friday it had launched discussions with US diplomats in the capital, the latest sign of cooperation following the leftist leader’s capture and US President Donald Trump’s claim to be “in charge” of the South American country.Officials said the US envoys were in Caracas to discuss reopening the country’s embassy, while in Washington Trump met with oil companies over his plans to access Venezuela’s huge crude reserves.The government of interim President Delcy Rodriguez “has decided to initiate an exploratory diplomatic process with the government of the United States of America, aimed at re-establishing diplomatic missions in both countries,” Foreign Minister Yvan Gil said in a statement.John McNamara, the top US diplomat in neighboring Colombia, and other personnel “traveled to Caracas to conduct an initial assessment for a potential phased resumption of operations,” a US official said on customary condition of anonymity.Venezuela said it would be reciprocating by sending a delegation to Washington.Rodriguez in a statement condemned “the serious, criminal, illegal and illegitimate attack” by the United States and vowed: “Venezuela will continue to confront this aggression through the diplomatic route.”- Trump vows oil investments -Trump said earlier Friday that he had called off a second wave of attacks on Venezuela due in part to the release of political prisoners.The US president had suggested he might use force again to get his way in Venezuela, which has the world’s largest proven oil reserves.At a White House meeting on Friday, he pressed top oil executives to invest in Venezuela’s reserves, but was met with a cautious reception — with ExxonMobil chief executive Darren Woods dismissing the country as “uninvestable” without sweeping reforms.Trump said foreign firms had enjoyed no meaningful protections under Maduro, “but now you have total security. It’s a whole different Venezuela”.He also stressed that the companies would deal only with Washington, not Caracas, when exploiting Venezuela’s oil resources.Trump earlier said that oil companies promised to invest $100 billion in Venezuela, whose oil infrastructure is creaky after years of mismanagement and sanctions.He had earlier announced a plan for the United States to sell between 30 million and 50 million barrels of Venezuelan crude, with the money to be used at his discretion. He promised any funds sent to Caracas would be used to buy only US-made products.In the meanwhile, Washington has maintained maritime pressure on oil tankers in the Caribbean, where it seized a fifth tanker carrying Venezuelan crude — oil that would be sold, Trump said.State-owned oil company PDVSA confirmed in a statement that one vessel was returning to Venezuelan waters, describing it as the “first successful joint operation” with Washington.- Prisoners’ release -Anxious relatives waited outside Venezuelan jails for a glimpse of their loved ones as the authorities began releasing political prisoners — a move Washington claimed credit for.”When I heard the news, I broke down,” said Dilsia Caro, 50, waiting for the release of her husband Noel Flores, who was jailed for criticizing Maduro.Venezuela began releasing prisoners on Thursday in the first such gesture since US forces removed and detained Maduro in the deadly January 3 raid.Some relatives still gathered outside the prison had waited more than 36 hours to see their family members.”We’ve been living with this uncertainty for several days now… We are worried, we are very distressed, filled with anxiety,” said one woman, awaiting the release of her brother.In Nicaragua, meanwhile, authorities have arrested at least 60 people for reportedly expressing support for Maduro’s capture, according to a local human rights group. Trump told Fox News he would meet next week with Venezuelan opposition leader Maria Corina Machado, whom he earlier brushed aside as lacking the “respect” to lead Venezuela.Exiled Venezuelan opposition figurehead Edmundo Gonzalez Urrutia said that any democratic transition in the country must recognize his claim to victory in 2024 presidential elections.Maduro was proclaimed the winner of the vote, but his re-election was widely seen as fraudulent.Gonzalez was hoping Friday for the release of his son-in-law, who was detained a year ago in Caracas.- Protests in Caracas -Maduro was seized in a US special forces raid accompanied by airstrikes, operations that left 100 people dead, according to Caracas.US forces took Maduro and his wife Cilia Flores to New York to face trial on drug-trafficking and other charges.Rodriguez insisted Thursday her country was “not subordinate or subjugated” despite her pledge to cooperate with Trump.Angry protesters rallied in the streets of Caracas on Friday demanding Maduro’s release in the latest of a daily series of demonstrations.”We don’t have to give one little drop of oil to Trump after all that he has done to us,” said one protester, Josefina Castro, 70, a member of a civil activists’ group.”Our Venezuelan brothers died (in the attack), and that hurts.”

En Chine, des villages peinent à se chauffer, faute d’aide

En 2017, la Chine décidait de limiter le chauffage au charbon pour se débarrasser de son smog hivernal. Mais aujourd’hui, faute d’aides suffisantes, des habitants du nord-est peinent à joindre les deux bouts, accablés de factures exorbitantes.Dans le district de Xushui, à une centaine de kilomètres de Pékin, des villageois disent même à l’AFP éviter d’allumer le chauffage, face au gouffre financier qu’il représente.Pékin avait ordonné à des zones du nord du pays, notamment dans la province de Hebei, de remplacer les poêles à charbon par des systèmes électriques ou au gaz.Le gouvernement central avait alloué des fonds pour permettre la transition. Mais après trois ans, ces aides ont disparu, et d’autres enveloppes se sont fortement réduites depuis, ont révélé des médias locaux cette semaine.”Les gens normaux ne peuvent se le permettre” (d’allumer le chauffage, NDLR), explique un sexagénaire à l’AFP sur un marché agricole, par une journée où le thermomètre est tombé jusqu’à -7°C. Il y travaille pour gagner sa vie, disant recevoir une pension d’à peine une centaine de yuans par mois.”Dépenser 1.000 yuans (123 euros) par mois de chauffage, personne ne peut assumer cela”. “Tout le monde aime que (l’air) soit pur” mais “le coût de (l’air) pur est élevé”, explique-t-il sous couvert d’anonymat, souhaitant éviter tout “problème”.Yin Chunlan, une employée d’un restaurant, raconte que ses beaux-parents, âgés, doivent débourser jusqu’à 7.000 yuans (860 euros) par an pour chauffer leur maison de six pièces dans un village.Par comparaison, cette femme de 48 ans résidant dans un appartement en ville dit ne payer qu’un tiers de cette somme.”Mais ce n’est pas pareil au village”, dit-elle à l’AFP. “Ils doivent chauffer bien plus, et la température n’est même pas aussi chaude, donc c’est du gaspillage de gaz et (…) d’argent.”Ses beaux-parents empilent ainsi couvertures sur couvertures pour se tenir chaud. “Quand je vois ça, c’est franchement désolant”, raconte Mme Yin, en essuyant une larme. “On ne peut rien faire.”Dans un autre village, une septuagénaire sort dans sa cour avec, sur elle, une veste verte rembourrée sous un tablier. Montrant à l’AFP un panneau de contrôle affichant “off”, elle dit choisir de ne pas allumer le chauffage durant la journée.- Articles dépubliés -Pendant la première semaine de janvier, les réseaux sociaux chinois ont été inondés de messages rapportant que des habitants du Hebei entassaient des couvertures pour rester au chaud.Un article du Quotidien des agriculteurs, repartagé dans la rubrique opinion du média d’Etat CCTV, a indiqué que le gaz naturel coûtait, dans cette province rurale, jusqu’à 3,4 yuans (0,42 euro) du mètre cube, contre 2,6 yuans (0,32 euro) dans les zones rurales de la capitale chinoise.Des villageois ont dit à l’AFP trouver injuste cette différence de prix.L’article en question a été rapidement retiré, tout comme ses rediffusions – dont celle sur CCTV, inaccessible plusieurs jours plus tard.Le ministère chinois des Finances avait annoncé en 2021 qu’un total de 13,2 milliards de yuans (1,6 milliard d’euros) avaient été distribués pour passer à un chauffage moins polluant dans le Hebei. Mais ces aides à l’installation de nouveaux systèmes et au paiement des factures de gaz ont disparu au bout de trois ans d’existence.Pékin avait aussi promis des “fonds spéciaux” et a versé des allocations supplémentaires dans les zones rurales – sans toutefois donner de précisions sur leur mise en œuvre.En parallèle, l’invasion de l’Ukraine par la Russie lancée en février 2022 a fait grimper les prix du gaz au niveau mondial.Et le montant des aides a parfois été dérisoire, de l’avis des habitants.En 2017, les autorités du district de Xushui avaient annoncé l’éligibilité de certains foyers à une subvention pour le gaz de 300 yuans (37 euros).Mais Zhang Yanjun, un villageois, constate que cette somme ne représente qu’une fraction des milliers de yuans à payer chaque saison. L’ouvrier de 55 ans, payé en environ 3.000 yuans par mois, dit avoir déjà dépensé plus de 5.000 yuans (620 euros) pour chauffer sa maison depuis octobre.”Si l’on donne 300 ou 200 yuans, c’est la même chose que de ne pas donner d’aide du tout”, regrette-t-il.