40 roses blanches, l’hommage bouleversant aux victimes de l’incendie en Suisse

Portant un seau à la main rempli de roses blanches, Azeddine Mekrabech a fait le déplacement vendredi à Crans-Montana, alors que la Suisse entière rendait hommage aux dizaines d’adolescents et jeunes adultes qui y ont perdu la vie dans un incendie la nuit du nouvel an.Une bâche protège désormais de la neige les innombrables fleurs, …

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Venezuela: angoisse et frustration de proches dans l’attente de leur libération

Dilsia Caro dit avoir dormi à même le sol devant la prison de Rodéo I, dans la banlieue de Caracas. “Je ne bougerai pas d’ici”, assure celle qui espère voir son conjoint figurer parmi les prisonniers censés être relâchés par les autorités.Des dizaines de proches de dissidents ou militants détenus au Venezuela affluent vendredi devant …

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Incendie de Crans-Montana : la Suisse se recueille, un des propriétaires incarcéré

Cloches, silence et discours : une grande partie de la population suisse a rendu hommage vendredi, jour de deuil national, aux victimes de l’incendie dramatique la nuit du nouvel an d’un bar de la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 116 blessés.La journée a aussi été marquée par le placement en détention préventive d’un des deux propriétaires français de l’établissement, Jacques Moretti, le principal mis en cause dans cette affaire par le ministère public du canton à Sion, la capitale régionale.Cette mesure était réclamée depuis une semaine par les avocats des familles des victimes, très critiques sur la façon dont la procédure est menée par les autorités cantonales.Partout en Suisse, les autorités ont voulu placer ce 9 janvier sous le signe du recueillement. Dans les 26 cantons de la Confédération, une grande partie de la population a observé avant 14H00 (13H00 GMT) une minute de silence suivie par le tintement des cloches des églises.A Genève, Sion ou encore Zurich, ce silence a été respecté dans les entreprises, les administrations, les écoles et même dans la rue, où des passants se sont souvent arrêtés de marcher lorsque les sonneries des cloches ont retenti.- “Consterné” -Le volet officiel s’est déroulé à Martigny, dans le Valais, devant un millier de personnes, parmi lesquelles le chef de l’Etat français Emmanuel Macron et son homologue italien Sergio Mattarella, dont les pays ont été particulièrement endeuillés avec respectivement neuf et six morts, ainsi que de nombreux blessés.Dans son discours, le président de la Confédération suisse Guy Parmelin a souligné que son pays demeurait “consterné” par la tragédie et a appelé les autorités judiciaires à mettre “les manquements au grand jour et à les sanctionner”.Cette “nuit d’horreur” a fait de “la Suisse tout entière une seule et même famille d’affligés”, a-t-il poursuivi. A Crans-Montana, recouverte d’un épais manteau de neige vendredi, plusieurs centaines d’habitants, de touristes et de secouristes ont pu suivre en direct la cérémonie sur écran géant, certains parvenant mal à retenir leurs larmes. Devant le bar Le Constellation, ravagé par les flammes, un autel orné de fleurs, de bougies, de peluches et de photos des victimes était recouvert d’une toile blanche pour le protéger des flocons.”J’ai tenu comme Valaisan à être présent avec ma famille et mes petits-enfants pour témoigner aussi notre soutien, notre solidarité”, a confié à l’AFP Wilhelm Shnyder, un homme de 60 ans qui vit dans la partie alémanique du canton.- “Inimaginable” -Des personnes de 19 nationalités ont été frappées par la tragédie qui a fait 40 morts, dont la moitié sont des mineurs, et 116 blessés en majorité grièvement brûlés, dont 83 demeurent à ce jour hospitalisés en Suisse mais aussi en France, en Italie, en Allemagne et en Belgique.En marge des hommages, le propriétaire Jacques Moretti – connu de la justice française et condamné pour une affaire de proxénétisme en 2008 – a été auditionnéà Sion pendant plus de six heures avec son épouse et copropriétaire Jessica.Il a été emmené à bord d’un fourgon en milieu d’après-midi. Le ministère public cantonal a annoncé l’avoir placé en détention provisoire, estimant que “compte tenu de ses déclarations, de son parcours de vie et de sa situation en Suisse et à l’étranger”, le risque de fuite était “concret”.Sa femme a quant à elle pu ressortir libre et s’est pour la première fois présentée devant une poignée de médias, dont l’AFP.”Mes pensées constantes vont vers les victimes et les gens qui se battent aujourd’hui”, a-t-elle brièvement confié, les traits tirés et le souffle court. “C’était une tragédie inimaginable. Et jamais, jamais on n’aurait pu imaginer ça. Et ça c’est passé dans notre établissement et je tiens à m’excuser”, a-t-elle poursuivi avant de s’éclipser.La détention de son mari doit être confirmée dans un délai de 48 heures par le Tribunal des mesures de contrainte, a indiqué à la presse un des avocats du couple, Patrick Michod.Le couple est soupçonné d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a estimé à Rome que l’incendie n’était pas un “simple accident” mais le résultat de trop de négligences et de la recherche de “l’argent facile”, promettant justice aux familles des victimes.Mardi, la commune de Crans-Montana avait reconnu qu’aucune inspection sécurité et incendie du bar n’avait été effectuée depuis 2019, ce qui a suscité la consternation des familles de victimes.D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame a été provoqué par des bougies étincelantes entrées en contact avec une mousse insonorisante dont était garni le plafond du sous-sol de l’établissement, en bas d’un immeuble de cette station cossue du Valais. Des interrogations portent aussi sur la présence d’extincteurs et la conformité des voies de sortie.L'”embrasement généralisé” et soudain du local a piégé les clients, principalement des adolescents et de jeunes adultes. En cette soirée de la Saint-Sylvestre, le bar était bondé et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des bousculades de personnes tentant désespérément de sortir.bur-nl-apo-ag/lpt

Eric Ciotti entendu dans une enquête sur des soupçons de fichage

Eric Ciotti, candidat UDR-RN à la mairie de Nice, a été entendu vendredi en audition libre à Nanterre dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de fichages illégaux, a-t-on appris de source proche du dossier confirmant une information du Parisien.”Il est particulièrement serein dans la mesure où aucune infraction pénale ne peut lui être reprochée”, a assuré son avocat, Me Franck de Vita, dans un communiqué en fin de journée.L’avocat a dans le même temps regretté “une nouvelle violation du secret de l’enquête”, propre à alimenter “des polémiques artificielles et des tentatives de diversion”, malgré la délocalisation de l’audition par mesure de discrétion.Cette enquête préliminaire avait été ouverte en mai par le parquet de Nice du chef d'”enregistrement ou conservation de données à caractère personnel sensibles sans le consentement des intéressés” et des perquisitions avaient été menées en août.Selon le quotidien Nice-Matin, ces perquisitions visaient le siège du Conseil départemental, que M. Ciotti a présidé de 2008 à 2017 et où il est encore à la tête de la commission des finances.Selon Libération, l’enquête fait suite au signalement d’un “lanceur d’alerte anonyme” sur l’existence de fichiers mis en place par l’équipe de M. Ciotti et listant les noms de plusieurs centaines de Niçois présentés comme influents – responsables associatifs, commerçants, etc. -, pour certains suivis de mentions d’une religion, d’une origine, d’un handicap ou d’éléments comme “propriétaire foncier”.Contacté par l’AFP, le parquet de Nice s’est refusé à tout commentaire.

Syrie: l’armée va reprendre le bombardement des quartiers kurdes d’Alep que les combattants refusent d’évacuer

L’armée syrienne a annoncé vendredi qu’elle allait reprendre le bombardement d’un quartier d’Alep où sont retranchés des combattants kurdes qui ont refusé d’évacuer, défiant les autorités qui avaient décrété un cessez-le-feu.Les violences, qui ont fait au moins 21 morts depuis mardi, sont les plus graves dans cette grande ville du nord de la Syrie entre le gouvernement central et les Kurdes, une importante minorité ethnique contrôlant une partie du nord-est du pays.Les combats ont contraint des dizaines de milliers de civils à fuir, l’ONU estimant à au moins 30.000 le nombre de familles déplacées.Un cessez-le-feu avait été annoncé tôt vendredi par les autorités, qui avaient affirmé que les combattants kurdes encerclés dans les deux quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh seraient évacués vers la zone autonome kurde du nord-est du pays.Les autorités avaient même acheminé des cars pour évacuer les combattants, mais ces derniers ont annoncé refuser toute “reddition” et dit qu’ils voulaient défendre leurs quartiers.L’armée syrienne a alors annoncé qu’elle reprendrait le bombardement de “sites militaires” à Cheikh Maqsoud, appelant les habitants à s’en éloigner.Elle avait auparavant permis aux civils désireux de fuir d’emprunter deux “couloirs humanitaires” entre 13h00 et 15h00 GMT. Un correspondant de l’AFP a vu des habitants sortir de Cheikh Maqsoud sous la pluie, chargés de bagages.Les Kurdes ont annoncé en fin d’après-midi que le quartier était “violemment bombardé par les factions relevant du gouvernement de Damas”.La télévision d’Etat syrienne a pour sa part accusé les Kurdes d’avoir lancé des drones sur des quartiers résidentiels d’Alep.- Emissaire américain -Les violences ont éclaté alors que les deux parties peinent à appliquer un accord conclu en mars pour intégrer les institutions de l’administration autonome kurde et ses forces armées, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), au sein du nouvel Etat.Les Kurdes restent déterminés à respecter les accords conclus avec Damas, a affirmé vendredi à l’AFP une haute responsable de l’administration locale kurde.”La partie gouvernementale cherche, par ces attaques, à mettre fin aux accords conclus. Nous y sommes attachés et nous nous efforçons de les mettre en œuvre”, a déclaré Elham Ahmed, chargée des relations extérieures.Ces violences “mettent à l’épreuve le cadre déjà fragile d’intégration entre Damas et les FDS”, estime Nanar Hawach, de l’International Crisis Group. “Le recours à la pression militaire montre qu’on s’éloigne de la négociation technique vers des formes plus coercitives”.La responsable kurde a par ailleurs “remercié” les Etats-Unis pour leur rôle de médiateur. “Nous espérons qu’ils feront pression pour parvenir à une entente”, a-t-elle poursuivi.Une source diplomatique a indiqué à l’AFP que l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack était “en route pour Damas”.- France et Turquie -La Turquie, alliée des autorités syriennes, a “salué favorablement” l’opération de l’armée syrienne, par la voix de son ministre de la Défense Yasar Güler.Ankara, qui possède une frontière de plus de 900 kilomètres avec la Syrie, y a mené entre 2016 et 2019 plusieurs opérations d’envergure contre les forces kurdes.Pour sa part, le président français Emmanuel Macron a rappelé à son homologue syrien Ahmad al-Chareh, au cours d’un entretien téléphonique, “l’attachement de la France à une Syrie unie où l’ensemble des composantes de la société sont représentées et protégées”.”La France poursuit ses efforts de facilitation du dialogue entre les autorités syriennes de transition et les FDS, en coordination avec les Etats-Unis, et rappelle son attachement à la pleine mise œuvre de l’accord du 10 mars”, a souligné le ministère français des Affaires étrangères.Les combats en cours sont les plus violents à Alep entre les Kurdes et les autorités syriennes depuis la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024. Le nouveau pouvoir islamiste s’était engagé à protéger les minorités mais a été confronté à des massacres d’alaouites sur la côte en mars et des violences avec les druzes dans le sud en juillet.

Incendie de Crans-Montana : la Suisse se recueille, un copropriétaire incarcéré

Cloches, silence et discours : une grande partie de la population suisse a rendu hommage vendredi, jour de deuil national, aux victimes de l’incendie dramatique la nuit du nouvel an d’un bar de la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 116 blessés.La journée a aussi été marquée par le placement en détention préventive d’un des deux copropriétaires français de l’établissement, Jacques Moretti, le principal mis en cause dans cette affaire par le ministère public du canton à Sion, la capitale régionale.Cette mesure était réclamée depuis une semaine par les avocats des familles des victimes, très critiques sur la façon dont la procédure est menée par les autorités cantonales.Partout en Suisse, les autorités ont voulu placer ce 9 janvier sous le signe du recueillement. Dans les 26 cantons de la Confédération, une grande partie de la population a observé avant 14H00 (13H00 GMT) une minute de silence suivie par le tintement des cloches des églises.A Genève, Sion ou encore Zurich, ce silence a été respecté dans les entreprises, les administrations, les écoles et même dans la rue, où des passants se sont souvent arrêtés de marcher lorsque les sonneries des cloches ont retenti.- “Consterné” -La partie officielle s’est déroulée à Martigny, dans le Valais, devant un millier de personnes, parmi lesquelles le chef de l’Etat français Emmanuel Macron et son homologue italien Sergio Mattarella, dont les pays ont été particulièrement endeuillés avec respectivement neuf et six morts, ainsi que de nombreux blessés.Dans son discours, le président de la Confédération suisse Guy Parmelin a souligné que son pays demeurait “consterné” par la tragédie et a appelé les autorités judiciaires à mettre “les manquements au grand jour et à les sanctionner”.Cette “nuit d’horreur” a fait de “la Suisse tout entière une seule et même famille d’affligés”, a-t-il poursuivi. A Crans-Montana, une station recouverte d’un épais manteau de neige vendredi, plusieurs centaines de ses habitants, de touristes et de secouristes ont pu suivre en direct cette cérémonie, certains parvenant mal à retenir leurs larmes. Devant le bar Le Constellation, ravagé par les flammes, un autel orné de fleurs, de bougies, de peluches et de photos des victimes était recouvert d’une toile blanche pour le protéger des flocons.”J’ai tenu comme Valaisan d’être présent avec ma famille et mes petits-enfants pour témoigner aussi notre soutien, notre solidarité”, a confié à l’AFP Wilhelm Shnyder, un homme de 60 ans qui vit dans la partie alémanique du canton.”Très souvent aujourd’hui on est sous la pression du temps, on court très vite d’une chose à l’autre et je crois que prendre un moment, deux trois heures pour penser à celles et ceux qui ont perdu leur vie ou qui souffrent encore, c’est important”, a-t-il expliqué.- “Inimaginable” -Au total, des personnes de 19 nationalités ont été frappées par la tragédie qui a fait 40 morts – dont la moitié sont des mineurs – et 116 blessés, en majorité grièvement brûlés, dont 83 demeurent à ce jour hospitalisés en Suisse mais aussi en France, en Italie, en Allemagne et en Belgique.En marge des hommages, Jacques Moretti – connu de la justice française et condamné pour une affaire de proxénétisme en 2008 – a été auditionné pendant plus de six heures avec son épouse et copropriétaire Jessica à Sion.Le premier a été emmené à bord d’un fourgon en milieu d’après-midi. Le ministère public cantonal a annoncé avoir considéré que “compte tenu de ses déclarations, de son parcours de vie et de sa situation en Suisse et à l’étranger”, le risque de fuite était “concret”.Sa femme a quant à elle pu ressortir libre et s’est pour la première fois présentée devant une poignée de médias, dont l’AFP.”Mes pensées constantes vont vers les victimes et les gens qui se battent aujourd’hui”, a-t-elle brièvement confié, les traits tirés et le souffle court. “C’était une tragédie inimaginable. Et jamais, jamais on aurait pu imaginer ça. Et ça c’est passé dans notre établissement et je tiens à m’excuser”, a-t-elle poursuivi avant de s’éclipser.Le couple est officiellement soupçonné d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a estimé à Rome que l’incendie n’était pas un “simple accident” mais le résultat de trop de négligences et de la recherche de “l’argent facile”, promettant justice aux familles des victimes.Mardi, la commune de Crans-Montana avait provoqué une première secousse dans l’enquête en admettant une faute grave : aucune inspection sécurité et incendie du bar n’avait été effectuée depuis 2019. Ce qui a suscité la consternation des familles de victimes.D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame aurait été provoqué par des bougies étincelantes entrées en contact avec une mousse insonorisante dont était garni le plafond du sous-sol de l’établissement, en bas d’un immeuble de cette station cossue du Valais. Des interrogations portent aussi sur la présence d’extincteurs et la conformité des voies de sortie.L'”embrasement généralisé” et soudain du local a piégé les clients, principalement des adolescents et de jeunes adultes.En cette soirée de la Saint-Sylvestre, le bar était bondé et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des bousculades de personnes tentant désespérément de sortir.bur-nl-apo-ag/bds

Trump dit avoir “annulé” une nouvelle attaque sur le Venezuela après la libération d’opposants

Donald Trump a déclaré vendredi avoir “annulé” une nouvelle attaque américaine sur le Venezuela, du fait de la “coopération” de Caracas, qui a commencé à libérer plusieurs opposants politiques mais affirme n’être ni “subordonné, ni soumis” à Washington.L’annonce de ces libérations a été saluée par le président américain sur son réseau Truth Social comme “un geste très important et intelligent” par Caracas.Après la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines le 3 janvier, Donald Trump a dit dans son message avoir annulé une nouvelle attaque ciblant le pays, du fait de la “coopération” avec le pouvoir à Caracas. “Les Etats-Unis et le Venezuela travaillent bien ensemble”, a-t-il déclaré, notamment pour la “reconstruction” de l’industrie pétrolière, a-t-il dit.Le président américain doit recevoir vendredi à la Maison Blanche plusieurs dirigeants de grandes compagnies pétrolières pour évoquer des investissements au Venezuela.En parallèle, des diplomates américains se sont rendus à Caracas pour envisager la réouverture de l’ambassade des Etats-Unis, fermée depuis 2019.Le gouvernement américain continue cependant de mener d’une main ferme son blocus sur l’exportation du pétrole vénézuélien. Il a annoncé vendredi matin avoir saisi dans les eaux internationales un nouveau pétrolier qui partait du Venezuela, le cinquième saisi par Washington ces dernières semaines.- Rencontre Trump-Machado -L’annonce de la libération des opposants est intervenue quelques jours après le début lundi du mandat de la présidente par intérim vénézuélienne, Delcy Rodriguez, qui a assuré que son pays n’était ni “subordonné ni soumis” aux Etats-Unis et a évoqué sa “loyauté envers le président Nicolas Maduro”.L’un des principaux détenus relâchés jeudi, Enrique Marquez, avait mené une croisade judiciaire contre la réélection en 2024 de Nicolas Maduro, acquise selon l’opposition et une grande partie de la communauté internationale dans des conditions entachées de fraude.Edmundo González Urrutia, opposant en exil en Espagne, s’est dit vendredi “profondément heureux” de ces libérations.L’opposante Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025 et réfugiée dans la clandestinité, a elle aussi salué ces libérations, jugeant qu'”aujourd’hui, la vérité, pourchassée et réduite au silence pendant des années, parvient à se frayer un chemin”.Donald Trump a annoncé jeudi qu’il la recevrait à Washington “la semaine prochaine”, en ajoutant à la chaîne Fox News que ce serait “un grand honneur” si elle lui remettait son prix Nobel, comme elle le lui a proposé.A Oslo toutefois, l’Institut Nobel a indiqué qu’il était impossible de transférer un prix Nobel.Ces libérations sont “un geste unilatéral du gouvernement” afin “de favoriser la coexistence pacifique”, a fait valoir Jorge Rodriguez, président du Parlement du Venezuela, sans préciser le nombre ni la nationalité des détenus relâchés.Cinq ressortissants espagnols, dont l’avocate de premier plan Rocio San Miguel, libérés jeudi sont arrivés en début d’après-midi à Madrid. Et le gouvernement espagnol a déclaré espérer la libération d’un autre de ses ressortissants emprisonné au Venezuela pour des raisons politiques.- “Beaucoup d’espoir” -Le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, a par ailleurs annoncé s’être entretenu vendredi avec son homologue américain Marco Rubio “sur la situation au Venezuela”, une première depuis la capture de Nicolas Maduro par les forces américaines.Après l’opération, l’Espagne, où vivent plusieurs centaines de milliers de Vénézuéliens, avait proposé de jouer les intermédiaires dans la crise entre Caracas et Washington, une offre jusque-là ignorée par Donald Trump.Le pape Léon XIV a pour sa part exprimé sa “vive inquiétude” quant à “l’aggravation des tensions” dans la région et a appelé lors d’un discours devant le corps diplomatique “à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s’engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun”.Devant la prison d’El Rodeo I à Guatire, en périphérie de Caracas, des familles ont passé toute la nuit devant le bâtiment dans l’espoir de voir leur proche libéré, en vain pour le moment.”Nous sommes ici avec beaucoup d’espoir, avec beaucoup de foi”, a déclaré à l’AFP Hiowanka Avila, 39 ans, dont le frère est détenu depuis 2018, accusé d’avoir participé à une tentative d’attentat au drone contre Nicolas Maduro.L’ONG Foro penal estimait avant jeudi à 806 le nombre de prisonniers politiques au Venezuela, dont 175 militaires.

Six mois de prison avec sursis pour avoir écrasé un oeuf sur Bardella

Le tribunal correctionnel de Montauban a condamné vendredi le septuagénaire qui a écrasé un œuf sur la tête de Jordan Bardella lors d’une dédicace fin novembre à une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis, assortie d’une amende.Les juges ont condamné le prévenu, un agriculteur à la retraite de 74 ans, à un total de 1.000 euros d’amende, ainsi qu’à dédommager M. Bardella pour atteinte à son image à hauteur de 500 euros, et à prendre une part de ses frais de justice pour 600 euros.Le procureur de la République de Montauban, Bruno Sauvage, avait requis une peine de huit mois de prison dont quatre ferme à l’encontre de cet homme qui avait déjà été condamné pour des faits similaires en juillet 2022, ayant jeté un œuf sur la tête d’Éric Zemmour alors que celui-ci, candidat du parti Reconquête à la présidentielle, était en campagne à Moissac (Tarn-et-Garonne).Le représentant du ministère public a estimé qu’il ne s’agissait pas d’une “bêtise” comme le prévenu avait qualifié son geste lors de la procédure, un “terme totalement inapproprié” alors qu’il s’agit d’une “infraction pénale”, un “acte violent” et non un “acte citoyen” ou un “acte symbolique”.A la barre, le retraité, jeans, baskets et blouson de laine bleu marine, a déclaré: “je regrette mon geste et m’en excuse auprès de Monsieur Bardella, c’est son parti que je visais, c’était violent je le reconnais”, a-t-il déclaré.Interrogé par la présidente du tribunal, le prévenu a cependant reconnu qu’il s’agissait d’un geste politique “pour alerter les citoyens qu’on s’endort et qu’une fois qu’ils (les représentants du Rassemblement national) seront au pouvoir, il sera trop tard”.”Malheureusement, il n’y a que ça (à faire)”, a dit le prévenu, affirmant avoir voulu faire preuve du “minimum de violence pour avertir sur un maximum de violence pour tous les Français”.Lors d’une séance de dédicace de M. Bardella à Moissac le 29 novembre dernier, le prévenu avait pris place dans la file d’attente avant d’écraser un œuf sur la tête du président du RN au moment de lui présenter son exemplaire du livre.Il était poursuivi pour “violence sur personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité”.L’avocat de Jordan Bardella, Charles de Luynes, regrette que le tribunal ait prononcé une condamnation avec sursis. “C’est encore une peine d’avertissement, ce n’est pas ce que souhaitait le procureur (…) La justice n’a, je pense, pas renvoyé un message de fermeté, il y a le sursis simple, il n’y a aucune obligation comme le voulait le procureur, de soins et d’un stage de citoyenneté”, a-t-il estimé.Pour Rachel Lheureux, avocate du prévenu, les réquisitions du procureur étaient “disproportionnées” et “les magistrats du siège nous ont fait entendre la voix de la raison (…) Une sanction devait intervenir car aucune violence (…) n’est acceptable”.