Procès RN: “je suis engagée dans un combat pour mon innocence”, déclare Marine Le Pen

Marine Le Pen, actuellement jugée en appel dans l’affaire des assistants d’eurodéputés FN, un procès décisif pour sa candidature à la présidentielle de 2027, a martelé samedi à Marseille être “engagée dans un combat pour (s)on innocence”.En déplacement dans la cité phocéenne pour lancer la campagne des municipales, la cheffe de file de l’extrême droite, a souligné ne pas vouloir plaider “devant la presse”. “Quand on fait appel, par définition, on est optimiste”, a-t-elle néanmoins déclaré lors d’une conférence de presse, accompagnée du député RN Franck Allisio, candidat à la mairie de Marseille.”Je veux conserver cet optimisme et cette conviction que la cour entendra les arguments que le tribunal n’a pas entendus”, a poursuivi Mme Le Pen, qui doit être entendue à partir mardi après-midi.Balayant une question sur sa place dans la campagne pour la présidentielle, elle a souligné que sa priorité était que “les idées que nous représentons soient en ordre de marche l’été prochain pour pouvoir concourir à l’élection présidentielle dans les meilleures circonstances possibles”.A l’ouverture de son procès en appel mardi à Paris, la députée d’extrême droite avait soutenu n’avoir eu “aucun sentiment” de commettre un délit ni “rien dissimulé”.La justice reproche à Mme Le Pen, au Rassemblement national (alors appelé Front national) et à dix autres prévenus d’avoir payé entre 2004 et 2016 des salariés du parti, qui traversait alors des difficultés financières en raison de mauvais résultats électoraux, avec de l’argent du Parlement européen.En première instance, Marine Le Pen a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate, qui l’empêche pour l’instant de concourir à la présidentielle.

Budget: le bloc central s’interroge sur le financement des mesures annoncées par Lecornu

Le chef des députés Horizons Paul Christophe s’est interrogé samedi, à l’instar d’autres responsables du camp gouvernemental, sur le financement “des concessions” sur le budget annoncées vendredi par Sébastien Lecornu qui risquent de “mettre en péril” l’objectif de retour du déficit sous les 5% du PIB en 2026.”Les concessions annoncées hier par le Premier ministre représentent plusieurs milliards de moindres économies, en grande partie issues de la surenchère des socialistes, sans que leurs financements ne soient encore clairement établis”, écrit le représentant du parti d’Edouard Philippe sur X.”Chaque choix a un coût, et le redressement des comptes publics ne pourra pas se faire en aggravant démesurément la fiscalité ni en dissimulant la réalité budgétaire. Mais une chose est sûre, on ne peut à la fois multiplier les dépenses, promettre un déficit contenu et affirmer qu’il n’y aura aucune conséquence fiscale”, ajoute-t-il.Vendredi soir, le chef des députés du MoDem Marc Fesneau a dit attendre de l’exécutif “des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit”. “La responsabilité budgétaire, ce ne peut être la somme des envies des uns et des autres, singulièrement quand elles entretiennent l’illusion que l’on peut continuer de vivre à crédit sans efforts justes, collectifs, et surtout sans choisir”, a-t-il écrit sur X.Séastien Lecornu a annoncé vendredi soir plusieurs mesures en faveur du pouvoir d’achat, des étudiants et sur le logement, comme le réclamait le Parti socialiste.Il a notamment promis une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité pour “plus de trois millions de ménages” à revenus modestes. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, selon l’entourage du Premier ministre.Mais le locataire de Matignon est resté évasif sur leur financement. Samedi matin, le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure a indiqué que des chiffrages étaient en cours au sujet d’une surtaxe des bénéfices des grandes entreprises, demandée par le PS mais rejetée par LR et Renaissance.

Budget: le bloc central s’interroge sur le financement des mesures annoncées par Lecornu

Le chef des députés Horizons Paul Christophe s’est interrogé samedi, à l’instar d’autres responsables du camp gouvernemental, sur le financement “des concessions” sur le budget annoncées vendredi par Sébastien Lecornu qui risquent de “mettre en péril” l’objectif de retour du déficit sous les 5% du PIB en 2026.”Les concessions annoncées hier par le Premier ministre représentent plusieurs milliards de moindres économies, en grande partie issues de la surenchère des socialistes, sans que leurs financements ne soient encore clairement établis”, écrit le représentant du parti d’Edouard Philippe sur X.”Chaque choix a un coût, et le redressement des comptes publics ne pourra pas se faire en aggravant démesurément la fiscalité ni en dissimulant la réalité budgétaire. Mais une chose est sûre, on ne peut à la fois multiplier les dépenses, promettre un déficit contenu et affirmer qu’il n’y aura aucune conséquence fiscale”, ajoute-t-il.Vendredi soir, le chef des députés du MoDem Marc Fesneau a dit attendre de l’exécutif “des clarifications, en particulier sur le respect des objectifs de réduction du déficit”. “La responsabilité budgétaire, ce ne peut être la somme des envies des uns et des autres, singulièrement quand elles entretiennent l’illusion que l’on peut continuer de vivre à crédit sans efforts justes, collectifs, et surtout sans choisir”, a-t-il écrit sur X.Séastien Lecornu a annoncé vendredi soir plusieurs mesures en faveur du pouvoir d’achat, des étudiants et sur le logement, comme le réclamait le Parti socialiste.Il a notamment promis une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité pour “plus de trois millions de ménages” à revenus modestes. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, selon l’entourage du Premier ministre.Mais le locataire de Matignon est resté évasif sur leur financement. Samedi matin, le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure a indiqué que des chiffrages étaient en cours au sujet d’une surtaxe des bénéfices des grandes entreprises, demandée par le PS mais rejetée par LR et Renaissance.

Calme et recueillement aux obsèques d’Alain Orsoni à Ajaccio

Les obsèques d’Alain Orsoni, figure du nationalisme corse reconverti dans les affaires et assassiné lundi à l’enterrement de sa mère à Véro (Corse-du-Sud), ont eu lieu samedi matin à Ajaccio dans le calme et le recueillement, en présence de 200 personnes, a constaté l’AFP.Peu après 10H15, le cercueil d’Alain Orsoni, 71 ans, a quitté, en véhicule, l’espace funéraire, en périphérie d’Ajaccio, pour rejoindre, au pas, le crématorium voisin.Plus de 200 personnes, dont de rares élus et deux représentants de la ligue des droits de l’Homme (LDH), ont marché derrière le véhicule sur quelques centaines de mètres avant d’assister à une cérémonie où des images du nationaliste ont été projetées, un court hommage au “frère d’arme” a notamment été rendu par son ami, Jo Peraldi avant des chants polyphoniques. “J’ai rappelé que notre amitié de militant s’est transformée en quelques jours, au moment de la mort de son frère Guy, enlevé, torturé et tué en 1983, en un sentiment de frères d’arme, c’est-à-dire un lien sacré qui fait qu’on ne s’abandonne pas”, a indiqué à l’AFP Jo Peraldi qui a fait partie du Front de libération national corse (FLNC) aux côtés d’Alain Orsoni.Un rassemblement familial est prévu dans l’après-midi à Véro. Guy Orsoni, le fils de 41 ans d’Alain Orsoni, qui purge une peine de 13 ans de prison et est considéré comme une figure du banditisme corse par les autorités, n’était pas présent.   “Évidemment bouleversé par cet évènement tragique et les circonstances au cours desquelles il s’est déroulé”, Guy Orsoni a “souhaité pouvoir participer aux obsèques de son père” mais “les autorités compétentes lui ont fermement indiqué que cette mesure était impossible pour des raisons de sécurité”, a indiqué Camille Romani, l’un des avocats de Guy Orsoni, dans un message transmis à l’AFP.”Ce sont d’ailleurs les mêmes raisons qui ont présidé à son transfert dans un autre établissement pénitentiaire sous le régime du placement à l’isolement”, a précisé l’avocat, ajoutant que “Guy Orsoni a contesté ce placement”, estimant “n’être pas en danger”.Alain Orsoni, ancien président du club de football de l’AC Ajaccio qui faisait des allers-retours entre la Corse et le Nicaragua, a été tué lundi au cimetière de Véro lors de l’enterrement de sa mère de 91 ans, par “un seul tir” long distance qui a “traversé le bras” avant de l’atteindre en pleine poitrine, a indiqué jeudi à l’AFP le nouveau parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) en charge de l’enquête en co-saisine avec la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille.