Foot: le joueur du PSG Lucas Hernandez visé par une plainte pour traite d’êtres humains, enquête ouverte

Une enquête a été ouverte pour traite d’êtres humains et travail dissimulé après la plainte d’une famille colombienne, révélée par Paris-Match, contre le défenseur international du Paris-Saint-Germain, Lucas Hernandez, a indiqué mercredi le parquet de Versailles, sollicité par l’AFP.L’enquête a été confiée à la brigade de recherches de Saint-Germain-en-Laye, ajoute le ministère public.Dans un communiqué à l’AFP, le champion du monde français 2018 et son épouse, Victoria Triay, affirment de leur côté avoir été “manipulés” et n’avoir “jamais agi avec une intention malveillante ni dans le mépris de la loi”.”Ces personnes ont partagé notre vie avec respect et dignité”, indiquent encore Lucas Hernandez et Victoria Triay dans ce texte.L’international et son épouse, qui évoquent une “confiance trahie”, assurent au sujet de membres de cette famille les avoir “aidés, soutenus et crus” lorsqu’ils “nous ont assuré être en cours de régularisation de leur situation”.Ce père, cette mère et leurs trois enfants “se sont retrouvés à travailler pour un an dans cette famille, sans droits”, a pour sa part détaillé à l’AFP Me Lola Dubois, qui les défend. Ils travaillaient “entre 70 et 80 heures par semaine, sans congés payés, sans vacances, sans documents qui viendraient établir le droit des salariés”, pour un salaire d’environ 2.000 euros nets, détaille-t-elle encore.Ces conditions de travail, malgré des “avantages en nature” liés à la vie du joueur, combinées à la “vulnérabilité économique” de la famille, font que leur situation “s’apparente à une forme d’esclavage moderne”, a encore estimé l’avocate. Des contrats de travail ont bien été établis “un an après la prise de poste”, ajoute cette dernière, mais elle estime qu’ils l’ont été “pour donner l’impression d’une situation régulière”.”Cette affaire est désormais traitée par les voies juridiques appropriées, là où les faits (…) ont leur place”, concluent de leur côté le joueur et son épouse, appelant “à la décence, à la retenue et au respect”.

US hip-hop label Def Jam launches China division in Chengdu

Def Jam, the influential US record label, will launch a division in the “capital of Chinese hip-hop” Chengdu, its parent company Universal Music announced late Tuesday, in a vote of confidence for China’s music scene.The New York-based label worked on the first records of Public Enemy and Beastie Boys, as well as some albums from Jay-Z and Kanye West — all mainstays of American hip-hop.”China is one of the most important and dynamic music markets in the world today, with a new generation of artists shaping culture both locally and globally,” Adam Granite, executive vice president of market development at Universal Music, said in a statement. “Launching Def Jam Recordings China reflects our long-term commitment to this market and our belief that Chinese hip-hop has a powerful role to play in the global evolution of the genre.”Def Jam has also worked with African and European artists through its regional divisions. Chengdu is China’s fourth-largest city and the capital of southwestern Sichuan province, home to the country’s iconic giant pandas.Chengdu is “widely recognized for its vibrant music ecosystem and deep-rooted hip-hop culture,” Universal Music wrote in a press release. Higher Brothers, known for blending Mandarin and the local dialect, is one of the main hip-hop groups originating from the city. Def Jam will work with three acclaimed Chinese rappers — Xie Di, Yitai Wang and Deng Dianguo “DDG” — to help identify and mentor emerging artists. 

Shein et le BHV se défendent d’être “le grand méchant loup” et vantent leur modèle “disruptif” au Sénat

Les représentants de Shein et du BHV ont défendu mercredi au Sénat leur vision “disruptive” du commerce, appelant à une “coopération” avec les autorités mais aussi avec les acteurs de l’industrie textile française, inadaptée selon eux aux nouvelles réalités économiques.”Arrêtez de nous voir comme le grand méchant loup”: après des mois de polémiques et des rendez-vous déclinés à l’Assemblée nationale, Quentin Ruffat, porte-parole de Shein en France, a estimé que la marque asiatique d’ultra fast-fashion pouvait “aider les marques de prêt-à-porter en difficulté”.Le partenariat avec le groupe SGM, dirigé par Frédéric Merlin et propriétaire du BHV, vise à “démontrer comment la force et la popularité d’une marque digitale comme la nôtre peuvent contribuer à stimuler la fréquentation et l’attractivité des commerces physiques plutôt que de s’y substituer”, estime M. Ruffat.Au BHV pourtant, “l’expérimentation” n’a pas encore porté ses fruits. Si 5.000 visiteurs minimum viennent chaque jour au magasin Shein depuis son ouverture début novembre, peu ont acheté, reconnaît Frédéric Merlin. Avec le départ de nombreuses marques, en raison d’impayés ou par opposition au champion de la mode éphémère, le BHV a connu “une vraie baisse de chiffre d’affaires”. La bonne recette est en voie d’être trouvée, assure Frédéric Merlin, mais il n’a toujours pas donné de date pour l’ouverture de cinq espaces Shein en province, confirmant seulement que ça sera “très prochainement”.Plusieurs sénateurs sont restés sceptiques comme l’écologiste Yannick Jadot qui dénonce une “alliance mortifère pour l’industrie textile européenne”. Shein est “le meilleur sur le digital et sur l’internationalisation”, pourquoi donc ne pas collaborer avec elle, a rétorqué M. Ruffat. Il invite les marques françaises “qui ont du mal à s’internationaliser, à se digitaliser” à “utiliser” la plateforme.Seulement “10% du chiffre d’affaires des marques de prêt-à-porter françaises est sur le digital, (…) ce n’est plus possible de faire ça, il faut être multicanal, c’est tout l’enjeu de notre partenariat” avec le BHV, a-t-il asséné.Les acteurs du commerce en France et en Europe sont loin de vouloir une telle coopération: une coalition de fédérations du commerce a attaqué Shein en justice pour concurrence déloyale.- “Je veux bien faire preuve d’éthique, mais…” -L’Etat français a lui aussi assigné Shein en raison des produits interdits que la plateforme vendait. Malgré des “dommages graves à l’ordre public”, la demande de suspension de la plateforme a été rejetée par le tribunal. L’Etat a fait appel.Interrogé sur la désertification commerciale des centres-villes, Frédéric Merlin a critiqué un commerce devenu trop cher et déconnecté des consommateurs: des marques “premium” vendent des robes à 600 euros tout en produisant en Asie “dans les mêmes usines” que Shein – ce que réfutent plusieurs fédérations de l’habillement.”Je veux bien faire preuve d’éthique, mais en tant que commerçant, avec 2.000 salaires à payer tous les mois, je veux que ces clients (de Shein, NDLR) viennent dans mes magasins”, a-t-il continué.Shein revendique “25 millions d’utilisateurs actifs en France” au premier semestre 2025 et représente “une offre de choix”, et non “une injonction à consommer”, a plaidé Quentin Ruffat. Il voit dans le modèle de production de Shein “à la demande” une révolution face au commerce plus classique et ses taux d’invendus de “20 à 40%”. Shein a un taux “à un chiffre”.Avec son volume colossal de références proposées, majoritairement en matière plastique, Shein est régulièrement accusé par des ONG environnementales d’encourager la surconsommation et d’aggraver la crise environnementale, des tonnes de vêtements peu durables finissant dans des décharges sauvages à travers le monde. Shein a émis 26,2 millions de tonnes de CO₂ en 2024 (+23,1% par rapport à 2023), soit plus que Zara et H&M réunis.Interrogé sur le travail forcé de la minorité musulmane des Ouïghours en Chine, comme le dénoncent des ONG, M. Ruffat a renvoyé au chiffre de 95% des fournisseurs de Shein audités en 2024 par des cabinets indépendants. Shein explique avoir “trois points de zéro tolérance: le travail d’enfants, le travail forcé et le refus de se soumettre à un audit indépendant”. En 2024, Shein a cessé de travailler avec douze fournisseurs pour ces raisons.