Disperser vite les avions de combat, un impératif face aux menaces de drones ou missiles

“Regardez l’Ukraine, si vos forces sont immobiles vous perdez la guerre”. Ainsi éclairée, l’armée de l’Air française s’exerce à disperser très vite ses précieux avions Rafale, vulnérables au sol, pour les redéployer sur plusieurs bases et riposter dans la foulée.”Mardi dernier commençait comme une journée normale, je planchais sur mes mails “, raconte le capitaine Johan, 30 ans, de la 30e escadre de Mont-de-Marsan, dans les Landes. Soudain, “on a été appelés par le commandant, il fallait quitter la base”, menacée d’une attaque dans la journée.Il rassemble quelques affaires sans savoir où il doit conduire son Rafale. Ce sera Cazaux, en Gironde, à environ 80 kilomètres de là.L’exercice Topaze, conduit par l’Armée de l’Air et de l’Espace cette semaine dans le Sud de la France, a consisté à disperser sans préavis “20 avions dans un temps record sur 4 bases aériennes différentes”, explique le commandant de la brigade aérienne de l’aviation de chasse (BAAC), le général Pierre Gaudillière, en dressant le parallèle avec la guerre d’Ukraine.En même temps, “il faut déployer tous les mécaniciens (qui ont quitté la base par la route, ndlr), les lots techniques, le matériel de remise en oeuvre de ces avions et l’armement”, pour équiper de missiles les appareils dans la foulée, détaille-t-il.C’était le deuxième volet de l’exercice: ne pas simplement sauver les avions, mais pouvoir très vite les renvoyer au combat.Chargés de huit répliques de missiles de croisières air-sol Scalp, et de missiles air-air Mica et Meteor, quatre Rafale ont redécollé pour simuler un raid de représailles en territoire ennemi, appuyés par deux chasseurs Mirage venus de Luxeuil (Haute-Saône) et ont simulé un affrontement contre six Rafale figurant des Sukhoi-30 de conception russe.”Le but du raid est d’avoir une supériorité aérienne locale pour aller tirer les missiles” Scalp qui permettent de frapper dans la profondeur ennemie, avec leur portée de 250 à 350 kilomètres.- Opération Spiderweb -Quelque peu remisée après la Guerre Froide, pendant des décennies de guerres expéditionnaires et asymétriques sur des théâtre lointains, l’idée de pouvoir vite disperser ses avions chers et peu nombreux revient en force à la faveur du retour de la guerre de haute intensité entre Etats.C’est le concept baptisé ACE (emploi agile au combat) par l’armée de l’Air américaine, décliné et adapté par ses alliés de l’OTAN dont la France.”L’objectif de l’ACE est de préserver l’arme aérienne dans un environnement de menace élevée à longue portée, que ce soit des missiles de croisière ou balistique ou des drones suicide, comme on peut l’observer en Ukraine”, explique à l’AFP le chercheur Luca Chadwick, auteur de plusieurs articles sur le sujet, notamment pour le centre de réflexion britannique Rusi.Quand il est au sol, l’avion “est une cible inerte. Regardez le succès de l’opération Spiderweb en juin 2025: les Ukrainiens ont exploité cette vulnérabilité pour attaquer les bases aériennes” russes et détruire plusieurs précieux appareils, rappelle-t-il.”Disperser les avions et décentraliser leur régénération complique le travail de l’adversaire”, ajoute-t-il.A cette fin, l’armée de l’Air et de l’Espace peut s’appuyer sur un réseau de 28 bases aériennes en métropole et en Corse, mais aussi sur les multiples pistes civiles du territoire national.Mais elle doit aussi faire évoluer ses outils de maintien en condition opérationnelle (MCO), fluidifier le travail de ses mécanos, positionner les munitions au plus près des avions, etc. “On a changé de modèle”, explique le colonel Richard Désumeur, commandant en second et directeur technique de la BAAC. “Les mécanos ont réintégré les unités de combat, pour être plus autonomes et décider plus rapidement”.

Après une croissance française 2025 finalement à 0,9%, Paris optimiste pour 2026

La croissance française a été de 0,9% l’an dernier, a annoncé vendredi l’Insee, comme les économistes s’y attendaient mais meilleure que les espoirs initiaux du gouvernement, qui s’affiche optimiste pour début 2026.”La croissance a été robuste” en 2025, s’est félicité sur TF1 le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure, “meilleure que les 0,7% que j’attendais” dans le projet de loi de finances initial. “Ca fait un bon départ pour 2026, où j’espère qu’on fera au moins le 1% qu’on attend”, a-t-il estimé.Selon les estimations provisoires de l’Insee publiées vendredi, au dernier trimestre 2025, le produit intérieur brut a progressé de 0,2%. Les voisins de la France ont également publié des chiffres de croissance vendredi. En Allemagne, elle a atteint 0,3% au quatrième trimestre, pour 0,2% sur l’année. En Italie, elle a été de 0,7% sur l’année, et en Espagne, de 2,8%, avec un quatrième trimestre en hausse de 0,8%.Eurostat a annoncé de son côté que la croissance de la zone euro avait atteint 1,5% en 2025, au-delà des attentes, selon une première estimation.En France, la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance, mais très grippé ces derniers temps, a accéléré en fin d’année, gagnant 0,3% après 0,1% au troisième trimestre. L’investissement a lui ralenti (+0,2% après +0,7%), tandis que le commerce extérieur a de nouveau contribué positivement à la croissance.- Stocker, déstocker -Après l’inattendue et vigoureuse croissance de 0,5% au troisième trimestre, le +0,2% de croissance sur les trois derniers mois de l’année 2025 “marque un ralentissement attendu, un contrecoup”, a commenté auprès de l’AFP Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade.Pour lui, l’accélération de la consommation des ménages est “une bonne nouvelle”. Lucile Bembaron, d’Asterès, observe toutefois que les Français témoignent toujours de “leur volonté d’épargner” dans les enquêtes de l’Insee.La production des entreprises a cependant “marqué le pas” en fin d’année, relève l’Institut national de la statistique, avec une augmentation de 0,1% au quatrième trimestre après 0,8% au troisième.M. Darmet explique que la “production était très allante” au troisième trimestre, et que “des stocks se sont créés”. Au quatrième, “les entreprises ont préféré déstocker, notamment dans le secteur industriel et aéronautique”, et elles ont moins produit.”Trop de dynamisme au troisième trimestre, et au quatrième l’entreprise déstocke: c’est le cycle économique assez naturel”, selon lui, même si la reprise industrielle “reste assez fragile”.Sylvain Bersinger, du site Bersingéco, remarque que la croissance de 1% attendue en 2026 est dans la veine des années précédentes (1,6% en 2023, 1,1% en 2024 et 0,9% en 2025), alors qu’il “y a encore une dizaine d’années on apprenait aux étudiants que la croissance structurelle française était aux alentours de 2%”.- Révision à la baisse? -Selon lui, “la probabilité d’une forte révision de la croissance à la baisse est plus élevée qu’une forte révision à la hausse” cette année, en raison des risques géopolitiques, commerciaux, et du prix très élevés des actions, de l’or et des crypto-monnaies, qui pourraient subir “un retournement brutal”.L’année commence cependant, pour les acteurs économiques, avec une situation politique moins pesante qu’en fin d’année, puisqu’un budget devrait être définitivement adopté la semaine prochaine, grâce à l’utilisation de l’article 49-3 par le Premier ministre Sébastien Lecornu.En revanche, une croissance correcte ne règle que très partiellement le problème massif de finances publiques du pays.Le gouvernement, qui espérait faire adopter un budget basé sur un déficit des administrations publiques de 4,7% du PIB, a dû se résoudre à des compromis, particulièrement avec les socialistes, qui devraient ramener le déficit au mieux à 5%, après 5,4% en 2025, selon les dernières projections du ministère des Finances.Pour la Première présidente par intérim de la Cour des Comptes Carine Camby, il est “urgent d’agir”, et de réduire les dépenses. Car, a-t-elle prévenu jeudi, il est “vain de parler de souveraineté alimentaire, numérique, industrielle ou sanitaire, quand notre souveraineté budgétaire est mise en péril par notre charge de la dette”.

Après une croissance française 2025 finalement à 0,9%, Paris optimiste pour 2026

La croissance française a été de 0,9% l’an dernier, a annoncé vendredi l’Insee, comme les économistes s’y attendaient mais meilleure que les espoirs initiaux du gouvernement, qui s’affiche optimiste pour début 2026.”La croissance a été robuste” en 2025, s’est félicité sur TF1 le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure, “meilleure que les 0,7% que j’attendais” dans le projet de loi de finances initial. “Ca fait un bon départ pour 2026, où j’espère qu’on fera au moins le 1% qu’on attend”, a-t-il estimé.Selon les estimations provisoires de l’Insee publiées vendredi, au dernier trimestre 2025, le produit intérieur brut a progressé de 0,2%. Les voisins de la France ont également publié des chiffres de croissance vendredi. En Allemagne, elle a atteint 0,3% au quatrième trimestre, pour 0,2% sur l’année. En Italie, elle a été de 0,7% sur l’année, et en Espagne, de 2,8%, avec un quatrième trimestre en hausse de 0,8%.Eurostat a annoncé de son côté que la croissance de la zone euro avait atteint 1,5% en 2025, au-delà des attentes, selon une première estimation.En France, la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance, mais très grippé ces derniers temps, a accéléré en fin d’année, gagnant 0,3% après 0,1% au troisième trimestre. L’investissement a lui ralenti (+0,2% après +0,7%), tandis que le commerce extérieur a de nouveau contribué positivement à la croissance.- Stocker, déstocker -Après l’inattendue et vigoureuse croissance de 0,5% au troisième trimestre, le +0,2% de croissance sur les trois derniers mois de l’année 2025 “marque un ralentissement attendu, un contrecoup”, a commenté auprès de l’AFP Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade.Pour lui, l’accélération de la consommation des ménages est “une bonne nouvelle”. Lucile Bembaron, d’Asterès, observe toutefois que les Français témoignent toujours de “leur volonté d’épargner” dans les enquêtes de l’Insee.La production des entreprises a cependant “marqué le pas” en fin d’année, relève l’Institut national de la statistique, avec une augmentation de 0,1% au quatrième trimestre après 0,8% au troisième.M. Darmet explique que la “production était très allante” au troisième trimestre, et que “des stocks se sont créés”. Au quatrième, “les entreprises ont préféré déstocker, notamment dans le secteur industriel et aéronautique”, et elles ont moins produit.”Trop de dynamisme au troisième trimestre, et au quatrième l’entreprise déstocke: c’est le cycle économique assez naturel”, selon lui, même si la reprise industrielle “reste assez fragile”.Sylvain Bersinger, du site Bersingéco, remarque que la croissance de 1% attendue en 2026 est dans la veine des années précédentes (1,6% en 2023, 1,1% en 2024 et 0,9% en 2025), alors qu’il “y a encore une dizaine d’années on apprenait aux étudiants que la croissance structurelle française était aux alentours de 2%”.- Révision à la baisse? -Selon lui, “la probabilité d’une forte révision de la croissance à la baisse est plus élevée qu’une forte révision à la hausse” cette année, en raison des risques géopolitiques, commerciaux, et du prix très élevés des actions, de l’or et des crypto-monnaies, qui pourraient subir “un retournement brutal”.L’année commence cependant, pour les acteurs économiques, avec une situation politique moins pesante qu’en fin d’année, puisqu’un budget devrait être définitivement adopté la semaine prochaine, grâce à l’utilisation de l’article 49-3 par le Premier ministre Sébastien Lecornu.En revanche, une croissance correcte ne règle que très partiellement le problème massif de finances publiques du pays.Le gouvernement, qui espérait faire adopter un budget basé sur un déficit des administrations publiques de 4,7% du PIB, a dû se résoudre à des compromis, particulièrement avec les socialistes, qui devraient ramener le déficit au mieux à 5%, après 5,4% en 2025, selon les dernières projections du ministère des Finances.Pour la Première présidente par intérim de la Cour des Comptes Carine Camby, il est “urgent d’agir”, et de réduire les dépenses. Car, a-t-elle prévenu jeudi, il est “vain de parler de souveraineté alimentaire, numérique, industrielle ou sanitaire, quand notre souveraineté budgétaire est mise en péril par notre charge de la dette”.

Zelensky accepte le principe d’une trêve énergétique avec la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accepté, dans des propos publiés vendredi, le principe d’un arrêt mutuel des frappes sur les infrastructures énergétiques avec la Russie, au lendemain de l’annonce par Donald Trump d’une supposée trêve sur fond de températures glaciales en Ukraine.Le Kremlin a de son côté affirmé vendredi que le président américain avait demandé à son homologue russe Vladimir Poutine de cesser jusqu’au 1er février les frappes sur la capitale ukrainienne Kiev, où le réseau énergétique a souffert des bombardements précédents.Des frappes russes ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi en Ukraine. L’armée de l’air ukrainienne a fait état d’un missile et de 111 drones tirés, dont 80 ont été abattus, sans préciser quel type d’installations ont été visées.Le dirigeant américain avait annoncé jeudi avoir demandé “personnellement” à Vladimir Poutine de cesser les frappes sur Kiev et d’autres villes “pendant une semaine” alors qu’est attendue une vague de froid intense, et assuré que le président russe “avait accepté de le faire”.La Maison Blanche n’a cependant livré aucun détail sur les contours exacts de cette trêve, ni sa date de début ni quel type de frappes seraient concernées. Elle intervient alors que Russes et Ukrainiens doivent se retrouver dimanche pour des pourparlers directs aux Emirats arabes unis.”Si la Russie ne frappe pas nos infrastructures énergétiques – installations de production ou tout autre infrastructure énergétique –, nous ne frapperons pas les leurs”, a déclaré M. Zelensky à des journalistes, dont ceux de l’AFP, en réponse à cette annonce.Jeudi soir, il avait dit compter sur les Etats-Unis pour parvenir à cette trêve, alors que le réseau énergétique ukrainien a été sévèrement mis à mal par des bombardements russes massifs ces derniers mois.Ces frappes ont provoqué des coupures d’électricité et de chauffage d’ampleur dans plusieurs grandes villes d’Ukraine, dont la capitale, Kiev, où jusqu’à la moitié des immeubles ont été par moments affectés.Donald Trump a dit avoir fait cette demande en raison du froid “exceptionnel” en Ukraine, les météorologues annonçant des températures nocturnes pouvant descendre jusqu’à -30°C dans les prochains jours.- Pas de compromis sur les territoires -Le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a rapporté sur Telegram que 378 bâtiments restaient sans chauffage dans la capitale ukrainienne après les précédentes frappes russes, alors que les travaux de réparation se poursuivent.L’Ukraine frappe de son côté régulièrement des raffineries et dépôts pétroliers en Russie et des infrastructures de transport d’hydrocarbures, provoquant d’importants incendies. Les régions russes frontalières ont aussi connu par moments des coupures de courant à cause des bombardements ukrainiens.Russes, Ukrainiens et Américains ont entamé la semaine dernière un cycle de pourparlers à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, sur le plan proposé par Washington pour mettre fin à quatre ans de combats.Volodymyr Zelensky a indiqué que les discussions butent toujours sur l’épineuse question des territoires de l’est de l’Ukraine que Moscou revendique. La Russie exige notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones de la région de Donetsk qu’elles contrôlent encore.”Jusqu’ici, nous n’avons pas réussi à trouver un compromis sur la question territoriale, en particulier concernant une partie de l’est de l’Ukraine”, a indiqué le président ukrainien.- “Désescalade” -Selon lui, la Russie a aussi interrompu les échanges de prisonniers de guerre, dont le dernier en date remonte à l’année dernière. Ce type d’échanges était le seul résultat concret des dernières négociations russo-ukrainiennes, en 2025 à Istanbul en Turquie.Côté russe, le Kremlin avait confirmé jeudi que le dialogue “se poursuivait” sans vouloir commenter les détails du processus.Le plan américain prévoit des concessions, notamment territoriales, de la part de Kiev en échange de garanties de sécurité de la part de Washington afin de dissuader la Russie d’attaquer à nouveau. Selon M. Zelensky, l’objectif des Américains est aussi de travailler à une “désescalade” afin que Moscou et Kiev s’abstiennent “d’utiliser leurs capacités de longue portée afin de créer davantage d’espace pour la diplomatie”.Jeudi, Donald Trump a assuré que “beaucoup de progrès” avaient été faits jusqu’ici dans les pourparlers diplomatiques.

Turkey leads Iran diplomatic push as Trump softens strike threat

Iran’s foreign minister was in Turkey on Friday as Ankara led a diplomatic push to mediate between Tehran and Washington, after US President Donald Trump cooled threats of an imminent strike on the Islamic republic. Tehran and Washington have been trading warnings since Trump threatened military action over a deadly crackdown on protests that erupted in late December over economic grievances and peaked on January 8 and 9. Pressure mounted after the United States moved a naval fleet into the region, with Trump warning time was “running out” for Tehran, pushing for Iran to make a deal on its nuclear programme, which the West believes is aimed at making an atomic bomb. The US president brought the temperature down late on Thursday, saying he hoped to avoid military action and saying talks were on the cards with Iran. “We have a group headed out to a place called Iran, and hopefully we won’t have to use it,” Trump said, while speaking to media at the premiere of a documentary about his wife Melania. The stand off has spurred calls for diplomacy from regional actors and allies of the rival countries. Iran’s neighbour Turkey led a diplomatic charge on Friday, offering to mediate between Tehran and Washington. President Recep Tayyip Erdogan told his Iranian counterpart Masoud Pezeshkian in a call that Turkey was “ready to assume a facilitating role between Iran and the United States to de-escalate the tensions and resolve the issues”. Pezeshkian meanwhile said the success of diplomacy depended on the “goodwill of the parties involved and the abandonment of belligerent and threatening actions in the region,” his office said.The call came as Tehran’s Foreign Minister Abbas Araghchi had travelled to Istanbul for top-level talks on the matter with Turkish top diplomat Hakan Fidan as well as meet with Erdogan, Iran’s foreign ministry said in a statement. – Immediate ‘countermeasures’ -Gulf states, some of which host US military sites, have also called for calm, while Tehran-ally Russia has urged negotiations. US ally the European Union also advocated against military action but sent a message of condemnation to Tehran over the crackdown on protests that rights groups say killed thousands of people by designating Iran’s Revolutionary Guards (IRGC) a “terrorist organisation”. Iran quickly hit back at the move, with Araghchi calling it a “mistake” and the military saying it was “irresponsible and spite-driven”. On Friday, Ali Shamkhani, a senior advisor to Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei, said on X that “countermeasures will be immediate” in response to the designation. He accused the West of hypocrisy over Israel’s war in Gaza, saying “the meaning of terrorism in American and European discourse has been transformed”. EU chief Ursula von der Leyen had said, “‘Terrorist’ is indeed how you call a regime that crushes its own people’s protests in blood”, as she hailed the designation of the IRGC, which activists say played a frontline role in suppressing protests. The US-based Human Rights Activists News Agency (HRANA) said it has confirmed 6,479 people were killed in the demonstrations, including 6,092 protesters and 118 children, as internet restrictions imposed on January 8 continue to hinder access to information inside the country. But rights groups warn the toll is likely far higher, with estimates in the tens of thousands. Iranian authorities acknowledge that thousands were killed during the protests, giving a toll of more than 3,000 deaths, but say the majority were members of the security forces or bystanders killed by “rioters”. burs-sw/sjw/ser

Minneapolis: entre chaud et froid, Trump qualifie Alex Pretti d'”agitateur”

Donald Trump a qualifié vendredi d'”agitateur” l’infirmier tué à Minneapolis il y a une semaine par des agents fédéraux, au lendemain des promesses de son émissaire d’y réduire les effectifs de la police de l’immigration.Le président américain ne cesse de souffler le chaud et le froid sur la mort, sous les balles d’agents fédéraux, de deux citoyens américains – Alex Pretti et Renee Good – depuis début janvier. Deux drames qui divisent les Américains et ont plongé cette cité du Midwest dans l’effroi.Dans son message posté juste avant 02H00 du matin à Washington (07H00 GMT), Donald Trump est revenu sur une vidéo virale montrant Alex Pretti, 11 jours avant sa mort, se rebeller lors d’une interpellation par des policiers.”Agitateur et, peut-être, insurgé, la cote d’Alex Pretti a fortement chuté” avec cette vidéo, a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. “On le voit hurler et cracher au visage d’un agent de l’ICE (la police de l’immigration, ndlr) très calme et maître de lui”.Alex Pretti donne “des coups de pieds frénétiques dans un véhicule gouvernemental neuf et très coûteux avec une telle force et violence que le feu arrière s’est brisé en morceaux”, s’indigne le président dans son message.”Ce fut une véritable démonstration de violence et de colère, visible de tous, déchaînée et hors de contrôle. L’agent de l’ICE est resté calme et posé, ce qui n’est pas facile dans de telles circonstances! REDONNONS SA GRANDEUR À L’AMÉRIQUE”.En début de semaine, Donald Trump avait promis une “petite désescalade” et un retrait partiel des hommes masqués qui quadrillent Minneapolis. Avant de renouer avec sa rhétorique incendiaire et de s’en prendre au maire démocrate Jacob Frey, qui continue de lui tenir tête.Le sujet cristallise de vifs débats jusqu’à Washington, où les démocrates bataillent sur le budget du ministère de la Sécurité intérieure. Le Sénat doit voter un nouveau texte dans la journée de vendredi, après l’annonce par Donald Trump qu’un compromis avait été trouvé. Chose rare, une figure de la Sillicon Valley s’est même emparée du sujet. “Davantage d’entre nous doivent cesser de considérer le chaos trumpiste comme un simple théâtre politique dont on peut se tenir à l’écart. Il est temps pour nous tous d’en faire et d’en dire davantage”, a écrit Reid Hoffman, cofondateur de LinkedIn, jeudi dans une tribune au San Francisco Standard. “Une grande majorité d’entre nous désapprouve la brutalité ostentatoire du régime Trump”.- “Démonstration de violence” -Jeudi, l’envoyé spécial présidentiel à Minneapolis, Tom Homan, a promis de “bientôt” réduire les effectifs de la police de l’immigration déployés en ville, tout en répétant la volonté du président d’y poursuivre ses opérations.Quelque 3.000 agents chargés de la lutte contre l’immigration illégale ont été dépêchés. “Nous ne renonçons en aucun cas à notre mission. Nous la menons simplement de manière plus intelligente”, a affirmé Tom Homan.L’émissaire a admis la nécessité de “certaines améliorations” dans les opérations. Si des agents n’agissent pas de façon professionnelle, “ils seront traités comme n’importe quelle autre agence fédérale. Nous avons des normes de conduite”. Alex Pretti, infirmier de 37 ans, a été abattu samedi par des membres de la police aux frontières (CBP). Renee Good, mère de famille du même âge, avait été tuée moins de trois semaines plus tôt, le 7 janvier, par un agent de la police de l’immigration (ICE).Et les tensions restent vives dans la plus grande ville du Minnesota, dont les habitants prennent avec distance les promesses de l’administration. “Nous y croirons quand nous le verrons. Cette administration a prouvé à maintes reprises qu’elle ne fait que nous mentir”, a réagi auprès de l’AFP Steven Gagner, 41 ans, membre d’un réseau citoyen qui signale et filme les interventions d’ICE dans son quartier.Selon lui, les opérations “se sont intensifiées dans les trois derniers jours”.Le sujet intervient aussi alors que Donald Trump multiplie les déclarations de soutien aux candidats républicains aux élections législatives de mi-mandat, en novembre. Il “est pris entre deux feux, entre sa base électorale fidèle qui l’a élu sur la promesse +d’expulsions massives+ et un électorat plus large qui est de plus en plus mal à l’aise” avec les méthodes des agents fédéraux, commentait vendredi le Washington Post.

‘Superman’ Li Ka-shing, Hong Kong billionaire behind Panama ports deal

Hong Kong tycoon Li Ka-shing and his conglomerate CK Hutchison have been tied up in global US-China rivalry since announcing a controversial $19 billion sale of strategic ports in Panama last year.The Li family owns 30 percent of CK Hutchison, which controls ports, retail, infrastructure and other businesses in dozens of countries and reported revenue of $61.4 billion in 2024.Li was Asia’s ninth-richest man, according to the Bloomberg Billionaires Index in January, with a total net worth of more than $42 billion.Nicknamed “Superman” for his business acumen, the 97-year-old and his companies are woven into the fabric of Hong Kong life through everything from internet services to supermarket chains.A Panama Supreme Court decision to annul CK Hutchison’s concession there on Thursday showed how container ports in geopolitically strategic locations have become a prized global currency.- From refugee to billionaire -Li was born in the southern Chinese city of Chaozhou in 1928.A refugee from the Sino-Japanese War who fled mainland China to Hong Kong, he started a business in 1950 manufacturing plastic flowers and named it Cheung Kong after China’s Yangtze River.He reaped big profits in the 1960s after diversifying into property, and extended his businesses into many sectors in the following decades.Li also had a longstanding interest in overseas markets, making investments in the Canadian property and energy sectors in the 1980s.He swam against the tide after Beijing crushed the pro-democracy movement in Tiananmen Square in 1989, becoming the largest Hong Kong investor in mainland China, primarily in the property sector, while foreign businesses fled.He continued to invest heavily on the mainland during the 1990s, the dedicated capitalist courting Beijing’s communist leaders as China began to emerge as an economic superpower.The extent of Li’s investments served as a powerful catalyst for foreign capital entering China in the following decades, propelling its economic miracle.Li also supported China’s education and healthcare sectors through substantial philanthropic funding.He enjoyed close ties with three generations of Chinese leaders, including Deng Xiaoping, the architect of China’s economic opening up.- Weakening ties -That closeness to China’s leadership weakened after Xi Jinping took power in 2012. Beijing hardened its stance towards tycoons under Xi, including those from Hong Kong, and Li found his commercial and political manoeuvres under increasing criticism by government-affiliated media. He has offloaded major property investments in China in recent years in a move seen as part of a quest for stability and a sign of being less reliant on the mainland. Li announced a sweeping reorganisation of his vast business empire in 2015 following the sale of some Chinese assets. Many of the more recent expansions were instead overseas, with CK Hutchison now operating in some 50 countries across telecoms, ports, infrastructure, and retail.Li and his family are also reportedly thinking of spinning off and selling assets across its units.Chinese state media have criticised Li for his apparent decision to divest from some mainland markets and for supposedly showing sympathy to pro-democracy protesters in Hong Kong in 2019.Beijing authorities intensified pressure on CK Hutchison last year, repeatedly criticising the conglomerate’s sale of its Panama Canal ports.The Beijing-based authority overseeing Hong Kong affairs reposted a newspaper editorial titled “Great entrepreneurs have always been outstanding patriots” after the sale plan was announced in March.There has been slow progress in the CK Hutchison port sale negotiations since then, with analysts telling AFP that political factors have become a drag.Panama’s Supreme Court found the laws that allowed CK Hutchison to operate two of the five canal ports “unconstitutional”, ending its decades-long concession.The ports operator, CK Hutchison subsidiary Panama Ports Company, said the decision “lacks legal basis” and threatens thousands of livelihoods.