Présidentielle au Portugal : l’extrême droite attendue au second tour

Les Portugais se rendent aux urnes dimanche pour le premier tour d’une élection présidentielle où l’extrême droite, déjà la plus grande force d’opposition nationale, peut franchir un nouveau palier en plaçant son candidat au second tour.Avant les résultats du comptage des suffrages, attendus plus tard dans la soirée, les projections de sortie des bureaux de vote des télévisions seront connues à 20H00 (heures locale et GMT).Selon les sondages, André Ventura, le président du parti d’extrême droite Chega (“Assez”), pourrait arriver en tête de ce scrutin mais ce député de 43 ans aurait très peu de chances de l’emporter au second tour, prévu pour le 8 février.”Je suis très confiant”, a-t-il assuré après avoir voté à Lisbonne, où brillait un éclatant soleil d’hiver.”On ne peut pas passer notre temps à critiquer les choses et rester assis sur le canapé le jour où nous sommes appelés à prendre une décision”, a-t-il ajouté.Jusqu’à midi, le taux de participation des 11 millions d’électeurs au Portugal et à l’étranger était de 21,18%, en nette hausse par rapport à la présidentielle de 2021, organisée en pleine pandémie de Covid-19 et à l’issue beaucoup plus prévisible, qui avait enregistré une abstention record.Au bout d’une campagne électorale cette fois à grand suspense, le candidat socialiste Antonio José Seguro semblait avoir une petite longueur d’avance sur l’eurodéputé libéral Joao Cotrim Figueiredo dans la course pour la deuxième place.- “Candidat du peuple” -Luis Marques Mendes, le représentant du camp du gouvernement de droite, et l’indépendant Henrique Gouveia e Melo, un amiral à la retraite qui avait dirigé avec succès la campagne de vaccination contre le Covid-19, gardaient eux aussi l’espoir de se qualifier pour le second tour, qui opposera les deux personnalités ayant recueilli le plus de voix dimanche.Le vainqueur de l’élection succédera au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, élu à deux reprises dès le premier tour. Depuis l’avènement de la démocratie au Portugal, une seule présidentielle s’est décidée au second tour, en 1986.Déjà candidat en 2021, André Ventura avait alors recueilli 11,9% des suffrages, soit près de 500.000 voix, pour terminer en troisième position, juste derrière une candidate socialiste dissidente.Depuis, son parti n’a cessé de progresser dans les urnes, obtenant 22,8% des suffrages et 60 députés aux législatives de mai dernier, dépassant le Parti socialiste en tant que premier parti d’opposition au gouvernement minoritaire de Luis Montenegro.”Un nouveau score solide pour l’extrême droite confirmerait sa domination sur le paysage politique” et marquerait un nouveau chapitre dans “la bataille en cours au sein de la droite, entre le centre droit traditionnel et l’extrême droite émergente”, a résumé dans une note le cabinet d’analyses Teneo.Auto-proclamé “candidat du peuple” qui promet de “mettre de l’ordre” au Portugal, M. Ventura a terminé sa campagne en demandant aux autres partis de droite de ne pas lui “faire obstacle” en cas d’éventuel second tour l’opposant au candidat socialiste.- “Bon sens” -Antonio José Seguro, un socialiste ancré au centre, a quant à lui joué la carte du candidat rassembleur et modéré, se posant en défenseur de la démocratie contre “l’extrémisme”.”Je crois dans le bon sens des Portugais”, a lancé cet homme de 63 ans après voté dimanche à Caldas da Rainha (centre), où il réside.A Lisbonne, Alexandre Leitao, un biologiste de 50 ans, reconnaît avoir fait le choix d’un vote utile à gauche, disant assister avec “une grande inquiétude” à “une dérive vers l’extrême droite très négative”.”Nous, les jeunes, nous ne sommes pas contents du pays que nous avons”, a témoigné Irina Ferestreoaru, une électrice de 33 ans d’origine roumaine. Selon elle, la popularité croissante d’André Ventura constitue “un signal d’alerte” pour le Portugal “car les gens désespèrent de voir du changement”.”Celui qui me séduit le plus, c’est encore l’amiral. Les autres, ce sont des candidats liés aux partis politiques. Ils défendent uniquement leurs intérêts”, a pour sa part commenté José Alexandre, un ouvrier de 59 ans, après avoir voté dans la banlieue sud de la capitale.Elu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois, le président portugais n’a pas de pouvoirs exécutifs mais peut être appelé à jouer un rôle d’arbitre en cas de crise, disposant du droit de dissoudre le Parlement pour convoquer des législatives.

Iran: le pouvoir envisage de rétablir internet, réouverture des écoles

Le pouvoir iranien envisageait dimanche de “rétablir progressivement” l’accès à internet, après une coupure inédite imposée en pleine vague de contestation pour cacher, selon les défenseurs des droits humains, une répression qui a fait des milliers de morts.Les autorités, qui affirment avoir repris le contrôle de la situation, ont aussi rouvert dimanche les écoles, fermées depuis une semaine, et les universités, a annoncé la télévision d’Etat. Le mouvement a été déclenché le 28 décembre à Téhéran par des commerçants en colère contre le coût de la vie avant de prendre une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique en place depuis 1979.Il a été étouffé par une répression qualifiée de “massacre” par des groupes de défense des droits humains, à la faveur d’un blackout des communications instauré il y a dix jours.  “Les autorités compétentes ont annoncé que l’accès à internet serait progressivement rétabli”, a annoncé samedi soir l’agence de presse Tasnim, sans donner plus de détails. Citant une “source bien informée”, elle a précisé que les applications de messagerie locales seraient “bientôt activées” sur l’internet national.Dimanche matin à Téhéran, des journalistes de l’AFP ont pu accéder à l’internet mondial, bien que la majorité des fournisseurs d’accès restent bloqués, sans que les raisons de cette connexion limitée ne puissent être éclaircies. Bloqués pendant des jours, les appels téléphoniques vers l’étranger ont été rétablis mardi et les échanges par SMS samedi. – “Tirs sans relâche” -Malgré ces restrictions, et celles imposées de longue date aux applications étrangères – dont Instagram et Facebook, pour lesquelles une connexion VPN est nécessaire – des rapports d’exactions de la part des forces de sécurité ont filtré, notamment via Starlink, selon des ONG. Amnesty International a déclaré avoir vérifié des dizaines de vidéos et de témoignages ces derniers jours, montrant “que les forces de sécurité tiraient sans relâche sur les manifestants dans les rues et depuis des positions en hauteur”. Les hôpitaux ont été “submergés de blessés”, selon la chercheuse de l’ONG sur l’Iran, Raha Bahreini, qui a dénoncé un “massacre de manifestants”.”Toutes les dix minutes, on entendait une série de coups de feu”, a raconté à l’AFP Kaveh (prénom modifié) désormais au Royaume-Uni, relatant une manifestation à laquelle il a participé le 9 janvier à Téhéran.  En l’absence de bilan global officiel, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a fait état pour la première fois samedi de “milliers de personnes tuées”, imputant ces morts aux “séditieux”, selon lui manipulés par les Etats-Unis et Israël. Les autorités s’étaient jusque là limitées à recenser des dizaines de membres des forces de sécurité tués. Au moins 3.428 manifestants ont été tués, selon le dernier bilan de Iran Human Rights (IHR), dont les chiffres sont cités par l’ONU. D’autres estimations font état de plus de 5.000 morts, voire jusqu’à 20.000, selon cette ONG basée en Norvège. La chaîne d’opposition Iran International, basée à l’étranger, affirme qu’au moins 12.000 personnes ont été tuées, citant hauts responsables gouvernementaux et sources sécuritaires.Le pouvoir judiciaire iranien a catégoriquement rejeté ce chiffre.- “Outil efficace” -Les médias locaux ont fait état de milliers d’arrestations, les ONG de défense des droits humains estimant que jusqu’à 20.000 personnes ont été détenues. Dimanche, le porte-parole de la justice iranienne, Asghar Jahangir, a réaffirmé que des procès rapides seraient organisés et averti que certains actes s’apparentaient au crime de “guerre contre Dieu”, passible de la peine de mort.  “Ceux qui ont joué un rôle décisif dans ces appels à la violence, ont entraîné un bain de sang et des dégâts importants aux finances publiques, ne seront pas épargnés”, a-t-il déclaré.  Le président américain Donald Trump avait remercié vendredi le gouvernement iranien d’avoir annulé “toutes les pendaisons prévues” de contestataires. Une mesure mise en doute par l’analyste Arif Keskin, pour qui “le risque demeure très réel”, car “la direction iranienne considère les exécutions (…) comme un outil efficace” contre toute contestation. “Pour le régime, les exécutions entraîneront des coûts internationaux à court terme mais sont considérées comme un investissement à long terme dans la sécurité intérieure”, a déclaré à l’AFP ce spécialiste iranien du Moyen-Orient, basé à Ankara. burs-sw/cab/sg

Iran considers ‘gradually’ restoring internet after shutdown

Iranian authorities have said they are considering “gradually” restoring internet access after imposing an unprecedented communications shutdown 10 days ago, which rights groups say masked a violent protest crackdown that killed thousands.  Demonstrations sparked in late December by anger over economic hardship exploded into protests widely seen as the biggest challenge to the Iranian leadership in years. Iranian officials have said the demonstrations were peaceful before turning into “riots” and blamed foreign influence, namely from Iran’s foes the United States and Israel. The rallies subsided after the crackdown that rights groups have called a “massacre” carried out by security forces under the cover of a communications blackout that started on January 8 as the protests grew in size and intensity. Government officials have said calm has been restored, with schools reopening on Sunday — Iran’s weekend falling on Thursday and Friday — after a week of closure. Late Saturday, the Tasnim news agency reported “the relevant authorities announced that internet access would also be gradually restored”, but gave no further details. Citing an unnamed “informed source”, the agency said local messaging applications “will soon be activated” on Iran’s domestic intranet. On Sunday morning, AFP was able to connect to the internet from its Tehran office, though the vast majority of internet providers and mobile internet remain cut.Outgoing international calls have been possible since Tuesday, and text messaging was restored Saturday morning. For days, text messages and international phone calls — and at times even local calls — were cut off. Iran has since been relying on its intranet, which has supported local media websites, ride-hailing apps, delivery service and banking platforms. – ‘Overwhelmed’ -Despite the restrictions, information had still filtered out, with reports of atrocities emerging, according to rights groups.Amnesty International said it had verified dozens of videos and accounts in recent days. They showed “that security forces have been relentlessly firing at protesters from the streets and from elevated positions” and that hospitals had been “overwhelmed with the injured” in a “massacre of protesters”, said Amnesty’s Iran researcher Raha Bahreini in a video posted online. Norway-based rights group Iran Human Rights (IHR) says it has verified the deaths of 3,428 protesters killed by security forces, confirming cases through sources within the Islamic republic’s health and medical system, eyewitnesses and multiple independent sources.However, the NGO warns the true toll is likely far higher. Media cannot independently confirm the figure and Iranian officials have not given an exact death toll for the protests.Other estimates place the death toll at more than 5,000 — and possibly as high as 20,000 — though the internet blackout has severely hampered independent verification, IHR says.The opposition Iran International channel based outside the country has said at least 12,000 people were killed during the protests, citing senior government and security sources.Iran’s judiciary has rejected that figure.On Saturday, supreme leader Ayatollah Ali Khamenei said “a few thousand” people had been killed by what he called “agents” of the United States and Israel, and Iranian local media has reported multiple deaths among security forces.Khamenei said authorities “must break the back of the seditionists”, as local media has reported thousands of arrests and rights groups have estimated up to 20,000 people have been detained. – ‘Not be spared’ -On Sunday, Iran’s judiciary spokesman Asghar Jahangir reiterated that swift trials would be held, warning that some acts were tantamount to the capital offence of “moharebeh”, or “waging war against God”. “All those who played a decisive role in these calls for violence, which led to bloodshed and significant damage to public finances, will not be spared,” he said.Alarm has grown over the threat of capital punishment against arrested protesters, even as Donald Trump said Iran had called off hundreds of executions. The US president, who backed and joined Israel’s 12-day war against Iran in June, had repeatedly threatened new military action against Tehran if protesters were killed. Analyst Arif Keskin cast doubt on Trump’s claim, saying “the Iranian leadership sees executions… as an effective tool to end protests, prevent them, and suppress them”.”For the regime, executions will carry short-term international costs but are seen as a long-term investment in domestic security,” the Ankara-based Iranian researcher and Middle East specialist told AFP. “The risk therefore remains very real.” burs-sw/jfx

Mitchell, Phillips tons guide New Zealand to 337-8 in ODI decider

Daryl Mitchell and Glenn Phillips struck counter-attacking centuries as New Zealand posted 337-8 against India in their third and deciding one-day international on Sunday.New Zealand slipped to 5-2 and then 58-3 after being invited to bat first in Indore before Mitchell and Phillips put on 219 runs for the fourth wicket.Mitchell made 137 and Phillips hit 106 off 88 balls to take the attack to the opposition bowlers as New Zealand look for their first ODI series win in India.The in-form Mitchell picked up where he left off from his match-winning 131 not out in the previous match, which levelled the series at 1-1.Mitchell reached his ninth ODI ton with a single of Ravindra Jadeja, letting out a scream and celebrating with his partner.Phillips reached his hundred off Arshdeep Singh and pointed his bat to the sky as the crowd and the New Zealand dressing room stood to applaud.Arshdeep finally got Phillips caught behind to end the marathon stand and Mitchell soon followed after falling to Mohammed Siraj.New Zealand wobbled with four more wickets but captain Michael Bracewell hammered an unbeaten 28 off 18 balls to boost their total.Left-arm quick Arshdeep struck in the first over when he bowled Henry Nicholls for a first-ball duck and Harshit Rana removed Devon Conway for five in the next over.Rana stuck again to remove Will Young for 30 but Mitchell and Phillips then rebuilt the innings and put New Zealand on course to a challenging total.The series will be followed by five T20s ahead of the T20 World Cup in India and Sri Lanka between February 7 and March 8.

Kurdish forces withdraw from Syria’s largest oil field as govt forces advance

Kurdish-led forces withdrew on Sunday from Syria’s largest oil field, a conflict monitor said, as government troops extended their grip over swathes of territory in the country’s north and east.The push came after President Ahmed al-Sharaa issued a decree granting the Kurds official recognition in an apparent goodwill gesture, even as his Islamist government seeks to assert its authority across Syria after the ousting of longtime ruler Bashar al-Assad in 2024.The Kurds’ de facto autonomous administration, which controls large parts of the northeast, has said the announcement fell short, while the implementation of a deal to integrate Kurdish forces into the state has been stalled for months.Early Sunday, the Kurdish-led Syrian Democratic Forces (SDF) suddenly withdrew “from all areas under its control in the eastern Deir Ezzor countryside, including the Al-Omar and Tanak oil fields”, the head of the Syrian Observatory for Human Rights, Rami Abdel Rahman, told AFP.He said the SDF withdrawal in Deir Ezzor and Raqa provinces came as “fighters from local tribes, including Arab fighters who are part of the SDF, advanced in coordination with government troops”.The areas are now effectively controlled by government forces, the Observatory said.Al-Omar is the country’s largest oil field, and was home to the United States’ largest base in Syria. It had been controlled by Kurdish-led forces since 2017 after the Islamic State jihadist group was pushed out.The Kurds’ reported withdrawal from Al-Omar follows the government’s announcement that it had retaken two other oil fields, Safyan and Al-Tharwa, in Raqa province.- ‘Opening the door’ -The government’s push has so far captured Arab-majority areas that came under Kurdish control during the fight against IS, whose defeat in Syria was secured with the help of the US-backed SDF.Energy Minister Mohammad al-Bashir said the return of the area’s resources to state control “means opening the door wide for reconstruction, revitalising agriculture, energy and trade”. Government troops drove Kurdish forces from two Aleppo neighbourhoods following clashes last week, and on Saturday captured an area east of the city, as well as Tabqa, in Raqa province, on the southwestern banks of the Euphrates.The army also announced its control of the Euphrates Dam, adjacent to Tabqa.The key water and energy facility includes one of Syria’s largest hydroelectric power stations.A security source on the ground in Tabqa told AFP that security forces and the army were combing neighbourhoods after the SDF pullout.An AFP correspondent saw armoured vehicles and tanks around the city, with security personnel patrolling the streets.Intermittent gunfire could be heard from what one security officer said were limited clashes with the SDF.Shops were closed, but some residents milled outside their homes, lighting fires to keep warm.One resident, Ahmad Hussein, told AFP that people were afraid.”We have suffered a lot, and I hope that the situation will improve with the arrival of the Syrian army,” he said.Near the dam, an AFP photographer saw residents destroying a statue honouring a woman who fought with Kurdish forces and who was killed by IS during the battle for Raqa city.The city was the jihadists’ main stronghold at the height of its reign across swathes of Syria from 2014 to 2019.- ‘Killing must stop’ -Syrian authorities accused the SDF of blowing up two key bridges across the Euphrates River in Raqa province.The Kurdish administration accused government forces of attacking their fighters “on multiple fronts” while the army said the SDF was not fulfilling a commitment to “fully withdraw” east of the river.The Deir Ezzor province said all public institutions were closed on Sunday and urged people to stay home.The Kurdish forces’ withdrawal came after US envoy Tom Barrack met Syrian Kurdish leader Mazloum Abdi in Erbil on Saturday, and the US Central Command urged government forces “to cease any offensive actions” between Aleppo and Tabqa.The United States has long supported the Kurdish forces, but it has also backed Syria’s new Islamist authorities. Damascus ally Turkey has praised Syria’s operation, but imprisoned PKK leader Abdullah Ocalan, “sees this situation (in Syria) as an attempt to sabotage” the unfolding peace process between his group and the Turkish state, a delegation said after visiting him on Saturday.In Qamishli, the main Kurdish city in the country’s northeast, hundreds of residents demonstrated on Sunday, an AFP correspondent said, chanting slogans including “we will defend our heroes”.Muhayeddine Hassan, 48, said that “we want a democracy that represents all Syrians”.If Sharaa “wants equality… the killing must stop”, he said.burs-lar/lg/jfx

Rachida Dati annonce qu’elle quittera le gouvernement avant les élections municipales

La ministre de la Culture et candidate de la droite à la mairie de Paris, Rachida Dati, a annoncé dimanche sur France Inter qu’elle quitterait le gouvernement avant les élections municipales des 15 et 22 mars, sans toutefois donner de date précise.”Bien sûr que je quitterai le gouvernement” avant le scrutin municipal mais “je ne vais pas vous dire ici quand”, a déclaré la ministre, également maire du 7e arrondissement. “Il y a certains acteurs culturels qui souhaiteraient que je défende leur budget jusqu’au bout”, a ajouté Mme Dati au micro de la radio publique. Mme Dati, 60 ans, est ministre de la Culture depuis janvier 2024.”Je ne veux pas faire de débat de premier tour, ça n’a pas de sens”, a aussi assuré la candidate, qui se dit “prête à débattre avec les Parisiens” qu’elle appelle au “vote utile”, en sa faveur, dès le premier tour, mais pas avec ses opposants politiques. Interrogée sur les dossiers judiciaires la visant, notamment les accusations de corruption, la candidate a répondu avoir signé “un contrat d’avocat que j’ai eu pour Renault Nissan pour défendre leurs intérêts et les développer”.”J’ai pas tapé dans la caisse”, a-t-elle ajouté.La ministre doit être jugée à Paris pour corruption et trafic d’influence en septembre 2026, soupçonnée d’avoir indûment perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012 d’une filiale de l’alliance Renault-Nissan quand Carlos Ghosn en était le PDG et quand elle était eurodéputée. Elle conteste l’ensemble des charges.L’ex-garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy fait par ailleurs l’objet d’une enquête visant l’éventuelle non-déclaration de bijoux de luxe à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Elle conteste là encore toute irrégularité.

Rachida Dati annonce qu’elle quittera le gouvernement avant les élections municipales

La ministre de la Culture et candidate de la droite à la mairie de Paris, Rachida Dati, a annoncé dimanche sur France Inter qu’elle quitterait le gouvernement avant les élections municipales des 15 et 22 mars, sans toutefois donner de date précise.”Bien sûr que je quitterai le gouvernement” avant le scrutin municipal mais “je ne vais pas vous dire ici quand”, a déclaré la ministre, également maire du 7e arrondissement. “Il y a certains acteurs culturels qui souhaiteraient que je défende leur budget jusqu’au bout”, a ajouté Mme Dati au micro de la radio publique. Mme Dati, 60 ans, est ministre de la Culture depuis janvier 2024.”Je ne veux pas faire de débat de premier tour, ça n’a pas de sens”, a aussi assuré la candidate, qui se dit “prête à débattre avec les Parisiens” qu’elle appelle au “vote utile”, en sa faveur, dès le premier tour, mais pas avec ses opposants politiques. Interrogée sur les dossiers judiciaires la visant, notamment les accusations de corruption, la candidate a répondu avoir signé “un contrat d’avocat que j’ai eu pour Renault Nissan pour défendre leurs intérêts et les développer”.”J’ai pas tapé dans la caisse”, a-t-elle ajouté.La ministre doit être jugée à Paris pour corruption et trafic d’influence en septembre 2026, soupçonnée d’avoir indûment perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012 d’une filiale de l’alliance Renault-Nissan quand Carlos Ghosn en était le PDG et quand elle était eurodéputée. Elle conteste l’ensemble des charges.L’ex-garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy fait par ailleurs l’objet d’une enquête visant l’éventuelle non-déclaration de bijoux de luxe à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Elle conteste là encore toute irrégularité.