Accablés par la crise, les Cubains prônent le dialogue face aux menaces de Trump

Les Cubains, déjà accablés par la crise économique, ne cachent pas leur inquiétude face aux menaces de Donald Trump sur l’approvisionnement de leur pays en pétrole, et certains soutiennent la voie du dialogue pour éviter une aggravation de la situation.”Le mieux est qu’ils négocient, qu’on parvienne à un accord, que tout le monde s’en sorte du mieux possible et que nous ne soyons pas davantage pénalisés que nous ne le sommes déjà”, confie à l’AFP Vivian Valdés dans une rue de La Havane. “Si on ne négocie pas, ce sera encore pire, et le peuple ne vit pas bien”, se lamente cette pharmacienne de 60 ans qui raconte, les larmes aux yeux, ses difficultés pour acheter des médicaments pour sa mère, atteinte d’Alzheimer.Donald Trump, qui a déjà tari les livraisons de pétrole vénézuélien à Cuba depuis la capture de Nicolas Maduro début janvier, a signé jeudi un décret stipulant que les Etats-Unis pourraient frapper de droits de douane les pays vendant du pétrole à La Havane. Washington invoque une “menace exceptionnelle” que ferait peser Cuba sur la sécurité nationale américaine. Le montant de ces éventuels droits de douane et les pays concernés ne sont pas précisés, même si le Mexique, qui livre encore du pétrole à l’île communiste, est dans la ligne de mire.Une pression supplémentaire sur Cuba, déjà enferrée depuis six ans dans une grave crise économique qui a provoqué une émigration massive et soumet les habitants à des pénuries de nourriture, de médicaments, de transports. Jorge Grosso, étudiant de 23 ans, est lui aussi partisan du dialogue avec Washington. Il faut “négocier et voir quelles sont les conditions posées (par Donald Trump), parce qu’au final ils sont en train de nous asphyxier”, dit-il, dans une file d’attente non loin d’une station-service.En troisième année de comptabilité, il attend depuis “presque 24 heures” pour acheter de l’essence pour sa Lada blanche. Si l’approvisionnement en pétrole est coupé “ça va être dur, très dur”, craint-il.- Files d’attente -Ces derniers jours, les files d’attente devant les stations-service à La Havane n’ont cessé de s’allonger et les délestages électriques peuvent désormais atteindre une dizaine d’heures dans la capitale. Depuis son coup de force au Venezuela, principal allié de Cuba, Donald Trump a multiplié les menaces contre le gouvernement de l’île.Le magnat républicain a exhorté La Havane à accepter “un accord avant qu’il ne soit trop tard”, sans préciser lequel. “Il n’y aura plus de pétrole ou d’argent à destination de Cuba – zéro!”, a-t-il menacé.Il a également assuré que des discussions étaient en cours entre son pays et Cuba, ce qu’a démenti le président cubain, Miguel Diaz-Canel, qui réitéré sa disposition à dialoguer avec Washington, mais sans faire “aucune concession politique”.Au cours de plus de soixante ans d’affrontement idéologique avec son grand voisin, Cuba n’a connu un rapprochement avec Washington que lors du second mandat de Barack Obama (2013-2017).Ce bref dégel diplomatique a pris fin sous le premier mandat de Donald Trump (2017-2021), qui a renforcé, plus que tout autre président américain, l’embargo que Washington impose à l’île depuis 1962. Mais tous les Cubains ne soutiennent pas un dialogue avec les Etats-Unis.Rolando Gonzalez, 81 ans, estime que Donald Trump “a des problèmes mentaux” et qu’il “ment”. “Dire que Cuba est une menace pour les Etats-Unis, personne ne le croit”, lance-t-il.D’autres se demandent si Cuba pourra compter sur ses alliés traditionnels, la Chine et la Russie. “Ils soutiennent Cuba diplomatiquement, mais les mots ne résolvent pas les problèmes”, estime Jorge Martinez, ingénieur informatique de 60 ans, qui juge “très prudentes” les prises de position de Pékin et de Moscou: “Ils ne veulent pas avoir des problèmes avec Trump.”

Les traitements à la testostérone, un boom dopé par les réseaux sociaux

Encouragés par influenceurs et publicités vantant leurs effets bénéfiques sur le dynamisme ou la libido, de plus en plus d’hommes se lancent dans des traitements pour doper leur testostérone, souvent sans justification médicale, selon des médecins interrogés par l’AFP.Sur les réseaux sociaux ou dans le métro londonien, des centres de santé privés incitent les hommes …

Les traitements à la testostérone, un boom dopé par les réseaux sociaux Read More »

Présidentielle au Costa Rica: une grande favorite de droite et des candidatures éclectiques

Une grande favorite, politologue de droite adepte de la manière forte contre les groupes criminels, affrontera dimanche lors du premier tour de la présidentielle au Costa Rica deux outsiders au coude-à-coude, un économiste réputé et une ex‑Première dame, ainsi que trois autres prétendants.Laura Fernández, candidate de la coalition au pouvoir et ouvertement admiratrice du président salvadorien …

Présidentielle au Costa Rica: une grande favorite de droite et des candidatures éclectiques Read More »

Le ministère américain de la Justice publie une masse de documents du dossier Epstein

Le ministère américain de la Justice a entrepris la publication d’une masse de documents supplémentaires concernant Jeffrey Epstein, affirmant avoir ainsi respecté l’obligation imposée à l’administration Trump de faire toute la transparence sur ce dossier politiquement explosif.”Aujourd’hui, nous publions plus de trois millions de pages, dont plus de 2.000 vidéos et plus de 180.000 images”, …

Le ministère américain de la Justice publie une masse de documents du dossier Epstein Read More »

Keir Starmer conclut sa visite en Chine sous les reproches de Trump

Le Premier ministre britannique Keir Starmer se rend au Japon samedi  après avoir conclu une visite de quatre jours en Chine qu’il voit surtout comme une première étape de la relance des relations avec Pékin, une perspective jugée “très dangereuse” par Donald Trump.Ce premier déplacement en Chine d’un chef du gouvernement britannique en huit ans …

Keir Starmer conclut sa visite en Chine sous les reproches de Trump Read More »

Grammy Awards: Bad Bunny tutoie les sommets aux Etats-Unis… et gêne les trumpistes

Parmi les favoris des Grammy Awards dimanche avant de se produire à la mi-temps du Super Bowl une semaine plus tard, Bad Bunny triomphe aux Etats-Unis. Mais son choix de chanter en espagnol, ses positions pro-immigration et en faveur des personnes LGBT+ dérangent la sphère MAGA.Découvert sur la plateforme de streaming musical SoundCloud en 2016, …

Grammy Awards: Bad Bunny tutoie les sommets aux Etats-Unis… et gêne les trumpistes Read More »

Plusieurs milliers de manifestants en France pour alerter sur les moyens de la police

Au bruit de sifflets et sous des fumigènes, des manifestations de soutien à la police nationale se déroulent samedi dans une vingtaine de villes de France, dont Paris, à l’appel du syndicat policier Alliance, qui dénonce un manque de moyens.A Paris, “15.000 à 20.000” personnes, selon les organisateurs, sont présentes, dont plusieurs personnalités politiques d’extrême droite, comme les candidats à l’hôtel de ville Sarah Knafo et Thierry Mariani ainsi que l’eurodéputée Marion Maréchal. Réunis derrière la banderole “Citoyens avec la police, stop à l’insécurité, stop à l’impunité”, aux côtés des représentants du syndicat Alliance Police nationale (majoritaire), les manifestants sont partis de la place de la Bastille et se dirigent vers celle de la Nation.”Sans police c’est le chaos”, “all cops are heroes” (tous les flics sont des héros, NDLR) ou encore “l’impunité fabrique des criminels”, peut-on lire sur des pancartes de manifestants. Le secrétaire général d’Alliance Police nationale, Fabien Vanhemelryck, avait déclaré vendredi à l’AFP vouloir “une prise de conscience d’une situation qui devient très grave: la police nationale ne peut plus faire son métier dans des conditions normales”. Présente à la manifestation parisienne, Gaëlle James, secrétaire générale du syndicat d’officiers de police Synergie officiers, a dénoncé auprès de l’AFP un “manque de moyens patent, un manque d’effectifs et un manque de moyens matériels, une délinquance de plus en plus violente mais des réponses pénales souvent inadaptées”.L’appel d’Alliance s’adressait aussi aux citoyens. Jean Demetz, qui travaille dans l’informatique, est venu spécialement de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) pour “soutenir le combat de la police contre l’insécurité et contre l’impunité”.”C’est important de dire que la population, le peuple soutient sa police et comprend que la situation est difficile, il y a beaucoup d’insécurité et surtout la justice ne fait pas son boulot”, a ajouté l’homme de 57 ans.Le syndicat espérait une “mobilisation citoyenne” importante dans la vingtaine de villes où elle est organisée.A Nice, plusieurs centaines de policiers, selon un photographe de l’AFP, ont défilé dans un cortège mené par plusieurs élus de droite et d’extrême droite: le maire Christian Estrosi (Horizons), son rival pour l’hôtel de ville Eric Ciotti (UDR), candidat aux prochaines municipales, ainsi que les députées Alexandra Masson (RN) et Christelle D’Intorni (UDR).Alliance a invité le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez à participer à cette mobilisation, mais le locataire de la place Beauvau avait indiqué vendredi qu’il n’y serait pas, invoquant un devoir de neutralité.