Les tracteurs aux abords de l’Assemblée nationale pour exprimer la “révolte” agricole

Plus de 350 tracteurs ont pris position mardi matin aux abords de l’Assemblée nationale, à Paris, les agriculteurs en colère assurant qu’ils ne bougeraient pas tant que leurs demandes n’auraient pas été “entendues” par le gouvernement.”On demande à être reçus par le Premier ministre, on ne bougera pas d’ici tant qu’on n’aura pas été reçus et entendus” a déclaré à ses troupes Damien Greffin, l’un des vice-présidents du syndicat FNSEA, organisateur avec les Jeunes Agriculteurs (JA) de cette nouvelle mobilisation.Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, venu sur place, a annoncé un rendez-vous “à Matignon”. Celui-ci se tiendra à 14H30 avec le cabinet du Premier ministre, précise-t-on à Matignon.Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n’ont pas suffi à calmer la colère.”On est au bout du bout, ça fait trois ans qu’on ne dégage pas de revenu sur nos exploitations. Les politiques sont incapables de nous donner un cap”, a déclaré mardi devant l’Assemblée nationale Guillaume Moret, 56 ans, venu en tracteur depuis le Val d’Oise et responsable FNSEA en Ile-de-France.Ravivée par la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest, la contestation est nourrie par la signature prévue samedi de l’accord de libre-échange UE-Mercosur et plus largement par un ras-le-bol général d’une profession confrontée directement aux aléas climatiques et économiques.Venu des départements de grande couronne parisienne mais aussi des Hauts-de-France, les tracteurs de la FNSEA se sont installés non loin de l’Assemblée nationale, où le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de leur permettre de passer la journée, selon une source proche du dossier.”La révolte paysanne reprend”, peut-on lire sur une banderole déployée devant l’Assemblée nationale, où des prises de parole sont en cours en milieu de matinée. En 2024, la FNSEA avait déjà lancé ses tracteurs sur Paris pour demander des revenus, un allègement des normes et des simplifications pour les agriculteurs.- “Retrouver un peu de souffle” -En fin de matinée, les manifestants ont échangé avec la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, qui a annoncé une séance le 11 février consacrée à l’application notamment de la loi Duplomb, réclamée par l’alliance FNSEA-JA.La préfecture de police, qui a autorisé lundi soir le rassemblement, comptait à 10H00 quelque 400 manifestants rassemblés aux abords de l’Assemblée nationale et 353 tracteurs positionnés quai d’Orsay.M. Greffin a pour sa part évoqué “plus de 500 tracteurs et 800 agriculteurs”.La semaine dernière, les contestataires de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, avaient eux aussi fait entrer leurs tracteurs venus de toute la France dans Paris, bravant des interdictions de convois de tracteurs et de manifestations non déclarées à proximité des lieux de pouvoir parisiens. Le gouvernement avait assumé de n’avoir pas dispersé le rassemblement devant l’Assemblée.Mardi, un premier convoi d’une quinzaine de tracteurs FNSEA/JA venus des Yvelines est entré dans Paris peu avant 06H00. Vite rejoints par des dizaines d’autres, ils ont descendu les Champs-Elysées en klaxonnant. Certains, équipés de remorques, ont prévu matelas et duvets.La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a promis mardi d'”accélérer”, dans un message posté sur X.”Les agriculteurs veulent que cela accélère. Nous allons accélérer. Avec le Premier ministre et le gouvernement, nous poursuivons le travail d’élaboration de propositions concrètes”, a-t-elle déclaré, sans plus de précisions.La FNSEA demande “une loi spéciale” pour aborder “la prédation du loup, les moyens de production et le sujet de l’eau”.Le gouvernement a annoncé vendredi un paquet de “300 millions d’euros”, largement dépendant du vote du budget, ainsi qu’une augmentation du nombre de loups qu’il est possible de tuer et des mesures pour “débloquer” des projets destinés à irriguer les cultures.La FNSEA veut également “un moratoire sur l’ensemble des sujets eau” et la “suspension de la dernière version de la directive nitrates”, qui établit notamment les plans d’épandages d’engrais.À quelques jours de la signature de l’accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont aussi multiplié leurs opérations ailleurs en France, notamment au péage de Fresnes-lès-Montauban (Pas-de-Calais) sur l’A1, ou au Havre. Sur l’A64 près de Toulouse, les manifestants ont accepté de lever le barrage.Pour ses détracteurs, le traité commercial va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés – bœuf, sucre, volailles – moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.bur-sb-meh-sm-cho-alh/ved/eb

Les tracteurs aux abords de l’Assemblée nationale pour exprimer la “révolte” agricole

Plus de 350 tracteurs ont pris position mardi matin aux abords de l’Assemblée nationale, à Paris, les agriculteurs en colère assurant qu’ils ne bougeraient pas tant que leurs demandes n’auraient pas été “entendues” par le gouvernement.”On demande à être reçus par le Premier ministre, on ne bougera pas d’ici tant qu’on n’aura pas été reçus et entendus” a déclaré à ses troupes Damien Greffin, l’un des vice-présidents du syndicat FNSEA, organisateur avec les Jeunes Agriculteurs (JA) de cette nouvelle mobilisation.Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, venu sur place, a annoncé un rendez-vous “à Matignon”. Celui-ci se tiendra à 14H30 avec le cabinet du Premier ministre, précise-t-on à Matignon.Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n’ont pas suffi à calmer la colère.”On est au bout du bout, ça fait trois ans qu’on ne dégage pas de revenu sur nos exploitations. Les politiques sont incapables de nous donner un cap”, a déclaré mardi devant l’Assemblée nationale Guillaume Moret, 56 ans, venu en tracteur depuis le Val d’Oise et responsable FNSEA en Ile-de-France.Ravivée par la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest, la contestation est nourrie par la signature prévue samedi de l’accord de libre-échange UE-Mercosur et plus largement par un ras-le-bol général d’une profession confrontée directement aux aléas climatiques et économiques.Venu des départements de grande couronne parisienne mais aussi des Hauts-de-France, les tracteurs de la FNSEA se sont installés non loin de l’Assemblée nationale, où le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de leur permettre de passer la journée, selon une source proche du dossier.”La révolte paysanne reprend”, peut-on lire sur une banderole déployée devant l’Assemblée nationale, où des prises de parole sont en cours en milieu de matinée. En 2024, la FNSEA avait déjà lancé ses tracteurs sur Paris pour demander des revenus, un allègement des normes et des simplifications pour les agriculteurs.- “Retrouver un peu de souffle” -En fin de matinée, les manifestants ont échangé avec la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, qui a annoncé une séance le 11 février consacrée à l’application notamment de la loi Duplomb, réclamée par l’alliance FNSEA-JA.La préfecture de police, qui a autorisé lundi soir le rassemblement, comptait à 10H00 quelque 400 manifestants rassemblés aux abords de l’Assemblée nationale et 353 tracteurs positionnés quai d’Orsay.M. Greffin a pour sa part évoqué “plus de 500 tracteurs et 800 agriculteurs”.La semaine dernière, les contestataires de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, avaient eux aussi fait entrer leurs tracteurs venus de toute la France dans Paris, bravant des interdictions de convois de tracteurs et de manifestations non déclarées à proximité des lieux de pouvoir parisiens. Le gouvernement avait assumé de n’avoir pas dispersé le rassemblement devant l’Assemblée.Mardi, un premier convoi d’une quinzaine de tracteurs FNSEA/JA venus des Yvelines est entré dans Paris peu avant 06H00. Vite rejoints par des dizaines d’autres, ils ont descendu les Champs-Elysées en klaxonnant. Certains, équipés de remorques, ont prévu matelas et duvets.La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a promis mardi d'”accélérer”, dans un message posté sur X.”Les agriculteurs veulent que cela accélère. Nous allons accélérer. Avec le Premier ministre et le gouvernement, nous poursuivons le travail d’élaboration de propositions concrètes”, a-t-elle déclaré, sans plus de précisions.La FNSEA demande “une loi spéciale” pour aborder “la prédation du loup, les moyens de production et le sujet de l’eau”.Le gouvernement a annoncé vendredi un paquet de “300 millions d’euros”, largement dépendant du vote du budget, ainsi qu’une augmentation du nombre de loups qu’il est possible de tuer et des mesures pour “débloquer” des projets destinés à irriguer les cultures.La FNSEA veut également “un moratoire sur l’ensemble des sujets eau” et la “suspension de la dernière version de la directive nitrates”, qui établit notamment les plans d’épandages d’engrais.À quelques jours de la signature de l’accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont aussi multiplié leurs opérations ailleurs en France, notamment au péage de Fresnes-lès-Montauban (Pas-de-Calais) sur l’A1, ou au Havre. Sur l’A64 près de Toulouse, les manifestants ont accepté de lever le barrage.Pour ses détracteurs, le traité commercial va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés – bœuf, sucre, volailles – moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.bur-sb-meh-sm-cho-alh/ved/eb

Uganda’s Museveni holds final rally as foreign media barredTue, 13 Jan 2026 13:36:56 GMT

Ugandan President Yoweri Museveni held his final campaign rally in the capital Kampala on Tuesday, in a grand show most international media were blocked from covering.The 81-year-old leader, who has held power in the east African nation for four decades, is widely expected to win elections on Thursday due to his total control over state …

Uganda’s Museveni holds final rally as foreign media barredTue, 13 Jan 2026 13:36:56 GMT Read More »

Le procès de l’Iranienne Esfandiari susceptible d’être échangée contre les Français Kohler et Paris s’est ouvert

Le procès pour apologie du terrorisme de l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, s’est ouvert mardi au tribunal correctionnel de Paris, pour quatre jours.”Je suis ici aujourd’hui car je vais enfin pouvoir m’exprimer sur les faits, car il y a eu beaucoup d’histoires erronées me concernant dans les médias, et beaucoup de mensonges”, a déclaré la prévenue à la presse juste avant l’audience. A ses côtés, Me Nabil Boudi, un de ses avocats, a indiqué qu’elle attendait “d’être blanchie intégralement”.Les autorités iraniennes souhaitent échanger Mahdieh Esfandiari, arrêtée en France en février 2025, contre Cécile Kohler, 41 ans, et Jacques Paris, 72 ans, qui avaient été incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés respectivement à 20 et 17 ans de prison, notamment pour espionnage pour Israël, puis libérés début novembre 2025, avec interdiction de quitter le pays. Ils restent pour l’heure bloqués à l’ambassade de France à Téhéran.Mahdieh Esfandiari a obtenu fin octobre, après huit mois de détention provisoire, sa libération sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire français.”Cet échange entre nous et la France a été négocié. Il y a eu un accord et en effet, nous attendons que toute la procédure juridique et judiciaire se fasse dans les deux pays”, avait déclaré fin novembre le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, à France 24.”Une procédure judiciaire est en cours, qu’il ne nous appartient pas de commenter”, a de son côté déclaré une source diplomatique française.Interrogée par l’AFP, la diplomatie française s’est refusée à tout commentaire sur l’impact potentiel sur leur libération du mouvement de protestation qui secoue l’Iran depuis fin décembre, et dont la répression a fait plus de 600 morts.- “Impatients de rentrer” -Selon la soeur de Cécile Kohler, Noémie Kohler, ils “vont bien”. “Ils sont avec les personnels essentiels (de l’ambassade) qui continuent à être très attentifs à leur égard”, a-t-elle déclaré à l’AFP. “Leur sécurité est assurée”, a souligné de son côté Anne-Laure Paris, la fille de Jacques Paris. “Ils se remettent peu à peu de leur détention, mais ils sont impatients de rentrer”.L’Iranienne de 39 ans est jugée avec quatre autres personnes, dont l’essayiste d’extrême droite multicondamné Alain Soral, visé par un mandat d’amener.Mme Esfandiari comparaît pour apologie d’un acte de terrorisme commis en ligne, provocation directe en ligne à un acte de terrorisme (des délits passibles de sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende), injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs. Elle conteste les accusations.Les faits qui lui sont reprochés ont été commis à Paris et à Lyon de courant 2023 jusqu’au 3 décembre 2024, notamment sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube et le site Egalité et réconciliation d’Alain Soral.Le 30 octobre 2023, le parquet de Paris avait reçu un signalement du ministre de l’Intérieur sur un compte Telegram @Axe_de_la_Résistance, faisant l’apologie de l’attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive.Après plusieurs mois d’enquête, des juges d’instruction avaient été saisis en novembre 2024.Selon leur ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, Mahdieh Esfandiari a occupé une “place centrale dans l’organisation Axe de la Résistance” et “a secondé” Maurizio Buisson, un ancien étudiant de l’université Al-Mustafa de Qom en Iran qui en était le principal organisateur. Il est lui aussi jugé.Lors d’une perquisition au domicile de l’Iranienne, ont été retrouvés des livres édités par le régime iranien et plus de 2.000 euros en liquide.Arrivée en France en 2018, elle y a créé une entreprise de traduction et interprétariat et avait pour projet en 2025 de rentrer dans son pays.Parmi les nombreux propos qui lui sont reprochés: avoir publié la phrase “Une attaque qui fait le bonheur de milliards de gens dans le monde…” en référence aux massacres du 7-Octobre; avoir remercié “ceux qui ont soutenu la Résistance (…) Et à leur tête la République islamique d’#Iran” ou un an plus tard, avoir célébré notamment avec des émoticônes l’anniversaire de l’attaque perpétrée par le Hamas.Plusieurs associations telles que la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) se sont constituées parties civiles.

Corée du Sud : la peine de mort requise pour l’ex-président Yoon après son coup de force de 2024

Le parquet sud-coréen a requis mardi la peine de mort contre l’ex-président Yoon Suk Yeol, pour avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024.Les procureurs ont reproché à l’ancien chef d’Etat conservateur d’avoir mené une “insurrection” motivée par une “soif de pouvoir visant à instaurer une dictature”.Ils ont également accusé l’ex-dirigeant de 65 ans de ne manifester “aucun remord” pour des actes qui menaçaient “l’ordre constitutionnel et la démocratie”. “Aucune circonstance atténuante ne saurait être retenue au moment de prononcer la peine et une sanction sévère (..) s’impose”, ont conclu les procureurs qui ont réclamé la peine capitale, toujours en vigueur en Corée du Sud même si aucune exécution n’a eu lieu depuis 1997.L’audience finale dans le procès principal de Yoon Suk Yeol a débuté mardi matin et doit lui permettre de faire une dernière déclaration avant la mise en délibéré. Le verdict est attendu le mois prochain.Dans la soirée du 3 décembre 2024, Yoon Suk Yeol avait sidéré le pays en annonçant par surprise à la télévision l’imposition de la loi martiale, envoyant des troupes au Parlement pour le museler.Il avait fait marche arrière quelques heures plus tard, un nombre suffisant de députés ayant réussi à se faufiler dans l’hémicycle cerné par les soldats et à voter la suspension de son décret.Procureur de carrière, Yoon Suk Yeol est jugé depuis février 2025 à Séoul en même temps que sept autres personnes, dont son ex-ministre de la Défense et l’ancien chef de la police. L’équipe de défense de M. Yoon a  comparé mardi l’ancien dirigeant en disgrâce à de grandes figures historiques comme les savants italiens Galileo Galilei et Giordano Bruno, injustement condamnés. “La majorité ne révèle pas toujours la vérité”, ont-ils soutenu.- Plusieurs procès -M. Yoon était devenu en janvier 2025 le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté et placé derrière les barreaux. Il s’était retranché pendant des semaines dans sa résidence de Séoul sous la protection de sa garde rapprochée, faisant même échouer un premier raid des autorités sur son domicile.Il a été officiellement destitué en avril 2025 par la Cour constitutionnelle, après des mois de manifestations massives et de chaos politique.Yoon Suk Yeol avait justifié la loi martiale, une mesure sans précédent en Corée du Sud depuis les dictatures militaires des années 1980, par le fait que le Parlement contrôlé par l’opposition bloquait le budget.Dans son allocution télévisée, il avait affirmé agir pour protéger le pays des “forces communistes nord-coréennes” et “éliminer les éléments hostiles à l’Etat”.Remis en liberté en mars en raison d’un vice de procédure, M. Yoon a de nouveau été incarcéré en juillet, de crainte qu’il ne détruise des preuves.S’il est reconnu coupable, il sera le troisième ex-président sud-coréen à être condamné pour le crime d’insurrection, après les généraux Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo pour un coup d’Etat en 1979.Yoon fait l’objet de plusieurs autres procès pour des délits de gravité moindre liés à son coup de force manqué.Dans l’un, le parquet a requis dix ans de prison pour entrave à la justice, notamment pour avoir résisté à son arrestation. Le verdict dans cette affaire est attendu vendredi.Dans une autre procédure, l’ex-président est accusé par le parquet d’avoir provoqué la Corée du Nord en ordonnant l’envoi de drones au-dessus de Pyongyang dans l’espoir de déclencher une réaction du pays voisin qui aurait justifié l’imposition de la loi martiale.

Iwobi hails Nigerian ‘unity’ with Super Eagles set for Morocco AFCON semiTue, 13 Jan 2026 13:02:23 GMT

Nigeria star Alex Iwobi on Tuesday hailed coach Eric Chelle for creating a team spirit which has taken the Super Eagles to the semi-finals of the Africa Cup of Nations only two months after their dreams of World Cup qualification were ended in agonising fashion.The Nigerians take on AFCON hosts Morocco in Rabat on Wednesday …

Iwobi hails Nigerian ‘unity’ with Super Eagles set for Morocco AFCON semiTue, 13 Jan 2026 13:02:23 GMT Read More »

Près de Toulouse, les agriculteurs commencent à lever le barrage emblématique de l’A64

Les agriculteurs qui occupent nuit et jour depuis un mois un barrage emblématique sur l’A64, à Carbonne (Haute-Garonne), près de Toulouse, ont commencé à quitter les lieux à bord de tracteurs mardi à la mi-journée, après avoir annoncé la levée du blocage au plus tard mercredi, a constaté un journaliste de l’AFP.Après négociation avec le préfet de Haute-Garonne sur place, “on va lever le barrage”, ont déclaré à l’AFP Benjamin Asna et Bertrand Loup, tous deux responsables des “Ultras de l’A64”, qui tiennent ce barrage pacifiquement depuis le 12 décembre, à hauteur de la sortie 27 à Carbonne.Les manifestants vont partir “entre aujourd’hui et demain (entre mardi et mercredi), le temps de tout ranger”, a précisé M. Loup, alors que de brèves échauffourées ont opposé les forces de l’ordre aux manifestants qui voulaient regagner le campement pour le “nettoyer”.”On va sortir dignement, mais le combat n’est pas fini”, a déclaré Jérôme Bayle, porte-voix des “Ultras de l’A64”, à l’origine aussi du mouvement agricole de l’hiver 2024.Avec 33 jours d’occupation, ce barrage, constitué d’un mur de paille et de dizaines de tracteurs à même l’autoroute Toulouse-Bayonne, était l’un des plus anciens de la colère agricole actuelle, ses occupants se relayant nuit et jour pacifiquement, y compris les soirs de Noël et du nouvel-an. Il est aussi emblématique: c’est à Carbonne en effet qu’avait démarré en janvier 2024 la grogne des agriculteurs qui avait fait tache d’huile dans toute la France.- “Insoutenable” -Pour le préfet Pierre-André Durand, cette occupation, “compte tenu de sa durée, était insoutenable”. Après s’être rendu sur place, il a déclaré à la presse que le barrage était “très bien tenu” et ne souffrait “pas de dégradations”, alors que les agriculteurs rangeaient leurs affaires avant de prendre peu à peu le départ. “On est usés par le temps passé, on part sous la force, on a l’impression d’être pris pour des cons”, a confié, amer, Frédéric Magneris, éleveur, avant de monter dans son tracteur.Avant l’aube, mardi, les dizaines de gendarmes en tenue anti-émeute, aidés de véhicules Centaure, ont été déployés à partir de 04H00, maintenant les médias à l’écart du barrage, a constaté un journaliste de l’AFP, tandis qu’un photographe et un JRI de l’AFP ont été évacués d’un pont surplombant le barrage puis d’une rue permettant de visualiser le rassemblement. “On ne fait pas un sprint, mais un marathon et il nous reste des forces”, a encore déclaré M. Bayle, juché sur une glissière de sécurité, au milieu des gendarmes et des manifestants, parvenant à calmer ses troupes après la bousculade. “On ne veut pas d’affrontement avec les gendarmes, mais on résiste”, a-t-il dit. Il a promis que les agriculteurs occitans ne “vont pas baisser les yeux et vont continuer à se révolter”, tant qu’ils n’obtiendront pas satisfaction. Mi-décembre, l’abattage de 207 vaches aux Bordes-sur-Arize (Ariège), en raison d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), avait provoqué la colère agricole dans le Sud-Ouest et plusieurs autres régions. L’accroissement du coût des engrais ou encore l’accord UE-Mercosur en passe d’être signé sont d’autres motifs de la mobilisation qui se poursuit à Paris, où des tracteurs sont entrés mardi matin.