Mondial-2026: Ligue 1+ a trouvé un accord avec la FIFA pour diffuser tous les matches

Ligue 1+, la plateforme de diffusion de la LFP, a trouvé un accord avec la FIFA pour retransmettre l’intégralité des rencontres du Mondial-2026 cet été, a indiqué à l’AFP une source proche de l’instance, confirmant une information de l’Equipe.LFP Media, filiale commerciale de la Ligue de football professionnel, a signé un contrat de près de 20 millions d’euros avec la Fédération internationale qui doit être ratifié par le Conseil de l’instance mondiale. Une procédure qui est “en général une formalité”, selon la même source. Nicolas de Tavernost, le directeur général de LFP Media, en a fait l’annonce mercredi lors d’une réunion des collèges Ligue 1 et Ligue 2 de la Ligue qui ont approuvé à l’unanimité son initiative. Après ratification de l’accord avec la FIFA, Ligue 1+ diffusera l’ensemble des 104 rencontres de la Coupe du monde aux États-Unis, au Canada et au Mexique, du 11 juin au 19 juillet, dont 54 en co-diffusion avec M6, diffuseur gratuit du Mondial en France. Ce qui permettra à la plateforme, qui retransmet huit rencontres sur neuf par journée de Ligue 1 avant d’en diffuser l’intégralité à partir de la saison prochaine, de muscler son offre et de combler l’arrêt des rencontres du championnat de France durant l’intersaison.Lors des précédentes Coupes du monde, c’est beIn Sports qui proposait, en plus d’un diffuseur gratuit, l’intégralité des matches à ses abonnés.Mardi, le Tribunal des activités économiques de Paris avait contraint la chaîne franco-qatarienne à régler à LFP Media plus de 14 millions d’euros au titre d’échéances impayées dans un litige qui les opposait à propos du 9e match de Ligue 1, sa propriété jusqu’à la fin de saison. 

“La fierté de toute une nation”: ultime hommage au dernier otage de Gaza

Dans l’enceinte d’un stade, des centaines de personnes rendent hommage au policier Ran Gvili avant ses funérailles. Israël enterre mercredi son dernier otage détenu à Gaza, tournant une page traumatisante de son histoire.”J’espérais que tu rentres sur tes deux jambes, et cela m’a donné de la force”, a lancé sa mère Talik Gvili, devant le cercueil recouvert du drapeau israélien, lors d’une cérémonie à Meitar, sa ville natale. “Pendant deux ans et quatre mois, nous n’avons cessé de parler de toi et tu es devenu l’enfant de tous”.”Aujourd’hui, mon frère, ce héros, est rentré à la maison (…) tu es la fierté de toute une nation”, a ajouté son autre fils, Omri Gvili.Présent aux côtés de la famille, le président israélien Isaac Herzog a “demandé pardon de ne pas avoir été là pour lui”.Sur l’estrade, le portrait de Ran Gvili, mort à 24 ans, s’affiche en grand. Et dans un grand silence seulement rompu par des sanglots étouffés, une foule réunie sous un ciel gris: des familles, dont beaucoup d’enfants. Certains portent le ruban jaune, symbole des otages.”On aurait voulu qu’il revienne d’une autre façon”, dit à l’AFP Reout Gavrieli, 44 ans. “Mais je suis quand même heureuse qu’il soit rentré à la maison, qu’il trouve enfin le repos et qu’on referme ce chapitre”.Connu pour son rôle dans la série à succès Fauda, l’artiste Idan Amedi a chanté son titre “Nigmar” (c’est terminé) à la fin de la cérémonie. Selon les médias, il a participé, en tant que réserviste, aux recherches pour retrouver Ran Gvili. – Convoi militaire -Le corps de ce policier, tué lors de l’attaque sanglante du Hamas contre Israël du 7 octobre 2023, puis emmené à Gaza, a été rapatrié lundi en Israël, au lendemain de fouilles de l’armée israélienne dans un cimetière du nord du territoire palestinien.  Le Hamas avait dit avoir donné des informations sur l’emplacement du corps, en gage de bonne volonté et de son “engagement” en faveur du cessez-le-feu, en cours depuis le 10 octobre dernier.Dans la matinée, le cercueil de Ran Gvili a quitté la base militaire de Shoura (centre d’Israël), salué par une rangée de policiers, avant de prendre la direction de Meitar, dans le sud du pays.Le long de la route, des centaines d’Israéliens sont venus rendre un dernier hommage. Lors de l’attaque du 7-Octobre, qui a déclenché la guerre à Gaza, 251 personnes, dont 44 mortes, avaient été enlevées pour servir d’otages. Sur les 207 otages pris vivants, 41 sont morts ou ont été tués en captivité.Ran Gvili avait été tué en défendant le kibboutz Aloumim. – “Prix exorbitant” -Dans un discours pour ces funérailles nationales, en présence aussi d’anciens otages, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu a également salué un “héros d’Israël”. Seule sa dépouille n’avait jusque-là pas été rendue à Israël dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu entré en vigueur à Gaza sous pression américaine. “Nous pouvons enfin dire: il n’y a plus d’otages à Gaza”, avait réagi le Forum des familles, qui a mené pendant deux ans le combat pour le retour des captifs.  Cet épilogue devrait permettre l’avancée du plan de Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien. “Nous sommes déterminés à compléter nos missions: désarmer le Hamas et démilitariser Gaza, et nous y arriverons. Que nos ennemis sachent que quiconque lève la main sur Israël paiera un prix exorbitant”, a insisté M. Netanyahu, lors de la cérémonie.Dans le petit territoire palestinien où les deux parties s’accusent mutuellement de violer quotidiennement la trêve, la situation humanitaire reste dramatique pour les quelque 2,2 millions d’habitants. La deuxième étape du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l’ONU en novembre, prévoit, outre le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l’armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d’une force internationale de stabilisation.

Trump says ‘time running out’ as Iran rejects talks amid ‘threats’

President Donald Trump on Wednesday warned Iran that time was running out for the Islamic republic to prevent American military intervention as Tehran rejected holding negotiations against a backdrop of threats.Trump has never ruled out a new attack on Iran in the wake of its deadly crackdown on protests this month, to follow the 12-day June war between the Islamic republic and Israel which the US backed and joined. A US naval strike group that Trump described as an “armada” led by aircraft carrier the USS Abraham Lincoln is now lurking in Middle East waters.A rights group said that it has verified over 6,200 deaths, mostly of protesters killed by security forces, in the wave of demonstrations that rocked the clerical leadership since late December but peaked on January 8-9.Activists say that the actual toll could be many times higher, with an internet shutdown still complicating efforts to confirm information about the scale of the killings.In his latest post on Truth Social, Trump did not mention the protests but said Iran needed to negotiate a deal over its nuclear programme, which the West believes is aimed at making an atomic bomb.”Hopefully Iran will quickly ‘Come to the Table’ and negotiate a fair and equitable deal – NO NUCLEAR WEAPONS — one that is good for all parties. Time is running out, it is truly of the essence!” said Trump.Referring to American strikes against Iranian nuclear targets during the June war which he said resulted in “major destruction of Iran”, he added: “The next attack will be far worse! Don’t make that happen again”.Analysts say options include strikes on military facilities or targeted hits against the leadership under Ayatollah Ali Khamenei, in a full-scale bid to bring down the system that has ruled Iran since the 1979 Islamic revolution that ousted the shah.- ‘Severe damage’ -But Foreign Minister Abbas Araghchi said before Trump’s comments were published that “conducting diplomacy through military threat cannot be effective or useful”.”If they want negotiations to take shape, they must certainly set aside threats, excessive demands and raising illogical issues,” he said in televised comments.Araghchi said he had “no contact” with US Middle East envoy Steve Witkoff in recent days and that “Iran has not sought negotiations”.Iranian armed forces chief of staff Habibollah Sayyari warned the US against any “miscalculation”, saying that “they too would suffer damage”.New billboards have meanwhile appeared in Tehran, including one showing Iran striking an American aircraft carrier, according to AFP journalists.- ‘Ease tensions’ -Following a call on Tuesday between Iranian President Masoud Pezeshkian and de facto Saudi leader Crown Prince Mohammed bin Salman, Iran reached out to other US allies in the region, in an apparent bid to rally support.The Secretary of Iran’s Supreme National Security Council Ali Larijani spoke with Qatari Prime Minister Sheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, who is also foreign minister, both sides said.Sheikh Mohammed emphasised Qatar’s support for “all efforts aimed at reducing escalation and achieving peaceful solutions”, the Qatari foreign ministry said.Egyptian Foreign Minister Badr Abdelatty meanwhile held separate calls with both Araghchi and Witkoff, Cairo said.Abdelatty stressed the need to intensify efforts to “ease tensions and work towards deescalation” and create the “necessary conditions to resume dialogue between the US and Iran”, the Egyptian foreign ministry said.Turkey’s Foreign Minister Hakan Fidan told Al-Jazeera television that “it’s wrong to attack Iran. It’s wrong to start the war again”. He called on Washington to reopen talks on the nuclear standoff.- ‘New dimensions of crackdown’ -In an updated toll, the US-based Human Rights Activists News Agency (HRANA) said it had confirmed that 6,221 people had been killed, including 5,856 protesters, 100 minors, 214 members of the security forces and 49 bystanders.But the group  added it was still investigating another 17,091 possible fatalities. At least 42,324 people have been arrested, it said.HRANA warned that security forces were searching hospitals for wounded protesters, saying this highlighted “new dimensions of the continued security crackdown”.HRANA said that a trial in Malard outside Tehran on Tuesday of a man accused over the death of a police officer was the first such hearing linked to the protests. Images of the hearing were broadcast on state television in Iran. It was a “starting point for a broad series of trials” that would be “aimed at imposing severe penalties on protesters”, HRANA said.Meanwhile, Iran on Wednesday executed a man arrested in April 2025 on charges of spying for Israel’s Mossad spy agency, the judiciary said. Rights groups fear some protesters could also face the death penalty.

Richard Linklater et “Nouvelle Vague” en tête des nominations pour les César

“Nouvelle Vague” de l’Américain Richard Linklater, déclaration d’amour au mouvement qui révolutionna le cinéma à la fin des années 1950, fait la course en tête des nominations aux César annoncées mercredi, devant “Dossier 137” de Dominik Moll ou “L’Attachement”  de Carine Tardieu.Tourné en noir et blanc et en français, ce film est nommé dix fois, notamment pour meilleur film et meilleure réalisation, et fait revivre plusieurs figures mythiques du cinéma français comme Jean-Luc Godard, François Truffaut ou Jean-Paul Belmondo.Richard Linklater, figure du cinéma indépendant américain (“Boyhood”, la trilogie “Before”), y suit les premiers pas du réalisateur sur le tournage d'”A bout de souffle”, chef-d’oeuvre du 7e art tourné en 1959 en vingt jours et avec une ébauche de script. Pour son premier rôle au cinéma, Guillaume Marbeck, qui joue le jeune Godard, est nommé pour le César du meilleur espoir masculin.Trois autres films suivent avec huit nominations et abordent la cérémonie du 26 février à l’Olympia en position de force.”C’est une année à suspense. Cette promotion 2026 est un peu particulière, sans énormes succès et en même temps beaucoup de choses très solides, notamment en art et essai”, a réagi auprès de l’AFP le producteur Patrick Sobelman, co-président de l’Académie des César.”L’Attachement”, de Carine Tardieu, permet notamment à Valeria Bruni-Tedeschi et Pio Marmaï d’être tous les deux nommés pour le César de la meilleure actrice et du meilleur acteur.- Un film, trois seconds rôles -Dominik Moll et son “Dossier 137”, sur une enquête de la police des polices sur une bavure policière en marge d’une manifestation de “gilets jaunes”, est également plébiscité par les professionnels (meilleur réalisation et meilleur film notamment), tout comme “L’Inconnu de la Grande Arche”, de Stéphane Demoustier.Ce film sur le destin méconnu de l’architecte danois qui conçut ce bâtiment emblématique du quartier d’affaires de La Défense dans les années 1980 décroche de nombreuses nominations dans les catégories d’interprétation.Claes Bang, acteur danois qui interprète le rôle de Johan Otto von Spreckelsen, l’architecte consumé par le chantier pharaonique de l’Arche, est nommé pour le César du meilleur acteur.Trois autres acteurs du film le sont pour celui du meilleur second rôle: Swann Arlaud, qui incarne l’architecte français Paul Andreu, Xavier Dolan en conseiller culture du président de la République, et Michel Fau en François Mitterrand monarque bâtisseur.Sensation au dernier festival de Cannes, “La Petite dernière” de la réalisatrice Hafsia Herzi récolte six nominations, dont celle de meilleure espoir pour sa jeune actrice Nadia Melliti, qui campe une musulmane déchirée entre sa foi et l’éveil de son désir pour les femmes. Ce tout premier rôle lui a valu le prix d’interprétation féminine sur la Croisette.- Dubosc nommé -Palme d’or lors du dernier festival de Cannes, nommé à l’Oscar du meilleur film étranger et du meilleur scénario original, “Un simple accident” de l’Iranien Jafar Panahi ne récolte que deux nominations, dont une pour meilleur film.Acteur très populaire mais jamais nommé jusqu’à présent, Franck Dubosc aura l’occasion d’être distingué pour la première fois aux César, grâce à son film “Un ours dans le Jura”, pour lequel il est nommé dans la catégorie du meilleur scénario original.Le film est un des plus gros succès français de l’année dernière avec plus de 1,4 million d’entrées. “Ce n’est pas une comédie attendue et les votants l’ont bien repéré”, a salué Patrick Sobelman. Le film d’animation “Arco” de Ugo Bienvenu, sélectionné aux Oscar dans la catégorie meilleur film d’animation, récolte quatre nominations, tout comme deux autres premiers films: “Nino” de Pauline Loquès et “Partir un jour” d’Amélie Bonnin.En revanche, deux grosses productions françaises de l’année sont mal loties. “Chien 51” de Cédric Jimenez est nommé deux fois dans des catégories techniques, et “13 jours et 13 nuits”, sur l’évacuation de l’ambassade de France à Kaboul en 2021 lors de la prise de pouvoir des Talibans, ne récolte qu’une seule nomination.La 51e cérémonie des César devait se tenir le 27 février, avec Camille Cottin en présidente et Benjamin Lavernhe à la présentation, mais a été avancée d’un jour en raison du concert caritatif des Enfoirés programmé le même soir. L’acteur américain Jim Carrey sera lui distingué par un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.