Foot: décès de Rolland Courbis, grande gueule et coach à tout faire

Sanguin qui marchait aux coups de gueule et aux coups de coeur, “coach” respecté et régulièrement appelé à la rescousse d’équipes en souffrance, Rolland Courbis est mort lundi à 72 ans après mille et une vies dans le football.Saluant un “personnage haut en couleurs”, le directeur général de RMC Karim Nedjari a annoncé sa mort à l’antenne, la voix étreinte par l’émotion, après les 22 années de Rolland Courbis comme consultant de la radio.”Je suis triste, très ému… Il a énormément compté pour moi comme entraîneur et sur le plan humain; c’était un mec très attachant, entier”, a réagi Zinédine Zidane sur Instagram.L’Olympique de Marseille, où Courbis officia deux ans et demi comme entraîneur (mai 1997 – novembre 1999), a décrit “une figure de son histoire, un entraîneur emblématique et une personnalité incontournable du football français”.Pour le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps, “le football français perd une personnalité attachante, chaleureuse, au caractère bien affirmé”, un “vrai passionné” qui avait “choisi de transmettre, ces dernières années, derrière un micro, avec un sens de la formule bien à lui”.Signe de l’importance de Rolland Courbis dans l’imaginaire phocéen, le maire de Marseille Benoît Payan a aussi salué la “trace forte (laissée) dans l’histoire du club et dans le coeur des supporters.”Courbis, c’était comme Tintin, mais réécrit par un Pagnol un peu trash. Le natif de Marseille a démarré comme entraîneur à Bordeaux, exploré le nord à Lens, connu le froid à Vladikavkaz dans le Caucase. Au long de ses voyages, sa réputation sulfureuse lui a souvent collé aux doigts, comme le sparadrap du capitaine Haddock.”Parfois, j’aimerais demander: +Est-ce qu’on peut refermer la parenthèse sur certaines choses qu’on me reproche?+”, soupirait-il dans Le Monde en 2013. Courbis a fait deux séjours en prison, entre octobre 1990 et janvier 1991 dans le cadre de l’affaire de la caisse noire du club de Toulon et entre septembre 2009 et février 2010 dans l’affaire des comptes de l’Olympique de Marseille. Il avait également échappé de peu à une fusillade à Hyères en 1996, dans un règlement de compte qui visait une figure du milieu corse qu’il accompagnait.Comme Tintin, il était aussi célèbre comme reporter, le “Coach Courbis” très populaire sur la radio RMC.- Technicien capé -Si son palmarès d’entraîneur est quasi vierge, il s’estimait “peut-être pas le moins compétent”, racontait-il lors d’un entretien accordé à l’AFP à l’été 2015. A l’époque, il comptait plus de 500 matches de Ligue 1 à son bilan, de quoi en faire l’un des techniciens les plus capés.Grâce à son expérience, l’aventurier de la L1 n’a pas mis longtemps à entamer un nouvel épisode, comme conseiller puis entraîneur de Rennes en 2016. Mission éclair également à Caen en 2019, qui n’a pas permis d’éviter au club la descente en Ligue 2.De courts détours à l’image d’un homme qui a tout connu ou presque dans le football, même une sélection nationale, celle du Niger, en 2012.Ancien habitué des casinos, grande gueule intarissable qui a charmé la comtesse Maria-Luisa Rizzoli, Courbis n’a qu’une maigre Coupe d’Algérie et une Coupe de l’Union arabe en tant qu’entraîneur à son palmarès, remportées avec l’USM Alger en 2013.- Par amitié -Il a perdu une finale de Coupe de la Ligue avec Bordeaux (1997) et, en 1999, une finale de Coupe de l’UEFA et un championnat avec l’OM, à la dernière minute de la dernière journée, pour un but controversé encaissé par le Paris SG contre Bordeaux. Il avait connu plus de réussite comme joueur avec trois titres de champion de France (1972 avec l’OM, 1978 et 1982 avec Monaco), se permettant même une aventure lucrative à l’Olympiakos Le Pirée (1973-1974).Et il a de jolies médailles de coach: le fameux 5-4 remporté par l’OM contre Montpellier qui menait 4-0, une victoire prestigieuse sur le grand Manchester United, la montée avec Montpellier ou le maintien de petits clubs comme Endoume, quartier de Marseille en 3e division, et l’AC Ajaccio en Ligue 1, rejoints par amitié pour leurs dirigeants.Tenir deux ans et demi sur le banc de l’OM est aussi un exploit. “C’est long, racontait-il, Didier Deschamps qui a bouclé la troisième saison ressemblait sur la fin à son arrière-grand-père, plus de cheveux, rouge comme une tomate, rétamé.”Courbis, lui, était inusable. “Je n’ai pas eu une vie monotone, admettait-il. Si l’histoire était à refaire, il y a certaines conneries que je ne referais pas.”

Foot: décès de Rolland Courbis, grande gueule et coach à tout faire

Sanguin qui marchait aux coups de gueule et aux coups de coeur, “coach” respecté et régulièrement appelé à la rescousse d’équipes en souffrance, Rolland Courbis est mort lundi à 72 ans après mille et une vies dans le football.Saluant un “personnage haut en couleurs”, le directeur général de RMC Karim Nedjari a annoncé sa mort à l’antenne, la voix étreinte par l’émotion, après les 22 années de Rolland Courbis comme consultant de la radio.”Je suis triste, très ému… Il a énormément compté pour moi comme entraîneur et sur le plan humain; c’était un mec très attachant, entier”, a réagi Zinédine Zidane sur Instagram.L’Olympique de Marseille, où Courbis officia deux ans et demi comme entraîneur (mai 1997 – novembre 1999), a décrit “une figure de son histoire, un entraîneur emblématique et une personnalité incontournable du football français”.Pour le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps, “le football français perd une personnalité attachante, chaleureuse, au caractère bien affirmé”, un “vrai passionné” qui avait “choisi de transmettre, ces dernières années, derrière un micro, avec un sens de la formule bien à lui”.Signe de l’importance de Rolland Courbis dans l’imaginaire phocéen, le maire de Marseille Benoît Payan a aussi salué la “trace forte (laissée) dans l’histoire du club et dans le coeur des supporters.”Courbis, c’était comme Tintin, mais réécrit par un Pagnol un peu trash. Le natif de Marseille a démarré comme entraîneur à Bordeaux, exploré le nord à Lens, connu le froid à Vladikavkaz dans le Caucase. Au long de ses voyages, sa réputation sulfureuse lui a souvent collé aux doigts, comme le sparadrap du capitaine Haddock.”Parfois, j’aimerais demander: +Est-ce qu’on peut refermer la parenthèse sur certaines choses qu’on me reproche?+”, soupirait-il dans Le Monde en 2013. Courbis a fait deux séjours en prison, entre octobre 1990 et janvier 1991 dans le cadre de l’affaire de la caisse noire du club de Toulon et entre septembre 2009 et février 2010 dans l’affaire des comptes de l’Olympique de Marseille. Il avait également échappé de peu à une fusillade à Hyères en 1996, dans un règlement de compte qui visait une figure du milieu corse qu’il accompagnait.Comme Tintin, il était aussi célèbre comme reporter, le “Coach Courbis” très populaire sur la radio RMC.- Technicien capé -Si son palmarès d’entraîneur est quasi vierge, il s’estimait “peut-être pas le moins compétent”, racontait-il lors d’un entretien accordé à l’AFP à l’été 2015. A l’époque, il comptait plus de 500 matches de Ligue 1 à son bilan, de quoi en faire l’un des techniciens les plus capés.Grâce à son expérience, l’aventurier de la L1 n’a pas mis longtemps à entamer un nouvel épisode, comme conseiller puis entraîneur de Rennes en 2016. Mission éclair également à Caen en 2019, qui n’a pas permis d’éviter au club la descente en Ligue 2.De courts détours à l’image d’un homme qui a tout connu ou presque dans le football, même une sélection nationale, celle du Niger, en 2012.Ancien habitué des casinos, grande gueule intarissable qui a charmé la comtesse Maria-Luisa Rizzoli, Courbis n’a qu’une maigre Coupe d’Algérie et une Coupe de l’Union arabe en tant qu’entraîneur à son palmarès, remportées avec l’USM Alger en 2013.- Par amitié -Il a perdu une finale de Coupe de la Ligue avec Bordeaux (1997) et, en 1999, une finale de Coupe de l’UEFA et un championnat avec l’OM, à la dernière minute de la dernière journée, pour un but controversé encaissé par le Paris SG contre Bordeaux. Il avait connu plus de réussite comme joueur avec trois titres de champion de France (1972 avec l’OM, 1978 et 1982 avec Monaco), se permettant même une aventure lucrative à l’Olympiakos Le Pirée (1973-1974).Et il a de jolies médailles de coach: le fameux 5-4 remporté par l’OM contre Montpellier qui menait 4-0, une victoire prestigieuse sur le grand Manchester United, la montée avec Montpellier ou le maintien de petits clubs comme Endoume, quartier de Marseille en 3e division, et l’AC Ajaccio en Ligue 1, rejoints par amitié pour leurs dirigeants.Tenir deux ans et demi sur le banc de l’OM est aussi un exploit. “C’est long, racontait-il, Didier Deschamps qui a bouclé la troisième saison ressemblait sur la fin à son arrière-grand-père, plus de cheveux, rouge comme une tomate, rétamé.”Courbis, lui, était inusable. “Je n’ai pas eu une vie monotone, admettait-il. Si l’histoire était à refaire, il y a certaines conneries que je ne referais pas.”

Iran government stages mass rallies as alarm grows over protest toll

Iranian authorities on Monday sought to regain control of the streets with mass nationwide rallies in the wake of protests on a scale unprecedented in recent years, as alarm grew over a deadly crackdown.The foreign minister said Iran was ready for both war and talks after repeated threats from Washington to intervene militarily over the crackdown on protests, which activists fear has left at least hundreds dead.Over two weeks of demonstrations initially sparked by economic grievances have turned into one of the biggest challenges yet to the theocratic system that has ruled Iran since the 1979 Islamic revolution ousted the shah.In a sign of the severity of the crisis, the authorities have imposed an internet blackout lasting more than three-and-a-half days that activists say is aimed at masking the extent of the crackdown.Seeking to regain the initiative, the government called for rallies nationwide backing the Islamic republic on Monday. Thousands of people filled the capital’s Enghelab (Revolution) Square brandishing the national flag as prayers were read for victims of what the government has termed “riots”, state TV showed.Addressing the crowds, parliament speaker Mohammad Bagher Ghalibaf said Iran is fighting a “four-front war”, listing economic war, psychological war, “military war” with the United States and Israel and “today a war against terrorists”, referring to the protests. Flanked by the slogans “Death to Israel, Death to America” in Persian, he vowed the Iranian military would teach US President Donald Trump “an unforgettable lesson” if Iran were attacked. Trump said Sunday that Iran’s leadership under Ayatollah Ali Khamenei, in power since 1989 and now 86, had called him seeking “to negotiate” after he repeatedly threatened to intervene militarily if Tehran killed protesters.”The Islamic Republic of Iran is not seeking war but is fully prepared for war,” Foreign Minister Abbas Araghchi told a conference of foreign ambassadors in Tehran broadcast by state television. “We are also ready for negotiations but these negotiations should be fair, with equal rights and based on mutual respect.”Foreign ministry spokesman Esmaeil Baghaei said a channel of communication is open between Araghchi and Trump’s special envoy for the Middle East Steve Witkoff despite the lack of diplomatic relations. Meanwhile, the foreign minister of Oman, which has on occasion acted as a mediator, met Araghchi in Tehran on Saturday. – Soaring toll -The European Union has voiced support for the protesters and on Monday said it was “looking into” imposing additional sanctions on Iran over the repression of demonstrations. Iran’s shutdown of the internet has now lasted more than 84 hours, said monitor Netblocks. The blackout has severely affected the ability of Iranians to post videos of the protests that have rocked big cities since Thursday.A video circulating on Sunday showed dozens of bodies outside a morgue south of Tehran.The footage, geolocated by AFP to the district of Kahrizak, showed bodies wrapped in black bags, with what appeared to be grieving relatives searching for loved ones.The Norway-based NGO Iran Human Rights (IHR) said it confirmed the killing of at least 192 protesters but that the actual toll could be much higher.”Unverified reports indicate that at least several hundreds, and according to some sources, more than 2,000 people, may have been killed,” said IHR.More than 2,600 protesters have been arrested, IHR estimated.The US-based Human Rights Activists News Agency said it had confirmed the deaths of 544 people.Iranian state media has said dozens of members of the security forces have been killed, with their funerals turning into large pro-government rallies. The government has declared three days of national mourning for those killed. State outlets were at pains to present a picture of calm returning, broadcasting images of smooth-flowing traffic. Tehran Governor Mohammad-Sadegh Motamedian insisted in televised comments that “the number of protests is decreasing”.- ‘Stand with the people’ -Reza Pahlavi, the US-based son of Iran’s ousted shah, urged Iran’s security forces and government workers to join the protests against the authorities.”Employees of state institutions, as well as members of the armed and security forces, have a choice: stand with the people and become allies of the nation, or choose complicity with the murderers of the people,” he said in a social media post.He also urged protesters to replace the flags outside Iranian embassies. “The time has come for them to be adorned with Iran’s national flag,” he said.The ceremonial, pre-revolution flag has become an emblem of the global rallies that have mushroomed in support of Iran’s demonstrators. 

Entre Amazon et les gouvernements, Ariane 6 veut doubler ses tirs et séduire l’Europe

Entre la constellation Amazon Leo du milliardaire américain Jeff Bezos et les satellites institutionnels, l’équipe Ariane 6 prévoit de doubler ses lancements en 2026 et appelle les pays européens, clients de SpaceX, à privilégier les lanceurs européens. “On vise sept à huit vols cette année avec une grande polyvalence des missions”, a déclaré David Cavaillolès, président exécutif d’Arianespace qui commercialise la fusée Ariane, au cours de voeux devant la presse. Le lancement pour Amazon Leo aura lieu en février à une date qui sera précisée “dans les prochains jours”. Il s’agira du premier vol d’Ariane 6 pour un client “commercial”: les quatre précédents, en 2025, avaient été effectués pour des clients “institutionnels” comme le ministère français de la Défense (satellite d’observation militaire) ou la commission européenne (programmes Galileo et Copernicus).Le lanceur sera pour la première fois doté de quatre propulseurs qui doubleront sa puissance d’emport en orbite, à 21,6 tonnes.Alors qu’Ariane est présentée comme le symbole de la souveraineté européenne dans l’espace, Amazon se profile comme son plus gros client, avec 18 lancements prévus sur la trentaine inscrite au carnet de commandes d’Arianespace. “Il a fallu se battre pour aller chercher ce contrat” et ce marché “nous apporte beaucoup de bénéfices”, a souligné M. Cavaillolès. – Réduire les coûts -Lancer avec une fusée européenne, “c’est aussi une diversification stratégique” pour Amazon Leo, anciennement baptisé “Project Kuiper”, qui compte déjà quelque 150 satellites en orbite et ambitionne d’en déployer plus de 3.200.Son concurrent Starlink, propriété du groupe américain SpaceX du milliardaire Elon Musk, repose pour sa part sur plus de 6.000 satellites.”Ce qu’on fait pour Amazon, on le fait pour être disponible pour Iris²”, un projet phare de l’Union européenne visant à assurer une connectivité sécurisée et souveraine dont le déploiement est prévu à partir de 2029 ou “les projets de défense allemands”, a souligné David Cavaillolès.Pour lui, il est “vertueux” de “se battre sur les marchés export”. “Si on ne faisait que des vols institutionnels européens, aujourd’hui, il n’y aurait pas de cadence de lancement industriel (…) Le lanceur serait moins fiable et plus coûteux “, a-t-il ajouté.Contrairement à Amazon, les clients institutionnels signent les contrats “un par un”, ce qui prive de visibilité et freine les projets de développement, a-t-il fait valoir.   Après le vol inaugural d’Ariane 6 en juillet 2024, puis quatre vols l’an dernier, “il s’agit d’une montée en cadence unique pour un lanceur lourd”, a pour sa part souligné Martin Sion, président exécutif d’ArianeGroup, fabricant de la fusée. Il y a “des créneaux disponibles pour 2028-2029” et “on espère (voir) les commandes affluer”, a-t-il ajouté. – Convaincre l’Allemagne – Il a toutefois déploré que le principe de la “préférence européenne” qui consiste à lancer les projets institutionnels européen avec des fusées européennes ne soit pas appliqué par tous les pays malgré le contexte géopolitique tendu.  “C’est ce qui arrive aux États-Unis, c’est évidemment le cas en Chine, en Russie, dans tous les autres pays. Il n’y a qu’en Europe où il y a des satellites institutionnels qui envisagent d’être lancés par SpaceX.”Renforcer les liens avec l’Allemagne” figure parmi les enjeux majeurs de l’année pour Arianespace qui souhaite faire d’Ariane 6 “le candidat naturel” pour la constellation de satellites que la Bundeswehr s’apprête à commander au géant allemand de défense Rheinmetall, qui s’était allié avec la start-up finlandaise Iceye.Les satellites Iceye sont pour l’essentiel mis en orbite par les lanceurs Falcon 9 de SpaceX.   “Est-ce que c’est gagné d’avance? Non. Est-ce qu’on a des raisons d’y croire ? Oui, absolument parce qu’on pense qu’avec Ariane 6, on a le bon produit”, a insisté David Cavaillolès. 

CAN-2025: Hakimi, Osimhen, Mané, Salah, des stars au rendez-vous

Stars annoncées de la compétition, le Marocain Achraf Hakimi, le Nigérian Victor Osimhen, le Sénégalais Sadio Mané et l’Egyptien Mohamed Salah ont répondu aux attentes et tenteront de guider leurs pays vers la finale de la CAN-2025, mercredi.. Achraf Hakimi, héros rétabliStar et capitaine des Lions de l’Atlas, érigé en tête de gondole du tournoi disputé au Maroc, Achraf Hakimi a débuté la CAN-2025 convalescent après une sérieuse blessure à la cheville gauche subie le 4 novembre avec le Paris SG en Ligue des champions.Laissé au repos lors des deux premiers matches de groupe, rentré en jeu lors du troisième, le latéral droit, souvent considéré comme le meilleur au monde à son poste, a ensuite disputé l’intégralité du huitième gagné au forceps contre la Tanzanie (1-0), et du quart abouti face au Cameroun (2-0).Après près de deux mois sans jouer, Hakimi a logiquement manqué de rythme durant ses premières minutes, sans retrouver le niveau qui était le sien avant sa blessure.Malgré tout, le capitaine marocain a immédiatement été décisif. En huitième, il s’en est fallu de peu pour qu’il inscrive un but sur un coup franc qui s’est écrasé sur la barre transversale tanzanienne.Puis il a offert une passe décisive à Brahim Diaz pour débloquer une situation crispante. Adulé des Marocains, Hakimi aura la lourde tâche en demie de contenir la furia offensive du Nigeria. Son sélectionneur Walid Regragui n’en doute pas un seul instant, lui qui demande encore un peu de patience pour retrouver son capitaine à son “prime”.. Victor Osimhen, furie en missionDepuis son départ de Naples vers Galatasaray en Turquie, l’attaquant masqué du Nigeria a disparu des radars des grands championnats européens. La non-qualification des Super Eagles pour le Mondial-2026 a contribué à invisibiliser Osimhen lors de la première partie de saison. Son talent, toujours intact comme en témoignent ses six buts inscrits en Ligue des champions jusqu’à présent, a de nouveau explosé à la face du monde lors de la CAN.En cinq rencontres, Osimhen a déjà inscrit quatre buts et offert deux passes décisives. Grâce à lui et ses lieutenants Ademola Lookman et Akor Adams notamment, les Super Eagles, meilleure attaque du tournoi avec 14 buts, impressionnent au point de ravir le statut de favori au Maroc, leur adversaire en demi-finale.Aux statistiques, Osimhen ajoute la fougue, se battant sur chaque ballon et abattant un travail défensif important.Depuis la finale perdue par le Nigeria en 2023 face à la Côte d’Ivoire (2-1), Osimhen est en mission. “Je ne suis plus le même depuis cette finale, a-t-il déclaré après le quart. Je travaille beaucoup. Je regarde toutes les erreurs que je fais pour savoir comment m’améliorer. Je gagne aussi en confiance avec mes amis. Je veux gagner quelque chose avec l’équipe, ce ne sera pas simple mais je vous assure que depuis la dernière, j’ai grandi”. . Sadio Mané, vieux Lion chasseur de recordsS’il n’a plus sa vivacité d’antan, le Sénégalais Sadio Mané, 33 ans, préserve intacte son influence sur son équipe, favorite du tournoi avec l’hôte marocain.S’il n’a inscrit qu’un but, Mané a servi trois passes décisives à ses partenaires devenant ainsi le meilleur passeur de l’histoire de la CAN avec neuf offrandes, devant l’Ivoirien Yaya Touré.Il a conforté également son record honorifique de joueur le plus décisif de l’histoire de la CAN, combinant ses buts (10) et ses passes (9), devant Mohamed Salah (11 buts et 5 passes).Toujours autant adulé, aussi bien des supporters sénégalais que de ses coéquipiers, Mané se distingue encore par un comportement exemplaire sur et hors du terrain, assumant son rôle de leader des Lions de la Teranga.. Mohamed Salah, la quête d’une première Coupe d’AfriqueComme Mané, son ancien partenaire à Liverpool, Mohamed Salah n’a plus ses jambes de vingt ans, et le Pharaon court derrière son premier titre continental pour sa cinquième participation à une CAN. Il y met toute son “âme”. Parti au Maroc fâché avec son club de Liverpool, Salah, 33 ans, affiche son sourire et sa bonne humeur en sélection. Parfois tancé par son sélectionneur, l’exigeant Hossam Hassan, pour ses errements défensifs, l’ailier des Reds est intraitable devant le but: quatre réalisations depuis le début du tournoi, à une longueur de Brahim Diaz, le meilleur buteur de la compétition.Salah assume en outre son rôle de leader en délestant ses jeunes coéquipiers de la pression énorme autour de l’Egypte, en quête de la huitième CAN de son histoire, un record, pour asseoir un peu plus sa domination sur le football africain.

Top départ pour le “service national”, militaire et volontaire

Le ministère des Armées a lancé lundi sa campagne de recrutement de jeunes volontaires pour un “service national” militaire sur le territoire français, présenté comme un moyen de renforcer le lien armée-nation et de répondre aux besoins des armées face à l’accumulation des menaces.Les jeunes hommes et femmes de 18 à 25 ans intéressés peuvent postuler jusqu’au mois d’avril pour rejoindre entre septembre et novembre les armées pendant une durée de dix mois, exclusivement en métropole ou dans les outre-mers.Pas question donc d’envoyer ces appelés à l’étranger, notamment dans l’hypothèse d’un “choc” face à l’armée russe envisagé d’ici quelques années par le chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon.Mais faire “le choix du service national, c’est participer à la protection de nos citoyens, de notre pays, dans un environnement dont on a noté qu’il était incertain”, a affirmé le général Mandon lors d’une rare conférence de presse aux côtés de la ministre des Armées Catherine Vautrin et des chefs d’état-major des trois armées (Terre, Air, Marine).Intégrés dans les unités après un mois de formation de base, les appelés participeront “au renforcement de la capacité de résistance de notre nation”, selon lui.”Ils seront formés à réagir dans des situations inconfortables, à inscrire leur action dans le cadre d’un groupe organisé, solidaire, solide, où chacun, quels que soient son origine sociale, son parcours personnel, ses opinions, sa religion, évolue sous un même uniforme selon des principes d’égalité, de fraternité, d’équité et où on récompense le mérite”, a-t-il insisté.Trente ans après la suspension de la conscription obligatoire, l’instauration de ce service volontaire, annoncé par le président Emmanuel Macron en novembre, “s’inscrit dans une évolution de long terme vers un modèle d’armée plus hybride”, selon Mme Vautrin: 200.000 militaires d’active, 47.000 réservistes (80.000 en 2030) et les appelés.En 2026, les armées comptent en enrôler 3.000 (1.800 dans l’armé de Terre, 600 dans celle de l’Air et de l’Espace et 600 dans la Marine), puis 4.000 en 2027, 10.000 en 2030 avec 42.500 comme ambition en 2035.- Année de césure -Le jeune volontaire sera “sélectionné” selon son aptitude médicale, sa motivation et son “adéquation aux besoins des armées”, selon la ministre. Il sera rémunéré environ 800 euros bruts mensuel et logé pendant les dix mois de son service.Une campagne dans la presse régionale, sur un site internet dédié et sur les réseaux sociaux, doit faire connaître le dispositif qui sera également présenté lors de la journée défense et citoyenneté, rebaptisée “Journée de mobilisation”.Environ 80% des sélectionnés auront entre 18 et 19 ans. La période sous l’uniforme sera considérée comme une année de césure dans les études et les voeux sur ParcoursSup préservés.Les 20% restants auront des profils plus spécialisés (ingénieur, analyste de données, infirmier, etc.) et pourront faire leur service jusqu’à 25 ans avec le grade d’aspirant, le premier grade d’officier.Les appelés pourront aussi bien servir comme pilote de drone que fantassin dans l’armée de Terre, assurer la protection d’une base aérienne ou être assistant sur simulateur d’entraînement dans l’armée de l’Air, ou encore embarquer sur un navire pour 20% des appelés de la Marine.Le coût prévu du “service national” (paie, équipement, habillement, hébergement) pour la période 2026-2030 est de 2,3 milliards d’euros, dont 1,4 milliard pour les infrastructures, et 150 millions d’euros en 2026.A l’issue de ses 10 mois de service, le jeune pourra poursuivre ses études, s’engager dans la réserve opérationnelle ou s’enrôler dans l’armée d’active.Il sera quoi qu’il en soit, comme tout ancien militaire, basculé pendant 5 ans dans la réserve opérationnelle de disponibilité, susceptible d’être rappelé pour un maximum de 5 jours par an.Catherine Vautrin s’est toutefois voulu rassurante sur un engagement ultérieur en cas de conflit: “L’option d’une mobilisation générale nécessite un vote du Parlement, c’est vraiment dans des conditions extraordinaires qui ne se sont pas produites dans notre pays depuis la Seconde guerre mondiale”.