Assurance chômage: le patronat veut négocier bien au-delà des ruptures conventionnelles et contrats courts

Le patronat a exprimé, lors de la réunion des partenaires sociaux mercredi pour lancer la négociation sur les contrats courts et les ruptures conventionnelles, la volonté de négocier sur l’assurance chômage bien au-delà de ces sujets, braquant les syndicats.Après un faux départ en décembre, lié à l’absence de l’U2P mais surtout du Medef, accusé par certains participants de “bouder” en raison de divergences budgétaires avec le gouvernement, toutes les organisations syndicales et patronales représentatives se sont retrouvées mercredi au siège de l’Unédic à Paris.Le gouvernement leur a donné pour objectif de trouver 400 millions d’euros d’économies sur les ruptures conventionnelles. Les syndicats souhaitent, eux, également négocier sur les contrats courts, le dispositif actuel de bonus-malus qui leur est appliqué ne satisfaisant ni syndicats ni patronat.Mais, a expliqué le négociateur du Medef Hubert Mongon à l’issue de l’après-midi, le Medef souhaite mettre sur la table des sujets bien plus vastes, comme les conditions d’entrée et règles d’indemnisation de l’assurance chômage et ses régimes spécifiques.- “Hors sujet” -Le patronat a fait le choix de “bordéliser” la discussion, s’est indigné le négociateur de la CGT Denis Gravouil, disant ne pas avoir l’intention d’ouvrir la discussion sur tous ces sujets après le “saccage” déjà connu ces dernières années des droits des chômeurs. La CFDT a trouvé la patronat “plutôt hors sujet sur quasiment tout le temps de la séance”, selon son secrétaire national Olivier Guivarch. “Je me demande sérieusement quel jeu joue le patronat”, s’est interrogé Michel Beaugas de FO, envisageant qu’il souhaite une absence d’accord pour que le gouvernement reprenne la main.Une partie des organisations syndicales et patronales représentatives se sont toutefois mises d’accord pour, avant toute chose, adresser dès jeudi un courrier au ministre du Travail pour exiger qu’il retire la lettre de cadrage sur l’assurance chômage envoyée en août par François Bayrou, alors Premier ministre, et qu’il agrée l’avenant sur les bonus-malus pour les contrats courts finalisé en juillet dernier.Cette lettre de cadrage demandait aux partenaires sociaux d’économiser de 2 à 2,5 milliards d’euros par an sur l’assurance chômage entre 2026 et 2029, puis 4 milliards à partir de 2030.Les principales règles de la dernière réforme, datant de novembre 2024, étaient pourtant entrées en vigueur en avril 2025, en théorie pour quatre ans. Ces dernières années, les règles d’indemnisation de l’assurance chômage ont été durcies à plusieurs reprises.Après le remplacement de François Bayrou par Sébastien Lecornu, l’exécutif avait finalement recentré sa demande d’ouverture de négociations sur les ruptures conventionnelles et fixé 400 millions d’économies comme objectif et fin janvier comme échéance. Le patronat avait surenchéri en disant souhaiter économiser un milliard.”Si cette négociation ne devait pas aboutir dans ces délais, au regard du contexte dégradé des finances publiques, le gouvernement serait conduit à prendre à nouveau ses responsabilités”, avertissait fin novembre le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou. Le calendrier établi mercredi par les partenaires sociaux fixe la conclusion de la négociation sur les ruptures conventionnelles – et peut-être plus largement l’assurance chômage – au 25 février et de celles sur les contrats courts au 19 mars.Le régime de l’assurance chômage est piloté par l’Unédic, un organisme paritaire, mais depuis 2018 le gouvernement fixe des objectifs à la négociation dans une lettre de cadrage et, faute d’accord, l’État fixe les règles par décret.Le gouvernement dénonce ces derniers mois les “abus” auquel le dispositif des ruptures conventionnelles — créé en 2008 et qui permet à un salarié et un employeur de rompre un CDI à l’amiable et au salarié de toucher des allocations chômage — donnerait lieu.D’après l’Unédic, en 2024, les dépenses d’allocations chômage liées à ces ruptures ont atteint 9,4 milliards d’euros, soit 26% du total.Quant au bonus-malus sur les contrats courts, un dispositif qui ne joue qu’un “rôle limité” dans le recours aux contrats courts selon une étude de l’Unédic, le patronat souhaite le voir disparaître. L’avenant signé en juillet (sauf par la CGT et la CFE-CGC) réduisait sa portée.

Cambodia to liquidate bank founded by accused scam boss

A Cambodian bank founded by accused scam boss Chen Zhi, who has been indicted by the United States over multibillion-dollar fraud and extradited to China, was ordered liquidated Thursday, Cambodia’s central bank said.Prince Bank “has been placed under liquidation in accordance with the laws” of the country, the National Bank of Cambodia (NBC) said in a statement.Prince Bank has been “suspended from providing new banking services, including accepting deposits and providing credit”, it added.The NBC said it had appointed auditor Morisonkak MKA as the liquidator.Prince Bank is a subsidiary of Chen’s Prince Holding Group, one of Cambodia’s largest conglomerates, which Washington has said served as a front for “one of Asia’s largest transnational criminal organizations”.Customers who have deposits at Prince Bank “can withdraw money normally by preparing documents for withdrawal”, and borrowers “must continue to fulfill their obligations as normal”, the NBC added.Outside a Prince Bank location in the capital Phnom Penh, among 36 branches nationwide, an AFP journalist did not see any customers on Thursday morning.The bank has about a billion dollars in assets under management, according to its website.- ‘Building pressure’ -Chinese-born Chen was sanctioned by Washington and London in October for directing alleged cyberfraud run by hundreds of scammers trafficked into compounds in Cambodia.Cambodian authorities said they arrested Chen and two other Chinese nationals and extradited them to China on Tuesday.The operation was carried out according to a request from Chinese authorities following months of “investigative cooperation”, Cambodia’s interior ministry said.Chinese authorities have not commented on Chen’s arrest since it was announced on Wednesday.The US Justice Department declined to comment on Wednesday.”This arrest comes after months of building pressure against the Cambodian government for continuing to harbor and abet a now famous criminal actor,” said Jacob Daniel Sims, a transnational crime expert and visiting fellow at Harvard University’s Asia Center.The “vast majority” of the dozens of scam compounds in Cambodia operated with “strong support” from the government, Sims told AFP, adding that a change in status quo could only happen if international pressure on the nation’s “scam-invested oligarchs” was sustained.Cambodian officials deny allegations of government involvement and say authorities are cracking down.But Amnesty International said last year that rights abuses in scam hubs were happening on a “mass scale”, and the government’s poor response suggested its complicity.Chen faces up to 40 years in prison if convicted in the United States on wire fraud and money laundering conspiracy charges involving approximately 127,271 bitcoin seized by the United States, worth more than $11 billion at current prices.Prince Group has denied the allegations.- Former adviser -US prosecutors in October unsealed an indictment accusing Chen of presiding over compounds in Cambodia where trafficked workers carried out cryptocurrency fraud schemes that netted billions.Victims were targeted through so-called “pig butchering” scams — investment schemes that build trust over time before stealing funds. The operations have caused billions in global losses.Scam centres across Cambodia, Myanmar and the region lure foreign nationals — many Chinese — with fake job ads, then force them under threat of violence to commit online fraud.Amnesty International has identified at least 53 scam compounds in Cambodia alone, where rights groups say criminal networks perpetrate human trafficking, forced labour, torture and slavery.Experts estimate tens of thousands of people work in the multibillion-dollar industry, some willingly and others trafficked.Since around 2015, Prince Group has operated across more than 30 countries under the guise of legitimate real estate, financial services and consumer businesses, US prosecutors have said. Chen and top executives allegedly used political influence and bribed officials in multiple countries to shield illicit operations.In Cambodia, Chen served as an adviser to Prime Minister Hun Manet and his father, former leader Hun Sen. His Cambodian nationality was revoked in December, the interior ministry said.

Tempête Goretti: la Manche en vigilance rouge vent pour la nuit de jeudi à vendredi

Météo-France a annoncé placer la Manche en vigilance rouge vent dans la nuit de jeudi à vendredi en raison du passage de la tempête Goretti, qui entraînera des rafales atteignant 160 km/h sur le littoral.Niveau d’alerte le plus élevé, la vigilance rouge correspond aux phénomènes dangereux d’intensité exceptionnelle, susceptibles de provoquer des dégâts importants avec des perturbations majeures et durables des fournitures de courant, des communications ou des transports.En plus de cette mesure appliquée de 21H00 à 03H00, 29 départements du nord-ouest incluant ceux de l’Ile-de-France entreront progressivement en vigilance orange à partir de 16H00, précise le prévisionniste dans son dernier bulletin.Le Calvados, la Seine-Maritime et la Somme seront en outre en vigilance orange vagues-submersion vendredi matin.La tempête Goretti va suivre, selon l’organisme, “une trajectoire un peu plus sud qu’envisagé hier, occasionnant donc des vents tempétueux sur une large partie nord-ouest du pays”.Dans la Manche, des rafales sont prévues jusqu’à 150 à 160 km/h sur la côte et 130 à 140 km/h dans l’intérieur.”Sur les départements en vigilance orange, les rafales attendues sont de l’ordre de 100 à 120 km/h dans l’intérieur des terres, et jusqu’à 130-140 km/h sur le littoral”, est-il ajouté.En région parisienne, “les rafales attendues sont de l’ordre de 90 à 100 km/h pour un épisode qui s’annonce durable, ces rafales pouvant se produire durant plusieurs heures”, précise l’organisme.Avant de frapper les côtes française, Goretti va traverser jeudi le Royaume-Uni, où les services météorologiques ont décrété des vigilances oranges vent pour la pointe sud-ouest en fin d’après-midi, avec des rafales pouvant atteindre localement 145 km/h, et neige dans le centre de l’Angleterre et le Pays-de-Galles, avec des chutes jusqu’à 30 cm attendues en certains endroits.Concernant l’épisode neigeux qui a perturbé une grande partie de la France depuis lundi, Météo-France ne maintient plus que trois départements en vigilance orange neige-verglas jeudi: le Vaucluse jusqu’à 10H00 ainsi que la Savoie et la Haute-Savoie jusqu’à 18H00.Dans les Alpes du Nord, l’organisme attend 10 à 20 cm en vallées intérieures.

Tempête Goretti: la Manche en vigilance rouge vent pour la nuit de jeudi à vendredi

Météo-France a annoncé placer la Manche en vigilance rouge vent dans la nuit de jeudi à vendredi en raison du passage de la tempête Goretti, qui entraînera des rafales atteignant 160 km/h sur le littoral.Niveau d’alerte le plus élevé, la vigilance rouge correspond aux phénomènes dangereux d’intensité exceptionnelle, susceptibles de provoquer des dégâts importants avec des perturbations majeures et durables des fournitures de courant, des communications ou des transports.En plus de cette mesure appliquée de 21H00 à 03H00, 29 départements du nord-ouest incluant ceux de l’Ile-de-France entreront progressivement en vigilance orange à partir de 16H00, précise le prévisionniste dans son dernier bulletin.Le Calvados, la Seine-Maritime et la Somme seront en outre en vigilance orange vagues-submersion vendredi matin.La tempête Goretti va suivre, selon l’organisme, “une trajectoire un peu plus sud qu’envisagé hier, occasionnant donc des vents tempétueux sur une large partie nord-ouest du pays”.Dans la Manche, des rafales sont prévues jusqu’à 150 à 160 km/h sur la côte et 130 à 140 km/h dans l’intérieur.”Sur les départements en vigilance orange, les rafales attendues sont de l’ordre de 100 à 120 km/h dans l’intérieur des terres, et jusqu’à 130-140 km/h sur le littoral”, est-il ajouté.En région parisienne, “les rafales attendues sont de l’ordre de 90 à 100 km/h pour un épisode qui s’annonce durable, ces rafales pouvant se produire durant plusieurs heures”, précise l’organisme.Avant de frapper les côtes française, Goretti va traverser jeudi le Royaume-Uni, où les services météorologiques ont décrété des vigilances oranges vent pour la pointe sud-ouest en fin d’après-midi, avec des rafales pouvant atteindre localement 145 km/h, et neige dans le centre de l’Angleterre et le Pays-de-Galles, avec des chutes jusqu’à 30 cm attendues en certains endroits.Concernant l’épisode neigeux qui a perturbé une grande partie de la France depuis lundi, Météo-France ne maintient plus que trois départements en vigilance orange neige-verglas jeudi: le Vaucluse jusqu’à 10H00 ainsi que la Savoie et la Haute-Savoie jusqu’à 18H00.Dans les Alpes du Nord, l’organisme attend 10 à 20 cm en vallées intérieures.