Budget, Groenland, Ukraine: Macron a rendez-vous avec les Armées à Istres

Emmanuel Macron présente jeudi ses vœux aux Armées, un rendez-vous très attendu alors que la France est toujours en quête d’un budget pour 2026, sur fond de tensions géopolitiques, y compris transatlantiques, et de besoins militaires croissants.Signe de ces tensions, le chef de l’État arrivera sur la base aérienne stratégique d’Istres (Bouches-du-Rhône) dans la foulée d’un conseil de défense convoqué jeudi matin en urgence à l’Élysée sur la situation au Groenland mais aussi en Iran.Le chef des Armées va “donner ses orientations pour la défense nationale” devant un millier d’invités, à 12H30, sur ce site qui abrite l’arme nucléaire, à 60 kilomètres de Marseille, a précisé l’Élysée.L’Ukraine et désormais le Groenland, territoire autonome du Danemark que le président américain, Donald Trump, convoite par “tous les moyens”, au mépris de l’Alliance transatlantique, seront au centre de l’attention.Dans ce contexte de crise sans précédent au sein de l’Otan, Emmanuel Macron a confirmé dans la nuit que la France participerait, “à la demande du Danemark”, à des “exercices conjoints” au Groenland, “l’Opération Endurance Arctique”, aux côtés de l’Allemagne et de pays nordiques.”De premiers éléments militaires français sont d’ores et déjà en chemin. D’autres suivront”, a dit le président sur X.Une “quinzaine” de chasseurs alpins sont déjà concernés par cette “préparation” de l’opération de “dissuasion” visant à “montrer aux États-Unis que l’Otan est présente”, a précisé jeudi matin sur France info l’ambassadeur de France pour les pôles, Olivier Poivre d’Arvor.Le président-délégué du groupe Rassemblement national à l’Assemblée, Jean-Philippe Tanguy, a appelé Emmanuel Macron à “parler aux Français directement” pour expliquer “la position de la France” sur le Groenland et le soulèvement populaire en Iran. Ce que le président devrait faire dans ses vœux.- Service national -Responsables politiques et militaires vont aussi guetter les signaux relatifs à la discussion budgétaire, toujours dans l’impasse au Parlement, alors qu’Emmanuel Macron a demandé d’augmenter de 3,5 milliards les crédits des Armées en 2026.”C’est un moment qui sera très probablement axé sur ce sujet-là”, relève un conseiller militaire du président, en rappelant que le chef de l’État avait pris l’engagement à Istres en 2017 de porter l’effort de défense de la France à 2% du PIB d’ici 2025, objectif atteint.L’actuelle loi de programmation militaire (LPM) pour 2024-2030 prévoit 413 milliards d’euros pour les Armées. Mais “face à un monde de plus en plus brutal”, en pleine guerre en Ukraine, Emmanuel Macron a demandé une rallonge budgétaire de 3,5 milliards d’euros en 2026 et 3 milliards en 2027.L’actualisation de la LPM, plusieurs fois reportée, doit intervenir désormais avant l’été. Avec cette trajectoire, le budget de la défense aura quasiment doublé sous les deux mandats d’Emmanuel Macron pour atteindre 64 milliards d’euros annuels dès 2027 et non plus 2030.Le chef de l’État a aussi fait de la restauration du service national, rémunéré et volontaire, un de ses chantiers pour 2026.Les armées comptent enrôler 3.000 candidats cette année, puis 4.000 en 2027, 10.000 en 2030 avec 42.500 comme ambition en 2035.- Pesquet dans le cockpit -Le président prononcera également cette année, probablement en février, un discours sur la dissuasion nucléaire, clé de voûte de la stratégie de défense de la France.Il a déjà évoqué à plusieurs reprises “la protection par notre dissuasion de nos alliés du continent européen”, compte tenu de la menace russe.Au retour, M. Macron embarquera à bord d’un avion ravitailleur et de transport de troupes – un Airbus A330 MRTT (Multirole Tanker Transport) – piloté par l’astronaute Thomas Pesquet, à destination d’Orly.L’ex-commandant de la Station spatiale internationale est depuis 2024 colonel de réserve dans l’armée de l’Air, affecté à Istres, et a “tous les brevets et diplômes pour piloter un MRTT”, a précisé l’Élysée.Le président assistera au décollage et à l’atterrissage dans le cockpit, ainsi qu’à un ravitaillement de chasseurs Rafale en vol. Une équipe de santé lui présentera aussi les capacités d’évacuation sanitaires, jusqu’à 10 blessés graves, dans les conditions d’un service de soins intensifs, à bord de l’appareil.

Budget, Groenland, Ukraine: Macron a rendez-vous avec les Armées à Istres

Emmanuel Macron présente jeudi ses vœux aux Armées, un rendez-vous très attendu alors que la France est toujours en quête d’un budget pour 2026, sur fond de tensions géopolitiques, y compris transatlantiques, et de besoins militaires croissants.Signe de ces tensions, le chef de l’État arrivera sur la base aérienne stratégique d’Istres (Bouches-du-Rhône) dans la foulée d’un conseil de défense convoqué jeudi matin en urgence à l’Élysée sur la situation au Groenland mais aussi en Iran.Le chef des Armées va “donner ses orientations pour la défense nationale” devant un millier d’invités, à 12H30, sur ce site qui abrite l’arme nucléaire, à 60 kilomètres de Marseille, a précisé l’Élysée.L’Ukraine et désormais le Groenland, territoire autonome du Danemark que le président américain, Donald Trump, convoite par “tous les moyens”, au mépris de l’Alliance transatlantique, seront au centre de l’attention.Dans ce contexte de crise sans précédent au sein de l’Otan, Emmanuel Macron a confirmé dans la nuit que la France participerait, “à la demande du Danemark”, à des “exercices conjoints” au Groenland, “l’Opération Endurance Arctique”, aux côtés de l’Allemagne et de pays nordiques.”De premiers éléments militaires français sont d’ores et déjà en chemin. D’autres suivront”, a dit le président sur X.Une “quinzaine” de chasseurs alpins sont déjà concernés par cette “préparation” de l’opération de “dissuasion” visant à “montrer aux États-Unis que l’Otan est présente”, a précisé jeudi matin sur France info l’ambassadeur de France pour les pôles, Olivier Poivre d’Arvor.Le président-délégué du groupe Rassemblement national à l’Assemblée, Jean-Philippe Tanguy, a appelé Emmanuel Macron à “parler aux Français directement” pour expliquer “la position de la France” sur le Groenland et le soulèvement populaire en Iran. Ce que le président devrait faire dans ses vœux.- Service national -Responsables politiques et militaires vont aussi guetter les signaux relatifs à la discussion budgétaire, toujours dans l’impasse au Parlement, alors qu’Emmanuel Macron a demandé d’augmenter de 3,5 milliards les crédits des Armées en 2026.”C’est un moment qui sera très probablement axé sur ce sujet-là”, relève un conseiller militaire du président, en rappelant que le chef de l’État avait pris l’engagement à Istres en 2017 de porter l’effort de défense de la France à 2% du PIB d’ici 2025, objectif atteint.L’actuelle loi de programmation militaire (LPM) pour 2024-2030 prévoit 413 milliards d’euros pour les Armées. Mais “face à un monde de plus en plus brutal”, en pleine guerre en Ukraine, Emmanuel Macron a demandé une rallonge budgétaire de 3,5 milliards d’euros en 2026 et 3 milliards en 2027.L’actualisation de la LPM, plusieurs fois reportée, doit intervenir désormais avant l’été. Avec cette trajectoire, le budget de la défense aura quasiment doublé sous les deux mandats d’Emmanuel Macron pour atteindre 64 milliards d’euros annuels dès 2027 et non plus 2030.Le chef de l’État a aussi fait de la restauration du service national, rémunéré et volontaire, un de ses chantiers pour 2026.Les armées comptent enrôler 3.000 candidats cette année, puis 4.000 en 2027, 10.000 en 2030 avec 42.500 comme ambition en 2035.- Pesquet dans le cockpit -Le président prononcera également cette année, probablement en février, un discours sur la dissuasion nucléaire, clé de voûte de la stratégie de défense de la France.Il a déjà évoqué à plusieurs reprises “la protection par notre dissuasion de nos alliés du continent européen”, compte tenu de la menace russe.Au retour, M. Macron embarquera à bord d’un avion ravitailleur et de transport de troupes – un Airbus A330 MRTT (Multirole Tanker Transport) – piloté par l’astronaute Thomas Pesquet, à destination d’Orly.L’ex-commandant de la Station spatiale internationale est depuis 2024 colonel de réserve dans l’armée de l’Air, affecté à Istres, et a “tous les brevets et diplômes pour piloter un MRTT”, a précisé l’Élysée.Le président assistera au décollage et à l’atterrissage dans le cockpit, ainsi qu’à un ravitaillement de chasseurs Rafale en vol. Une équipe de santé lui présentera aussi les capacités d’évacuation sanitaires, jusqu’à 10 blessés graves, dans les conditions d’un service de soins intensifs, à bord de l’appareil.

Oil plunges after Trump’s Iran comments, Asian markets mixed

Oil slid Thursday after US President Donald Trump appeared to dial down threats of imminent military action on Iran, while Asian markets were mixed after Wall Street edged lower the previous day.Oil prices dropped three percent after Trump said Wednesday he would “watch it and see” on possible intervention in the Islamic republic, after he said he was told the killings of protesters there had stopped.Crude prices had surged over recent days as Trump talked about coming to the aid of the Iranian people over the crackdown on demonstrations, sparking concerns over possible disruption to global supplies.Silver plunged as much as seven percent after hitting a record high above $93.75 an ounce, after Trump held off slapping tariffs on critical minerals. Gold also dipped.”The swings in commodities highlight the extreme volatility being fed by President Trump’s mercurial policy style,” said Garfield Reynolds, Markets Live Asia Team Leader at Bloomberg.But “so far the declines for raw materials are still too small to seriously dent this year’s substantial rallies”, he said.”There’s plenty of potential that investors will be itching to pile back into commodities assets given how often they’ve bounced back to fresh highs following occasional corrections in recent weeks,” Reynolds added.Tokyo was down 0.4 percent at the close, cooling off after gains fuelled by speculation that Prime Minister Sanae Takaichi would call an election to capitalise on strong public approval ratings.Takaichi’s ruling party and a coalition partner said Wednesday she intends to dissolve parliament next week for a snap election, seen as a chance to push through her ambitious policy agenda.Sydney, Jakarta, Bangkok, Manila and Singapore posted gains, while Wellington, Mumbai and Kuala Lumpur were down.Shanghai and Hong Kong closed 0.3 percent down and Taipei ended 0.4 percent lower.After the closing bell, Taiwanese chipmaking titan TSMC said net profit for the fourth quarter jumped 35 percent year-on-year, beating forecasts as demand for artificial intelligence skyrockets.London opened on a 0.1 percent high as official data showed Britain’s economy grew more than expected in November.- South Korean won slides -Traders were also watching South Korea — with Seoul up 1.5 percent — as the won’s exchange rate slid towards its weakest level in 16 years.In a rare mention, US Treasury Secretary Scott Bessent said Wednesday that the won’s depreciation was “not in line with Korea’s strong economic fundamentals” and that volatility in the foreign exchange market is “undesirable”.The won gained as much as one percent after Bessent’s comments, which he posted on social media after meeting Seoul’s finance minister Koo Yun-cheol in Washington.”Bessent’s comments can support the won in the near term, but markets may have more influence if they feel the fundamentals and politics are still in a worsening trajectory,” said Brendan McKenna, a strategist at Wells Fargo in New York.The mixed picture in Asia came after Wall Street stocks fell again Wednesday as investors shrugged off solid bank earnings and an increase in retail sales in November.Analysts noted investor unease about possible US interventions in Iran and Greenland, and Trump’s threats to Federal Reserve autonomy, most recently in the Department of Justice’s criminal probe of the central bank.- Key figures at around 0800 GMT -Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.4 percent at 54,110.50 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.3 percent at 26,924.24 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.3 percent at 4,112.60 (close)West Texas Intermediate: DOWN 3.4 percent at $59.94 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 3.4 percent at $64.23 per barrelEuro/dollar: DOWN at $1.1630 from $1.1647 on WednesdayPound/dollar: FLAT at $1.3433Dollar/yen: FLAT at 158.56 yenEuro/pound: DOWN at 86.58 pence from 86.68 penceNew York – Dow: DOWN 0.1 percent at 49,149.63 points (close)London – UP 0.1 percent at 10,197.73

La présidentielle en Ouganda commence péniblement, certains bureaux tardent à ouvrir

De nombreux bureaux de vote n’étaient toujours pas ouverts, plusieurs heures après le début des élections présidentielle et législatives jeudi en Ouganda, où le président Yoweri Museveni cherche à prolonger ses 40 années au pouvoir dans un contexte de répression et de blocage d’internet.Son principal adversaire est l’ancien chanteur de raggamuffin devenu politicien Bobi Wine, 43 ans, qui se présente comme le “président du ghetto”, en référence à son quartier natal situé dans un des bidonvilles de la capitale Kampala.Le scrutin a débuté péniblement: plus de deux heures après l’ouverture prévue des bureaux de vote, les opérations n’avaient toujours pas démarré dans plusieurs zones du pays.En milieu de matinée, des journalistes de l’AFP ont constaté que certains électeurs votaient enfin après une longue attente, mais que les machines biométriques censées vérifier leur identité connaissaient des difficultés, potentiellement liées au blocage d’internet imposé par les autorités.”Nous constatons un retard dans l’ouverture des bureaux de vote. Le dispositif censé identifier les électeurs est en panne”, a indiqué à l’AFP un observateur du scrutin à Jinja (est), disant avoir des retours identiques de ses collègues dans d’autres parties du pays.”Nous ne pouvons pas dire si c’est volontaire ou s’il s’agit d’un panne technique généralisée”, a-t-il poursuivi.Un cadre du parti présidentiel a confirmé que le problème était répandu. “Le matériel destiné à identifier les électeurs est en panne”, a-t-il déclaré à l’AFP, sous couvert d’anonymat.L’avocat de Bobi Wine, George Musisi, lui-même candidat aux législatives, a dénoncé des retards “délibérés afin de garantir un taux de participation très faible”.- “Protéger votre domicile” -Les même problèmes sont toutefois survenus à la fois dans des bureaux de vote du centre de Kampala, où la population ne vote pas nécessairement pour l’opposition, mais également dans les bidonvilles de Kampala pro-Bobi Wine. “J’attends depuis trois heures sans aucune explication”, a confié à l’AFP Tony Kaweesi, 21 ans, sympathisant de Bobi Wine se disant “épuisé, au point de perdre toute motivation pour aller voter.”Nombre d’observateurs voient dans le scrutin de jeudi une formalité pour le président sortant, ex-guérillo âgé de 81 ans qui contrôle totalement l’appareil électoral et sécuritaire après six mandats. Le vote se déroule dans un climat “marqué par une répression et une intimidation généralisées”, a pointé l’ONU.Au moins 400 partisans de Bobi Wine ont été arrêtés durant sa campagne, selon Amnesty internatinal. L’opposant a pris l’habitude de porter un gilet pare-balles.L’autre grand chef de l’opposition, Kizza Besigye, qui s’est présenté à quatre reprises contre M. Museveni, a été enlevé en 2024 au Kenya et est réapparu devant une cour martiale en Ouganda. Il reste détenu pour des accusations de trahison.Une importante présence policière et militaire est observée dans les rues de Kampala depuis la veille du scrutin.”Allez voter”, a déclaré le président dans un discours cette semaine. “Quiconque veut porter atteinte à votre liberté, je l’écraserai”, a-t-il averti.- “Sécurité” -Malgré des promesses répétées qu’il ne le ferait pas, le gouvernement a coupé l’accès à internet mardi pour une durée indéterminée, présentant la mesure comme un moyen d’empêcher la propagation de la “désinformation” et de l'”incitation à la violence”.Une dizaine d’ONG se sont également vu intimer l’ordre de cesser immédiatement leurs activités.En Tanzanie voisine, internet avait été bloqué plusieurs jours à partir du 29 octobre dernier, jour d’élections jugées frauduleuses par des observateurs étrangers. Des manifestations antipouvoir avaient alors été réprimées dans le sang, avec plus de 2.000 personnes tuées selon l’opposition, dans l’opacité la plus totale. Bobi Wine, qui a été arrêté à plusieurs reprises et torturé en détention militaire avant la présidentielle de 2021 – sa première candidature – a promis des manifestations en cas de fraude électorale.Yoweri Museveni reste pour beaucoup le “père de la nation”, qui a tiré le pays du chaos politique et économique à l’issue d’une guerre de brousse contre ses rivaux dans les années 1980. Plus de 70% de la population ougandaise a moins de 30 ans et n’a connu que lui au pouvoir.Godfrey Kisimbea, un plombier de 55 ans, était le premier arrivé dans un bureau de vote d’un bastion du parti au pouvoir, près de Kampala, où le vote a commencé à l’heure. “Je dois voter car j’ai besoin de mon président”, a-t-il lancé à l’AFP, “j’ai besoin de sécurité”.

Taiwan’s TSMC logs net profit jump on AI boom

Taiwanese chipmaking titan TSMC announced Thursday a forecast-busting net profit for the fourth quarter in a sign of sustained global demand for artificial intelligence technology.TSMC is the world’s biggest contract maker of microchips used in everything from Apple phones to Nvidia’s cutting-edge AI hardware.The company has been a massive beneficiary of the AI revolution that has seen tech giants pour many billions of dollars into chips, servers and data centres.Some market-watchers fear the bubble of excitement around AI could burst and cause a stock rout, but TSMC’s results marked the latest high point for the firm.”Our conviction in the multi-year AI mega trend remains strong, and we believe the demand for semiconductors will continue to be very fundamental,” TSMC chairman CC Wei said.”By expanding our global footprint while continuing to invest in Taiwan, TSMC can continue to be the trusted technology and capacity provider of the global logic industry for years to come.”TSMC said net profit for the three months to December increased 35 percent year-on-year to NT$505.7 billion ($16 billion), beating the NT$466.69 billion forecast by analysts surveyed by Bloomberg News.Net revenue for the fourth quarter rose 20.5 percent from a year ago to NT$1.05 trillion, TSMC said, also beating expectations.TSMC — a bellwether for AI investment — expects capital spending to reach as high as $56 billion in 2026. – US pressure -Taiwan is a powerhouse in the manufacturing of semiconductor chips, which are the lifeblood of the global economy, as well as other electronics.The strong results came after Taipei said it had reached a “general consensus” with the United States on a trade deal that the island hopes will reduce its current 20 percent tariff and shield its semiconductor industry from levies.Taiwan has previously vowed to increase investment in the United States, purchase more US energy and boost defence spending in a bid to head off US President Donald Trump’s sweeping tariffs.The US government launched investigations under Section 232 into semiconductors and chipmaking equipment last year. Section 232 refers to part of the US Trade Expansion Act that allows tariffs to be imposed when national security is found to be at risk.Trump signed an order Wednesday imposing a 25 percent tariff on semiconductors that are “transshipped through the United States to other foreign countries” — enabling the government to take a cut from chips sold to China.Taiwan has been under pressure to move more chip production to US soil. TSMC pledged last year to invest an additional US$100 billion in the United States.But Trump’s administration has made clear it wants more of the critical technology made in the United States.TSMC’s global expansion along with “new investments, specialty technologies and inflationary costs” were contributing to “cost challenges”, chief financial officer Wendell Huang warned.Despite US pressure and the constant threat of invasion from China, which claims Taiwan is part of its territory, the island plans to keep making the “most advanced” chips on home ground, Taiwanese Deputy Foreign Minister Francois Chih-chung Wu told AFP recently.

Musk’s Grok barred from undressing images after global backlash

Elon Musk’s platform X on Wednesday announced measures to prevent its AI chatbot Grok from undressing images of real people, following global backlash over its generation of sexualized photos of women and children.The announcement comes after California’s attorney general launched an investigation into Musk’s xAI — the developer of Grok — over the sexually explicit material and multiple countries either blocked access to the chatbot or launched their own probes.X said it will “geoblock the ability” of all Grok and X users to create images of people in “bikinis, underwear, and similar attire” in those jurisdictions where such actions are deemed illegal.”We have implemented technological measures to prevent the Grok account from allowing the editing of images of real people in revealing clothing such as bikinis,” X’s safety team said.”This restriction applies to all users, including paid subscribers.”In an “extra layer of protection,” image creation and the ability to edit photos via X’s Grok account was now only available to paid subscribers, the statement added.The European Commission, which acts as the EU’s digital watchdog, earlier said it had taken note of “additional measures X is taking to ban Grok from generating sexualised images of women and children.””We will carefully assess these changes to make sure they effectively protect citizens in the EU,” European Commission spokesperson Thomas Regnier said.- ‘Shocking’ -Pressure had been building on xAI to rein in Grok after its so-called “Spicy Mode” feature allowed users to create sexualized deepfakes using simple text prompts such as “put her in a bikini” or “remove her clothes.””The avalanche of reports detailing the non-consensual, sexually explicit material that xAI has produced and posted online in recent weeks is shocking,” California Attorney General Rob Bonta said earlier Wednesday.”We have zero tolerance for the AI-based creation and dissemination of nonconsensual intimate images or of child sexual abuse material.”Bonta said the California investigation would determine whether xAI violated state law after the explicit imagery was “used to harass people across the internet.”California Governor Gavin Newsom said that xAI’s “vile” decision to allow sexually explicit deepfakes to proliferate prompted him to urge the attorney general to hold the company accountable.Further adding pressure onto Musk’s company Wednesday, a coalition of 28 civil society groups submitted open letters to the CEOs of Apple and Google, urging them to ban Grok and X from their app stores amid the surge in sexualized images.Indonesia on Saturday became the first country to block access to Grok entirely, with neighboring Malaysia following the next day.On Thursday, Malaysia’s communications minister said national regulators had found that X’s steps to prevent Grok generating indecent images were “not done in totality”.If X can successfully deactivate and prevent the generation of such online content considered harmful, Malaysia will lift the temporary restriction imposed on Grok, minister Fahmi Fadzil said.India has said X removed thousands of posts and hundreds of user accounts in response to its complaints.And Britain’s Ofcom media regulator said Monday it was opening a probe into whether X failed to comply with UK law over the sexual images.Last week, an analysis of more than 20,000 Grok-generated images by Paris non-profit AI Forensics found that more than half depicted “individuals in minimal attire” — most of them women, and two percent appearing to be minors.

Le nouveau taux du Livret A va baisser au 1er février

Les épargnants vont connaître jeudi le nouveau taux du Livret A, applicable au 1er février, qui sera à nouveau en baisse, a annoncé jeudi le ministre de l’Economie Roland Lescure.Aujourd’hui à 1,7%, le rendement de ce produit d’épargne très populaire – 57 millions de Français détiennent un Livret A – sera d’abord calculé par la Banque de France, à qui il ne manque que les données définitives de l’inflation pour le mois de décembre, qui seront publiées par l’Insee à 8h45.Charge ensuite au ministre de l’Economie Roland Lescure d’avaliser ou non cette proposition.Ce dernier a déjà prévenu jeudi au micro de France Inter que le taux du livret A allait “baisser légèrement” mais resterait “significativement supérieur” à l’inflation, mesurée à 0,8% sur un an au dernier pointage de l’Insee.Plusieurs économistes tablent sur un nouveau taux à 1,4%, soit plus de deux fois inférieur aux 3% encore en vigueur en janvier 2025.C’est ce qu’indique la formule légale de calcul, qui prend en compte, d’une part, un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et, d’autre part, l’inflation hors tabac du deuxième semestre 2025.Cette deuxième composante plombe le taux du Livret A car la hausse des prix s’est considérablement ralentie en France, au bénéfice du pouvoir d’achat des Français.Mais le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau dispose d’un pouvoir de dérogation au calcul de la formule et pourrait faire un geste en faveur des épargnants.- Mauvaise passe -Le livret A aurait bien besoin d’un coup de pouce pour retrouver les faveurs des épargnants: ils ont eu tendance à le bouder l’année passée, au profit de leurs contrats d’assurance vie, qui voient eux leurs taux globalement stables ou orientés à la hausse en ce début d’année 2026.La baisse du rendement du Livret A permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d’emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher.C’est aussi une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l’épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles.La Banque de France et Bercy tenteront sûrement de mettre l’accent sur le Livret d’épargne populaire (LEP), cousin du Livret A réservé aux ménages modestes. Aujourd’hui à 2,7%, le taux du LEP pourrait bénéficier d’un soutien et ne descendre qu’à 2,4%, selon plusieurs éconnomistes, au lieu du théorique 1,9%, si la règle était strictement appliquée.M. Lescure a insisté jeudi sur ce dernier livret et sur l’attractivité de son taux, qu’il souhaite maintenir significativement au-dessus du taux de celui du Livret A.Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine à trouver son public.Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles, en dépit des efforts de la Banque de France.Le taux de rémunération du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), est révisé deux fois l’an, mi-janvier, pour une application au 1er février, et mi-juillet pour une application au 1er août.Il avait été ramené l’an dernier de 3% à 2,4% puis à 1,7%.