Ligue 1: choc Marseille-Lens, le PSG chez un relégable

Après leurs déconvenues en Ligue des champions, l’Olympique de Marseille (3e) reçoit le leader Lens pour le choc de la 19e journée de Ligue 1 samedi (21h05) et le Paris Saint-Germain (2e) se rend à Auxerre (17e) vendredi (20h00).L’OM étant branché sur courant alternatif cette saison, quelle équipe verra-t-on au Vélodrome ? Celle virevoltante qui a passé quatre buts en une mi-temps à Angers (5-2) la semaine dernière ou celle ballotée mercredi par un Liverpool (3-0) pas même au sommet de son art ?Le bouillant entraîneur olympien Roberto De Zerbi l’admet: “La vraie difficulté, c’est de faire dix matches d’affilée comme celui d’Angers. On n’y arrive pas. Je m’assois sur le banc et je ne sais pas si on va être ceux d’Angers ou ceux de Nantes (défaite 2-0)”, a-t-il déploré après la correction contre les Reds.L’OM a pourtant grand besoin d’une victoire pour refaire un peu de son retard de 8 points sur les Sang et Or, et préparer au mieux son match pour la qualification aux barrages de C1 à Bruges mercredi.Mais les Lensois de Pierre Sage et de l’ex-Marseillais Florian Thauvin débarquent sur le Vieux-Port avec un élan formidable: ils viennent d’établir le record du club avec huit victoires de rang en L1, plus deux en Coupe de France.- Monaco en crise -Un nul à l’AJA, relégable, suffirait aux joueurs de Luis Enrique pour prendre la tête en cas de revers lensois, mais le champion d’Europe vise plutôt une victoire pour faire passer le sale goût de la défaite au Sporting Portugal (2-1) dans les dernières minutes, où l’inefficacité parisienne a encore fait des dégâts.Le troisième représentant français en Ligue des champions a de bien plus gros soucis.Monaco (9e) en pleine crise se rend au Havre (14e) samedi (19h00), au milieu d’une horrible série de sept défaites en huit matches de L1, quatre jours après avoir reçu une correction au Real Madrid (6-1).La défense du Rocher s’effrite comme de la craie: elle a concédé 13 buts sur les quatre derniers matches toutes compétitions confondues, et l’entraîneur belge Sébastien Pocognoli, appelé à la rescousse en octobre, cherche toujours une solution.Les Monégasques sont complètement distancés dans la course à la Ligue des champions, à dix longueurs de Lyon (4e) qui se rend chez le dernier Metz, pour le premier match du nouvel entraîneur lorrain Benoît Tavenot, qui a succédé à Stéphane Le Mignan.- Le PFC pour confirmer -Les Grenats n’ont pris qu’un seul point en six matches avant de recevoir l’OL d’Endrick, la nouvelle curiosité brésilienne du championnat, déjà buteur puis passeur pour ses deux premiers matches.Un peu devant Metz, deux affrontements directs animent dimanche la lutte pour le maintien.Nantes, barragiste (16e), reçoit Nice (15h00), tombé à la 15e place avec sa série cauchemardesque d’un seul point pris en huit matches et qui ne compte plus que quatre longueurs de marge sur les Canaris.Enfin le PFC (13e), requinqué par sa victoire à Nantes (2-1) et son exploit chez le PSG en Coupe de France (1-0), espère confirmer à domicile contre Angers (11e), placé trois points devant lui, pour essayer de rejoindre le SCO et de se donner un peu plus d’air, à une semaine de la réception très attendue de l’OM.La journée propose également un derby breton Rennes-Lorient samedi (17h00) et se clôture par un match entre deux européens, Lille-Strasbourg, dimanche (20h45). Le Losc (5e) a perdu sa place qualificative pour la C1 après deux défaites consécutives en L1, et le Racing (7e) veut refaire son retard de quatre longueurs sur Rennes (6e) et les places européennes.

Ligue 1: Zaïre-Emery, un regain flamboyant bousculé par le retour d’Hakimi

Le retour prochain d’Achraf Hakimi risque d’avoir un impact sur le temps de jeu de Warren Zaïre-Emery, joueur le plus utilisé au PSG cette saison et qui s’est parfaitement adapté au poste de latéral droit en l’absence du Marocain, qu’il remplace de nouveau à Auxerre vendredi (20h) .La reconversion réussie de “WZE” de milieu de terrain à arrière droit a largement compensé la longue indisponibilité d’Hakimi, blessé à la cheville début novembre puis parti à la Coupe d’Afrique des nations avec le Maroc jusqu’à dimanche dernier. Trois jours après la défaite cruelle concédée face au Sénégal devant son public au terme d’une folle finale (1-0 a.p.), le capitaine des Lions de l’Atlas est revenu mercredi au centre d’entraînement du PSG à Poissy (Yvelines), tout comme l’attaquant des Lions de la Teranga, Ibrahim Mbaye. Mais il pourrait disposer de quelques jours de repos avant de retrouver complètement la compétition.  “Ça dépend de l’entraînement (de jeudi après-midi, NDLR) mais je veux parler avec lui parce que je veux savoir comment il se sent et ce qu’il pense. Il est de retour, il a un petit problème physique, mais rien d’important”, a précisé Luis Enrique, l’entraîneur du PSG, jeudi midi devant la presse.Selon le communiqué médical diffusé en fin de journée, le latéral effectuera “un travail en salle en cette fin de semaine”, tout comme Nuno Mendes. En plus de ces deux joueurs, Fabian Ruiz, Joao Neves, Matvey Safonov, Lee Kang-in et Quentin Ndjantou seront absents du déplacement  en Ligue 1 à Auxerre.Quelle que soit la date de ses retrouvailles avec le PSG, Hakimi pourrait couper net l’élan de Zaïre-Emery, milieu de terrain de métier mais qui a démontré de véritables aptitudes dans le couloir droit, au point de soulever des questions sur son véritable poste de prédilection. “WZE” est devenu en tout cas la doublure officielle d’Achraf Hakimi à droite de la défense et risque donc perdre du temps de jeu avec son retour. Depuis le début de la saison, le “titi” parisien de 19 ans, issu du centre de formation, a enchaîné un nombre de matches impressionnant en tant que titulaire: il pourrait jouer sa 26e rencontre en tant que titulaire à Auxerre en Ligue 1 et a déjà passé plus de 1.000 minutes en tant qu’arrière droit. Vendredi, ce serait déjà la 100e apparitions (68 titularisations) de WZE sous les couleurs parisiennes dont cinq en tant que capitaine., battant plusieurs records de précocité au niveau européen. D’abord utilisé pour suppléer les trois milieux, Vitinha, Fabian Ruiz et Joao Neves, blessés chacun leur tour, l’international français (neuf sélections, un but) s’est mué en remplaçant de luxe d’Achraf Hakimi à partir de novembre.- Puissance physique -Son rôle contraint de latéral lui a finalement donné un peu plus d’air qu’au milieu – où, sans démériter, il a forcément plus de mal à se frayer une place, ce secteur étant logiquement bien occupé par le trio Neves-Vitinha-Ruiz, qui a plané sur l’Europe la saison dernière.”C’est important d’avoir ce type de joueur qui peut jouer à différentes positions, pour quand on est en difficulté en cas d’absences”, glissait en novembre Luis Enrique. Après les longs mois compliqués qui avaient suivi son éclosion, le milieu – sous contrat au PSG jusqu’en 2029 – est donc revenu pleinement au premier plan grâce à une multitude de duels gagnés, d’interceptions et à sa puissance physique. Lui qui paraissait si déboussolé par son déclassement la saison dernière dégage depuis de longues semaines une sérénité prometteuse, qui peut laisser entrevoir un avenir en Bleu dès cet été lors de la Coupe du monde (11 juin-19 juillet aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada).”J’essaye de retrouver l’insouciance que j’avais lors de la première saison”, expliquait Warren Zaïre-Emery au mois d’octobre, qui a réussi à sortir de cette période. “C’est un des joueurs les plus matures que j’ai vus”, soulignait de lui Luis Enrique en décembre. 

‘Illegal gold miners’ run residents out of South African settlementFri, 23 Jan 2026 06:43:28 GMT

On crutches and with a bullet lodged in his leg, Miami Chauke is among the few people who did not flee the gun attacks that emptied South Africa’s once-bustling settlement of Sporong, where abandoned tin shacks bake in the sun.Hundreds of other residents of the area just west of Johannesburg fled two weeks ago, terrorised …

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DR Congo city residents forced to adapt during year of M23 ruleFri, 23 Jan 2026 06:27:46 GMT

They were caught under a barrage of fire and became trapped with “nowhere to go” after their city in the eastern Democratic Republic of Congo fell under the M23 armed group’s control a year ago.Around one million Goma residents were holed up in their homes on January 26, 2025, when the Congolese army and its …

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Après le Groenland, l’Europe cherche à parer la prochaine crise avec Trump

Donald Trump a reculé sur le Groenland, mais à quand la prochaine crise? Les Européens se sont réunis jeudi soir en urgence à Bruxelles pour envoyer un message d’unité et trouver la parade en cas de nouvelles provocations du président américain. Soulagés, mais pas dupes. Après plusieurs semaines d'”escalade” et de “menaces”, “nous sommes revenus à une situation beaucoup plus acceptable” dans la relation transatlantique, a estimé le président français Emmanuel Macron. Mais il faut rester “vigilant”, a-t-il affirmé à Bruxelles, appelant les Etats-Unis à “respecter” l’Europe.Rudoyés par le président américain depuis son retour au pouvoir il y a un an, les Vingt-Sept ont entamé 2026 dans un état de sidération, confrontés à l’hypothèse que leur allié historique puisse recourir à la force pour s’emparer du territoire autonome danois.Si le milliardaire a, pour l’heure, écarté ce scénario et renoncé à imposer de nouveaux droits de douane contre plusieurs pays européens, après un “cadre” d’accord conclu mercredi à Davos, les dirigeants de l’UE appellent tous à la prudence.- “Cadre” d’accord -A l’issue du sommet extraordinaire de jeudi, ils ont salué la décision de Donald Trump de revenir sur ses menaces tariffaires.Mais “on reste à un tweet près de la prochaine crise”, avertit un diplomate européen s’exprimant à l’AFP sous couvert d’anonymat.Peu de détails ont fuité sur ce qui a été conclu à propos du Groenland au cours d’une réunion mercredi entre le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte et Donald Trump.Moi-même, “je ne sais pas ce que contient exactement l’accord concernant mon pays”, a déploré jeudi le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen, pendant une conférence de presse à Nuuk, la capitale du Groenland.Mais la souveraineté et l’intégrité territoriale de cette île constituent une “ligne rouge”, a-t-il répété.Une source au fait des discussions a assuré à l’AFP que les Etats-Unis et le Danemark allaient notamment renégocier leur accord de défense sur le Groenland datant de 1951.A Bruxelles, la Première ministre danoise Mette Frederiksen n’a pas souhaité entrer dans le détail de ces discussions.Mais tous les pays de l’Otan sont d’accord pour une présence permanente de l’Alliance dans l’Arctique et autour du Groenland, a-t-elle souligné.La dirigeante danoise doit s’entretenir vendredi matin avec Mark Rutte, un des architectes de ce “cadre” d’accord qui a fait reculer Donald Trump. – “Perdu” et “fragmenté” -Mais faut-il vraiment croire que le président a fait marche arrière pour de bon? Et qu’il ne redonnera pas des sueurs froides aux Européens sur d’autres dossiers, que ce soit sur l’Ukraine ou ses tentatives de remodeler l’ordre international avec son “Conseil de paix”?Les Vingt-Sept ont exprimé jeudi soir leurs “sérieux doutes” sur cette instance, en particulier sur sa compatibilité avec l’ONU, a relaté le président du Conseil européen Antonio Costa.Depuis Davos, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lui vertement critiqué ses alliés européens, qualifiant le Vieux Continent de “perdu” et “fragmenté” face à Donald Trump, faute de “volonté politique”.Autre question vertigineuse: comment riposter en cas de nouvelles menaces du président américain? Antonio Costa a assuré que l’UE disposait des “outils nécessaires” pour défendre ses intérêts et se protéger contre “toute forme de coercition”. “Elle le fera si et quand cela sera nécessaire”, a-t-il martelé.Plusieurs responsables européens arguent que la promesse d’une réaction forte de l’UE et de l’utilisation de son arsenal commercial, y compris l’outil anticoercition comparé par certains à un “bazooka”, a poussé Donald Trump à changer de pied sur le Groenland.”La fermeté et l’unité de l’UE ont contribué à le faire changer de position”, insiste une source diplomatique. “Tout comme évidemment les pressions politiques internes aux Etats-Unis et la réaction des marchés boursiers”.La crise sur le Groenland “crée un acquis sur la manière dont nous pouvons agir efficacement dans ce type de situation”, espère un autre diplomate. Mais “personne n’ira dire, c’est bon on a rétabli la stabilité” avec Donald Trump. “Il ne faut pas être surpris si on a des surprises”.

Russes, Ukrainiens et Américains vont se réunir vendredi à Abou Dhabi

La Russie, l’Ukraine et les Etats-Unis vont tenir une réunion trilatérale vendredi à Abou Dhabi, a annoncé dans la nuit le Kremlin après un entretien à Moscou entre le président Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff.”Il a été convenu que dès aujourd’hui, la première réunion d’un groupe de travail trilatéral chargé des questions de sécurité aura lieu à Abou Dhabi”, a déclaré tôt vendredi à la presse le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov. L’équipe russe, menée par le général Igor Kostioukov, haut responsable de l’état-major, “se rendra dans les prochaines heures à Abou Dhabi”, a-t-il dit.Selon Kiev, l’Ukraine sera représentée par le secrétaire du Conseil de sécurité Roustem Oumerov, son chef de cabinet Kyrylo Boudanov et son chef-adjoint Serguiï Kyslytsia, par le chef du parti présidentiel David Arakhamia et par le chef d’état-major des forces armées, le général Andriï Gnatov.M. Ouchakov a souligné que l’entretien jeudi entre MM. Poutine et Witkoff à Moscou, avait été “utile à tous points de vue”, notamment pour permettre cette trilatérale.”Les Américains ont beaucoup fait pour préparer cette réunion et ils espèrent qu’elle sera un succès et ouvrira des perspectives pour avancer sur l’ensemble de questions liées à la fin du conflit” en Ukraine, a souligné M. Ouchakov, évoquant des pourparlers de “très substantiels” avec M. Witkoff.Une autre rencontre, consacrée aux questions économiques, aura lieu également vendredi à Abou Dhabi entre M. Witkoff et l’émissaire du Kremlin aux questions économiques internationales, Kirill Dmitriev, a-t-il précisé.”Nous sommes sincèrement intéressés par un réglement (du conflit) par les moyens politico-diplomatiques”, a assuré M. Ouchakov. Mais “tant que ce n’est pas encore le cas, la Russie va continuer d’atteindre ses objectifs (…) sur le champ de bataille”, a-t-il ajouté.- Garanties de sécurité -Steve Witkoff, qui était accompagné par le gendre du président américain, Jared Kushner, s’est entretenu avec Vladimir Poutine pendant plus de trois heures et demie. L’émissaire a déjà rencontré le président russe à plusieurs reprises depuis un an, dans le cadre des efforts américains pour mettre fin à quatre ans de combats en Ukraine.Depuis Davos, M. Witkoff avait auparavant vanté les progrès “significatifs” accomplis lors de sa rencontre, le week-end dernier à Miami, avec les négociateurs ukrainiens.”Je pense que nous avons réduit le problème à un seul point”, a-t-il déclaré.A Davos, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est brièvement entretenu jeudi avec M. Trump, et a évoqué devant la presse une rencontre “positive” mais un dialogue “pas simple”.Il a toutefois assuré être parvenu à un accord sur les garanties de sécurité qui doivent être offertes par les Etats-Unis à l’Ukraine pour dissuader la Russie d’attaquer à nouveau après une éventuelle fin du conflit.”Les garanties de sécurité, c’est prêt”, a-t-il déclaré, indiquant que “le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite il ira aux parlements nationaux”.M. Zelensky a en revanche dit que l’épineuse question des territoires de l’est de l’Ukraine revendiqués par Moscou n’est “pas encore résolue”.”Sans règlement de la question territoriale (…) il ne faut pas compter obtenir un règlement à long terme”, a répété vendredi le conseiller diplomatique du Kremlin après la réunion entre MM. Poutine et Witkoff.- “Kaléidoscope” -Des négociations directes entre la Russie et l’Ukraine avaient déjà eu lieu lors de la première année de la guerre, en 2022, et à plusieurs reprises en 2025, à Istanbul. Ces pourparlers n’avaient abouti qu’à des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats, sans régler le conflit.La Russie exige un retrait des troupes ukrainiennes du Donbass, dans l’est industriel de l’Ukraine, et un engagement de Kiev à ne pas adhérer à l’Otan. Elle a multiplié ces derniers mois les frappes sur le réseau énergétique ukrainien, provoquant des coupures d’électricité et de chauffage massives notamment dans la capitale, par des températures glaciales.De plus en plus critique envers les Européens ces dernières semaines, M. Zelensky a prononcé un discours particulièrement dur à Davos jeudi envers ses principaux soutiens, disant voir une Europe “fragmentée” et “perdue” lorsqu’il s’agit d’influer sur les positions de Donald Trump, et manquant de “volonté politique” face à Vladimir Poutine.Il a également jugé, malgré les promesses européennes de déploiement de troupes en Ukraine après la guerre, “qu’aucune garantie de sécurité ne peut fonctionner sans les Etats-Unis”.

Trump s’autoproclame “faiseur de paix” mais son Conseil interroge

Après avoir bousculé l’ordre mondial et s’être retiré de plusieurs instances de l’ONU, Donald Trump s’essaie à la création d’une institution internationale avec son “Conseil de paix” autoproclamé, qui laisse certains experts et de nombreux pays sceptiques.Tôt vendredi, après un sommet européen à Bruxelles, le président du Conseil européen Antonio Costa a souligné que l’UE …

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Crues: trois départements bretons toujours en vigilance orange

Le Finistère, le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine restent en vigilance orange crues vendredi, selon les derniers bulletins de Météo-France et de Vigicrues, alors que de fortes pluies et des risques de submersion sont attendus dans la journée.Dans le détail, le Finistère et le Morbihan sont en vigilance orange pluie et vagues-submersion, a indiqué vendredi Météo-France. La vigilance vagues-submersion est déclenchée dès vendredi matin pour le Finistère et sera valable le soir aussi pour le Morbihan.Le Finistère doit également passer en vigilance orange vent à 10H00 en raison du passage de la tempête Ingrid, avec des rafales qui pourront atteindre jusqu’à 130 km/h sur le littoral dans la journée.Dans le centre-ville de Quimperlé, quai Brizeux, l’eau est montée jeudi matin à 4,47 mètres, dépassant les barrières anti-inondations, a indiqué le maire de la ville, Michaël Quernez, à l’AFP.”Les premières évacuations ont lieu en ce moment, avec le concours des pompiers”, a ajouté l’élu. Ces évacuations ont concerné une douzaine de riverains bloqués dans les étages par la montée des eaux.La situation est maîtrisée et le niveau de l’eau reste loin des crues historiques “mais il faut rester prudent” car “la météo des jours à venir n’est pas bonne”, a précisé Michaël Quernez jeudi après-midi à l’AFP.”Il y a de grandes chances malheureusement que cette situation que nous vivons depuis hier se poursuive”, peut-être même durant le week-end, a-t-il estimé.Le centre-ville est rendu inaccessible et les pompiers ont activé un poste de commandement avancé et déployé des moyens supplémentaires, dont des embarcations nautiques, a détaillé la préfecture.Corentin Bouguennec, propriétaire d’un bar situé sur un quai inondé, est là “depuis trois jours pour tout écoper, pour essayer de tout enlever, tout surélever”. Il a raconté à l’AFP qu'”hier (mercredi), on était avec des seaux en train d’écoper, aider les pompes. Mais bon, quand ça monte d’un coup comme ça…”.Trois rivières sont concernées par la vigilance orange: l’Oust, la Laïta et le Blavet.La Vilaine connaît des “crues modérées de saison”, indique Vigicrues.Des protections amovibles doivent être installées vendredi dans un quartier de Saint-Nicolas-de-Redon, ville située en aval de Rennes et fortement touchée par des inondations il y a un an. Ce quartier de la Digue est déjà protégé par divers ouvrages, mais des “protections amovibles” seront ajoutées, a fait savoir l’établissement public Eaux et Vilaine dans un communiqué. Plusieurs routes sont fermées à la circulation dans le Finistère, a encore fait savoir la préfecture.

Trump s’autoproclame “faiseur de paix” mais son Conseil interroge

Après avoir bousculé l’ordre mondial et s’être retiré de plusieurs instances de l’ONU, Donald Trump s’essaie à la création d’une institution internationale avec son “Conseil de paix” autoproclamé, qui laisse certains experts et de nombreux pays sceptiques.Tôt vendredi, après un sommet européen à Bruxelles, le président du Conseil européen Antonio Costa a souligné que l’UE avait de “sérieux doutes” au sujet de cette structure, “concernant son champ d’action, sa gouvernance et sa compatibilité avec la Charte des Nations unies”.Contrairement aux Nations unies, où chaque membre a son mot à dire et où les cinq grandes puissances disposent d’un droit de veto, le “Conseil de paix” naissant est clairement dirigé non seulement par les Etats-Unis, mais aussi personnellement par Donald Trump.Il aura le dernier mot et pourra rester à la tête de l’organisation après son mandat présidentiel.Trump a imaginé ce comité pour Gaza, où Israël et le Hamas ont conclu en octobre un cessez-le-feu soutenu par les Etats-Unis.Mais il a surpris en envoyant des invitations à de nombreux pays, notamment au président russe Vladimir Poutine, malgré la guerre en Ukraine.En lançant formellement ce conseil jeudi en marge du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, M. Trump a déclaré qu’il pourrait “s’étendre à d’autres domaines à mesure que nous réussirons à Gaza”.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a même affirmé que “les possibilités étaient infinies”.Donald Trump se vante d’avoir mis fin à huit guerres depuis son retour au pouvoir l’an dernier et se plaint amèrement de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix.Il a promis que le nouvel organe agirait “en coordination” avec les Nations unies mais il a dans le même temps à nouveau vilipendé l’ONU, que les Etats-Unis accusent d’inaction.”Sur les huit guerres que j’ai menées à terme, je n’ai jamais parlé aux Nations unies. On aurait pu croire que j’aurais dû le faire”, a-t-il dit.La question financière suscite également des interrogations, car le milliardaire fait déjà l’objet d’allégations d’enrichissement personnel depuis son retour à la Maison Blanche.Le ticket d’entrée au “Conseil de paix” est d’un milliard de dollars pour un siège permanent.Un responsable américain a toutefois précisé que les membres n’auraient pas à débourser cette somme colossale pour un mandat temporaire de deux ans et a promis “les contrôles financiers et les mécanismes de surveillance les plus stricts”, même si la destination réelle de cet argent reste incertaine.- “Loin des réalités” -Les grandes nations européennes boudent ce forum, qui accorde une large place aux partenaires historiques des Etats-Unis au Moyen-Orient, aux alliés idéologiques de Donald Trump et aux petits pays désireux d’attirer l’attention du président américain.La France a dit non et le Royaume Uni, allié clé des Etats-Unis et également membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, a refusé de faire partie des signataires.”Ce forum n’a pas l’envergure nécessaire et ne dispose pas d’un ensemble de principes directeurs qui permettraient à des pays sérieux de s’y joindre”, affirme Aaron David Miller, ancien négociateur américain pour le Moyen-Orient et membre du Carnegie Endowment for International Peace.Selon lui, M. Trump se sent enhardi après avoir ordonné la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro le 3 janvier, et est convaincu que les institutions mondiales existantes “ne comprennent pas que le moteur central du système international actuel est la puissance américaine”.M. Trump a annoncé jeudi retirer son invitation au Premier ministre canadien, Mark Carney, à rejoindre son “Conseil”, après que le dirigeant a invité mardi à Davos les “puissances moyennes” à s’unir pour faire face aux forces “hégémoniques”, visant notamment les Etats-Unis.Un groupe de pays à majorité musulmane (Arabie saoudite, Turquie, Egypte, Jordanie, Indonésie, Pakistan, Qatar et Emirats arabes unis) a salué la création de ce conseil, tout en soulignant dans une déclaration commune qu’il devrait s’agir d’une “administration transitoire” pour Gaza.Pour Richard Gowan, de l’International Crisis Group, un cercle de réflexion sur la résolution des conflits, le “Conseil de paix” donne une indication de la manière dont Trump souhaite mener sa diplomatie pendant les trois années restantes de son mandat.”Il semble vouloir mettre un terme aux institutions multilatérales existantes telles que les Nations unies et se tourner vers sa propre organisation, qu’il peut contrôler entièrement”, affirme l’expert.Mais, ajoute-t-il, la première tâche du conseil étant Gaza, où M. Trump a proposé un projet de reconstruction fastueux, “si Gaza implose, le conseil n’aura pas beaucoup de crédibilité ailleurs”.