Le grand architecte Frank Gehry, maître du déconstructivisme, est mort

L’architecte américano-canadien Frank Gehry, l’un des rares de sa profession à s’être hissé au rang de superstar à travers la planète, est mort vendredi à l’âge de 96 ans, a fait savoir à l’AFP l’équipe de ce maître du déconstructivisme.A l’origine de bâtiments emblématiques tels que le musée Guggenheim de Bilbao en Espagne ou la Fondation Louis Vuitton à Paris, Frank Gehry est décédé “ce matin dans sa maison de Santa Monica à l’issue d’une courte maladie respiratoire”, a écrit son équipe dans un courriel à l’AFP.C’est là, sur la façade maritime de Los Angeles en Californie, que le jeune architecte construit sa maison en 1978, une enveloppe autour d’un bungalow hollandais qui pose les principes de son style architectural.Né Frank Owen Goldberg au Canada en 1929 au sein d’une famille juive, il changera, après ses études en Californie, son nom pour se protéger de l’antisémitisme.Avec la faculté de droit de Loyola à Los Angeles, pensée entre références antique et ruptures, il réalise sa première oeuvre d’envergure, et reçoit quelques années plus tard, en 1989, le Prix Pritzker, plus haute distinction architecturale dans le monde.L’ouverture en 1989 du musée Guggenheim à Bilbao, en Espagne, assoit sa réputation internationale. Il reprendra ces courbes complexes et asymétriques pour dessiner la vaste salle de concert Walt Disney, chez lui à Los Angeles en 2003.L’orchestre philharmonique de Los Angeles, qui utilise ce bâtiment, s’est dit vendredi sur X “dévasté” par le décès d’un architecte à “l’imagination audacieuse.”Avec tous ces projets, Frank Gehry brouille la frontière entre architecture et art. Novateur, il ébranle le monde de l’architecture contemporaine et popularise la profession.L’une de ses dernières oeuvres majeures sera la Fondation Louis Vuitton, monument futuriste de béton et de verre qui jouxte le Jardin d’acclimatation du bois de Boulogne, dans l’ouest de Paris.Son commanditaire, le milliardaire français et patron du groupe de luxe LVMH, Bernard Arnault, s’est dit dans un communiqué “immensément attristé” par le décès de Frank Gehry. L’architecte, affirme-t-il, “savait incomparablement modeler les formes, plisser le verre comme une toile, le faire danser comme une silhouette””Avec la Fondation Louis Vuitton pour la Création, il a donné à Paris, à la France, son plus beau chef d’œuvre et l’expression la plus élevée de sa puissance créatrice, à la hauteur de l’amitié qu’il portait à notre ville et de l’affection qu’il témoignait à notre culture.”

Trump takes aim at Europe in new security strategy

President Donald Trump has had Europe in his crosshairs since beginning a second White House term earlier this year.But in his new National Security Strategy — published in the dead of night early Friday — the US president launched an all-out attack, lambasting Europe as an over-regulated, censorious continent lacking in “self-confidence” and facing “civilizational erasure” due to immigration.The highly anticipated document codifies in writing the offensive launched by Washington months ago against Europe, which it accuses of taking advantage of American generosity and of failing to take responsibility for its own destiny.The new strategy, which marks a radical departure from previous US policy, targets, among other things, European institutions that “undermine political liberty and sovereignty,” immigration policies, “censorship of free speech and suppression of political opposition,” the collapse of birth rates, and the loss of national identities.”Should present trends continue, the continent will be unrecognizable in 20 years or less,” the document says.Additionally, “a large European majority wants peace, yet that desire is not translated into policy, in large measure because of those governments’ subversion of democratic processes,” it says.The reaction in Europe was swift, with German Foreign Minister Johann Wadephul saying the country does not need “outside advice.”The document is “unacceptable and dangerous,” France’s Valerie Hayer, the head of the Renew Europe centrist grouping in the European Parliament, said on X.For Evan Feigenbaum, a former advisor to two US secretaries of state and an expert on Asia, “the Europe section is by far the most striking – and far more so than the China/Asia sections.”It “feels inherently more confrontational and pits the U.S. as decisively opposed to the whole European project with this line: ‘cultivating resistance to Europe’s current trajectory within European nations,'” he said in a post on X.- Political attacks -Just weeks after taking office, US Vice President JD Vance dismayed Germans in particular and Europeans more generally with a speech in Munich claiming freedom of expression was receding on the continent, aligning himself with far-right parties such as Germany’s AfD.The new US National Security Strategy, which refers to the restoration of the primacy of nation-states, fits into this approach.”What the Trump administration is telegraphing through this national security strategy is that it wants to see an entirely different Europe,” said Kristine Berzina, a senior fellow at the German Marshall Fund think-tank.She said the questioning of European governments’ legitimacy amounts to “significant political attacks” against Washington’s allies, even as the Trump administration says it wants to strengthen European security amid the war in Ukraine.The section of the strategy on freedom of expression in Europe is emblematic, with the Trump administration denouncing “censorship of free speech and suppression of political opposition” on the continent, alluding to efforts in some countries to contain the rise of the far right.For months, US officials have been highlighting the alleged deterioration of human rights in Europe, including in Germany, the UK and France.The new National Security Strategy does not name specific movements or political parties, but clearly demonstrates the Trump administration’s desire to see its policies implemented in Europe, especially when it comes to immigration.In this regard, Trump has made no secret of his affinity for his “friend,” Hungarian Prime Minister Viktor Orban, who is hostile to immigration and LGBTQ rights.

Witness in South Africa justice-system crimes probe shot deadFri, 05 Dec 2025 22:43:47 GMT

A witness in a high-profile inquiry into crime and corruption in South Africa’s justice system was gunned down late on Friday, just weeks after implicating a municipal police chief, investigators said. The judicial commission — led by former Constitutional Court judge Mbuyiseli Madlanga — was set up by President Cyril Ramaphosa to probe explosive allegations by …

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Ligue 1: Lille fait tomber Marseille et tient sa série

Lille s’est imposé face à Marseille (1-0) pour recoller à son adversaire du soir en Ligue 1 et s’offrir cette série de succès qu’il attendait tant depuis le début de la saison, vendredi soir lors de la quinzième journée.En apparence, cette victoire ne change rien au classement puisque le Losc est toujours quatrième et l’Olympique de Marseille un rang au-dessus, mais en réalité elle permet au club nordiste, avec 29 points, soit autant que l’OM, de combler l’écart qui le séparait d’un de ses adversaires dans la course aux tickets européens.Elle marque aussi la concrétisation d’un des vœux les plus chers à son entraîneur Bruno Genesio: enfin enchaîner les victoires. En l’occurrence quatre à la suite après celles contre le Paris FC (4-2), le Dinamo Zagreb (4-0) en Ligue Europa et au Havre (1-0) le week-end dernier.A l’inverse, il s’agit d’un coup d’arrêt pour le club phocéen, déjà freiné à Toulouse (2-2) la semaine dernière, qui donne à Lens (1er) et Paris (2e) la possibilité de créer un écart lors de la suite de cette quinzième journée.- Ethan Mbappé décisif -Ce match, globalement terne, s’est finalement joué lors de la première occasion franche, quand Ethan Mbappé, lancé en profondeur par Nabil Bentaleb, a profité d’une sortie peu inspirée de Géronimo Rulli pour ouvrir le score (10e).Surprise au coup d’envoi, le petit frère de Kylian Mbappé a confirmé sa capacité à se montrer décisif avec peu d’occasions. S’il a été plus discret par la suite, il a aussi montré une belle pointe de vitesse en débordant Nayef Aguerd (45e+1). Charge à lui désormais de ne plus laisser les blessures entraver son ascension vers le plus haut niveau.Dans la foulée de l’ouverture du score, les Nordistes ont dominé les débats, se procurant une autre occasion par Romain Perraud après un joli mouvement à trois avec Hakon Haraldsson et Hamza Igamane (13e). Puis Marseille est monté en intensité au milieu de terrain, gênant considérablement la construction du jeu lillois, sans pour autant se procurer d’occasions de but.En première période, les joueurs de Roberto De Zerbi ont dû attendre la 45e minute pour tenter leur première frappe par Emerson après un débordement de Timothy Weah.- Marseille inoffensif -Ce ne fut pas mieux avant le dernier quart d’heure, où les Marseillais ont obtenu deux occasions d’égaliser, mais Berke Özer a d’abord réussi un arrêt superbe pour stopper une chevauchée fantastique de Mason Greenwood (76e), puis un autre pour détourner une frappe de Geoffrey Kondogbia (78e).L’OM a laissé passer sa chance, plombé par une performance décevante d’Igor Paixao, et c’est ensuite Lille qui a eu des opportunités pour enfoncer le clou, sans y parvenir. Qu’importe, Lille a eu ce qu’il souhaitait. Ce match aura aussi donné à voir, une vingtaine de minutes durant, ce que pourrait être l’attaque lilloise avec Hamza Igamane plutôt qu’Olivier Giroud pour l’emmener: un jeu plus direct, avec davantage de ballons en profondeur – dont un qui a amené le but – et de situations de un contre un qui correspondent aux feux follets lillois.Mais le buteur marocain s’est blessé, semble-t-il à un adducteur, et a dû céder sa place (26e) au meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France (57 buts en 137 sélections).Parmi les satisfactions lilloises du soir, la belle performance, une nouvelle fois, du jeune défenseur central Nathan Ngoy (22 ans), qui a retrouvé son meilleur niveau après plusieurs semaines compliquées, et incarne le présent et le futur des Dogues, tout comme Ayyoub Bouaddi, dont la prolongation jusqu’en 2029 a été annoncée en amont du coup d’envoi. Signe prémonitoire d’une belle soirée pour Lille.

Ligue 1: Lille fait tomber Marseille et tient sa série

Lille s’est imposé face à Marseille (1-0) pour recoller à son adversaire du soir en Ligue 1 et s’offrir cette série de succès qu’il attendait tant depuis le début de la saison, vendredi soir lors de la quinzième journée.En apparence, cette victoire ne change rien au classement puisque le Losc est toujours quatrième et l’Olympique de Marseille un rang au-dessus, mais en réalité elle permet au club nordiste, avec 29 points, soit autant que l’OM, de combler l’écart qui le séparait d’un de ses adversaires dans la course aux tickets européens.Elle marque aussi la concrétisation d’un des vœux les plus chers à son entraîneur Bruno Genesio: enfin enchaîner les victoires. En l’occurrence quatre à la suite après celles contre le Paris FC (4-2), le Dinamo Zagreb (4-0) en Ligue Europa et au Havre (1-0) le week-end dernier.A l’inverse, il s’agit d’un coup d’arrêt pour le club phocéen, déjà freiné à Toulouse (2-2) la semaine dernière, qui donne à Lens (1er) et Paris (2e) la possibilité de créer un écart lors de la suite de cette quinzième journée.- Ethan Mbappé décisif -Ce match, globalement terne, s’est finalement joué lors de la première occasion franche, quand Ethan Mbappé, lancé en profondeur par Nabil Bentaleb, a profité d’une sortie peu inspirée de Géronimo Rulli pour ouvrir le score (10e).Surprise au coup d’envoi, le petit frère de Kylian Mbappé a confirmé sa capacité à se montrer décisif avec peu d’occasions. S’il a été plus discret par la suite, il a aussi montré une belle pointe de vitesse en débordant Nayef Aguerd (45e+1). Charge à lui désormais de ne plus laisser les blessures entraver son ascension vers le plus haut niveau.Dans la foulée de l’ouverture du score, les Nordistes ont dominé les débats, se procurant une autre occasion par Romain Perraud après un joli mouvement à trois avec Hakon Haraldsson et Hamza Igamane (13e). Puis Marseille est monté en intensité au milieu de terrain, gênant considérablement la construction du jeu lillois, sans pour autant se procurer d’occasions de but.En première période, les joueurs de Roberto De Zerbi ont dû attendre la 45e minute pour tenter leur première frappe par Emerson après un débordement de Timothy Weah.- Marseille inoffensif -Ce ne fut pas mieux avant le dernier quart d’heure, où les Marseillais ont obtenu deux occasions d’égaliser, mais Berke Özer a d’abord réussi un arrêt superbe pour stopper une chevauchée fantastique de Mason Greenwood (76e), puis un autre pour détourner une frappe de Geoffrey Kondogbia (78e).L’OM a laissé passer sa chance, plombé par une performance décevante d’Igor Paixao, et c’est ensuite Lille qui a eu des opportunités pour enfoncer le clou, sans y parvenir. Qu’importe, Lille a eu ce qu’il souhaitait. Ce match aura aussi donné à voir, une vingtaine de minutes durant, ce que pourrait être l’attaque lilloise avec Hamza Igamane plutôt qu’Olivier Giroud pour l’emmener: un jeu plus direct, avec davantage de ballons en profondeur – dont un qui a amené le but – et de situations de un contre un qui correspondent aux feux follets lillois.Mais le buteur marocain s’est blessé, semble-t-il à un adducteur, et a dû céder sa place (26e) au meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France (57 buts en 137 sélections).Parmi les satisfactions lilloises du soir, la belle performance, une nouvelle fois, du jeune défenseur central Nathan Ngoy (22 ans), qui a retrouvé son meilleur niveau après plusieurs semaines compliquées, et incarne le présent et le futur des Dogues, tout comme Ayyoub Bouaddi, dont la prolongation jusqu’en 2029 a été annoncée en amont du coup d’envoi. Signe prémonitoire d’une belle soirée pour Lille.

Mondial-2026: les Bleus de Deschamps pas gâtés par le tirage

L’équipe de France a hérité vendredi d’un groupe I assez corsé lors du tirage au sort du Mondial-2026 avec le Sénégal, son bourreau en 2002, la Norvège d’Erling Haaland et un barragiste intercontinental, compliquant la tâche de Didier Deschamps pour sa 7e et dernière phase finale à la tête des Bleus.Têtes de série en vertu de leur 3e place au classement Fifa, les finalistes de la dernière édition n’ont pas été spécialement gâtés au cours de la cérémonie organisée au Kennedy Center de Washington et croiseront toutes les nations pièges disséminées dans les autres chapeaux.Contrairement à sa veine légendaire, Deschamps voit se dresser devant lui un parcours semé d’embûches dans sa quête d’un troisième titre mondial après ceux de 1998 comme joueur et de 2018 comme sélectionneur.”C’est un groupe, solide, dense, il fait partie des plus difficiles”, a réagi le technicien français qui passera la main à l’issue du Mondial après 14 ans de présence à son poste. “Il faudra avoir de l’ambition mais aussi l’humilité nécessaire et être performant dès le départ. Avant de penser à voir le sommet de la montagne, il faudra gravir des étapes et les premières sont difficiles”, a-t-il ajouté.Avec le Sénégal, c’est le souvenir douloureux de la Coupe du monde 2002 qui va resurgir avec cette défaite inaugurale contre les Lions de la Teranga (1-0), prélude au fiasco des héros de 1998, éliminés au premier tour. “Il y a toujours un rapport fraternel avec le Sénégal avec des joueurs bi-nationaux ou passés par la France. Il y aura donc une motivation supplémentaire. C’est une équipe compétitive”, a noté Deschamps. La Norvège était la principale formation à éviter dans le chapeau 3 et les Bleus sont tombés dessus. Les Scandinaves, qui ont devancé l’Italie au cours des qualifications, peuvent s’appuyer sur le serial buteur de Manchester City Erling Haaland et le meneur d’Arsenal Martin Odegaard.Le duel entre Kylian Mbappé et Haaland sera à n’en pas douter l’un des temps forts du premier tour du Mondial.”Ils sont en feu en ce moment, ils sont peut-être les deux meilleurs joueurs en Europe. J’espère qu’Erling va rester dans cette forme. Mbappé est à son meilleur niveau, donc on espère qu’il va un peu baisser de régime”, a déclaré avec le sourire le sélectionneur norvégien Ståle Solbakken.  – Groupe resserré -Le dernier adversaire de la France devrait être plus aisé (Irak, Bolivie ou Suriname) et son identité sera déterminée à l’issue des barrages du mois de mars.  Il faudra de toutes façons terminer premier du groupe pour éviter avant les demi-finales les champions d’Europe espagnols, les tenants du titre argentins et l’Angleterre de Jude Bellingham et Harry Kane, à condition que ceux-ci bouclent aussi le premier tour en tête. Un potentiel huitième de finale face à l’Allemagne se dessine en revanche pour les Bleus.Si Deschamps ne connaîtra que samedi l’horaire et les stades qui accueilleront les rencontres des Bleus, il sait déjà dans quelle zone il pourra choisir son camp de base pour la compétition puisque les Tricolores évolueront sur la côte Est des Etats-Unis (Boston, Philadelphie, New York/New Jersey).Plutôt une bonne nouvelle pour le sélectionneur et ses joueurs qui n’auront pas de trop longues distances à parcourir. Les températures risquent d’y être en revanche assez élevées.   “On avait déjà repéré ce groupe I dans lequel on voulait tomber”, a expliqué le président de la Fédération française de football Philippe Diallo. “C’est un groupe resserré en terme de distances donc c’est intéressant pour l’équipe et les fans, même s’il fera très chaud et que les organismes seront mis à contribution. On va se déterminer dans les prochains jours. Nous avons jusqu’au 9 janvier pour décider mais nous aurons sans doute un camp de base entre New York et Boston.”Avec toutes les informations sur le tournoi en leur possession, Deschamps et son staff vont aussi pouvoir finaliser leur programme de préparation.Une tournée aux Etats-Unis est d’ores et déjà prévue avec deux matches amicaux les 26 et 29 mars face au Brésil et à la Colombie. “On avait bien anticipé et on devrait jouer à Washington et à Boston. Tout est en train d’être calé”, a précisé le président de la FFF.   Les Bleus disputeront ensuite deux autres rencontres en juin sur le sol français avant de traverser l’Atlantique pour tenter de ramener une 3e étoile et de finir l’ère Deschamps en apothéose. 

Trump présente une vision résolument nationaliste pour l’Amérique dans le monde

L’administration Trump a publié vendredi un document présentant une “Stratégie de sécurité nationale” résolument nationaliste, anticipant l'”effacement civilisationnel” de l’Europe et prônant la lutte contre les “migrations de masse” ainsi que la “suprématie américaine” en Amérique latine.”Dans tout ce que nous faisons, nous mettons l’Amérique d’abord”, résume Donald Trump dans une préface au document de 33 pages, qui exhorte à “protéger le pays contre les invasions”.Mais il entend aussi en finir avec “l’époque où les États-Unis soutenaient l’ordre mondial tout entier, tel Atlas” et revendique de tourner la page aux décennies de l’après Seconde Guerre mondiale.”Si les tendances actuelles se poursuivent, le continent (européen) sera méconnaissable dans 20 ans ou moins”, affirme-t-il, alors que les relations entre les Etats-Unis et l’Union européenne se tendent, sur fond de négociations pour mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine sans que le Vieux continent ne soit impliqué.Le texte confirme les grandes lignes de la politique étrangère américaine depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier.Les présidents américains publient généralement une présentation stratégique de ce type à chaque mandat. La dernière, publiée par Joe Biden en 2022, avait mis l’accent sur l’acquisition d’un avantage compétitif sur la Chine tout en limitant une Russie jugée “dangereuse”.La nouvelle, disponible sur le site de la Maison Blanche, ne donne à l’inverse “aucune évaluation” de la menace russe, souligne auprès de l’AFP Kristine Berzina, du cercle de réflexion German Marshall Fund, basé à Washington. Le document évoque “l’anxiété européenne vis-à-vis de la Russie” mais “ne précise pas si les Etats-Unis s’inquiètent d’une éventuelle agression russe, alors que cela devrait être une préoccupation pour les Etats-Unis, non seulement en Europe, mais aussi dans l’Arctique, au Moyen-Orient, en Afrique et dans le Pacifique”, dit cette chercheuse.- “Perte des identités nationales” européennes -“Il est plus que plausible que, d’ici quelques décennies au plus tard, les membres de l’Otan deviennent majoritairement non européens”, assure le texte.Washington dénonce pêle-mêle les décisions européennes qui “sapent la liberté politique et la souveraineté, les politiques migratoires qui transforment le continent et créent des tensions, la censure de la liberté d’expression et la répression de l’opposition politique, la chute des taux de natalité, ainsi que la perte des identités nationales.”L’administration Trump émet le voeu que “l’Europe reste européenne, retrouve sa confiance en elle-même sur le plan civilisationnel et abandonne son obsession infructueuse pour l’asphyxie réglementaire”. Berlin a réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul, selon qui l’Allemagne n’a pas besoin de “conseils venant de l’extérieur”, sur “la liberté d’expression” ou “l’organisation des sociétés libres”.Cette stratégie “rejette des décennies de leadership américain fondé sur des valeurs au profit d’une vision du monde lâche et sans principes”, a fustigé de son côté l’élu démocrate américain Gregory Meeks.Le document, qui survole la stratégie sur l’Afrique et le Proche-Orient en seulement quelques paragraphes, vise à réorienter la politique diplomatique et militaire américaine au regard des évolutions géopolitiques planétaires, mais surtout des intérêts de Washington nouvellement définis.- “Sécurité des frontières” -Soulignant les efforts pour accroître l’approvisionnement énergétique américain, le texte estime que “la raison historique de l’Amérique de se concentrer sur le Moyen-Orient va diminuer”.Il appelle à “restaurer la suprématie américaine” en Amérique latine, et annonce un “réajustement” de la présence militaire américaine dans le monde, “pour répondre aux menaces urgentes sur notre continent”. Il recommande aussi “un éloignement des théâtres dont l’importance relative pour la sécurité nationale américaine a diminué ces dernières années ou décennies”.Concernant la Chine, la stratégie réitère les appels pour une région Asie-Pacifique “libre et ouverte”, mais met davantage l’accent sur la concurrence économique.Le Japon et la Corée du Sud sont appelés à faire davantage pour soutenir Taïwan face à Pékin.Par ailleurs, “l’ère des migrations de masse doit prendre fin. La sécurité des frontières est l’élément principal de la sécurité nationale”, affirme ce document, dans le prolongement du tour de vis du président Trump contre l’immigration.Dernières décisions en date de la politique anti-immigration de Donald Trump, la suspension des demandes de “carte verte” de résident permanent ou de naturalisation émanant de ressortissants de 19 pays. 

Suspected January 6 pipe-bomber makes first court appearance

A Virginia man accused of planting pipe bombs near the Democratic and Republican Party headquarters on the eve of the January 6, 2021 US Capitol riot made his first court appearance on Friday.Brian Cole Jr of Woodbridge, Virginia, did not enter a plea at the hearing in district court in Washington.Magistrate Judge Moxila Upadhyaya ordered Cole, who was arrested at his home on Thursday, to remain in custody until a detention hearing on December 12.Cole, 30, has been charged with interstate transportation of an explosive device and attempted destruction using explosive materials.His arrest was the first breakthrough in a nearly five-year-old case that spawned numerous conspiracy theories among the far right.US Attorney General Pam Bondi, at a Thursday press conference, declined to speculate on whether the pipe-bombing was politically motivated, saying the investigation was ongoing.CNN and NBC News reported on Friday that Cole had told the FBI in interviews since his arrest that he believed the 2020 presidential election was “stolen” from President Donald Trump.Democrat Joe Biden won the 2020 vote but Trump continues to falsely claim that he was the rightful winner.The pipe bombs — placed outside the Democratic National Committee and Republican National Committee offices in Washington on the evening of January 5 — failed to detonate.The devices were discovered by authorities the next day as Trump supporters stormed the Capitol in a bid to prevent congressional certification of Biden’s election victory.The FBI released numerous photos and video clips of a masked and hooded suspect over the years and eventually increased the reward for information leading to an arrest to half a million dollars.The failure of law enforcement to swiftly solve the case birthed a number of conspiracy theories among the far right, including baseless accusations that the bomber may have been a US Capitol Police officer.After taking office for a second time in January, Trump pardoned more than 1,500 people charged or convicted of taking part in the assault on the Capitol.