Iran: la mobilisation ne faiblit pas, craintes d’une répression brutale

Les craintes montent samedi d’une brutale répression en Iran, coupé du monde par un blocage d’internet, après de nouvelles manifestations dans la nuit dans le cadre d’une mobilisation inédite depuis trois ans.Des ONG ont signalé des dizaines de morts depuis le début du mouvement fin décembre, alors que la République islamique fait face à l’un de ses plus grands défis depuis sa mise en place en 1979. Les Iraniens sont désormais privés d’internet depuis 36 heures à la suite d’une coupure imposée par les autorités sur l’ensemble du territoire, selon l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. Dans ces conditions, peu d’informations filtrent. La coupure d’internet vise “à dissimuler les violences infligées lors de la répression”, ont mis en garde les cinéastes iraniens dissidents, Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof, appelant la communauté internationale à “mettre en place des moyens de communication” pour surveiller la situation. – Corps entassés -La lauréate du prix Nobel de la Paix 2003, l’avocate iranienne en exil Shirin Ebadi, a aussi dit redouter un “massacre sous le couvert d’un black-out total”, de nombreuses capitales occidentales condamnant l’usage de la force contre des manifestations “pacifiques”.”C’est le prix à payer pour la victoire du peuple”, a déclaré samedi un habitant de Téhéran au sujet de la coupure d’internet.Depuis le début le 28 décembre de la contestation, initialement liée au coût de la vie, au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés, a dénombré vendredi l’organisation Iran Human Rights, basée en Norvège.Elle a diffusé des images montrant, selon elle, des cadavres de manifestants empilés sur le sol d’un hôpital de Téhéran.L’ONG Amnesty International a dit analyser des éléments “inquiétants” semblant montrer une intensification de la répression ces derniers jours.Après une forte mobilisation jeudi, de nouveaux rassemblements ont secoué Téhéran et d’autres grandes villes dans la nuit de vendredi à samedi, selon des images vérifiées par l’AFP, diffusées sur les réseaux sociaux via des moyens satellitaires. Dans le quartier de Saadatabad à Téhéran, des Iraniens ont scandé des slogans anti-gouvernementaux, notamment “Mort à Khamenei”, du nom du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Des chaînes de télévision en persan basées à l’étranger ont aussi diffusé des vidéos de nombreux protestataires à Machhad, dans l’est, à Tabriz, dans le nord, et dans la ville sainte de Qom.Une autre vidéo montre un homme brandissant un drapeau iranien de l’époque du chah au milieu de feux et d’une foule dansant à Hamedan (ouest), alors que des slogans appellent au retour de la dynastie chassée par la Révolution islamique en 1979.  L’ancien prince héritier Reza Pahlavi, figure de l’opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, a appelé samedi les Iraniens à “se préparer à prendre” les centres-villes. “Il me semble que le peuple est en train de prendre le contrôle de certaines villes, ce que personne n’aurait cru possible il y a encore quelques semaines”, a lancé vendredi Donald Trump, estimant que l’Iran avait “de gros problèmes”. La veille, le président américain avait réitéré ses menaces de “frapper très fort” le pays en cas de vague de répression meurtrière. – “En pleine guerre” -Rues désertes et plongées dans l’obscurité, un journaliste de l’AFP a décrit jeudi et vendredi une capitale inhabituellement peu animée, avant le début des manifestations en soirée. Il a aussi vu des vitrines de magasins brisées et des forces de sécurité se déployer.Sur l’avenue Valiasr, l’une des principales artères de Téhéran, les commerces ont fermé exceptionnellement tôt. “Le quartier n’est pas sûr”, a expliqué le gérant d’un café.Dans un discours offensif, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a fustigé des “vandales” et “saboteurs” à la botte de Donald Trump.”Nous sommes en pleine guerre”, a ensuite lancé Ali Larijani, un de ses proches conseillers qui dirige la plus haute instance de sécurité, dénonçant “des incidents orchestrés de l’extérieur”. Le chef de la diplomatie Abbas Araghchi a lui accusé les Etats-Unis et Israël d’ingérence dans le mouvement. L’armée iranienne a de son côté assuré qu’elle “protégerait et sauvegarderait vigoureusement les intérêts nationaux” contre un “ennemi cherchant à perturber l’ordre et la paix”. La télévision d’Etat a diffusé samedi des images des funérailles, devant une vaste foule à Chiraz (sud), de membres des forces de sécurité tués lors des manifestations. Le pouvoir iranien n’avait pas été confronté à une telle contestation depuis celle provoquée par la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin.Elle survient dans un pays affaibli par sa guerre de juin avec Israël et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire rétablies en septembre par l’ONU. 

Syrian authorities transferring Kurdish fighters from Aleppo to northeast

Syrian authorities on Saturday began transferring Kurdish fighters from the country’s second city Aleppo to areas they control in the country’s northeast, state television reported, after days of deadly clashes.The violence in Aleppo erupted after efforts to integrate the Kurds’ de facto autonomous administration and military into the country’s new government stalled.Since the fighting began on Tuesday, at least 21 civilians have been killed, according to figures from both sides, while Aleppo’s governor said 155,000 people have been displaced.On Saturday evening, state television reported that Kurdish fighters “who announced their surrender… were transported by bus to the city of Tabaqa” in the Kurdish-controlled northeast.An AFP correspondent saw at least five buses on Saturday carrying fighters leaving the Kurdish-majority Sheikh Maqsud district accompanied by security forces.Their departure came as US envoy Tom Barrack on Saturday met with Syrian President Ahmed al-Sharaa, and afterwards issued a call for a “return to dialogue” with the Kurds in accordance with an integration agreement sealed last year.In a statement to the official SANA news agency, the military announced earlier on Saturday “a halt to all military operations in the Sheikh Maqsud neighbourhood”.A Syrian security source had told AFP that the last Kurdish fighters had entrenched themselves in the area of al-Razi hospital in Sheikh Maqsud, before being evacuated by authorities.On the outskirts of Sheikh Maqsud, families who were unable to flee the violence were leaving, accompanied by Syrian security forces, according to an AFP correspondent.Men were carrying their children on their backs as women and children wept, before entering buses taking them to shelters.Dozens of young men in civilian clothing were separated from the rest, with security forcing them to sit on the ground, heads down, before being taken by bus to an unknown destination, according to the correspondent.Government forces began striking the district overnight after a deadline elapsed for Kurdish fighters to withdraw during a ceasefire.- Residents waiting to return -At the entrance to the district, 60-year-old resident Imad al-Ahmad waited for permission from the security forces to return home.”I left four days ago… I took refuge at my sister’s house,” he told AFP. “I don’t know if we’ll be able to return today.”Nahed Mohammad Qassab, a 40-year-old widow also waiting to return, said she left before the fighting to attend a funeral.”My three children are still inside, at my neighbour’s house. I want to get them out,” she said. The clashes, some of the most intense since Syria’s new Islamist authorities took power, present yet another challenge as the country struggles to forge a new path after the ousting of longtime ruler Bashar al-Assad in December 2024.Both sides have blamed the other for starting the violence in Aleppo.- ‘Fierce’ resistance -Kurdish forces earlier reported coming under artillery and drone attacks, and claimed on social media to be mounting a “fierce and ongoing resistance”.The army said three soldiers had been killed by Kurdish fighters, while state television accused them of launching drones at residential areas of Aleppo.A flight suspension at Aleppo airport was extended until late Saturday.The Kurdish-led Syrian Democratic Forces (SDF) control swathes of the country’s oil-rich north and northeast, and were key to the 2019 territorial defeat of the Islamic State group. But Turkey, a close ally of neighbouring Syria’s new leaders, views its main component as an extension of the Kurdistan Workers’ Party (PKK), which agreed last year to end its four-decade armed struggle against Ankara.Turkey has launched successive offensives to push Kurdish forces from the frontier.Elham Ahmad, a senior official in the Kurdish administration in Syria’s northeast, accused Syrian authorities of “choosing the path of war” by attacking Kurdish districts and of “seeking to put an end to the agreements that have been reached”.”We are committed to them and we are seeking to implement them,” she told AFP.The March integration agreement was meant to be implemented last year, but differences, including Kurdish demands for decentralised rule, have stymied progress.Ahmad welcomed on X a proposal by international mediators to evacuate the Kurdish forces from Sheikh Maqsud, but on condition that the local Kurdish population is protected. Nanar Hawach, senior Syria analyst at the International Crisis Group, said the renewed clashes cast doubt on the government’s ability to unite the country after years of civil war.Syria’s authorities have committed to protecting minorities, but sectarian bloodshed rocked the Alawite and Druze communities last year.

Plusieurs milliers de médecins défilent à Paris et en appellent à Lecornu

Plusieurs milliers de médecins libéraux en grève depuis lundi défilent samedi à Paris contre une “dérive autoritaire” qui menace selon eux leur “liberté d’exercice”, appelant le Premier ministre Sébastien Lecornu à leur “faire des propositions”.”Maltraiter les soignants, c’est maltraiter les patients”, proclame la banderole de tête portée par les syndicats représentatifs des professionnels.Parmi les slogans des manifestants, venus nombreux en blouse blanche, “on veut des soignants pas des sanctions”, “la Sécu parle chiffres, nous parlons patients” ou encore, à l’intention du gouvernement, “nous ne sommes pas des pions de vos échecs”.”La mesure phare de ce qui nous met en colère, c’est la mise sous objectifs pour les arrêts de travail. On essaye de faire au mieux tous les jours pour faire en sorte que les arrêts soient justifiés, productifs, ça vient saccager tout notre travail. C’est insultant”, estime Elise Mercier, médecin généraliste à La Haie-Fouassière, près de Nantes, rencontrée dans le cortège.L’Assemblée nationale a adopté en décembre la limitation à un mois des arrêts de travail en première prescription et à deux mois pour un renouvellement.”On voit nos conditions de travail se dégrader beaucoup” et “maintenant, différentes attaques sur notre secteur vont nous empêcher de faire notre travail correctement”, juge aussi Muriel Kolmer, anesthésiste libérale venue de Mulhouse.- “défendre notre liberté” -Autre point irritant, la possibilité donnée au directeur de l’Assurance maladie de fixer unilatéralement des tarifs médicaux.”Nous voulons défendre notre liberté”, a résumé Franck Devulder, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) lors d’une conférence de presse dans la matinée.En France, “les besoins de soins augmentent mais les moyens dédiés à la santé diminuent, alors, forcément, il y a une inadéquation. Et il y a une dérive autoritaire”, a déploré la présidente du premier syndicat des généralistes, Agnès Giannotti.La manifestation s’inscrit dans le cadre d’une grève du 5 au 15 janvier, qui devrait connaître un point d’orgue en début de semaine prochaine lorsque de nombreuses cliniques privées seront affectées par des fermetures de blocs opératoires.Signe de la tension ambiante, l’intersyndicale a refusé vendredi un rendez-vous avec la ministre de la Santé Stéphanie Rist à l’issue de la manifestation, estimant qu’elle connaissait déjà “depuis longtemps les points bloquants”.Au vu de la “mobilisation historique”, “il est grand temps qu’au plus haut niveau de l’Etat, le Premier ministre Sébastien Lecornu nous donne des réponses concrètes”, a exigé M. Devulder.Les médecins libéraux ont déjà obtenu la suppression la surtaxation des dépassements d’honoraires ou l’obligation de consulter et d’alimenter le dossier médical partagé (DMP) des patients.Ils s’opposent aussi à d’autres mesures en cours d’examen par le Parlement, comme la possibilité d’imposer des objectifs de réduction des prescriptions aux médecins qui prescrivent nettement plus que leurs confrères en situation comparable.- “grève perlée” -“On demande de respecter, de sanctuariser la convention médicale, l’accord qu’on signe avec l’Assurance maladie” tous les quatre ans pour réguler le secteur, a souligné Patricia Lefébure, présidente du syndicat FMF.Les internes, également mobilisés, dénoncent la mise en place “bâclée” de la réforme instaurant une quatrième année de médecine générale, qui devait initialement leur offrir un an de stage en libéral mais va, par manque de places, pousser de nombreux étudiants à rester “une année de plus à l’hôpital”, selon leurs représentants.Selon la ministre de la Santé – qui reçoit les statistiques avec un délai de 48 heures – l’activité avait diminué mardi de 19% chez les généralistes et 12% chez les spécialistes.Des chiffres “pas représentatifs” selon les syndicats qui estiment que 80% des praticiens participent au mouvement, qui prend souvent la forme d’une “grève perlée”, avec quelques jours d’ouverture pour ne pas pénaliser leurs patients.Selon Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), 80% des 4.000 praticiens inscrits à la “permanence des soins en établissements de santé” (gardes) ont été “réquisitionnés” par les autorités pour maintenir un niveau d’activité minimal en clinique.Les grévistes ont reçu le soutien du patron de LR Bruno Retailleau, qui a estimé sur X que “le gouvernement trahit sa parole et méprise la médecine libérale”.

Plusieurs milliers de médecins défilent à Paris et en appellent à Lecornu

Plusieurs milliers de médecins libéraux en grève depuis lundi défilent samedi à Paris contre une “dérive autoritaire” qui menace selon eux leur “liberté d’exercice”, appelant le Premier ministre Sébastien Lecornu à leur “faire des propositions”.”Maltraiter les soignants, c’est maltraiter les patients”, proclame la banderole de tête portée par les syndicats représentatifs des professionnels.Parmi les slogans des manifestants, venus nombreux en blouse blanche, “on veut des soignants pas des sanctions”, “la Sécu parle chiffres, nous parlons patients” ou encore, à l’intention du gouvernement, “nous ne sommes pas des pions de vos échecs”.”La mesure phare de ce qui nous met en colère, c’est la mise sous objectifs pour les arrêts de travail. On essaye de faire au mieux tous les jours pour faire en sorte que les arrêts soient justifiés, productifs, ça vient saccager tout notre travail. C’est insultant”, estime Elise Mercier, médecin généraliste à La Haie-Fouassière, près de Nantes, rencontrée dans le cortège.L’Assemblée nationale a adopté en décembre la limitation à un mois des arrêts de travail en première prescription et à deux mois pour un renouvellement.”On voit nos conditions de travail se dégrader beaucoup” et “maintenant, différentes attaques sur notre secteur vont nous empêcher de faire notre travail correctement”, juge aussi Muriel Kolmer, anesthésiste libérale venue de Mulhouse.- “défendre notre liberté” -Autre point irritant, la possibilité donnée au directeur de l’Assurance maladie de fixer unilatéralement des tarifs médicaux.”Nous voulons défendre notre liberté”, a résumé Franck Devulder, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) lors d’une conférence de presse dans la matinée.En France, “les besoins de soins augmentent mais les moyens dédiés à la santé diminuent, alors, forcément, il y a une inadéquation. Et il y a une dérive autoritaire”, a déploré la présidente du premier syndicat des généralistes, Agnès Giannotti.La manifestation s’inscrit dans le cadre d’une grève du 5 au 15 janvier, qui devrait connaître un point d’orgue en début de semaine prochaine lorsque de nombreuses cliniques privées seront affectées par des fermetures de blocs opératoires.Signe de la tension ambiante, l’intersyndicale a refusé vendredi un rendez-vous avec la ministre de la Santé Stéphanie Rist à l’issue de la manifestation, estimant qu’elle connaissait déjà “depuis longtemps les points bloquants”.Au vu de la “mobilisation historique”, “il est grand temps qu’au plus haut niveau de l’Etat, le Premier ministre Sébastien Lecornu nous donne des réponses concrètes”, a exigé M. Devulder.Les médecins libéraux ont déjà obtenu la suppression la surtaxation des dépassements d’honoraires ou l’obligation de consulter et d’alimenter le dossier médical partagé (DMP) des patients.Ils s’opposent aussi à d’autres mesures en cours d’examen par le Parlement, comme la possibilité d’imposer des objectifs de réduction des prescriptions aux médecins qui prescrivent nettement plus que leurs confrères en situation comparable.- “grève perlée” -“On demande de respecter, de sanctuariser la convention médicale, l’accord qu’on signe avec l’Assurance maladie” tous les quatre ans pour réguler le secteur, a souligné Patricia Lefébure, présidente du syndicat FMF.Les internes, également mobilisés, dénoncent la mise en place “bâclée” de la réforme instaurant une quatrième année de médecine générale, qui devait initialement leur offrir un an de stage en libéral mais va, par manque de places, pousser de nombreux étudiants à rester “une année de plus à l’hôpital”, selon leurs représentants.Selon la ministre de la Santé – qui reçoit les statistiques avec un délai de 48 heures – l’activité avait diminué mardi de 19% chez les généralistes et 12% chez les spécialistes.Des chiffres “pas représentatifs” selon les syndicats qui estiment que 80% des praticiens participent au mouvement, qui prend souvent la forme d’une “grève perlée”, avec quelques jours d’ouverture pour ne pas pénaliser leurs patients.Selon Lamine Gharbi, président de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), 80% des 4.000 praticiens inscrits à la “permanence des soins en établissements de santé” (gardes) ont été “réquisitionnés” par les autorités pour maintenir un niveau d’activité minimal en clinique.Les grévistes ont reçu le soutien du patron de LR Bruno Retailleau, qui a estimé sur X que “le gouvernement trahit sa parole et méprise la médecine libérale”.

Benin showcases culture with Vodun DaysSat, 10 Jan 2026 15:08:54 GMT

On the newly-renovated streets of Ouidah, thousands of Beninese and foreign tourists gathered this week to discover the rituals and deities bound up with voodoo, a popular animist tradition which has grown to become the focus of a international festival.For some years now, the Beninese government has been promoting the ancestral religion as the spearhead …

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Tempêtes en Europe : lente amélioration en Allemagne et en France, un mort au Royaume-Uni

La situation s’améliore légèrement samedi en Allemagne et en France, après le passage de violentes tempêtes en Europe, tandis qu’un mort a été recensé au Royaume-Uni où 28.000 foyers sont encore privés d’électricité.La tempête Goretti a balayé le Royaume-Uni dans la nuit de jeudi à vendredi, avec des rafales qui ont frôlé les 160 km/h …

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Municipales à Paris: la gauche unie, sans LFI, légèrement devant Dati au 1er tour

La liste d’union de la gauche menée par le socialiste Emmanuel Grégoire, sans LFI, arriverait légèrement en tête du premier tour des municipales à Paris, devant la candidate de droite Rachida Dati, selon un sondage Ifop pour L’Opinion et Sud Radio paru samedi.Quatre candidats sont en capacité de se maintenir au second tour, avec Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance, en troisième position, devant l’Insoumise Sophia Chikirou, selon cette enquête parue à quelques semaines du scrutin des 15 et 22 mars.La gauche rassemblée derrière Emmanuel Grégoire (socialistes, écologistes, communistes et ex-Insoumis de L’Après), recueille 30% des intentions de vote, en baisse de trois points par rapport au précédent sondage Ifop réalisé en novembre, qui cumulait les scores des listes séparées d’Emmanuel Grégoire et du chef de file des écologistes David Belliard, avant que ces derniers annoncent un accord inédit d’union dès le premier tour.”Je porte la seule liste désormais capable de battre Rachida Dati et ses amis d’extrême droite”, s’est félicité Emmanuel Grégoire sur X.Rachida Dati, candidate des Républicains, du MoDem et l’UDI, est créditée de 28% des intentions de vote, en hausse de deux points depuis ce même sondage.”La dynamique est réelle, sur le terrain comme dans les sondages”, a réagi sur X la ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement.L’écart entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati reste cependant dans la marge d’erreur, souligne l’Ifop.Donné à 16%, Pierre-Yves Bournazel, candidat d’Horizons et du parti de Gabriel Attal, progresse de deux points, montrant selon son équipe de campagne qu’il est “le mieux placé et potentiellement le candidat le plus rassembleur”.La liste LFI de Sophia Chikirou atteindrait les 10%, seuil minimal pour se qualifier au second tour, en baisse de deux points par rapport à la précédente enquête réalisée avant que l’Insoumise se lance dans la course à la succession d’Anne Hidalgo.A l’extrême droite, Sarah Knafo, qui a officialisé cette semaine sa candidature pour le parti d’Eric Zemmour Reconquête, obtiendrait 8% des voix, et son concurrent du RN Thierry Mariani 7%.Le sondage a été réalisé en ligne du 5 au 9 janvier auprès d’un échantillon de 983 personnes représentatif de la population parisienne inscrite sur les listes électorales.