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Bétharram: le rectorat inspecte l’établissement au cÅ“ur du scandale
Le contrôle par le rectorat de Bordeaux de l’établissement Notre-Dame-de-Bétharram, épicentre d’une vague de dénonciations d’agressions sexuelles et de violences passées au sein de l’enseignement catholique, a débuté lundi pour quatre jours, trois décennies après sa dernière – et unique – inspection.Sept inspecteurs et une conseillère technique des services sociaux se sont rendus sur les deux sites de l’institution qui accueille 500 élèves dans les Pyrénées-Atlantiques : dans un collège à Lestelle-Bétharram, le site historique, et dans une école et un lycée à Igon, une commune voisine.”Nous sommes tenus à la confidentialité, nous ne commenterons notre mission ni avant, ni pendant, ni à  l’issue”, a déclaré l’un des agents aux journalistes sur place.Lors d’un point-presse à Bordeaux, la rectrice de l’académie, Anne Bisagni-Faure, a souligné que ce contrôle concernait le “fonctionnement actuel” de l’établissement et le respect de son contrat avec l’État, notamment en matière de protection de l’enfance et de la jeunesse.L’institution béarnaise n’a fait l’objet d'”aucune remontée récente”, a-t-elle ajouté, précisant que le rapport d’inspection, non public, devrait être remis aux autorités “d’ici une quinzaine de jours”.Selon le degré de gravité des éventuels dysfonctionnements ou manquements relevés, les inspecteurs pourront faire des “recommandations” pour les corriger, ou bien “mettre en demeure l’établissement” d’y remédier dans un délai fixé, voire “proposer au préfet de résilier le contrat”, préalable à une éventuelle fermeture administrative, a précisé la rectrice.- Plan national -Cette inspection intervient dans le cadre d’un plan national de contrôle des établissements catholiques sous contrat, dont la Cour des comptes avait dénoncé l’insuffisance en 2023 et que le ministère de l’Éducation nationale veut renforcer.”Pendant des années”, ils “n’étaient pas inspectés”, “il faut que ça change”, a déclaré la ministre de l’Education, Élisabeth Borne, lundi sur franceinfo.Un décret va contraindre ces écoles privées, comme dans le public, à des remontées d’informations systématiques sur les faits de violences, et “60 inspecteurs supplémentaires” seront engagés dans les deux prochaines années pour contrôler 40% de ces établissements qui scolarisent environ deux millions d’élèves.En Nouvelle-Aquitaine, tous les établissements “pour lesquels des signalements nous sont remontés” seront contrôlés d’ici la fin de l’année, a indiqué la rectrice.”Il faut qu’on se donne tous les moyens de recueillir la parole des élèves”, a parallèlement souligné Mme Borne. Des questionnaires seront mis en place pour les élèves internes et/ou participant à des voyages scolaires, des situations où ils sont “particulièrement vulnérables”.La précédente – et unique – visite d’un inspecteur dans l’établissement, rebaptisé en 2009 Le Beau Rameau (“bèth arram” en béarnais), remonte au printemps 1996. Une plainte avait alors attiré l’attention pour la première fois sur cette institution fondée en 1837: elle émanait du père d’un adolescent qui avait eu le tympan crevé par la violente claque d’un surveillant laïc. – Commissions d’enquête -François Bayrou, à l’époque ministre de l’Éducation, avait diligenté une enquête administrative. Le rapport, établi rapidement, avait conclu que Notre-Dame-de-Bétharram n’était “pas un établissement où les élèves sont brutalisés”.Une conclusion qui “ne tient pas la route actuellement”, a regretté le mois dernier son auteur, alors que le parquet de Pau a reçu plus de 150 plaintes d’anciens élèves visant des religieux et personnels laïcs pour des faits de violences, agressions sexuelles et viols, quasi tous prescrits.Après trois gardes à vue, un ancien surveillant a été mis en examen et écroué le 21 février pour des faits commis au début des années 1990 puis en 2004.La congrégation des pères de Bétharram, qui a longtemps dirigé l’établissement, a reconnu samedi pour la première fois le caractère “systémique” des violences commises et confié à un groupe de réflexion une commission d’enquête indépendante chargée d’apporter “réparation” à toutes les victimes.Alors que l’affaire a engendré une vague de dénonciations similaires à l’encontre d’autres institutions catholiques dans les Hautes-Pyrénées, les Landes, en Haute-Vienne ou dans le Finistère, une commission d’enquête parlementaire va se pencher les modalités du contrôle des établissements par l’État.Elle prévoit d’auditionner Élisabeth Borne et François Bayrou, qui a déclaré dimanche qu’il répondrait aux questions “s’il a une convocation officielle”, tout en répétant se sentir victime d’une “manÅ“uvre de déstabilisation”.Les corapporteurs de cette commission, Paul Vannier (LFI) et Violette Spillebout (Renaissance), se sont rendus lundi à l’inspection académique et à la préfecture de Pau “avec une liste de documents à consulter”.”Sur le terrain, on voit un certain nombre de manquements et de questionnements qui nous serviront pour les auditions à venir”, a expliqué devant la presse Mme Spillebout, alors que leur mission se poursuit mardi à Lestelle-Bétharram puis à Bayonne au Conseil départemental et à la direction diocésaine.
L1: le Classique rebondit, Adrien Rabiot et l’OM réagissent après les banderoles
Après la nette victoire du Paris SG dimanche contre l’OM, le “Classique” du football français a rebondi hors du terrain lundi avec la vive réaction d’Adrien Rabiot, de sa famille et de son club face aux banderoles insultantes qui l’ont visé au Parc des Princes.”Insulter une mère et un père décédé… Tout se paye un jour. Vous ne l’emporterez pas au paradis. Croyez-moi”, a écrit Rabiot dans une “story” publiée sur son compte Instagram, où il met aussi en cause le président du Paris SG Nasser Al-Khelaïfi.”Nasser, tu peux avoir tout l’argent du monde et même plus, la classe ça ne s’achète pas”, a-t-il ainsi écrit.Ancien joueur du PSG, Rabiot a été accueilli par des sifflets nourris et des chants insultants répétés dimanche au Parc des Princes, où l’OM s’est incliné 3-1 contre le club de la capitale.Le milieu de terrain international a aussi été ciblé par plusieurs banderoles offensantes déployées par des supporters parisiens, dont l’une qui évoquait sa mère, qui gère ses intérêts depuis le début de sa carrière, ainsi que son père. Ce dernier est décédé en 2019 après avoir souffert pendant 12 ans d’un “locked-in syndrome” provoqué par un grave AVC.- “C’est allé trop loin” -Interrogée lundi après-midi par l’AFP, Véronique Rabiot a confirmé son intention de porter plainte après ces incidents, comme elle l’avait annoncé dans la matinée sur Radio France.”Je vous le confirme, bien sûr. Je suis déterminée. Parce que c’est allé trop loin, c’est trop”, a-t-elle dit à l’AFP alors qu’elle était en route pour Clairefontaine, où son fils a rejoint l’équipe de France, qui doit affronter la Croatie en quart de finale de la Ligue des Nations.”Qu’on nous insulte, moi ou Adrien, j’y suis habituée. Mais ils ne devaient pas parler du père de mes enfants”, a-t-elle ajouté, regrettant que “personne n’ait réagi” dès dimanche soir.Dans la soirée, l’OM a ensuite annoncé qu’il allait s’associer à cette plainte et a dénoncé dans un communiqué les attaques “ignobles et inacceptables” visant Adrien Rabiot et sa famille. Le club marseillais a également déploré “les chants injurieux, racistes et discriminatoires descendus des travées du Parc des Princes”.Né en région parisienne et formé au PSG, Rabiot avait quitté le club de la capitale en 2019 dans la rancune réciproque, après six mois de mise à l’écart sur fond de prolongation de contrat refusée par le joueur.Après les premières réactions d’Adrien Rabiot et de sa mère, d’autres ont suivi dans l’après-midi, toutes en soutien du milieu de terrain des Bleus.- Diallo et Payan réagissent -Dans une réponse à l’AFP, Philippe Diallo, le président de la Fédération française de football, a ainsi condamné “avec la plus grande fermeté” des insultes “indignes, honteuses et révoltantes”, proférées par “des supporters irresponsables”.Sur son compte X (anciennement Twitter), le maire de Marseille Benoît Payan a de son côté demandé “une réaction claire à la Ligue de football professionnel et au PSG”.”Les attaques directes contre Adrien Rabiot et sa famille sont intolérables. Tout mon soutien au joueur et à sa mère. Ce genre de comportement n’est pas acceptable. Le football doit toujours nous rassembler!”, a-t-il ajouté.Le député des Yvelines Karl Olive, qui siège au Conseil d’administration de la LFP, a pour sa part dit à l’AFP avoir “saisi la commission d’éthique de la Ligue de Football Professionnel et son président Frédéric Thiriez”.”Il faut traiter les délinquants des stades comme ceux de notre société. Sans complaisance, sans état d’âme”, a-t-il expliqué. En début de soirée, le PSG n’avait pas réagi officiellement. Le club parisien, très largement leader du championnat de France, risque désormais des sanctions devant la commission de discipline de la LFP, qui devrait ouvrir un dossier à son encontre lors de sa prochaine réunion mercredi.
Yémen: des médias houthis font état de nouvelles frappes américaines
Des médias contrôlés par les Houthis ont fait état lundi de nouvelles frappes américaines dans l’ouest du Yémen, après des raids qui ont fait des dizaines de morts et provoqué d’immenses manifestations dans les régions aux mains des rebelles.”Une frappe de l’agression américaine a ciblé la région de Bajel dans le gouvernorat de Hodeida” et …
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Trump n’en finit plus de défier les juges
Que ce soit en invoquant une loi en guerre pour expulser des migrants ou en remettant en cause des grâces accordées par son prédécesseur, Donald Trump n’en finit plus de défier le pouvoir judiciaire.Un juge de Washington doit se pencher lundi à 17h00 locales sur la légalité d’une spectaculaire opération d’expulsion vers le Salvador, concernant plus de 200 membres présumés d’un gang vénézuélien.Cette opération a été menée sur la base d’une loi de la fin du XVIIIe siècle, qui permet en temps de guerre d’arrêter et d’expulser des “ennemis étrangers”, et que le président républicain entend mettre en oeuvre, pour la première fois, en temps de paix.Saisie de la question, la justice avait ordonné samedi une suspension de 14 jours de toute expulsion, mais la Maison Blanche affirme que les avions transportant les migrants vers le Salvador avaient déjà décollé quand cette décision a été rendue, et qu’il était impossible de faire machine arrière.”Nous sommes totalement sûrs que nous allons remporter cette affaire devant le tribunal”, a déclaré lundi la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, assurant que le gouvernement américain avait agi “dans le cadre de la loi.”Dans un autre geste de défi, Donald Trump a promis lundi de poursuivre ses adversaires politiques au mépris des grâces accordées par Joe Biden.- “Nulles” -Le président républicain a affirmé dans un message sur son réseau Truth Social que les grâces préventives accordées par l’ancien président démocrate à plusieurs bêtes noires des républicains étaient “nulles et non avenues”, en assurant qu’elles avaient été signées non pas à la main mais avec un “stylo automatique”, un automate qui permet de reproduire le paraphe préalablement enregistré d’un individu.”Il n’était pas au courant”, a encore écrit le milliardaire de 78 ans, qui a de nombreuses fois affirmé que son prédécesseur octogénaire n’était plus réellement aux manettes à la fin de son mandat.Joe Biden était “diminué mentalement” a renchéri Karoline Leavitt, demandant: “Sa signature a-t-elle été utilisée sans son consentement ou sans qu’il ne le sache?”Le démocrate avait notamment accordé sa protection à l’ancien chef d’état-major, le général Mark Milley, à l’ex-architecte de la stratégie de la Maison Blanche contre le Covid-19, le Dr Anthony Fauci, ainsi qu’aux élus et fonctionnaires ayant participé à une commission d’enquête sur l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021.Les membres de cette commission d’enquête “doivent bien comprendre qu’ils sont sujets à une enquête au plus haut niveau”, a encore écrit Donald Trump.Pendant sa campagne il avait promis de poursuivre ses adversaires politiques, en réservant ses attaques les plus féroces aux parlementaires membres de cette commission ainsi qu’aux magistrats ayant enquêté contre lui.Si les conséquences juridiques de ces déclarations vindicatives restent incertaines, elles illustrent la volonté du républicain de repousser au maximum les limites constitutionnelles encadrant le pouvoir présidentiel.- “Nous sommes en guerre” -Par exemple, la loi d’exception de 1798 invoquée samedi par l’administration Trump pour justifier l’expulsion de membres présumés du gang de trafiquants de drogue vénézuélien Tren de Aragua n’avait été utilisée qu’à trois reprises, et jamais en temps de paix: pendant la guerre anglo-américaine de 1812, puis pendant la Première et la Seconde guerre mondiale;”Nous sommes en guerre” a justifié Donald Trump dimanche, en évoquant une “invasion” des Etats-Unis par des criminels venus de l’étranger.Dans une analyse publiée en ligne, Steve Vladeck, professeur de droit à l’université de Georgetown, estime qu’il s’agit potentiellement d’un “précédent extraordinairement dangereux”.Mais l’expert souligne que la loi en question prévoit des garde-fous que les tribunaux devraient faire respecter, et juge que dans quelque temps “nous devrions nous souvenir de cette affaire pour son côté retentissant plus que pour sa substance.”Nombre de décisions prises par le milliardaire depuis son retour au pouvoir le 20 janvier ont été attaquées et dans certains cas bloquées en justice.La Maison Blanche de son côté estime que ce sont les juges qui outrepassent leurs compétences quand ils s’opposent aux décisions du président.
Trump n’en finit plus de défier les juges
Que ce soit en invoquant une loi en guerre pour expulser des migrants ou en remettant en cause des grâces accordées par son prédécesseur, Donald Trump n’en finit plus de défier le pouvoir judiciaire.Un juge de Washington doit se pencher lundi à 17h00 locales sur la légalité d’une spectaculaire opération d’expulsion vers le Salvador, concernant plus de 200 membres présumés d’un gang vénézuélien.Cette opération a été menée sur la base d’une loi de la fin du XVIIIe siècle, qui permet en temps de guerre d’arrêter et d’expulser des “ennemis étrangers”, et que le président républicain entend mettre en oeuvre, pour la première fois, en temps de paix.Saisie de la question, la justice avait ordonné samedi une suspension de 14 jours de toute expulsion, mais la Maison Blanche affirme que les avions transportant les migrants vers le Salvador avaient déjà décollé quand cette décision a été rendue, et qu’il était impossible de faire machine arrière.”Nous sommes totalement sûrs que nous allons remporter cette affaire devant le tribunal”, a déclaré lundi la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, assurant que le gouvernement américain avait agi “dans le cadre de la loi.”Dans un autre geste de défi, Donald Trump a promis lundi de poursuivre ses adversaires politiques au mépris des grâces accordées par Joe Biden.- “Nulles” -Le président républicain a affirmé dans un message sur son réseau Truth Social que les grâces préventives accordées par l’ancien président démocrate à plusieurs bêtes noires des républicains étaient “nulles et non avenues”, en assurant qu’elles avaient été signées non pas à la main mais avec un “stylo automatique”, un automate qui permet de reproduire le paraphe préalablement enregistré d’un individu.”Il n’était pas au courant”, a encore écrit le milliardaire de 78 ans, qui a de nombreuses fois affirmé que son prédécesseur octogénaire n’était plus réellement aux manettes à la fin de son mandat.Joe Biden était “diminué mentalement” a renchéri Karoline Leavitt, demandant: “Sa signature a-t-elle été utilisée sans son consentement ou sans qu’il ne le sache?”Le démocrate avait notamment accordé sa protection à l’ancien chef d’état-major, le général Mark Milley, à l’ex-architecte de la stratégie de la Maison Blanche contre le Covid-19, le Dr Anthony Fauci, ainsi qu’aux élus et fonctionnaires ayant participé à une commission d’enquête sur l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021.Les membres de cette commission d’enquête “doivent bien comprendre qu’ils sont sujets à une enquête au plus haut niveau”, a encore écrit Donald Trump.Pendant sa campagne il avait promis de poursuivre ses adversaires politiques, en réservant ses attaques les plus féroces aux parlementaires membres de cette commission ainsi qu’aux magistrats ayant enquêté contre lui.Si les conséquences juridiques de ces déclarations vindicatives restent incertaines, elles illustrent la volonté du républicain de repousser au maximum les limites constitutionnelles encadrant le pouvoir présidentiel.- “Nous sommes en guerre” -Par exemple, la loi d’exception de 1798 invoquée samedi par l’administration Trump pour justifier l’expulsion de membres présumés du gang de trafiquants de drogue vénézuélien Tren de Aragua n’avait été utilisée qu’à trois reprises, et jamais en temps de paix: pendant la guerre anglo-américaine de 1812, puis pendant la Première et la Seconde guerre mondiale;”Nous sommes en guerre” a justifié Donald Trump dimanche, en évoquant une “invasion” des Etats-Unis par des criminels venus de l’étranger.Dans une analyse publiée en ligne, Steve Vladeck, professeur de droit à l’université de Georgetown, estime qu’il s’agit potentiellement d’un “précédent extraordinairement dangereux”.Mais l’expert souligne que la loi en question prévoit des garde-fous que les tribunaux devraient faire respecter, et juge que dans quelque temps “nous devrions nous souvenir de cette affaire pour son côté retentissant plus que pour sa substance.”Nombre de décisions prises par le milliardaire depuis son retour au pouvoir le 20 janvier ont été attaquées et dans certains cas bloquées en justice.La Maison Blanche de son côté estime que ce sont les juges qui outrepassent leurs compétences quand ils s’opposent aux décisions du président.
Trump n’en finit plus de défier les juges
Que ce soit en invoquant une loi en guerre pour expulser des migrants ou en remettant en cause des grâces accordées par son prédécesseur, Donald Trump n’en finit plus de défier le pouvoir judiciaire.Un juge de Washington doit se pencher lundi à 17h00 locales sur la légalité d’une spectaculaire opération d’expulsion vers le Salvador, concernant …