Fermeture du site de Bétharram: les modalités arrêtées d’ici l’été

Après quelques jours de cacophonie, l’enseignement catholique a confirmé lundi “souhaiter” fermer le site historique de Notre-Dame de Bétharram, au cœur d’un scandale de violences physiques et sexuelles, et prévoir de préciser les modalités “avant l’été”.”Nous souhaitons fermer le site”, “c’est clairement notre objectif”, a affirmé le secrétaire de l’enseignement catholique Guillaume Prévost lundi.Mais “nous ne souhaitons pas le faire dans n’importe quelles conditions, compte tenu de nos responsabilités” vis-à-vis des victimes et des familles notamment, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse, quelques jours après des déclarations contradictoires sur le sujet et qui laissaient planer une incertitude sur le devenir de l’établissement des Pyrénées-Atlantiques.M. Prévost s’est dit “confiant” sur sa “capacité à pouvoir (…) présenter un projet clair sur le plan logistique et éducatif avant l’été”. “Nous nous sommes donné trois mois pour aboutir”, a-t-il affirmé, assurant qu'”une seule chose nous guide, la responsabilité”.”C’est officiel, Bétharram va fermer”, s’est réjoui auprès de la presse Alain Esquerre, ancien élève de Bétharram à l’origine de la révélation du scandale.Depuis deux ans, près de 250 plaintes ont été déposées par d’anciens élèves de Notre-Dame-de-Bétharram auprès du parquet de Pau, visant des prêtres et des laïcs pour des faits commis entre la fin des années 1950 et le début des années 2000.- “Un symbole, un bâtiment” -Aujourd’hui, le groupe scolaire rebaptisé Le Beau Rameau compte plusieurs établissements sur deux sites : un collège à Lestelle-Bétharram, le site historique, et une école primaire, un lycée et un lycée professionnel à Igon, une commune voisine. S’y ajoutent deux internats: un pour les garçons à Lestelle-Bétharram, et un pour les filles à Igon. Il y a sur le site de Lestelle-Bétharram “un symbole, un bâtiment” qui “est la version négative qu’il faut quitter”, a affirmé Pierre-Vincent Guéret, président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec).L’avenir des enfants scolarisés sur place “est sur le groupe scolaire du Beau-Rameau”, a-t-il expliqué. A Igon, où il existe déjà trois établissements, “il conviendra d’y rajouter un quatrième établissement, un collège. Voilà ce qui s’appelle la fermeture en bon ordre et proprement du site”.Pour les 160 collégiens aujourd’hui sur le site de Lestelle-Bétharram, “il faut leur trouver des salles de classe” et donc “réorganiser le site d’Igon”. Pour les onze élèves de l’internat de garçons, “il faut trouver sur le site d’Igon onze chambres, c’est possible”, a-t-il ajouté. Il a détaillé qu’il y aurait aussi des espaces à “re-concevoir” pour les activités sportives, et une “question à se poser” concernant un éventuel déménagement de la cuisine centrale du site de Bétharram.Pour M. Guéret, “ce type d’opérations est faisable, en profitant des temps fermés, donc de vacances”.M. Guéret avait annoncé la semaine dernière la prochaine fermeture du site de Lestelle-Bétharram, des propos avec lesquels le Secrétariat général de l’Enseignement catholique (Sgec) avait toutefois pris ses distances, assurant qu’il n’était “pas question de fermeture de l’établissement à ce stade”.Des violences à Bétharram avaient été dénoncées dès les années 1990 mais la parole des anciens élèves ne s’est libérée qu’à partir de l’automne 2023, dénonçant fellations et masturbations forcées, passages à tabac, humiliations et supplices.Concernant le devenir des bâtiments historiques et la possibilité d’en faire un lieu mémoriel, M. Prévost a indiqué que “ça n’appartenait pas” à l’enseignement catholique, le propriétaire des murs étant la congrégation de Bétharram.Le Sgec a également annoncé lundi le lancement d’une mission sur la “Qualité de la relation éducative” après “le traumatisme” de la révélation des violences dans des établissements catholiques.
Après quelques jours de cacophonie, l’enseignement catholique a confirmé lundi “souhaiter” fermer le site historique de Notre-Dame de Bétharram, au cœur d’un scandale de violences physiques et sexuelles, et prévoir de préciser les modalités “avant l’été”.”Nous souhaitons fermer le site”, “c’est clairement notre objectif”, a affirmé le secrétaire de l’enseignement catholique Guillaume Prévost lundi.Mais “nous ne souhaitons pas le faire dans n’importe quelles conditions, compte tenu de nos responsabilités” vis-à-vis des victimes et des familles notamment, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse, quelques jours après des déclarations contradictoires sur le sujet et qui laissaient planer une incertitude sur le devenir de l’établissement des Pyrénées-Atlantiques.M. Prévost s’est dit “confiant” sur sa “capacité à pouvoir (…) présenter un projet clair sur le plan logistique et éducatif avant l’été”. “Nous nous sommes donné trois mois pour aboutir”, a-t-il affirmé, assurant qu'”une seule chose nous guide, la responsabilité”.”C’est officiel, Bétharram va fermer”, s’est réjoui auprès de la presse Alain Esquerre, ancien élève de Bétharram à l’origine de la révélation du scandale.Depuis deux ans, près de 250 plaintes ont été déposées par d’anciens élèves de Notre-Dame-de-Bétharram auprès du parquet de Pau, visant des prêtres et des laïcs pour des faits commis entre la fin des années 1950 et le début des années 2000.- “Un symbole, un bâtiment” -Aujourd’hui, le groupe scolaire rebaptisé Le Beau Rameau compte plusieurs établissements sur deux sites : un collège à Lestelle-Bétharram, le site historique, et une école primaire, un lycée et un lycée professionnel à Igon, une commune voisine. S’y ajoutent deux internats: un pour les garçons à Lestelle-Bétharram, et un pour les filles à Igon. Il y a sur le site de Lestelle-Bétharram “un symbole, un bâtiment” qui “est la version négative qu’il faut quitter”, a affirmé Pierre-Vincent Guéret, président de la Fédération nationale des organismes de gestion de l’enseignement catholique (Fnogec).L’avenir des enfants scolarisés sur place “est sur le groupe scolaire du Beau-Rameau”, a-t-il expliqué. A Igon, où il existe déjà trois établissements, “il conviendra d’y rajouter un quatrième établissement, un collège. Voilà ce qui s’appelle la fermeture en bon ordre et proprement du site”.Pour les 160 collégiens aujourd’hui sur le site de Lestelle-Bétharram, “il faut leur trouver des salles de classe” et donc “réorganiser le site d’Igon”. Pour les onze élèves de l’internat de garçons, “il faut trouver sur le site d’Igon onze chambres, c’est possible”, a-t-il ajouté. Il a détaillé qu’il y aurait aussi des espaces à “re-concevoir” pour les activités sportives, et une “question à se poser” concernant un éventuel déménagement de la cuisine centrale du site de Bétharram.Pour M. Guéret, “ce type d’opérations est faisable, en profitant des temps fermés, donc de vacances”.M. Guéret avait annoncé la semaine dernière la prochaine fermeture du site de Lestelle-Bétharram, des propos avec lesquels le Secrétariat général de l’Enseignement catholique (Sgec) avait toutefois pris ses distances, assurant qu’il n’était “pas question de fermeture de l’établissement à ce stade”.Des violences à Bétharram avaient été dénoncées dès les années 1990 mais la parole des anciens élèves ne s’est libérée qu’à partir de l’automne 2023, dénonçant fellations et masturbations forcées, passages à tabac, humiliations et supplices.Concernant le devenir des bâtiments historiques et la possibilité d’en faire un lieu mémoriel, M. Prévost a indiqué que “ça n’appartenait pas” à l’enseignement catholique, le propriétaire des murs étant la congrégation de Bétharram.Le Sgec a également annoncé lundi le lancement d’une mission sur la “Qualité de la relation éducative” après “le traumatisme” de la révélation des violences dans des établissements catholiques.