Grâce à une défense solide, un buteur efficace et une jeunesse qui prend en maturité, Strasbourg (septième), est l’une des meilleures équipes de Ligue 1 depuis décembre, avant d’accueillir Toulouse (dixième) dimanche (17h15) lors de la 26e journée.- Cinq buts pris en trois mois de Ligue 1 -Strasbourg n’a pas pris de but lors des cinq derniers matches, ce qui constitue une performance que l’on avait plus vue en Alsace depuis… 1984, à une époque où feu Dominique Dropsy occupait la cage alsacienne et Albert Gemmrich le front de l’attaque, cinq ans après le seul titre national, en 1979.Quatre décennies plus tard et depuis leur désormais lointain trou d’air en novembre (4 défaites et dix buts encaissés), les Alsaciens ont resserré les rangs: lors des douze matches suivants, l’équipe n’a perdu qu’une fois, contre Rennes (1-0, le 2 février), ne prenant que quatre buts. “Il y a une connexion naturelle, les joueurs aiment jouer les uns avec les autres et chacun est investi pour stopper un tir avec la volonté de toujours avancer”, évoque l’entraîneur Liam Rosenior.Le milieu offensif Félix Lemaréchal, buteur à Nantes dimanche, souligne la qualité du bloc alsacien: “Notre schéma de jeu défensif est en place. En fin de match, je pense que ça s’est remarqué, lors de contre-attaques on revient tous en sprint, on ne lâche rien.”- Une jeunesse sur le chemin de la maturité -L’effectif strasbourgeois a beau avoir l’une des moyennes d’âges les plus basses d’Europe (22 ans), son parcours depuis décembre est celui d’un candidat au podium de la Ligue 1: 27 points récoltés en douze rencontres, huit victoires, trois nuls et une défaite.Critiquée la saison passée (13e de Ligue 1), la classe biberon encore rajeunie cet été, a tâtonné au début avant de comprendre la philosophie de jeu de son entraîneur britannique, adepte d’un pressing puissant et d’une volonté d’aspirer son adversaire en pratiquant un jeu de passe très bas.”J’espérais qu’ils apprennent de leurs erreurs et jusqu’ici, ils l’ont montré. Pour moi les victoires à Auxerre (1-0) et à Nantes (1-0) sont les plus belles car ils ont joué comme des trentenaires avec calme et maturité”, commente Rosenior.L’entraîneur de 40 ans a tiré des enseignements du positionnement des Nantais dimanche: Un 5-4-1 qui “montre que nous sommes craints mais aussi le niveau et la maturité que ces jeunes joueurs ont atteint aujourd’hui”.La jeunesse? “C’est une force, au contraire: on court plus, on communique sans gêne. Avec les joueurs qui ont tous le même âge, on peut dire les choses directement. On a tous la même façon de parler”, raconte à l’AFP Lemaréchal, qui vise “le top 6 et même le top 4”.- Emanuel Emegha, attaquant hors du commun -Parmi ces jeunes, il y a Emanuel Emegha. L’attaquant néerlandais n’est pas le plus fin techniquement sur un terrain mais il a clairement progressé devant le but (huit buts la saison passée et onze pour l’instant).Longiligne buteur (1,95 mètre), “Ema” a subi les critiques la saison passée, puis a fini par convaincre le Stade de la Meinau ces derniers mois, notamment depuis janvier avec huit buts inscrits en dix matches. Parfois nonchalant la saison dernière, Emegha a beaucoup travaillé son implication en phase défensive au point d’harceler les remontées de balles à l’image de son prédécesseur Ludovic Ajorque. “Nos attaquants travaillent aussi très dur pour l’équipe: Emegha, Bakwa sont nos premiers défenseurs”, souligne Rosenior. L’un des principes qui pourraient emmener le Racing jusqu’en Europe.
Grâce à une défense solide, un buteur efficace et une jeunesse qui prend en maturité, Strasbourg (septième), est l’une des meilleures équipes de Ligue 1 depuis décembre, avant d’accueillir Toulouse (dixième) dimanche (17h15) lors de la 26e journée.- Cinq buts pris en trois mois de Ligue 1 -Strasbourg n’a pas pris de but lors des cinq derniers matches, ce qui constitue une performance que l’on avait plus vue en Alsace depuis… 1984, à une époque où feu Dominique Dropsy occupait la cage alsacienne et Albert Gemmrich le front de l’attaque, cinq ans après le seul titre national, en 1979.Quatre décennies plus tard et depuis leur désormais lointain trou d’air en novembre (4 défaites et dix buts encaissés), les Alsaciens ont resserré les rangs: lors des douze matches suivants, l’équipe n’a perdu qu’une fois, contre Rennes (1-0, le 2 février), ne prenant que quatre buts. “Il y a une connexion naturelle, les joueurs aiment jouer les uns avec les autres et chacun est investi pour stopper un tir avec la volonté de toujours avancer”, évoque l’entraîneur Liam Rosenior.Le milieu offensif Félix Lemaréchal, buteur à Nantes dimanche, souligne la qualité du bloc alsacien: “Notre schéma de jeu défensif est en place. En fin de match, je pense que ça s’est remarqué, lors de contre-attaques on revient tous en sprint, on ne lâche rien.”- Une jeunesse sur le chemin de la maturité -L’effectif strasbourgeois a beau avoir l’une des moyennes d’âges les plus basses d’Europe (22 ans), son parcours depuis décembre est celui d’un candidat au podium de la Ligue 1: 27 points récoltés en douze rencontres, huit victoires, trois nuls et une défaite.Critiquée la saison passée (13e de Ligue 1), la classe biberon encore rajeunie cet été, a tâtonné au début avant de comprendre la philosophie de jeu de son entraîneur britannique, adepte d’un pressing puissant et d’une volonté d’aspirer son adversaire en pratiquant un jeu de passe très bas.”J’espérais qu’ils apprennent de leurs erreurs et jusqu’ici, ils l’ont montré. Pour moi les victoires à Auxerre (1-0) et à Nantes (1-0) sont les plus belles car ils ont joué comme des trentenaires avec calme et maturité”, commente Rosenior.L’entraîneur de 40 ans a tiré des enseignements du positionnement des Nantais dimanche: Un 5-4-1 qui “montre que nous sommes craints mais aussi le niveau et la maturité que ces jeunes joueurs ont atteint aujourd’hui”.La jeunesse? “C’est une force, au contraire: on court plus, on communique sans gêne. Avec les joueurs qui ont tous le même âge, on peut dire les choses directement. On a tous la même façon de parler”, raconte à l’AFP Lemaréchal, qui vise “le top 6 et même le top 4”.- Emanuel Emegha, attaquant hors du commun -Parmi ces jeunes, il y a Emanuel Emegha. L’attaquant néerlandais n’est pas le plus fin techniquement sur un terrain mais il a clairement progressé devant le but (huit buts la saison passée et onze pour l’instant).Longiligne buteur (1,95 mètre), “Ema” a subi les critiques la saison passée, puis a fini par convaincre le Stade de la Meinau ces derniers mois, notamment depuis janvier avec huit buts inscrits en dix matches. Parfois nonchalant la saison dernière, Emegha a beaucoup travaillé son implication en phase défensive au point d’harceler les remontées de balles à l’image de son prédécesseur Ludovic Ajorque. “Nos attaquants travaillent aussi très dur pour l’équipe: Emegha, Bakwa sont nos premiers défenseurs”, souligne Rosenior. L’un des principes qui pourraient emmener le Racing jusqu’en Europe.
