Les pays européens alliés de l’Ukraine et des émissaires américains se retrouvent mardi à Paris pour un sommet visant à afficher leur “convergence” sur les garanties de sécurité à fournir à Kiev et préciser les contours d’une “force multinationale” en cas d’accord de cessez-le-feu avec Moscou.L’entourage du président français Emmanuel Macron présente cette nouvelle réunion de la “Coalition des volontaires” comme l’aboutissement des efforts engagés il y a environ un an, après l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, pour éviter que les Etats-Unis ne “lâchent l’Ukraine”.”Nous avons réussi cet exercice de reconvergence entre l’Ukraine, l’Europe et l’Amérique”, a dit lundi à la presse un de ses conseillers.Les Européens ont ostensiblement choisi de ne pas condamner fermement le coup de force du président américain au Venezuela, soucieux de le ménager au moment où les tractations politiques se sont à nouveau intensifiés depuis novembre, sous l’impulsion de Washington, en vue d’un accord avec la Russie pour mettre fin à près de quatre ans de guerre.Emmanuel Macron, qui s’est entretenu avec le Premier ministre canadien Mark Carney au petit déjeuner dans un palais présidentiel de l’Elysée enneigé, déjeunera ensuite avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky et l’émissaire américain Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.Dans la foulée, le sommet réunira 35 pays, dont 27 représentés par des chefs d’Etat ou de gouvernement, ainsi que les dirigeants de l’Otan et de l’Union européenne.Une conférence de presse des présidents Macron et Zelensky, du Premier ministre britannique Keir Starmer et du chancelier allemand Friedrich Merz est prévue en fin de journée.Les Etats-Unis ne sont pas membres de cette coalition créée en mars par la France et le Royaume-Uni pour apporter des “garanties de sécurité” à l’Ukraine dans le cadre d’un éventuel cessez-le-feu. Mais leur soutien à Kiev reste crucial, y compris pour convaincre les autres alliés de s’engager.C’est sur ce point que porte la “convergence” vantée par Paris.- “Secret militaire” -A Berlin mi-décembre, plusieurs pays européens avaient formalisé leur proposition d’une “force multinationale pour l’Ukraine” soutenue par Washington, qui avait dit de son côté offrir des garanties de sécurité “très fortes”.Mardi, les dirigeants prendront “des engagements concrets”, a promis Emmanuel Macron.Ils doivent définir leur vision commune des “modalités d’un cessez-le-feu” entre l’Ukraine et la Russie, sur la manière dont il pourra être “vérifié” par drone ou satellite plutôt que par un déploiement militaire terrestre, mais aussi sur leur riposte en cas de violation, a expliqué la présidence française.Autre point à l’ordre du jour, selon la même source: les “modalités opérationnelles” du “déploiement d’une force multinationale” pour “réassurer l’Ukraine dans les airs, sur la mer et à terre” face au risque d’une nouvelle attaque russe après un éventuel accord de paix.Si les dirigeants pourraient acter les contributions des différents pays de la coalition à cette mission militaire, ils n’en dévoileront que “ce que le secret militaire permet de dire”, a prévenu le conseiller d’Emmanuel Macron. Il ne faut donc pas s’attendre à connaître les effectifs de cette force ou les contributions des Etats prêts à y participer, comme la France et le Royaume-Uni.Côté français, le chef de l’Etat pourrait en dire davantage jeudi lorsqu’il recevra la classe politique pour faire le point.La convergence semble moins complète s’agissant des négociations de paix menées par les Etats-Unis parallèlement, avec l’Ukraine et la Russie.Une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre et des appels entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine n’ont pas permis d’avancer sur le principal noeud, les concessions territoriales exigées par Moscou.Depuis, les tractations se sont poursuivies au niveau des négociateurs. Et le sujet sera à nouveau évoqué à Paris.Le Kremlin a fait connaître son intention de “durcir” sa position après avoir accusé l’Ukraine d’avoir voulu viser avec des drones une résidence de Vladimir Poutine, ce que Kiev dément.Le chef de l’Etat russe a répété ces dernières semaines que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine par la voie des négociations ou par celle des armes.Des frappes russes ont touché lundi une clinique à Kiev, tuant deux personnes. Sur le terrain, Moscou a poursuivi sa progression, revendiquant la prise de la localité de Grabovské, dans le nord-est de l’Ukraine.
Les pays européens alliés de l’Ukraine et des émissaires américains se retrouvent mardi à Paris pour un sommet visant à afficher leur “convergence” sur les garanties de sécurité à fournir à Kiev et préciser les contours d’une “force multinationale” en cas d’accord de cessez-le-feu avec Moscou.L’entourage du président français Emmanuel Macron présente cette nouvelle réunion de la “Coalition des volontaires” comme l’aboutissement des efforts engagés il y a environ un an, après l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, pour éviter que les Etats-Unis ne “lâchent l’Ukraine”.”Nous avons réussi cet exercice de reconvergence entre l’Ukraine, l’Europe et l’Amérique”, a dit lundi à la presse un de ses conseillers.Les Européens ont ostensiblement choisi de ne pas condamner fermement le coup de force du président américain au Venezuela, soucieux de le ménager au moment où les tractations politiques se sont à nouveau intensifiés depuis novembre, sous l’impulsion de Washington, en vue d’un accord avec la Russie pour mettre fin à près de quatre ans de guerre.Emmanuel Macron, qui s’est entretenu avec le Premier ministre canadien Mark Carney au petit déjeuner dans un palais présidentiel de l’Elysée enneigé, déjeunera ensuite avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky et l’émissaire américain Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.Dans la foulée, le sommet réunira 35 pays, dont 27 représentés par des chefs d’Etat ou de gouvernement, ainsi que les dirigeants de l’Otan et de l’Union européenne.Une conférence de presse des présidents Macron et Zelensky, du Premier ministre britannique Keir Starmer et du chancelier allemand Friedrich Merz est prévue en fin de journée.Les Etats-Unis ne sont pas membres de cette coalition créée en mars par la France et le Royaume-Uni pour apporter des “garanties de sécurité” à l’Ukraine dans le cadre d’un éventuel cessez-le-feu. Mais leur soutien à Kiev reste crucial, y compris pour convaincre les autres alliés de s’engager.C’est sur ce point que porte la “convergence” vantée par Paris.- “Secret militaire” -A Berlin mi-décembre, plusieurs pays européens avaient formalisé leur proposition d’une “force multinationale pour l’Ukraine” soutenue par Washington, qui avait dit de son côté offrir des garanties de sécurité “très fortes”.Mardi, les dirigeants prendront “des engagements concrets”, a promis Emmanuel Macron.Ils doivent définir leur vision commune des “modalités d’un cessez-le-feu” entre l’Ukraine et la Russie, sur la manière dont il pourra être “vérifié” par drone ou satellite plutôt que par un déploiement militaire terrestre, mais aussi sur leur riposte en cas de violation, a expliqué la présidence française.Autre point à l’ordre du jour, selon la même source: les “modalités opérationnelles” du “déploiement d’une force multinationale” pour “réassurer l’Ukraine dans les airs, sur la mer et à terre” face au risque d’une nouvelle attaque russe après un éventuel accord de paix.Si les dirigeants pourraient acter les contributions des différents pays de la coalition à cette mission militaire, ils n’en dévoileront que “ce que le secret militaire permet de dire”, a prévenu le conseiller d’Emmanuel Macron. Il ne faut donc pas s’attendre à connaître les effectifs de cette force ou les contributions des Etats prêts à y participer, comme la France et le Royaume-Uni.Côté français, le chef de l’Etat pourrait en dire davantage jeudi lorsqu’il recevra la classe politique pour faire le point.La convergence semble moins complète s’agissant des négociations de paix menées par les Etats-Unis parallèlement, avec l’Ukraine et la Russie.Une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre et des appels entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine n’ont pas permis d’avancer sur le principal noeud, les concessions territoriales exigées par Moscou.Depuis, les tractations se sont poursuivies au niveau des négociateurs. Et le sujet sera à nouveau évoqué à Paris.Le Kremlin a fait connaître son intention de “durcir” sa position après avoir accusé l’Ukraine d’avoir voulu viser avec des drones une résidence de Vladimir Poutine, ce que Kiev dément.Le chef de l’Etat russe a répété ces dernières semaines que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine par la voie des négociations ou par celle des armes.Des frappes russes ont touché lundi une clinique à Kiev, tuant deux personnes. Sur le terrain, Moscou a poursuivi sa progression, revendiquant la prise de la localité de Grabovské, dans le nord-est de l’Ukraine.
