L’EI revendique l’attentat-suicide meurtrier contre un meeting politique au Pakistan

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué mercredi  l’attentat-suicide qui a fait la veille au soir 15 morts lors d’un meeting d’un parti baloutche, dans le sud-ouest du Pakistan.La turbulente province du Baloutchistan, aux confins de l’Iran et de l’Afghanistan, est régulièrement le théâtre de violences. Elles sont généralement le fait de jihadistes, souvent de la branche régionale de l’EI, EI-Khorassan, ou de l’EI-province du Pakistan, ou de séparatistes baloutches, qui disent lutter pour en finir avec la discrimination des baloutches sur leurs terres, riches en minerais et en hydrocarbures, une manne capturée par investisseurs étrangers et autorités fédérales selon eux.Si les jihadistes de l’EI considèrent l’ensemble des partis politiques et des institutions étatiques comme hérétiques, il est rare qu’ils s’en prennent aux militants de la cause baloutche.Pourtant, mardi soir, sur le parking d’un stade de Quetta, chef-lieu du Baloutchistan, alors que les centaines de participants au rassemblement du Balochistan National Party (BNP) se dispersaient, un kamikaze dont l’EI a publié une photo, le visage caché par un foulard, s’est fait exploser.L’homme, que les autorités ont présenté comme âgé de 30 ans, a déclenché le détonateur de sa charge explosive “de huit kilogrammes”, a expliqué mercredi Hamza Shafqat, ministre de l’Intérieur du Baloutchistan.  Quinze personnes sont mortes et 38 autres ont été blessées dans cette attaque, a-t-il poursuivi. Pour beaucoup, des membres du BNP.Son leader, Akhtar Mengal, qui repartait du meeting après avoir délivré un discours au moment de l’attaque, s’est dit sur X “sain et sauf”, mais “dévasté par la perte de partisans”.  Au Baloutchistan, officiellement, 70% des habitants sont pauvres, alors que le sous-sol renferme parmi les plus grands gisements de minerais non exploités au monde et que des méga-projets, notamment chinois, dégagent d’importants revenus.- “Douze heures” de tirs -Une insurrection armée prospère sur ce terreau et la province a connu en 2024 la plus forte hausse de violences au Pakistan : de 90%, selon le Centre pour la recherche et les études sur la sécurité d’Islamabad, avec 782 morts.Un groupe séparatiste y avait mené en mars une spectaculaire prise d’otages dans un train. Depuis le 1er janvier, selon un décompte de l’AFP, plus de 430 personnes, en majorité membres des forces de sécurité, ont été tuées dans des violences menées par des groupes armés en lutte contre l’Etat, au Baloutchistan comme dans la province voisine du Khyber-Pakhtunkhwa.De nouveau mardi, au Baloutchistan, cinq paramilitaires ont été tués et quatre blessés lors de l’explosion d’une bombe artisanale au passage de leur convoi dans un district proche de la frontière iranienne, a rapporté à l’AFP un haut fonctionnaire local. En outre, six soldats ont été tués dans une attaque sur un QG de troupes paramilitaires au Khyber-Pakhtunkhwa, a rapporté l’armée. Dix-sept personnes, dont des civils, ont été blessées, a ajouté un responsable local, dans cette attaque revendiquée par un groupuscule lié aux talibans pakistanais.Les échanges de tirs entre les forces de sécurité et des hommes armés ayant lancé l’assaut sur la caserne avec “une voiture bélier puis cinq kamikazes”, selon ce responsable de l’administration locale, ont duré “douze heures” avant que les “six terroristes (soient) tués”.L’année 2024 a été la plus meurtrière en près d’une décennie au Pakistan, avec plus de 1.600 morts, pour près de la moitié des soldats et policiers, selon le Centre pour la recherche et les études sur la sécurité d’Islamabad.

Brésil: la défense de Bolsonaro réclame un acquittement “indispensable”

La défense de Jair Bolsonaro a réclamé mercredi devant la Cour suprême du Brésil l’acquittement de l’ex-président, qui encourt jusqu’à 43 ans de prison pour tentative présumée de coup d’Etat, une affaire au coeur d’une crise avec les Etats-Unis.”L’acquittement est absolument indispensable pour que nous n’ayons pas notre version de l’affaire Dreyfus”, a déclaré l’avocat Paulo Cunha Bueno.Il faisait référence à la retentissante erreur judiciaire qui a marqué l’histoire de France, dressant un parallèle entre son client, capitaine de l’armée brésilienne à la retraite, et le capitaine juif de l’armée française qui avait été accusé à tort de haute trahison au profit de l’Allemagne.La “crédibilité” de la Cour suprême est en jeu, a affirmé l’avocat.Le verdict de ce procès historique est attendu la semaine prochaine pour l’ancien chef de l’Etat de 70 ans, au pouvoir de 2019 à 2022, et ses sept co-accusés, parmi lesquels d’anciens ministres et militaires haut gradés.Le parquet accuse Jair Bolsonaro d’être le chef d’une “organisation criminelle armée” ayant conspiré pour son “maintien autoritaire au pouvoir” quel que soit le résultat de l’élection de 2022, qu’il a finalement perdue face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.Déjà inéligible jusqu’en 2030, M. Bolsonaro clame son innocence et se dit victime d’une “persécution politique”, à un peu plus d’un an de la présidentielle de 2026.- “Aucune preuve” -Selon le parquet, le projet putschiste, qui incluait un décret d’état de siège et un plan pour assassiner Lula avant son installation, n’a pas abouti faute de soutien du haut commandement militaire.M. Bolsonaro “n’a jamais porté atteinte à l’état démocratique de droit”, a rétorqué l’avocat Paulo Cunha Bueno.Pour Celso Vilardi, autre membre de sa défense, “il n’y a aucune preuve qui relie” l’ex-président à ce projet d’assassinat. Pas plus, selon lui, qu’aux émeutes du 8 janvier 2023, quand des milliers de ses sympathisants ont pris d’assaut les lieux de pouvoir à Brasilia, une semaine après l’investiture de Lula.Dans leur plaidoirie, les avocats ont fustigé les “innombrables contradictions” des témoignages de son ancien aide de camp, Mauro Cid, qui a noué un accord de collaboration avec les autorités, dans l’espoir d’une remise de peine.Un grand nombre d’éléments à charge de l’accusation reposent sur les témoignages de ce lieutenant-colonel qui côtoyait M. Bolsonaro au quotidien durant sa présidence.En cas de condamnation, la défense aura cinq jours pour présenter un recours, a expliqué à l’AFP Thiago Bottino, professeur de droit pénal à la Fondation Getulio Vargas, un pôle universitaire.Il ne pourra pas être incarcéré avant épuisement des recours.Mais ses alliés misent surtout sur l’approbation au Parlement d’une amnistie pour lui éviter la prison. Ils intensifient leur pression pour que les débats débutent dans les prochains jours.”Forts de plus en plus de soutien, nous allons oeuvrer pour une amnisitie générale et sans restriction”, a déclaré mardi à des journalistes le sénateur Flavio Bolsonaro, un fils de l’ex-président.Jair Bolsonaro porte déjà un bracelet électronique, est assigné à résidence et interdit d’utiliser les réseaux sociaux en raison de soupçons d’entrave à son procès.Des soupçons liés notamment au lobbying d’un autre de ses fils, Eduardo, depuis les Etats-Unis. Ce dernier a mis entre parenthèses son mandat de député pour faire campagne en faveur de son père auprès des autorités américaines.Dénonçant une “chasse aux sorcières” contre son allié, le président américain Donald Trump a imposé depuis le 6 août une surtaxe punitive de 50% sur une part des exportations brésiliennes.Mardi, Alexandre de Moraes, rapporteur du procès à la Cour suprême, a affirmé que ce tribunal allait ignorer “les pressions internes ou externes” et serait “absolument inflexible dans la défense de la souveraineté nationale”.Ce magistrat à la fois puissant et clivant est lui-même ciblé par de lourdes sanctions financières de Washington, qui a aussi annulé son visa et celui d’autres juges de la Cour suprême.

Rubio rencontre Sheinbaum après l’escalade militaire des États-Unis contre les cartels

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio rencontre mercredi la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, alors que les Etats-Unis intensifient leurs actions contre les cartels de narcotrafiquants et ont mené mardi “dans les Caraïbes” une frappe contre un “bateau transportant de la drogue” qui aurait quitté le Venezuela.La rencontre est prévue à 10H00 locales (16h00 GMT), avant une conférence de presse avec le ministre mexicain des Affaires étrangères, Juan Ramon de la Fuente, selon le Département d’État.Peu avant la rencontre, Mme Sheinbaum au cours de sa traditionnelle conférence de presse quotidienne a réfuté avoir “peur”, et a nié que le Mexique soit contrôlé par les cartels, comme l’a insinué le président américain Donald Trump vendredi dans une interview.”Ce n’est pas vrai, ce qu’il affirme est faux”, a déclaré Mme Sheinbaum.Le gouvernement Trump présente la lutte contre le trafic de drogue comme l’un de ses grandes priorités.Plusieurs cartels mexicains, salvadoriens ou vénézuéliens ont été déclarés “organisations terroristes” par Washington qui accuse notamment le président vénézuélien Nicolas Maduro de diriger un  réseau de narcotrafic.Récemment, les autorités américaines ont même porté à 50 millions de dollars la prime pour tout élément permettant d’aboutir à son arrestation.- Ligne rouge -Cette frappe américaine, tuant “11 narcoterroristes”, selon M. Trump, membres supposés du cartel vénézuélien du Tren de Aragua “transportant des stupéfiants à destination des Etats-Unis”, marque une escalade depuis la signature par le président américain d’un décret autorisant l’utilisation de l’armée contre les cartels de la drogue.Avant de s’envoler pour le Mexique, M. Rubio a rappelé mardi la détermination de Donald Trump à utiliser “toute la puissance” des Etats-Unis pour “éradiquer les cartels de la drogue, peu importe où ils opèrent”, et dont une partie de la production transite par le Mexique.Après le déploiement de sept bâtiments de guerre dans les Caraïbes, la présidente mexicaine a elle réaffirmé que toute “intervention” militaire américaine au Mexique constitue une ligne rouge. “Nous n’accepterons pas la subordination. Seulement une collaboration entre nations sur un pied d’égalité”, a déclaré la présidente mardi.L’administration Trump a déjà imposé une série de nouvelles sanctions dans l’espoir d’affaiblir les principaux cartels au Mexique. Le républicain attribue aux narcotrafiquants la responsabilité de l’afflux massif de fentanyl aux Etats-Unis, le puissant opioïde synthétique qui fait des ravages.Claudia Sheinbaum a jusqu’à présent toujours veillé à se montrer conciliante avec les Etats-Unis, comme son prédécesseur Andres Manuel Lopez Obrador, issu du même parti de gauche, lors du premier mandat de Trump.Menacé de lourdes surtaxes douanières, le Mexique coopère notamment dans la gestion des flux migratoires, renforçant notamment la surveillance de ses zones frontalières, porte d’entrée pour les migrants venant d’Amérique centrale en direction des États-Unis.Le pays a accepté l’extradition de fugitifs recherchés par la justice américaine.Deuxième économie d’Amérique latine après le Brésil, le Mexique pays a également pris des mesures pour réduire les importations chinoises, réduisant les possibilités d’accès de celles-ci au marché américain.Mais Claudia Sheinbaum a aussi engagé des actions en justice contre les fabricants d’armes américains, responsables à ses yeux de la violence sur le sol mexicain.Le Mexique, qui dispose de contrôles plus stricts sur les armes, affirme qu’entre 200.000 et 750.000 armes fabriquées aux États-Unis sont introduites en contrebande, dont beaucoup se retrouvent sur les nombreuses scènes de crimes au Mexique.

Polémique sur la liberté d’expression au Royaume-Uni après l’arrestation d’un créateur de séries

L’arrestation au Royaume-Uni d’un créateur de séries ayant diffusé des messages contre les personnes transgenres a ravivé la polémique sur la liberté d’expression dans ce pays, le Premier ministre appelant mercredi la police à se concentrer sur “les sujets les plus graves”.L’Irlandais Graham Linehan, co-auteur de la série comique Father Ted qui a connu un grand succès dans les années 1990, a annoncé avoir été arrêté lundi à l’aéroport londonien d’Heathrow, à son arrivée des États-Unis, pour des messages sur X. La police dit l’avoir interpellé pour “incitation à la violence”. Dans un message en avril, Graham Linehan accusait les femmes trans utilisant des espaces réservés aux femmes de commettre “un acte violent”. Il avait aussi appelé à les frapper dans l’entrejambe. – Appel à “clarifier” la loi -Au moment de son arrestation à Heathrow “par cinq policiers armés”, Graham Linehan assure avoir été traité comme un “terroriste”. “Nous devons veiller à ce que la police se concentre sur les problèmes les plus graves”, a dit au Parlement le Premier ministre travailliste Keir Starmer, citant notamment les agressions à l’arme blanche et les violences.”Notre pays a une longue tradition de liberté d’expression. J’en suis très fier et je la défendrai toujours”, a-t-il également insisté.Le chef de la police de Londres, Mark Rowley, a réagi en affirmant que ses agents étaient dans une “position impossible” et qu’ils ne devraient pas être chargés de “contrôler les débats toxiques sur les guerres culturelles”.La loi devrait, selon lui, être “clarifiée”.- Soutien de JK Rowling –  Plus tôt mercredi, le ministre de la Santé Wes Streeting avait fait part de son “inquiétude” en lien avec les poursuites ayant lieu après des “propos tenus en ligne”.Nigel Farage, à la tête du parti Reform UK (extrême droite), s’est indigné de cette affaire en prenant la parole du Capitole américain à Washington, comparant le Royaume-Uni à la Corée du Nord.”Ne permettez pas que, petit à petit, cela puisse arriver en Amérique”, a-t-il dit à l’attention des parlementaires américains, à l’occasion d’une audition sur la régulation des plateformes numériques, bien plus stricte en Europe qu’aux Etats-Unis.Graham Linehan a reçu le soutien de l’autrice d’Harry Potter, JK Rowling, elle-même régulièrement accusée d’être transphobe. “C’est du totalitarisme”, s’est-elle indignée sur X. Pour le milliardaire américain Elon Musk, qui s’en prend régulièrement au gouvernement travailliste britannique, le Royaume-Uni est “un Etat policier”.Ce sujet de la liberté d’expression est revenu à plusieurs reprises ces derniers mois dans le débat public britannique, le plus souvent soulevé par la droite et l’extrême droite.Il est également évoqué en lien avec les arrestations de soutiens au groupe Palestine Action, qui a été classé “organisation terroriste” par le gouvernement.

Trump ‘attacking US universities’: ex-Harvard president

The Trump administration is attacking higher education institutions in the United States as authoritarian governments seek to quash independent thought, the former president of Harvard University said Wednesday.The prestigious university is at loggerheads with Trump, who believes Ivy League schools are unaccountable bastions of liberal, anti-conservative bias and anti-Semitism, particularly around the protests against Israel’s campaign in Gaza. Trump has sought to cut more than $2.6 billion of funding to Harvard, and has moved to block entry of international students — a quarter of its student body.”The truth here is that our government, the American government, is attacking higher ed and universities,” Claudine Gay told the Netherlands Institute for Advanced Study in the Humanities and Social Sciences in Amsterdam.”The agenda here is about destroying knowledge institutions because they are centres of independent thought and information,” she added. “That is the story. Nothing justifies that. Nothing explains that. Other than authoritarians don’t like independent centres of thought and information,” said Gay in rare public comments.- ‘Distressing’ compliance policy -Gay, the first black woman to lead Harvard in its 368-year history, stepped down in January 2024 amid a row over alleged anti-Semitism on campus following protests about the Gaza war.Her resignation followed a heated appearance at a Capitol Hill hearing.Republican lawmaker Elise Stefanik likened student calls for a new intifada — an Arabic word for uprising that harks back to the first Palestinian revolt against Israel in 1987 — to inciting “genocide against the Jewish people in Israel and globally.”When Stefanik asked Gay whether such calls would violate Harvard’s code of conduct, Gay replied: “We embrace a commitment to free expression even of views that are objectionable, offensive, hateful.”When speech crosses into conduct that violates our policies, including policies against bullying, harassment or intimidation, we take action,” she said during the hearing.The blowback to the Congress hearing was rapid and intense.Former Harvard student and multi-million-dollar donor Bill Ackman claimed that the high-profile row had led to “billions of dollars of cancelled, paused, and withdrawn donations to the university”.Gay apologised but eventually resigned in January 2024 after allegations that she improperly cited scholarly sources in her academic work added to the pressure.In her comments in the Netherlands, she said Harvard appeared to be moving towards a policy of “compliance” with Trump’s demands.”This is distressing… Not only for those of us who are on campus and face the consequences directly, but also for all of those in higher ed who look to Harvard for leadership and guidance.”

Bayrou droit dans ses bottes à cinq jours de sa chute probable

François Bayrou n’a fait aucune concession aux oppositions mercredi, à cinq jours du vote de confiance à même de se solder par sa chute, Emmanuel Macron appelant le gouvernement à “faire acte de mobilisation” autour du Premier ministre.Alors que les ministres, informés à la dernière minute de la décision du chef du gouvernement qui a suscité parmi eux “colère” et “frustration”, ne se bousculent pas dans les médias pour la défendre, le président de la République a demandé “de faire acte de mobilisation, de pédagogie”, a rapporté la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, à l’issue du probable dernier Conseil des ministres de l’équipe Bayrou.L’avenir du Premier ministre ne semble tenir qu’à un fil alors que l’ensemble des oppositions, Parti socialiste compris, ont déjà annoncé qu’elles ne voteraient pas la confiance qu’il a sollicitée sur l’urgence à résorber la dette du pays. Le chef de l’Etat a prévenu à cet égard que, “quel que soit le vote (…) la situation de la France ne sera pas résolue”, ajoutant que “s’affranchir du réel n’était pas responsable pour la suite”, a affirmé Mme Primas.Tentant de conjurer le sort qui lui est promis, François Bayrou reçoit les forces politiques une à une cette semaine et multiplie les passages dans les médias, comme sur BFMTV et RMC mercredi.- “Même question” -“Personne n’a intérêt au chaos et à l’instabilité”, a plaidé à sa sortie de Matignon le vice-président du MoDem Marc Fesneau. Si François Bayrou est renversé, “la même question (sur la dette) sera posée”, a-t-il prévenu.Au nom de l’UDR, allié au RN, Eric Ciotti a répété qu’il ne voterait pas la confiance à François Bayrou autant qu’à Emmanuel Macron “pour l’ensemble de leur œuvre”.Quand au chef de file des députés Liot Laurent Panifous, il a appelé “l’ensemble des forces républicaines” à “se réunir, à discuter, à travailler” à un compromis budgétaire, le porte-parole du groupe Harold Huwart plaidant pour un futur Premier ministre “indépendant du président”.Accusé de faire les choses à l’envers en demandant la confiance avant de négocier avec les forces politiques, François Bayrou a défendu sur BFMTV sa décision, jugeant “absurde” de “commencer par l’ordonnance avant de faire le diagnostic”.Il a néanmoins semblé se préparer à son départ, concédant que le scénario de sa chute était “peut-être réaliste” mais que lui se refusait à être “défaitiste”, jugeant encore “possible” que les députés ne votent pas contre lui. Pour autant le chef du gouvernement n’a fait aucune concession en direction des socialistes, qu’il doit recevoir jeudi matin, pour tenter d’inverser leur décision de faire tomber le gouvernement, notamment sur la suppression de deux jours fériés.Il a également balayé les propositions du PS, qui veut diviser par deux l’année prochaine l’effort voulu par le Premier ministre de 44 milliards d’euros.- Compromis “inévitables” -M. Macron avait pourtant enjoint, lors d’un déjeuner à l’Elysée mardi, aux chefs de la coalition gouvernementale et François Bayrou, Premier ministre mais aussi président du MoDem, de “travailler avec les socialistes” et d’autres partis à l’exclusion de LFI et du RN pour “élargir” son assise. Au contraire, le locataire de Matignon a jugé “pas très cohérente” et “risquée” la démarche du PS de “vouloir abattre son gouvernement” tout en réclamant de gouverner ensuite avec “le soutien du bloc central” dont il fait partie. Des compromis avec les socialistes sur le budget seront pourtant “inévitables” si le gouvernement tombait, a anticipé mercredi dans le Financial Times le ministre de l’Economie Eric Lombard, cité parmi les possibles remplaçants de M. Bayrou.Ce dernier a semblé faire un pas en direction de l’extrême droite, confirmant des projets de décrets visant à réduire la liste des soins de santé pris en charge par l’Aide médicale d’Etat (AME) pour les étrangers en situation irrégulière.Sans faire changer d’avis le RN de voter contre. Le président du parti, Jordan Bardella, s’est dit sur RMC “pas dupe” de la “mansuétude” du Premier ministre à l’égard de sa formation politique “à quelques jours d’une chute probable”.Malgré cette bataille qui semble perdue d’avance, François Bayrou a assuré que ses “aventures” politiques n’étaient pas “finies”, sans dire s’il allait se représenter à la mairie de Pau ou à l’élection présidentielle.

Bayrou droit dans ses bottes à cinq jours de sa chute probable

François Bayrou n’a fait aucune concession aux oppositions mercredi, à cinq jours du vote de confiance à même de se solder par sa chute, Emmanuel Macron appelant le gouvernement à “faire acte de mobilisation” autour du Premier ministre.Alors que les ministres, informés à la dernière minute de la décision du chef du gouvernement qui a suscité parmi eux “colère” et “frustration”, ne se bousculent pas dans les médias pour la défendre, le président de la République a demandé “de faire acte de mobilisation, de pédagogie”, a rapporté la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, à l’issue du probable dernier Conseil des ministres de l’équipe Bayrou.L’avenir du Premier ministre ne semble tenir qu’à un fil alors que l’ensemble des oppositions, Parti socialiste compris, ont déjà annoncé qu’elles ne voteraient pas la confiance qu’il a sollicitée sur l’urgence à résorber la dette du pays. Le chef de l’Etat a prévenu à cet égard que, “quel que soit le vote (…) la situation de la France ne sera pas résolue”, ajoutant que “s’affranchir du réel n’était pas responsable pour la suite”, a affirmé Mme Primas.Tentant de conjurer le sort qui lui est promis, François Bayrou reçoit les forces politiques une à une cette semaine et multiplie les passages dans les médias, comme sur BFMTV et RMC mercredi.- “Même question” -“Personne n’a intérêt au chaos et à l’instabilité”, a plaidé à sa sortie de Matignon le vice-président du MoDem Marc Fesneau. Si François Bayrou est renversé, “la même question (sur la dette) sera posée”, a-t-il prévenu.Au nom de l’UDR, allié au RN, Eric Ciotti a répété qu’il ne voterait pas la confiance à François Bayrou autant qu’à Emmanuel Macron “pour l’ensemble de leur œuvre”.Quand au chef de file des députés Liot Laurent Panifous, il a appelé “l’ensemble des forces républicaines” à “se réunir, à discuter, à travailler” à un compromis budgétaire, le porte-parole du groupe Harold Huwart plaidant pour un futur Premier ministre “indépendant du président”.Accusé de faire les choses à l’envers en demandant la confiance avant de négocier avec les forces politiques, François Bayrou a défendu sur BFMTV sa décision, jugeant “absurde” de “commencer par l’ordonnance avant de faire le diagnostic”.Il a néanmoins semblé se préparer à son départ, concédant que le scénario de sa chute était “peut-être réaliste” mais que lui se refusait à être “défaitiste”, jugeant encore “possible” que les députés ne votent pas contre lui. Pour autant le chef du gouvernement n’a fait aucune concession en direction des socialistes, qu’il doit recevoir jeudi matin, pour tenter d’inverser leur décision de faire tomber le gouvernement, notamment sur la suppression de deux jours fériés.Il a également balayé les propositions du PS, qui veut diviser par deux l’année prochaine l’effort voulu par le Premier ministre de 44 milliards d’euros.- Compromis “inévitables” -M. Macron avait pourtant enjoint, lors d’un déjeuner à l’Elysée mardi, aux chefs de la coalition gouvernementale et François Bayrou, Premier ministre mais aussi président du MoDem, de “travailler avec les socialistes” et d’autres partis à l’exclusion de LFI et du RN pour “élargir” son assise. Au contraire, le locataire de Matignon a jugé “pas très cohérente” et “risquée” la démarche du PS de “vouloir abattre son gouvernement” tout en réclamant de gouverner ensuite avec “le soutien du bloc central” dont il fait partie. Des compromis avec les socialistes sur le budget seront pourtant “inévitables” si le gouvernement tombait, a anticipé mercredi dans le Financial Times le ministre de l’Economie Eric Lombard, cité parmi les possibles remplaçants de M. Bayrou.Ce dernier a semblé faire un pas en direction de l’extrême droite, confirmant des projets de décrets visant à réduire la liste des soins de santé pris en charge par l’Aide médicale d’Etat (AME) pour les étrangers en situation irrégulière.Sans faire changer d’avis le RN de voter contre. Le président du parti, Jordan Bardella, s’est dit sur RMC “pas dupe” de la “mansuétude” du Premier ministre à l’égard de sa formation politique “à quelques jours d’une chute probable”.Malgré cette bataille qui semble perdue d’avance, François Bayrou a assuré que ses “aventures” politiques n’étaient pas “finies”, sans dire s’il allait se représenter à la mairie de Pau ou à l’élection présidentielle.

Bayrou droit dans ses bottes à cinq jours de sa chute probable

François Bayrou n’a fait aucune concession aux oppositions mercredi, à cinq jours du vote de confiance à même de se solder par sa chute, Emmanuel Macron appelant le gouvernement à “faire acte de mobilisation” autour du Premier ministre.Alors que les ministres, informés à la dernière minute de la décision du chef du gouvernement qui a suscité parmi eux “colère” et “frustration”, ne se bousculent pas dans les médias pour la défendre, le président de la République a demandé “de faire acte de mobilisation, de pédagogie”, a rapporté la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, à l’issue du probable dernier Conseil des ministres de l’équipe Bayrou.L’avenir du Premier ministre ne semble tenir qu’à un fil alors que l’ensemble des oppositions, Parti socialiste compris, ont déjà annoncé qu’elles ne voteraient pas la confiance qu’il a sollicitée sur l’urgence à résorber la dette du pays. Le chef de l’Etat a prévenu à cet égard que, “quel que soit le vote (…) la situation de la France ne sera pas résolue”, ajoutant que “s’affranchir du réel n’était pas responsable pour la suite”, a affirmé Mme Primas.Tentant de conjurer le sort qui lui est promis, François Bayrou reçoit les forces politiques une à une cette semaine et multiplie les passages dans les médias, comme sur BFMTV et RMC mercredi.- “Même question” -“Personne n’a intérêt au chaos et à l’instabilité”, a plaidé à sa sortie de Matignon le vice-président du MoDem Marc Fesneau. Si François Bayrou est renversé, “la même question (sur la dette) sera posée”, a-t-il prévenu.Au nom de l’UDR, allié au RN, Eric Ciotti a répété qu’il ne voterait pas la confiance à François Bayrou autant qu’à Emmanuel Macron “pour l’ensemble de leur œuvre”.Quand au chef de file des députés Liot Laurent Panifous, il a appelé “l’ensemble des forces républicaines” à “se réunir, à discuter, à travailler” à un compromis budgétaire, le porte-parole du groupe Harold Huwart plaidant pour un futur Premier ministre “indépendant du président”.Accusé de faire les choses à l’envers en demandant la confiance avant de négocier avec les forces politiques, François Bayrou a défendu sur BFMTV sa décision, jugeant “absurde” de “commencer par l’ordonnance avant de faire le diagnostic”.Il a néanmoins semblé se préparer à son départ, concédant que le scénario de sa chute était “peut-être réaliste” mais que lui se refusait à être “défaitiste”, jugeant encore “possible” que les députés ne votent pas contre lui. Pour autant le chef du gouvernement n’a fait aucune concession en direction des socialistes, qu’il doit recevoir jeudi matin, pour tenter d’inverser leur décision de faire tomber le gouvernement, notamment sur la suppression de deux jours fériés.Il a également balayé les propositions du PS, qui veut diviser par deux l’année prochaine l’effort voulu par le Premier ministre de 44 milliards d’euros.- Compromis “inévitables” -M. Macron avait pourtant enjoint, lors d’un déjeuner à l’Elysée mardi, aux chefs de la coalition gouvernementale et François Bayrou, Premier ministre mais aussi président du MoDem, de “travailler avec les socialistes” et d’autres partis à l’exclusion de LFI et du RN pour “élargir” son assise. Au contraire, le locataire de Matignon a jugé “pas très cohérente” et “risquée” la démarche du PS de “vouloir abattre son gouvernement” tout en réclamant de gouverner ensuite avec “le soutien du bloc central” dont il fait partie. Des compromis avec les socialistes sur le budget seront pourtant “inévitables” si le gouvernement tombait, a anticipé mercredi dans le Financial Times le ministre de l’Economie Eric Lombard, cité parmi les possibles remplaçants de M. Bayrou.Ce dernier a semblé faire un pas en direction de l’extrême droite, confirmant des projets de décrets visant à réduire la liste des soins de santé pris en charge par l’Aide médicale d’Etat (AME) pour les étrangers en situation irrégulière.Sans faire changer d’avis le RN de voter contre. Le président du parti, Jordan Bardella, s’est dit sur RMC “pas dupe” de la “mansuétude” du Premier ministre à l’égard de sa formation politique “à quelques jours d’une chute probable”.Malgré cette bataille qui semble perdue d’avance, François Bayrou a assuré que ses “aventures” politiques n’étaient pas “finies”, sans dire s’il allait se représenter à la mairie de Pau ou à l’élection présidentielle.