Le Salvador libère des migrants vénézuéliens après un échange de prisonniers avec les États-Unis

Le Salvador a annoncé la libération vendredi de migrants vénézuéliens incarcérés dans une prison de haute sécurité depuis quatre mois, mettant fin à une détention décriée par les défenseurs des droits de l’Homme.Après des mois d’incertitude sur le sort de plus de 250 Vénézuéliens expulsés des États-Unis en mars, deux avions en provenance du Salvador étaient en route et attendus vendredi à l’aéroport international de Maiquetia, près de Caracas. “Je ne peux pas contenir ma joie”, a réagi Mercedes Yamarte, mère de Mervin Yamarte, un Vénézuélien détenu dans la prison salvadorienne. “J’ai organisé l’accueil, que vais-je faire ? Je vais faire une soupe!”, a-t-elle dit.Le Venezuela n’a pas indiqué combien de ses ressortissants étaient libérés, mais le président salvadorien Nayib Bukele a déclaré sur X avoir remis à Caracas “tous les citoyens vénézuéliens détenus dans notre pays, accusés d’appartenir à l’organisation criminelle Tren de Aragua”.Invoquant une loi de 1798 sur les ennemis de l’étranger rarement utilisée, les États-Unis avaient expulsé et envoyé en mars ces 252 Vénézuéliens pour être incarcérés au Centre de confinement du terrorisme (Cecot), prison de haute sécurité prévue pour les membres de gangs. Ils étaient accusés, sans preuves produites et sans procès, d’appartenir au gang Tren de Aragua, déclaré organisation “terroriste” par Washington, des accusations rejetés par leurs proches, restés sans nouvelles depuis.- “Prix élevé” -Leur libération est liée à un échange de prisonniers entre Caracas et Washington. L’administration Trump a indiqué que les migrants vénézuéliens avaient été libérés en échange de dix Américains détenus au Venezuela et d’un nombre inconnu de “prisonniers politiques” vénézuéliens. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a remercié le président salvadorien Nayib Bukele “d’avoir aidé à obtenir un accord pour la libération de tous nos détenus américains”.L’ambassade des États-Unis au Venezuela a publié une photo de ces hommes dans un avion, souriants et brandissant des drapeaux américains.Selon Global Reach, une ONG qui vient en aide aux Américains détenus à tort à l’étranger, parmi les personnes libérées figure Lucas Hunter, un Franco-Américain de 37 ans, arrêté en janvier par les gardes-frontières vénézuéliens pendant des vacances en Colombie. “Nous avons hâte de le voir en personne et de l’aider à se remettre de cette épreuve”, a dit sa sœur, Sophie Hunter, citée dans un communiqué de l’ONG. L’Uruguay a annoncé qu’un de ses citoyens, résident aux États-Unis, Fabian Buglio, faisait partie des personnes libérées.Dans un communiqué, le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro a estimé avoir payé un “prix élevé” pour assurer le retour de ses concitoyens. En plus de la libération des Américains, il a accordé des “mesures alternatives” à l’emprisonnement à des Vénézuéliens détenus pour “leur implication dans des crimes communs et des infractions contre l’ordre constitutionnel”. L’ONG de défense des droits des prisonniers Foro Penal a indiqué à l’AFP qu’elle vérifiait l’identité des personnes concernées.- “Enlèvement” – Plus tôt dans la journée, un autre avion est arrivé à l’aéroport de Maiquetia en provenance de Houston, avec à son bord 244 Vénézuéliens expulsés des États-Unis et sept enfants que le ministre vénézuélien de l’Intérieur Diosdado Cabello a dit “sauvés de l’enlèvement dont ils étaient victimes”. Ces enfants font partie des 30 que Caracas affirme être restés aux États-Unis après l’expulsion de leurs parents vénézuéliens. Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, avait déclaré fin juin que ces enfants avaient été “séparés de leur mère, de leur père, de leur famille, de leurs grands-parents” et “emmenés dans des institutions où ils ne devraient pas être”. La lutte contre les migrants sans-papiers est une priorité de la nouvelle administration américaine, qui a multiplié les descentes de police et les expulsions. Washington et Caracas se sont mis d’accord pour renvoyer les Vénézuéliens sans papiers dans leur pays, et des vols arrivent presque quotidiennement des Etats-Unis ou du Mexique.Selon les chiffres officiels, depuis février plus de 8.200 personnes ont été rapatriées au Venezuela depuis ces deux pays, dont environ 1.000 enfants. – Sans nouvelles -Au Cecot, les Vénézuéliens détenus n’avaient pas le droit de passer des appels ni de recevoir des visites, et leurs proches ont demandé en vain des preuves de vie. La dernière fois qu’il ont été aperçus remonte à mars, lorsqu’ils sont apparus entravés, crâne rasé, à genoux dans la méga-prison salvadorienne.Nayib Bukele a fait construire le Cecot dans le cadre de sa guerre contre les gangs mais avait accepté des millions de dollars des États-Unis pour y détenir les Vénézuéliens. Amnesty International, Human Rights Watch et d’autres groupes de défense des droits ont dénoncé à plusieurs reprises ces détentions comme violant les droits humains. burs-mbj/esp/sw

Euro-2025: l’Espagne neutralise la Suisse et s’ouvre les demies

Patientes à défaut d’être éblouissantes, les Espagnoles ont fini vendredi par faire sauter le verrou suisse à Berne (2-0), pour filer en demi-finale de l’Euro et poursuivre leur quête d’un premier titre continental.Sorties de l’ornière en deuxième mi-temps par Athenea Del Castillo et Claudia Pina, les joueuses de Montse Tomé rencontreront mercredi à Zurich la France ou l’Allemagne, qui se départageront samedi dans le dernier quart de finale à Bâle.A contempler le rouleau compresseur de la Roja et ses 16 buts marqués en quatre rencontres, difficile d’imaginer qu’elle retrouve les demi-finales pour la première fois depuis 1997, une éternité.Seules à imposer un style de jeu aussi marqué, en cherchant une totale maîtrise du ballon, les Espagnoles présentent pourtant aussi des failles que les jeunes Suissesses ont tenté d’exploiter, massées en 5-3-2 pour mieux jaillir en contre.Il n’y a pas eu de “miracle de Berne” pour la Nati, qui n’avait jamais eu les honneurs avant cet Euro à domicile du stade Wankdorf, théâtre de la sensation créée par les Allemands de l’Ouest contre les Hongrois en finale du Mondial-1954.Mais les joueuses de Pia Sundhage, poussées par 29.734 spectateurs dans une ambiance assourdissante, ont neutralisé leurs prestigieuses adversaires pendant 66 minutes, avec un bloc si bas qu’il leur bouchait la cage.- Deux penalties manqués -Les Espagnoles auraient pu se faciliter la vie sur un penalty rapidement obtenu pour une faute de Nadine Riesen sur Mariona Caldentey. Mais l’ailière d’Arsenal, en tentant de se faire justice sous les huées, a manqué le cadre (10e).Ses coéquipières ont multiplié les tentatives – courtes combinaisons dans la surface, centres, tirs lointains -, mais se sont heurtées à une très bonne Livia Peng (18e, 24e, 31e), par ailleurs sauvée par son montant gauche sur une tête d’Irene Paredes (43e).Et la lumière est finalement venue d’Athenea Del Castillo, entrée depuis quatre minutes à la place de Caldentey, et qui a repris une parfaite talonnade de Bonmati dans la surface pour ouvrir le score (1-0, 66e).Cinq minutes plus tard, Claudia Pina aggravait la marque en récupérant un ballon perdu dans l’axe pour expédier dans la lucarne une puissante frappe du droit des 25 mètres (2-0, 71e).Autre satisfaction pour les Espagnoles: si Alexia Putellas a été moins en vue que pendant la phase de poules (3 buts et 4 passes décisives) et a même manqué un penalty en fin de rencontre (88e), elles ont récupéré une Aitana Bonmati en jambes.Constamment à la manoeuvre au milieu, agitant les bras pour organiser l’équipe, la double Ballon d’Or en titre monte en puissance après la méningite virale qui l’a frappée juste avant le tournoi, et a même été élue joueuse du match.”Je voulais de nouveau me sentir joueuse de football, l’Aitana en confiance sur le terrain”, a-t-elle raconté, l’esprit déjà tourné vers la demi-finale. “La France et l’Allemagne sont, pour moi, les meilleures du tournoi, et si elles vont jusqu’à la prolongation et se fatiguent un peu, ça ne nous dérange pas”,

US environment agency axes nearly a quarter of workforce

The US Environmental Protection Agency said Friday it was moving ahead with plans to axe its workforce by more than 3,700 employees, as part of sweeping government cuts under President Donald Trump’s second term.In January, the federal agency tasked with ensuring clean air, land and water counted 16,155 employees.Under the third round of “Deferred Resignation Program” cuts, that figure will drop to 12,448, a 22.9 percent reduction.The cuts are made up of employees who took deferred resignation — a program pushed by former Trump administration chief cost-cutter Elon Musk — along with those who opted for early retirement or were laid off.”EPA has taken a close look at our operations to ensure the agency is better equipped than ever to deliver on our core mission of protecting human health and the environment while Powering the Great American Comeback,” EPA Administrator Lee Zeldin said in a statement.  “This reduction in force will ensure we can better fulfill that mission while being responsible stewards of your hard-earned tax dollars,” he added.The statement added the cuts would generate $748.8 million in savings.The White House is seeking to slash the EPA’s budget by 54 percent to $4.2 billion for Fiscal Year 2026. Friday’s announcement drops staffing to below the 12,856 full-time positions outlined in the president’s proposed budget.The agency’s scientific research arm — the Office of Research and Development — is also being dismantled, replaced by a smaller Office of Applied Science and Environmental Solutions.According to the EPA, the new office will work to eliminate backlogs in reviewing hundreds of chemicals and thousands of pesticides, while developing a new strategy to address so-called “forever chemicals,” or PFAS.Zeldin has been at the forefront of Trump’s push to aggressively deregulate pollution protections and “unleash” fossil fuels, drawing fierce backlash from scientists and environment advocates alike.Earlier this month the EPA suspended 139 employees after they signed a scathing open letter accusing Zeldin of pushing policies hazardous to both people and the planet.

CBS met fin au “Late Show” de Stephen Colbert, émission phare des nuits américaines

Vers la fin des “late show” américains? Les fans de Stephen Colbert encaissaient mal vendredi la fin de son émission emblématique des fins de soirées américaines sur fond de crise des médias face au streaming et de tensions avec l’administration Trump. “L’année prochaine sera notre dernière saison, la chaîne mettra fin à l’émission en mai”, a indiqué jeudi soir l’animateur du “Late Show with Stephen Colbert”, sous les huées et les cris d’incrédulité du public dans les studios de New York. “Je partage vos sentiments. Ce n’est pas seulement la fin de notre show, c’est la fin du +late show+ sur CBS car je ne serai pas remplacé et tout ça disparaîtra”, a-t-il ajouté, mettant ainsi fin à la franchise “The Late Show”, lancée en 1993 par David Letterman.Sur les réseaux sociaux les réactions ont fusé, plusieurs y voyant un cas de “censure”, appelant à boycotter Paramount. D’autres, conservateurs, se sont félicités de la fin d’une émission de “propagande” de gauche.”J’adore le fait que Colbert soit viré. Son talent est inférieur à ses audiences,” s’est félicité le président Donald Trump, soupçonné par des élus démocrates et des ténors de l’industrie culturelle d’être lié à cette affaire.- Pots-de-vin ? -Sourire moqueur, éternelle lunettes à monture noire, Stephen Colbert, 61 ans, avait qualifié lundi à l’antenne de “gros pot-de-vin” le versement par Paramount, maison-mère de CBS, de 16 millions de dollars à Donald Trump pour régler un contentieux avec la chaîne qu’il accusait d’avoir édité l’an dernier une interview de Kamala Harris pour la valoriser.”CBS a annulé l’émission de Colbert seulement TROIS JOURS après que Colbert a dénoncé” un accord “qui ressemble à de la corruption”, a ainsi écrit la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, qui pointe des “raisons politiques”. “Si Paramount et CBS ont mis fin au +Late Show+ pour des raisons politiques, le public doit savoir”, a renchéri le sénateur démocrate Adam Schiff.Le syndicat des scénaristes américains a dit soupçonner vendredi que la fin de cette émission soit un “pot-de-vin” payé par Paramount, “qui a sacrifié sa liberté d’expression pour s’attirer les faveurs de l’administration Trump afin d’obtenir l’approbation de sa fusion” avec Skydance. Le syndicat a d’ailleurs appelé à une enquête de la procureure de New York sur de possibles “malversations” de Paramount dans ce dossier. Paramount est en négociations afin de conclure une fusion avec la société de production Skydance, qui nécessite l’approbation de l’Autorité de régulation des télécommunications (FCC). Le patron de la FCC, Brendan Carr, nommé par le président américain, avait déjà indiqué que le règlement de la plainte déposée par Donald Trump contre CBS serait un des éléments considérés dans l’étude de cette fusion chiffrée à 28 milliards de dollars.CBS a qualifié l’annulation du “Late Show” de “décision purement financière dans un contexte difficile pour la fin de soirée” sur les grilles de programmes télévisés, et a affirmé que cette décision n’était “en aucun cas liée aux performances de l’émission, à son contenu ou à d’autres questions concernant Paramount”.- Recul de la pub -Selon l’institut Nielsen, dans la catégorie des “late shows” dont la diffusion débute après 23H30, Stephen Colbert dominait largement la concurrence au premier trimestre 2025 avec près de 2,4 millions de téléspectateurs, devant celles de ses rivaux Jimmy Kimmel (ABC/1,8 million) et Jimmy Fallon (NBC/1,2 million).”Je suis sous le choc comme tout le monde. Stephen est l’une des personnes les plus brillantes et les plus drôles à avoir animé. Je pensais vraiment que nos émissions allaient continuer pendant des années”, a commenté sur Instagram Jimmy Fallon. “Je t’aime Stephen”, a ajouté Jimmy Kimmel en invectivant CBS.Selon une étude du cabinet spécialisé Guideline, citée par le New York Times, les revenus publicitaires des “late shows” ont chuté de 50% depuis 2018, pour passer de 439 millions à 220 millions de dollars, sur fond de migration des téléspectateurs vers les plateformes de streaming.Stephen Colbert s’était fait connaître à partir de 1999 sur la chaîne Comedy Central comme correspondant satirique du “Daily Show” de son ami Jon Stewart avant de lancer avec succès en 2005 “The Colbert Report”, qui a solidifié son style unique mêlant humour politique et ironie.

Little Dutch delight for Kaizer ChiefsFri, 18 Jul 2025 21:09:33 GMT

Grey clouds and rain proved an appropriate backdrop for South African club Kaizer Chiefs as they completed a disappointing pre-season tour of the Netherlands by losing 2-1 to FC Twente.In other football news, African club champions Pyramids have lost ace forward Ibrahim Adel and former Morocco star Ahmed Faras has died aged 78.South AfricaKaizer Chiefs, …

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Corruption à Interpol: un ex-ministre de la Justice moldave mis en examen à Paris

Un ex-ministre de la Justice moldave, Vitalie Pirlog, a-t-il contribué à effacer des notices rouges Interpol pour que des fugitifs de haut vol échappent à la justice ? Cet homme de 50 ans, arrêté aux Emirats arabes unis mi-juin, a été extradé et mis en examen en France vendredi.Vitalie Pirlog, aussi ex-président de la commission de contrôle de fichiers d’Interpol, avait été interpellé le 15 juin aux Emirats arabes unis dans le cadre d’un mandat d’arrêt international délivré fin janvier 2025 à son encontre par la France. Puis l’ex-ministre, âgé de 50 ans, a été extradé vendredi à Paris, a indiqué une source judiciaire à l’AFP, confirmant une information du Monde.Vitalie Pirlog est soupçonné d’avoir aidé des suspects à obtenir le statut de demandeurs d’asile en Moldavie afin de bénéficier de la suspension de leur notice rouge, selon une source proche du dossier.Selon la source judiciaire, il a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée, usage de faux document administratif pour procurer l’impunité à l’auteur d’un crime, trafic d’influence passif d’agent public étranger, corruption active en bande organisée d’agent public étranger et soustraction d’un criminel à l’arrestation ou aux recherches.Le suspect a demandé un délai pour sa comparution devant un juge des libertés et de la détention, qui devra alors prochainement décider s’il l’incarcère ou le laisse en liberté. Dans l’attente de ce débat, il a été incarcéré, selon la source judiciaire.”La délivrance de ce mandat d’arrêt est incompréhensible car M. Pirlog a lui-même donné son adresse aux Emirats au Parquet national financier” et dit “qu’il attendait sa convocation pour être interrogé dans les formes prévues par les conventions internationales”, a réagi son avocat, Me Emmanuel Marsigny, interrogé par l’AFP. “M. Pirlog n’est certainement pas quelqu’un qui a voulu fuir la justice, bien au contraire”, a insisté Me Marsigny.- Pots-de-vin -L’enquête avait démarré le 25 août 2023 “sur la base d’informations fournies par Interpol”, avait indiqué le Procureur national financier Jean-François Bohnert dans un communiqué révélant l’affaire, en juin 2024.Interpol avait précisé de son côté qu’à la suite de “la détection d’une tentative de détournement” de son fonctionnement “dans un petit nombre de cas” afin de “bloquer et effacer les notices rouges”, des responsables d’Interpol avaient “pris des mesures internes immédiates” et “dénoncé les faits aux autorités” en France.Une information judiciaire sur ses soupçons de corruption au sein d’Interpol, dont le siège se trouve à Lyon, a ensuite été ouverte début 2025.Les premiers éléments des investigations conduites par l’Office central anticorruption français (OCLCIFF) ont révélé qu’un “groupe de personnes de différentes nationalités (était) suspecté d’avoir mis en oeuvre un schéma de corruption pour permettre à des fugitifs de bloquer et d’effacer les notices rouges qui les visent, en versant des pots-de-vin à des agents publics, notamment en Moldavie”, avait relaté M. Bohnert.Les montants de ces pots-de-vin pourraient atteindre “plusieurs millions de dollars”, indiquait le procureur financier.Une source proche du dossier avait précisé à l’AFP que ces fugitifs appartenaient pour partie à la criminalité organisée. Une deuxième source proche du dossier avait souligné que ces suspects ayant pu bénéficier de ce système étaient de toutes nationalités et disposaient d’importants moyens financiers.Selon le secrétaire général d’Interpol, Jürgen Stock, les soupçons portent sur “un petit nombre de notices rouges” sur les 70.000 diffusées par l’organisation.Parmi les personnes qui auraient pu bénéficier de l’effacement de cette notice rouge, le Français Tarik Kerbouci, alias “Bison”, recherché pour son implication dans la livraison de 3,3 tonnes de cocaïne dans un port italien en partance pour Marseille.D’après une source proche du dossier, au moins un autre mandat d’arrêt a été émis par le magistrat instructeur.Outre M. Pirlog, d’autres personnalités demandées par la France ont été remises ces derniers mois par les Emirats arabes unis, dont récemment Abdelkader Bouguettaia dit “Bibi”, un important narcotrafiquant. 

Près de six millions d’hectares brûlés par les feux de forêt au Canada

Avec près de six millions d’hectares brûlés pour l’instant, soit la superficie de la Croatie, la saison des feux de forêt au Canada est l’une des pires jamais enregistrées au pays, selon une mise à jour des autorités vendredi.En raison de la sécheresse et des températures supérieures à la normale, le pays de 40 millions d’habitants a connu une saison précoce et extrême avec plusieurs mégafeux actifs. Et ces derniers dévorent les terres à un rythme rarement vu depuis 40 ans.”Il s’agit de l’une des superficies cumulées les plus élevées pour cette période de l’année, derrière le record de la saison des incendies de 2023″, a souligné Michael Norton, porte-parole de Ressources naturelles Canada.Mais contrairement à l’été hors du commun de 2023, où l’activité des incendies “ne s’est pas stabilisée” et où près de 18 millions d’hectares ont brûlé au total, “nous observons cette année un schéma d’incendie plus normal”, a-t-il poursuivi.L’intensité des feux a ralenti en juin mais le pays entre “dans ce qui est normalement les deux mois les plus actifs de la saison”, avec des conditions propices aux incendies dans plusieurs régions, a-t-il prévenu.Plus de 560 feux sont actuellement actifs dans le pays. Ottawa a fait appel à l’aide internationale et 533 pompiers des Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Australie, Costa Rica et du Mexique sont sur place.L’intensité des brasiers a forcé la province du Manitoba (centre) à déclarer l’état d’urgence pour une deuxième fois en quelques mois le 10 juillet et les autorités ont indiqué que le nombre d’hectares brûlés cette année est dix fois supérieur à la moyenne.Depuis ce printemps, 39.000 autochtones ont été évacués, a indiqué vendredi la ministre des Services aux Autochtones, ajoutant que les Premières nations sont “touchées de manière disproportionnée” par les feux et sont “108 fois plus susceptibles d’être évacuées lors d’urgences”.Le Canada, qui se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète, est confronté à de plus en plus d’événements météorologiques violents.Liée au changement climatique d’origine humaine, la hausse des températures entraîne moins de neige, des hivers plus courts et plus doux, et des conditions estivales plus précoces qui favorisent les incendies, selon les experts.

Stocks consolidate after bumper week buoyed by resilient US economy

US and European stock markets stalled or trimmed gains on Friday after a bullish week buoyed by US data and upbeat company earnings.New York — whose S&P 500 and Nasdaq Composite struck record highs on Thursday — made little further headway, while the Dow slid.In Europe, London’s blue-chip FTSE was up though just under its all-time record reached on Tuesday. Paris was flat and Frankfurt slipped a little on profit-taking.Asian markets closed higher except for Tokyo, which was dragged down ahead of weekend upper-house elections that could spell trouble for Japanese Prime Minister Shigeru Ishiba.The week’s strong performance in equities showed that worries were largely being set aside for now when it comes to US President Donald Trump’s threats of higher tariffs from August 1 if governments do not agree on trade deals.”With the president toning down his rhetoric, markets are quick to forget tariff risks and concentrate on the positives including a resilient US economy,” said Kathleen Brooks, research director at trading firm XTB.The overall optimism was fueled by data suggesting the US economy was still well, with no persuasive indication that the tariffs were causing a surge in inflation.A June consumer price index report released this week “does not reveal tariff-induced price increases, but a closer look shows clear signs” they could be building, said Holger Schmieding, chief economist at Berenberg bank.”We expect (US) annual core inflation to approach 3.5 percent by year-end and the Fed to hold the policy rate at the 4.25-4.50 percent target range,” he said, referring to the US central bank.One Federal Reserve governor, Christopher Waller, on Thursday argued for a July rate cut, saying he expected tariff increases to cause a one-time bump to prices. On Friday, Waller flagged risks in the labor market.But overall, Fed policymakers have remained cautious as they gauge the right timing for further interest rate reductions.Trump this week denied he was planning to sack Fed boss Jerome Powell, whom he had been urging to reduce US borrowing costs to boost the world’s top economy.A meeting in South Africa of G20 finance ministers on Friday pointedly stressed that “central bank independence is crucial” around the world.In corporate news, American Express followed big US banks in reporting better results than expected in the second quarter.Results from streaming giant Netflix also outperformed, although its share price slipped Friday as investors weighed whether it had been overvalued.In London, British luxury brand Burberry said sales had not fallen as much as analysts expected, “which is a sign that the company’s new strategic direction could be working,” said XTB’s Brooks. Its shares rose nearly six percent.On the downside, shares in GlaxoSmithKline slid more than four percent after the British pharmaceutical giant reported a US regulatory setback for its blood cancer drug Blenrep.Oil prices initially rose after fresh EU sanctions aimed at crimping Russia’s crude exports, to pressure Moscow over its war on Ukraine. But then they fell back.- Key figures at around 2020 GMT -New York – Dow: DOWN 0.3 percent at 44,342.19 points (close)New York – S&P 500: FLAT at 6,296.79 (close)New York – Nasdaq Composite: UP 0.1 percent at 20,895.66 (close)London – FTSE 100: UP 0.2 percent at 8,992.12 (close)Paris – CAC 40: FLAT at 7,822.67 (close)Frankfurt – DAX: DOWN 0.3 percent at 24,289.51 (close)Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.2 percent at 39,819.11 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 1.3 percent at 24,825.66 (close)Shanghai – Composite: UP 0.5 percent at 3,534.48 (close)Euro/dollar: UP at $1.1627 from $1.1600 on ThursdayPound/dollar: DOWN at $1.3414 from $1.3415Dollar/yen: UP at 148.73 yen from 148.60 yenEuro/pound: UP at 86.67 pence from 86.43 penceBrent North Sea Crude: DOWN 0.4 percent at $69.28 per barrelWest Texas Intermediate: DOWN 0.3 percent at $67.34 per barrelburs-bys/sst

Dermatose des bovins: l’Etat démarre la vaccination de 285.000 bovins

La France débute cette fin de semaine la vaccination de près de 285.000 bovins pour stopper la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans les Alpes, a annoncé le ministère de l’Agriculture, de premières opérations ayant eu lieu dès vendredi selon la préfecture de Savoie.”Le maximum de doses disponibles” a été commandé auprès de la banque de vaccins de l’Union européenne afin de faire face à l’épizootie et ils sont “en cours de distribution”, a indiqué le ministère dans un communiqué. Ces doses de vaccins, prises en charge par l’Etat, permettront de vacciner des bovins dans des rayons de 50 kilomètres autour des foyers déclarés, dans quatre départements: la Savoie, la Haute-Savoie, l’Ain et l’Isère.La campagne de vaccination doit débuter dans un périmètre situé à 20 kilomètres autour des foyers (zone de protection), en direction du centre de cette zone de protection pour limiter l’extension de la maladie, mais aussi en direction de l’extérieur de cette zone pour un “effet barrière”, selon le ministère.”Les premières opérations de vaccination ont démarré dès cet après-midi (vendredi, ndlr) et se poursuivront ce week-end”, a précisé la préfecture de Savoie dans un communiqué séparé.Lors d’une réunion organisée par la préfète vendredi, les syndicats agricoles présents – FDSEA, Jeunes Agriculteurs et Coordination Rurale – “ont réaffirmé leur soutien plein et entier à cette campagne vaccinale”. “Conscients de l’inquiétude exprimée par de nombreux vétérinaires suite à l’agression de deux d’entre eux cette semaine, les représentants professionnels se sont engagés à garantir des conditions d’accueil sûres et apaisées lors des interventions dans les exploitations”, a ajouté la préfecture.Une deuxième ligne de vaccination des élevages situés à proximité des foyers doit également être engagée. La campagne “s’amplifiera dès le début de la semaine prochaine”, a indiqué le ministère.Après l’apparition d’un premier cas en Italie, le 20 juin en Sardaigne, un premier cas de dermatose nodulaire en France a été détecté le 29 juin à Entrelacs, en Savoie. Cette maladie virale conduit à “des pertes de production importantes” qui peuvent aller “jusqu’à la mort d’une partie du cheptel infecté”, selon le ministère.Depuis, la propagation a été rapide: au 16 juillet, 26 foyers avaient été détectés dans deux départements, la Savoie et la Haute-Savoie, selon le site du ministère.Le ministère de l’Agriculture avait annoncé mercredi que la détection d’un cas de DNC dans un élevage de bovins entraînerait l’abattage total des animaux dans le foyer d’infection et une campagne de vaccination obligatoire dans la zone autour. L’Etat doit indemniser les propriétaires d’animaux euthanasiés et prendra en charge l’élimination des carcasses en cas d’abattage de bovins, selon un arrêté publié au Journal officiel vendredi.La Confédération paysanne, 3e syndicat de la profession, a réaffirmé jeudi son “opposition aux abattages totaux des troupeaux dès la première analyse positive à la DNC”. Plusieurs de ses membres se relaient dans deux fermes pour faire barrage aux abattages.