Wall Street reste prudente après une semaine marquée par des records

La Bourse de New York a terminé sur une note prudente vendredi, subissant quelques prises de bénéfices après de nouveaux sommets, les investisseurs attendant par ailleurs des précisions sur la politique monétaire privilégiée par la banque centrale américaine (Fed).L’indice Nasdaq a atteint un record pour la quatrième séance d’affilée, grappillant 0,05% à 20.895,66 points. L’indice élargi S&P 500 a terminé proche de l’équilibre (-0,01%) tandis que le Dow Jones a reculé de 0,32%.”Nous observons des prises de bénéfices après une semaine chargée”, commente auprès de l’AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.Les investisseurs souhaitent “vendre après les records atteints hier par le S&P 500 et le Nasdaq” grâce à des indicateurs économiques meilleurs qu’attendu, abondent pour leur part les analystes de Briefing.com.La place américaine a particulièrement bien accueilli les ventes au détail pour juin, jugées encourageantes, ainsi que les chiffres de l’inflation, autant côté consommateurs que producteurs, dévoilés plus tôt dans la semaine.En outre, “la confiance des ménages (américains, ndlr) à l’égard de l’économie s’est améliorée ce mois-ci en raison de la diminution de la pression sur les prix”, explique dans une note Jose Torres, d’Interactive Brokers.Cet indicateur publié vendredi par l’Université du Michigan s’est légèrement redressé au mois de juillet, en ligne avec les attentes des marchés, mais reste très en deçà des niveaux observés l’année dernière.Avec ces données économiques, Wall Street s’interroge désormais sur le cap privilégié par la Réserve fédérale américaine (Fed) lors de ses prochaines réunions. La veille, l’un des gouverneurs de l’institution -Christopher Waller- a répété qu’il était préférable d’abaisser les taux d’intérêt “plutôt trop tôt que trop tard”, craignant que la Fed ne commence à agir que lorsque l’économie aura commencé à décrocher.Le président américain Donald Trump a également de nouveau plaidé pour une baisse marquée des taux d’intérêt, estimant que l’économie américaine est “en pleine forme” et que l’inflation est “très faible”, a-t-il écrit sur son réseau social Truth Social.Les marchés tablent très largement une prolongation de la pause du comité de politique monétaire de la Fed lors de sa prochaine réunion, les 29 et 30 juillet, n’anticipant une possible baisse des taux qu’à la réunion suivante, mi-septembre, selon l’outil de veille de CME, FedWatch.Mardi, les investisseurs scruteront un discours du patron de la Fed Jerome Powell, à l’affût d’indices quant à la trajectoire monétaire.Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt à dix ans se détendait, à 4,42% vers 20H15 GMT contre 4,45% à la clôture jeudi.Ailleurs, à la cote, Netflix (-5,10% à 1.209,24 dollars) a reculé malgré la publication d’un bond de 45% de son bénéfice net pour le deuxième trimestre, signe que les hausses de prix et l’offre publicitaire sont de plus en plus payantes pour la plateforme leader du streaming vidéo.Les valeurs associées au secteur des cryptomonnaies ont profité de l’adoption jeudi par la Chambre des représentants de la première loi américaine de régulation des cryptomonnaies, le “CLARITY Act”.Les plateformes d’échange Coinbase (+2,20% à 419,78 dollars) et Robinhood (+4,07% à 109,74 dollars) ont toutes les deux avancé.Le groupe pétrolier américain Chevron a terminé à l’équilibre (+0,04% à 150,10 dollars) après avoir finalisé le rachat de son compatriote Hess pour près de 60 milliards de dollars (dette incluse), avec plus d’un an de retard sur le calendrier initial du fait d’un litige dont il est sorti victorieux face à son concurrent ExxonMobil.Le laboratoire pharmaceutique Sarepta a dégringolé de 35,94% à 14,07 dollars après qu’un responsable que l’Agence du médicament américaine (FDA) a émis des doutes sur un traitement de thérapie génique – Elevidys – potentiellement risqué.”Les investisseurs se préparent pour la semaine prochaine” avec une nouvelle volée de résultats, note M. Cardillo, dont Coca-Cola, Tesla ou Mattel.

Three killed in explosion at US police training facility

Three people died Friday in an explosion at a police training facility in Los Angeles, in what one local official called an accident.”Tragically, they were three sworn members who were fatally killed,” Los Angeles County Sheriff Robert Luna said. “No other department members were injured or transported to any hospitals.”Speaking to reporters hours after the incident, Luna stressed that authorities had yet to determine the cause of the blast, but that there was no threat to the community.”Within the last 30 minutes, the LAPD bomb squad rendered the scene safe,” the sheriff said. “We have to go back and investigate what happened from the very beginning. I don’t have the facts at this point.”Homicide detectives and personnel from the FBI and the Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives were at the scene, along with a bomb disposal unit from the Los Angeles Police Department.An elected city official from the area where the blast took place ruled out terrorism and called it “a tragic accident.””Early on, there were people speculating that this was intentional by, you know, some terrorists, but it was not, is what I’m hearing. It was a tragic accident,” Supervisor Kathryn Barger said.The Los Angeles Times newspaper quoted unnamed sources as saying that the facility’s bomb squad was moving explosives following a bomb alert when the blast took place. Law enforcement personnel enforced a large security perimeter around the parking lot where the explosion occurred, an AFP photographer saw.- ‘Horrific incident’ -Sheriff Luna said it was the largest loss of life for his department since 1857 and that the three people killed had served the country for a total of 74 years. Their names have not yet been released. US Attorney General Pam Bondi posted on X that there “appears to be a horrific incident that killed at least three at a law enforcement training facility” and that investigators were on-site “working to learn more.”Mayor Karen Bass said “arson investigators and members of the LAPD bomb squad are assisting” at the scene in the Biscailuz Training Center in the Monterey Park area.”The thoughts of all Angelenos are with all of those impacted by this blast,” she said on X. California Governor Gavin Newsom’s office said he had been briefed, and was “closely monitoring the situation.”Footage from local station KTLA, which helicoptered over the training center, showed a person in bomb disposal gear working around a truck believed to contain explosives, which law enforcement personnel had covered with a large tent.

La police britannique sur le qui-vive après des heurts devant un hôtel hébergeant des demandeurs d’asile

La police d’une ville de la grande banlieue de Londres était sur le qui-vive vendredi, après des violences durant lesquelles huit policiers ont été blessés jeudi soir devant un hôtel hébergeant des demandeurs d’asile.Trois véhicules ont été endommagés durant ces violences qui ont duré plusieurs heures dans la ville d’Epping (sud-est de l’Angleterre), selon la police locale.Selon la police, les heurts ont eu lieu près d’un hôtel connu pour accueillir des demandeurs d’asile, ciblé ces derniers jours par plusieurs manifestations après la mise en examen d’un demandeur d’asile de 38 ans accusé de trois agressions sexuelles.La police de l’Essex, où se trouve Epping, a attribué ces violences à des individus “venus de l’extérieur” de la région, alors que des vidéos appelant à rejoindre la manifestation circulaient en ligne. Plusieurs influenceurs d’extrême droite étaient présents sur place.”Nous avons monté une équipe de détectives chargée d’analyser les images de vidéosurveillance et les caméras-piétons pour identifier les responsables”, a indiqué à l’AFP un responsable de la police locale, Stuart Hooper. “Ceux qui ont participé peuvent s’attendre à ce qu’on toque à leur porte”, a-t-il prévenu.Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants masqués lançant des projectiles, escaladant des fourgons de police et s’en prenant aux forces de l’ordre.La police a annoncé qu’elle resterait fortement mobilisée tout le week-end pour prévenir de nouveaux débordements.Elle a rappelé qu’elle soutenait le droit de manifester pacifiquement, mais qu’elle ne tolérerait pas les “actes de violence et de vandalisme”.Ces tensions rappellent les émeutes anti-immigration qui avaient secoué le pays l’été dernier après le meurtre de trois fillettes par un jeune Britannique d’origine rwandaise dans la ville de Southport (nord-ouest).Des émeutiers s’en étaient pris à des hôtels hébergeant des demandeurs d’asile dans plusieurs villes, tentant notamment d’incendier un de ces établissements à Rotherham, dans le nord-est de l’Angleterre.

Wall Street reste prudente après une semaine marquée par des records

La Bourse de New York a terminé sur une note prudente vendredi, subissant quelques prises de bénéfices après de nouveaux sommets, les investisseurs attendant par ailleurs des précisions sur la politique monétaire privilégiée par la banque centrale américaine (Fed).L’indice Nasdaq a atteint un record pour la quatrième séance d’affilée, grappillant 0,05% à 20.895,66 points. L’indice élargi S&P 500 a terminé proche de l’équilibre (-0,01%) tandis que le Dow Jones a reculé de 0,32%.

Venezuela receives 7 kids left behind in US after parents deported

Venezuela on Friday received seven children who had been left behind in the United States after their parents were deported by the Donald Trump administration.Seven boys and girls have been “rescued from the kidnapping to which they were being subjected,” Interior Minister Diosdado Cabello said at Maiquetia International Airport that serves Caracas.Cabello and First Lady Cilia Flores received the flight from Houston that also brought back 244 Venezuelans.Hundreds of people protested in Caracas last week demanding the return of at least 30 children the government says remained in the United States after their Venezuelan parents were expelled.Last month, parliamentary president Jorge Rodriguez said the children were “separated from their mothers, their fathers, their family, their grandparents” and “taken to institutions where they don’t belong.”Cabello said Friday the government was working hard “to bring the children back.”He did not say when the seven were separated from their parents. Official figures show that since February, more than 8,200 people, including many children, have been repatriated to Venezuela from the United States and Mexico. 

Le Venezuela rapatrie 7 enfants séparés de leurs parents expulsés des Etats-Unis

Le Venezuela a rapatrié vendredi sept enfants qui avaient été séparés de leurs parents lors de l’expulsion de ces derniers des Etats-Unis, a annoncé le gouvernement de Nicolas Maduro. “Sept garçons et filles” sont arrivés au Venezuela, a déclaré le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello en les accueillant avec la première dame, Cilia Flores, à l’aéroport international de Maiquetia, qui dessert Caracas. Ils ont été “sauvés de l’enlèvement dont ils étaient victimes”, a-t-il ajouté. Les sept enfants sont arrivés à bord d’un vol sous bannière américaine avec à bord 244 autres Vénézuéliens expulsés depuis Houston, au Texas. On ignore quand ces enfants avaient été séparés de leurs parents. Selon Caracas, 30 enfants vénézuéliens ont été séparés de leurs parents aux États-Unis lors des expulsions menées par Washington. Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, avait déclaré le 30 juin que les enfants avaient été “séparés de leurs mères, de leurs pères, de leur famille, de leurs grands-parents” et “emmenés dans des institutions où ils ne devraient pas être”. Nicolas Maduro avait demandé le même jour l’aide du pape Léon XIV. Lundi, le président vénézuélien a indiqué que l’Église catholique effectuait des démarches pour leur retour. Selon les chiffres officiels vénézuéliens, depuis février, un peu plus de 8.200 personnes ont été rapatriées au Venezuela depuis les États-Unis et le Mexique.

Dermatose des bovins: l’Etat démarre ce week-end la vaccination de 285.000 bovins

La France doit débuter ce week-end la vaccination de près de 285.000 bovins pour stopper la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans les Alpes, a annoncé vendredi le ministère de l’Agriculture.”Le maximum de doses disponibles” a été commandé auprès de la banque de vaccins de l’Union européenne afin de faire face à l’épizootie et ils sont “en cours de distribution”, a indiqué le ministère dans un communiqué. Ces doses de vaccins, prises en charge par l’Etat, permettront de vacciner des bovins dans des rayons de 50 kilomètres autour des foyers déclarés, dans quatre départements: la Savoie, la Haute-Savoie, l’Ain et l’Isère.La campagne de vaccination doit débuter dans un périmètre situé à 20 kilomètres autour des foyers (zone de protection), en direction du centre de cette zone de protection pour limiter l’extension de la maladie, mais aussi en direction de l’extérieur de cette zone pour un “effet barrière”, selon le ministère.Une deuxième ligne de vaccination des élevages situés à proximité des foyers doit également être engagée. La campagne “s’amplifiera dès le début de la semaine prochaine”, a indiqué le ministère.Après l’apparition d’un premier cas en Italie, le 20 juin en Sardaigne, un premier cas de dermatose nodulaire en France a été détecté le 29 juin à Entrelacs, en Savoie. Cette maladie virale conduit à “des pertes de production importantes” qui peuvent aller “jusqu’à la mort d’une partie du cheptel infecté”, selon le ministère.Depuis, la propagation a été rapide: au 16 juillet, 26 foyers avaient été détectés dans deux départements, la Savoie et la Haute-Savoie, selon le site du ministère.Le ministère de l’Agriculture avait annoncé mercredi que la détection d’un cas de DNC dans un élevage de bovins entraînerait l’abattage total des animaux dans le foyer d’infection et une campagne de vaccination obligatoire dans la zone autour. L’Etat doit indemniser les propriétaires d’animaux euthanasiés et prendra en charge l’élimination des carcasses en cas d’abattage de bovins, selon un arrêté publié au Journal officiel vendredi.La Confédération paysanne, 3e syndicat de la profession, a réaffirmé jeudi son “opposition aux abattages totaux des troupeaux dès la première analyse positive à la DNC”. Plusieurs de ses membres se relaient dans deux fermes pour faire barrage aux abattages.

CBS says Stephen Colbert’s ‘The Late Show’ to end in May 2026

“The Late Show with Stephen Colbert,” a staple of late-night US television, will end in 2026, the CBS network said, days after the comedian blasted parent company Paramount’s $16 million settlement with President Donald Trump as “a big fat bribe.”CBS said in a statement the cancellation was “purely a financial decision against a challenging backdrop in late night,” and was “not related in any way to the show’s performance, content or other matters happening at Paramount.””Next year will be our last season,” the host announced on Thursday’s episode, to boos and shouts of disbelief. “The network will be ending the show in May.”Paramount reached the settlement with Trump this month in a lawsuit the entertainment giant had described as meritless.Trump had sued Paramount for $20 billion last year, alleging that CBS News’ “60 Minutes” news program deceptively edited an interview with his 2024 election rival, Kamala Harris, in her favor.Paramount is meanwhile seeking to close its $8 billion merger with the entertainment company Skydance, which needs federal government approval.Colbert said on Thursday the cancellation was not just the end of his show but the end of the decades-old “Late Show” franchise, which has been broadcast continuously on CBS since 1993 and was previously hosted by David Letterman.”I’m not being replaced. This is all just going away,” Colbert said.-‘America deserves to know’-Trump celebrated the cancellation, writing on his Truth Social platform, “I absolutely love that Colbert got fired. His talent was even less than his ratings.”Trump’s political opponents and other critics drew attention to the timing of the decision.”CBS canceled Colbert’s show just THREE DAYS after Colbert called out CBS parent company Paramount for its $16M settlement with Trump — a deal that looks like bribery,” Democratic Senator Elizabeth Warren said on social media platform X.”America deserves to know if his show was canceled for political reasons,” Warren said.Democratic Senator Adam Schiff, who was a guest on Colbert’s show on Thursday, said: “If Paramount and CBS ended the ‘Late Show’ for political reasons, the public deserves to know. And deserves better.”The Writers Guild of America called on the New York attorney general to investigate whether the move by CBS was intended to improperly curry favor with Trump.”Given Paramount’s recent capitulation to President Trump in the CBS News lawsuit, the Writers Guild of America has significant concerns that The Late Show’s cancelation is a bribe, sacrificing free speech to curry favor with the Trump Administration as the company looks for merger approval,” it said in a statement.Jimmy Fallon, host of NBC’s “The Tonight Show” and one of Colbert’s rivals, posted on Instagram that “I’m just as shocked as everyone.””I really thought I’d ride this out with him for years to come,” wrote Fallon, whom Trump had earlier referred to as “the Moron on NBC who ruined the once great Tonight Show.”Late night talk show host Jimmy Kimmel, whose program airs on ABC, chimed in: “Love you Stephen.”CBS said in its Thursday statement it was “proud that Stephen called CBS home.””He and the broadcast will be remembered in the pantheon of greats that graced late night television,” its statement said.Colbert, once a regular on Comedy Central, made use of humor in his incisive political commentary and succeeded Letterman as the host of “The Late Show” in 2015.The late-night television landscape has long been dominated by satirical comedy shows that blend entertainment with political commentary. For decades, these programs have served as television touchstones, with hosts like Johnny Carson, Jay Leno, Letterman and — more recently — Colbert, Fallon and Kimmel shaping public discourse through humor and celebrity interviews.

Bébé mort à l’hôpital à Lille: sa famille lance un appel à témoins

Un appel à témoins face à une immense incompréhension: la famille de la petite Zayneb, nourrisson prématuré retrouvé blessé au sol dans un service de néonatalogie du CHU de Lille et décédé quelques jours plus tard, cherche à comprendre ce qui a mené au drame.Un enfant qui déambule sans surveillance dans le service et entre dans la chambre de bébés très fragiles, un service insuffisamment sécurisé, une surveillance trop distante… La famille de la petite fille, qui avait cinq jours lors des faits, dit avoir constaté des anomalies “concernant la sécurité de l’hôpital Jeanne de Flandre”, la maternité du CHU.Elle appelle donc toute famille ayant constaté des éléments similaires à témoigner, a expliqué à l’AFP Karima Farhi, cousine du père, devenue la porte-parole de la famille qui habite Tourcoing. Les personnes souhaitant témoigner sont invitées à contacter le parquet de Lille.Vendredi, une semaine après la découverte du bébé au sol, la procureure Carole Étienne a indiqué qu’elle était morte d’un traumatisme “compatible avec une chute” et confirmé qu’un enfant avait été vu près du berceau au moment des faits.Les faits se sont déroulés le 11 juillet, en fin de matinée, au sein du service de néonatologie de l’hôpital Jeanne de Flandre, l’une des principales maternités de la région. La petite fille, née à 7 mois en demi de grossesse, est décédée mardi.La procureure a confirmé les déclarations de la famille du nourrisson, qui a pointé le comportement perturbateur du frère d’un autre bébé hospitalisé dans le service, et indiqué qu’un “enfant de six ans, membre d’une autre famille, a effectivement été vu à proximité du berceau et de l’enfant au sol”.L’enquête ouverte pour “recherche des causes de la mort” se poursuit.Les jours précédents, “le grand-père maternel (de Zayneb) est allé voir la maman du petit garçon à deux reprises pour lui indiquer qu’il fallait qu’elle surveille son enfant”, rapporte Mme Farhi. La veille du drame, la mère de Zayneb l’avait retrouvée sans sa couche ni son matériel médical, mais le personnel avait répondu à ses interrogations qu’elle avait dû les enlever toute seule, ajoute-t-elle.- “Plus jamais” -Elle souligne que “le personnel médical avait été prévenu” du “comportement anormal depuis plusieurs jours” du garçonnet, déjà vu à proximité de la petite Zayneb, “qu’il appelait +ma poupée+”.”Ce que ne veut pas la maman”, une jeune femme de 23 ans dont Zayneb était le premier enfant, “c’est qu’on pense qu’elle a laissé son enfant sans surveillance” alors qu'”elle l’a confié au personnel hospitalier” pendant qu’elle réalisait les formalités pour sa propre sortie de l’hôpital, dans un autre service, insiste la cousine. Le centre hospitalier, évoquant dans un communiqué de presse mercredi “un événement exceptionnel particulièrement grave et bouleversant”, a strictement limité les visites en néonatologie.Désormais, seuls les parents peuvent rendre visite aux bébés qui y sont hospitalisés, des mesures “maintenues tant que nécessaire” a précisé l’hôpital à l’AFP vendredi. Une enquête administrative interne est également en cours, qui devrait aboutir d’ici deux semaines. La famille du nourrisson, qui ne sait pas encore si elle portera plainte, a appelé l’hôpital à “assumer sa responsabilité” pour que “cela n’arrive plus jamais”.Le livret d’accueil du CHU stipule que dans l’unité de néonatalogie, “les frères et sœurs sont admis mais doivent être accompagnés et surveillés”.”On ne peut pas accepter que (…) ça devienne un enfant livré à lui-même et que ni le personnel soignant ni l’hôpital n’est responsable”, estime Mme Farhi, évoquant la possibilité d’un système de garde.La famille a, selon elle, également été choquée qu’un membre de la direction réponde à ses questions sur l’état de vétusté du service en indiquant que des travaux auraient lieu en 2030. Des délégués syndicaux ont réclamé une réunion extraordinaire de la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) de l’hôpital “pour parler du contexte du service à ce moment-là et pendant les semaines qui précédaient”, a indiqué une source syndicale, ajoutant: “on attend toujours”.