Affaire Le Scouarnec: information judiciaire ouverte pour non-empêchement de crime

Ceux qui ont fermé les yeux sur les agissements du pédocriminel Joël Le Scouarnec vont-ils être inquiétés ? Le parquet de Lorient a annoncé vendredi l’ouverture d’une information judiciaire contre X pour abstentions volontaires d’empêcher des crimes et délits.”Je vous confirme avoir requis en juin 2025 (…) l’ouverture d’une information judiciaire contre X des chefs d’abstentions volontaires d’empêcher des crimes et délits contre l’intégrité physique des personnes”, a indiqué Stéphane Kellenberger, procureur de Lorient, confirmant une information du quotidien Ouest-France.Cette annonce intervient moins de deux mois après la condamnation de l’ex-chirurgien, âgé de 74 ans, par la cour criminelle du Morbihan à 20 ans de réclusion pour des violences sexuelles sur 298 victimes, la plupart mineures et en “état d’endormissement” au moment des faits.”A la suite de l’enquête préliminaire initiée par mes soins en 2020 sur ces mêmes qualifications, cette saisine va permettre au magistrat instructeur de diligenter, dans ce cadre, tous actes utiles complémentaires, notamment aussi à la lumière des éléments issus du procès” qui s’est tenu de fin février à fin mai, a ajouté le magistrat.Pour Me Thibaut Kurzawa, avocat de la défense, cette ouverture d’une information judiciaire est “logique” et “n’est pas une surprise”.Joël Le Scouarnec “a toujours reconnu ses actes, il les a même avoués cette année, donc, après (…) si on estime que d’autres personnes ont une part de responsabilité dans la survenance, voire la poursuite des actes de Monsieur le Scouarnec, c’est à la justice de le dire”, a-t-il ajouté.Joël Le Scouarnec, pourtant condamné dès 2005 pour détention d’images pédopornographiques à quatre mois de prison avec sursis, avait continué à exercer sans encombre en tant que chirurgien dans différents établissements de l’ouest de la France, multipliant les victimes jusqu’à son arrestation.Ni les autorités sanitaires, ni les institutions hospitalières ni les différentes instances de l’Ordre des médecins n’avaient agi pour encadrer sa pratique médicale.Lors du procès, le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM), qui s’était constitué partie civile, avait notamment dit “regretter” les “dysfonctionnements” ayant permis au chirurgien de poursuivre sa carrière pendant plus d’une décennie après une première condamnation pour pédocriminalité en 2005.- Se renvoyer “la balle” -Selon Stéphane Kellenberger, cité par Ouest-France, il faut distinguer “ce qui pourrait relever de la responsabilité civile ou administrative et de la responsabilité pénale. Il y a ceux qui savaient mais qui, peut-être pas sciemment, ont fait preuve de négligence”. Lors de ses réquisitions, M. Kellenberger, qui officiait comme avocat général, s’était interrogé : “Joël Le Scouarnec devait-il être seul dans le box?””Il aurait pu être fait mieux, être fait autrement, même au milieu du fameux mille-feuille administratif français, chacun se renvoyant allègrement la balle jusqu’à ce que cette balle soit perdue et percute des innocents”, avait lancé le magistrat.Une ancienne responsable d’un des hôpitaux dans lesquels avait exercé le praticien a admis “un loupé”, quand une autre avait justifié l’embauche du pédocriminel en raison d’un criant “besoin de chirurgiens”.”C’est vrai qu’il manquait de toute façon toutes les responsabilités (…) secondaires”, a estimé vendredi auprès de l’AFP Me Marie Grimaud, qui représentait une quarantaine de parties civiles lors du procès à Vannes.Pendant le procès, une enquête préliminaire concernant “des victimes éventuellement non identifiées ou nouvellement déclarées” du pédocriminel avait été ouverte après des aveux de l’accusé.Le 28 février, Joël Le Scouarnec avait notamment reconnu “des actes d’abus sexuels” sur sa petite-fille, face à l’un de ses fils venu témoigner à la barre et père de l’enfant.Après l’arrestation du chirurgien en mai 2017, les forces de l’ordre avaient découvert chez lui des journaux intimes dans lesquels il consignait les noms de patients et les descriptions des agressions. Selon Joël Le Scouarnec, certains auraient été détruits.

Val-d’Oise: quatre policiers mis en examen, accusés de violences sur un adolescent

Quatre policiers ont été mis en examen vendredi et placés sous contrôle judiciaire pour violences et faux en écriture, après la dénonciation d’un adolescent les accusant de passage à tabac dans la nuit du 14 juillet, a indiqué le parquet de Pontoise à l’AFP.Conformément aux réquisitions du procureur, les agents ont été mis en examen pour faux en écriture et violences avec les circonstances aggravantes que les faits ont été commis en réunion et par des personnes dépositaires de l’autorité publique. Une mesure d’interdiction d’exercer leur profession a également été prise contre eux par le juge des libertés et de la détention, a ajouté le ministère public.”À Garges-lès-Gonesse, le 14 juillet vers 23 heures, un mineur de 17 ans faisait appel à ses proches et à des pompiers en présentant des blessures au visage qu’il imputait à des fonctionnaires de police en affirmant avoir été monté de force dans un véhicule après une course-poursuite à pied, puis avoir subi des coups avant d’être relâché”, a détaillé le procureur Guirec Le Bras dans un communiqué diffusé vendredi après-midi. Les infractions dont ces agents sont suspectés sont punies de peines pouvant s’élever à 5 ans d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende, a indiqué le procureur tout en rappelant le principe de présomption d’innocence.Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux montre le jeune assis sur un banc, l’arcade sourcilière et la lèvre en sang.Après examen de l’adolescent, le médecin de l’unité médico-judiciaire de Pontoise-Gonesse a établi son incapacité totale de travail (ITT) à trois jours, selon les précisions apportées vendredi par le ministère public. D’après le récit du député LFI de la circonscription Carlos Martens Bilongo, qui s’est entretenu mercredi avec le mineur, le lycéen était en train de faire une commission dans un magasin lorsque des policiers l’ont accusé de les filmer.”Ils lui ont dit +on va te niquer+. Du coup, il a pris peur et est parti en courant (…) Il a subi une agression gratuite, il s’est fait tabasser par quatre policiers”, avait déclaré mercredi à l’AFP M. Bilongo.En fin d’après-midi vendredi, le ministre de l’Intérieur a réagi, via son compte X, en qualifiant de “graves” les accusations portées contre les policiers. “La justice devra faire toute la lumière sur ce qui s’est passé. L’exemplarité des forces de l’ordre n’est pas négociable,” a commenté Bruno Retailleau.Les policiers mis en cause contestent les accusations de violences, a indiqué à l’AFP leur conseil, Me Inès Davau. “Il est particulièrement inquiétant de voir ces fonctionnaires jetés en pâture, dans une polémique nourrie notamment par un député de la République”, a ajouté l’avocate.

Narcotrafic: Nîmes instaure un couvre-feu provisoire pour les mineurs

La Ville de Nîmes a annoncé l’instauration dès lundi soir d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 16 ans et le préfet renforce les moyens policiers, après une succession d’actes criminels liés au narcotrafic. Ce couvre-feu, instauré de 21H00 à 06H00, dans les secteurs les plus sensibles de la ville pour une durée de 15 jours “renouvelable si nécessaire”, est “une mesure préventive destinée à protéger les mineurs (non accompagnés, ndlr), éviter qu’ils soient exposés aux violences en cours et contenir les tensions”, écrit la mairie dans un communiqué.cette décision intervient après une succession de “fusillades, règlements de comptes, tensions entre bandes”, énumère la collectivité.Dernier incident en date: jeudi soir, une fusillade a éclaté sur l’une des places principales du quartier Pissevin, ne faisant aucun blessé mais avec, selon le parquet, “des impacts de balles sur un mur d’immeuble voisin et une porte d’ascenseur”.Mardi, c’est le corps d’un jeune de 19 ans, tué par balles et partiellement calciné, qui avait été retrouvé dans un village proche de Nîmes. Ce meurtre, pour lequel une enquête a été ouverte, pourrait “être en lien avec une succession de faits de nature criminelle survenus ces dernières semaines dans les quartiers nîmois” de Pissevin, Valdegour et Mas de Mingue, selon la procureure de Nîmes, Cécile Gensac. D’après une source proche du dossier, le jeune homme était originaire de Seine-saint-Denis. Le procédé fait penser aux pratiques, déjà courantes à Marseille, où les trafiquants attirent, par le mirage de l’argent, une  main d’oeuvre très jeune venue d’autres régions de France, souvent fragile et plus facilement sacrifiable. Le 10 juillet, dans le quartier prioritaire du Mas de Mingue, un homme a été tué par balles et un autre blessé par des assaillants en voiture qui ont pris la fuite. Le 27 juin, une fusillade avait fait six blessés, dont quatre mineurs, au pied des immeubles de Valdegour, en pleine journée.Dans ce contexte, le préfet du Gard Jérôme Bonet a également annoncé l’arrivée d’une seconde compagnie républicaine de sécurité (CRS) et la mise à disposition de services spécialisés nationaux “afin de renforcer les enquêteurs nîmois”. Des représentants de la ville, de l’agglomération, des sapeurs-pompiers, de la Poste – dont un bureau est présent au coeur du quartier -, ont été réunis vendredi par le préfet “afin de convenir des modalités de sécurisation des différents agents et services publics de ces quartiers”. D’autres réunions suivront avec les bailleurs et le tissu associatif de ces quartiers. “Depuis quelques jours la situation est devenue intenable à cause de l’action armée des narcoterroristes, créant ainsi un climat de peur et de terreur, s’est ému le maire Les Républicains de Nîmes, Jean-Paul Fournier.

G20: les ministres des Finances plaident pour l’indépendance des banques centrales

Les ministres des Finances du G20 ont plaidé vendredi pour la coopération multilatérale et l’indépendance des banques centrales, affichant un consensus a minima dans un monde secoué par les droits de douanes imposés tous azimuts par Donald Trump.Pour “assurer la stabilité des prix”, l”‘indépendance des banques centrales est cruciale” se sont accordés les argentiers du G20 dans un premier communiqué commun depuis que l’Afrique du Sud a pris la présidence du groupe à la suite du Brésil en novembre.Cette déclaration signée par les Etats-Unis intervient après les critiques renouvelées du président américain Donald Trump à l’encontre du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Jerome Powell, accusé encore cette semaine de faire du “mauvais boulot”.”C’est vraiment l’une de mes pires nominations”, l’a attaqué de nouveau vendredi le président américain sur son réseau social Truth, demandant une baisse de plus de trois points des taux d’intérêts directeurs.Le numéro un du Trésor américain Scott Bessent était toutefois absent à Durban, comme lors de la première réunion en février au Cap, mais représenté par le sous-secrétaire du Trésor aux Affaires internationales, Michael Kaplan.En pleine polémique sur une prétendue “persécution” des fermiers blancs par Pretoria, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait boycotté la réunion des ministres des Affaires étrangères en Afrique du Sud, premier pays du continent à présider le groupe.- Environnement “difficile” -“Il est important de signaler que les États-Unis restent engagés dans le format du G20 et qu’ils ont également accepté ce communiqué commun”, a relevé le Commissaire européen à l’Economie Valdis Dombrovskis devant les médias à l’issue de la réunion plénière où les “niveaux élevés d’incertitude politique” ont été au coeur des discussions, selon le FMI.”(La réunion) a été difficile dans cet environnement”, a reconnu le ministre des Finances sud-africain Enoch Godongwana. “Réussir ce que nous avons fait dans ce contexte, je pense que c’est une grande réussite”.Reconnaissant des “risques existants et émergents pour l’économie mondiale”, les membres “soulignent l’importance de renforcer la coopération multilatérale” après des mois de décisions unilatérales des Etats-Unis chamboulant les règles du jeu international.Washington doit justement succéder à Pretoria à l’issue du sommet des chefs d’Etat les 22 et 23 novembre à Johannesburg, où la présence de Donald Trump demeure incertaine.En pleine escalade commerciale du président américain, qui a menacé l’Union Européenne de 30% de surtaxes douanières au 1er août, les financiers du G20 se sont aussi accordés sur “l’importance de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour faire avancer les questions commerciales”.Tout en estimant que l’OMC, mise à mal par la politique du locataire de la Maison Blanche, nécessitait une “réforme importante”.Les discussions, qui ont eu lieu dans un luxueux hôtel en dehors de la ville côtière de Durban, ont porté sur la manière de “préserver un système commercial multilatéral fondé sur des règles” ainsi que la fiscalité mondiale, a ajouté Valdis Dombrovskis.Les dirigeants se sont fixé l’objectif de “trouver une solution équilibrée et pratique qui soit acceptable pour tous” au sujet de la taxation minimale des multinationales dans le monde à 15%, quelques semaines après que Donald Trump a obtenu une exemption pour ses entreprises de cette mesure âprement négociée durant des années sous les auspices de l’OCDE.S’agissant de la dette des pays moins avancés, un des sujets portés par la présidence sud-africaine, qui a par ailleurs choisi le thème “Solidarité, égalité, durabilité” pour cette édition, le G20 s’est dit déterminé “à remédier aux vulnérabilités de la dette” dans ces pays en “renforçant davantage la mise en œuvre du cadre commun du G20”, déjà existant.Concernant l’environnement et le changement climatique, un des thèmes de friction avec les Etats-Unis, le groupe s’en tient à une formule lapidaire en prenant “acte de la prochaine COP30 à Belem” au Brésil du 10 au 21 novembre.”Tandis que les sécheresses, inondations et les catastrophes climatiques menacent le Sud global, l’inaction du G20 est une trahison”, a réagi l’ONG Oxfam. “L’argent est là: il est temps de taxer les super-riches et les profits excessifs (tirés) des énergies fossiles”.

Argentines commemorate Jewish center bombing, demand justice

Hundreds of Argentines gathered Friday to commemorate the 1994 bombing of a Jewish cultural center that killed dozens, demanding justice for a crime for which there has not yet been a trial.In the worst such attack in Argentina’s history, a car bomb on July 18, 1994, killed 85 people and injured more than 300 at the seven-story Argentine Israelite Mutual Association (AMIA) building in Buenos Aires.Two years earlier, an explosion at the Israeli embassy killed 29 and wounded 200.”Impunity persists, terrorism too” was the slogan for Friday’s 31st commemoration of the AMIA attack — the second such event attended by President Javier Milei, a staunch defender of Israel.Survivors and victims’ relatives hope there will be movement under Catholic-born Milei, who has already visited Israel twice since taking office in December 2023, and has professed a deep interest in Judaism.In April 2024, an Argentine court found Iran and Hezbollah were responsible for what it called a crime against humanity.It ruled the likely motive for the attacks was the cancellation by the Argentine government under then-president Carlos Menem of three contracts with Iran for the supply of nuclear equipment and technology.In June, a judge authorized a trial in absentia against ten Iranian and Lebanese defendants — former ministers and diplomats. No date has been set.Iran has always denied any involvement and has refused to hand over any suspects.- Cover-up? -The Memoria Activa organization, which represents victims’ families, rejects a trial in absentia as it believes it “essential for the accused to participate” for the whole truth to come out.The AMIA itself is in favor, but has cautioned that “holding a trial only for it to end… in some sort of nullity or a declaration of unconstitutionality would once again be very painful for everyone.”Both organizations have been highly critical of the Argentine state’s handling of the case. Last year, the Inter-American Court of Human Rights in San Jose, Costa Rica, found the state responsible for not preventing, or properly investigating, the AMIA attack.It also blamed the state for efforts to “cover up and obstruct the investigation.”Prosecutor Alberto Nisman, investigating accusations of a cover-up against former president Cristina Kirchner, was later found murdered.No one was ever charged over his death.Argentina is host to the largest Jewish community in Latin America, with nearly 300,000 people living mostly in Buenos Aires. 

Retours de bâton pour Vivendi, sermonné par la Commission européenne et l’AMF

Double revers pour Vivendi: accusée par la Commission européenne d’avoir anticipé sa prise de contrôle de Lagardère, la société dans le giron de Vincent Bolloré a également vu vendredi le gendarme boursier français tancer la mise en oeuvre de sa scission fin 2024.Dans une première décision rendue dans la matinée, l’Autorité des marchés financiers (AMF) française a demandé au milliardaire de déposer une offre pour racheter les actions de Vivendi qu’il ne détient pas déjà, alors que c’est ce qu’il voulait précisément éviter lors de cette scission.Vivendi avait alors été découpé en quatre entités cotées: Canal+ (médias) à Londres, Havas (communication) à Amsterdam, Louis Hachette Group (édition) à Paris sur le marché Euronext Growth et la holding, qui est restée en Bourse à Paris.L’AMF avait été saisie par le fonds Ciam, actionnaire minoritaire de la société, qui contestait l’opération.- Indemnités -Le gendarme de la Bourse de Paris avait initialement estimé que le groupe Bolloré, ne pouvant “pas être considéré comme contrôlant Vivendi”, dont il détient directement 29,9%, n’avait pas à lancer une offre publique de retrait.Mais la cour d’appel de Paris avait ensuite demandé à l’AMF de réexaminer sa décision. Dans son nouvel avis, celle-ci a décidé que la société Bolloré et Vincent Bolloré étaient “tenus au dépôt d’un projet d’offre publique de retrait” (OPR) des titres Vivendi dans un délai de six mois.Elle considère en effet que la part de Bolloré dans Vivendi dépasse le seuil des 30 % en intégrant les actions auto-détenues par le groupe (3,7% du capital), soit le seuil qui déclenche en France l’obligation de lancer une OPR pour racheter les titres restants.Cela ne remet pas en cause la scission, mais pourrait à terme aboutir au versement d’importantes indemnités aux actionnaires.Le groupe Bolloré n’a pas souhaité réagir.A la Bourse de Paris, le cours de l’action Vivendi a terminé en forte hausse de 13,26% à 3,33 euros, les actionnaires s’attendant à bénéficier d’une prime au moment de l’offre.Mais, douche froide en fin de journée: la Commission européenne a accusé le groupe français d’avoir enfreint les règles de l’UE en matière de concurrence en prenant trop tôt le contrôle du groupe Lagardère, à l’issue de son rachat fleuve.Elle estime en effet que le groupe exerçait “une influence” éditoriale “déterminante” sur plusieurs médias de Lagardère avant que la prise de contrôle soit notifiée à Bruxelles le 24 octobre 2022.Vivendi encourt une amende pouvant atteindre 10% de son chiffre d’affaires total. Celui-ci s’est élevé à 292 millions d’euros en 2024, après la scission. Avant cette opération, il avait atteint un peu plus de 10 milliards d’euros en 2023.- Vivendi conteste -Aussitôt, le groupe a indiqué qu’il “contestait les allégations de la Commission européenne” et “répondrait” aux griefs “afin d’obtenir sa mise hors de cause et la clôture de l’enquête”, selon un communiqué.L’annonce de Bruxelles vendredi “marque seulement l’ouverture de la phase contradictoire de la procédure”, a insisté l’entreprise.Selon l’enquête de la Commission, Vivendi surveillait “de près” et intervenait régulièrement dans les décisions stratégiques concernant la ligne éditoriale, ainsi que les couvertures et les articles des magazines et journaux du groupe Lagardère, Paris Match et le Journal du Dimanche, ainsi que de la radio Europe 1. Bruxelles reproche aussi à Vivendi son intervention dans les décisions relatives aux licenciements et recrutements de journalistes pour ces médias.La Commission européenne avait annoncé il y a deux ans l’ouverture d’une enquête formelle, peu après avoir accordé à Vivendi l’autorisation d’absorber son ancien rival, à condition de céder sa filiale édition et le magazine Gala.L’ONG Reporters sans frontières avait réclamé une telle enquête, “compte tenu des nombreux signaux attestant d’une emprise croissante de Vincent Bolloré”.A Paris Match par exemple, l’arrivée en septembre 2022 de Laurence Ferrari pour succéder au rédacteur en chef Bruno Jeudy avait été interprétée comme une marque de la mainmise du milliardaire breton, alors premier actionnaire de Lagardère.Bruno Jeudy avait dénoncé l’absence de une consacrée à Emmanuel Macron au lendemain de sa réélection à la présidence française en 2022 et la couverture dédiée au cardinal ultra-conservateur Robert Sarah.En 2021, Europe 1 avait pour sa part annoncé un rapprochement avec la très conservatrice chaîne d’informations CNews, propriété de Vivendi, entraînant une vague de départs volontaires ou contraints après une grève historique, sur fond de craintes concernant la droitisation de la radio.Interrogé vendredi par l’AFP, Lagardère n’a pas souhaité faire de commentaire. Il a été absorbé en novembre 2023 par Vivendi et fait désormais partie de Louis Hachette Group.

Des hauts dignitaires chrétiens à Gaza après des tirs israéliens meurtriers sur une église

Les deux plus hauts dignitaires chrétiens de la Terre Sainte ont effectué une rare visite vendredi à Gaza, après des tirs israéliens meurtriers sur une église catholique dans le territoire palestinien, qui ont provoqué des condamnations internationales.Cette rare visite dans la bande de Gaza ravagée par plus de 21 mois de guerre entre Israël et le Hamas, intervient au lendemain des “profonds” regrets exprimés par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, après selon lui un “tir indirect” qui a touché l’église de la Sainte-famille à Gaza-ville.C’est la seule église catholique de la bande de Gaza, où la guerre a été déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.Israël contrôle strictement l’accès à la bande de Gaza assiégée, où la Défense civile a fait état d’au moins 33 morts dans de nouveaux bombardements israéliens, notamment à Khan Younès.Dans cette ville du sud, des habitants ont fouillé à mains nues les décombres à la recherche de survivants.”Des familles entières sont ensevelies sous les gravats”, a déclaré à l’AFP Louai Abou Sahloul, un proche des victimes.- “Comme des morts-vivants” -“Les gens sont comme des morts-vivants, épuisés par la faim, la douleur et la destruction”, a-t-il ajouté.Interrogée à propos de la frappe à Khan Younès, l’armée israélienne a déclaré à l’AFP avoir frappé une “infrastructure terroriste appartenant au Hamas” et assuré avoir pris des mesures pour limiter les risques pour les civils.Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a en outre fait état de la mort de 10 personnes en quête d’aide humanitaire, dont neuf près d’un centre d’aide américain, tués selon lui par des tirs israéliens près de Rafah, dans le sud du territoire.Dans la ville de Gaza, le patriarche latin catholique de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa, et son homologue grec orthodoxe, Théophilos III, ont visité l’église de la Sainte-Famille.”Les patriarches ont rencontré des familles ayant trouvé refuge sur place. Ils ont présenté leurs condoléances (…) ont constaté personnellement les dégâts subis par l’église lors de la récente frappe”, a indiqué le Patriarcat latin de Jérusalem.Ils ont également récité des prières et allumé des bougies dans l’église grecque orthodoxe Saint-Porphyre.Le patriarcat latin de Jérusalem avait plus tôt exprimé “la préoccupation des églises de la Terre Sainte pour la communauté de Gaza”.- “Mort imminente” -Les deux responsables religieux ont déclaré que des agences humanitaires avaient facilité leur visite qui a par ailleurs permis la livraison de vivres et de matériel médical d’urgence à la population civile au bord de la famine selon l’ONU.”Nous alertons sur le fait que des centaines de personnes, dont le corps est complètement décharné, sont désormais en danger de mort imminente”, a déclaré vendredi le médecin Sohaib al-Hums, directeur de l’hôpital de campagne koweïtien situé dans la zone d’Al-Mawassi, à Khan Younès. Vendredi, le pape Léon XIV, lors d’une conversation téléphonique avec M. Netanyahu, a appelé à “redynamiser les négociations” en vue d’un cessez-le-feu et exprimé “sa préoccupation face à la situation humanitaire dramatique” à Gaza.Mais les négociations indirectes entre le Hamas et Israël sont dans l’impasse, la branche armée du Hamas accusant vendredi Israël de les bloquer.Jeudi, le patriarcat latin avait affirmé qu’une “frappe de l’armée israélienne” avait touché le complexe de l’église, où sont réfugiés des centaines de déplacés palestiniens, faisant trois morts et 10 blessés parmi lesquels le père Gabriel Romanelli.”Israël regrette profondément qu’un tir indirect ait atteint l’église de la Sainte-Famille”, a indiqué M. Netanyahu jeudi.L’armée israélienne a suggéré “que des éclats d’un obus tiré lors d’une opération dans le secteur ont touché par erreur l’église”.- “Un abri sûr” -Pour le patriarcat latin, “viser un site sacré qui abrite environ 600 déplacés, en majorité des enfants, est une violation flagrante (…) du caractère sacré des sites religieux, supposés fournir un abri sûr en temps de guerre”.Jeudi, Pierbattista Pizzaballa a déclaré à Vatican News: “ce que nous savons avec certitude, c’est qu’un char a frappé directement l’église”.Gaza compte environ un millier de chrétiens, sur une population de plus de deux millions de personnes. La plupart des chrétiens sont des orthodoxes mais, selon le patriarcat, environ 135 catholiques vivent dans le territoire palestinien.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Israël a juré de détruire le Hamas et a lancé en représailles une offensive destructrice dans laquelle au moins 58.667 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Des hauts dignitaires chrétiens à Gaza après des tirs israéliens meurtriers sur une église

Les deux plus hauts dignitaires chrétiens de la Terre Sainte ont effectué une rare visite vendredi à Gaza, après des tirs israéliens meurtriers sur une église catholique dans le territoire palestinien, qui ont provoqué des condamnations internationales.Cette rare visite dans la bande de Gaza ravagée par plus de 21 mois de guerre entre Israël et le Hamas, intervient au lendemain des “profonds” regrets exprimés par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, après selon lui un “tir indirect” qui a touché l’église de la Sainte-famille à Gaza-ville.C’est la seule église catholique de la bande de Gaza, où la guerre a été déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.Israël contrôle strictement l’accès à la bande de Gaza assiégée, où la Défense civile a fait état d’au moins 33 morts dans de nouveaux bombardements israéliens, notamment à Khan Younès.Dans cette ville du sud, des habitants ont fouillé à mains nues les décombres à la recherche de survivants.”Des familles entières sont ensevelies sous les gravats”, a déclaré à l’AFP Louai Abou Sahloul, un proche des victimes.- “Comme des morts-vivants” -“Les gens sont comme des morts-vivants, épuisés par la faim, la douleur et la destruction”, a-t-il ajouté.Interrogée à propos de la frappe à Khan Younès, l’armée israélienne a déclaré à l’AFP avoir frappé une “infrastructure terroriste appartenant au Hamas” et assuré avoir pris des mesures pour limiter les risques pour les civils.Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a en outre fait état de la mort de 10 personnes en quête d’aide humanitaire, dont neuf près d’un centre d’aide américain, tués selon lui par des tirs israéliens près de Rafah, dans le sud du territoire.Dans la ville de Gaza, le patriarche latin catholique de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa, et son homologue grec orthodoxe, Théophilos III, ont visité l’église de la Sainte-Famille.”Les patriarches ont rencontré des familles ayant trouvé refuge sur place. Ils ont présenté leurs condoléances (…) ont constaté personnellement les dégâts subis par l’église lors de la récente frappe”, a indiqué le Patriarcat latin de Jérusalem.Ils ont également récité des prières et allumé des bougies dans l’église grecque orthodoxe Saint-Porphyre.Le patriarcat latin de Jérusalem avait plus tôt exprimé “la préoccupation des églises de la Terre Sainte pour la communauté de Gaza”.- “Mort imminente” -Les deux responsables religieux ont déclaré que des agences humanitaires avaient facilité leur visite qui a par ailleurs permis la livraison de vivres et de matériel médical d’urgence à la population civile au bord de la famine selon l’ONU.”Nous alertons sur le fait que des centaines de personnes, dont le corps est complètement décharné, sont désormais en danger de mort imminente”, a déclaré vendredi le médecin Sohaib al-Hums, directeur de l’hôpital de campagne koweïtien situé dans la zone d’Al-Mawassi, à Khan Younès. Vendredi, le pape Léon XIV, lors d’une conversation téléphonique avec M. Netanyahu, a appelé à “redynamiser les négociations” en vue d’un cessez-le-feu et exprimé “sa préoccupation face à la situation humanitaire dramatique” à Gaza.Mais les négociations indirectes entre le Hamas et Israël sont dans l’impasse, la branche armée du Hamas accusant vendredi Israël de les bloquer.Jeudi, le patriarcat latin avait affirmé qu’une “frappe de l’armée israélienne” avait touché le complexe de l’église, où sont réfugiés des centaines de déplacés palestiniens, faisant trois morts et 10 blessés parmi lesquels le père Gabriel Romanelli.”Israël regrette profondément qu’un tir indirect ait atteint l’église de la Sainte-Famille”, a indiqué M. Netanyahu jeudi.L’armée israélienne a suggéré “que des éclats d’un obus tiré lors d’une opération dans le secteur ont touché par erreur l’église”.- “Un abri sûr” -Pour le patriarcat latin, “viser un site sacré qui abrite environ 600 déplacés, en majorité des enfants, est une violation flagrante (…) du caractère sacré des sites religieux, supposés fournir un abri sûr en temps de guerre”.Jeudi, Pierbattista Pizzaballa a déclaré à Vatican News: “ce que nous savons avec certitude, c’est qu’un char a frappé directement l’église”.Gaza compte environ un millier de chrétiens, sur une population de plus de deux millions de personnes. La plupart des chrétiens sont des orthodoxes mais, selon le patriarcat, environ 135 catholiques vivent dans le territoire palestinien.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Israël a juré de détruire le Hamas et a lancé en représailles une offensive destructrice dans laquelle au moins 58.667 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Questions autour du don de 180.300 euros de Mbappé à cinq policiers

Kylian Mbappé pouvait-il le faire ? Quelle était la mission des policiers ? De nombreuses interrogations entourent le don de 180.300 euros du capitaine de l’équipe de France à cinq fonctionnaires chargés de la sécurité des Bleus, à l’origine de l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris.. Le don qui a déclenché l’affaireUn don de 60.300 euros de Kylian Mbappé au CRS chargé de la sécurité des Bleus, provenant de sa prime du Mondial-2022, a déclenché l’affaire car il a été signalé par un banquier à Tracfin, la cellule de renseignement financier de Bercy, en juillet 2024, selon une source ayant connaissance du dossier.Quatre brigadiers-chefs ont eux reçu 30.000 euros chacun dans ce même cadre, ce qui fait un total de 180.300 euros.”Le don reçu pour le Mondial-2022 était licite, fait par chèque et n’avait pas besoin d’être déclaré. Cela n’a aucun sens de faire un lien a posteriori entre ce don et les interventions réalisées par mon client en 2023 auprès de Kylian Mbappé dans le cadre de déplacements publics”, a assuré vendredi à l’AFP l’avocat du commandant, Jean-Baptiste Soufron.”Ces interventions qui n’ont bénéficié d’aucune contrepartie relevaient de son rôle normal de responsable de la sécurité, et ce d’autant plus qu’il l’avait déjà fait pour d’autres joueurs par le passé au cours de ses 21 ans de mise à disposition auprès de la FFF”, a précisé l’avocat.L’entourage de Kylian Mbappé a transmis un communiqué dans lequel il assure que “tout a été fait dans le respect des règles”, “sans aucune contrepartie”, ajoutant que “depuis ses débuts en équipe de France, il a toujours choisi de reverser l’intégralité de ses primes de sélection”.. L’enquête judiciaireSur cette affaire révélée par le Canard enchaîné, le parquet de Paris a confirmé jeudi avoir ouvert une enquête préliminaire pour travail dissimulé et blanchiment de fraude fiscale sur ces soupçons de prestations privées irrégulières.Ce signalement fait “état d’opérations financières atypiques au profit de cinq fonctionnaires de police” affectés à la protection des équipes de France, selon le parquet qui ajoute que “trois agents de sécurité privée” ont également été rétribués.La Fédération française de football (FFF) “ne fera aucun commentaire sur une enquête en cours, de surcroît s’agissant de faits extérieurs à son périmètre de responsabilité”, a-t-elle dit dans une déclaration envoyée à l’AFP.. L’enquête de l’IGPN, le voyage au CamerounSelon une source proche du dossier, à la suite du signalement de Tracfin, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête administrative visant le responsable de la sécurité.Celle-ci ne vise pas le don reçu de Mbappé mais l’éventualité que le CRS ait débordé le cadre de ses missions.L’un des déplacements de la star en juillet 2023 au Cameroun, pays d’origine de son père, où il était accompagné par le policier, est notamment visé par l’enquête.Les chèques correspondant au don de l’attaquant des Bleus sont antérieurs à ce voyage. Le commandant de police “n’a jamais été rémunéré pour sa présence auprès de Kylian” en Afrique, assure le camp Mbappé.Selon le Canard Enchaîné, qui a révélé l’affaire, il lui est demandé de rembourser 1,2 million d’euros, correspondant à ses salaires depuis 2011, une somme qu’une source a confirmé à l’AFP.. Une convention au cœur du problèmeLa mission exacte des forces de l’ordre auprès de l’équipe de France est régie par une convention que l’AFP n’a pas pu consulter mais que deux sources en ayant connaissance estiment “mal adaptée” à la réalité du travail des forces de l’ordre, excédant largement toujours selon ces mêmes sources ce qui est prévu par le texte.Il prévoirait notamment que le policier assure 80 jours par an de mission pour l’équipe de France, ce qui est bien en-dessous de son travail effectif selon les mêmes sources.Cette convention a été signée en 2011, pour cadrer une mission que le policier incriminé effectuait depuis 2004 auprès des Bleus.La FFF souligne pour sa part “la très grande qualité des services et le professionnalisme de l’équipe de fonctionnaires de police mise à sa disposition par le ministère de l’Intérieur pour la sécurisation de l’équipe de France”.

Questions autour du don de 180.300 euros de Mbappé à cinq policiers

Kylian Mbappé pouvait-il le faire ? Quelle était la mission des policiers ? De nombreuses interrogations entourent le don de 180.300 euros du capitaine de l’équipe de France à cinq fonctionnaires chargés de la sécurité des Bleus, à l’origine de l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris.. Le don qui a déclenché l’affaireUn don de 60.300 euros de Kylian Mbappé au CRS chargé de la sécurité des Bleus, provenant de sa prime du Mondial-2022, a déclenché l’affaire car il a été signalé par un banquier à Tracfin, la cellule de renseignement financier de Bercy, en juillet 2024, selon une source ayant connaissance du dossier.Quatre brigadiers-chefs ont eux reçu 30.000 euros chacun dans ce même cadre, ce qui fait un total de 180.300 euros.”Le don reçu pour le Mondial-2022 était licite, fait par chèque et n’avait pas besoin d’être déclaré. Cela n’a aucun sens de faire un lien a posteriori entre ce don et les interventions réalisées par mon client en 2023 auprès de Kylian Mbappé dans le cadre de déplacements publics”, a assuré vendredi à l’AFP l’avocat du commandant, Jean-Baptiste Soufron.”Ces interventions qui n’ont bénéficié d’aucune contrepartie relevaient de son rôle normal de responsable de la sécurité, et ce d’autant plus qu’il l’avait déjà fait pour d’autres joueurs par le passé au cours de ses 21 ans de mise à disposition auprès de la FFF”, a précisé l’avocat.L’entourage de Kylian Mbappé a transmis un communiqué dans lequel il assure que “tout a été fait dans le respect des règles”, “sans aucune contrepartie”, ajoutant que “depuis ses débuts en équipe de France, il a toujours choisi de reverser l’intégralité de ses primes de sélection”.. L’enquête judiciaireSur cette affaire révélée par le Canard enchaîné, le parquet de Paris a confirmé jeudi avoir ouvert une enquête préliminaire pour travail dissimulé et blanchiment de fraude fiscale sur ces soupçons de prestations privées irrégulières.Ce signalement fait “état d’opérations financières atypiques au profit de cinq fonctionnaires de police” affectés à la protection des équipes de France, selon le parquet qui ajoute que “trois agents de sécurité privée” ont également été rétribués.La Fédération française de football (FFF) “ne fera aucun commentaire sur une enquête en cours, de surcroît s’agissant de faits extérieurs à son périmètre de responsabilité”, a-t-elle dit dans une déclaration envoyée à l’AFP.. L’enquête de l’IGPN, le voyage au CamerounSelon une source proche du dossier, à la suite du signalement de Tracfin, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête administrative visant le responsable de la sécurité.Celle-ci ne vise pas le don reçu de Mbappé mais l’éventualité que le CRS ait débordé le cadre de ses missions.L’un des déplacements de la star en juillet 2023 au Cameroun, pays d’origine de son père, où il était accompagné par le policier, est notamment visé par l’enquête.Les chèques correspondant au don de l’attaquant des Bleus sont antérieurs à ce voyage. Le commandant de police “n’a jamais été rémunéré pour sa présence auprès de Kylian” en Afrique, assure le camp Mbappé.Selon le Canard Enchaîné, qui a révélé l’affaire, il lui est demandé de rembourser 1,2 million d’euros, correspondant à ses salaires depuis 2011, une somme qu’une source a confirmé à l’AFP.. Une convention au cœur du problèmeLa mission exacte des forces de l’ordre auprès de l’équipe de France est régie par une convention que l’AFP n’a pas pu consulter mais que deux sources en ayant connaissance estiment “mal adaptée” à la réalité du travail des forces de l’ordre, excédant largement toujours selon ces mêmes sources ce qui est prévu par le texte.Il prévoirait notamment que le policier assure 80 jours par an de mission pour l’équipe de France, ce qui est bien en-dessous de son travail effectif selon les mêmes sources.Cette convention a été signée en 2011, pour cadrer une mission que le policier incriminé effectuait depuis 2004 auprès des Bleus.La FFF souligne pour sa part “la très grande qualité des services et le professionnalisme de l’équipe de fonctionnaires de police mise à sa disposition par le ministère de l’Intérieur pour la sécurisation de l’équipe de France”.