“L’incertitude totale” sous Trump pèsera sur les investissements aux Etats-Unis, dit le patron de France 2030

Les investissements aux Etats-Unis ont encore nettement progressé l’an dernier au détriment de l’Europe, mais “l’incertitude totale” créée par la politique de Donald Trump finira par peser sur eux, estime auprès de l’AFP le patron de France 2030 Bruno Bonnell, peu avant l’ouverture du sommet Choose France.M. Trump “est totalement imprévisible, on ne sait absolument pas ce qu’il va décider demain, souligne-t-il, jugeant que “cela s’est quand même pas mal refroidi” aux Etats-Unis, ajoute M. Bonnell.France 2030 est le plan d’investissement sur cinq ans de 54 milliards d’euros en soutien d’entreprises lancé en 2021 par Emmanuel Macron pour “rattraper le retard industriel français”.Dans un but similaire, l’administration Biden a mis en place en 2022 un plan massif baptisé IRA (Inflation Reduction Act) offrant des subventions aux entreprises voulant développer des projets dans les industries d’avenir, et attirant ainsi de nombreux candidats.Selon le baromètre du cabinet EY publié mercredi et se basant sur les chiffres de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les investissements aux Etats-Unis ont progressé de 20% l’an dernier sur un an, contribuant au recul de l’attractivité européenne.Cependant, dès son accession à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a souhaité remettre en cause le projet de son prédécesseur. Il a préféré annoncer le 2 avril de très fortes hausses des droits de douanes sur les produits importés – 20% pour les produits européens par exemple – qu’il a suspendues la semaine suivante pour trois mois, tout en gardant une hausse-plancher générale de 10%.M. Trump pense attirer les investissements étrangers et les créations d’emplois en imposant ces droits de douane, afin d’encourager les entreprises à s’implanter aux Etats-Unis pour y échapper.Mercredi, le groupe pharmaceutique français Sanofi a annoncé son intention d'”investir au moins 20 milliards de dollars aux Etats-Unis d’ici 2030″, rejoignant dans leurs projets d’investissements américains d’autres grands noms mondiaux de la pharmacie, comme Eli Lilly, Johnson & Johnson, Merck, Roche et Novartis.- “Ce qui se passe dans sa tête” -Cette décision a été jugée comme “un mauvais signal” jeudi par le ministre de l’Economie Eric Lombard, quelques semaines après que le président Macron a appelé les entreprises françaises à geler leurs projets américains pendant les négociations sur les droits de douane entre les Etats-Unis et l’Europe.Selon M. Bonnell, les Etats-Unis ont “attrapé beaucoup d’entreprises, mais par des effets d’aubaine”. Or “l’effet d’aubaine, on sait quand cela commence, on ne sait pas quand cela finit”, observe-t-il, insistant sur “l’incertitude totale sur les décisions que peut prendre aujourd’hui l’administration américaine”.”Certaines entreprises disent qu’elles vont arriver à négocier en tête-à-tête avec M. Trump” sur les droits de douane, “mais en réalité personne ne sait ce qui se passe dans sa tête”, insiste encore Bruno Bonnell dans cet entretien mené juste avant le sommet Choose France.Ce sommet rassemble lundi pour la huitième année des entreprises étrangères autour du président Emmanuel Macron au château de Versailles, alors qu’EY classe la France premier pays européen pour les investissements étrangers pour la sixième année consécutive. L’an dernier, 15 milliards d’euros de projets y avaient été annoncés. Aux entrepreneurs qui seraient attirés par les Etats-Unis, le ministre de l’Economie Eric Lombard a fait remarquer jeudi que “l’Europe est un havre de stabilité politique, réglementaire, avec un état de droit assez constant”.Emmanuel Macron a mené une politique très “pro-business” depuis 2017. Dans ce cadre, près de 40 milliards d’euros du plan France 2030 ont déjà été engagés, dont 61% sur des PME et des Entreprises de taille intermédiaire (ETI), selon M. Bonnell, permettant la création de 200.000 emplois à travers le soutien d’environ 7.500 projets.Dans un récent rapport, la Cour des comptes a cependant invité ce programme à adopter une meilleure évaluation de ses projets, notamment les plus coûteux.

“L’incertitude totale” sous Trump pèsera sur les investissements aux Etats-Unis, dit le patron de France 2030

Les investissements aux Etats-Unis ont encore nettement progressé l’an dernier au détriment de l’Europe, mais “l’incertitude totale” créée par la politique de Donald Trump finira par peser sur eux, estime auprès de l’AFP le patron de France 2030 Bruno Bonnell, peu avant l’ouverture du sommet Choose France.M. Trump “est totalement imprévisible, on ne sait absolument pas ce qu’il va décider demain, souligne-t-il, jugeant que “cela s’est quand même pas mal refroidi” aux Etats-Unis, ajoute M. Bonnell.France 2030 est le plan d’investissement sur cinq ans de 54 milliards d’euros en soutien d’entreprises lancé en 2021 par Emmanuel Macron pour “rattraper le retard industriel français”.Dans un but similaire, l’administration Biden a mis en place en 2022 un plan massif baptisé IRA (Inflation Reduction Act) offrant des subventions aux entreprises voulant développer des projets dans les industries d’avenir, et attirant ainsi de nombreux candidats.Selon le baromètre du cabinet EY publié mercredi et se basant sur les chiffres de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les investissements aux Etats-Unis ont progressé de 20% l’an dernier sur un an, contribuant au recul de l’attractivité européenne.Cependant, dès son accession à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a souhaité remettre en cause le projet de son prédécesseur. Il a préféré annoncer le 2 avril de très fortes hausses des droits de douanes sur les produits importés – 20% pour les produits européens par exemple – qu’il a suspendues la semaine suivante pour trois mois, tout en gardant une hausse-plancher générale de 10%.M. Trump pense attirer les investissements étrangers et les créations d’emplois en imposant ces droits de douane, afin d’encourager les entreprises à s’implanter aux Etats-Unis pour y échapper.Mercredi, le groupe pharmaceutique français Sanofi a annoncé son intention d'”investir au moins 20 milliards de dollars aux Etats-Unis d’ici 2030″, rejoignant dans leurs projets d’investissements américains d’autres grands noms mondiaux de la pharmacie, comme Eli Lilly, Johnson & Johnson, Merck, Roche et Novartis.- “Ce qui se passe dans sa tête” -Cette décision a été jugée comme “un mauvais signal” jeudi par le ministre de l’Economie Eric Lombard, quelques semaines après que le président Macron a appelé les entreprises françaises à geler leurs projets américains pendant les négociations sur les droits de douane entre les Etats-Unis et l’Europe.Selon M. Bonnell, les Etats-Unis ont “attrapé beaucoup d’entreprises, mais par des effets d’aubaine”. Or “l’effet d’aubaine, on sait quand cela commence, on ne sait pas quand cela finit”, observe-t-il, insistant sur “l’incertitude totale sur les décisions que peut prendre aujourd’hui l’administration américaine”.”Certaines entreprises disent qu’elles vont arriver à négocier en tête-à-tête avec M. Trump” sur les droits de douane, “mais en réalité personne ne sait ce qui se passe dans sa tête”, insiste encore Bruno Bonnell dans cet entretien mené juste avant le sommet Choose France.Ce sommet rassemble lundi pour la huitième année des entreprises étrangères autour du président Emmanuel Macron au château de Versailles, alors qu’EY classe la France premier pays européen pour les investissements étrangers pour la sixième année consécutive. L’an dernier, 15 milliards d’euros de projets y avaient été annoncés. Aux entrepreneurs qui seraient attirés par les Etats-Unis, le ministre de l’Economie Eric Lombard a fait remarquer jeudi que “l’Europe est un havre de stabilité politique, réglementaire, avec un état de droit assez constant”.Emmanuel Macron a mené une politique très “pro-business” depuis 2017. Dans ce cadre, près de 40 milliards d’euros du plan France 2030 ont déjà été engagés, dont 61% sur des PME et des Entreprises de taille intermédiaire (ETI), selon M. Bonnell, permettant la création de 200.000 emplois à travers le soutien d’environ 7.500 projets.Dans un récent rapport, la Cour des comptes a cependant invité ce programme à adopter une meilleure évaluation de ses projets, notamment les plus coûteux.

At Arab summit, Spain calls for pressure on Israel to end Gaza ‘massacre’

Spanish Prime Minister Pedro Sanchez on Saturday called for increased pressure “to halt the massacre in Gaza”, speaking at an Arab League summit hours after Israel announced an intensified operation in the besieged Palestinian territory.UN chief Antonio Guterres told the Baghdad meeting that “we need a permanent ceasefire, now”, while Egypt’s President Abdel Fattah al-Sisi urged his US counterpart Donald Trump to “apply all necessary efforts… for a ceasefire in the Gaza Strip”.The summit comes straight after a Gulf tour by Trump, who sparked uproar earlier this year by declaring that the United States could take over Gaza and turn it into the “Riviera of the Middle East”.The scheme that included the proposed displacement of Palestinians prompted Arab leaders to come up with an alternative plan to rebuild the territory at a March summit in Cairo.Guterres said that “we reject the repeated displacement of the Gaza population, along with any question of forced displacement outside of Gaza.”The UN secretary-general also said he was “alarmed by reported plans by Israel to expand ground operations and more”.The Israeli military said it had launched “extensive strikes” on Saturday as part of the “initial stages” of a fresh offensive, more than 19 months into the war sparked by Hamas’s October 7, 2023 attack.Sanchez, who has sharply criticised the Israeli offensive, said world leaders should “intensify our pressure on Israel to halt the massacre in Gaza, particularly through the channels afforded to us by international law”.He said his government planned a UN resolution demanding an International Court of Justice ruling on Israel’s war methods.The “unacceptable number” of war victims in Gaza violates the “principle of humanity”, he said.Iraq’s Prime Minister Mohammed Shia al-Sudani told the summit that his country backs the creation of an “Arab fund to support reconstruction efforts” after crises in the region.He pledged $20 million to the reconstruction of Gaza and a similar amount for Lebanon.Foreign Minister Fuad Hussein said the Baghdad meeting would endorse previous Arab League decisions on Gaza’s reconstruction countering Trump’s widely condemned proposal.During his visit to the region this week, Trump reiterated that he wanted the United States to “take” Gaza and turn it into a “freedom zone”.- Syria, Iran -Iraq has only recently regained a semblance of normality after decades of devastating conflict and turmoil, and its leaders view the summit as an opportunity to project an image of stability.Baghdad last hosted an Arab League summit in 2012, during the early stages of the civil war in neighbouring Syria, which in December entered a new chapter with the overthrow of longtime ruler Bashar al-Assad.In Riyadh, Trump met Syria’s interim President Ahmed al-Sharaa, a onetime jihadist whose Islamist group spearheaded the offensive that toppled Assad.Sharaa, who was imprisoned in Iraq for years after the US-led invasion of 2003 on charges of belonging to Al-Qaeda, missed the Baghdad summit after several powerful Iraqi politicians voiced opposition to his visit.Foreign Minister Asaad al-Shaibani represented Damascus instead.The summit also comes amid Iran’s ongoing nuclear talks with the United States.Trump has pursued diplomacy with Iran as he seeks to avert threatened military action by Israel — a desire shared by many of the region’s leaders.On Thursday, Trump said a deal was “getting close”, but by Friday, he warned that “something bad is going to happen” if the Iranians do not move fast.

Ukraine: le Kremlin dit un sommet Poutine-Zelensky “possible” qu’après des “accords”

Le Kremlin a dit samedi qu’une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky était “possible” à la condition toutefois que Moscou et Kiev aient trouvé des “accords” au préalable, difficilement envisageables à ce stade, au lendemain des premiers pourparlers de paix depuis 2022 qui n’ont pas abouti à une trêve.Sur le terrain, l’armée russe continue de bombarder inlassablement les villes et villages d’Ukraine, comme depuis février 2022, tuant dans la nuit neuf personnes dans le nord du pays, selon Kiev.A l’issue d’une semaine sous haute tension, Kiev et Moscou ont tenu vendredi à Istanbul, sous médiation turque, leurs premières discussions directes depuis trois ans, qui ont surtout mis en évidence le fossé à combler pour mettre fin au conflit.La délégation ukrainienne a réclamé principalement aux Russes un cessez-le-feu “inconditionnel” et une rencontre Zelensky-Poutine.Elle n’a obtenu qu’un échange de 1.000 prisonniers de chaque camp, comme l’a confirmé la délégation russe.De son côté, Vladimir Medinski, un conseiller de second plan de Vladimir Poutine et négociateur en chef côté russe, a simplement assuré que Moscou avait “pris note” de la demande de Kiev d’un sommet entre les deux dirigeants.Samedi, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a été encore plus clair: la Russie n’acceptera une telle rencontre – qui serait la première depuis 2019 entre MM. Poutine et Zelensky – qu’une fois des “accords” trouvés sur le conflit.”Une telle rencontre, fruit du travail des deux parties et de la conclusion d’accords, est possible. Mais uniquement à la suite d’accords entre les deux camps”, a-t-il martelé.- “Guerre et négociations simultanément” -Or en l’état, comme l’a montré la réunion bilatérale de la veille à Istanbul qui a duré moins de deux heures, les positions de Moscou et Kiev restent inconciliables.Le Kremlin maintient des revendications maximalistes : que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.L’Ukraine et ses alliés européens rejettent fermement ces revendications, en affirmant que l’armée russe, qui occupe toujours près de 20% du territoire ukrainien, mène un conflit de type impérialiste dans cette ex-république soviétique.Le président ukrainien a répété à multiples reprises réclamer que les forces russes quittent purement et simplement le territoire ukrainien.Pour de nouvelles discussions directes, Dmitri Peskov a indiqué samedi qu’elles ne seraient possibles qu’une fois l’échange de prisonniers réalisé.”Il reste à faire ce dont les délégations sont convenues hier. Il s’agit bien sûr avant tout de procéder à l’échange de (prisonniers sur le format) 1.000 contre 1.000″, a-t-il insisté, citant aussi “l’échange” des conditions de chaque camp en vue d’une trêve.Ces dernières semaines, Moscou a pourtant rejeté à plusieurs reprises l’offre ukrainienne de cessez-le-feu, malgré la pression des Européens et des Etats-Unis.Vendredi, le négociateur russe Medinski a cité Napoléon au moment d’expliquer le refus de Moscou: “La guerre et les négociations doivent être menées simultanément”, a-t-il dit à la télévision russe.- Frappe russe meurtrière de drone -Dans ce contexte où l’Ukraine accuse la Russie de gagner du temps, les hostilités se poursuivent sur le terrain en Ukraine.”Un drone ennemi a frappé un bus près de Bilopillia, tuant neuf personnes”, ont indiqué sur Telegram les autorités régionales, publiant des photos d’une carcasse de minibus sur une route.Volodymyr Zelensky a dénonce “un assassinat délibéré de civils”, précisant que sept personnes étaient également blessées et appelant l’Etats-Unis et l’UE à des “sanctions sévères”.”Poutine continue de mener une guerre contre les civils”, a dénoncé pour sa part sur X le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga.Les autorités de la région de Kherson (sud-est) ont, elles, fait état samedi de deux personnes tuées et 13 autres blessées par des frappes russes sur un quartier résidentiel et un camion transportant de l’aide humanitaire. A l’avantage sur le front où elle progresse petit à petit, l’armée russe a, elle revendiqué la prise de la localité d’Alexandropil dans la région ukrainienne orientale de Donetsk.Vendredi, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk avaient pris Donald Trump à témoin et menacé la Russie de sanctions “massives”.”Les propositions de cesser-le-feu, dont je rappelle que c’est une initiative américaine, n’ont pas été respectées par le président Poutine et ses armées”, a martelé M. Macron samedi. Le président américain Donald Trump a lui dit estimer vendredi que seul un sommet entre lui et M. Poutine permettrait une avancée concernant le règlement du conflit.Une telle rencontre est “certainement nécessaire”, a abondé le Kremlin.

Ukraine: le Kremlin dit un sommet Poutine-Zelensky “possible” qu’après des “accords”

Le Kremlin a dit samedi qu’une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky était “possible” à la condition toutefois que Moscou et Kiev aient trouvé des “accords” au préalable, difficilement envisageables à ce stade, au lendemain des premiers pourparlers de paix depuis 2022 qui n’ont pas abouti à une trêve.Sur le terrain, l’armée russe continue de bombarder inlassablement les villes et villages d’Ukraine, comme depuis février 2022, tuant dans la nuit neuf personnes dans le nord du pays, selon Kiev.A l’issue d’une semaine sous haute tension, Kiev et Moscou ont tenu vendredi à Istanbul, sous médiation turque, leurs premières discussions directes depuis trois ans, qui ont surtout mis en évidence le fossé à combler pour mettre fin au conflit.La délégation ukrainienne a réclamé principalement aux Russes un cessez-le-feu “inconditionnel” et une rencontre Zelensky-Poutine.Elle n’a obtenu qu’un échange de 1.000 prisonniers de chaque camp, comme l’a confirmé la délégation russe.De son côté, Vladimir Medinski, un conseiller de second plan de Vladimir Poutine et négociateur en chef côté russe, a simplement assuré que Moscou avait “pris note” de la demande de Kiev d’un sommet entre les deux dirigeants.Samedi, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a été encore plus clair: la Russie n’acceptera une telle rencontre – qui serait la première depuis 2019 entre MM. Poutine et Zelensky – qu’une fois des “accords” trouvés sur le conflit.”Une telle rencontre, fruit du travail des deux parties et de la conclusion d’accords, est possible. Mais uniquement à la suite d’accords entre les deux camps”, a-t-il martelé.- “Guerre et négociations simultanément” -Or en l’état, comme l’a montré la réunion bilatérale de la veille à Istanbul qui a duré moins de deux heures, les positions de Moscou et Kiev restent inconciliables.Le Kremlin maintient des revendications maximalistes : que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.L’Ukraine et ses alliés européens rejettent fermement ces revendications, en affirmant que l’armée russe, qui occupe toujours près de 20% du territoire ukrainien, mène un conflit de type impérialiste dans cette ex-république soviétique.Le président ukrainien a répété à multiples reprises réclamer que les forces russes quittent purement et simplement le territoire ukrainien.Pour de nouvelles discussions directes, Dmitri Peskov a indiqué samedi qu’elles ne seraient possibles qu’une fois l’échange de prisonniers réalisé.”Il reste à faire ce dont les délégations sont convenues hier. Il s’agit bien sûr avant tout de procéder à l’échange de (prisonniers sur le format) 1.000 contre 1.000″, a-t-il insisté, citant aussi “l’échange” des conditions de chaque camp en vue d’une trêve.Ces dernières semaines, Moscou a pourtant rejeté à plusieurs reprises l’offre ukrainienne de cessez-le-feu, malgré la pression des Européens et des Etats-Unis.Vendredi, le négociateur russe Medinski a cité Napoléon au moment d’expliquer le refus de Moscou: “La guerre et les négociations doivent être menées simultanément”, a-t-il dit à la télévision russe.- Frappe russe meurtrière de drone -Dans ce contexte où l’Ukraine accuse la Russie de gagner du temps, les hostilités se poursuivent sur le terrain en Ukraine.”Un drone ennemi a frappé un bus près de Bilopillia, tuant neuf personnes”, ont indiqué sur Telegram les autorités régionales, publiant des photos d’une carcasse de minibus sur une route.Volodymyr Zelensky a dénonce “un assassinat délibéré de civils”, précisant que sept personnes étaient également blessées et appelant l’Etats-Unis et l’UE à des “sanctions sévères”.”Poutine continue de mener une guerre contre les civils”, a dénoncé pour sa part sur X le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga.Les autorités de la région de Kherson (sud-est) ont, elles, fait état samedi de deux personnes tuées et 13 autres blessées par des frappes russes sur un quartier résidentiel et un camion transportant de l’aide humanitaire. A l’avantage sur le front où elle progresse petit à petit, l’armée russe a, elle revendiqué la prise de la localité d’Alexandropil dans la région ukrainienne orientale de Donetsk.Vendredi, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk avaient pris Donald Trump à témoin et menacé la Russie de sanctions “massives”.”Les propositions de cesser-le-feu, dont je rappelle que c’est une initiative américaine, n’ont pas été respectées par le président Poutine et ses armées”, a martelé M. Macron samedi. Le président américain Donald Trump a lui dit estimer vendredi que seul un sommet entre lui et M. Poutine permettrait une avancée concernant le règlement du conflit.Une telle rencontre est “certainement nécessaire”, a abondé le Kremlin.

La guerre à Gaza au menu d’un sommet de la Ligue arabe à Bagdad

Les pays arabes se réunissent samedi à Bagdad pour discuter de la guerre dans la bande de Gaza et d’autres crises régionales mais le sommet est marqué par l’absence de plusieurs dirigeants, notamment du Golfe où le président américain était en visite cette semaine.Donald Trump avait suscité un tollé plus tôt cette année en déclarant que les Etats-Unis prendraient le contrôle de Gaza et en ferait la “Riviera” du Moyen-Orient, poussant les dirigeants arabes à élaborer, lors d’un sommet en mars au Caire, un plan pour l’après-guerre afin de reconstruire le territoire dévasté par 19 mois de guerre.L’ancien promoteur immobilier a conclu vendredi une tournée en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis, marquée par d’étourdissantes annonces économiques et une spectaculaire ouverture vis-à-vis du nouveau pouvoir syrien avec l’annonce d’une levée des sanctions américaines.Les présidents palestinien Mahmoud Abbas et égyptien Abdel Fattah al-Sissi sont arrivés vendredi et samedi dans la capitale irakienne.Parmi les participants figurent également l’émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, mais la plupart des dirigeants des pays du Golfe ne feront pas le déplacement, selon une source diplomatique.- Absence du président syrien -Et le président syrien, Ahmed al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 à la tête d’une coalition de groupes islamistes et a été emprisonné des années en Irak sous l’accusation d’appartenir à Al-Qaïda, ne participera pas non plus au sommet après que de puissants hommes politiques irakiens se sont opposés à sa venue.Il est représenté par son ministre ds Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani.L’Irak a été dévastée par plusieurs décennies de conflits et de guerres, notamment après l’invasion menée par les Etats-Unis en 2003, qui a renversé Saddam Hussein et favorisé l’émergence des jihadistes.Ce n’est que récemment que le pays a retrouvé un semblant de stabilité et ses dirigeants espèrent promouvoir une nouvelle image du pays.”Nous ne nous contentons pas de reconstruire l’Irak, nous remodelons également le Moyen-Orient grâce à une politique étrangère équilibrée, un leadership avisé, des initiatives de développement et des partenariats stratégiques”, a écrit récemment dans une tribune le Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani.Le sommet est principalement axé sur la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.Plus d’un an de bombardements israéliens a ravagé le territoire palestinien et la situation humanitaire y est dramatique, notamment depuis le 2 mars, quand Israël a bloqué toute entrée d’aide.Alors que les discussions en vue d’une trêve semblent dans l’impasse, l’armée israélienne a annoncé samedi le lancement d’une nouvelle offensive majeure à Gaza.- “Rétablir la stabilité régionale” -Le ministre irakien des Affaires étrangères, Fouad Hussein, a précisé que le sommet approuverait les décisions prises lors de la réunion du Caire en mars pour soutenir la reconstruction de Gaza. Ce plan arabe prévoit un fonds destiné à financer la reconstruction –53 milliards de dollars sur cinq ans– pour le territoire palestinien qui devrait être administré durant une période transitoire par un comité de technocrates palestiniens, avant que l’Autorité palestinienne n’en reprenne le contrôle.Une approche qui apparaît comme une alternative à la proposition largement condamnée de M. Trump qui avait dit vouloir prendre le contrôle du territoire.”Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a-t-il déclaré vendredi lors de sa visite aux Emirats arabes unis.Parmi les autres personnalités présentes samedi à Bagdad figurent le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, dont le pays a reconnu en mai 2024 l’Etat de Palestine.Lors du sommet de samedi l’Egypte présentera aussi sa “vision” sur “les défis auxquels la région est confrontée, en mettant particulièrement l’accent sur les récents développements de la cause palestinienne et les efforts visant à rétablir la stabilité régionale”, selon un communiqué de la présidence au Caire.L’Irak a accueilli pour la dernière fois un sommet de la Ligue arabe en 2012.A la fois un allié important de l’Iran voisin et un partenaire stratégique des Etats-Unis, ce pays s’adonne depuis des années à un exercice d’équilibriste entre les deux ennemis.

La guerre à Gaza au menu d’un sommet de la Ligue arabe à Bagdad

Les pays arabes se réunissent samedi à Bagdad pour discuter de la guerre dans la bande de Gaza et d’autres crises régionales mais le sommet est marqué par l’absence de plusieurs dirigeants, notamment du Golfe où le président américain était en visite cette semaine.Donald Trump avait suscité un tollé plus tôt cette année en déclarant que les Etats-Unis prendraient le contrôle de Gaza et en ferait la “Riviera” du Moyen-Orient, poussant les dirigeants arabes à élaborer, lors d’un sommet en mars au Caire, un plan pour l’après-guerre afin de reconstruire le territoire dévasté par 19 mois de guerre.L’ancien promoteur immobilier a conclu vendredi une tournée en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis, marquée par d’étourdissantes annonces économiques et une spectaculaire ouverture vis-à-vis du nouveau pouvoir syrien avec l’annonce d’une levée des sanctions américaines.Les présidents palestinien Mahmoud Abbas et égyptien Abdel Fattah al-Sissi sont arrivés vendredi et samedi dans la capitale irakienne.Parmi les participants figurent également l’émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, mais la plupart des dirigeants des pays du Golfe ne feront pas le déplacement, selon une source diplomatique.- Absence du président syrien -Et le président syrien, Ahmed al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 à la tête d’une coalition de groupes islamistes et a été emprisonné des années en Irak sous l’accusation d’appartenir à Al-Qaïda, ne participera pas non plus au sommet après que de puissants hommes politiques irakiens se sont opposés à sa venue.Il est représenté par son ministre ds Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani.L’Irak a été dévastée par plusieurs décennies de conflits et de guerres, notamment après l’invasion menée par les Etats-Unis en 2003, qui a renversé Saddam Hussein et favorisé l’émergence des jihadistes.Ce n’est que récemment que le pays a retrouvé un semblant de stabilité et ses dirigeants espèrent promouvoir une nouvelle image du pays.”Nous ne nous contentons pas de reconstruire l’Irak, nous remodelons également le Moyen-Orient grâce à une politique étrangère équilibrée, un leadership avisé, des initiatives de développement et des partenariats stratégiques”, a écrit récemment dans une tribune le Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani.Le sommet est principalement axé sur la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.Plus d’un an de bombardements israéliens a ravagé le territoire palestinien et la situation humanitaire y est dramatique, notamment depuis le 2 mars, quand Israël a bloqué toute entrée d’aide.Alors que les discussions en vue d’une trêve semblent dans l’impasse, l’armée israélienne a annoncé samedi le lancement d’une nouvelle offensive majeure à Gaza.- “Rétablir la stabilité régionale” -Le ministre irakien des Affaires étrangères, Fouad Hussein, a précisé que le sommet approuverait les décisions prises lors de la réunion du Caire en mars pour soutenir la reconstruction de Gaza. Ce plan arabe prévoit un fonds destiné à financer la reconstruction –53 milliards de dollars sur cinq ans– pour le territoire palestinien qui devrait être administré durant une période transitoire par un comité de technocrates palestiniens, avant que l’Autorité palestinienne n’en reprenne le contrôle.Une approche qui apparaît comme une alternative à la proposition largement condamnée de M. Trump qui avait dit vouloir prendre le contrôle du territoire.”Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a-t-il déclaré vendredi lors de sa visite aux Emirats arabes unis.Parmi les autres personnalités présentes samedi à Bagdad figurent le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, dont le pays a reconnu en mai 2024 l’Etat de Palestine.Lors du sommet de samedi l’Egypte présentera aussi sa “vision” sur “les défis auxquels la région est confrontée, en mettant particulièrement l’accent sur les récents développements de la cause palestinienne et les efforts visant à rétablir la stabilité régionale”, selon un communiqué de la présidence au Caire.L’Irak a accueilli pour la dernière fois un sommet de la Ligue arabe en 2012.A la fois un allié important de l’Iran voisin et un partenaire stratégique des Etats-Unis, ce pays s’adonne depuis des années à un exercice d’équilibriste entre les deux ennemis.

Dans le cirque de Mafate, à La Réunion, le cyclone et le chikungunya plombent le tourisme

Dans les montagnes escarpées du cirque de Mafate, sur l’île de La Réunion, les gîtes isolés souffrent d’une baisse de fréquentation. Le passage en février du cyclone Garance, qui a provoqué la fermeture de plusieurs sentiers de randonnée, puis l’épidémie de chikungunya ont fait fuir les touristes.Au milieu des montagnes de Mafate, sur les sentiers sinueux situés à plusieurs heures de marche de la première route, les randonneurs se font plus rares en cette période, habituellement prisée des touristes.”On ne voit personne, regrette Mireille Timon, la tenancière du gîte Le Jacquier, dans l’îlet paisible des Lataniers. Les gens réservent puis annulent. On a au moins trois fois moins de monde que d’habitude. Ça fait depuis le cyclone qu’on n’a pas travaillé.” Plusieurs sentiers pour rejoindre le cirque de Mafate ont été rendus inaccessibles par le phénomène climatique Garance qui a touché cette île de l’océan Indien le 28 février. Dans la foulée, l’épidémie de chikungunya a explosé en mars, faisant fuir durablement les touristes. Dans le village voisin d’Aurère, qui compte 90 habitants, les dortoirs en bois de Marie-Annick Boyer peinent ainsi à se remplir depuis plusieurs semaines. “L’année dernière, déjà, il a fallu attendre plusieurs mois après le cyclone Belal, pour que les sentiers rouvrent, s’agace-t-elle. On se sent délaissés.”Les guides de randonnée souffrent aussi. “Nous avons perdu 80% de notre chiffre d’affaires sur les mois d’avril, mai et juin, souligne Frédéric Bord, à la tête de l’agence de voyage Réunion Randonnée, qui travaille avec des tour-operators spécialisés dans les treks et les circuits de randonnée. Les réservations se font au moins un mois à l’avance. “On sait que les semaines qui arrivent resteront calmes”, poursuit-il. Si ses circuits s’adaptent en fonction des sentiers fermés depuis Garance, l’épidémie de chikungunya engendre de fait “des annulations en cascade”. – Impact à long terme? -“Les visiteurs qui viennent de l’Hexagone ont peur d’attraper la maladie (transmise par les moustiques) et ont vu qu’il y avait un problème avec le vaccin”, résume le gérant.”Après la baisse d’activité liée au cyclone, ça commence à faire beaucoup pour les petites entreprises qui n’ont que peu de trésorerie”, s’inquiète Agnès Lavaud, chargée de mission du Syndicat des professionnels des activités de loisirs à La Réunion, qui craint que la baisse de fréquentation perdure. Car les annulations concernent déjà les mois de juin et juillet. “A ce moment-là, l’épidémie sera terminée” pourtant, espère la professionnelle. Lors de la précédente épidémie, en 2005-2006, qui avait touché un Réunionnais sur trois, le chikungunya avait eu un impact sur le tourisme sur le long terme. “Le secteur a souffert pendant 24 à 36 mois, alors que la maladie ne circulait plus”, rappelle Didier Fauchard, président du Medef de La Réunion, qui craint un scénario similaire 20 ans après.De leur côté, les vingt ouvriers forestiers de l’Office national des forêts (ONF), chargés d’entretenir et de libérer l’accès des sentiers, sont à pied d’œuvre pour rouvrir le plus de chemins possibles. “Environ 20% des sentiers sont encore fermés au sein du cirque de Mafate”, précise Rodrigue Doré, responsable de l’unité territoriale de Mafate au sein de l’ONF. Des axes ayant souvent subi de lourds dégâts et pour lesquels l’établissement public, financé par le conseil départemental, attend que des fonds soient débloqués afin de pouvoir entamer des travaux. “Dans certains secteurs, il y a eu des glissements de terrain, des chutes de bloc, des marches ont été détruites et des passages à gué emportés par les eaux. On estime que le montant des travaux est au moins de 100.000 euros et on attend une enveloppe du Département pour pouvoir démarrer”, poursuit M. Doré.Au sein du gîte le Jacquier, dans le village des Lataniers, à Mafate, Mireille Timon prend son mal en patience. “On espère au moins que les sentiers rouvrent pour cet été et que les moustiques nous laissent tranquilles”, lance-t-elle. 

Dans le cirque de Mafate, à La Réunion, le cyclone et le chikungunya plombent le tourisme

Dans les montagnes escarpées du cirque de Mafate, sur l’île de La Réunion, les gîtes isolés souffrent d’une baisse de fréquentation. Le passage en février du cyclone Garance, qui a provoqué la fermeture de plusieurs sentiers de randonnée, puis l’épidémie de chikungunya ont fait fuir les touristes.Au milieu des montagnes de Mafate, sur les sentiers sinueux situés à plusieurs heures de marche de la première route, les randonneurs se font plus rares en cette période, habituellement prisée des touristes.”On ne voit personne, regrette Mireille Timon, la tenancière du gîte Le Jacquier, dans l’îlet paisible des Lataniers. Les gens réservent puis annulent. On a au moins trois fois moins de monde que d’habitude. Ça fait depuis le cyclone qu’on n’a pas travaillé.” Plusieurs sentiers pour rejoindre le cirque de Mafate ont été rendus inaccessibles par le phénomène climatique Garance qui a touché cette île de l’océan Indien le 28 février. Dans la foulée, l’épidémie de chikungunya a explosé en mars, faisant fuir durablement les touristes. Dans le village voisin d’Aurère, qui compte 90 habitants, les dortoirs en bois de Marie-Annick Boyer peinent ainsi à se remplir depuis plusieurs semaines. “L’année dernière, déjà, il a fallu attendre plusieurs mois après le cyclone Belal, pour que les sentiers rouvrent, s’agace-t-elle. On se sent délaissés.”Les guides de randonnée souffrent aussi. “Nous avons perdu 80% de notre chiffre d’affaires sur les mois d’avril, mai et juin, souligne Frédéric Bord, à la tête de l’agence de voyage Réunion Randonnée, qui travaille avec des tour-operators spécialisés dans les treks et les circuits de randonnée. Les réservations se font au moins un mois à l’avance. “On sait que les semaines qui arrivent resteront calmes”, poursuit-il. Si ses circuits s’adaptent en fonction des sentiers fermés depuis Garance, l’épidémie de chikungunya engendre de fait “des annulations en cascade”. – Impact à long terme? -“Les visiteurs qui viennent de l’Hexagone ont peur d’attraper la maladie (transmise par les moustiques) et ont vu qu’il y avait un problème avec le vaccin”, résume le gérant.”Après la baisse d’activité liée au cyclone, ça commence à faire beaucoup pour les petites entreprises qui n’ont que peu de trésorerie”, s’inquiète Agnès Lavaud, chargée de mission du Syndicat des professionnels des activités de loisirs à La Réunion, qui craint que la baisse de fréquentation perdure. Car les annulations concernent déjà les mois de juin et juillet. “A ce moment-là, l’épidémie sera terminée” pourtant, espère la professionnelle. Lors de la précédente épidémie, en 2005-2006, qui avait touché un Réunionnais sur trois, le chikungunya avait eu un impact sur le tourisme sur le long terme. “Le secteur a souffert pendant 24 à 36 mois, alors que la maladie ne circulait plus”, rappelle Didier Fauchard, président du Medef de La Réunion, qui craint un scénario similaire 20 ans après.De leur côté, les vingt ouvriers forestiers de l’Office national des forêts (ONF), chargés d’entretenir et de libérer l’accès des sentiers, sont à pied d’œuvre pour rouvrir le plus de chemins possibles. “Environ 20% des sentiers sont encore fermés au sein du cirque de Mafate”, précise Rodrigue Doré, responsable de l’unité territoriale de Mafate au sein de l’ONF. Des axes ayant souvent subi de lourds dégâts et pour lesquels l’établissement public, financé par le conseil départemental, attend que des fonds soient débloqués afin de pouvoir entamer des travaux. “Dans certains secteurs, il y a eu des glissements de terrain, des chutes de bloc, des marches ont été détruites et des passages à gué emportés par les eaux. On estime que le montant des travaux est au moins de 100.000 euros et on attend une enveloppe du Département pour pouvoir démarrer”, poursuit M. Doré.Au sein du gîte le Jacquier, dans le village des Lataniers, à Mafate, Mireille Timon prend son mal en patience. “On espère au moins que les sentiers rouvrent pour cet été et que les moustiques nous laissent tranquilles”, lance-t-elle. 

Nigeria’s Nollywood finally makes it into Cannes arthouse film foldSat, 17 May 2025 09:54:47 GMT

It has taken nearly 80 years, but a Nigerian movie will finally be screened in a hallowed official slot at the Cannes film festival Sunday.After decades of being written off for its cheap and cheerful crowd-pleasers, Nollywood — the frenetic film industry based in Lagos which churns out up to five films a day — …

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