Trump considère l’espace aérien vénézuélien “fermé”, Caracas répond par des manoeuvres militaires

Donald Trump a averti samedi soir qu’il considérait l’espace aérien du Venezuela comme “entièrement fermé”, déclenchant l’ire de Caracas qui a dénoncé un “acte hostile” et lancé des manoeuvres militaires.”À toutes les compagnies aériennes, pilotes, trafiquants de drogue et trafiquants d’êtres humains,” a écrit en lettres majuscules le président des Etats-Unis sur son réseau Truth Social, “veuillez considérer L’ESPACE AÉRIEN AU-DESSUS ET AUTOUR DU VENEZUELA COMME ENTIÈREMENT FERMÉ”. Il n’a pas donné plus de détails. Cette déclaration belliqueuse survient alors que le gouvernement Trump, qui dit lutter contre les cartels de la drogue du Mexique et d’Amérique centrale, intensifie la pression sur le Venezuela du président Nicolas Maduro, avec un déploiement militaire majeur dans les Caraïbes, notamment au moyen du plus grand porte-avions du monde.Donald Trump accuse Caracas d’être derrière le trafic de produits stupéfiants qui inondent le marché des Etats-Unis. – “Changement de régime” -Caracas dément et insiste sur le fait que l’objectif véritable de Washington serait un changement de régime et la mainmise sur les réserves pétrolières du pays. Le gouvernement du président Maduro a condamné samedi “la menace colonialiste qui prétend affecter la souveraineté de son espace aérien, constituant ainsi une nouvelle agression extravagante, illégale et injustifiée contre le peuple vénézuélien”. Il s’agit d'”un acte hostile, unilatéral et arbitraire, incompatible avec les principes les plus élémentaires du droit international”, a tonné le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.Et les forces armées vénézuéliennes ont conduit samedi des manoeuvres militaires le long des côtes du pays, selon la télévision d’Etat qui a diffusé des images d’armements anti-aériens et de pièces d’artillerie.A Maracay, à une centaine de kilomètres de Caracas, des avions de combat d’origine russe Sukhoi et F-16 (achetés aux Etats-Unis dans les années 1980, NDLR) ont pris part à un meeting aérien, ont constaté des journalistes de l’AFP.En outre, Caracas a dénoncé le fait que Washington “a suspendu de manière unilatérale” le rapatriement de migrants clandestins vénézuéliens expulsés des Etats-Unis, Donald Trump ayant fait de la lutte contre l’immigration sa priorité.”A ce jour, 75 vols ont été effectués pour le rapatriement de 13.956 personnes”, rappelle Caracas.L’aéroport de Maiquetia qui dessert Caracas fonctionnait normalement samedi mais six compagnies aériennes ont suspendu cette semaine leurs liaisons avec le Venezuela pour des raisons de sécurité, ce qui leur a valu de se voir retirer leurs licences par Caracas.Ces annulations de vols affectent des voyageurs.”C’était horrible, ce voyage est une odyssée et j’ai dépensé beaucoup d’argent”, explique Yusmaicar Salabarria 35 ans, Vénézuélienne vivant au Chili et revenue pour les vacances. Partie de Santiago, elle a dû passer à ses frais par Bogota, puis Cucuta où elle a traversé la frontière à pied pour prendre une ligne intérieure vénézuélienne. -“Nouvelle guerre” -Elle dit avoir voyagé “sans peur”: “ils (les Américains) disent toujours qu’ils vont attaquer, il faut vivre au jour le jour, seul Dieu sait ce qui va se passer”. Donald Trump avait prévenu jeudi que ses forces armées allaient “très bientôt” commencer à cibler des “trafiquants de drogue vénézuéliens” lors d’opérations terrestres, suscitant l’opposition de parlementaires américains du Congrès, républicains comme démocrates. “Pour rappel, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre”, a affirmé la républicaine Marjorie Taylor Greene, figure de la droite radicale, mais qui a rompu avec son mentor Donald Trump et démissionné de la Chambre des représentants.”Les actions imprudentes du président Trump envers le Venezuela poussent les États-Unis de plus en plus près d’une nouvelle guerre coûteuse à l’étranger”, a martelé samedi soir Chuck Schumer, le chef de file des démocrates au Sénat.- Cartel des Soleils -Au pouvoir depuis 2013, le président socialiste Nicolas Maduro, héritier politique de Hugo Chavez, figure de la gauche radicale en Amérique latine, a été réélu en 2024 à l’issue d’un scrutin contesté, marqué par des troubles et des arrestations. Les Etats-Unis ont mené des frappes contre plus de 20 navires vénézuéliens soupçonnés de trafic de drogue dans la mer des Caraïbes et le Pacifique depuis début septembre, tuant au moins 83 personnes, sans fournir de preuves que les navires étaient utilisés pour le trafic de drogue. Ces derniers jours, une activité constante d’avions de combat américains a été enregistrée à quelques dizaines de kilomètres des côtes vénézuéliennes, selon des sites de suivi des aéronefs.Le New York Times a révélé que MM. Trump et Maduro avaient toutefois récemment discuté au téléphone d’une possible rencontre aux États-Unis. Washington a désigné comme “organisation terroriste étrangère” le Cartel des Soleils, dont l’existence reste à démontrer selon de nombreux experts et qui, d’après Washington, serait dirigée par le président Maduro.burs/ms/nr

Budget de la Sécu: Juvin (LR) a “très envie” de ne pas le voter

Le rapporteur général du Budget de l’État Philippe Juvin affirme dimanche dans une interview à Radio J qu’il a “très envie”, à ce stade, de ne pas voter le budget de la Sécurité sociale dont l’examen commencera en nouvelle lecture mardi à l’Assemblée nationale.”A l’heure où je vous parle (…) j’ai très envie de ne pas voter ce budget de la Sécurité sociale”, a déclaré le député (Les Républicains, LR) des Hauts-de-Seine.M. Juvin explique être “très défavorable” à la suspension de la réforme des retraites que le Premier ministre Sébastien Lecornu a concédée aux socialistes en échange de leur non-censure.De plus, “j’ai l’impression que ce n’est pas pour solde de tout compte et que tous les jours il y a une demande nouvelle des socialistes qui arrive”, fustige-t-il.Interrogé sur le budget de l’État, actuellement discuté au Sénat, le député pense que la commission mixte paritaire réunissant sept députés et sénateurs, qui devrait être convoquée après le vote des sénateurs, pourrait être conclusive.Et il encourage fortement, comme il l’a déjà fait auprès du Figaro, le Premier ministre à utiliser l’arme constitutionnelle du 49.3 pour faire adopter le budget.”Je dis au Premier ministre, je dis très, très, très fort à votre antenne, monsieur le Premier ministre, vous avez la possibilité, le droit d’utiliser le 49.3. J’ose dire que, dans la situation où nous sommes, vous n’en avez pas le droit, vous en avez le devoir. Donc utilisez-le”, a-t-il dit.”Une voie de sortie, c’est de dire bah finalement on a laissé au Parlement la possibilité de travailler (…), le Parlement n’arrive pas à se mettre d’accord, dans cette hypothèse, le gouvernement c’est son rôle, c’est sa responsabilité” d’utiliser le 49.3, a insisté M. Juvin.Sébastien Lecornu a renoncé au 49.3 à la demande des socialistes, soucieux de faire vivre le parlementarisme.Mais l’ancien président de la République François Hollande a publiquement remis sur la table mercredi son utilisation, affirmant qu’il “ne faut jamais se priver d’une disposition constitutionnelle”.Et le chef des députés Boris Vallaud n’a pas fermé la porte à l’hypothèse, dans une interview au Parisien, samedi, affirmant que cet outil est “dans les mains du Premier ministre”.Avantage du 49.3: il permet à un groupe d’opposition de ne pas voter pour un texte mais de se contenter de ne pas censurer le gouvernement. Il permet aussi à l’exécutif de contraindre une majorité indisciplinée.

Le pape attendu au Liban avec un message de paix

Léon XIV est attendu dimanche au Liban pour porter un message de paix à ce pays éprouvé par une crise endémique et qui sort d’une guerre meurtrière avec Israël, après une visite en Turquie marquée par le dialogue pour l’unité des chrétiens.Le pape américain devrait arriver à 15H45 (13H45 GMT) à l’aéroport de Beyrouth, pour une visite de 48 heures dans ce pays multiconfessionnel de 5,8 millions d’habitants.Longtemps érigé en modèle de coexistence, le Liban est englué depuis 2019 dans une crise dévastatrice: effondrement monétaire, appauvrissement généralisé, services publics défaillants, explosion du port de Beyrouth en 2020 et encore guerre avec Israël.En dépit du rôle politique important que jouent les chrétiens au Liban, seul Etat arabe où le poste de président de la République est réservé à cette communauté, ces derniers ont vu leur nombre diminuer au cours des dernières décennies, notamment en raison de l’émigration des jeunes.Léon XIV, premier pape à visiter le pays depuis Benoît XVI en 2012, sera reçu dans l’après-midi par le président Joseph Aoun, le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement Nabih Berri, avant de prononcer un premier discours devant les autorités et le corps diplomatique à 18H00 (16H00 GMT).Samedi, le Hezbollah a exhorté le pape à rejeter “l’injustice et l’agression” d’Israël contre le Liban, après avoir essuyé le 23 novembre une frappe israélienne qui a tué son chef militaire.Malgré le cessez-le-feu intervenu il y a un an, l’armée israélienne a intensifié ces dernières semaines ses frappes au Liban, en majorité dans le sud, disant viser le mouvement pro-iranien alors que l’armée libanaise s’est engagée à le désarmer.- Arméniens “courageux” -Dimanche matin, il a clôturé sa visite en Turquie, la première dans un pays étranger depuis son élection en mai, avec une cérémonie liturgique très solennelle sous les dorures de la cathédrale orthodoxe Saint-Georges d’Istanbul, entre icônes, volutes d’encens et chants polyphoniques psalmodiés.”En cette période de conflits sanglants et de violences, dans des lieux proches et lointains, les catholiques et les orthodoxes sont appelés à être des constructeurs de paix”, a-t-il déclaré.Peu avant, à la cathédrale arménienne d’Istanbul, il a loué “le courageux témoignage chrétien du peuple arménien au cours des siècles, souvent lors de circonstances tragiques”.Une manière d’évoquer sans la nommer la question très sensible du génocide arménien, alors qu’Ankara réfute avec virulence cette qualification des massacres de 1915-1916 sous l’empire ottoman.Pour Mardik Evadian, homme d’affaires arménien présent à la cathédrale, “aujourd’hui, il n’est pas important de parler de génocide ou non”. “C’est une histoire ancienne. Nous avons connu des pertes humaines, des familles entières, mais nous vivons dans ce pays et nous sommes heureux d’y vivre. Il y a peut-être eu des problèmes par le passé, mais aujourd’hui, c’est la paix”, a-t-il confié.En Turquie, Léon XIV a reçu un accueil chaleureux de la part de la petite communauté catholique, mais sa visite est restée discrète, notamment en raison d’un lourd dispositif de sécurité qui a empêché tout contact avec l’extérieur.Il a cependant pris le temps de rencontrer en privé le père de Mattia Ahmet Minguzzi, victime à 14 ans, en janvier dernier, d’une agression mortelle dans un quartier populaire d’Istanbul qui avait choqué la Turquie.- Jours fériés -Pour son premier voyage à l’étranger, Léon XIV a affiché son style prudent depuis son élection en mai, ménageant les sensibilités politiques de ses interlocuteurs tout en répétant ses messages en faveur de l’unité et du respect de la diversité religieuse.Il s’envolera pour Beyrouth à bord d’un A320 de la compagnie italienne ITA qui a été réparé samedi en raison d’un logiciel de commandes vulnérable, comme des milliers d’autres dans le monde.Pour se rendre au palais présidentiel, il devra traverser la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, où les portraits de son chef assassiné par Israël côtoient des panneaux souhaitant la bienvenue au souverain pontife.Les scouts du Hezbollah se préparent à accueillir le pape sur cette route, avec une fanfare, a annoncé la chaîne du groupe, Al-Manar. La banlieue sud de Beyrouth avait été visée par la frappe israélienne qui a tué le nouveau chef militaire du Hezbollah.”Le choix du Liban est un choix courageux”, a déclaré Mgr Hugues de Woillemont, président de l’Oeuvre d’Orient, une organisation catholique qui vient en aide aux chrétiens d’Orient.”Le modèle multiconfessionnel du Liban est aujourd’hui extrêmement fragilisé par des logiques d’affrontement, même si le pays a aujourd’hui à sa tête un président et un Premier ministre qui travaillent ensemble”, a-t-il ajouté.Le Liban a déclaré deux jours fériés pour la visite et d’importantes mesures de sécurité ont été mises en place, avec des routes fermées, l’interdiction de drones et l’évacuation de larges portions du centre-ville lundi soir, avant la messe. 

Quarante ans après Christo et Jeanne-Claude, JR prépare sa transformation du Pont-Neuf

“C’est plus facile de passer après eux”: 40 ans après l’emballage du Pont-Neuf à Paris par les créateurs Christo et Jeanne-Claude, l’artiste JR va installer une “caverne” de 120 mètres de long sur le plus vieux pont de la capitale en juin 2026.Sur une grande table en bois côtoyant le sapin de Noël de l’atelier parisien de JR, s’empilent des découpages et collages en noir et blanc, couleurs de prédilection de ses œuvres. L’artiste, qui a reçu l’AFP dans son atelier, les crayonne au fusain, sans se déparer de ses emblématiques lunettes et chapeau noirs.Les montages photographiques montrent le célèbre pont, situé au cœur de la capitale, recouvert de roche aux arêtes acérées, où seule la forme de ses arches permet de reconnaître le Pont-Neuf. Ce sont les images du prochain projet du street artist et photographe. Du 6 au 28 juin 2026, le monument se transformera en une “caverne” que les passants pourront traverser, “une œuvre immersive” en hommage à Christo et Jeanne-Claude, explique JR. Connu comme eux pour ses réalisations monumentales éphémères à travers le monde, il a été contacté par la Fondation Christo et Jeanne-Claude et l’Amicale des ponts de Paris pour cet hommage.En 1985, le couple d’artistes avait emballé le monument de tissu pendant deux semaines. A l’époque, il leur avait fallu dix ans pour concrétiser ce projet et vaincre les réticences, politiques notamment, comme celles du maire de Paris de l’époque, Jacques Chirac. “Pour Christo et Jeanne-Claude, obtenir l’autorisation de réaliser le Pont-Neuf Wrapped (emballé, ndlr) a été l’un des plus grands défis de leur carrière”, souligne le neveu de Christo, Vladimir Yavachev, qui gère leurs projets, dans un communiqué de la fondation. Mais Paris n’est plus la ville-musée des années 1980. “Une fois les premiers dessins réalisés, il y a eu bien sûr tout un travail avec la Ville de Paris”, raconte JR. “Même si c’est très complexe comme réalisation, la tâche m’est rendue plus facile de passer après eux”. – Un chantier de “centaines de personnes” -Il a obtenu le feu vert sans difficultés. La maire Anne Hidalgo saluant même dans le communiqué de la fondation une “idée formidable”.Par rapport aux interminables tractations de ses prédécesseurs, deux années seulement se seront écoulées entre le “oui” de la mairie et l’installation de la “caverne” au printemps prochain.”J’ai la chance” de bénéficier de “tout le travail qui a été fait à l’époque par Christo et Jeanne-Claude, qui ont vraiment lutté pendant des années à réaliser leur projet”, reconnaît l’artiste de 42 ans.  La ville a aussi pris l’habitude d’accueillir des projets d’art contemporain spectaculaires, comme l’emballage de l’Arc de Triomphe en 2021, œuvre posthume de Christo et Jeanne-Claude.Pour JR, “Paris est une ville qui sait accueillir le monumental. On l’a vu avec les Jeux olympiques”. Comme le pont emballé de Christo, la future “caverne” représente une prouesse technique et sera aussi principalement constituée de tissu. “Sur un projet comme ça, je dois travailler avec des ingénieurs, avec des constructeurs. On doit penser aux structures, aux intempéries”, explique JR, qui précise que “des centaines de personnes de tous corps de métiers” participent au chantier. Le pont restera “accessible à tous, gratuit, jour et nuit”, souligne l’artiste. Les bus et les voitures seront toutefois interdits pendant la durée de l’installation. À Paris, JR a déjà réalisé un gigantesque collage autour de la pyramide du Louvre en 2019 ou recouvert l’Opéra d’une autre “caverne” en 2023. Autre point commun avec le “Pont-Neuf Wrapped”, cette œuvre de JR a été “financée par du mécénat privé, sans recours à des fonds publics”, précise la fondation Christo et Jeanne-Claude.

Quarante ans après Christo et Jeanne-Claude, JR prépare sa transformation du Pont-Neuf

“C’est plus facile de passer après eux”: 40 ans après l’emballage du Pont-Neuf à Paris par les créateurs Christo et Jeanne-Claude, l’artiste JR va installer une “caverne” de 120 mètres de long sur le plus vieux pont de la capitale en juin 2026.Sur une grande table en bois côtoyant le sapin de Noël de l’atelier parisien de JR, s’empilent des découpages et collages en noir et blanc, couleurs de prédilection de ses œuvres. L’artiste, qui a reçu l’AFP dans son atelier, les crayonne au fusain, sans se déparer de ses emblématiques lunettes et chapeau noirs.Les montages photographiques montrent le célèbre pont, situé au cœur de la capitale, recouvert de roche aux arêtes acérées, où seule la forme de ses arches permet de reconnaître le Pont-Neuf. Ce sont les images du prochain projet du street artist et photographe. Du 6 au 28 juin 2026, le monument se transformera en une “caverne” que les passants pourront traverser, “une œuvre immersive” en hommage à Christo et Jeanne-Claude, explique JR. Connu comme eux pour ses réalisations monumentales éphémères à travers le monde, il a été contacté par la Fondation Christo et Jeanne-Claude et l’Amicale des ponts de Paris pour cet hommage.En 1985, le couple d’artistes avait emballé le monument de tissu pendant deux semaines. A l’époque, il leur avait fallu dix ans pour concrétiser ce projet et vaincre les réticences, politiques notamment, comme celles du maire de Paris de l’époque, Jacques Chirac. “Pour Christo et Jeanne-Claude, obtenir l’autorisation de réaliser le Pont-Neuf Wrapped (emballé, ndlr) a été l’un des plus grands défis de leur carrière”, souligne le neveu de Christo, Vladimir Yavachev, qui gère leurs projets, dans un communiqué de la fondation. Mais Paris n’est plus la ville-musée des années 1980. “Une fois les premiers dessins réalisés, il y a eu bien sûr tout un travail avec la Ville de Paris”, raconte JR. “Même si c’est très complexe comme réalisation, la tâche m’est rendue plus facile de passer après eux”. – Un chantier de “centaines de personnes” -Il a obtenu le feu vert sans difficultés. La maire Anne Hidalgo saluant même dans le communiqué de la fondation une “idée formidable”.Par rapport aux interminables tractations de ses prédécesseurs, deux années seulement se seront écoulées entre le “oui” de la mairie et l’installation de la “caverne” au printemps prochain.”J’ai la chance” de bénéficier de “tout le travail qui a été fait à l’époque par Christo et Jeanne-Claude, qui ont vraiment lutté pendant des années à réaliser leur projet”, reconnaît l’artiste de 42 ans.  La ville a aussi pris l’habitude d’accueillir des projets d’art contemporain spectaculaires, comme l’emballage de l’Arc de Triomphe en 2021, œuvre posthume de Christo et Jeanne-Claude.Pour JR, “Paris est une ville qui sait accueillir le monumental. On l’a vu avec les Jeux olympiques”. Comme le pont emballé de Christo, la future “caverne” représente une prouesse technique et sera aussi principalement constituée de tissu. “Sur un projet comme ça, je dois travailler avec des ingénieurs, avec des constructeurs. On doit penser aux structures, aux intempéries”, explique JR, qui précise que “des centaines de personnes de tous corps de métiers” participent au chantier. Le pont restera “accessible à tous, gratuit, jour et nuit”, souligne l’artiste. Les bus et les voitures seront toutefois interdits pendant la durée de l’installation. À Paris, JR a déjà réalisé un gigantesque collage autour de la pyramide du Louvre en 2019 ou recouvert l’Opéra d’une autre “caverne” en 2023. Autre point commun avec le “Pont-Neuf Wrapped”, cette œuvre de JR a été “financée par du mécénat privé, sans recours à des fonds publics”, précise la fondation Christo et Jeanne-Claude.

In Istanbul, pope meets bereaved family, prays with Armenians

Pope Leo XIV wraps up a four-day trip to Turkey on Sunday after a warm welcome by its tiny Christian community, before heading to Lebanon with a message of peace for the crisis-mired nation. On the last day of his visit, his first trip overseas since being elected leader of the world’s 1.4 billion Catholics, Leo participated in several Sunday services in another demonstration of his desire for greater unity among different branches of the Church. At the Armenian Cathedral, Leo said had words of encouragement for the largest of Turkey’s Christian communities that counts some 50,000 members, thanking God “for the courageous Christian witness of the Armenian people throughout history, often amid tragic circumstances”.It was an apparent nod to the massacres the Armenians suffered at the hands of the Ottoman troops in 1915-1916 which has been qualified as genocide by around 30 countries, although Turkey firmly rejects the term. “The Armenian people do not forget the popes who raised their voice in our times of suffering, who stood with Christian communities in danger and who upheld truth when the world hesitated,” Armenian Patriarch Sahak Mashalian said.And he prayed Leo’s influence would help ensure the safety of “vulnerable Christian communities” in the Middle East, saying: “May the good Lord make you an angel of peace in those bleeding lands to herald glad tidings of enduring peace among war-worn peoples.”The American pope then went to take part in a divine liturgy — the Orthodox equivalent of mass — at the Patriarchal Church of St. George, its glittering interior echoing with chants and ancient liturgy, the air filled with incense. But before all his public duties, Leo met privately with a bereaved father whose 14-year-old Italian-Turkish son died in February after being stabbed at a market in Istanbul. – ‘My greatest dream’ -“Today I cried, but I cried tears of joy, I came for Mattia Ahmet,” Italian chef Andrea Minguzzi said of his son in remarks to reporters afterwards, thanking the pope for meeting him and “fulfilling one of the greatest dreams of my life”. “I wrote a letter two weeks ago and he received us today. I asked him for his support for our mission of peace and brotherhood. He is praying. This may be the best thing for us,” he said, fighting back tears. Leo was to have lunch with Patriarch Bartholomew I, the leader of the world’s Orthodox Christians, a day after they signed a joint declaration pledging to take “new and courageous steps on the path towards unity”.Despite doctrinal differences that led to the Great Schism of 1054 which divided Christians between the Roman Catholic Church in the West and the Eastern Orthodox Church, the two sides maintain dialogue and hold joint celebrations.Pope Leo — the fifth pontiff to visit Turkey after Paul VI in 1967, John Paul II in 1979, Benedict XVI in 2006 and Francis in 2014 — began his trip by holding talks with President Recep Tayyip Erdogan. Then he travelled to Iznik for an ecumenical celebration marking 1,700 years since the First Council of Nicaea, one of the early Church’s most important gatherings. In Istanbul on Saturday, thousands of worshippers braved heavy rain to celebrate mass with him, with many travelling across Turkey to join the multilingual service that left participants and observers deeply moved by its beautiful and haunting choral interludes. He was expected to leave Istanbul at 1145 GMT and fly to Beirut for a visit lasting until Tuesday.The six-day two-nation trip is the first major international test for the first pope from the United States, who was elected head of the Catholic Church in May and whose understated style contrasts with that of his charismatic and impulsive predecessor, Francis.Although Leo’s visit drew little attention in Turkey, a Muslim-majority nation of 86 million whose Christian community numbers only around 100,000, it is eagerly awaited in Lebanon, a religiously diverse country of 5.8 million inhabitants.Since 2019, Lebanon has been ravaged by crises, including an economic collapse, a devastating port blast in Beirut in 2020 and the recent war with Israel.

Cinq morts dans un incendie en Meurthe-et-Moselle

Cinq personnes, dont trois jeunes, sont mortes dimanche dans un incendie à Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle), une commune située au sud-ouest de Nancy, et une personne a pu en réchapper.Les victimes sont “deux personnes entre 50 et 60 ans et trois autres jeunes personnes”, a détaillé sur place le préfet Yves Séguy.Le seul rescapé a réussi à “prendre place sur le toit de l’immeuble” et a pu “donner l’alerte”. Cette personne est “simplement blessée”, victime d’inhalation de fumées.”Un dramatique incendie a ravagé cette nuit à Neuves-Maisons, en Meurthe-et-Moselle, une habitation du centre-ville. 5 personnes sont décédées et une autre est blessée. Mes sincères pensées vont aux victimes et à leurs proches”, a écrit le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez sur le réseau social X.Le ministre a salué “la mobilisation des sapeurs-pompiers qui ont combattu l’incendie avec courage et celle des gendarmes engagés sur les lieux”.Les pompiers ont été alertés vers 03h15 dimanche de l’incendie survenu rue du Capitaine Caillon dans le centre de Neuves-Maisons, une commune de 7.000 habitants située au sud-ouest de Nancy.Le sinistre a touché un bâtiment de trois niveaux comprenant un magasin au rez-de-chaussée. – Réfugié sur le toit -“Mes premières pensées vont aux victimes et à leurs proches, c’est un dramatique incendie”, a déclaré le préfet Yves Séguy.”A l’heure où nous parlons c’est difficile d’en déterminer les circonstances”, a-t-il ajouté, soulignant qu’une enquête judiciaire “est en cours pour établir dans quelles conditions cet incendie a pu se développer aussi vite et produire autant de dégâts”.”L’immeuble semble en bon état”, a noté le préfet. Il “était occupé simplement par une famille”. Au moment du drame, celle-ci “accueillait, semble-t-il, un ou deux adolescents au moment où s’est produit le sinistre”.Les pompiers sont intervenus “en moins d’un quart d’heure, 12 minutes” selon le préfet, “ce qui est peu mais malheureusement ce qui était insuffisant pour arriver à sauver toutes les victimes”.Au total, 70 pompiers ont été engagés avec une trentaine de véhicules. Ils sont parvenus à maitriser le feu “assez rapidement”.Une vingtaine de gendarmes, dont des membres de la brigade de recherches et du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) se sont rendus sur place et trois ambulances ont été utilisées, a précisé la préfecture à l’AFP.L’incendie ne s’est pas propagé aux bâtiments voisins.La mairie va ouvrir deux salles, l’une pour accueillir des familles et l’autre pour abriter une cellule d’urgence médico-psychologique pour la population qui a pu être choquée par le drame.